Les animes de l'hiver 2013
Le passage à la nouvelle année est souvent le moment où l'on prend de bonnes résolutions pour se sentir mieux dans son quotidien. Et si jamais votre bonne résolution à vous est de regarder encore plus d'animes en 2013, alors nous avons de quoi vous satisfaire ! Le staff d'AK n'a pas pris de vacances et vous propose cette petite présentation des nouveautés animées à paraître cet hiver. Bonne anime 2013 à tous !
Chihayafuru (TV 2) – Tout de suite, ça change du tarot
Il y a un peu plus d'un an, l'adaptation du manga de Yuki SUETSUGU a surpris son monde. Les qualités de comédie romantique étaient attendues – et se sont confirmées – grâce à ses teintes pastels très douces et ses personnages attachants, mais cette tonalité était reléguée au second plan. C'est bien sur l'entraînante série sportive qu'on a été pris. Je ne pense pas me prendre une fatwa si j'annonce qu'a priori il n'y a rien de vraiment captivant dans un jeu de carte basé sur la mémoire. Et pourtant. Plus d'une fois je me suis retrouvé complètement happé dans des stratégies recherchés, l'éternel entraînement acharné, la quête d'un but ultime, les rivaux, toussa... Le cocktail classique mais si passionnant dans ce qu'il convient bien d'appeler un sport. Cette première saison nous avait cependant un peu laissé sur notre fin en laissant en plan les personnages, dont certains à peine esquissés, et leurs relations entre eux.
C'est donc avec plaisir que nous accueillons cette suite qui aura la difficulté de ne plus pouvoir compter sur l'effet de surprise et devra confirmer toutes ces attentes. Si le studio Madhouse rempile, il n'a pas pris de risque en reconduisant une bonne partie du staff de la première saison avec l'équipe de Nana : le réalisateur Morio ASAKA (Card Captor Sakura), le directeur artistique Tomoyuki SHIMIZU et le chara-designer Kunihiko HAMADA. Ils travaillent avec les scénaristes Ayako KATOH et Yuuko KAKIHARA qui ont entre temps pris une pige sur Kids on the Slope. Le compositeur Kousuke YAMASHITA complète ce groupe qui a de la gueule. A première vue, ils n'ont pas perdu leur talent en si peu de temps et dans le pire des cas ce sera une bonne excuse pour regarder à nouveau la première saison. Aucun trailer n'a filtré pour l'instant donc j'attends de voir sur quelle dynamique ils partiront, j'imagine qu'on y verra un peu plus Arata ce qui n'est pas pour me déplaire même si je suis un inconditionnel de la team Taichi. Réponse en juin.
Afloplouf
Tamako Market : Fourchette et sac à dos
Le mochi est une pâte alimentaire à base de riz gluant, originaire de Chine et répandu dans toute l'Asie. Le mochi se consomme sous toutes les formes et en toutes saisons, et donne lieu à un grand nombre de recettes ; notamment lorsqu'il est roulé en petites boulettes appelées dango. Mais il est surtout très apprécié pour accompagner les festivités du Nouvel An au Japon… Des petites infos culinaires qui seront utiles pour déguster au mieux Tamako Market, la nouvelle série du studio Kyoto Animation. On y suivra le quotidien de Tamako Kitashirakawa, fille du propriétaire d'une échoppe de mochi dans la galerie marchande du quartier. La jeune fille n'hésite pas à aider à faire tourner la boutique et à inventer de nouvelles recettes. Et puis elle est membre du club de majorettes de son lycée. Et puis elle a un ami qui est le fils d'un magasin concurrent et qui a un peu le béguin pour elle. Et puis un jour elle découvre un drôle d'oiseau dans la galerie marchande. Et puis...
Et puis nous sommes encore une fois face à une comédie pseudo-romantique en milieu scolaire. Rien de surprenant pour le studio qui nous a proposé Hyouka et Chuunibyou Machin Truc l'an dernier. Toutefois Tamako Market pourrait se démarquer à deux égards : premièrement il s'agit, au contraire des deux séries précitées, d'une production originale, c'est-à-dire qui n'est pas adaptée d'un manga ou d'un roman. Cela permettra peut-être au studio d'avoir une liberté plus grande en termes de narration et de créer quelque chose qui sort des sentiers battus. Oui je sais, on y croit mollement.
