Death Note

Informations générales
- Auteur: Ôba Tsugumi, Obata Takeshi
- Origine: Japon
- Année de création: 2004
- Titre original: Death Note
- Nombre de volumes: 13
- AKA:
- - デスノート
- Relations: 4 fiches en relation
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Death Note
- Editeur: Kana
Synopsis
Yagami Light est un brillant étudiant. Un jour, par hasard, il trouve par terre un étrange cahier noir, le "Death Note". En lisant les instructions sur la première page, il découvre que ce cahier offre la possibilité à son propriétaire de tuer n'importe quelle personne sur Terre en disposant simplement de son nom et de son visage : il suffit alors d'écrire son nom sur le cahier (plusieurs options sont possibles comme on peut décrire les circonstances de la mort, etc).
Au début incrédule, très vite le jeune Light va se servir du cahier pour tuer les criminels dont il entend parler par l'intermédiaire des médias. Mais un soir, il reçoit la visite du véritable propriétaire du cahier : un Shinigami (dieu de la mort) nommé Ryûk, qui lui avoue avoir volontairement laissé tomber son Death Note dans le monde des Humains "parce qu'il s'ennuyait". Il lui annonce aussi que ce cahier est à lui, et qu'il peut en disposer comme bon lui semble. Light lui annonce alors son projet : exercer Sa justice avec le Death Note en tuant "tous ceux qui n'ont pas le droit de vivre" pour créer un "monde nouveau", dont il serait le Dieu....
La nouvelle se répand alors dans le monde entier : une entité, baptisée Kira (déformation pour "killer"), a le pouvoir de tuer n'importe qui sur Terre à n'importe quel moment. La police ouvre alors une enquête, aidée d'un mystérieux détective, nommé "L". Light, au côté de la présence passive de Ryûk, va tout faire pour empêcher ce "L" de s'interposer dans ses projets : commence alors un diabolique duel entre deux esprits fins et calculateurs...
Synopsis soumis par FullMetal Klavikul
#Par cathy le 17/04/2011 à 17:16
N’avez-vous pas encore lu Death Note ? Alors fuyez ces lignes dès l’instant où ce paragraphe prendra fin ! Le suspens. Voilà l’un des principaux attraits de ce manga. Dès lors, vous risqueriez de vouloir m’écorcher vive, me brûler, me jeter en pature à des chimères assoiffées de sang, écrire mon nom dans un certain cahier, si vous veniez à découvrir les secrets de ce thriller psychologique à travers mes propres mots. Je ne me retiens plus, quittez cette page. Vite ! Et courez acheter, louer ou emprunter le manga que je considère le plus grandiose, le plus époustouflant et plus monumental dans son genre que j’ai eu l’occasion de lire jusqu’à présent : Death Note.
Maintenant nous voilà entre lecteurs passés ou présents du destin de Light Yagami, ou entre curieux qui ne tiennent pas compte de mes préventions. Pour ces derniers, à vos risques et périls.
Laissez-moi commencer par le commencement.
Vous savez, quand vous entendez parler pendant longtemps d’un film, d’un livre, ou, le cas échéant, d’un manga que tout le monde a lu autour de vous et dont chacun vente les mérites… il arrive ce qu’il doit arriver. Vous entrez un jour dans une librairie, ayant ou non l’intention de repartir avec de quoi se mettre sous la dent. Vous vous retrouvez – bien malgré vous ! – dans le rayon manga, et votre œil se pose naturellement au sommet de la pile des œuvres que les vendeurs ont mis en évidence.
Sa couverture est noire, douce au toucher, les plus sensibles d’entre nous ont peut-être été un peu rebutés par la présence monstrueuse du shinigami au dos du jeune homme, mais tous, ici présents, avez succombé à votre curiosité. Vous en avez feuilleté les pages. Oh, juste un peu, car à la vue de quelques planches seulement, le graphisme vous a déjà séduits et la beauté d’un certain jeune homme, envoutés. Ce shônen serait-il vraiment à la hauteur de sa réputation ? Sans plus hésiter, vous l’amenez à la caisse.
