Final Fantasy XII

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Par marwen le 17/05/2008 à 18:45

Et hop un petit pavé dans la mare! Je risque d'en faire hurler plus d'un, s'arracher les cheveux à d'autres et faire crotter de dépit certains mais le constat est là: Final Fantasy XII est pour moi, fan de la première heure de cette saga RPG qui a fait mon plus grand bonheur sur console et PC le plus gros raté excepté FFX-2 sur les 13 jeux sortis à ce jour.

Alors pourquoi ce désamour? D'où m'est venue cette envie soudaine de me défenestrer après avoir fini le jeu une première fois?
Une seule réponse, pour moi (et ce n'est que mon humble avis) FFXII sonne creux comme une boîte vide.

Certes l'emballage est plutôt pas mal, on peut dire que techniquement c'est du grand art. Je ne vais pas répéter ce qui a été dit sur l'environnement, les cinématiques à couper le souffle et le moteur de jeu carrément aberrant sur PS2, pour moi l'essentiel est ailleurs, ce qui fait qu'aujourd'hui on s'explose les yeux sur notre DS ou PSP pour savourer FFI qui présente des pixels gros comme le poing, ce qui a fait le succès des excellentissimes épisodes VII et VIII et ce qui manque cruellement à Vaan et ses potes: une âme...

Eh ben oui, l'écrin d'un Schokobon n'est pas un Schokobon, et on est juste frustré d'avoir fini le dernier. Parce que c'est bien marrant tous ces progrès techniques, ça nous gargarise un peu mais si c'est pour plonger dans un scénario basique de chez basique ça ne sert à rien, mais alors rien du tout. Je passe (parce qu'au fond je suis gentille) sur l'ultra repompage de certaines scènes de Star Wars et je m'intéresse direct aux persos. Prenons Vaan (Luke) par exemple, auto-proclamé héros de cette histoire. Je n'ai jamais vu une telle caricature du jeune chien fou qui donne des leçons de joie de vivre sans en avoir l'air (avec celui par contre d'un idiot congénital), inconscient et borné et qui pourtant en apprend même à ses aînés. Un niais de première donc, aux sentiments de justice exacerbés et au physique on ne peut plus discutable. Car parlons en de son physique, sans vouloir passer pour la croqueuse de bishis... FF ce sont les Squall, Cloud, Djidane et même Tidus, la classe quoi, pas un semi éphèbe épilé métrosexuel!!! On serait dans un anime, on le descendrait tous plus bas que terre!
Je ne parle pas de sa pote Penelo, inutile au possible si ce n'est pour soigner Balthier(Ian) et Bash, seuls personnages à sortir leurs épingle du jeu, parce que même la vengeresse Ashe(Leia) n'a que son physique pour elle. Je ne parle pas de la vièra Fran, Bunny sortie tout droit de l'esprit douteux d'un otaku en manque de Girlga.

Je serai passée au dessus de tout ça, si ce n'était le scénario ultra linéaire de cet opus. Quand on est habitué à moults rebondissements dans tout FF digne de ce nom, ici le postulat de départ est le même jusquà la fin, seules quelques micro révélations nous serons faites et les longues heures passées sur le jeu ne serons en fait qu'un prétexte au Level-up avant d'affronter le méchant Vayne(ben quoi il veut juste diriger le monde... Comparés aux autres vilains il est pas exigeant non?).
Pas de bras, pas de Schokobon, pas de scénario= pas d'attachement aux personnages=ennui total, si encore ils avaient eu la bonne idée d'en trucider un ou deux à la fin...
Allez j'accorde quand même un très bon point au monde d'Ivalice qui, de par son environnement médiéval, renoue un temps soit peu avec les origines de la série.

Je ne parlerai pas de la musique, sinon qu'Uematsu m'a énormément manqué, heureusement que le thème principal était là pour me réchauffer le coeur sinon je serai déjà pendue dans mon salon.

Une grosse déception donc, tenant principalement à l'épaisseur inexistante du scénario et à des personnages sans aucun charisme (sauf Balthier, lui je l'aime bien, mais en même temps Harrison était mon amour de jeunesse). Je passerai peut être pour l'aigrie de service qui s'accroche désespérément à une tradition aujourd'hui révolue mais tant pis, je m'en retourne vers Cloud et consort. Je ne peux pas mettre moins de 6 à un FF, ça me briserai le coeur, mais sachez que pour moi ça vaut bien moins que ça.

Une dernière en passant: si j'ai envie d'un Action-RPG, je m'achète un Tales of... NA!!!


