Arakawa Under the Bridge

Arakawa Under the Bridge

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Doublage

Hiroshi Kamiya (Kou "Riku" Ichinomiya), Maaya Sakamoto (Nino), Chiaki Omigawa (P-ko), Chiwa Saito (Stella), Cho (Terumasa Takai), Houchu Ohtsuka (Toru "Shiro" Shirai), Keiji Fujiwara (Village Chief), Miyuki Sawashiro (Maria), Rie Tanaka (Shimazaki), Rikiya Koyama (Seki Ichinomiya), Ryoko Shintani (Tetsuro), Takehito Koyasu (Sister), Tomokazu Sugita (Hoshi), Yuko Sanpei (Tetsuo)

Synopsis

Kō Ichinomiya, surnommé Riku, est une jeune personne qui fait partie de l'élite. Il est l'héritier de la plus grande entreprise mondiale, la société Ichinomiya, qui a comme devise : ''ne soit jamais endetté auprès de quelqu'un''.

Cependant, une jeune fille appelée Nino lui sauve la vie alors qu'il tente de récupérer son pantalon sur un pont. Comment Kō va-t-il s'acquitter de cette énorme dette envers cette jeune fille mystérieuse qui vit sous le pont de la rivière Arakawa ?

Synopsis soumis par lukeichi

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#Par enigma314 le 07/07/2011 à 14:59

Appliquer le proverbe "le silence est d'or, la parole est d'argent" avec Arakawa under the bridge n'est pas possible. Misant sur l'humour à gogo, les cris du héros finissent par lasser. Cet animé suit cette mode où tout est axé sur la parodie à l'extrême sans proposer une histoire avec un fond intéressant.

La forme n'a pas à rougir, les couleurs sont vives et chatoyantes. C'est du beau, du propre digne d'une production actuelle. L'OP/ED jouent sur un aspect doux dingue qui n'est pas pour déplaire. Par contre, black out total sur la musique...

La multitude de personnages complètement déjantés peut séduire, chacun y trouvera son compte. Beaucoup de fou-rire avec le personnage de la soeur mais les mêmes gags finiront par se répéter. Lassant...

Malgré tous ces personnages hors normes, quelques moments de profondeur mêlées de tendresse et de détresse apparaîtront au cours de certains épisodes. Cette touche de sensibilité fait apprécier la série en oubliant un peu son côté lourdingue. Seulement, ils sont rares et il faut les capter au bon moment.

Malheureusement, cela ne suffit pas pour masquer un fil rouge conducteur. Raconter simplement une histoire d'amour semble un exercice difficile pour les scénaristes japonais. La romance ne bouge pas d'un pouce, les réactions des personnages sont trop infantils par rapport à leurs âges. Je trouve cela triste.

Encore plus décevant, la paresse dont fait preuve le studio vers la fin de l'animé. Un épisode tellement flagrant de (presque) copier/coller contribue à faire baisser la note.

6/10

#Par SoulJapanExpress le 05/07/2011 à 03:49

J'ai eu mal à la tête!

Arakawa Under The Bridge... C'est un anime qui ne me disait absolument rien même à travers son super titre. Après avoir complètement zappé le synopsis et par manque d'inspiration, je me suis jetée dedans à corps... perdu... Il faut dire que cet anime retourne le cerveau à toute personne saine d'esprit, homme, femme, enfant, troll... No discrimination. Première folie, un opening qui se veut artistique mais qui ne va nulle part à part proposer une succession de séquences pseudo poétique, pseudo lyrique, pseudo acceptable (...)

On m'a dit de manger une glace et de dormir dans un tronc...

Après ce petit coup de blues, je me suis dit que la série méritait quand même un coup d’œil et que je ne pouvais pas la reléguer dans ma petite liste des animes abandonnés comme ça. Surtout quand j'ai découvert qu'il y avait une deuxième saison derrière! Qu'est ce que la série propose? Une visite dans le service psychiatrique, rien de plus mais plus ou moins.

Ça commençait bien quand même, un premier épisode assez agréable, à partir duquel on pouvait planifier des trucs bien, une petite romance par-ci par-là, un peu d'action, des enjeux, des dilemmes, bref un truc qui me ferait soit me ronger les ongles d'anxiété ou imbiber mes larmes de peines ou de joies dans des montagnes de mouchoirs lotus (oui la marque c'est très important). Mes yeux brillaient déjà d'excitations... A la place de cela on nous pousse à essayer de vouloir comprendre l'incompréhensible, l'absurde et l'inutile. Parfois j'ai ris, je ne le cache pas, mais ce n'était pas au moment ou le scénario, l'action ou les personnages suggérait cette émotion. Ça c'était au début. J'ai fini par rire vers la fin où l'humour était quand même poussé à un certain paroxysme.

Alors je suis allé voir un menuisier...

Dans cette série, les personnages sont plus barges les uns que les autres, je ne saurais même pas comment les définir au delà de cet euphémisme. Ça a de quoi déconcerter et c'est important pour la suite. On a d'un côté, Nino, une jolie jeune fille pleine de vie qui pense qu'elle vient de Vénus (normal), ensuite un garçon que je considère comme fou même si il apparait comme le personnage le plus sensé, conclusion: il est comme tous les autres. Ne dit-on pas que les fous sont sains d'esprit en leur royaume? Le reste: des enfants qui croient s'être échappés d'un laboratoire et poursuivis par des scientifiques, avec en plus de cela des pouvoirs psychiques (re-normal). Une sœur (...) on va dire un prêtre Terminator, c'est plus explicite; un kappa (...), un rageux avec une tête d'étoile (d'ailleurs c'est le plus marrant de la bande), un autre qui ne marche que sur des lignes blanches, une magnifique jeune femme d'un sadisme à jalouser une Otae et un Okita réunis... Bref une très belle brochette d'allumés. Ça va! J'accepte! Mais bon sang mettez-moi quelque chose derrière s'il vous plaît, juste histoire de dire que je mâche quelque chose quoi...

