Les Slayers, c'est avant tout le personnage de Lina Inverse, magnifiquement campée par Megumi Hayashibara, qui chante également les chansons des génériques. Lina a un caractère bien trempé (c'est un bonheur que de la voir s'énerver contre Gourry qui n'a encore une fois rien compris au film, ou de déchaîner ses pouvoir magiques contre des démons récalcitrants) et est principalement motivée par la nourriture et l'argent (elle ne laisse pas passer une occasion de rançonner les voleurs pour son propre compte).
Un des principaux éléments comiques de cette série est les intéractions entre les différents personnages principaux : outre Lina, il y a Gourry qui forme un couple presque parfait avec elle (chamailleries y comprises), Amelia qui n'a que le mot "justice" à la bouche et Zelgadis qui fait toujours un peu bande à part en critiquant les déviances des autres.
On retrouve au fil des épisodes des invariants qui rythment les scènes, comme les séances au restaurant où Gourry et Lina empilent des tours d'assiettes vides ou en encore Amelia qui réussit toujours à trouver un endroit un tant soit peu en surplomb d'où elle peut dominer les autres et d'où elle se lance en de vains soliloques sur la justice.
Les personnages sont tous plus farfelus et frappadingues les uns que les autres. Les méchants sont souvent bien plus ridicules que menaçants (voir notamment le poulet dans le laboratoire de Rezo). Le scénario n'est presque qu'un prétexte pour cette cascade de gags. Ah, cette pièce de théâtre où Lina et Gourry sont déguisés en dragon !
Cette série est absolument hilarante, et cela ne fait que s'intensifier dans les saisons suivantes. Les scénaristes y ont trouvé leurs marques et s'en donnent vraiment à coeur joie.
Si l'animation et le character design n'atteignent pas des records, cela n'enlève rien au charme de cette série, servie également par une bonne musique entraînante.
Slayers est une série culte au Japon et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle mérite son succès.
En effet, le genre heroic-fantasy est ici traité d’un point de vue tout à fait délirant et ironique ce qui donne à la série un petit goût de franche rigolade.
L’intérêt n’est pas dans l’histoire ici qui est somme toute banale (quatre compagnons contre un gros méchant, on a déjà vu plus original) mais justement de la façon dont elle est traitée. Il ne se passe pas dix minutes sans que l’on éclate de rire face aux facéties de Lina, Gourry, Amélia et Zel. De plus, c’est un véritable bonheur de voir l’héroïne évoluer dans son art magique ou lancer des « Fire Ball » à tout va. Bref, de part leur chara-design ou leurs caractères bien trempés, on ne peut rester insensible aux personnages.
Pour l’image, les sentiments sont plus mitigés… Les couleurs sont bien choisies mais elles ressortent un peu trop pâles, quant aux décors médiévaux, ils apportent toujours une note sympathique mais ils n’ont rien de réellement magnifique… Ce qui n’est pas le cas des musiques qui sont toutes plus splendides les unes que les autres.
Ainsi, dans cet univers de magie et créatures bizarres, Slayers nous emmène du début à la fin malgré un scénario des plus simplistes, ce qui est plutôt un exploit. Une fois ce premier coffret terminé, on n’a qu’une envie : se jeter sur les deux autres !
Pour les initiés, cette ambiance ne peut que les ravir, quant à ceux qui ne connaissent rien à l’heroic-fantasy, ils ne pourront que commencer à l’apprécier.
Cette première saison de Slayers est pour moi la moins réussie des trois : peut-être est-ce que justement c'est parce que c'est la première saison ? C'est possible. D'abord, le gros point noir : l'animation qui est un peu limitée, parfois sommaire avec des personnages dont on peut quelque fois décomposer les images constituant cette animation à l'oeil nu. Le chara-design estompe en partie ce défaut avec des personnages uniques (comment le personnage de Zelgadis est-il arrivé dans l'esprit des auteurs ?).
Le scénario est un peu mou dans certains épisodes, conserve le minimum de sérieux, mais est un peu farfelu pour le genre et néanmoins compatible avec le ton (très) humoristique de cet anime. Justement, on rit bien par les réactions de Lina sur les remarques de Gourry, l'obstination d'Amélia sur la justice. Les musiques ne sont pas exceptionnelles, mais ne sont pas là de toute façon pour se faire remarquer... Les doubleurs sont très bons (j'adore les accentuations de Lina dans sa voix... et comme c'est Megumi Hayashibara qui s'y colle...).
Donc en gros, un bon anime si on ne veut pas tomber dans du dramatico-dramatique...