Ensuite, l'équipe en charge du projet n'est pas inconnue puisque c'est la même qui fut responsable de K-On!, un des plus gros succès de la japanime de ces dernières années et qui propulsa KyoAni au rang de studio préféré des otakus pendant un moment. On retrouve donc une team principalement féminine menée par Naoko YAMADA à la réalisation et Yukiko HORIGUCHI au chara-design. Ces mesdames feront-elles encore une fois péter les charts de popularité ? Réponse à partir du mois de janvier.
Deluxe Fan
Sasami-san@Ganbaranai : drôles de soeurs
Le studio Shaft revient avec une adaptation de light novel ? Quelle surprise ! (ironie)
Sasami-san@Ganbaranai raconte l'histoire de Sasami Tsukuyomi, une jeune fille qui vit recluse chez elle avec pour seule attache son grand frère Kamiomi. D'autres personnages interviendront dans le récit, notamment les étranges sœurs Yagami, qui ont l'apparence de petites filles mais la personnalité d'adultes (ou l'inverse)…
Pas grand-chose n'est connu de l'histoire, si ce n'est qu'il y aura du surnaturel au menu. Au vu du pitch on peut s'attendre à quelque chose de plutôt décalé, à l'image des précédentes réalisations du studio. Le light novel est toujours en cours mais il est déjà long d'une dizaine de volumes, ce qui promet une histoire dense et consistante. Même si, encore une fois, vu les précédentes réalisations du studio je ne parierais pas dessus.
L'équipe en charge du projet est menée par Akiyuki SHINBO et son compère Naoyuki TATSUWA, qui travailla sur un certain nombre des productions de Shaft. Bien évidemment d'autres personnes feront partie de la production mais pas de superstars mises en avant cette fois. Ce ne sera donc pas avec cette série que SHINBO prendra à nouveau en otage le petit monde des otakus comme à l'époque de Madoka Magica.
Quoi qu'il en soit, le studio a bien l'intention d'occuper le terrain cette année, que ce soit avec cette nouvelle licence ou avec la sortie récente de Nekomonogatari et celle prochaine de Kizumonogatari (énièmes adaptations des romans de Nisioisin). Reste à voir si le fandom de Shaft suivra.
Deluxe Fan
Maoyû Maô Yûsha – Quand le héros et la reine des démons s'allient
Pouvez-vous imaginer un monde où le roi des démons est une démone plantureuse ? Où cette demoiselle veut que le héros travaille avec elle et forme une alliance ? Sauf que là, on ne part pas vers une énième comédie ecchi mais vers une histoire à la Wolf & Spice. Car oui, l'alliance de la reine des démons a pour but de stopper la guerre, cette guerre stupide entre leurs peuples. Cette guerre qui n'amènera que trop de problèmes. Et quand on apprend qu'en plus d'avoir un beau physique, notre reine des démons a la tête bien remplie, nous sommes donc en face d'une économiste hors-pair ! Comment notre héros pourrait-il alors refuser une telle proposition ?
Commençons directement avec les seiyuus de nos personnages principaux. Si je vous dis que Holo et Lawrence sont de retour, vous me croyez ? Et pourtant, oui ! Le « couple » de seiyuus phare Ami KOSHIMIZU et Jun FUKUYAMA seront là ! De quoi me faire sentir pleinement en confiance. Confiance un peu moins forte par rapport au studio ARMS qui est plus connu pour Ikki Tousen ou Queen's Blade. Une explication sur le fait que la poitrine de la reine semble plus grande que dans le manga ? Mais avec Takeo TAKAHASHI (Wolf & Spice 1 et 2) aux commandes de la réalisation, le soufflé regonfle. Quant à Masashi KUDO (films de Bleach) pour le chara-design, on peut se sentir satisfaits.
Sûrement l'animé que j'attends le plus de cette saison. Il faut dire qu'avec de tels arguments et je ne parle pas de la poitrine de notre reine, cet animé est mon « Wolf & Spice » de l'année 2013. Et dire qu'à la base, rien ne laissait prévoir que ce manga aurait le droit à son adaptation en animé. Comme quoi, parfois, les surprises peuvent donner quelque chose de plaisant, vraiment très plaisant. Si vous cherchez un animé calme et tranquille cette saison, vous n'aurez guère le choix : Maoyû Maô Yûsha est fait pour vous !