Il m'a arraché la mâchoire avec une scie, j'ai eu une migraine affreuse...

J'avais commencé à aimer ce petit concept qui s’annonçait plus comme une petite romance timide mais quand même plus timbrée qu'autre chose. Même si le scénario se développe dans un environnement réaliste, finalement on en sous-entendra la possibilité des extravagances.

Les graphismes en tout les cas sont impeccables et dignes d'une production de 2010, des couleurs dynamiques d'une fraicheur agréable, un jeu d'ombrage exclusif (que l'on retrouve dans SZS, Baka To test ou Maria Holic) en arrière plan qui soulève la particularité de la série. Même les doublages sont réussis.

Et puis hein qu'est ce que la normalité après tout?

On imagine bien que Kô Ichinomiya tout héritier qu'il est, et tout gestionnaire de société qu'il est à du temps libre à (gaspiller) dépenser pour passer du temps auprès de ce petit peuple. C'est dans ces moments particuliers où j'apprécie le fait que le scénario apporte un semblant de réalisme à l'histoire en rappelant certaines choses à l'ordre.

Le mot "sens" finit par perdre tout son "sens"...

J'aimerais croire que "j'étais au mauvais endroit au mauvais moment", j'espère que ce mystère s'éclaircira dans la deuxième saison, que j'anticipe déjà d'ailleurs. Parce que là, oui mais non, il faut arrêter de prendre des gens pour des cons.



L'autre rive d'Arakawa, une histoire plaisante

Arakawa Under The Bridge... C'est un anime qui m'évoquait une oeuvre lointaine que j'avais étudié dans ma jeunesse crédule. Le même titre, à quelques différences près. Après avoir lu le synospsis et parce que je voulais m'intéresser de près à cet anime jugé atypique, je me suis jetée dedans à corps perdu. Première folie, un opening assez artistique avec une vraie touche musicale féminine et légère à souhait, qui transporterait sans doute dans un univers d'une douceur frappante.

A partir de là, on tombe dans un monde sans queue ni tête avec des personnages tous plus extravagants, singuliers, étonnants, voire même plus drôles les uns que les autres. Ce ne sont pas vraiment des clichés puisque à ce jour, je ne peux pas me vanter d'avoir déjà rencontrer ces personnages dans une autre animation ou réalisation du genre.

Le concept allait de bon train et était assez suffisant pour que l'on puisse anticiper une romance entre les deux principaux protagonistes en mettant de côté tout le côté burlesque du scénario. L'histoire en elle-même qui pose des bases interrogatives était alléchante: un héritier de la plus grande compagnie mondiale (déjà une bonne partie des superlatifs se trouve ici) dont le principe transmis de génération en génération est de "ne jamais être endetté auprès de qui que ce soit", va se retrouver donc par la force des choses, entrainé dans le remboursement d'une dette auprès d'une jolie jeune fille aux yeux aussi vitreux que celui d'un poulpe, d'un stoïcisme excellent parfois mis en scène avec justesse, stoïcisme qui évidemment va donner naissance à des situations particulièrement drôles. Cette sorte de micro univers sous un pont que la série peint à travers un panorama très excentrique pourrait s'interpréter de diverses manières... Critique de société? Simple pétage de plomb de l'auteur? Volonté d'innover? Volonté d'amuser / divertir? Ou simple petit focus sur un bout de vie de personnages non conformes dans une société où la réussite sociale et professionnelle constitue un impératif à atteindre sous peine d'être marginalisé.

La série, dans tous les cas ne manque pas de ressources et de matières premières pour interroger sur son véritable but, qui restera bien sur pour moi plus énigmatique que la volonté d'une baleine à vouloir voler. Parfois les personnages semblent être dotés au delà de leurs expressions, faits et gestes, états d'esprit curieux voire inquiétants, d'une sorte de sensibilité et de profondeur que l'on pourrait éventuellement soupçonner. Mais parce que ici, on laisse peu de chance et peu d'alternative à élaborer des hypothèses entre ce qu'est véritablement l'anime et ce qu'il pourrait être, on se retrouve complètement perdu.

Faute n'est pas d'avoir essayé de comprendre, soit il y' a eu ici une volonté de bien faire, soit une volonté de trop faire, soit une volonté de ne rien faire du tout. Le résultat en tout cas, si celui-ci était bien celui voulu, est que en plus d'en sortir perplexe et désorienté on se retrouve avec beaucoup plus d'interrogations au final que lorsque l'on abordait la série. J'aimerais croire que c'est du n'importe quoi qui ne mène à rien mais avec un petit sourire au coin, c'est une série très travaillée dans l'implicite et le subtil et qui m'a étonné à plusieurs reprises. Pourquoi ce pont? Pourquoi ces personnages? En avant pour cette deuxième saison qui éclaircira, je l'espère tous ces points d'ombres...


Qui va la?!

