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Les animes de l’automne 2018

Publié le 22/09/2018 par dans Anime - 6 commentaires

L’automne prend son temps pour arriver cette année, mais nous savons tous que les Japonais, bourreaux de travail, n’en ont que faire et continuent d’imposer leur rythme de sortie. Donc forcément, le staff d’AK a fait sa rentrée précoce et est parti vendanger pour vous dégoter les séries qui vaudront le coup d’œil. Ou pas. Savourez-donc ce cru 2018 chers amis, mais n’oubliez pas : comme toujours, consommez avec modération.

Karakuri Circus Jojo Bizarre Adventure – Vento Aureo Kaze ga Tsuyoku Fuiteiru
Radiant Hinomaru Sumo SSSS Gridman
Goblin Slayer Girl in Twilight Sword at Online Alicization
Ingress Fairy Tail 2018 RErideD
Tensei Shitara Slime Datta Ken Irozuku Sekai no Ashita Kara LISTE DES ANIMES DE L’AUTOMNE 2018

Karakuri Circus – Bourre-pif le clown

Les marionnettistes ! Des hommes et femmes capables de manipuler des poupées élégantes ou non via leurs fils pour leur donner vie. Dans un cirque ou un petit plateau, c’est mignon et plaisant à regarder. En revanche, quand les marionnettes font une taille humaine et que les marionnettistes veulent votre mort car celle-ci apporterait une somme d’argent colossale en héritage comme conséquence, tout de suite, c’est moins plaisant. Mais voilà, le jeune Masaru Saiga ne doit sa survie que grâce à Narumi Katõ, un jeune homme atteint d’une maladie rare : le syndrome de Zonapha. Pour vivre, il doit faire rire les autres. Mais le jeune homme n’est pas seul : une belle jeune femme aux cheveux d’argent, du nom de Shirogane, est là pour protéger Masaru grâce à sa marionnette : « Arlequin ».

On prend les mêmes et on recommence. C’est un peu comme ça qu’on pourrait définir l’adaptation animée de Karakuri Circus. L’auteur, Kazuhiro FUJITA, est connu pour Ushio to Tora et Moonlight Act. Tandis que Karakuri Circus n’a pas eu la chance de pouvoir arriver à sa fin dans notre contrée (les très faibles ventes étant la cause principale), Ushio to Tora n’est jamais sorti chez nous, et Moonlight Act se rapproche peu à peu de sa fin dans la douleur. Oui, Kazuhiro FUJITA est un excellent mangaka mais son style graphique si particulier n’attire pas grand monde alors que ses histoires sont excellentes. Pour l’adaptation animée de Karakuri Circus, ainsi, le studio VOLN se charge de celle-ci, ayant déjà œuvré sur celle d’Ushio to Tora, le réalisateur, Satoshi NISHIMURA est là lui aussi.

Ceux qui ont aimé Ushio to Tora seront ravis de savoir que tous les « acteurs » derrière la série animée sont de retour pour Karakuri Circus. La seule inquiétude relative à cette adaptation concerne le nombre d’épisodes : 36. Sachant que le contenu de base a 43 volumes (alors qu’Ushio to Tora avait 39 épisodes pour 33 volumes), on peut espérer qu’une autre saison est prévue pour plus tard. Et le point intéressant dans tout ça ? C’est que si Ushio to Tora et Karakuri Circus ont eu leurs adaptations animées, il suffit de croiser les doigts pour que Moonlight Act suive le même chemin !

Shiroiryu

JoJo’s Bizarre Adventure : Vento Aureo Bei Ragazzi, Tutti Vestiti Bene

Le train de la hype entourant la franchise JoJo depuis le début de son adaptation animée s’apprête à rentrer en gare et embarquer la foule de spectateurs impatients. Direction : L’Italie, patrie de l’huile d’olive extra vierge et des mafieux en costume rose bonbon.

Vento Aureo est la cinquième partie du manga de Hirohiko ARAKI, publiée dans le Shônen Jump entre 1996 et 1999 pour un total de 17 volumes. Le protagoniste est un certain Giorno Giovanna, dont le rêve est de grimper les échelons de la mafia Napolitaine et de vaincre son mystérieux parrain. Le tout à l’aide de Stands bizarres aux pouvoirs excentriques, comme d’habitude.