ShiroiRyu
Hakkenden : Touhou Haken Ibbun - Deen et les Bisho, Acte V
Le studio Deen (Hetalia, Fate/Stay Night...) revient en très grande forme cette saison avec deux séries blindées de bishonen. Voilà qui promet. Celle qui nous intéresse trouve son origine dans un classique de la littérature japonaise, composé de 106 volumes, nommé Hakkenden. Il nous conte l'histoire de huit samouraï au XV ème siècle. Une mangaka, Miyuki ABE, a trouvé qu'il serait de bon ton d'en faire un manga clairement destiné aux filles (il est publié aux côtés de Junjou Romantica) et d'ajouter deux ou trois éléments surnaturels en plus. Ce qui a permis à Deen d'en faire une série de 12 épisodes.Bref, nous sommes dans un Japon contemporain où une épidémie fulgurante a ravagé un village. Tout fut brûlé, maisons, cadavres... Mais trois jeunes gens réussirent à survivre, grâce à l'une d'entre eux, qui conclut un pacte avec un homme inconnu de tous. Cinq ans plus tard, ils ont trouvé refuge dans une église et le village a été reconstruit. Cependant, voilà que l'Eglise se manifeste : elle s'intéresse beaucoup à l'épée-démon Murasame, qui aurait un lien avec les trois survivants. Mais lequel ?
Pour s'occuper de cette série de bishonen, les mecs de Deen ne sont pas cons et ont téléphoné à un habitué, Osamu YAMASAKI, réalisateur des trois saisons de Hakuouki. Autant dire qu'il a du bagage. A ses côtés, au poste très important de chara-designer, Hiromi KATO, connu entre autres pour Guilty Crown ou Kobato. Et à la musique, le mec qui s'est occupé de la piste sonore de tous ce qui est Code Geass ou Last Exile. Pas un petit joueur, donc.
Présentée ainsi, la série semble être intéressante. Mais la bande-annonce ne m'a pas particulièrement emballée. Alors certes, les couleurs sont jolies. Mais l'animation ne m'a pas marquée, le chara-design est pas mal si on aime le style bishonen... Quoique, la scène finale montre un semblant d'action, et il semblerait y avoir un peu de conspiration dans l'air. Alors, pourquoi pas...
Rydiss
Bakumatsu Gijinden Roman - Lupin the je-sais-plus-combien-tième
Les Japonais adorent les voleurs. Après Kaito Kid, Lupin the Third, Cat's Eye ou que sais-je encore, voici venir Roman, tout droit sorti de... Son jeu de Pachinko. Oui, oui, vous savez, cette sorte de flipper à la verticale. Ces Japonais sont incroyables, ils trouvent l'inspiration partout.Nous voici donc pendant l'ère Genroku (1688-1704), où un mystérieux voleur sévit la nuit. Son nom ? Roman. Ils se charge de récupérer les biens que des personnes peu scrupuleuses ont dérobés aux honnêtes gens. Et une fois le jour venu, notre voleur devient Manjirô, homme à tout faire.
La première chose qui saute aux yeux lors du visionnage de la bande-annonce est bien évidemment le chara-design, œuvre de Monkey Punch, connu pour son fameux Lupin the Third, et adapté par Satoshi HIRAYAMA (les specials de Lupin, la série Glass no Kamen...). Et hormis quelques jolis décors et deux ou trois phases d'action où l'on assiste à des échappés du héros, il n'y a pas grand-chose qui a capté mon intérêt. Difficile donc de savoir ce que nous réserve Hirofumi OGURA, en charge de la réalisation, même si son CV peut rassurer (on a pêle-mêle du Lupin, du Gintama, du Amatsuki...). Pour la musique, ils ont fait appel à Kengo KAWAZOE et Tomohiro YOSHIDA, qui ont tous deux bossé sur des trucs louches (Recorder To Randsell pour l'un, des titres évocateurs tels que Legend of the Pervert pour l'autre...). Et tout ce beau monde se confinera au Studio TMS, connu notamment pour Detective Conan, Lady Oscar ou la dernière série de Lupin III : Mine Fujiko to Iu Onna pour travailler sur cette série de douze épisodes.
