Mawaru Penguindrum

Mawaru Penguindrum

Informations générales

Staff technique [liste]

Plus d'informations

Doublage

Marie Miyake (Ringo Oginome), Miho Arakawa (Himari Takakura), Ryohei Kimura (Shôma Takakura), Subaru Kimura (Kanba Takakura), Mamiko Noto (Yuri Tokikago), Yui Horie (Masako Natsume)

Synopsis

Shôma et Kanba sont deux frères qui vivent dans la crainte que Himari, leur jeune soeur atteinte d'une maladie incurable, ne décède. Un jour, alors que la fratrie visite un aquarium, Himari s'achète un chapeau à l'effigie d'une tête de pingouin. Quelques minutes plus tard, elle s'évanouit et est transportée à l'hôpital, où elle meurt. Mais, alors que ses frères pleurent sur son corps, Himari ressuscite sous leur yeux, coiffée du chapeau qu'elle avait acheté auparavant. Ce chapeau est capable de prendre momentanément contrôle du corps d'Himari, et annonce à ses frères qu'il prolongera sa vie si Shôma et Kanba retrouvent le Penguin Drum. Pour cela, ils seront aidés de trois petits pingouins qu'ils sont les seuls à pouvoir voir.

Synopsis soumis par Yuki Usagi

  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #1
  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #2
  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #3
  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #4
  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #5
  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #6
  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #7
  • Mawaru Penguindrum - Screenshots #8

#Par Krokko le 26/02/2012 à 00:31

Cela fait quelques temps que je ne me suis pas fendu d'une critique, principalement par manque de temps mais aussi un peu par manque de passion. Ces derniers temps, afin de tenir le coup, je me suis pris à regarder les séries qui m'ont fait vibrer auparavant, pour de nouveau retrouver la flamme. Je l'avoue j'avais quelque peu perdu la foi en l'animation mais Mawaru Penguindrum m'a redonné courage.

Autant le dire d'emblée, je n'ai pas tout compris de la seconde moitié de la série. La première nous intrigue plus qu'autre chose, par des personnages pleins de vie et quelques touches de fantastique bien agréables. Avec de surcroît, juste dans le fond, de petits éléments bien intriguants qui m'ont tenu en haleine au fil des épisodes. Mais dans la seconde partie (bien qu'il n'y ait pas de réelle séparation) tout s'emballe et s'entrmêle, parfois aux dépends de l'animé. Mais c'est également pour cela que j'ai adoré.

Juste pour bien marquer ce point-là et parce que selon moi, c'est la chose la plus importante au premier abord, il faut bien apprécier les qualités techniques. L'animation est très soignée, légère et sans ratés, les couleurs sont plutôt douces et le tout prend du coup un côté plutôt réaliste. Pour faire simple, j'ai vraiment eu l'impression de rentrer dans la série. Ajoutons à celà une musique toujours au poil, là où il faut, quand il le faut. J'ai même adoré le gingle annonçant la venue d'Himari Penguin-Like et je pense que cette saloperie va me suivre pendant quelques temps.

Une fois le fond posé, les yeux contentés et les oreilles réjouies, il reste tout de même bien plus de la moitié du travail à faire. Beaucoup de séries mettent un peu de temps à démarrer, quelles qu'en soient les raisons, mais Mawaru Penguindrum démarre au tac-au-tac et se rend dès le début spéciale. Quelque chose ne tourne pas rond du tout. Voilà ce que je me suis dit. C'est là la principale qualité du scénario : on rebondit de surprise en surprise. Et franchement, quand on commence à avoir un peu roulé sa bosse dans le milieu, c'est assez difficile d'être surpris. Etre original ou spécial n'est pas forcément un point positif, ça peut parfois très bien partir en cacahuète. D'ailleurs le pari était risqué car beaucoup d'éléments sont très osés (mais bon sang de bonsoir, pourquoi des foutus pingouins parout?!). Mais l'univers est tellement bien posé et ficelé que tout colle (même des pingouins combattant des pieuvres dans un métro, si si je vous jure).
Mais ce qui m'a le plus poussé dans cette critique que je n'avais pas prévue, c'est bien la vie que j'ai ressentie dans tout ça. Les personnages vivent leur vie, leur destin, du mieux qu'ils le peuvent et se battent pour ce en quoi ils croient. Pour moi la beauté n'est pas gage de qualité, ce qui me plaît, c'est qu'une histoire me fasse passer des choses, qu'elle me transporte. Je veux tout ressentir, l'amour certes mais aussi la haine et les trucs les plus sales qui soient. Autant dire que j'en ai pris dans la figure pour le coup. Mais une chose est sûre : j'ai vécu Mawaru Penguindrum.

