Casshern Sins

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2008
- Titre original: Casshern SINS
- Nombre d'épisodes: 24
- Site officiel: http://casshern-sins.jp/
- AKA:
- - キャシャーン SINS
- - CaSin
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Réalisation: Yamauchi Shigeyasu
- Chara-design: Umakoshi Yoshihiko
- Auteur: Tatsunoko Production, Yoshida Tatsuo
- Musique: Wada Kaoru
- Diffuseur: Chiba TV, MBS (Mainichi Broadcasting), TV Asahi, TV Kanagawa, TV Saitama
- Animation clé: Kagami Takahiro
Version française
- Licencié: oui
- Editeur: WE Productions
Doublage
Tohru Furuya (Casshern), Akiko Yajima (Luna), Cho (Ohji), Kenji Utsumi (Braikingboss), Nami Miyahara (Lyuze), Yuko Minaguchi (Ringo)
Synopsis
Dans un monde post-apocalyptique où les humains comme les robots se meurent, un individu qui semble étroitement lié à la destruction de la planète fait face à des hordes d'ennemis. Celui-ci ne se souvient de rien, n'a pas la moindre idée de son identité et parcours continuellement des terres dévastées.
Seul lien avec son passé, ses adversaires, de gigantesques mechas désireux de le dévorer afin d'obtenir la vie éternelle, ne cessent de répéter ce qui semble être son nom : Casshern.
Synopsis soumis par Scalix
#Par enigma314 le 21/12/2010 à 23:44
Casshern Sins prouve que poésie peut flirter avec la science fiction. En y réfléchissant, flirter n'est pas vraiment le terme approprié. Remplaçons-le par « danser ». Pourquoi ce mot? Parce que le héros, un cyborg nommé Casshern s'élance d'une manière majestueuse tel un danseur de ballet avant de porter des attaques foudroyantes et mortelles.
Ne soyez pas effrayés, il ne porte pas un tutu rose, juste une combinaison blanche moulante héritée d'un design old school des années 1970. Cela pourrait rebuter certains. Il suffit de se dire que, même en 2010, Superman revêt toujours sa combinaison bleue avec un slip rouge...
Rassurez-vous également, il n'effectue pas non plus des entrechats. Mais le mieux est de visionner l'épisode 8 pour comprendre ce qui a été décrit plus haut. C'est un des meilleurs épisodes de la série même s'il faut faire abstraction des chansons chantées en anglais. Néanmoins, cet épisode reste marquant une fois l'animé terminé. Il ne sera pas le seul, l'épisode 9 est tout aussi magnifique. Terrible et beau à la fois, à l'image du premier qui séduit dès les premiers instants.
L'opening n'est pas du niveau d'un Elfen Lied, étonnant face au lyrisme de l'animé. L'ending a été vite entendu, vite oublié. Les chara-design de certains personnages sont assez spéciaux mais pour des habitués de la japanimation, ce ne sera pas un frein. L'utilisation de tons pastels se révèle un bon choix pour accentuer le contraste avec des décors riches et variés. Très beau travail pour le rendu d'un univers apocalyptique, désertique à la beauté froide.
La mort vous fait-elle peur? Cette question paraît certes abrupte, seulement Casshern Sins traite d'un sujet qui obsède l'homme depuis des siècles et des siècles. Pourtant de ce thème pas très joyeux découlent de nombreuses questions existentielles. Celles à quoi les auteurs invitent les spectateurs en suivant le voyage initiatique du héros.
Selon les degrés de lecture, le parcours pourra paraître long au cours de ces 24 épisodes. Le rythme souffre d'une certaine lenteur durant la première partie. Même si les rencontres sont belles, l'impression de faire du sur place est dû au schéma répétitif 1 épisode / 1 rencontre. De même qu'il paraît étrange que le scénario s'axe essentiellement sur la mort. Qui dit mort, dit tristesse et mélancolie. Or, à un niveau mystique, la mort et la vie représente soit le côté pile soit le côté face d'une même pièce de monnaie. L'une ne peut aller sans l'autre.
Par chance, les épisodes suivants traitent cette ambiguïté qui peut faire peur en premier lieu mais qui peut aussi ouvrir la voie à une autre dimension. La fin de l'animé est superbe spirituellement parlant. En langage « occidental » (si je peux me permettre cette expression), elle semblerait étrange et incomplète, en langage « oriental », elle correspondrait à une étape franchie avec succès.
La force de Casshern Sins réside également dans cet univers où la frontière entre robots et humains est complètement floue. Avant tout machine ou avant tout humain? Pour le savoir, partez donc à la rencontre de Braiking Boss, Lyuze, Ringo, Dio et Leda. On pourra regretter que les « méchants de service » soient mal exploités. Leurs réflexions sont pourtant intéressantes...
Quand aux « gentils de service », ils représentent la lumière qui se cache derrière l'ombre. Tout comme le principe de la vie et de la mort, l'une ne peut aller sans l'autre.
A partir du moment où la série s'axe plus sur la continuité du récit, le niveau monte d'un cran pour arriver à l'apothéose : la rencontre Luna/Casshern. Leur adieu est terrible. Les derniers épisodes sont de grande qualité, si rare de nos jours.