Tout comme l’excellent Diamond is Unbreakable diffusé il y a deux ans, ce nouvel arc de JoJo n’a jamais été adapté en anime et constitue donc un évènement pour les fans anciens comme nouveaux de la franchise. On retrouve le studio David Production et une partie de l’équipe responsable, il ne devrait donc pas y avoir de changement majeur dans la direction artistique ce qui ne peut qu’être rassurant vu la réussite indiscutable de DiU qui s’est très facilement hissé au panthéon des animes de shônens de la décennie. Vento Aureo a plutôt bonne réputation chez les vétérans de JoJo, et est particulièrement populaire au Japon où les designs bigarrés des nombreux personnages masculins ont attiré tout un public fujoshi à l’époque. Sera-t-il également au rendez-vous vingt ans plus tard ? Réponse dès le 5 octobre.

Deluxe

Kaze ga Tsuyoku Fuiteiru A vos marques

Parmi les séries sur le sport, les histoires de course à pied me laissent de marbre.  Il est télégénique mais je n’ai jamais trouvé qu’il avait l’endurance pour tenir la longueur. En revanche, quand Shion MIURA, l’auteure du surprenant Fune wo Amu s’y essaye, ma curiosité ne peut être que piquée. Voir Production I.G qui a eu le nez creux ces dernières années en matière d’adaptation de séries sportives a fini de me ferrer.

Mieux, les protagonistes ne sont pas des lycéens pour changer mais des étudiants en fac. Hakone Ekidan est une course de relais de cinq marathons. Ça fait une trotte. Je ne sais pas grand-chose d’autre mais le chara-design de Takahiro CHIBA qui a travaillé sur Haikyuu a une familiarité qui n’est pas pour me déplaire. Il retrouve dans Kaze ga Tsuyoku Fuiteiru son collègue animateur Hideki TAKAHASHI. Ce dernier co-dirigera l’animation avec Takashi MUKOUDA qui a officié récemment sur Ballroom e Youkoso. Cette bande de joyeux drilles sera chapeauté par le réalisateur Kazuya NOMURA qui a porté cette casquette sur Joker Game.

Autant vous dire que tout ça devrait être du bonbon pour les yeux. Seule surprise au tableau, le choix du scénariste pour adapter le roman de Shion MIURA : Kohei KIYASU qui est plutôt connu en tant que comédien de doublage ! Il a notamment été le doubleur de Ippo dans la série éponyme. Voilà une reconversion atypique que je vais aussi scruter de près.

Afloplouf

Radiant Le shônen saveur brochette-fromage

Qui a décidé que les mangas ne pouvaient être dessinés que par des japonais ? C’est sans doute pour répondre à cette question existentielle que Tony VALENTE a produit Radiant, une série de bande-dessinée qui a l’apparence du manga, l’odeur du manga mais qui n’en a pas la nationalité. Avec neuf volumes publiés chez Ankama, le franchise se verra adaptée en anime cet automne ; un anime bien japonais en revanche.

Le récit se déroule dans un monde où des monstres maléfiques appelés Némésis tombent du ciel et provoquent des infections chez les humains. Des sorciers utilisent leurs pouvoirs pour les combattre, mais ils sont eux-mêmes chassés par l’Inquisition qui condamne la pratique de la magie. Un de ces apprentis-sorciers, Seth, découvre que le seul moyen d’anéantir les Némésis est de détruire leur créateur, Radiant…

Parmi les innombrables mangakas en herbe qui se sont mis au dessin après avoir vu Naruto à la télé, bien peu sont parvenus à se faire publier et encore moins à se faire adapter en série d’animation. A ce titre Tony VALENTE peut être fier de lui et mon patriotisme latent me commande de ne dire que du bien de cette série à venir. Malheureusement, le studio Lerche et le réalisateur Seiji KISHI en charge de l’adaptation ont un long parcours de médiocrité qui ne donne pas confiance. On note toutefois que la série sera produite et diffusée par la NHK, la télévision publique japonaise ; et impossible de croire que le contribuable nippon irait mettre son argent dans autre chose que de la Qualité.

