Ride Back

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Doublage

Nana Mizuki (Rin Ogata), Akio Suyama (Douta Kawai), Hidekatsu Shibata (Nanpuu Kataoka), Hidenobu Kiuchi (Ryuunosuke Kataoka), Megumi Matsumoto (Suzuri Uchida), Megumi Toyoguchi (Shouko Uemura), Mie Sonozaki (Yuki Ogata), Rikiya Koyama (Tenshirou Okakura), Risa Hayamizu (Misao Yokoyama), Romi Paku (Tamayo Kataoka), Sanae Kobayashi (Megumi Yoda), Shinichiro Miki (Romanof Karenbak), Toshiyuki Morikawa (Kiefer), Yuji Ueda (Haruki Hishida)

Synopsis

Japon, 2025. Un groupe de "résistants" qui se fait appeler GGP arrive, malgré un rapport de force a priori défavorable, à renverser le gouvernement grâce à un avantage technologique qui n'est pas précisé dans les livres d'Histoire... Les GGP ont mis en place un pouvoir très autoritaire.

Rin est une ballerine dont le destin semble tout tracé jusqu'à ce qu'une blessure la prive des planches. Mais sa vie va changer une deuxième fois quand elle se réfugie dans un hangar pour se protéger de la pluie. Ce hangar est le local du club des "ridebacks" : des machines d'un genre spécial qui peuvent se piloter soit comme des motos ou soit comme si on était sur le dos d'une personne. D'où leur nom.

Synopsis soumis par Afloplouf

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#Par Papimoule le 01/02/2012 à 15:01

Ride Back, quel merveilleux gâchis. Avant tout je tiens à préciser que cette série ne m'a vraiment pas laissé indifférent. Il y avait tant à faire, tant à exploiter... Rien que de voir l'héroïne voler sur son engin me faisait pousser des ailes. Alors pourquoi avoir fait un scénario si lent? Pourquoi avoir délaissé totalement l'action?

Le scénario n'est pas spécialement mauvais mais on aurait pu en attendre tellement plus. Une fille qui se découvre un talent inné pour conduire une moto humanoïde. L'histoire démarre dans une idée plutôt sportive avec un défi et une course de moto. Cependant on remarque très vite le fil conducteur autour des terroristes et de la GGP. On verra tout au long de cette aventure le rôle que prendra notre héroïne.

Ce qui m'a charmé dans cette série c'est cette fille sur son véhicule volant à travers toute une armée. On sentait la légèreté, la fluidité de ses sauts. Rin est un bon personnage. Elle a du charme, du caractère mais elle a un gros défaut: elle abandonne trop vite alors qu'elle fait des prouesse dans tout ce qu'elle entreprend. Elle va donc hésiter à conduire la moto et ça pendant toute la durée de la série. On a donc peu de scène avec Rin sur sa moto. Et ça, c'est mal. L'héroïne devient lourde à tout le temps réfléchir si oui ou non elle doit utiliser sa machine. Surtout qu'on sait parfaitement qu'elle va monter dessus au final. Sa traîne pendant toute la série à cause de ça.

De plus les autres personnages manquent de personnalités. En particulier les deux filles accompagnant Rin. Elles jouent pourtant un rôle important mais on ne s'attache pas à une cruche à lunette louant une autre personne durant toute la série. Ni à une pleurnicheuse aussi justifié que soit les pleurs. Les mecs relèvent le niveau. Ils non rien d'excellent, ils réussissent tout de même à arracher un petit peu de sympathie à leur égard. Ce qui est suffisant vu leur importance pour la plupart.

L'action aurait du prendre une part plus imposante dans l'anime. Je pense qu'il y a eu un manque de moyen à la fin pour faire les scènes. Je n'ai pas d'autre explication vu qu'on nous zappe carrément le combat final. Les courses poursuites ne sont pas passionnante. Au début, la série arrivait à nous maintenir scotché à notre fauteuil avec le simple démarrage de la machine. Le tout ce perd dans le néant faute de moyen. Dommage.
Ce qui nous donne des graphismes irréguliers. En particulier sur l'animation qui est époustouflante au départ et qui s’essouffle à la fin. Le charac-design est soigné. J'aime beaucoup la manière dont sont fait tout les personnages. Chacun gagne en personnalité grâce à l'image qu'il donne sur la forme à l’exception des deux copines de Rin.