Casshern Sins réveillera-t-il le poète-robot qui est en vous?
#Par emilie le 05/12/2010 à 19:18
Casshern Sins : un petit peu de poésie dans un monde de brutes. Au milieu d'un monde post-apocalyptique aux décors quasiment vides à perte de vue et où la génération des robots s'avance vers sa fin, Casshern, un robot parfait et immortel, se réveille amnésique.
Le premier épisode est une vitrine de la série, c'est avec lui que le spectateur va être séduit. On y découvre l'esthétique soigné de Casshern Sins, autant au niveau des personnages dont les traits sont maîtrisés que des décors qui même en étant presque désertiques envoûtent le spectateur par l'ambiance qui s'en dégage. L'animation n'est pas en reste et on se retrouve bouche bée devant des combats qui sont de véritables chorégraphies dans lesquelles Casshern est magnifié. Pour moi qui ne remarque quasiment pas la musique à part quand elle est très bonne ou horriblement inaudible, celle qui couvre Casshern Sins est un véritable régal, elle se cale de façon à accompagner l'action ou l'ambiance qui se créée au fur et à mesure, elle est toujours là au bon moment, comme il se doit, un pur régal.
Casshern Sins est un anime à multiples facettes. D'abord anime introspectif de part le manque de mémoire de Casshern et le fait qu'apparemment la mort imminente des robots soit de sa faute, Casshern commence à se poser des questions, sur lui, la vie, l'humanité. C'est en rencontrant des personnes à chaque épisode, en apprenant comment chacun fait face à la mort (parfois de façon très surprenante qui fait pas mal réfléchir d'ailleurs) qu'il développera ses pensées jusqu'à son humanité à sa façon. Ensuite, anime contemplatif qui va de pair avec l'introspection du héros, pour que la poésie s'insinue dans cette réflexion au fil de l'anime, les décors en eux-mêmes sont très importants, et c'est un pari réussi ici. Même lorsqu'il ne se passe pas grand chose lors d'un épisode, l'ambiance en tant que telle avec les décors soignés, la musique comme il faut font tout et le spectateur est pris au piège. Coincé dans un monde sombre où la population se meurt, se défend face à cette mort imminente parfois de façon cruelle et violente mais où les décors sont magnifiques et certaines rencontres faites réchauffent le coeur et redonnent un espoir fugace mais tellement salvateur. De plus la construction de certaines relations qui s'effectuent petit à petit tout au long des épisodes est pleine de richesse. On voit se rapprocher certains personnages de façon assez subtile pour finalement se rendre compte de ces relations devant le fait accompli. Casshern Sins arrive à nous offrir des choses pas mal éblouissantes dans ce monde post-apocalyptique très noir.
Casshern Sins, c'est ça : c'est beau, ça nous touche parfois beaucoup mais il y a toujours cette ombre de mort au dessus des personnages. La tristesse vient donc de pair avec la beauté dans cette série, toujours. C'est cette composante qui rend le tout très poétique finalement, et qui accentue les sentiments que peut véhiculer chaque épisode. Il y a le sombre et la laideur d'un côté avec la lumière et la beauté de l'autre, mais la beauté et la lumière sont tellement nécessaires à ces personnages en manque d'espoir que cela irradie jusqu'à rendre ce que l'on nommerait classiquement la laideur, belle.
Oui, Casshern Sins est pour moi une expérience magnifique, pleine de beauté, de tristesse, de poésie, d'animation fluide et superbe, de musique envoûtante et d'une ambiance qui n'a pas son pareil. Seulement j'ai un souci avec l'histoire. Bien que la beauté irradie comme je le dis plus haut, on a aussi droit au classique qui fait qu'un personnage d'extérieur très beau renferme en lui un esprit très laid. D'où mon aversion totale pour le personnage de Luna, elle sert à quoi en fait elle ? Qui est-elle vraiment ? Pourquoi elle choisit de faire ceci ou cela ? Pourquoi tout le monde l'adore ? Il n'y a aucune raison ni réponses et encore moins à cette dernière question qui pour moi serait la plus importante. De même, on comprend un peu qui est Braiking Boss, mais il reste un gros flou sur le pourquoi de ses actions dans le passé. C'est vraiment dommage que le coeur de l'intrigue soit aussi bâclée je trouve. Bien sûr l'introspection de Casshern est le point principal, mais là aussi son évolution se fait relativement rapide parfois et tombe dans la facilité. On se retrouve un peu frustré, cette série mériterait d'être traitée de façon plus profonde, l'introspection de Casshern est beaucoup trop simple et le tout est renforcé par le personnage en lui-même, beaucoup trop muet à mon goût.
Heureusement les personnages secondaires rehaussent le tout, Lyuze aide pas mal Casshern à évoluer même si elle, niveau sentiments, on la calcule à 10km et qu'elle met beaucoup trop longtemps à s'ouvrir les yeux. Ringo aussi est sympathique, au départ on peut la trouver ennuyante à toujours répéter "Casshern" sans cesse, mais elle sera l'un des personnages les plus importants dans l'entourage de Casshern, bien avant Lyuze mine de rien.Au niveau personnage intéressant, Casshern Sins nous offre une perle : Leda, personnage torturé, très intéressant, jamais classique comme personnage, on apprendra à la connaître jusqu'au bout, une vraie performance pour un personnage secondaire, elle restera mon personnage préféré de cette série.