8/10

#Par sugawara le 05/01/2011 à 23:14

Arakawa fait partie de ces animes que j’ai essayé en vain de lâcher à chaque épisode. Puis, alors que je m’étais presque résolu, je jetais un regard autour de moi, et je lisais l’approbation publique et critique de l’anime répandue un peu partout. Alors, sans trop savoir pourquoi, j’avais honte, et je continuais à le regarder. Ca n’intéresse sans doute pas le lecteur, mais ce fût une âpre lutte interne qui passionnera assurément mon psychiatre en revanche.
Là, les plus perspicaces d’entre vous auront peut-être déjà une vague idée sur l’opinion que je peux avoir de cet anime. Si vous le voulez, vous pouvez carrément filer à la fin de cette critique, et gâcher tout le suspens. Si, allez-y je vous dis, si c’est ce que vous voulez, donnez-vous en à cœur joie…
Toujours là ? Je le savais. Donc, reprenons…

ARAKAWA : Under the bridge downtown, Is where I drew some blood, Yeah, Yeah… (Red Hot Chili Peppers)


Arakawa (A), c’est l’histoire d’une troupe de comédiens de l’absurde réfugiés sous un pont de Tôkyô (précisément, un pont qui enjambe l’Arakawa, le titre prend TOUT son sens). Et ça s’arrête-là. Autant le dire tout de suite, vous voilà prévenus. A va ainsi s’intéresser à dépeindre la vie de cette communauté fantasque, à travers le pont de vue du nouvel arrivé encore sain d’esprit, un jeune homme très riche sous le coup d’une dette d’honneur envers une vénusienne. Comme ce petit résumé laisse l’entendre, Arakawa mise donc tout sur l’absurde. A priori, rien de rédhibitoire, certes ça commence à dater un peu, mais on a bien tout un courant artistique majeur qui s’est attaché à mettre en scène l’absurde, il y a une petite cinquantaine d’années de cela. La prétention artistique de l’anime n’est donc pas, en tant que telle… absurde ? Arakawa cependant joue essentiellement sur le registre de l’humour, et plus précisément l’aspect délirant de ses personnages : de la vénusienne autoproclamée au kappa chef de village, en passant par un chanteur populaire à tête d’étoile ou une nonne-soldat travestie, les joyeux lurons de dessous le pont (ça rime !) ne manquent d’originalité. D’originalité, mais est-ce bien sûr, au fait ?

Une frange certaine de la critique –en général –d’Arakawa a loué l’atypisme de ses protagonistes comme une brise rafraichissante (ou un typhon de nouveauté, selon l’enthousiasme naturel et la propension à consommer des doses normalement léthale de caféine et autres exitants desdits critiques) dans le monde de la Japanime, gangrené par les tropes et autres archétypes. A cela, il faut quand même si ce n’est forcément opposer du moins ajouter une ou plusieurs choses. Alors oui, les personnages ne ressemblent à rien de ce qui a déjà été fait, mais d’un autre coté, il ne font rien d’autre que d’être ce à quoi ils ressemblent (oui, vous avez le droit de relire cette phrase plusieurs fois, caaalmement). Arakawa se borne, pendant treize épisode, à égrener les figures atypiques de la communauté : c’est le principal et même le seul comic relief de l’œuvre. Une sorte de croisement improbable entre les Caractères et la Cantatrice chauve, entre le Poussin et Murakami. Je suis parfaitement d’accord pour admettre l’influence délétère des clichés, mais on peut au moins trouver une excuses aux autres productions : il s’agit pour elles de raconter une histoire, c’est-à-dire de situer dans un cadre dynamique un certain nombre de rapports humains entre des personnages et leur évolution. On comprend donc que certains stéréotypes soient utiles afin de servir de moteur à l’action, de déclencher tel ou tel « truc » scénaristique. Dans Arakawa, qui est entièrement porté par l’absurde de ses personnages et des situations qui en sont dérivées, délivré de tout autre impératif, l’originalité des personnage apparait « un peu facile », puisque l’obstacle principal à l’originalité, qui est l’impératif de cohérence d’une histoire, a été, pour ainsi dire, escamoté. Personnages atypique donc, certes, mais au même titre qu’un élément de décor peut-être nouveau et intrigant, mais qu’il n’y a pas lieu de louer comme véritablement originaux.
D’autant plus que, pour être tout-à-fait honnêtes, certains concepts de personnages ne sont pas, en tant que tels, si nouveaux que ça. Le personnage de Sister, par exemple, c’est un mix entre deux stéréotypes de l’animation humoristique, le travestissement et la nonne-soldat.

It’s a repeat and it’s getting old. Throw away your television… (Red Hot Chili Peppers)


J’ergote sur les termes, me dit-on, mais au fond, qu’est-ce que je reproche à Arakawa dans les faits ? On peut d’abord se poser cette question qui vient assez naturellement aux lèvres quand on regarde un anime de ce type qui est : décrire un absurde complet et sans limite, est-ce que ça suffit à faire une œuvre ? Si chacun est libre de répondre, pour moi, ça ne suffit clairement pas. Déjà parce que c’est assez facile finalement, de faire une œuvre de l’absurde, s’il n’y a rien derrière, si on n’en attend rien d’autre que la transgression des conventions et le burlesque. On s’enferre dans un comique 260 fois répété (une fois par minute), qui finit par ne même plus surprendre. L’absurde surprend et interroge, à partir du moment où il se situe dans un cadre défini de règles et de conventions a minima. A partir du moment où cet impératif n’est plus pris en compte, l’absurde devient la règle, et il finit nécessairement par perdre son intérêt.
Mais, à admettre ceci, qu’est-ce qui fait qu’Arakawa ne serait que ça ? Il pourrait très bien posséder ce comique de l’absurde, mais proposer également une histoire ou une réflexion, n’est-ce-pas ?