C’est décidé, vous avez l’intention de pénétrer dans ce monde qui vous a toujours paru si mystérieux, celui du cahier de la mort.
Evidemment, beaucoup de lecteurs n’ont pas démarré de cette manière. Je crois même que la plupart se sont laissés convaincre par l’animé. C’est cependant ainsi, pour moi et autrui, que tout a débuté.
Installés de la meilleure façon qui soit pour nos fesses (personnellement, c’est dans mon lit, trois coussins callés dans mon dos contre le mur, une bouteille d’eau à proximité et un sachet de caramels achetés sur la digue, à la Mer du Nord), nous avons commencé notre lecture.
Dès le début, nous possédons la majorité des éléments de l’intrigue. Le monde des dieux de la mort, le cahier et ses règles les plus importantes, Light, son génie et son dégout pour les actes d’injustice commis par les hommes… Ce qui le pousse ainsi à tuer des criminels, d’où la polémique du manga : « l’Homme mauvais mérite-t-il de vivre ? »
Généralement, dans les histoires policières, tout commence aux côtés de l’enquêteur. Et les indices arrivent les uns après les autres. Le Death Note, c’est tout le contraire. L’auteur nous plonge directement dans les bras du meurtrier, a l’audace de nous y attacher, et, comble des thrillers classiques, nous cache tout du détective.A la force des choses, nous en arrivons à ceci : Light nous plaît et nous ignorons les signes avant-coureurs du sombre chemin qu’il choisit de suivre, non par manque de claire-voyance, mais parce que nous avons l’espoir de croire qu’il changera, ou qu’il sauvera réellement l’humanité.
Le premier affrontement entre L et Kira se déroule plutôt mal pour ce dernier. C’est normal, il ne pouvait deviner qu’il avait enfin trouver un adversaire digne de lui. S’enchaînent alors les batailles entre les deux jeunes gens, dotés d’une capacité intellectuelle hors norme ! Nous voilà plongés dans un tourbillon de plans stratégiques, de pièges machiavéliques… Tout est compté, rien ne leur échappe, ou si peu… Chacun avance de son côté vers l’identité de l’autre, ou s’en sort de justesse : L découvre que Kira habite dans le Kânto, Light déjoue la surveillance des caméras dans sa propre chambre, le détective se présente à Light le rendant fou de rage, Kira se sert de l’œil de Misa Misa pour connaître le nom de Ryusaki mais celui-ci s’en sort in extremis en arrêtant à tant le deuxième Kira…
On voudrait tant que rien ne s’arrête. Ni l’un ni l’autre ne devrait perdre, leur combat devrait être éternel !
Alors que nous pensions pouvoir nous abreuver durant 6 tomes encore du nectar intellectuel et stratégique qu’est le combat L/Kira, tout s’arrête.
Light Yagami tue Ryusaki. Kira l’emporte sur L.
L’image imprimée à jamais dans notre esprit sera ce dos rond qui s’écroule lentement sur le sol. On n’y croit pas bien sûr ! C’est un piège ! On veut que L se relève et que le combat reprenne. Mais c’est aussi simple que ça, L n’est qu’une victime de plus de Kira. A partir de ce moment, on voudrait réellement que Light meurt avec lui. On regrette d’avoir apprécié ce personnage, en cet instant précis, on le hait.
J’ai attendu trois mois avant d’acheter la suite. C’était ma façon à moi de digérer la nouvelle. De marquer la cassure entre les deux parties qui constituent le manga. La première partie du manga était la meilleure, selon moi, bien que les 6 autres tomes ne m’ont pas déçue…
Nous étions prêts au pire, après la mort de L. Que d’autre de plus atroce pourrait-il arriver ?