Deluxe

Hinomaru Sumo David contre Goliaths

Blah blah blah, une série d’animation sportive, Afloplouf va forcément nous rabattre les oreilles avec. Hinomaru Sumo en est même presque une caricature : tournoi lycéen au programme et protagoniste qui n’a vraiment pas le physique de l’emploi mais qui va l’emporter grâce à son courage et ses amis. Hinomaru était un grand champion de sumo en primaire. Malheureusement pour lui, sa croissance s’est arrêtée et voilà que Minipouss se retrouve face à des golgoths qui font le double de son poids ; et il n’y a pas de catégories en sumo. C’est du cousu de fil blanc mais que voulez-vous, c’est ma came. La deuxième partie qui ne devrait pas être tout de suite portée à l’écran est bien plus intéressante mais il vous faudra vous contenter de ses solides fondations pour cet automne.

Le sumo n’est pas franchement le sport le plus attirant qui soit et si le manga de Kawada met sous silence certains aspects de la discipline (la misogynie, les yakuzas), il aborde frontalement le cas des étrangers notamment mongols qui domine ce sport national symbole de fierté. Gonzo fait donc une bonne pioche : sans trop de risques mais pas complètement aseptisé non plus. Le réalisateur choisi est plus un habitué du foot : Kōnosuke UDA a déjà travaillé sur le récent et réussi Days.

La maigre bande annonce laisse entrevoir une adaptation sage qui se contente de faire le job mais alors que certains se plaignent des séries sportives aux personnages efféminées pour attirer les Fujoshi, vous aurez une série à l’ancienne avec des garçons aux gros muscles.

Afloplouf

SSSS Gridman Le SSSSuper tokuSSSSatSSSSu de la SSSSaison

Les animes de tokusatsu peinent souvent à intéresser le public occidental au-delà des fans les plus énervés qui savent réciter dans l’ordre chronologique la liste des séries de Kamen Rider. Avec SSSS Gridman, le studio Trigger entend bien ramener du monde à la cause des héros masqués.

Gridman est au départ un feuilleton de tokusatsu datant des années 90 est produit par Tsuburaya, la fameuse firme également responsable d’Ultraman. Cette franchise a fait l’objet d’une première collaboration avec le studio Trigger en 2015 dans le cadre d’un court-métrage de l’Animator Expo ; c’est ce pilote qui a engendré l’idée d’une série à part entière qui débutera le 7 octobre prochain. Cette nouvelle incarnation de Gridman n’aura toutefois aucun lien avec les précédentes et reprendra l’origine de ce héros géant, sorti du monde virtuel de jeunes adolescents pour combattre les méchants dans la réalité. Pour l’anecdote, le Gridman original a été exporté aux Etats-Unis sous le titre Superhuman Samurai Syber-Squad (sic), d’où le SSSS dans le titre de cet anime, preuve que Trigger et Tsuburaya cherchent réellement à s’attirer les faveurs du public occidental dans un marché de l’animation qui tangue de plus en plus vers l’Ouest.

Il s’agira de la deuxième série de Trigger cette année, et on est curieux de savoir s’ils seront capables de faire plus mauvais que Darling in the Franxx, déjà sacré pire anime de 2018. Le réalisateur choisi est Akira AMEMIYA, qui avait produit le court de 2015 et s’est entre-temps illustré sur des « chefs d’œuvre » tels que Inferno Cop et Ninja Slayer. Il sera néanmoins assisté d’une équipe en béton avec comme scénariste Keiichi HASEGAWA qui a officié sur de nombreuses séries de Ultraman mais également des animes tels que la première saison de Rage of Bahamut. Cerise sur le mécha, la bande-son sera produite par le légendaire Shiro SAGISU (Evangelion, Bleach, Berserk).

Trigger a trop déçu par le passé pour qu’on puisse se permettre d’hyper une de leurs séries mais il faut avouer que les arguments sont sur la table. Attendons cela tranquillement, on est pas à l’abri d’une bonne SSSSurprise.

