De l'obscurité à la lumière
Par-delà la beauté étrange d'un Kaiba, la beauté nerveuse d'un Kurozuka ou encore la beauté onirique d'un Casshern Sins - pour ne prendre que les productions les plus récentes - le fil rouge des séries estampillées Madhouse demeure encore et toujours une réalisation technique de haute volée. Leur dernier anime en date, Ride Back, ne déroge pas à la règle. Les premières minutes du pilote m'ont d'ailleurs fait la plus forte première impression que j'ai pu éprouver depuis longtemps.
L'artiste prépare son entrée... .... et fait face à son public.
Les premières minutes de l'épisode mettent en effet la barre très haute en proposant un visuel léché et à même de démontrer le savoir-faire du studio. L'animation est fluide et retranscrit à merveille les mouvements de danse de la ballerine. Les jeux de lumière permettent des ombrages éclairés et travaillés. Le seul travail sur la chevelure de la danseuse a dû nécessiter de nombreux travaux préparatoires pour offrir au spectateur un spectacle sans fausse note.
Elle danse... .... pour oublier son isolement ?
Le narrateur s'avance dans la lumière et explique au public le début de l'histoire. Mais le narrateur est ici le personnage principal de la série. Ce choix réduit le cercle de la narration et renforce la place du protagoniste. Ce procédé est à rapprocher de celui employé lors des OAV Interlude.
Ce rêve qui lui échappe... .... vers quoi ses yeux se tourneront désormais ?
Il paraît cependant singulier d'avoir choisi de conclure cette scène par une chute. Alors qu'une introduction a pour habitude de faire monter en puissance l'intérêt du spectateur. C'était même un choix audacieux mais je le trouve pertinent. La protagoniste vivait dans une bulle, mais avec un idéal. Tout comme le monde avant la révolution. Mais la chute - tout comme celle de l'ordre ancien - si elle marque une rupture n'abolit ni l'espoir ni les rêves. C'est peut-être même le contraire. On apprend simplement à prendre des coups et à se relever. Elle regarde encore la lumière et ses yeux sont maintenant remplis de vie, même si le doute l'effraie.
- Article publié par Afloplouf