Ainsi, avec cette façon de traiter l'histoire, parfois on ressent que ça traine quelque peu en longueur, bien sûr il y a l'effet contemplatif à prendre en compte. Seulement, parfois ça ne fonctionne pas, c'est juste un manque scénaristique et c'est donc gênant.
Casshern Sins est une série très belle et triste, avec une fin grandiose en accord avec son identité, quelques petits défauts se ressentent quand même, mais au vu de ce que l'on ressent face aux personnages, à leur introspection, à la musique, à l'univers, à l'ambiance, à l'animation, cela reste, non pas négligeable, mais minime. Casshern Sins est une très belle réussite et un anime qui m'a fait vibrer comme très très peu ont réussi à le faire.
#Par Deimon le 20/06/2010 à 16:16
Voila Voila, c'est ma première critique après être fraichement arrivé sur le site.
Voici mon impression quelques jours après le visionnage ( eh oui faut bien prendre un peu de recul :p) : Un très bon anime à mon goût avec beaucoup de qualité mais aussi de défauts.
Alors entrons dans le vif du sujet, Casshern sins... qu'est ce donc ? Un anime à première vue banal, dans le genre monde post-apocalyptique, héros ultra-puisssant et amnésique, et poursuivit par pleins de méchants bonshommes. Youhou!!!!, ça c'est du scénario !!! ^^
Ne nous voilons pas la face, ce n'est pas sur l'originalité de l'histoire que Casshern sins se démarque, ni sur son Chara-design avec des coupes à la saint-Seiya, (ce qui ne m'a pas dérangé plus que ça , à part peut-être celle de Lyuze mais on s'y habitue, c'est d'ailleurs devenu mon personnage préféré de l'histoire) ou son costume un peu ringard sur les bords. Non non, Casshern sins c'est tout d'abord un univers à lui seul, une petite bulle de poésie qui développe le thème de la vie et la mort, deux concepts opposés et pourtant complémentaires, avec entre les deux l'éternité.
Le point fort de cet anime c'est l'ambiance, l'omniprésence de la mort dans ce monde en perdition est magnifiquement retranscrite.Les décors sont vraiment variés, pour un monde qui tombe en ruine avec beaucoup de couleurs ( non il n'y a pas que du sable ). La psychologie et les sentiments des personnages sont bien mis en avant ( amour, haine, culpabilité, rédemption, la raison de l'existence..) Comment , une dissertation de philo ? non non c'est bien un anime. Bien sur qu'il y a de belles scènes de combats, mais l'accent est mis sur le cheminent du héros au cours de son voyage dans ce monde hostile et le développement de ses relations avec les autres personnages. Autre point appréciable, La musique, avec des thèmes certains limités et récurrents mais qui s'accordent vraiment à la l'ambiance un sombre et grave de l'anime. Faut vraiment avoir un cœur de pierre pour ne pas être touché à certains passages.
Au niveau des reproches, on pourrait souligner la lenteur dans le déroulement de l'histoire. C'est vrai mais moi je pense que cette lenteur renforce l'aspect poétique de l'anime. Chaque épisode fais entrer momentanément des personnages ( mon préféré étant celui avec Janis la chanteuse) a l'image de courtes anecdotes. Sinon beaucoup de points restent en suspens et aurait pu être plus développer (je n'en dis pas plus de peur de spoil). Mais si les producteurs avaient rajouter des épisodes, le rythmne aurait vraiment été un gros défaut.
Au final, Casshern Sins est un anime poétique, lyrique, mélancolique, de toute beauté. Une perle à ne manquer sous aucun prétexte, Les petits défauts étant rapidement effacé sous la beauté de cette œuvre de la japanimation.
PS: J'espère que ma critique vous a plu, vous pouvez toujours me MP ( pas pour m'insulter hein?! ^^) juste pour m'aider à m'améliorer.
Sur ce bon matage !!! ^^
#Par le-crepusculaire le 19/05/2010 à 16:44
Introduction :
Il y a longtemps de sa un film était sortie du nom de ''Casshern'' j'étais un peu plus jeune mais j'en grade un bon souvenir... Puis en 2008 cet anime est sortie, je me suis mis à le regarder et j'ai été agréablement surpris ! Mais je pense après l'avoir fait tester à plusieurs personnes qu'il peut laisser un mauvais sentiment à son égard.
Graphisme :
Bon il y a de belles couleurs, de beaux paysages un peu simple mais plutôt beau à voir pour du post-apocalyptique. Mais je tien à vous faire part de deux problèmes, dont un qui m'a un peu gêné... Premièrement le fait que le personnage principale et que les deux autres personnages comme lui (voir la série pour plus d'info) ont un chara-design entre ''bioman'' pour les costumes et ''Les chevaliers du zodiac'' pour le visage et les cheveux. Ce qui peut déjà freiner pas mal de monde, personnellement j'ai seulement eu du mal à m'habituer aux costumes mais sans plus... Et deuxièmement le problème m'ayant le plus choqué, est que les animations pourraient être beaucoup mieux ! Certains passage sont même digne des plus gros foutages de gueule de l'histoire du manga, étant donné que les personnages effectuent les actions sont en très très gros plan tout le temps, on ne peut pas parler ''D'animations''. Donc niveau graphisme c'est la chose qui pour moi pose un réel problème dans cet anime, on peut parler du fameux ''Problème One piece'' pour le chara-design...