Même si un désir sournois me pousse à occulter les défauts, je ne le ferai pas. Parce qu'il y en a malheureusement et si ceux-ci n'apparaissent que bien tard, ils se font justement d'autant plus sentir. Autant le dire, je suis frustré, très frustré de ne pas tout avoir compris. On sent qu'il y a de la magie là-dessous, une bombe avec tout plein de pingouins, un potentiel énorme. Mais je pense qu'ils se sont justement un peu trop emballés chez Brain's Base. Il faut l'admettre, il y a beaucoup de cose que l'on nepeut qu'interpréter sans pouvoir lier au reste. C'est dommage. Surtout pour la fin, qu'il faudra qu'on m'explique. Mais rendez-vous compte, que même si j'étais complètement perdu, j'ai tout de même était transporté (j'ai sorti la larme quoi!).
Notons aussi qu'il y a quelques longueurs lorsqu'un épisode tout entier est consacré à un personnage bien précis mais surtout, que le destin, à force de s'acharner, parait un peu trop artificiel. Mais là c'est très subjectif.

Ecoutez-moi bien vous qui ne servirez jamais à rien! Encore une fois je n'arrive pas à dire ce que je veux, je raconte n'importe quoi et au final ça ne sert pas à grand chose. Mais si il y a une chose que je dois dire : ne vous laissez pas rebuter par cet OVNI. Il vous emmènera à l'autre bout de la galaxie.

9/10

#Par RadicalEd le 05/01/2012 à 01:25

En préambule, je dirais que Mawaru Penguindrum fait partie de ces séries qui me sont difficiles à critiquer car je n'en ai globalement pas saisi tout le sens (et ne le comprendrai sûrement jamais) donc, excusez-moi par avance, des errements qui suivront.

Pour entrer dans le vif du sujet, cette série se démarque complètement de ce que l'industrie de l'animation a l'habitude de produire: c'est du Ikuhara, donc, même si son style a évolué depuis Utena, il reste toujours hors norme. Si vous êtes en quête d'originalité, je ne peux que vous conseiller cette série. Par contre, mon impression personnelle est, quant à elle, assez mitigée car je n'y ai pas trouvé mon compte en définitive.

Au niveau visuel, la série se défend très bien. Les décors sont agréables et assez travaillés mais se démarquent surtout par leur originalité et par un souci constant du détail. Concernant les personnages, le style du chara-design ne me plaisait pas (question de goût) mais s'accorde plutôt bien aux personnages et ne m'a pas dérangé outre-mesure. Pour ce qui est de l'animation, elle m'a paru bonne mais la série ne regorge pas de scènes d'action donc difficile pour moi d'en dire plus.

Au niveau musical et ambiance sonore, ça se laissait écouter et rien ne m'a choqué en dehors de la transformation d'Himari qui a commencé à me porter sur les nerfs car je trouvais la musique trop agressive (et qu'en général la scène de transformation ne servait à rien).

Le plus important pour moi étant l'histoire, mon impression en ce qui la concerne est plutôt positive. En fait, les évènements et les flashbacks ne cessent de tisser des liens entre les personnages (ce qui compense un casting réduit) et incitent à rester en permanence attentif aux détails car l'on sait que le moindre d'entre-eux pourra prendre de l'importance par la suite. Cependant, cet aspect est entaché par le fait que les personnages évoluent de façon parfois incohérente ou semblent déconnectés. Par exemple les réunions de la fratrie où l'on parle tricot ou nourriture alors qu'ils ont la mort au trousse... Heureusement les pingouins servent à occuper par leur gags ces discussions inintéressantes. A l'arrivée, je n'éprouvais aucun attachement pour les personnages et donc, restais indifférent à leur sort: tout l'aspect dramatique m'est passé malheureusement au-dessus.

Enfin, concernant la réalisation, j'ai surtout retenu un recours très fort à la symbolique et une narration utilisant allègrement les flashbacks (je simplifie car la réalisation est beaucoup plus riche et ambitieuse que ça). Autant j'ai pu y adhérer dans un premier temps, autant j'ai saturé à la longue.
Il m'a semblé que la symbolique rendait parfois le propos illisible alors qu'il aurait pu être exprimé plus simplement mais elle reste en général intéressante et permettra aux fans de s'amuser. Les flashbacks, quant à eux, permettent au réalisateur de faire changer en permanence l'éclairage des évènements qui se sont produits précédemment tout en préparant le spectateur à ceux qui vont arriver... C'est très bien fait mais leur utilisation systématique nous mets dans une position inconfortable, car on se fait balader en permanence et parfois de façon incohérente. Par exemple certains épisodes apparaissent à posteriori inutiles à moins de considérer que les protagonistes soient amnésiques.