L’enlèvement de Sayu parvint cependant à nous surprendre. Des remplaçants de L ? Dont l’un a des contacts avec la mafia ?
Voilà que l’action reprend de plus belle, et l’intrigue ne nous lâche plus. La mort du père de Light ajoute même une pointe de mélodrame…
On portait moins d’affection à Mello et à N. Ce qui nous donnait de nouveau une sorte d’envie folle de voir Kira dominer le plus longtemps possible. Ainsi, jusqu’au bout, le suspens nous tenait serrés, le cœur battant.
Light se trouvait cependant face à deux adversaires qui, ensemble, étaient plus forts que leur prédécesseur, L. Kira répéta sa première erreur : il se crut meilleur que les autres. Par cette faute, N parvint à l’arrêter. Ryuk, désireux de regagner son monde, écrivit le nom de Light Yagami dans son cahier. Ainsi se termina l’aventures de celui qui croyait pouvoir voler, mais qui n’avait pas d’aile.
La réponse à la grande question du manga « Tuer au profit de l’humanité, oui ou non ? » se trouve, selon moi, en trois points.
La mort de L. Elle nous a ébranlés et nous a fait comprendre l’exagération de ce pouvoir de vie ou de mort que s’octroient certains.
La rédemption. Elle était offerte à Light Yagami car N n’allait pas le tuer mais l’envoyer en prison. Ce pardon, Kira l’a-t-il jamais envisagé ?
La mort de Light. Il avait beau être fort et intelligent, aussi puissant qu’un Dieu, il n’était qu’un abominable assassin, et a péri à la manière de ces vermines : seul, délirant dans sa folie.
Que demeure à jamais ou évolue positivement, s'ils n'ont atteint leur apogée, l’imagination, l’originalité et le talent de Tsugumi Oba et Takeshi Obata.
Eternellement vôtre,
Cathy
#Par baba79 le 14/08/2010 à 18:31
Death Note est l'un des premiers manga que j'ai lu (j'ai d'abord vu l'anime qui m'a poussé à m'y mettre!)et je n'ai pas été déçu, j'ai tout de suite accroché! Depuis j'ai lu quelques de mangas mais malheureusement beaucoup ne valent pas grand chose à côté de lui.
Death Note est un excellent manga qui ne doit pas son suspense à des scènes d'actions mouvementées, mais plutôt à un combat stratégique et psychologique entre deux esprits hors du commun: Light et L. On a l'impression que ces deux personnages sont deux joueurs d'échecs qui déplacent leurs pions pour se piéger mutuellement, les autres semblent n'être que des figurants qui obéissent et réagissent selon la volonté de Light et L.
Il est très troublant de voir que deux personnages ayant tant de ressemblances dans leurs façons de penser puissent s'opposer ainsi, mais ce n'est finalement que leur esprit d'analyse qui se ressemble, leur morale est différente.
Finalement même si Kira-Light est un criminel, on s'attache à lui, car l'histoire nous est présentée de son point de vue, si bien que l'on a du mal à souhaiter qu'il se fasse arrêter par L, mais on ne désire pas non plus voir L mourir, peut être que l'on aimerais voir leur lutte continuer éternellement...mais cela deviendrait vite lassant, car si Death Note est un excellent manga, il faut admettre que trop de réflexion tue la réflexion et que parfois l'analyse devient lourde à suivre, c'est pour moi le seul point négatif non négligeable.
Cependant l'ensemble reste très positif.
Les dessin révèlent des personnages qui ont un style révélateur de leur personnalité: un surdoué bien habillé (Light), un détective original aux pieds nus(L), une jeune mannequin gothique (Misa),etc...
En bref, un manga tout en finitions, tant du point de vue du scénario que des dessins.
#Par roronoatenma le 07/05/2010 à 19:39
Death note est un très bon manga. On sent que le scenario est bien monté dès le début. Le dessin est également très classe et original. L'opposition entre les deux génies L et Light est vraiment captivante et on a du suspens jusqu'au dernier tome. On ne sait pas du tout quel côté choisir entre le detective qui veut défendre la justice et a des principes et le héros qui avec son pouvoir a décidé de changer le monde pour le rendre meilleur.