Musique :
Rien à dire sauf pour l'openning que j'ai détesté... mais les musiques d'ambiances sont vraiment sublimes, même si certaines pistes seront souvent au rendez-vous je doit dire que ces dernières ne sont pas non plus lassante et que pour ma part je me les écouterais bien encore une fois ! Je n'irais pas jusqu'à me procurer ces musiques mais cette ambiance triste renforcé par ces thèmes pourrait facilement vous donner la chaire de poule plus d'une fois ! De très beaux thème qui rattrapera le problème que j'ai avec l'animation.
Histoire :
En gros c'est comme il a été dit plus bas... Bon début et bonne intrigue mais le développement ni est pas. Nous ne pouvons pas non plus aller jusqu'à évoquer le ''Problème death note''. Pour ma part j'ai ressenti 3 ou 4 morale différentes (ou du moins j'ai des interprétations personnelles) dans cet anime ce qui est un très bon point pour ce derniers, après à chaqu'un de voir la chose à sa manière.
Le peu de personnages présent sont plutôt agréables et on passe un bon moment avec eux. Même l'enfant est arrivé à ne pas me foutre les nerfs, c'est pour vous dire (Je trouve même qu'elle rajoute une part d’innocence plutôt bénéfique) ! Suivre un personnage qui est accusé de la destruction du monde et qui est condamné à le voir se faner, sachant que se dernier est amnésique, vous l'aurez compris c'est vraiment pas communs et étonnement bon scénaristiquement parlant. Parce que sachez que nous avons à faire à un développement en béton armé! arriver à faire de bonnes histoires dans un tel univers avec une tel intrigue n'a surement été chose aisé, je retiens d'ailleurs pas mal d'épisodes m'ayant marqués...
Par contre dans les animes avec des histoires plutôt innovante et étrange la fin est souvent mauvaise... Et sur ce coup là, elle est seulement moyenne, on s'attendait à beaucoup plus, seul une sorte de morale étrange nous y est montré mais vraiment rien de fantastique (Une fin à la hauteur de cette oeuvre aurait été vraiment un tour de force incroyable). Mais globalement l'histoire est bonne et pourrait plaire à bon nombre de personnes passé l'épisode 2...
Conclusion :
Cet anime a été une bonne surprise, 24 épisodes sans prétentions et qui ne m'a pas fait soupirer une seconde. On notera quelques problème niveau graphisme qui pourraient freiner plusieurs personnes. Mais je vous en pris, essayez l'expérience Casshern oubliez ces préjugés comme "Mais le héros ressemble à Bioman, c'est dégueulasse!" vous manquerez de beaux épisodes pleins de poésies!
#Par xyplon le 05/04/2010 à 13:06
Casshern SINS est tout à fait le type d'animé qui me pousse à écrire une critique. Singulier, de grandes qualités, mais aussi de la déception voilà ce qui caractérise pour moi cet animé. Une chose est sûre tout le monde n'y trouvera pas son compte.
Le première épisode est, de mon point de vue, un petit chez d'oeuvre. Violent, une ambiance qui vous happe, réalisation excellente, c'est du tout bon. Quand je parle de violence c'est plus au figuré, ici rien de gratuit pas de sang par hectolitre...
En revanche ce monde désolé transpire la violence et les âmes en perdition (oui dans casshern on a vraiment l'impression que les robots ont une âmes). Les combats évidemment ne déroge pas à la règle et quand on voit ces machines, transpercés, les câbles électriques arrachés, je ne peut m'empêcher de penser à un coeur qu'on arracherait.
Passé cette première approche qui vous enthousiasme, on poursuit l'aventure sans déplaisir, l'intrigue se pose, on creuse les sentiments de notre héros et l'ambiance fait toujours merveille.
Et puis, au fur et à mesure, insidieusement, l'ennuie s'installe. L'intrigue n'avance plus, les personnages et situation s'enchaînent avec redondance. C'est à ce moment la où j'ai du lutter...
Lutter, certes mais je n'ai pas regretté. J'ai dévoré les derniers épisodes, bien que toutes les questions ne soient pas levées, le dénouement est intelligent et poétique.
En résumé, un animé qui souffre de longueurs, mais qui vaut pas son ambiance et sa réalisation globalement soignée.
#Par beber le 26/10/2009 à 17:53
Animé intriguant que ce Casshern Sins.
Série bourrée de qualité, elle souffre néanmoins d’un manque de rythme assez soutenu, mais également d’un scénario qui ne tient pas forcément toute ses promesses.