La bande son peine à convaincre aussi. Les musiques sont presque absentes et le peu qu'il y a n'est vraiment pas marquant. Par contre un soin particulier est apporté aux bruitages.

Enfin nous arrivons au gros point noir de la série: la cohérence. Rien n'est logique. L'exemple le plus marquant c'est que personne n'est foutu de reconnaître Rin sur la photo, surtout son frère et la journaliste. Les décisions, que ce soit du côté politique ou terroriste, n'ont aucune raison d'être.

Une série sympathique tout de même surtout au départ. Elle aurait pu être tellement mieux en allant chercher plus loin et avec un format plus long. Manque de moyen surement elle ne sera qu'une petite promo pour le manga.

6/10

#Par allbrice le 04/01/2010 à 02:28

J'avais comme un besoin de donner mon avis sur cette série, une pulsion me poussant à rédiger une critique sur cet animé qu'est Rideback alors que sa visualisation date de plusieurs mois.

Ride back est une production manœuvrant habilement deux aspects de sa réalisation à savoir: son intrigue et le développement de son personnage principal/héroïne, Rin Ogata.
La pièce scénaristique de Rideback est une histoire d'action militaire dans laquelle le terrorisme, la brutalité policière et la violence imprègnent l'ensemble du récit à travers son évolution et la fonction du RideBack. Le second pion construisant cette œuvre repose sur l'étude du personnage de Rin, une danseuse étoile dont la progression deviendra le moteur cette série.
Il devient alors difficile de ne pas se faire happer dans cet univers et sa trame lorsque l'héroine est prise dans ce complot militaro-terroriste.

Alors que son histoire poursuit son bout de chemin, l'animé Ride Back ne tend pas à approfondir ce dernier mais plutôt mettre en avant et développer le personnage principal en se servant de son scénario. On nous exposera ici de manière plus ou moins dramatique le rêve brisé d'une ballerine à travers ses monologues intérieurs, ses pensées les plus intimes et ses rêves. En conséquence, on pourra rebondir négativement en mentionnant le manque de profondeur et d'impact du conflit dont il est question ici à long terme.
Néanmoins, je pense que ce n'était pas le dessein visé du scénario de l'animé, car ce dernier se sert de façon stratégique du contentieux dont il est question ici pour afficher l'ascension psychologique de son héroïne. C'est un peu comme un individu lambda "se sert" de sa famille/ses proches/inconnus comme soutien pour briller et nous permettre de nous élever sans connaitre la totalité des voies et moyens employés par nos bienfaiteurs.

Dans l'hypothèse même que l'affrontement soit évoqué plus en détails, rien ne garantit qu'il soit un franc succès en rallongeant le nombre d'épisodes de cette série. Madhouse n'a pris aucun risque ici sur cet aspect en jouant la carte de la prudence et le résultat n'est pas plus mal avec au final, une série qui se conclut sur un coup d'éclat et la grâce d'une ballerine en plein envol.

Je ne m'attarderais pas sur les aspects techniques et la palette de personnages de cette série. Je veux simplement souligner le côté innovant d'un nouveau genre de mécha qu'est le Ride Back, élément intrigant et intéressant dans son élaboration. Autrement, je ne le dirais jamais assez, Ride Back possède certainement l'un (voire le) des meilleurs couples Opening/Ending de la saison animesque 2009 avec l'excellente interprétation de la chanteuse Younha Go sur le générique de fin. Ces thèmes musicaux sont parfaits.