Deluxe

Goblin Slayer – Le farming à bas level

Ah, les gobelins ! De viles créatures mais de faibles monstres dans la majorité des jeux basés dans un univers fantastique médiéval. Des petits êtres à la peau verte généralement, il n’y a qu’un seul problème en ce qui les concerne. La puissance ? Pas tellement, bien que certains peuvent être dangereux. L’intelligence ? Voyons, un peu de sérieux ! Non, le problème majeur des gobelins, c’est leur nombre. Avec une capacité à se reproduire très aisément avec les femelles des autres espèces, un passage à l’âge adulte bien plus rapide qu’un humain, les gobelins sont capables d’envahir des plaines et villages en les engloutissant sous une vague de couleur verte. Et les aventuriers dans tout ça ? Les gobelins ne sont que menu fretin, qui n’accordent aucune récompense intéressante. Pourtant, un homme se dresse face à eux, les éliminant sans aucun répit. Son nom ? Le Goblin Slayer.

Goblin Slayer, avant d’être un animé, c’est un manga. Avant d’être un manga, c’est un light novel écrit par Kumo KAGYU et illustré par Noboru KANNATSUKI, pour qui il s’agit de leur première œuvre (et qui est toujours en cours). Mais surtout, Goblin Slayer est à mettre au niveau de Berserk en termes de Dark Fantasy. Ici, ne vous attendez pas à ce que le sang soit l’unique chose qui donne ce genre au titre. Non, les gobelins sont vicieux, pervers, violents. Les hommes sont éviscérés, les femmes violées, et cela sans vous priver des détails dans les scènes, bien qu’on ne tombe pas dans la catégorie hentai. L’adaptation animée a été confiée à White Fox. Derrière ce nom se trouve le studio qui s’est chargé de Re:Zero, animé majeur de 2016. De même, le compositeur musical Kenichiro SUEHIRO est commun aux deux séries.

Alors, Goblin Slayer, il faut en attendre quoi ? Les romans sont parmi les meilleures surprises de ces dernières années en termes de Light Novel et le studio chargé de son adaptation animée a fait ses preuves. Dire qu’on lui accorde le feu vert serait ennuyeux vu la couleur commune avec ces horribles petites créatures, cependant Goblin Slayer peut être considéré comme l’une des attentes majeures de la saison. Une attente aussi prévue en France puisque l’éditeur Kurokawa a sorti le manga et le light novel (le premier pour l’éditeur !) en même temps depuis le 13 septembre. Un joli coup de la part de l’éditeur !

Shiroiryu

Girl in Twilight The Twilight Zone

Il y a un sacré paquet de séries originales cette saison. Dommage que leur sujet ne le soit pas autant. Regardez cette énumération de toute beauté : cette série parle de lycéennes membres d’un club qui se retrouvent dans un monde alternatif. Mais alors, pourquoi j’en parle, hein ? Suis-je devenue je m’en foutiste ? Ou stupide ? Non, braves gens. J’en parle parce qu’il y a quelqu’un qui nous permet d’espérer plus de ce postulat de départ : Kotaro UCHIKOSHI.

Ce type est derrière la série de visual novels Infinity (Ever17 pour n’en citer qu’un) et des jeux Zero Escape (9 Hours, 9 Persons, 9 Doors entre autres). Bref, il est connu pour des histoires prenantes aux retournements de situation de dingue. Du coup, le savoir à l’origine de l’histoire de l’anime intrigue. D’ailleurs, puisqu’on en parle, ce dernier parle d’un groupe de filles membres du club de radio de leur lycée. Elles ont pour habitude de se réunir et l’une d’elles, Asuka Tsuchimiya, a instauré un rituel : en fin de journée, les filles se rassemblent devant un arbre du temple voisin et récitent une petite prière qui, selon la légende urbaine, devrait se réaliser si faite selon certaines règles. Mais ce qui est perçu comme un jeu prend très vite de l’ampleur et les filles commencent à perdre le contrôle…

C’est le studio Dandelion (Haikyu !), surtout connu pour faire de la sous-traitance de 3D CGI, qui est en charge du projet. Bon, le réalisateur Jin TAMAMURA n’a pas grand-chose à son actif (A sister’s all you need), mais on va lui accorder le bénéfice du doute. Le design des personnages a été confié à Masakazu KATSURA (auteur des mangas Zetman et I’’S entre autres), et Hiroki HARADA (Romeo x Juliet) a bien réussi à retranscrire son style pour l’animation. Cette dernière a d’ailleurs été confiée à Akito YAMAMOTO (Mitsuboshi Color), qui n’a pas fait parler de lui en bien ou en mal.