Il pourrait en effet. On n’en finit pas de regretter qu’il n’y parvienne pas. Car bon, en fait d’histoire, j’ai bien réussi à distinguer une story line, par ci par là, mais c’est comme ces câbles d’alimentation qu’on doit dérouler en extérieur pour installer la sono du mariage : on finit par en perdre la trace très vite, et ça fait mal aux yeux d’essayer de les suivre parmi les branchages, à force. La prétendue histoire est en fait juste là pour justifier la fidélité du spectateur à chaque nouvel épisode, mais force est de constater qu’Arakawa est bien davantage une nature morte plutôt qu’une fresque. A l’inverse, on parlait d’originalité tout-à-l’ heure, certains anime sont au moins arrivé à concilier ces deux points tant bien que mal. On pensera par exemple à une petite production comme School Rumble, paru bien avant Arakawa, qui réussissait, au moins en partie, à conjuguer délire complet, progression dynamique, et relations humaines. On se demande encore comment une production prestigieuse comme Arakawa, parue bien après, a pu ignorer les enseignements de ses prédécesseurs quasi-directs ?



Et la réflexion alors ? Ça sera là encore un double non. Pas parce que je suis tiens à montrer que je suis deux fois plus frustré qu’à l’ordinaire, mais bien parce qu’on aurait pu avoir deux faux-espoirs différents. Tout d’abord, Arakawa aurait pu, de façon théorique, faire voir, à travers ses personnages insensés, toute l’universalité de la souffrance et de la complexité humaine face à l’épreuve de l’existence etc… comme la vraie littérature de l’absurde en somme. Mais, je l’avais déjà dit, Arakawa reste une œuvre de pur comic relief, et essayer de l’interpréter ainsi (j’avoue avoir été un instant tenté ;) ) revient à s’extasier avec Kushami sur la lettre de Kohei (la référence est à vos frais, non, mais, oh, je vais pas vous mâcher tout le travail). Enfin, pour être honnête, je ne connais pas un seul anime qui soit jamais parvenu à cet exploit artistique, alors je n’y croyais pas trop moi-même.


De façon plus raisonnable, on aurait pu voir dans Arakawa une réflexion, ce que beaucoup d’œuvres absurdes essaient de le faire en ce moment, sur la Japanimation en elle-même. Sur ses dérives –en matière de stéréotypes par exemple –et sur les nouvelles voies expérimentales qui s’offriraient à elle. Car bien sûr, Arakawa fait penser immédiatement (et j’ai tenu jusque-là avant de le mentionner : Trop-fort!) à une autre série, parue elle bien avant lui : Excel Saga, qui s’était voulue de « l’animation expérimentale » et qui, en tout cas d’après mes connaissances, avait été la première série à développer un univers complétement absurde, d’une façon très similaires à celle d’Arakawa (sauf que c’était davantage du comique situationnel que de l’absurde de personnages, mais ça reste très proche). Je ne suis pas bien certain de la valeur intrinsèque d’Excel Saga, mais au moins, elle a un avantage unique : elle a été la première à faire ce qu’elle a fait, et cette tendance a effectivement été adaptée par la suite (par ex. même dans un succès récent comme school rumble).
Mais alors, on ne comprend pas très bien la valeur d’un anime qui arrive sur la scène dix ans après la fin de la représentation, pour déclamer, presque au mot près, ce qui a été dit des années plutôt. On pourrait certes me dire « oui, mais devant un public différent ». Marketing, quand tu nous tiens…

Who the hell do you think I am? (Gurren Lagann… Oui, ok, je trouvais plus de musique qui allait avec)
Mais Arakawa peut receler une face de sa personnalité plus démoniaque encore, car Arakawa est un anime qui a indubitablement quelque chose de grandiloquent ou d’arrogant, ce qui peut devenir franchement horripilant (et c’est lui qui dit ça, me susurre-t-on perfidement à l’oreille). Bien sûr, c’est un problème d’interprétation, de ressenti personnel, et il se peut en effet que ce soit moi qui est la dent particulièrement dure, et, pour reprendre une métaphore caractéristique de l’âge d’or de la philosophie indienne, je prendrai une corde pour un serpent. Où, comme diraient plus pragmatiquement les innombrables avocats de la défense pénalistes « j’ai cru que c’était une arme qu’il sortait à la place de son portefeuille, le coup est parti tout seul ». Il n’empêche. Arakawa suinte une forme d’arrogance, en ce qu’il parait à plusieurs reprises vouloir se présenter comme un anime ayant un message, quelque chose de nettement plus profond à dire que toute la concurrence jusque-là. Explications.

Commençons par le pitch : pourquoi choisir des sdf (au sens strict) vivant sous un pont, et jeter parmi eux un jeune homme immensément riche, pur produit de l’élite japonaise ? Bien sûr, il y a là une volonté bien peu subtile d’insinuer, par exemple, que la série, au-delà de son aspect comique est une réflexion de fond sur, les conventions sociales, la fraternité qui peut se nouer dans une communauté qui s’est détachée des conventions étouffantes du Japon néolibéral contemporain. Je dis ça « par exemple » bien-sûr, c’est un pur hasard si c’est un point de vue que l’on retrouve souvent sous la plume de commentateurs enthousiastes de la série… Or, pour être honnête, une fois qu’on regarde la série, qui part dans un délire sans fin et sans fond, il est clair qu’elle ne laisse place à aucune réflexion. Toutefois, le cadre n’a pas été choisi de façon anodine (alors que, pour faire ce que fait la série, on aurait pu trouver n’importe quel cadre en fin de compte), et joue pour moi ce rôle d’affirmation prétentieuse censée attirer et leurrer le spectateur. Je m’acharne sur ce point précis du cadre qui peut sembler trivial, mais ce n’est qu’un élément objectivable de cette sensation confuse de prétention et de pompeux qu’on retrouve dans la série. Ce qui n’est pas un problème en soi (Gainax a bien admis que toutes leur productions avaient cette « arrogance indéfinissable »), mais quand on a en regard une série aussi vide, on a l’impression d’assister à une tentative, j’ose le mot, de publicité mensongère. Au moins, ni Excel Saga, ni school rumble, ni même Panty & Stocking with Garterbelt ne prétendaient être l’anime le plus profond du siècle, tous à leur manière, ils assumaient de n’être que des divertissements ou de purs délires créatifs et expérimentaux.