Je trouve également que les personnages secondaires sont très bien soignés et cela est aussi un des points fort de ce manga. Ils ont tous un côté très réaliste avec leurs défauts et qualités.
Je n'étais pourtant pas tenté au départ par ce manga mais je ne regrette pas de m'y être intéressé finalement!
Je le conseille donc car c'est un grand manga qui nous fait vivre une histoire palpitante avec plein de rebondissements! En plus il n'est pas long (12 tomes) et l'histoire n'est pas à rallonge comme pour certains manga qui s'éternisent trop.
#Par Anasuna le 28/02/2010 à 13:34
Death Note... Superbe manga, malgré son ambiance sombre et morbide, je trouve... ... On ne s'en lasse jamais, de cette lutte contre "L", un détective et "Kira", le héros...
Au début, l'histoire de ce drôle de Ryûk, dieu de la mort qui trouve son monde pourri m'a semblé nulle. Mais l'histoire de Light Yagami avec son Death Note m'a plus tapée dans l'œil... Il faut un début à tout... Alors j'ai commencé à m'y interresser de très près, à ce manga...
Et finalement, ce thriller psychologique est impressionnant, remplis de suspens, je m'en mord les doigts tellement j'ai hâte de savoir la suite...
Le héros est vraiment intelligent, mais malgré cela je ne peux pas le voir... et le dieu Ryûk est bien crée...
Le personnage qui augmentera encore ma note est "L", le détective... Personnage intriguant... et fascinant !! Dommage qu'il ait été ennemi avec Light... Ensemble, formant le Justice, ils auraient fait une sacrée équipe...
Et malgré l'aspect noir de ce manga, l'anime est tout aussi intéressant, ni plus ni moins...
#Par Sirius le 15/05/2009 à 16:11
J’ai lu Death Note une année après avoir vu la série TV. Ce recul m’a permis d’apprécier à nouveau l’ambiance, l’originalité et le récit torturé des quelques 12 volumes qui forment ce triller poignant. Je ne saurai exprimer de préférence nette : d’une part la série est moins lourde à suivre mais d’autre part le manga présente un dessin abouti, une fin plus violente et jouissive.
Car oui le manga est lourd. Si le volume ne doit pas peser plus qu’une plaque de chocolat, nul doute que la statistique révèlerait un total inédit de caractères. Il ne faut pas moins de deux heures pour achever chaque tome en adoptant un rythme de lecture normal. C’est dire combien les pages sont encombrées de textes et pavés qui font mal au crâne en ralentissant considérablement l’action au détriment du plaisir de lecture.
Cet afflux de textes est d’autant plus dommage que le style de l’auteur est franchement classe et certaines planches représentant le démon manipulateur vous procurent un frisson d’extase indescriptible. Un des dernier chapitre fait fort en ce sens en ponctuant le drame à son apothéose par des séquences hors normes plaçant le démon au sein de fresques mythiques et apocalyptiques qui inspirent majestueusement les conséquences de l’expérience du Death Note sur l’ego de son possesseur. Visuellement c’est splendide, abouti et le style reste homogène du premier au dernier volume.
Sinon Death Note reste Death Note et il ne m’appartient pas de faire l’apologie d’un récit qui parvient sans mal à tenir le lecteur en haleine en présentant un bras de fer tortueux entre deux conceptions opposées de la justice. Stratégies, réflexions, introspections : le récit démarre en trombe et se construit sans temps mort. Malheureusement, l’expérience s’essouffle à un certain stade et finit par dépasser l’entendement du lecteur. La faute à des stratégies toujours plus tordues et faisant l’objet de réflexions fastidieuses.