Bref, malgré un postulat de départ simple, j’espère avoir une surprise. Pas un chef d’œuvre, même si on peut toujours rêver, mais au moins un anime divertissant, avec des rebondissements. La bande-annonce montre une réalisation colorée et agréable avec de l’action, on peut donc peut-être s’attendre à avoir un truc qui ne reste pas cantonné à son idée initiale. Chose que je lui souhaite, car il n’est pas terrible ce départ quand même…

Rydiss

Sword Art Online : Alicization J’appelle Alice

Y a-t-il vraiment besoin de présenter Sword Art Online ? Véritable phénomène mondial de cette décennie, l’animé a permis un gros gain de popularité pour promouvoir les light novel dans le monde entier. Il y a un avant-SAO et un après-SAO. Bien entendu, Sword Art Online n’était pas le premier animé tiré d’un Light Novel, Zero no Tsukaima étant un exemple, mais voilà… C’est bien en grande partie grâce à lui que les éditions Ofelbe sont nées avec SAO comme fer de lance. Mais l’arc Alicization, c’est quoi ? Situé après l’arc majeur Phantom Bullet (et le jeu Gun Gale Online) et les arcs mineurs Calibur et Mother’s Rosario, l’arc Alization peut être considéré comme la « finalité » de SAO, bien que le Light Novel continue, mais avec des histoires annexes pour le moment.

En dix volumes, ce qui en fait deux de plus que tous les autres réunis, Kirito se retrouve plongé dans un nouveau monde comme seul moyen de survivre après une agression de la part du dernier membre encore en liberté des Death Coffin. Cette nouvelle technologie nommée Soul Translator est révolutionnaire pour travailler sur le concept des IA de type Bottom-Up. Là-bas, Kirito fera connaissance avec Eugeo, un jeune homme de dix-sept ans, qui est à la recherche d’une amie à lui portant le nom d’Alice. Affublé d’une tâche sacrée, il ne peut pas quitter son village tant qu’il n’a pas abattu le cèdre géant Gigas Cedar.

Et voilà ! Même si cela fait déjà six bonnes années que SAO, premier du nom, est sorti sur les écrans de télévision japonaise, c’est encore A-1 qui est en charge de la production de cette saison animée. Yuki KAJIURA est toujours à la composition auditive tandis que les deux seiyuus de nos héros principaux sont les mêmes : Haruka TOMATSU pour Asuna et Yoshitsugu MATSUOKA pour Kazuto/Kirito.

Bon, Sword Art Online, on accroche ou on passe à côté, ça a été le cas pour le début de la licence il y a six ans et ce n’est pas cet arc qui devra faire changer d’avis les réfractaires de la licence. Néanmoins, contrairement aux saisons précédentes, il est bon de signaler que l’on ne verra qu’à peine Asuna et encore moins les autres personnages majeurs. Seul Kirito est plongé dans ce nouvel univers, ce qui reste un point qui pourrait intéresser quelques personnes. Si vous lisez le light novel d’Ofelbe en même temps, cette adaptation vous permettra alors d’avoir le son et l’image sur les lignes de texte.

Shiroiryu

Ingress On régresse ?

Vous devez forcément avoir entendu parler de Pokémon GO, ce jeu en réalité augmentée qui vous fait parcourir votre environnement pour capturer des bestioles. Mais Niantic, le développeur, ne partait pas de nulle part. Pokémon GO n’aurait peut-être pas existé sans Ingress, leur jeu précédent, qui a posé les bases. En effet, les joueurs, divisés en deux factions, devaient aussi se rendre en des lieux précis et en prendre possession virtuellement pour faire avancer leur cause, sur le même principe que les arènes de Pokémon. Et pour une raison que j’ignore, l’idée d’en faire une série animée est venue sur la table et a été retenue. La magie du marketing.