Did I forget to take my meds ? (Placebo)

Enfin, et c’est peut-être le plus terrible, Arakawa m’a fait mal à la tête. Et ça, c’est vraiment un argument massue (vous avez saisi le jeux de mot, hein, hein, hein ?)C’est peut-être parce que je suis un vieux aigri, mais j’ai un peu passé l’âge de regarder un anime mon verre d’aspirine à portée de main. La dernière fois que je faisais ça, c’était pour Excel Saga, ce qui ne rajeunit personne. Il est vrai que la Japanimation a cette fâcheuse tendance à se mettre à s’agiter en tous sens comme un taureau de rodéo shooté aux amphèts dès qu’elle essaie de devenir comique. Le rythme survolté et le comique forment un couple indéfectible, ce qui n’est pas forcément mauvais, mais peut devenir épuisant –surtout dans un anime qui en fait son seul ressort. Pourtant, Arakawa était bien parti. Quand j’ai vu le premier épisode, le rythme avait l’air plutôt calme, sérieux, mature, tout s’annonçait bien. A défaut de dire quelque chose de neuf, Arakawa aurait pu au moins le dire avec style : mais non, les scènes comiques se succèdent sans cesse jusqu’à la nausée, après 25 minutes à fixer le grand caléidoscope de l’absurde débridé et frénétique, tout fini par se brouiller, et notre esprit sombre dans les abysses de l’hébétement (au moins).

Pour continuer avec les arguments un peu boiteux –vous admirerez la gradation réthorique qui structure bien tout le bidule, quand même –j’ai aussi trouvé la musique un peu fade/fatiguante. Mais je n’ai pas non plus des souvenirs très précis de la chose, donc je m’arrêterais là. En revanche, les graphismes sont pas mal, je dirais presque que c’est le seul point satisfaisant de l’anime.

CONCLUSION : And I wonder… I wonder how, I wonder why… (Fool’s Garden)
On peut donc dire que, tout bien considéré, Arakawa est tout un anime qu’on ne comprend pas. Qu’est-ce que fait cet anime en 2010 pour reprendre en nettement moins bien ce qui a été fait bien des années avant lui ? A quoi sert-il tout court en fin de compte ? Parce que si c’est pour proposer un délire complet pendant 325 minutes sans autres intérêt que celui de délirer, on ne voit pas trop l’intérêt. Pourquoi cette arrogance qui suinte de chaque réplique, alors qu’on a simplement à faire à un concentré du pire des tendances actuelles en matière de comique ? Pourquoi un engouement critique et public ?Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? And I wonder, I wonder how, I wonder why…

PS: Et encore, il en on fait une deuxième saison... Le pire est peut-être devant nous. En tous cas, ne comptez plus sur moi pour aller vérifier.

3/10

#Par Calinhorely le 18/11/2010 à 21:05

Je me devais de critiquer cet anime !

Je dois commencer par vous avouer que lorsque je me mets devant cet OVNI, mes pieds quittent le sol, mon cerveau quitte mon corps, mon corps quitte ce monde, ce monde quitte sa raison et la raison quitte toute chose !

Pour faire court, je dirais que cet anime est une espèce de pot-au-feu succulent dont on a bien besoin en ces temps de famine créative (ce n'est que mon avis...). Nous assistons, à chaque épisode, à un espèce de Best-Of de tout ce qui compose l'animation japonaise !
C'est très simple, cet anime ne brille pas parce qu'il développe de l'inédit, cet anime surbrille parce qu'il réarrange le déjà-vu pour en faire du "+ qu'inédit" !

Je m'explique...lorsque que l'on regarde ARAKAWA, on se rend très vite compte que le scénario n'ira pas très loin et qu'il n'est finalement qu'une excuse du créateur pour lui faire son examen psychiatrique sur écran.

ARAKAWA touche a tout, on est dans la référence assumée mais qui dit référence dit respect des œuvres originales ! et là on touche des sommets,

Que ce soit lorsque l'anime veut entrer dans des moments de tendresses digne des plus grands Shojos, ça marche et il le fait superbement !

Que ce soit lorsque l'anime veut nous époustoufler par des scène d'actions barbares, Ça marche et on tripe !

Que ce soit lorsque l'anime veut sonder les profondeurs du burlesque et du non-sens, il sonde très bas et trouve des espèces inédites de bêtises !

Enfin, que ce soit lorsque l'anime veut rivaliser avec les grands personnages "archétypes" de l'animation japonaise, il surpasse nos attentes !

Sous le pont d'Arakawa, vous partagerez donc un moment avec un Kappa à l’ego sur-dimensionné, une star du Rock qui n'a trouvé pour seul moyen de briller que de se déguiser en "étoile du Rock"...etc etc etc...Des Yakuzas à têtes de piafs, des bonnes sœurs ayant fait la marine, des bêtes de foire de moins de 13 ans ou encore des salarymen qui réinvente le concept même de dépression !

