Au premier épisode j’ai vraiment eu l’envie de laisser tomber. C’était trop calme, trop plat et le ton un peu trop mielleux commençait déjà à m’agacer au bout de seulement vingt minutes.
Mais j’ai tout de même voulu tenter le coup et j’ai bien fait de persévérer.
C’est calme ok mais pas déplaisant pour un sou ; pas d’histoires alambiquées et sophistiquées mais juste de la simplicité et de la douceur. C’est un anime qui prend son temps sans pour autant devenir ennuyeux. Là où une série quelconque aurait pu basculer aisément dans la niaiserie, HR préserve ce côté angélique en donnant aux petites haibane des pensées et des actes qui les font si bien différer des héroïnes connes et ordinaires.
J’ai beaucoup aimé l’opening qui cadre parfaitement avec le ton de la série, normal oui mais il n’empêche que des fois y’a vraiment des hors sujets musicaux horribles, alors qu'ici c’est parfait.
Sans basculer dans les clichés, HR nous offre un bel anime à forte teneur en psychologie ajoutée avec (entre autres symboles) la présence importante sans être pesante des sentiments tels que la culpabilité ou la peur, peur de demander de l’aide et d’être trop entouré comme celle d’être au contraire isolé et de ne plus pouvoir être aidé.
Un très bon épilogue pour clôturer tout ça qui tranche vraiment par rapport aux épisodes précédents et montre que tout n’est pas toujours aussi rose qu’il n’y paraît et qu’on pourrait le croire dans ce genre d’anime même si l’histoire ne se finit en fin de compte pas si mal que ça.
Attiré par sa grande renommée et le nom de Yoshitoshi ABe, je me suis plongé dans Haibane Renmei sans même me soucier du scénario, la surprise fut donc complète.
Tout débute par un rêve : une jeune fille en chute libre, un corbeau qui agrippe sa robe… puis la demoiselle se retrouve au cœur d’un immense cocon. Autour d’elle, c’est le branle-bas de combat, la naissance d’une nouvelle Plume est toujours une grande nouvelle. Débarrassée de ses souvenirs, la fillette renait sous le nom de Rakka et s’installe dans une des innombrables pièces de l’Ancienne Demeure, sorte de grand pensionnaire où vit une communauté d’Ailes grises. Ces êtres pacifiques dotés de petites ailes d’anges et d’une auréole vivent paisiblement, en paix avec les humains de la ville voisine, pour qui ils effectuent de petits boulots. En échange ils reçoivent vêtements d’occasion et nourriture.
Une fois ses ailes poussées et son auréole stabilisée, Rakka s’interroge sur le Mur-frontière longeant la ville et la dangereuse forêt de l’ouest. Le sujet semble un peu épineux, car il est interdit de franchir ou même de toucher l’immense muraille. Malgré ses inquiétudes, Rakka va parfaitement s’intégrer parmi les filles de l’Ancienne Demeure, chouchoutée de toutes parts. Pour trouver un travail qui lui convient, on lui conseille de suivre ses nouvelles amies dans leurs tâches quotidiennes...
La première partie de l’anime est vraiment très calme, on y découvre petit à petit la cadre de vie de ces attachantes Ailes Grises : petits déjeuners à l’Ancienne Demeure, promenades en vélos près de la Collines de Vents (où se dressent des éoliennes) et découverte de la ville, très typée XIXe malgré quelques éléments anachroniques. Les dessins sont magnifiques, les décors ensoleillés teintés d’onirisme et chaque Aile est dotée d’une personnalité bien marquée – j’aime particulièrement Reki, nounou amatrice de clopes et de virées en scooter, et Kana, garçon manqué particulièrement attachant. Les épisodes s’enchaînent sans lassitude, alors que l’action est quasi-inexistante.
Puis l’intrigue s’élance vers le milieu de l’œuvre avec un épisode dramatique très réussi, plaçant l’incompréhension et la tristesse de Rakka sur le devant de la scène. On s’interroge sur la raison de vivre des Ailes grises, leur origine (un brin de théologie), la fonction du Mur, le rôle des mystérieux Toga et du Communicateur… Tout ceci coïncide avec l’arrivée subite de l’hiver, l’histoire prend alors une tournure plus aventureuse et plus sombre. La notion de « bonne » Aile Grise et d’Aile Grise « maudite » apparait avec la question : peut-on se sauver quand on est une pécheresse ? Les personnages de Rakka et Reki gagnent alors en profondeur, en relief… leur souffrance les rapproche.