Mais voyons ce que cela donne. L’univers de science-fiction du jeu a été repris, tout comme son idée de base. Lors de l’observation du Boson de Higgs par le CERN en 2012, une autre source d’énergie est découverte : l’eXotic Matter ou XM, qui serait d’origine extra-terrestre et permettrait de contrôler l’esprit des humains. Mais cela, Makoto l’ignore. Notre héros, capable de lire la mémoire d’un objet en le touchant, fait partie d’une unité spéciale. Ce n’est qu’en enquêtant sur l’explosion d’un laboratoire qu’il entend pour la première fois le nom XM. Il y découvre aussi une bague appartenant à la seule survivante de la catastrophe, Sarah. En touchant ce bijou, il a une vision : une personne est aspirée par une lumière rouge et disparaît. Le voici pris dans une conspiration ayant pour objet le contrôle du XM…

Bon, ça a l’air sympathique. Enfin, il faudra vous assurer que la 3D CGI ne vous dérange pas, car la série sera entièrement animée ainsi. Ah, sachez qu’il n’y a pas de bande-annonce pour juger de la qualité pour le moment… Et puisque la studio, Craftar, n’a aucune œuvre à son compte, on ne peut pas vraiment savoir quel est leur niveau de maîtrise dans le domaine. Il a au moins fait appel à un spécialiste du sujet : Yûhei SAKURAGI travaille exclusivement avec de la 3D CGI (le film 009 Re : Cyborg). Takeshi HONDA, un animateur pur jus (les films Evangelion, Denno Coil) sera en charge des personnages et pour être certain que la 3D sera réussie, Atsushi FURUKAWA (la 3D des Bakugan), lui aussi spécialiste de la 3D, assistera le réalisateur.

Bref, le postulat de base est intriguant, mais semble surtout conforter les choix de Netflix dernièrement : des complots, du polar, du surnaturel… Comme B the Beginning ou AICO. Car oui, ce sera diffusé sur Netflix. Mais il n’y a pas vraiment eu de chefs d’œuvres chez eux dernièrement. Ingress arrivera-t-il à redresser la barre ? Difficile d’y croire pour le moment mais croisons les doigts…

Rydiss

Fairy Tail 2018 La fin d’un conte

Faut-il expliquer ce qu’est Fairy Tail après tout ce temps ? Bien que le manga soit maintenant « terminé » au Japon mais aussi chez nous depuis juin 2018, la version animée n’avait pas eu la chance d’un Naruto d’avoir une réelle fin. Syndrome de Bleach ? Nullement ! Car oui, contrairement à ce dernier, Fairy Tail avait déjà eu le droit à une seconde saison de 102 épisodes en 2014 après une première de 175 épisodes en 2009. Tout ça, ça ne nous rajeunit pas ! Avec cette troisième et ultime saison, nous pourrons enfin assister à la fin de Fairy Tail en version manga.

A-1 Pictures, déjà derrière les précédentes saisons, rempile une nouvelle fois en tant que studio chargé de l’adaptation animée. Pour la réalisation, Shinji ISHIHIRA est toujours là, Yasuharu TAKANASHI fait de même pour la bande sonore et… mais en fait, c’est très simple. Vous voyez la majeure partie du casting de la production de 2009 ? Vous faites un Ctrl + C pour copier, puis un Ctrl + V pour coller et voilà, vous avez exactement la même bande qu’à l’époque.

Rassurant de savoir que ce sont les mêmes personnes ? Cela dépendra de chacun et de leur appréciation des précédentes saisons animées. Bien que Fairy Tail reste un shônen qui a marqué les esprits (en bien ou en mal, à chacun de décider) de cette dernière décennie, la version animée avait le mérite d’avoir une excellente bande-sonore. De plus, malgré quelques fillers pas forcément non-intéressants, l’oeuvre était respectée en grosse majorité dans son ensemble. Ainsi, ceux qui attendaient la suite animé ne devraient pas trop avoir à craindre avec ce qui va les attendre en octobre.