Nous sommes ici dans une série road-movie, où le héros va progressivement s’humaniser au contact de robots aux portes de la mort. Presque chaque épisode nous introduit un personnage différent qui offre à ce Casshern Sins un véritable tour d’horizon du monde qui l’entoure. C’est avant tout cette richesse qu’on voulut exploiter les producteurs de la série, richesse qui apporte au scénario toute sa profondeur. Où qui devrait…
Car bien entendu une partie du deal est remplie. On s’intéresse à ces multiples facettes de ce monde en désolation, mais l’on déplore le manque de profondeur de chaque individualité prises séparément. On aime voir un héros torturé, mais l’on regrette un trop rapide changement de caractère, si tant est que caractère soit le terme approprié en l’occurrence. On aime à visionner une histoire dense, mais l’on reproche le manque d’introduction réelle du sujet.
Le but de mon argumentation est surtout de démontrer que s’il se veut introspectif, l’animé manque de persévérance. Il eut fallut creuser encore plus profond ! Trop de questions restent en suspens, sans que celles-ci soit anodine : Quid donc de l’origine de Casshern, Pourquoi en cas d’indigestion à base de Casshern, ce dernier apporterait il la vie éternelle, Pourquoi Luna fait elle ci, puis ça, puis qui est braiking boss (horrible anglicisme soit dit en passant) ? Bref tout plein de questions qui je vous l’accorde ne sont pas essentielles, mais auraient pu avoir le mérite d’être au minimum rapidement expliquées, d’autant plus que les cas du braiking boss ou de Luna sont loin d’être totalement anodins.
Mais il faut bien l’avouer, à part ça et un léger manque de rythme , toutefois inhérent au style même de la série (road-movie) , c’est pas loin d’être très bien. L’univers désespérant est seulement éclairci par la fraîcheur de certains personnages et la lueur d’espoir/volonté qui demeure en elles. C’est très bien rendu. Si Casshern manque légèrement de charisme de part un mutisme exacerbé, il n’en demeure pas moins un personnage classieux, dont l’on regrette qu’il ne se batte plus souvent, étant donné que les scènes de combats sont d’un lyrisme de toute beauté.
Et finalement, la force de Casshern réside en sa beauté, beauté sombre mais épurée. Le charadesign est tout sauf neutre, les paysages d’une désolation à couper le souffle, et l’animation, d’une fluidité de bonne qualité. C’est beau, triste, émouvant et l’on en redemande pour ça. La série offre également une réflexion sur le thème de la mort tout au long des 24 épisodes. Là aussi on peut regretter que les scénaristes n’aille pas au bout de cette idée, nous laissant nous forger notre propre opinion.
Le problème avec les animés contemplatifs, c’est qu’il faut souvent passer outre un scénario dense, au détriment de l’ambiance. L’avantage avec Casshern Sins, c’est que cette dernière est très prenante et je ne pense pas qu’elle puisse laisser insensible qui que ce soit. Mais dommage que l’histoire ne soit plus approfondie.
#Par Delprice le 22/05/2009 à 16:55
Pour être direct, j'ai été déçu par cette série...
L'idée de départ était bonne (un héros invincible poursuivi par le monde entier à cause d'un crime dont il ne se souvient pas), le style graphique était plaisant, les scènes de combats étaient bien dynamiques et l'ensemble était saupoudré de mystère si bien que lorsque l'on commençait à regarder les premiers épisodes de Casshern SINS, on voulait absolument connaître la suite...
Mais voilà, cette enthousiasme finit par disparaître au fur et à mesure que la série avance.
La série ne se renouvelle pas pendant les 24 épisodes. Tout au long de la série, le héros se pose les même questions, les méchants ont la même idée en tête du début à la fin (il faut manger Casshern) - note spéciale à Sophita dans l'épisode 04 qui reste le personnage secondaire qui m'a le plus marqué - et dans l'ensemble, aucun personnage de la série "n'évolue" vraiment à par Lyuze.
On finit donc par se lasser de voir la même chose ou presque tout au long de la série.
Le pire c'est que la fin de l'histoire n'apporte rien. Peu de questions trouvent de réponses et le sentiment qui domine est d'avoir regardé toute cette série pour rien.
Je conclue donc en disant que l'idée de départ était très bonne, il y avait moyen de très bien faire mais qu'au final, la série ne "décolle" pas et qu'on finit par s'ennuyer.
Très bonne idée de départ + mauvais développement = série moyenne.
#Par Vit Zayder le 08/05/2009 à 16:49
Ce qui me dérange le plus avec Casshern SINS, c'est que je suis d'accord avec la plupart des points positifs décrits dans les critiques précédentes et malgré cela, j'ai eu du mal à finir cette série et elle m'a laissé un goût de cendres dans la bouche. Je m'explique.
D'un point de vue visuel, on rejoint bien en effet les animes contemplatifs. Le parti pris plaît ou non. Lorsque j'ai vu le premier épisode, j'ai failli arrêter car je n'accrochais pas. Mais le chara-design permet de rajouter une certaine sensibilité aux personnages. Cela est utile lors des séquences plus tragiques mais j'ai trouvé que ça ne collait pas aux séquences d'actions. Le côté "Danse de la Mort" rend ici finalement assez mal la violence des combats. Le problème premier étant peut être le fait que ces combats ne concernent que des robots sans sang ni chair.
De leurs côtés, les décors sont magnifiques et rajoutent une composante poétique à l'environnement visuel. Ceci étant, le choix permanent du vide et du dépouillement peut s'expliquer dans un désert mais on finit par avoir la même impression même dans les lieux pleins de vie (les champs de fleurs, la mer).