On finit en effet par succomber sous un flot de paroles inutiles et c’est dommage car Death Note est une expérience poignante et novatrice : le lecteur est appelé à se positionner au sein d'un combat qui n'est pas aussi manichéen qu'il ne semble d'un premier abord.
#Par Ichi-nii le 26/01/2009 à 19:52
Death Note... que ceux qui sont passés à côté de ce phénomène lèvent le doigt ! Enorme succès commercial, Death Note c'est beau, Death Note c'est intelligent...
Comme beaucoup, c'est par l'intermédiaire de l'animé que j'ai découvert cette série et c'est naturellement que j'ai souhaité me procurer le manga... autant dire de suite que sur la fin j'ai un peu regretté.
Oui Death Note c'est beau. Un trait superbe et ultra-réaliste, tant pour les personnages que les décors, tout est bien détaillé pour un résultat sans reproche à faire, tant sur les planches que les couvertures.
Death Note joue la carte du scénario béton, très prenant surtout au départ avec un Light ambitieux et machiavélique et un L des plus mystérieux faisant preuve d'un esprit de déduction affolant.
En voilà une belle confrontation entre deux protagonistes radicalement opposés aux QI respectifs très impressionnants ! Mais sont-ils si opposés que ça ? Ils font preuve de la même faculté d'analyse, ce qui fait perdre un peu d'intérêt à l'intrigue. On se retrouve souvent face à des situations à distance du style : (je schématise beaucoup...)
- Light : "L va sûrement penser que je vais réagir comme ça... alors je vais faire comme ceci !"
- L : "Light va sûrement réagir comme ça... mais il s'en doute forcément que c'est ce que je pense donc s'il réagit comme ça, ça ne prouvera pas qu'il n'est pas Kira !"
Et c'est là, alors qu'on parle d'un scénario à couper le souffle et de guerre psychologique, que l'on sombre parfois dans une certaine facilité avec une confrontation entre deux êtres à la réflexion identique et où l'on tourne en rond.
Et les personnages secondaires dans tout ça ?
Il faut noter que les femmes sont les seules quasi à montrer de réels sentiments, mais ceci est trop peu exploité et même Misa en est réduit à un rôle de figurante à la fin... Au final ces seconds rôles ne sont là que pour mettre en valeur les cerveaux que sont L, Near et Light.
Malgré tout, la première partie du manga est vraiment prenante et on se prend au jeu de ce duel en se demandant qui va attraper l'autre en premier, Light jonglant avec les cahiers et L toujours à l'affut de la moindre erreur.
Et c'est alors que tout bascule... j'ai même eu du mal à trouver l'intérêt de finir les derniers tomes... ceci étant certainement dû au fait que je connaisse déjà la finalité via l'animé... Le petit Near n'est qu'une pâle copie de L et là où Mello aurait pu avoir un rôle intéressant il est lui aussi relégué à un rôle quasi insignifiant.
On se lasse complètement de cet affrontement Near / Light et ce n'est pas l'action qui peut permettre de s'enthousiasmer, vu le degré d'immobilisme de ce manga.
Alors oui Death Note, c'est beau, Death Note c'est intelligent, mais Death Note c'est pas parfait non plus et c'est ce que je voulais souligner.
Au final, un petit 7 pour moi, car il reste une bonne référence, mais pour ceux ayant été un peu déçu par l'animé, ne prenez pas le manga, les autres retrouveront le plaisir qu'ils ont pris avec l'animé je l'espère pour eux.
#Par AngelMJ le 07/10/2008 à 13:39
Comme beaucoup, j'ai découvert Death Note au travers de la série TV. Cette dernière étant une franche réussite pour moi, je me suis dit que le manga originel devait être tout aussi bon. Et il l'est incontestablement, si ce n'est même meilleur.