Dès le départ, Ride Back nous montre qu'il n'est pas un animé qui se définit à proprement parler comme étant une série mecha avec de l'action où le contexte antagoniste prendra une place mineure dans sa réalisation au détriment de l'élévation de Rin Ogata qui a été maitrisée de A jusqu'à Z.
"My eyes, my ears... My hands, my feet... My lips, my heart... My soul remembers you"

8/10

#Par El Nounourso le 12/04/2009 à 23:48

Alors que la série s'orientait dangereusement vers le shônen sportif à ses débuts, un heureux revirement s'opère finalement vers la moitié de la saison. Ride Back est donc bel et bien un seinen de science-fiction doté d'un vrai scénario se basant sur le rapport de force entre une organisation militaro-politique (GGP) et un groupe terroriste (BMA). En une poignée d’épisodes, il est malheureusement difficile de développer convenablement ces entités qui restent un peu trop floues à mon goût. J’aurais adoré découvrir de façon détaillée la prise du pouvoir du GGP et le déroulement de la guerre qui précéda. L’utilisation astucieuse de quelques flashbacks mettant en scène Okakura, Karenbak et Kiefer aurait suffit à donner plus de relief à l’histoire qui ne fait qu’évoquer leur passé commun. Dans l’état, le scénario est intéressant mais on a finalement du mal à saisir les motivations du GGP.

Du côté des personnages, j’ai déjà évoqué le manque de profondeur des trois gars évoqués ci-dessus, mais leur côté énigmatique (Okakura et Kiefer surtout) n’est pas déplaisant. Tamayo s’en sort plutôt bien et en impose avec sa voix délicieusement grave. Un peu niaise au départ, Rin s’épaissit au fil de l’aventure jusqu’à constituer une héroïne attachante et volontaire. L’excellent chara-design y est pour quelque chose. Les traits sous les yeux ne servent à rien mais le reste (visage et silhouette) est aussi classieux qu’original, tout en courbes. Cerise sur le bateau, aucun fan service n’est à déplorer. Terminons ce paragraphe avec un gros bémol : la moitié des personnages ne servent à rien, à commencer par tous les autres membres du club de Ride Back. Suzuri agace, Shôko fait de la figuration, Kawai et Hishida n’apporte pas grand-chose non plus… Dommage. Ils ne font qu’infantiliser un récit par ailleurs plutôt adulte.

Graphiquement la série est d’une grande finesse. C’est beau, c’est propre et bien animé. La 3D de synthèse est bien utilisée et valorise efficacement les ridebacks, véritables personnages à part entière. Je déplorerai quand même une sur-utilisation des ralentis qui, s’ils justifient le parallèle avec la danse, finissent pas lasser. De manière générale, la mise en scène reste un peu trop sage, presque aride en dehors des quelques scènes d’action. La caméra est souvent statique, les plans peu audacieux… heureusement que ça flatte la rétine sinon on s’ennuierait ferme à intervalles réguliers. Quant à la musique, elle remplit son office mais la petite mélodie revient un peu trop souvent à mon goût. Un peu de variété que diable!

Ride Back est une assez bonne série de science-fiction qui pêche par un scénario trop ambitieux pour une douzaine d’épisodes et une mise en scène trop sobre. Les amateurs du genre y trouveront tout de même leur compte, d’autant plus que la technique est au rendez-vous.

6/10

#Par Vit Zayder le 11/04/2009 à 14:56

Ride Back restera pour moi l'exemple d'une série bien menée de bout en bout. Notons tout de suite l'absence quasi-totale de fan-service et autre aspects souvent insupportables et mal utilisés de la japanimation moderne. Un aspect rare à saluer.

Tout d'abord, du point de vu technique, c'est presque irréprochable. Le chara-design a le mérite d'être original et de proposer des proportions "humaines". Ceci étant, il peut très largement déplaire puisqu'il est parfois insipide.

Le mecha-design est lui très réussi. La série se base en partie sur des "mechas" assez originaux : les Ride Backs, à mi-chemin entre la moto et l'humanoïde. L'inclusion 3D qui surprend au début, est finalement très bien maîtrisée tout au long des 12 épisodes.
L'animation est dans la moyenne mais, séquences d'action mises à part, je l'ai trouvée un peu faible. Les décors, bien que très travaillés et réalistes, ont parfois l'air un peu vides.

Je dois par contre saluer la grande qualité des séquences d'action, courses et combats pendant lesquelles l'animation et les effets montent d'un niveau et sont très immersifs. On évite aussi l'écueil du héros surréaliste et des super-pouvoirs, ce qui rend ces affrontements réalistes et donc parfois assez bruts, sans virer pour autant dans le gore.
En effet, Ride Back prend le parti d'un réalisme tout de même aseptisé. Les fans de Gunnm seront déçus. En même temps, c'est pas le but de la série hein !
J'ai été particulièrement scotché par la séquence finale de "danse" de Rin et Fuego.