Pour le coup je ne suis pas spécialement emballée. Il est difficile de se prononcer avec cette BA et un synopsis déjà vu je ne sais combien de fois. Puis vu que je ne suis pas spécialement fan du chara-design de Monkey Punch, je crains de ne pas regarder grand-chose de cette série et faire l'impasse.
Rydiss
Cuticle Tantei Inaba - La Fontaine, le remix (où la chèvre est la méchante...)
En plus des voleurs, les Japonais adorent leurs antagonistes : les flics et autres détectives. Voici donc le polar de la saison, tiré du manga (9 volumes, en cours) de Mochi publié chez Square Enix, histoire de faire fonctionner un tant soit peu ses méninges. Ou pas, vu le synopsis.Hiroshi Inaba est un être hybride mi-homme, mi-loup, génétiquement modifié. Et il est détective privé. Dans son agence, on trouve aussi une secrétaire travestie et un adolescent "normal" qui a décidé de prendre un job dans cette agence de malades. Ensemble, ils s'occupent de résoudre différentes affaires assez farfelues. Mais ils doivent aussi s'occuper de l'ennemi mortel qui tient à les détruire, Don Valentino, personnage de malade qui n'est autre qu'... Une chèvre adorant l'argent (qu'elle bouffe).
Pour cette série clairement orientée humour, le studio Zexcs, qui a donné du bon et du moins bon (Chrome Shelled Regios, Dark Rabbit) a fait appel à Susumu MITSUNAKA, à qui l'on confie le poste de réalisateur pour la première fois. Il a tout de même était assistant-réalisateur sur Campione! Au chara-design, nous avons un débutant à ce poste. Satshi KOIKE n'a en effet à son actif que l'oubliable Senki Zesshou Symphogear. Toshiyuki TOKUDA est en charge de la direction artistique (on lui doit celle de Trinity Blood ou Mirai Nikki) et Hideo TAKAHASHI (K, Hikaru no Go) s'occupera de l'aspect sonore.
Après visionnage de la bande-annonce, j'avoue que c'est l'une des rares séries qui me tente. L'anime a l'air de partir dans tous les sens et semble être à fond dans le délire (ce que j'ai vu des scènes avec la chèvre, mon Dieu... Et une gamine avec une tronçonneuse, c'est pas tous les jours qu'on voit ça). La qualité technique m'apparaît honorable, je n'en demande pas plus. J'espère juste que l'aspect mi loup du protagoniste principal n'aura pas de mauvaise influence...
Rydiss
Amnesia : Brain's Base et les Bisho - Il faut bien commencer un jour... Acte I !
Allons voir du côté de chez Brain's Base (Tonari no Kaibutsu-kun, Drrrr!!, Baccano!). Qu'ont-ils prévu pour nous ? Eh bien pour l'hiver, nous avons droit à une adaptation de l'otome game (ces visual novel pour filles qui consiste à draguer des mecs virtuels) éponyme Amnesia, qui a semble-t-il pas mal marché, au vu du nombre de produits dérivés sortis sur le marché et de l'annonce d'une suite au visual novel pour 2013. Donc, si vous n'aviez pas encore compris, vous allez en bouffer du bishonen cet hiver.Avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'on va parler amnésie, mémoire et tout le tintouin. Nous suivons donc notre héroïne, qui n'a pas de nom (ça va être pratique tiens) et qui se réveille un beau jour amnésique. Pourquoi ? Comment ? C'est ce qu'elle va tenter de découvrir en 12 épisodes avec l'aide d'Orion, un esprit à l'apparence de gnome. Mais alors qu'elle est en pleine réflexion, son téléphone sonne. Apparaît sur l'écran le correspondant : "petit ami". Incapable de se souvenir de son visage, elle décide de le rencontrer, sans savoir qui il est vraiment...