En résumé,d'un point de vue visuel, l'anime est beau, original mais triste, tellement triste qu'il en devient fatigant, un peu comme ces gens qui se plaignent tout le temps. Et si ce vide permanent est d'abord oppressant mais uniforme, cet effet finit par s'estomper au fil des épisodes et l'oppression fait place à la fadeur.
Au niveau du scénario, on a une construction proche des animes de quêtes personnelles. Outre les parallèles faits dans les critiques précédentes, je rapprocherais aussi Casshern SINS de Wolf's Rain. Casshern, amnésique, va chercher à comprendre le rôle qu'il a joué dans l'effondrement du monde puis va ensuite essayer de trouver le rôle qu'il doit jouer dans le monde actuel. Viennent se greffer sur cela plusieurs personnages secondaires allant de très intéressants (Lyuze, Ringo, Leda, Braiking Boss) à vraiment inutiles (Sophita pour ne citer qu'elle).
La palme revenant pour moi à Lyuze qui me semble être le personnage le mieux développé, passant de la volonté de revanche à des sentiments plus profonds et difficiles à décrypter. J'ai par contre trouvé Dio et Casshern un peu trop basiques. Quant à Leda, elle atteint facilement la 2e place derrière Lyuze. J'ai par contre détesté le personnage de Luna. Rien n'explique vraiment la dérive de sa morale et on sent que cela sert plus la réflexion philosophique des auteurs.
De ce pont de vue, c'est d'ailleurs une réussite même si on tombe assez souvent sur des réflexions bateaux typiques de ce genre de séries (et déjà vu dans Wolf's Rain) du genre "Poursuis tes rêves" ou "Je peux mourir maintenant que j'ai peint ces murs en blancs, ce qui était le but de ma vie". Ce genre d'épisodes ne m'a pas semblé tellement apporter à la quête de Casshern.
J'ai parfois eu l'impression que les scénaristes rallongeaient l'histoire pour taper les 26 épisodes. Casshern aurait été un chef d'œuvre s'il n'y avait eu que 13 épisodes. Ici, j'ai plusieurs fois failli abandonner l'anime en raison du manque total de rythme et d'avancées significatives de la quête de Casshern qui tourne en rond pendant presque une dizaine d'épisodes.
L'épisode mettant en scène la prise de conscience de ses sentiments par Lyuze est en lui-même un chef d'œuvre qui m'a fait reprendre goût à la série. Quelle intelligence et quelle originalité dans la mise en scène ! Diamétralement opposé à certains épisodes "faciles". Je retiendrais aussi la subtilité de la construction de la relation pseudo-familiale entre Casshern, Lyuze, Ohji et Ringo.
La fin est magnifique parce qu'inattendue pour ma part. J'ai longtemps cru que les auteurs seraient capables de nous faire un vrai "happy end". Mais ici, la fin est à l'image de la série : belle mais infiniment triste.
Ainsi, pour résumer mon avis sur la trame, je dirais que l'histoire traîne trop en longueur, ce qui ouvre la porte aux facilités et autres mièvreries. Mais les moments-clés du scénario (début, rebondissements et surtout fin) sont de vrais réussites.
Pour finir, un dernier point noir : la musique. Quand elle n'est pas inexistante, elle passe inaperçue. Ou plutôt, elle ne m'a pas du tout marqué à part ce thème, là...Et je mets un gros blâme sur ce thème apparaissant dans l'épisode de la chanteuse : je n'aime pas les chansons en japonais mais je déteste encore plus les chansons en anglais chantées par des japonaises qui parle anglais comme des vaches espagnoles...Cette chanson aurait pu être magnifique...Elle devient vite insupportable, du fait de la voix de la chanteuse puis de la musique elle-même. Voilà j'ai exorcisé le démon !
Ainsi, Casshern SINS reste un anime incontournable pour les fans du genre "quête de personnalité contemplative". Sa beauté triste en séduira plus d'un. Le design est parfaitement instrumentalisé et loin des standards classiques. On regrettera par contre l'inégalité du scénario, ses longueurs, la mièvrerie parfois présente et l'impression que ce monde de violence et d'apocalypse est trop aseptisé, la faute au design entre autres. Néanmoins, je conseille cet anime à tous. Par contre, les fans d'actions et d'hémoglobine seront sans doute déçus comme je l'ai été.
#Par Sirius le 08/05/2009 à 12:48
Casshern Sins est la perle de l’automne dernier. Autant le dire tout de suite : je ne lui trouve aucun défaut et je me contente d’y aller de mon petit panégyrique.
Le chara-design semble en effet inspiré des vieilles productions avec ses traits gras, ses chevelures édulcorées et excentriques, ses nez aquilins, ainsi que ses yeux. Cela donne des personnages très expressifs et dont le dessin se fond à merveille dans les décors sobres, obscurs et apocalyptiques de l’univers de Casshern Sins. On est sans arrêt mis en face de somptueux tableaux présentant un monde inquiétant mais d’une esthétique irréprochable. Les effets spéciaux, l’utilisation de couleurs ternes et de contrastes, tout participe à la richesse de l’univers. On aimerait capturer en esprit chaque panorama tellement ils parviennent à transmettre un ressenti fort aux esprits contemplatifs.