6/10

Par Svia le 07/12/2007 à 19:30

Arf, quel grand jeu! On peut dire qu'ils ne se moquent pas du monde chez les héritiers de Squaresoft. Chaque nouvelle mouture est une véritable avancée, autant visuelle que pour le plaisir de jouer. Voila, pour les pressés, foncez, c'est un chez-d'oeuvre. Pour les autres, je m'explique.

L'histoire : ce coup-ci les auteurs ne se sont pas trop torturés les méninges. Si je vous dis : empire, résistance, princesse rebelle, pilote casse-cou et apprenti héros, ça ne vous rappelle rien ? Bah voila, c'est Star Wars. Attention, ça va un peu plus loin quand même, mais les bases sont là. Et quand vous mélangez l'univers de George Lucas et de FF, ça donne un résultat tout simplement détonant, où les personnages sont incroyablement attachants, et ce dès les premières heures du jeu. On sent que certains ont des faces cachées, qu'on ne tardera pas à découvrir et tout cela donne à l'ensemble une profondeur assez réjouissante..
On oublie les Charlie's Angels de FFX-2, cette fois-ci c'est du sérieux. Le monde est en danger, morbleu !

Bien. Côté technique :
- Les graphismes ? Consoles next-gen, il va falloir nous montrer du lourd, car la PS2 nous offre tout simplement, avec son dernier grand hit, ce qu'elle a réellement dans le ventre. C'est très beau, c'est fluide, c'est superbement animé, bref, c'est du tout bon.
- La musique ? Du bon FF, rien de bien marquant mais très agréable quand même. A noter, des doublages anglais excellents.

Le Gameplay :
- La liberté d'action : énorme ! La série Final Fantasy est souvent un modèle du genre, mais là ça dépasse tout. Vous pouvez à tous moments vous balader dans une multitude d'endroits, sans pour autant vous perdre (enfin si vous faites bien attention à rester concentré sur l'histoire). Libre à vous ensuite de vous coltiner des ennemis 20 fois plus forts que vous dans vos déplacements, mais bon chacun est libre.
- Le système de combat : RE-VO-LU-TIO-NNAIRE! Sans rire, je ne peux plus que difficilement rejouer aux autres RPG (Grandia excepté), sans m'énerver sur le "à toi - à moi" que constituaient les combats. FFXII est en effet plus un Action-RPG. Tout est porté sur l'automatisation de vos actions, grâce au systèmes des Gambits, sortes de règles propres à chacun de vos personnages, que vous pouvez changer en permanence, après les avoir achetés. Oui, bon, ça a l'air compliqué comme ça mais en fait c'est absolument génial. Les combats se font en temps réel avec des ennemis déjà présents à l'écran (sans passer par un écran "combat" donc), à l'instar d'un Zelda par exemple. Vous aurez également des invocations, mais elles ont un rôle assez modestes par rapports à d'autres FF.
Bref, ça ajoute de la fluidité à l'action, à l'exploration, c'est un vrai bonheur.
- L'évolution des personnages : encore un système de grilles, mais plus libre que le sphérier de FFX, puisque chacun de vos 6 personnages commence grosso modo à la même place. Attention donc de ne pas vous disperser et de choisir des spécialités différentes pour tout le monde.. Le levelling-up est honnête, en ce sens que vous n'aurez pas forcément à passer des heures et des heures à booster vos stats pour venir à bout de l'histoire principale. Evidemment, comme tout bon FF qui se respecte, FFXII vous propose quelques challenges secrets assez coriaces, pour lesquels vous devrez vous constituer une équipe de tueurs invincibles (certains boss cachés ont plusieurs millions de points de vie.. miam..).

Le système des missions : FFXII touche décidément à tout, puisqu'en plus de flirter du côté de l'action-RPG, il emprunte aux tactics-RPG un système de missions complètement parallèle à l'histoire principale. Vous serez ainsi invité à intégrer la Guilde des Chasseurs, qui vous assignera au cours du jeu des missions à la difficulté croissante (tuer tel monstre, retrouver tel diqparu..), et qui vous récompensera dûment pour les avoir menées à bien.

Bref, tout cela fait de la 12e cuvée FF un excellent titre, incroyablement riche en secrets, rebondissements et durée de vie (une centaine d'heures), et où l'on prend un plaisir rare à progresser dans une aventure digne de son modèle starwarsien. Tout ceci agrémenté d'une petite claque graphique, qui fera un prendre un petit coup de vieux même aux productions les plus récentes. Probablement le meilleur Final Fantasy depuis les 6 et 7.