Bon, voyons qui le studio a mis sur le projet pour concurrencer Deen dans son domaine. Il s'agit de la première série de ce genre pour le réalisateur, Yoshimitsu OHASHI, plus connu pour Bakumatsu Kikansetsu Irohanihoheto ou, dans un tout autre registre, Galaxy Angel. Au chara-design nous trouvons un petit nouveau, Maho YOSHIKAWA, qui a surtout oeuvré en tant qu'animateur clé sur pas mal d'œuvres (dont Gintama). Et vu la tronche des personnages, je suis un peu inquiète pour son avenir à ce poste. C'est tout de même la première fois que je vois des personnages avec des cheveux ET des yeux bicolores... Quant à la musique, nous avons Yoshiaki DEWA, inconnu lui aussi au bataillon. Il n'a signé que quelques arrangements musicaux. Une équipe relativement novice, donc, qui peut nous donner le meilleur comme le pire...
Depuis La Storia della Arcana Famiglia, je me méfie des adaptations d'otome game... Et même si la bande-annonce semble assez réussie d'un point de vue technique, le contenu me fait peur... L'héroïne ne m'a pas l'air dégourdie (pour ne pas dire cruche), le chara-design est tout de même louche et quelques scènes m'ont l'air d'un cliché... Je ne parierai pas grand-chose dessus... Brain's Base nous fera-t-il un miracle ?
Rydiss
Zettai Karen Children – The Unlimited – Hyôbu Kyôsuke - Sans aucune limite
Avec un titre à rallonge comme ça, on pouvait s'attendre à tout mais surement au meilleur plutôt qu'au pire. Pour les rares qui ne connaissent pas encore Zettai Karen Children, il s'agit d'un manga adapté en animé il y a de cela presque cinq ans (avril 2008) racontant les histoires d'un trio de fillettes aux pouvoirs psychiques et dirigées par leur tuteur. Hyôbu est l'un des antagonistes bien qu'il soit difficile de savoir s'il est véritablement un ennemi ou non. Ainsi, l'animé de cette saison doit plus être considéré comme un spin-off que comme la suite que beaucoup espéraient.Mais il ne faut pas bouder notre plaisir et voyons plutôt qui va s'occuper de ce spin-off. Heureusement pour nous, Koji YUSA, le seiyuu d'Hyôbu pour ZKC, rempile. Mais on ne peut pas en dire autant du reste. Ainsi, ce n'est plus SynergySP qui s'occupe de la production mais Manglobe (The World God Only Knows). Pour le réalisateur, on passe de Keiichiro KAWAGUCHI (Sket Dance) à Shishô IGARASHI, beaucoup moins connu sauf pour Armored Trooper Votoms Case ; Irvine. Enfin le chara-designer change : au revoir Takahiro KAMAGI (film de Galaxy Express 999) pour laisser place à Jun TAKAGI (Manyu Hiken-chô alias La Paire et le Sabre chez nous).
Difficile de ne pas être mi-figue, mi-raisin par rapport à ce spin-off. Les mauvais souvenirs de la « troisième » saison d'Hayate no Gotoku sont encore trop proches à mon goût pour ne pas me méfier. Pour la petite anecdote : la troisième saison d'Hayate no Gotoku est en fait un spin-off écrit par l'auteure du manga. Mais beaucoup espéraient une réelle suite avec le personnage d'Athéna, ce qui emmena beaucoup de déception car cette saison n'est pas à la hauteur de leurs espérances. Néanmoins, si le spin-off de ZKC marche au Japon, je peux alors tout simplement espérer une véritable suite à Zettai Karen Children, ce qui me permettrait de revoir nos héroïnes devenues maintenant de belles adolescentes. Plus qu'à croiser les doigts.
ShiroiRyu
Senran Kagura – Au pays des pervers, les seins sont rois
Ne nous faisons pas d'illusions, l'image de présentation de Senran Kagura explique parfaitement ce que cela va être. Des demoiselles ninjas lourdement armées mammairement et qui sont prêtes à en découdre ? Oui, ça casse pas des briques mais ça déchire des vêtements ! Senran Kagura est l'adaptation d'un jeu 3DS pour l'instant localisé uniquement au Japon, bien que des voix disent qu'il puisse être porté en Europe et aux Etats-Unis. Ne nous leurrons pas, Senran Kagura sera surement l'animé où on évite d'irriguer le cerveau pour juste plonger dans un océan de chair.Pour le studio, il s'agit d'Artland, qui a travaillé sur Bokuga Ga Ita et Ichiban Ushiro no Daimao. Pour le réalisateur, Takashi WATANABE sera là lui aussi connu pour Ichiban Ushiro no Daimao, Ikki Tousen et Freezing. Bref, les gros seins, ça le connait. Par contre, il s'avère que c'est une première pour Takashi TORII en tant que character designer. Malheureusement, du côté des seiyuus, il ne semble pas y avoir de grands noms bien connus. Saori GOTO (Barasuishou de Rozen Maiden) ? Asami IMAI (Kurisu Makise de Steins;Gate) ? Pour moi, aucun son de cloche.