J’ai beaucoup aimé l’évolution de l’histoire car j’avais un peu peur que l’on reste dans le contemplatif le plus absolu, ce qui n’est heureusement pas le cas. L’envoûtement crée par cet univers s’explique grandement par la magnifique bande-son. Les musiques subliment réellement la narration... rien que l’excellent opening instrumental nous démontre le grand talent du compositeur. Pour une fois qu’on échappe au karaoké à deux balles ! A base de chœurs, j’ai trouvé l’ending un peu moins bon. Le doublage est impeccable en VO mais plus inégal en VF, un peu trop articulé et donc peu naturel.
Du côté des regrets, j’appelle l’animation à la barre. La majorité du temps elle fait son boulot mais parfois elle est carrément bâclée. Certaines transitions sont très abruptes et on remarque parfois des schémas répétés en boucle, sans aucun souci de réalisme (si vous ne voyez pas ce que je veux dire, essayez de revoir le passage où Rakka marche dans la neige avec le bâton du Communicateur, dans l’épisode 9 !). Classique mais toujours regrettable, il arrive qu’on assiste à des enchaînements de plans fixes sensés suggérer le mouvement. De même, on observe d’importants contrastes entre les éléments immobiles et les objets animés : ils ne sont pas dessinés avec la même précision. Heureusement que le design général est au dessus de la moyenne, ça compense. L’impression d’ensemble reste quand même très positive.
Haibane Renmei est un anime hors norme et d’une poésie rare. De nombreuses pistes resteront sans réponse mais, plutôt que de me plaindre, j’ai surtout envie de réécouter l’extraordinaire OST en me remémorant les moments forts de la série.
Cela fait déjà un moment, que j'ai regardé cette anime et je dois admettre qu'on tombe facilement sous le charme de ce petit monde sans grande problématique outre quelques querelles ici et là.
Cependant, je demeure relativement déçu de la façon dont les événements se déroulent... disons que j'aurais bien appréciié que l'on exploite un peu le côté "rebelle", que l'on puisse découvrir les divers secrets qui se trament. Personnellement je m'étais imaginé que le personnages principal allait s'efforcer de s'évader et de combattre coûte que coûte, ce système que je trouve assez totalitaire (enfin.. peut etre pas "totalitaire"... mais disons que je ne trouve pas le bon mot, en ce moment =S).
Mais bon, faut croire que je m'étais peut-être fait une fausse idée de ce que cette anime voulait nous démontrer et il est aussi vrai que celle-ci plaira probablement plus à ceux qui sont en quête de quelques choses d'assez utopique.... (bon je veux pas en dire plus, sinon vous allez vraiment vous faire une mauvaise idée de cette anime)
Enfin, faut dire que cette anime vise sûrement plus les petites joies et moralités de la vie qu'autre chose, donc mon goût n'est peut-être pas suffisamment développé pour m'extaser complètement.
On connait vraisemblablement Y. Abe pour son mystique Lain, et non pour son pourtant très réussi Haibane Renmei. Conte malicieux d'une petite communauté aux ailes grises, Haibane Renmei n'est pas fait pour les amoureux de la nature et les sentimentaux, bien qu'ils y trouvent leur compte, mais bien pour les philosophes et les adolescents. Leçons de vie et charmes des campagnes, Ailes Grises a le don, on ne sait trop pourquoi, de nous envoûter profondément.
Dans un style "très aquarelle", cet anime ne contient aucune violence ni élément fantastique (sinon quelques particuliarités sans grandes importances à la trame du récit) au grand dam, sans aucun doute, des jeunes s'étant attendu à voir un Naruto ou un DBZ (pour ne citer qu'eux).
Tout bonnement fantastique.