Shiroiryu

RErideD T’as pas pris une RiDe

Cette série annonce un grand retour : celui de Yoshitoshi ABE, le créateur des personnages des séries Haibane Renmei, Texhnolyse et Serial Experiment Lain. Que du lourd pour les connaisseurs. Et il s’agissait à chaque fois de séries originales. Du coup, puisque le combo gagnant « Original + ABE » est de retour avec RErideD, pourrions-nous avoir une autre future perle de l’animation ?

L’histoire donne envie, malgré un petit goût classique. En 2050, Derrida Yvain est ingénieur et l’inventeur de la « Machine Autonome DZ ». Cependant, avec son collègue Nathan, il découvre une erreur de conception et tente d’alerter son chef, dirigeant de la société Rebuild, avant que le processus de fabrication ne soit lancé. Mais celui-ci reste sourd à son appel et les deux amis se retrouvent poursuivis par un groupuscule armé. Pour leur échapper, Derrida s’enferme dans un caisson cryogénique pendant une décennie. Mais à son réveil, il découvre que le monde a été ravagé par sa création. Et qu’est-il arrivé à Nathan et sa fille ? Derrida va tenter de les retrouver et d’obtenir des réponses à ses nombreuses questions…

Bon, soyons honnêtes : je ne sais pas quoi en penser. Le synopsis est intéressant, mais la réalisation semble être d’un classicisme à toute épreuve, ce qui m’a refroidi. Et le studio Geek Toys commence sa carrière avec ce projet, donc difficile de savoir à quoi s’attendre. L’équipe pourra en rassurer certains : le réalisateur, Takuya SATO, a déjà travaillé avec ABE en dirigeant Niea 7 et s’est aussi occupé de Stein Gate, alors peut-être nous réserve-t-il des surprises. De même pour le scénariste Kenji KONUTA qui a bossé sur Texhnolyse ou plus récemment sur Devil’s Line… On passera sur la musique, signée Maiko UCHI (A certain Scientific Railgun) car je n’ai rien à en dire.

Bref, je suis perplexe. J’ai envie que ça marche, mais ce que j’ai vu jusqu’à présent ne m’a guère emballée. Les précédentes séries sur lesquelles a travaillées ABE avaient toute quelque chose de particulier, mais là, je ne retrouve pas cette étincelle de différence, cette ambiance particulière. Bien évidemment, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, donc je vais laisser sa chance à RErideD. Sinon, ce serait bien qu’on arrive à enfin sortir le projet Despera un jour M. ABe, non ? Car bon, il avait l’air super intéressant.

Rydiss

Tensei Shitara Slime Datta Ken Ça slime pour moi

Trunk-Kun a encore frappé ! Ah non… Cette fois-ci, ce n’est pas un camion qui percute Satori Mikami, homme de 37 ans qui n’a jamais eu de petite amie, mais la lame d’un voleur qui vint s’insinuer dans sa chair pour le tuer. Résultat des courses ? Il finit par décéder et arrive dans un autre monde. Mais voilà, ici, sa chair est remplacée par une substance gluante et gélatineuse. Ici, d’ailleurs, pas de bras, pas de jambes, ni de tête… ni même réellement de corps solide. La raison à ça ? Notre héros est devenu un slime, ces petites créatures d’une puissance ridicule et qui comptent parmi les monstres les plus faibles existants !

Slime Tensei, de son petit surnom raccourci, fait partie de la longue séries des Web Novel japonais sortis ensuite en Light Novel pour enfin trouver une adaptation en manga et animée. Avec le Web Novel terminé mais le Light Novel toujours en cours, la série a encore de beaux jours devant elle. Le studio 8-bit, chargé de la production,est connu pour les différentes saisons de Yama no Susume mas aussi Infinite Stratos. Par contre, pour le choix du seiyuu principal, donc de Rimumu, c’est une quasi-néophyte qui lui donnera sa voix : Miho OKAZAKI.