A l’instar d’un certain Kaiba, Casshern se réveille dans un monde sans souvenir aucun alors qu’il semble être un élément essentiel qui a concouru à la situation dans laquelle se trouve l’univers alentour. A la manière de Kino, il parcourt ce monde avec son fidèle Friender, faisant de multiples rencontres qui lui permettent d’approcher du terme d’un voyage, celui de la recherche de soi, recherche de la vérité en soi. Vous l’aurez compris, il faut placer Casshern Sins aux côtés des séries contemplatives même si elle présente de longs combats essoufflés au cours desquelles on assiste aux fameuses danses du héros. Car oui, Casshern Sins c’est aussi une ambiance sonore monumentale dont chaque piste véhicule une impression forte et les musiques sont parfaitement exploitées.
J’ai presque honte de l’avouer mais pour moi le scénario tortueux de Casshern Sins et les souffrances psychiques du héros sont presque anecdotiques. Si les premières images servent indubitablement à accrocher le spectateur avec ce mystérieux dialogue entre Casshern et Luna, ce n’est pas le mystère derrière le héros qui m’a fait continuer la série. Non, ce qui me plait surtout dans Casshern, ce sont les rencontres que fait le personnage et la manière dont elles agissent sur lui. Il ne s’agit pas seulement de Lyuze (lutte contre son anéantissement) Dio (soif de compétition et d’affirmation de soi) et Leda (ambition de devenir Dieu à travers le processus créatif) mais de tous les personnages qui croisent la route du héros et font de chaque épisode un instant inoubliable.
Casshern, c’est un style classieux, une série contemplative, une danse déchaînée, un univers sombre et angoissant dans lequel le spectateur se perd corps et âme. Une œuvre lyrique et magistrale, à la fois puissante et mélancolique.
#Par kuchiki byakuya le 28/04/2009 à 20:25
La ressemblance du héros avec Seiya n'a échappé à personne et c'est un point qui m'a marqué. Heureusement, ce n'est pas le seul car la série est vraiment bonne.
Casshern parcourt un monde dévasté, dont les décors, bien que simples, donnent une atmosphère particulière et attirante. La simplicité. Voilà la grande qualité de cette série car plus de combats à rallonge, ni d'histoire sans queue ni tête, juste un héros en quête de réponse et qui combat son propre son destin. Son évolution se fait naturellement, grâce aux nombreuses rencontres qu'il fera, surtout Ringo et Lyuze qui seront les personnes les plus importantes de sa nouvelle vie. Il lutte contre sa propre nature, celle d'un tueur né car la mort est le thème centrale mais ce n'est jamais dur et inutile car elle permet l'intégration d'un thème directement en rapport, le salut.
La rédemption, voilà le second mot d'ordre. Casshern cherche à réparer les erreurs qu'il a commises et dont les conséquences sont lourdes. Il se bat donc contre son destin alors que tout semble lui indiquer qu'il ne peut pas. Bref, le spectateur prend vite le parti de Casshern et certains personnages font de même comme Lyuze alors qu'elle était là pour le tuer mais qui est touchée par son combat tragique. Le témoin de cette rédemption est Luna, que je n'aime pas particulièrement mais qui incarne parfaitement cette peur irrationnelle de la mort.
Tous les épisodes ne sont pas d'une grande utilité au scénario pourtant, on ne peut pas s'empêcher de les regarder avec un certains plaisir, comme celui de la chanteuse ou du peintre, qui apporte un peu plus de poèsie à une histoire qui l'est déjà. Oui, Casshern Sins est une oeuvre lyrique à bien des égards. On retrouve cela dans les dialogues, dans les musiques mais aussi dans les combats car Casshern ne donne pas l'impression de se battre mais plutot de danser. En témoigne la fin, peu claire mais que Ringo éclaire par ces paroles douces et pleines d'espoir. Même si on a que des demi-réponses, le ton suffit à éclairer certains points.
Le design n'est pas spécialement soigné mais ça colle bien bien au style de la série. Les couleurs sont assez ternes, exceptées pour les éléments importants comme les yeux, tout ce qu'y fait penser à l'espoir. C'est soigné et original, j'aime beaucoup.
Une série qui fut une bonne surprise et que j'aurai plaisir à revoir. Les derniers animes ne m'avaient pas convaincu mais Casshern Sins montre bien qu'il ne faut jamais abandonner, un miracle est toujours possible ;)
#Par AngelMJ le 03/04/2009 à 21:01
Casshern Sins... voilà une série que je n'oublierais pas de sitôt. Dans une période où l'animation japonaise a préféré la quantité à la qualité, c'est vers les séries telles ce Casshern Sins que l'on aime parfois se tourner. Car ici, pas de baston sans but, pas d'histoires d'amour mielleuses, pas de sang, pas de scénario WTF... Mais alors quoi?