Il est de quelques animés comme de certaines nouvelles. Vous achetez négligemment un ouvrage, vous commencez à le lire avec plus ou moins de plaisir et puis au détour d’une page vous tombez sur une petite merveille. Oh, elle n’est pas forcément longue, parfois 20-30 pages. Ce n’est pas non plus un récit trépidant plein de rebondissements, mais cela vous touche, vous y prenez un réel plaisir. Ce petit bijou, parfois l’œuvre oubliée d’un illustre auteur, devient pour vous bien plus précieux que les récits les plus célèbres de cet écrivain.
Haibane Renmei appartient, si je puis dire, à cette race. Il n’y a pas de « barouf » autour de cette série, ce n’est pas l’animé de l’année, de la décennie ou du siècle, d’ailleurs elle ne recherche pas vraiment cela. L’histoire, dans ces modalités, est étrange mais n'en cherchez pas le fin mot, le pourquoi du comment, vous perdriez votre temps, vous passeriez à côté de l’essentiel. Car ce qui en fait la force, au-delà de la simple mélancolie qui s’en dégage, c’est qu’elle fait appel à des sentiments profonds que nous avons tous ressentis un jour. Qui n’a jamais eu ce petit pincement au cœur à propos d’une chose qu’elle a raté, à propos d’un impair qu’elle a commis, ce petit truc désagréable qui vous revient à l’esprit un soir alors que vos pensées ne faisaient que divaguer ? Qui ne s’est jamais dit « j’aurai du faire comme ça » ? Ce petit brin de culpabilité, sur lequel nous passons heureusement bien vite, ce regret, qui peut vous ramener des années en arrière, fait la force de cette série. Un chose subtile qui n’apparaît qu’au fil d’un scénario bien mené, très équilibré, et qui rend cet animé réellement attachant.
Je ne tiens pas à vous faire peur, paradoxalement, Haibane Renmei n’est pas une série triste, qui en fait des tonnes dans un pathos qui rendrait la chose très rapidement étouffante. C’est au contraire subtil et léger, on ne voit pas les 13 épisodes passer. Cette finesse d’écriture permet également de transcender les aspects purement techniques. Le graphisme, s’il n’a rien de rare, colle bien au fil narratif et participe à ce que je viens de décrire. Il en va de même pour l’OST. Cependant, j’ai tendance à croire que même si ces éléments étaient moyens, voire même assez mauvais, cela n’amoindrirait pas tellement l’intérêt que cet animé peut susciter. Ce qui renforce la très bonne opinion que j’en ai.
Quand on a l’impression de ne pas avoir simplement regardé un animé pour passer le temps, quand on finit de visionner les dernières secondes et que l’on en ressort avec « la boule au ventre » sans que le repas y soit pour quelque chose, la note ne peut être qu’en conséquence.
J'ai commencé cette série un peu par hasard et suis tombé immédiatement sous le charme. Dès les premières minutes et cette chute interminable (j'ai automatiquement pensé au Château dans le Ciel), j'ai compris que c'était une anime à part.
Une anime à la tonalité poétique, rêveuse, un peu nostalgique et mélancolique à laquelle concourent les couleurs pastel et grises ainsi que la musique, douce et lancinante.
Sur les pas de l'héroïne, nous découvrons un microcosme totalement isolé par un haut mur infranchissable, peuplé de quelques "anges" (encore que le mot ne soit jamais prononcé) qui cohabitent avec des gens plus "normaux". Ces Haibane qui arborent auréoles et paires d'ailes, mais sont habillées comme vous et moi, qui font du vélo, du scooter et même fument (enfin juste Reki), bénéficient d'un statut particulier mais sont soumises à des règles strictes et à des interdits.
Rakka - c'est l'héroïne - comme ses consoeurs, arrive dans ce monde sans aucun souvenir de son passé, pas même le nom qu'elle portait avant son réveil dans le cocon. Comme les Haibane naissent sans mémoire, elles se cherchent une raison d'être (notamment par leur travail) et vont même jusqu'à inventer une légende pour raconter comment elles ont été créées (à mon avis, un des moments forts de la série).
De plus, Rakka développe une relation particulière avec les oiseaux (ceux-ci hantent régulièrement ses rêves), ces oiseaux dont on dit qu'ils portent les souvenirs oubliés des hommes.