Pas besoin de se faire d'illusions : Senran Kagura ne sera pas l'animé de l'année, ni même de la saison. La seule chose que j'espère de l'adaptation d'un jeu vidéo avec des demoiselles à gros seins, c'est l'absence de censure. Néanmoins, malgré le fait qu'AT-X soit l'une des chaînes de diffusion, je ne pense pas avoir trop de détails. C'est dommage, ça me fait passer pour un pervers mais j'en suis un et je m'assume. Après, Queen's Blade au départ n'avait pas ce petit détail qui fait toute la différence. L'animé en a pourtant profité pour le rajouter. Les seins, c'est pas juste des globes volumineux, y a la petite fraise au bout !
ShiroiRyu
Doki Doki Pretty Cure – Quand ton coeur fait boum !
TOI ! Oui, toi ! Tu ne connais pas encore la franchise Precure ? Comment c'est possible ? Après dix ans, tu vis dans une grotte ? Pourtant, Doki Doki Pretty Cure est comme toutes les autres saisons Precure. Vous trouvez une héroïne collégienne ou lycéenne et vous lui faites tomber du ciel une mascotte ressemblant à une peluche. Vous saupoudrez le tout de pouvoirs magiques, d'un autre monde à sauver des forces maléfiques et de camarades qui viendront aider l'héroïne. Voilà, vous avez la recette d'un animé magical girl de nos jours. Oui, ça ressemble à Sailor Moon dans l'idée de base mais ça ne s'en cache pas.
Malheureusement, à l'heure actuelle, aucune information n'a filtré sur les seiyuus, le réalisateur ou le chara-designer de Doki Doki Pretty Cure. On sait bien entendu que le studio chargé de réaliser cette saison est la TOEI Animation pour ne pas changer. Mais à part ça, il faudra patienter fin janvier pour en savoir plus bien que des bruits de couloir parlent de Rie KUGIMIYA et d'autres seiyuus provenant des films et séries Pretty Cure. Bref, rien de bien concret à se mettre sous la dent.
Mais pourtant, cela fait déjà trois ans que j'ai commencé les séries Pretty Cure. D'abord par Heartcatch Precure avec Yoshihiro UMAKOSHI au chara-design (Casshern Sins et Saint Seiya Omega). A croire que j'ai commencé par la meilleure série. Ensuite, assez naïf, j'ai considéré Suite Precure comme une bonne réussite … mais c'était avant de tomber sur Smile Precure (qui finit dans un mois environ). Et là, je suis définitivement attaché à la licence. Bien entendu, la licence Precure est dégoulinante de bons sentiments et Doki Doki Pretty Cure ne fera pas exception à la règle mais qu'importe ! Ces bons sentiments sont souvent accompagnés de moments fabuleux. Oui, je n'ai pas peur de le dire. Certains combats de la licence Pretty Cure font tourner au ridicule ceux de la majorité des shônens que l'otaku lambda dévore chaque saison ! Doki Doki me régalera par cela et je terminerai donc par : Girl power !
ShiroiRyu
Yama no Susume - Là haut sur la montagne...
Voilà une série au thème peu commun : la montagne. Chose assez étrange quand on y réfléchit, la montagne pouvant donner autant, voir plus, de divertissement que la mer. Ah, mais on me dit que les maillots de bains sont essentiels à l'animation japonaise... Donc forcément la mer est prioritaire... Bref, parlons de cette série composée d'épisodes de 5 minutes, issue du manga éponyme de Shiro, constitué pour le moment d'un seul volume...Aoi et Hinata sont amies d'enfance. Toutes jeunes, elles s'étaient faites la promesse de contempler une nouvelle fois le lever du soleil au sommet d'une montagne. Mais voilà, elles ont grandi et les choses ont changé. Aoi aime rester au calme chez elle et est atteinte d'acrophobie (la peur des hauteurs), tandis que Hinata est une hyper-active aimant le grand air et l'alpinisme. Hinata arrivera-t-elle à emmener Aoi au sommet ?