Alors, quelle est la différence entre Slime Tensei et les autres nombreux isekai qui parcourent notre existence ces dernières années ? Le fait que le héros soit à la base un slime donne un sentiment de renouveau… mais cela s’arrête plus ou moins là. Car oui, même en tant que slime, notre héros sera doté de capacités uniques et exceptionnelles. Sans dire que nous tomberons dans l’animé lambda, l’un des points forts de Slime Tensei sera les compagnons de notre héros, qui eux aussi, ne seront pas à prendre à la légère et ne seront pas que de simples faire-valoir.

Shiroiryu

Irozuku Sekai no Ashita Kara J’espère qu’ils vont pas m’en faire voir de toutes les couleurs

Après RErideD, voilà une autre série originale qui fait du temps l’un de ses thèmes principaux. Sauf que là, on ne se retrouve pas dans le futur, mais dans le passé. Enfin, dans notre présent, en 2018. Mais pour la série, notre présent est le passé. Vous suivez ? Non ? Dites tout de suite que j’explique mal. Vous allez voir, en fait cela fait sens.

Dans un monde et futur proche, à Nagasaki, Hitomi, 17 ans, est fille de mages. Malheureusement, elle a perdu jeune la capacité de voir les couleurs. Cela n’est pas sans conséquence : le développement de ses pouvoirs est entravé et cette différence de perception du monde l’a fait se renfermer sur elle-même. Sa grand-mère, elle aussi mage, décide donc de l’envoyer en 2018 alors qu’elle était elle-même lycéenne pour qu’elle puisse enfin s’épanouir pleinement.

C’est P.A. Works, maintenant bien connu pour son niveau technique impressionnant mais aussi pour ses failles au niveau de l’écriture (Nagi no Asukara, Glasslip), qui se charge d’animer une énième série à base de lycéens et de petites touches surnaturelles. Le studio a fait appel à une connaissance pour s’occuper de la série : Toshiya SHINOHARA, qui a déjà réalisé des séries de ce genre (Nagi no Asukara). L’animation et les personnages ont été confiés à quelqu’un de la maison en la personne de Yuki AKIYAMA (Glasslip, Shirobako). La direction artistique, souvent un point fort chez P.A. Works, sera l’œuvre de Junichi HIGASHI (Cowboy Bebop !) et Kurumi SUZUKI (décors de Gundam Origin).

Très sincèrement, au début je n’étais pas emballée : une énième histoire avec des lycéens, une introvertie, un chouïa de magie… Mouaif. Puis finalement, le délire qui consiste à retourner en 2018 pour côtoyer sa grand-mère ado, ben ça me fait bien marrer et j’ai envie de voir ce que ça donne. Puis bon, j’ai envie d’un beau spectacle pour les yeux, il y aura au moins ça d’assuré (mais ce serait bien que l’histoire tienne la route aussi).

6 commentaires

Beau boulot !
J’espère que beaucoup d’entre vous ici pourront y trouver leur bonheur car de mon côté il n’y a rien à sauver O_O’

Je suis tristesse aussi T.T

Pas grand chose qui m’intéresse également. J’attendais principalement goblin slayer, et je laisserai leur chance à Rerided, Irozuku et Zombieland Saga car ce sont des projets originaux.

Merci encore pour votre taff! comme d’habitude c’est clean.

Y’a quand même pas mal de séries originales cette saison; ça pousse à quitter le confort habituel de son fauteuil et ce côté inconnu au bataillon de certains jeunes studios ou petite main en reconversion n’est pas pour me déplaire même si pour le coup, le plus dur reste à faire:
Nous convaincre.

Je mise sur Radiant rien que pour la French Touch! de plus je ne connais absolument pas l’oeuvre d’origine donc advienne que pourra.

Les 3 que je regarderai à coup sûr sont SAO, Goblin Slayer, et Tensei Shitara Slime le reste ça sera au feeling.

ORA ORA ORA ORA ORA ORA ORA! … ORAA!! [___ JOJO__V__] !!!

+ un coup d’oeil sur la nouvelle adaptation d’un manga de Kazuhiro Fujita.
Et peut-être d’avantage (Goblin Slayer, Radiant, le dernier née de chez Trigger, etc). On verra…

Good job sinon. Merci staff !

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