Dans cette anime sont évoquées plusieurs thématiques, dont le souvenir et l'oubli, le péché et le pardon. On trouve également une symbolique créée par certains sons récurrents ou au contraire le silence, les différents environnements présents dans ce monde (la ville elle-même, le temple, la Vieille Maison, l'Usine, ...).
Tout simplement une anime magnifique.
Abe nous offre, après l'excellent Serial Experience Lain, une excellente série à mon gout.
Esthétiquement d'abord, c'est plutôt simple, sans prétention et joli (c'est le principal), les décors sont même plutôt beaus.
L'animation est fluide même si il n'y a pas beaucoup d'action.
Ca se regarde, et ça suffit.
Scénaristiquement, mon constat est aussi positif.
On arrive avec l'héroïne dans un monde inconnu et on l'explore avec elle.
On pense d'abord à une sorte de paradis (pas au sens religieux du terme... la remarque a son importance), puis ce paradis se nuance et se noircit par endroit.
Le gros point fort de la série est la relation qu'entretiennent les personnages principaux entre eux. Chacun a son propre caractère et c'est toujours agréable de voir ce que fait tel personnage par rapport à tel autre face au même événement.
Avant qu'on s'en rende compte, on nage déjà dans la métaphysique, et malgré les préjugés qu'on peut avoir, c'est plutôt bon ici.
On est loin des clichés du "Pourquoi ch'ui là ? ... et ... pourquoi t'es là ?" mais la réfléxion est plus profonde sans être pompeuse, c'est le parfait équilibre entre les complexes de Shinji d'Evangelion et de Naruto...
Bon j'exagère un peu mais c'est comme ça que je le vois.
On se pose des questions sur la vie en communauté, sur l'altruisme et l'égocentrisme et même sur la vie elle-même (normal vous me direz...) mais ce thème est plus en arrière-plan.
J'ai trouvé la fin un peu moins bien, car le petit sous entendu religieux - qui était quasiment inexistant au cours de l'anime et faut le faire avec des personnages principaux dotés d'ailes et d'auréole - sort un petit peu de sa cachette et tache un peu la grande originalité de l'anime.
Gros coup de coeur sur la bande son, excellente et pour une fois, c'est pas du Yoko Kanno xD
En bref, un très bon anime sans action certes, mais est ce qu'on a vraiment besoin de ça ?
Je suis encore marqué par la beauté et l'aura que dégage cette courte série, mais qui a le don de nous faire rêver. Ici, pas de super pouvoirs, pas de monde en péril ou d'armée voulant conquérir le monde.
Tout débute lorsqu'une jeune fille se retrouve dans un rêve, elle tombe du ciel, un corbeau tente de la retenir. Puis, elle se retrouve dans un cocon, dont elle sort après peu de temps. Elle se réveille dans un grand lit, elle est entourée par des jeunes filles portant toutes des ailes courtes et un halo (une auréole).
Elle est devenue une haïbane, des ailes lui poussent dans le dos et on lui place une auréole sur la tête.
On suit donc son parcourt dans un monde entouré par une immense muraille censée protéger les haibane du monde extérieur. Il n'y a qu'une ville, peuplée d'humains, où les haïbane travaillent dans des lieux bien précis.
Rakka (c'est ainsi que sera nommé la jeune fille) découvrira ce monde nouveau, qui parfois peu sembler oppressant, mais qui ne semble pas être un monde maudit. En témoigne les sublimes paysages, les éoliennes qui s'intègrent bien dans l'environnement, et bien sûr la ville, très bien dessinée, avec ses coutumes, sa fête de la nouvelle année.
Les musiques sont très nostalgiques dans cet anime, sans doute pour exprimer le sentiment de Rakka qui, comme tous les haïbanes, ne se souvient pas d'où elle vient, ni de son ancien nom. Je retiendrait tout particulièrement "Shadow of sorrow" où l'accordéon est très langoureux (et m'a d'ailleurs un peu fait penser à l'OST du film "le fabuleux destin d'Amélie Poulain").
Le graphisme est très raffraîchissant, j'ai beaucoup aimé le chara design, les personnages sont très variés et la manière dont ils sont dessinés est souvent en phase avec leur caractère (je pense à Kuu, la jeune garçon manqué blonde un peu espiègle, son jolie visage un peu androgyne lui convient très bien ^^).