C'est le studio 8-Bit, connu notamment pour Infinte Stratos ou Aquarion Evol, qui est à la barre. Et on peut dire qu'ils n'ont pas été très causant à propos de l'équipe technique. Le réalisateur est celui de B Gata H Kei et d'Aquarion Evol, Yusuke YAMAMOTO. Et le chara-designer en charge des personnages tout mignons est Yusuke Matsuo, qui a œuvré sur celui de l'OAV Black Rock Shooter. Et voilà. Rien sur la musique ou les décors, qui me paraissent pourtant essentiels vu le thème.
J'adore la montagne. Je ne vous cache pas mon emballement lorsque j'ai su qu'un anime allait en faire son thème. Puis une fois que j'ai vu que les épisodes allaient durer cinq minutes, j'ai un peu déchanté. Et quand j'ai vu la bande-annonce qui nous présente comme décor principal un lycée, j'ai vite été déçue. D'autant plus que les quelques plans montagnards aperçus ne m'ont pas l'air d'être une franche réussite... Allez, je garde espoir...
Rydiss
Ore No Kanojo To Osananajimi Ga Shuraba Sugiru - L'amour c'est mieux à trois
2012 fut une très grosse année pour A-1 Pictures. Le studio a inlassablement occupé le terrain avec ses Tsuritama, Space Brothers, Sword Art Online, ou encore avec Shin Sekai Yori et Magi. Infatigable, le studio revient début 2013 avec deux productions, dont Ore No Kanojo To Osananajimi Ga Shuraba Sugiru (ou OreShura pour les paresseux).Cette série dont le joli nom signifie « Ma petite amie et mon amie d'enfance se querellent trop » (ça promet) est une adaptation de light novel - qui existe aussi en manga - dont le pitch fait penser à une pièce de boulevard animée. Le protagoniste Eita entre au lycée avec la ferme intention de réussir ses études. Mais il est interpellé par Masuzu, la fille la plus populaire du bahut, qui lui propose un deal : afin que chacun ne soit pas importuné par des histoires d'amour et puisse se concentrer sur le travail, ils formeront un faux couple. Réticent, Eita va être malgré lui entraîné dans ce quiproquo sentimental…
Une comédie romantique en milieu lycéen… Un petit air de déjà vu, non ? La série part déjà avec un certain handicap, même si elle affiche en tant que réalisateur Kanta KAMEI, que vous connaissez peut-être pour avoir dirigé l'adaptation de Usagi Drop (Un Drôle de Père). On se demande ce qui l'a poussé à s'orienter vers un genre aussi saturé que celui de la romance lycéenne, d'autant que la bande-annonce ne promet pas une révolution artistique. OreShura aura donc fort à faire pour convaincre une communauté qui n'a que trop bouffé de ces vaudevilles animés. Espérons au moins que les « amateurs du genre » en ressortent satisfaits.
Deluxe Fan
Vividred Operation : Opération Fessiers juvéniles
Cette série est un des seuls projets originaux de la saison, et sa communication intense en a fait une des nouveautés les plus attendues au Japon. Il fallait bien en parler.Cette série est d'ores et déjà très comparable à Strike Witches, ce qui est normal puisque le réalisateur/chara-designer est le même, Kazuhiro TAKAMURA. Et après Gonzo, c'est le studio A-1 Pictures qui s'occupera de produire cette série. Après avoir tâté le terrain avec The Idolm@ster, le studio se lance donc clairement dans un projet orienté otaku/lolicon. Il faut ainsi croire que les projets dits originaux ne sont plus ceux qu'il faille désormais attendre de la part des studios d'animation, si ce n'est pour des réalisations ostensiblement alimentaires. Car par les temps qui courent, montrer des collégiennes en mini-short semble être synonyme de succès assuré auprès d'un certain public.
Deluxe Fan
- Article publié par Deluxe Fan