Rendez-vous sous le pont, vous y trouverez votre bonheur !

10/10

#Par Krokko le 28/08/2010 à 23:52

Si j'avais eu une très grande échelle et si je n'avais pas eu le vertige, s'il ne faisait pas nuit noire et si les poules n'avaient pas autant de dents, je serais monté sur mon toit illico après avoir terminé Arakawa under the bridge pour gueuler : " La vache les mecs, j'm'en suis payé une sacrée tranche!"
J'ai vu plusieurs productions Shaft notamment les trois délires nommés Bakemonogatari et Sayonara truc machin chouette. Le point commun avec cet animé ? Décollage de la planète Terre direction la constellation du Délirium. Parce que c'est ça Arakawa, du grand grand délire.
Evidemment on pourrait dire que le studio a utilisé un peu les mêmes légumes mais personne ne me contredira quand je clame : "La soupe et le grattin, c'est super différent!". Parce qu'Arakawa présente selon moi quelques qualités qui ne se trouvaient pas, ou alors à moindre mesure, chez ses aînés. Qualités qui se transforment en défaut sur la fin à moins qu'une saison deux (ou TV 2) soit en route, ce qui ne m'étonnerait guère.

Je ne m'étalerai pas sur le point de vue technique. Si je me suis poilé devant les graphismes minables d'Ebichu, je me suis encore plus fendu la poire devant ces images tout à fait correctes que nous présente Arakawa. Même si l'animation me semblait assez "poudre aux yeux" avec finalement peu d'effets en prenant un peu de recul, il y a toujours ce jeu sur les couleurs et les plans que j'ai pu apprécier dans Bakemonogatari. On en profite d'ailleurs ici d'avantage puisqu'il y a beaucoup moins de rapidité dans les enchaînements de ces plans, encore une fois, au contraire de ses aînés. L'ensemble est donc plutôt agréable pour l'oeil avec un chara-design (j'ai le droit d'utiliser ce mot pour un kappa et une étoile/étoile de mer/pomme de terre?) pas moche du tout. Les expressions sont variées chez la plupart des habitants de la rivière.
Côté musique, rien de bien intéressant ou surprenant, à part l'opening très joli. Opening, que j'ai beaucoup aimé regarder plusieurs fois, tant son invraisemblance est marquante.

Enfin bref, tout cela n'est RIEN. Car le must du must, ce sont les personnages. Voyez-vous, l'animation japonaise a presque toujours toujours toujours un personnage cliché dans ses productions, que ce soit l'amie d'enfance aimant le héros, la tsundere qui finit par aimer le héros, la lunette a gros seins timide aimant le héros mais copine avec l'amie d'enfance donc ne le dit pas, le meilleur ami fidèle qui aime la tsundere ... J'en avais d'ailleurs un peu ma claque. C'est une véritable cure de regarder un animé où TOUS les personnages sont complètement atypiques et nous surprennent presque à chaque épisode (que dis-je, à chaque chapitre!). Une étoile/étoile de mer/patate, un kappa, une fermière sadique, une soeur masculine et guerrière, une petite anglaise ken le survivant, un suiveur de lignes blanches, une jardinière maladroite qui lance des rateaux, un coiffeur samourai, une reine des abeilles, un perroquet yakusa mais romantique, une vénusienne, deux frères fuyant un laboratoire de recherche et je crois que c'est tout ... Sincèrement, faut être taré pour penser à ça!
Véritable cure je dis, car le rire est bon pour la santé. Et j'avoue ne pas y avoir échappé. Bien sûr, ça reste un humour particulier, avec les petits délires comme les cheveux de Nino qui se prennent pour les ailes d'un moulin à vent, un humour tordu et excentrique, rapide et efficace, à 100 à l'heure et un peu bruyant. Evidemment il ne plaira pas à tout le monde, en fatiguera quelques-uns, laissera de marbre les autres et certains le trouveront répété. Savourez donc chaque épisode, ne les avalez pas tous d'un coup, retrouvez chaque jour une petite dose d'invraisemblance et de surprises, tel est mon conseil.

L'intérêt d'Arakawa est donc le rire, CQFD (EFLD). Mais je vais conclure par une petite touche plus profonde. Il y a en effet l'histoire d'amour sous-jacente qui, si elle n'est pas aussi expressive que dans quantité d'autres productions, reste véritable et sensible. Ce sont de cours passages, quelques mots accompagnés de quelques images mais ça fait généralement mouche. Voilà le petit plus dont je parlais. Mais également le bémol. Car si on en apprend un peu sur le passé de Kou, qu'on s'en balance de celui de tous ces tarés même si certains mystères nous titillent, Nino laisse deviner quelque chose d'assez touchant. Et rien n'est dévoilé malheureusement. Pire, le treizième et dernier épisode est un peu en trop (même s'il est très drôle).

Sincèrement, j'espère une deuxième saison, même pleine de clichés (plage, piscine, festival avec yukatas etc. etc.) mais qui nous dévoilerait le passé de Nino. En attendant, j'espère que Arakawa vous fera autant rire qu'il m'a fait rire. Et également un peu réfléchir, comme je me suis surpris à faire une fois ou deux.