Je ne vais pas vous dévoiler le scénario, parce que je suis sûr de spoiler, mais tout ce que je peux vous dire, c'est qu'une atmosphère est là : les créateurs ont réussi à imaginer un monde avec ses coutumes, les traditions de la guilde "haibane renmei" étant très originales.
Pour toutes ces raisons, je trouve que cette série vaut un 10, l'innovation est rare ces temps-ci, il faut veiller à bien l'encourager.
Chef-d'oeuvre de Abe-san, cet animé sympathique mais court (13 épisodes) est très original. Comprenons-nous bien, il ne se passera pas grand -hose dans la série, ça ne tire pas dans tous les sens et l'intrigue reste floue, car on est laissé volontairement un peu en dehors de toute explication à l'existence du monde des "Ailes Grises". Le style graphique du studio Radix est admirablement maîtrisé, les teintes sont old School, et le traitement "ordinateur" négligeable. L'humour est présent, mais c'est la poésie qui se dégage de cette série qui vous la rendront peut-être si attachante. Un OVNI superbe.
La bande-son est une très grande réussite, l'opening "Refrain of Memory" est sublime, "Ethereal Remains" une pure splendeur. Il ya 4 OST, je les ai toutes en parallèle de la série (vive l'import).
BILAN : Pour ceux qui cherchent une ambiance, des émotions avant toute autre chose.
Merci, Mr Abe.
Je suis tombé sur cette série par pur hasard et je suis resté scotché devant durant les 13 épisodes, les yeux emerveillés !
C'est d'une beauté stupéfiante tant sur le graphisme que sur l'atmosphère générale !
Bon n'attendez pas de l'action à profusion car vous n'en trouverez pas, ici c'est avant tout l'atmosphère, l'ambiance et la simple (pure) beauté qui sont maître-mots !
Et le tout épaulé par une bande-son excelente pour ne rien gâcher...
Certes l'histoire met un peu de temps à se mettre en place, mais j'ai accroché du début à la fin, pris par les émotions !
Sur ce je vous conseille fortement cette anime si vous êtes sensible à toute sorte de beauté...
Haibane est un anime à part dans le monde de la japanimation. On voit souvent les mêmes types de séries (shôjo, shônen…), et les nouveautés sont rares. Mais voilà, Haibane Renmai est un OVNI dans l’animation japonaise. C’est un anime dont l’univers ne ressemble à aucun autre, le scénario est totalement original, tout est inédit… totalement inclassable. Comme souvent dans les productions de Yoshitoshi Abe (Lain, Nieander7...), on est en présence d’une œuvre décalée.
Autant vous prévenir tout de suite, dans Haibane Renmai, il ne se passe rien, enfin pas grand-chose. Et c’est là que réside la grande force de cet anime car même si on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose, on est pris dans l’univers. Cet anime est une poésie où se côtoient mélancolie et bonheur, on se laisse bercer par l’histoire, on contemple ce monde sans violence et on ne peut qu’être fasciné par la sensation de bien être, de calme qu’il s’en dégage. Bien que certaines scènes soit parfois assez tristes et nous font réfléchir sur l’exclusion sociale ou la marginalisation systématique des choses que l’on ne connaît pas et qui inspirent la crainte, c'est une sensation d'apaisement qui prédomine.
Techniquement, rien à redire, les décors sont magnifiques et assez colorés mais on a la sensation que le monde est gris, terne, fantasmagorique sur certaines scènes. Le chara-design n’est pas en reste et est lui aussi, d’excellente qualité, les personnages ont beaucoup de charme et l’on s’attache rapidement à eux.
Quand aux musiques de Ko Otani, elles ne font qu’amplifier l’atmosphère si particulière de cette série avec de nombreux thèmes tristes, nostalgiques et envoûtants.
En conclusion, Haibane Renmai apporte un brin de fraîcheur dans le paysage artistique nippon surchargé d'œuvres déjà vues mille fois en innovant sur tous les points. Je vous recommande donc plus que chaudement ce chef d’œuvre. Laissez-vous donc charmer et ensorceler par la mélancolie, la sensation de douceur, de volupté et de pureté de cet anime.