10/10

Par Scalix le 08/04/2007 à 11:59

Elle aura fait parler d'elle, cette dernière production Square-Enix.
Au revoir, Hironobu Sakaguchi, producteur et scénariste des Final Fantasy depuis 1987, et bonjour Yasumi Matsuno (FF Tactics, Vagrant Story pour ne citer qu'eux), nouveau Concepteur original, scénariste original et superviseur pour ce projet. Au revoir, Nobuo Uematsu (compositeur de tous les FF, sauf du X-2), et bonjour, Hitoshi Sakimoto (compositeur de Vagrant Story) ! Eh oui, pour ce projet, Square-Enix décide de briser l'équipe classique de Final Fantasy, afin de proposer au joueur une experience radicalement nouvelle, un renouveau de la saga.

D'un point de vue visuel, il n'y a rien à dire, si ce n'est que les programmeurs sont parvenus à exploiter la PS2 mieux que quiconque. Les décors sont vastes, la caméra totalement dirigeable via le stick analogique droit de la manette ; les personnages sont très détaillés, les textures sont propres et l'aliasing n'est vraiment pas choquant. Pour parvenir à un tel résultat, il leur a fallut s'éloigner des tendances visuels lancées par FFX et FFX-2, à savoir des zones de déplacement très limitées, mais des gestuelles et des expressions faciales extrêmement élaborées.
Vous serez probablement surpris par l'animation des villes. Elles grouillent de PNJ, avec lesquels vous pourrez communiquer, et qui pourront vous mener vers diverses quêtes annexes.

Parlons en, de ces quêtes annexes, car elles sont très nombreuses ! En effet, l'univers du jeu étant vaste et complet, il fallait un scénario qui soit digne de ce monde : Ivalice. Le personnage principal, Vaan, est donc un jeune habitant de Rabanastre, principale ville d'une province désormais contrôlée par un empire extrêmement puissant. Notre protagoniste ne digère pas la défaite de sa nation et désire devenir un pirate, pour voler à l'envahisseur tout ce qu'il peut, et le rendre à son peuple. Très vite, son destin va se mêler à celui d'un soldat déshonoré, d'un pirate et de sa partenaire, ainsi qu'à celui d'une des leadeuses de la rébellion de Rabanastre. Ensemble, ils vont s'unir afin d'abattre celui qui est responsable de tous leurs maux : Vayne Solidor ; l'homme qui est à la tête de l'empire. Ce ne sera pas une mince affaire, et il faudra beaucoup de temps pour que les différents personnages acquièrent suffisement de puissance pour le vaincre.

Le système de jeu est très intelligent. Il n'y a désormais plus la moindre transition entre les phases d'exploration et les phases de combat. il est possible d'accéder au menu de combat à tout moment, pour utiliser vos objets, invoquer vos espers, etc.
Les combats à proprement parler ne sont plus exactement au tour par tour, mais plutôt en temps réel. Il faut toujours attendre le chargement de la jauge ATB pour lancer son attaque, mais il est possible de se déplacer autour de l'adversaire pendant les combats. Il devient donc relativement compliqué de gérer trois personnages en même temps dans ces conditions. Les concepteurs de jeu ont donc créé les Gambits. Pour faire simple, vous aurez la possiblité d'accéder à un menu dans lequel vous configurerez vos personnages. Par exemple, Vaan pourra être programmé pour lancer un sort de soin à Balthier (le pirate), dès que celui-ci aura perdu la moitié de ses HP. Ce système est très instinctif et très efficace.

Autre nouveauté, le damier des licences. Ivalice étant sous le joug des juges, il faut être en règle pour acheter son équippement. Il vous faudra donc accumuler des Points de Licences, en tuant des ennemis, qui vous permettront de débloquer sorts, armes et armures. La liberté du joueur est très grande, car le damier étant énorme, vous êtes libre d'aller dans toutes les directions, qui vous mèneront à des choix radicalement différents dans la construction de vos équipes.

Les musiques sont une grande réussite, et on se surprend à ne pas regretter Uematsu, qui pourtant était necessaire dans la conception des univers "fabuleux" des Final Fantasy. Ces musiques envoutantes ne sont plus là, mais elles ont été intelligemment remplacées par celles de Hitoshi Sakimoto, comme je le disais au départ, qui s'en sort particulièrement bien.

Une fois de plus, je suis totalement satisfait par les travaus de Square-Enix. Après un excellent Final Fantasy X, et un FFX-2 daubesque, il fallait au moins ça pour redonner espoir aux fans de la série. Désormais, nous savons que le studio peut faire d'excellentes choses, tout en inovant et en brisant lentement, mais surement, le classicisme qui dévorait Final Fantasy à petit feu. Prochaine étape : Final Fantasy XIII, sur Playstation 3. Ca va faire mal, très mal....

9/10

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