Au final, je vais devoir mettre 6/10 à cette série car j'ai l'impression d'être passé à côté à cause d'une réalisation trop ambitieuse pour le spectateur lambda que je suis.

6/10

#Par Afloplouf le 02/01/2012 à 16:44

Les manchots matent la pomme.

Kunihiko IKUHARA sait se faire désirer. Plus de 17 ans s'étaient écoulés depuis sa dernière réalisation, le film Utena. Il a bien fait quelques piges, notamment un générique d'ouverture remarqué sur la première saison de Nodame Cantabile mais le co-réalisateur de Sailor Moon s'était un peu mis en hibernation. Une période d'attente qui a bien porté ses fruits, disons-le tout de go : ça valait le coup d'attentre. Si Brains Base cherchait la série de la confirmation de son entrée fracassante dans le CAC40 de l'animation, ils tiennent là une véritable pépite.

Résumer Mawaru Penguindrum tient de la gageure. La série suit une construction habile. La première partie dévoile les protagonistes autour d'un triptyque tragique, au véritable sens du terme. Dès le départ, le spectateur ne se fait pas d'illusion : ça va mal se finir. Reste à savoir pour qui. Les frères si différents mais qui s'aiment et qui veulent protéger leur petite sœur contre le monde quel qu'en soit le coût. La lycéenne éprise qui ne sait pas exprimer ses sentiments et qui ne les comprends pas encore vraiment. La femme qui s'est durcie au contact des autres et qui appris à porter un masque en permanence. Des personnalités qui ne sont tranquilles qu'en surface mais cela reste presque commun. Cette banalité en apparence est d'autant plus renforcée quand on se retrouve plongé dans leurs vies quotidiennes. On rit parfois des délires adolescents et de leurs aventures rocambolesques mais ça s'arrête là.

C'est dans ces détails a priori anodins que se niche toute la beauté de la chose car c'est alors que l'irruption du fantastique dans le quotidien prend toute sa valeur. Comprenez-bien que c'est ce contraste, ce parallèle de deux mondes si différents au départ mais qui vont finir par ce mêler de façon inextricable jusqu'à ne plus savoir ce qui est du domaine de l'imaginaire et le réel qui est l'essence même de Mawaru Penguindrum. Je retiens cela plus qu'un final un peu sibyllin quoique très bien amené dès le pilote et surtout des éléments de l'histoire laissés en route. J'ai cette double impression contradictoire : d'un côté, on sent un réel travail d'écriture qui ne laisse vraiment rien au hasard et d'un autre côté, certains points du scénario donnent l'impression d'avoir été mis là pour faire le compte mais qui n'apportent rien dans la résolution de la série.

C'est d'autant plus dommage que certaines de ses idées étaient pour le moins intéressantes, fortes : elles soulevaient des tabous inédits. De même la dramatisation parfois forcée dessert plus certains personnages qu'elle ne renforce le fil rouge de Mawaru Penguindrum. Je force un peu le trait, tout cela reste de l'ordre du détail mais justement le travail de IKUHARA et son équipe est tellement soigné qu'on demande juste la perfection.

Cette narration excellent est soutenue par une direction artistique de qualité. De grands aplats de couleurs pastels, des décors urbains sombres qui contrastent avec des cieux colorés, une architecture résolument moderne qui vont chercher leur inspiration dans celui du centre Pompidou par exemple. Tout cela fournit un cadre très riche. A ce compte là, la mise en scène est presque simple, très théâtrale. Et les graphismes se disputent la vedette avec une animation particulièrement dynamique qui marquera les esprits pendant encore des années, entre autres le gimmick de la "stratégie de survie". La bande-son est au diapason, elle risque de rester de longs mois sur mon balladeur MP3.

Comment conclure devant cette œuvre magistrale ? Je me contenterai de dire que Mawaru Penguindrum est une série dont on parlera encore dans dix ans, une œuvre qui compte, un tribut à l'art de la japanimation qui ne saurait donc mourir sans plusieurs chants du cygne pour finir de marquer les esprits.

9/10