9/10

#Par emilie le 08/07/2010 à 17:11

Arakawa Under The Bridge, autant le dire tout de suite, est un OVNI. Avec ce titre, on sort des sentiers battus, des conventions, de la logique, de la société en gros.
Sous couvert d’un humour quelque peu douteux, on va suivre plusieurs personnages qui ont tous plus ou moins un problème. Et notre héros (Ko, devenu Ric) qui aurait pu être normal n’échappe pas à la règle, son père non plus d’ailleurs.

Donc, dès le départ c’est assez sympa, on rencontre pas mal de personnages. Au fur et à mesure des épisodes, on découvre ce qui fait leur caractère et leur « souci ». Plein de petits points humoristiques sont disséminés ici et là, permettant de donner un certain souffle à cette série.
Parce que oui, sans ces tentatives d’humour, plus ou moins réussies selon les cas, je me serais bien ennuyée. L’histoire reste quand même la vie au quotidien de personnes vivant au bord d’un fleuve, qui ne s’offusquent pas des conventions de la société, et face à eux, Ric qui débarque et qui n’a toujours vécu qu’à travers la société. Dès le départ il est perdu et rumine dans son coin, et il ne fera que ça presque tout le long tout en évoluant bien sûr. Mais c’est là que je m’ennuie, Ric ne me plait pas du tout, il ne fait qu’hurler sans arrêt intérieurement alors que lorsqu’il ouvre la bouche, il est pas capable de faire grand chose.
Bien sûr parfois c’est sympa, et sa relation avec Nino est bien aussi. Mais à la longue sa façon d’être est totalement épuisante et frustrante.
Heureusement il y a les autres personnages, et justement, je regrette que le développement de ces derniers soit aussi minime et qu’on se concentre vraiment sur Ric et ses bonds intérieurs à chaque fois qu’il voit quelque chose qui ne lui va pas.

C’est ça en fait, Arakawa Under The Bridge est un peu trop répétitif, on sait comment les personnages vont réagir et le format en plusieurs sketches par épisode n’aide pas non plus à ce niveau là. Parfois on se lasse vraiment car on voit venir de trop loin les blagues ou les chutes.
Sur la fin, on commence un peu à avoir des liens entre ces petits sketches, mais pour ma part ça arrive un peu trop tard.
Même si j’aimais bien retrouver tous ces personnages et que j’ai vraiment ri parfois, je trouvais chaque épisode vraiment long et ça reste un défaut pour moi.

Pour le reste, on a du chara sympathique, de la musique que je n’ai pas retenu, et une mise en scène bien connue de Shaft que j’ai déjà découverte dans Natsu no Arashi et donc que je trouve « réchauffée ».
Arakawa n’aura donc que 6/10 ici parce qu'il y a une certaine qualité visuelle, que l’humour est pas mal et les personnages bien sympathiques. Mais ces derniers ne sont pas assez développés, il y a beaucoup de répétition et les personnages qui ne font que hurler dans cette série-là, m’ont lassée.

6/10

#Par azorni le 30/06/2010 à 16:31

"Arakawa, under the bridge" est une petite série originale qui ne révolutionnera peut-être pas l'animation japonaise, mais qui reste tout de même un exercice de style correctement réussi.

Pourquoi est-ce que je parle d'exercice de style ? Parce que le thème abordé est tout de même assez délicat. En effet le pitch était pour le mons scabreux : un jeune homme de bonne famille se retrouve à partager le quotidien de jeunes marginaux vivant sous un pont.

Faire une comédie sur le thème de ce qu'il faut bien appeler les sans-abris, c'était pas évident. Pourtant les auteurs s'en sortent bien je trouve, grâce à un sens du comique de l'absurde assez poussé. Il n'empeche qu'ils ne parviennent pas toujours à masquer l'impression de malaise qui ressort par moments, tellement les personnages paraissent démunis sous ce pont qu'ils ne quittent jamais. D'ailleurs le fait que l'action se déroule toujours à cet endroit est assez pesant aussi.

Mais bon l'histoire, même si elle n'est pas le point fort de l'anime, se laisse suivre sans ennui grâce aux personnages variés et souvent délicieusement déjantés. Et puis en toile de fond une gentille petite romance assez sympathique.

Bref une bonne série, amusante et originale.

7/10

#Par Nakei1024 le 29/06/2010 à 10:06

Depuis Sayonara Zetsubo Sensei, le studio Shaft a régulièrement sorti plusieurs OVNIs en terme d’animés. Arakawa n’échappe pas à cette règle, et nous invite à suivre le quotidien légèrement bouleversé d’un jeune milliardaire forcé par une dette morale de vivre avec une petite communauté composée exclusivement de personnes particulièrement excentriques.