Le premier épisode est une personnification de la séduction. Comprenez qu'il est là pour charmer le spectateur, et ça marche sacrément bien. Il s'agit bien sûr d'une première attirance purement physique, dûe à l'esthétique envoûtante de l'épisode : des graphismes old school magnifiés par la technique moderne, une animation à la fois fluide et saccadée, donnant un rythme dansant aux combats du héros, une musique que l'on ne peut ignorer tant elle happe l'attention et des bruitages incroyablement inventifs et percutants.
Bref, ce premier épisode se présente à nous tel une femme magnifique qui vous foudroie de part sa beauté et ce qu'elle dégage. Alors on s'approche, on se dit que ce serait vraiment du gâchis de ne pas sentir une telle créature, de ne pas l'entendre, de ne pas la toucher...
C'est alors que le spectateur se retrouve pris au piège. Pris au piège, car si la beauté purement esthétique ne faillit à aucun moment, il faut bien avouer que la beauté extérieure cache un paysage beaucoup moins radieux. Comprenez que l'histoire de Casshern Sins n'est pas un moment de bonheur, c'est tout le contraire. La thématique de la série, la mort, est ici montré avec beaucoup de tact et de délicatesse, mais peut de part sa nature, vite filer le bourdon.
Et pourtant on reste. Bien qu'un si beau visage abrite un caractère si sombre, si triste. L'attirance émotionnelle prend le pas sur l'attirance physique. Casshern Sins est une série noire, mais à la fois si intense, si profonde... L'histoire n'a pourtant rien d'exceptionnelle, et les réflexions abordées sur le thème de la mort ne sont pas neuves. Mais l'ensemble fait que l'on y croit, on regarde, on écoute... Bref, on est totalement séduit.
La métaphore peut paraître quelque peu déplacée, mais c'est réellement l'effet que m'a fait cette série. Une enveloppe corporelle comme on en voit que rarement de nos jours, abritant une histoire sombre qui prend parfois aux tripes, mais séduit presque à tous les coups. Casshern Sins restera donc pour moi un moment un peu à part dans ma longue quête de l'anime parfait, un moment où l'on se laisse séduire par une plastique incroyable qui conte une histoire teintée de noirceur...
Et vous? Vous laisserez-vous séduire par Casshern Sins?
#Par ShiroiRyu le 21/03/2009 à 19:45
Aujourd'hui, j'ai enfin terminé Casshern Sins, 24 épisodes, c'est bien trop court.
Pourquoi est-ce que j'ai commencé Casshern ?
A cause de l'histoire ? Non.
A cause des graphismes ? Non plus.
Le studio en charge ? Que neni.
Les seiyuus alors ? Niet.
Tout simplement à cause du héros qui me fait penser obligatoirement à Seiyar de Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque). A partir de là, il faut l'avouer : Les graphismes vieillots, moi, cela ne m'affecte pas mais cela peut gêner plusieurs personnes. (Etant du genre à regarder des anciennes séries comme Lord of Lords Ryu Knight ou Legendz, j'ai donc vu pire)
A côté, l'histoire ne m'intéressait pas fortement, je ne suis pas adepte du genre "post-apocalyptique" où tout le monde il est détruit, tout le monde il est méchant... Enfin, bref, je n'avais regardé Casshern que pour son héros et pour voir ce que cela donnait. Puis au fur et à mesure des épisodes, je me suis laissé abordé gentiment, d'abord, c'était juste quelques caresses visuelles et auditives avant que ça ne devienne quelque chose de plus profond qu'une simple envie de revoir la tête de Seiyar dans une autre histoire.
Oui... Je me suis tout simplement laissé emporter par la poésie et la mélodie de cet animé où chaque épisode a son petit quelque chose qui ne peut nous laisser indifférent. A mes yeux, c'était l'animé de cette double saison (puisqu'il a duré six mois) même si on peut lui reprocher des petits défauts par-ci, par-là comme ses graphismes ou son histoire. Oui, son histoire qui des fois, ne semble pas avancer... Ou alors la fin que l'on peut trouver un peu trop rapide... Oui... Cette histoire qui des fois est simplement une liaison de plusieurs mini-arcs qui nous montrent des personnages tous différents, avec une histoire propre. (Sophitia, Dune...)
De même, il faut faire attention à ne pas être dépressif quand on regarde cet animé car comme le monde dans lequel se trouve Casshern, ce dernier est loin de respirer la joie de vivre... et la petite lueur dans ce monde obscur porte le nom de Ringo. C'est pourquoi, on a envie que Casshern change grâce à Ringo mais pas seulement... Grâce aussi à Lyuze.
A côté, les musiques sont tout simplement divines et belles, certains moments sont plus que poignants et il est beaucoup trop difficile d'être complètement insensible à ce qui peut se passer. J'ai un goût amer lorsque Casshern Sins et ce n'est malheureusement pas à cause de cette fin... Ou si... Car ce goût amer est si doux pourtant...
Ainsi, Casshern Sins est un animé à voir absolument, non pas parce que c'est l'évènement de l'année, non pas parce que c'est du MadHouse ou je ne sais quoi... Mais tout simplement parce que c'est beau. (Et le concept du beau ne s'applique pas dans Casshern Sins. C'est beau, un point c'est tout)
Une petite perle de l'animation, qui change complètement de son spin-off d'il y a 30 ans et qui pourtant atteint l'un des plus hauts sommets.