Avant de nous pencher sur le scénario qui est sans doute le point qui divise le plus, parlons un peu des graphismes. Takeshi Obata a, et ça se voit dès les premières pages, un sacré coup de crayon. Le charadesign est une réelle réussite, accompagné de décors très détaillés et réalistes. On reste fortement admiratif sur le packaging de l'ensemble, les planches, les pages de chapitres, et même les couvertures (fidèlement conservés par l'éditeur Kana) sont d'une qualité indéniable et force le respect. Bref, Death Note ne fait point honte à ses auteurs et possède déjà des qualités marqués en terme de visuel.
En ce qui concerne le fond, il est clair qu'il porte à débat. Death Note, se basant sur les thèmes très intéressants de la mort et de la justice, joue clairement plus la carte de la réflexion que de la baston. L'anime en avait déjà témoigné : dans Death Note ça cogite, ça cogite dur même. Certains reprocheront sans doute a raison que les hypothèses et réflexions des différents protagonistes sont souvent trop complexes ou trop tirées par les cheveux. Cependant, force d'admettre que ces derniers tiennent la route et maintiennent constamment le lecteur en haleine.
Ajoutez à cela que les auteurs ont fait le choix fort intéressant de nous faire suivre l'histoire du côté... du "méchant". A partir de là, votre conscience va être mise à mal entre votre envie de voir le machiavélique Light Yagami payer pour ses crimes ou d'espérer le voir filer entre les doigts de L, Near et les autres. Même si les auteurs donnent clairement leur avis sur la situation dans le dernier volume, Death Note permet d'apporter une réflexion intéressante sur le sens de la justice...
Je terminerais en précisant quelques points qui marquent ma différence d'appréciation entre le manga et l'anime. Si ce dernier suit fidèlement l'oeuvre original, on remarque tout de même que le manga s'attarde plus sur la deuxième partie de l'histoire, qui gagne ici en matière et en intérêt. De plus, à défaut d'être très gourmand en texte, suivre et comprendre les raisonnements des personnages est bien plus facile ici car tout étant rédigé sous nos yeux, l'ensemble s'appréhende de matière plus souple qu'au travers d'un anime, où le bouton pause/retour-arrière devient vite votre ami.
Pour conclure, je dirais de Death Note ne démérite pas son succès et cette version papier met clairement la barre très haut. Graphismes de haut vol, scénario bien ficelé, thèmes et réflexions intéressantes et d'actualité, tout est là pour que le lecteur passe un bon moment en compagnie de Light, L et les autres. Seuls la présence assez imposante des textes pourra sans doute en rebutter certains, mais ce serait passer à côté d'une excellente série!
#Par louve-noire le 24/02/2008 à 20:31
Bonjour !
Que dire, que dire...
J'ai trouvé ce manga très étrange. Mais en même temps, très intéressant.
Pourquoi ?
Parce que c'est le seul (à ma connaissance) où le lecteur est du côté du meurtrier.
Et oui, Light est beau, Lignt est intelligent, Light est fort, Light est courageux.... enfin bref, Light est le personnage typique d'un happy end.
En face de lui, "L" n'en mène pas large, car ce n'est pas un personnage auquel on s'attache facilement.
Vous me direz, selon votre opinion, que Light que j'ai nommé "meurtrier" un peu plus haut ne l'est pas. Je pense personnellement que ce n'est pas à un jeune comme lui de décider si oui ou non tel ou tel personne a le droit de mort. Surtout que le fait d'utiliser le Death note est, je trouve, super lâche.
Mais même si les méthodes utilisées par Lignt sont passablement détestables, on s'attache à ce personnage.
Mais cette vision des choses change au fil de l'anime.
Light devient de plus en plus présomptueux, il tue au nom de la justice toute personne se mettant sur sa route. Et même si ce lycéen est aux premiers abords très calme et posé, ses crises de folie (ou d'angoisse) deviennent de plus en plus nombreuses.
Mais ceci n'est que ma vision des chose, et comme je ne suis pas encore très avancée dans l'anime je ne m'avance pas à d'autres jugements.
Force et Honneur.
La louve noire.