Le scénario est lui à mon sens un exemple de maîtrise et de pondération. Les premiers épisodes donnent l'impression qu'on se dirige vers une série sport mécanique/tranches de vie. Bien qu'abrupt et salvateur, le changement de rythme et d'ambiance qui intervient vers le milieu de la série se fait sans choquer ni user de rebondissements aberrants. On comprend alors à quel point on a pu se tromper sur cette série. Et franchement, je me suis dit que j'avais eu raison de me "faire un épisode de plus" et de lui laisser "une dernière chance".

Le secret de la trame de Ride Back, c'est sa logique et sa continuité.
On sent que les scénaristes ont un scénario béton, parfaitement adapté au format de 12 épisodes. Cela permet une mise en scène efficace et crédible. J'ai particulièrement apprécié le changement de ton total qui est intervenu à la fois dans le visuel et le scénario. La série devient même parfois cruelle mais à bon escient. Ces passages servent le scénario de belle manière.
L'histoire en elle-même n'est pas tellement originale mais la trame étant précise et réfléchie, on se surprend à trouver logique le destin de Rin, passant de danseuse classique à génie du Ride Back et plus encore ensuite.

Le thème principal reste la recherche de "sa lumière" qui pousse Rin tout au long de la série. Suivant la voie tracée par l'amour et son admiration pour sa mère, elle finira par se trouver mais elle, et surtout ses proches, en paieront le prix. Classique mais encore une fois mené de manière originale.
On citera aussi la relation à la machine. Si Tamayo voit le Ride Back comme une extension de son corps, Rin voit Fuego, son Ride Back, comme un partenaire et parfois même je dirais comme un amant, seul capable de la comprendre.
Cela s'oppose totalement à la vision du GGP et de la Résistance, qui ne voient dans les Ride Backs que des armes particulièrement efficaces et déshumanisées. Cela se traduit en terme de design par une inclusion presque totale du pilote de Ride back, en armure, (ceux de la Police surtout) dans le carénage des Ride Backs blancs alors que Rin chevauche Fuego cheveux au vent.
De plus, aucun comportement ou parole humains ne leur sont prêtés. Ils ne sont qu'assassins méthodiques et appliqués à suivre les ordres. Rin, elle, sourit, pleure, parle et se questionne, bref, elle vit dès qu'elle est sur son Ride back.
Cette opposition entre Rin et les "soldats" est très intéressante à décrypter tout au long de la série.

On regrettera cependant la quantité de faire-valoir fades comme tout, telle Shoko, dont l'utilité à tous les niveaux se résumera à pleurer et déclarer son amitié à Rin qui au final n'en tiendra pas compte. Navrant. Ou encore les membres du club de Ride Backs...
Par contre, outre Rin, certains personnages sont très réussis. Notamment Tamayo, son grand frère et surtout Okakura dont le passé est révélé de manière encore une fois maîtrisée et parfaitement dosée.

Les principaux reproches que je ferais à Ride Back sont les suivants. Des personnages bien trop stéréotypés sont présents : Kiefer et Romanof. C'est dommage, ils auraient gagner à être extraits de leur pensée un peu binaire. Ceci dit, en 12 épisodes, tous les personnages secondaires ne peuvent sans doute pas être développés.
Enfin, la première partie de Ride Back frise le chiant que ce soit visuellement ou scénaristiquement. En plus, Suzuri et Shoko deviennent insupportables rapidement. La solution : s'accrocher. Et la mi-série nous donne raison.
Mais, comme beaucoup l'ont fait, il est aussi facile, très facile et justifié en fait, de décrocher de cet anime en le classant dans le genre cité plus haut.

Donc au final, Ride Back est un exemple de maîtrise auquel je rajouterais un niveau technique clairement au dessus du lot et quelques petites originalités niveau design et thèmes. Sans être un chef d'œuvre, cette série est réussie visuellement et scénaristiquement. Elle vaut largement le détour.

8/10