Le jeune homme va vite découvrir que malgré un avenir tout tracé, des moyens financiers presque illimités et l’esprit relativement cartésien et pragmatique qu’impose son statut, il ne pourra pas faire grand chose face à ses nouveaux interlocuteurs et sera forcé de revoir ses jugements et convictions plus d’une fois. Mais dépassant son côté légèrement coincé et tous les pré-jugés (ou son bon sens), il parviendra vite à se faire accepter parmi les habitants de la rivière Arakawa, et notamment de la belle Nino avec qui il se retrouve fiancée sans bien savoir pourquoi. D’abord réticent et enfermé dans son univers de gosse de riche pourri gâté à qui tout réussit, il va peu à peu s’ouvrir au petit monde qui l’entoure et, à la manière d’une thérapie, faire ressortir certaines frustrations trop longtemps gardées secrètes, notamment vis à vis de son père.
L’humour est omniprésent dans la série, qu’il s’agisse du comportement anti-conventionnel des différents habitants ou des situations dans lesquelles Ric (le surnom du héros) se retrouve bien malgré lui entraîné en voulant leur rendre service ou en cherchant à les ramener vers une vie plus en adéquation avec la société. Mais que voulez-vous, face à un kappa, une étoile (en tout cas c’est ce qui est dit, même si ça ressemble davantage à des déguisements), une bonne sœur un peu trop virile, une gamine aux allures de Ken le survivant et un maniaque des lignes blanches… les chances de réussites sont faibles. Mais ma préférée reste sans doute la belle Maria, toujours souriante, surtout quand elle prend un plaisir sadique à torturer psychologiquement (pour le physique, voyez avec la bonne sœur) le moindre de ses interlocuteurs.
L’un des éléments les plus intéressants de l’anime est qu’à force de tous les voir ainsi, totalement coupés de la réalité, le spectateur impuissant, incrédule et amusé finit par se convaincre qu’après tout, la situation est normale et que ce ne sont plus de simples humains qu’il a en face de lui, mais bien des personnalités aux origines diverses (Vénus, un laboratoire ou la rivière, entre autre…).

L’anime est donc une vraie réussite au niveau de l’humour, et l’on se surprendra souvent à sourire devant les facéties et délires des différents protagonistes. Oui mais voilà, il y a tout de même un gros problème . Depuis Zetsubo Sensei et Maria Holic, malgré des qualités évidentes dans la réalisation et la mise en scène, le studio Shaft reprend (à quelques variations près) systématiquement les mêmes ingrédients : des personnages excentrique coupés de la réalité, un humour basé sur les caractères extrêmes de ceux-ci et un graphisme reconnaissable entre mille.
Pour qui n’aurait pas vu les précédents titres cités plus haut, le plaisir est intact, mais pour les autres, on ne peut s’empêcher d’avoir une impression de déjà vu. En plus au bout d’un moment, on commence à se lasser de certains comportements irrationnels et répétitifs (Star devient un peu chiant à toujours vouloir s’opposer à Ric), des personnages qui hurlent pour un oui ou un non toutes les trente secondes et des sketchs qui finissent par se répéter (Sister et Maria par exemple, même si on adore).

Arrivé à ce point de la critique, je dois quand même modérer un peu mes propos, puisque sur les derniers épisodes, les développeurs ont eu la bonne idée de lier davantage les sketchs entre eux dans un scénario un peu plus construit, mettant en outre en scène des personnalités extérieures à la petite communauté ; un renouveau salutaire dans la mise en scène, mais qui arrive un peu tard malgré tout.

En conclusion, Arakawa reste un bon anime avec un humour assez percutant, mais n’apporte rien de neuf par rapport aux précédentes productions du studio Shaft, donc ça sent un peu le réchauffé. Il faudrait un peu renouveler la formule, sinon on court droit à l’overdose et l’indigestion…

7/10

#Par Zankaze le 14/06/2010 à 18:54

Tout d'abord, je m'excuse de faire cette critique avant d'avoir fini l'anime, mais voilà, la tentation a été trop forte: je voulais à tout prix être le premier à faire la critique de cet ovni déjanté qu'est "Arakawa".

Ensuite, un avertissement: le visionnage de cet anime lorsque vous avez des proches dans votre environnement immédiat est fortement déconseillé: vous risquez en effet de passer pour un taré complet lorsque, inévitablement, vous éclaterez de rire tout seul devant votre écran. (je parle en connaissance de cause).

Maintenant on peut y aller!
Tout d'abord, Arakawa est un anime extrêmement soigné dans sa réalisation: avec shaft et Akiyuki Shinbo aux commandes, le contraire aurait d'ailleurs été étonnant. La réalisation est d'ailleurs très semblable à Bakemonogatari ou Dance in the vampire Bund, donc, si vous avez vu ces anime, vous serez en terrain connu: En gros, c'est joli, original et en plus, bien animé, ce qui fait très vite oublier les décors un peu "bof".
Les musiques, parfaitement adaptées aux situations sont un régal (à tout de fois éviter sans la série) et les génériques sont tout aussi barrés que le reste.

Mais surtout Arakawa est complètement, totalement, déjanté, barré, fou et tordant. Exploitant à fond toutes sorte de clichés, de jeu de mots, de comiques de situation ou d'absurde mais même de changements de graphismes subits, c'est un régal si on aime l'humour déjanté et n'importe quoi.
En effet, à coté de lui, les anime tels que Gintama, Host Club ou encore School Rumble ( je suis un grand fan des 3) paraissent être des modèles de sérieux, de logique, et de vraisemblance.
Nan mais c'est vrai quoi! regardez la population vivant sous le pont de la rivière Arakawa, on peut y trouver pèle-mêle: Un homme se prenant pour un étoile de mer et persuadé qu'il est une star du rock, une petite fille au comportement de boss de la mafia, capable en plus de grandir occasionnellement de 2m en se mettant en mode psychopathe, un bonne soeur ancien (non, non, pas ancienNE) des SAS qui tire sur tout ce qui bouge, sans oublier une fille se prenant pour une Vénusienne ou un homme persuadé qu'il est un Kappa (c'est à partir du gag de la fermeture éclair de la fin de l'épisode 1 que j'ai su que j'allais adorer cet anime, vous comprendrez quand vous verrez!) Et au milieu de tout ça, notre héros complètement dépassé. Heureusement, lui est normal!
Eh ben c'est raté, il est en fait aussi taré que les autres.
Au delà de cet aspect "n'importe quoitesque" (vive les néologismes) l'anime pose avec finesse des questions telles que "qu'est-ce que c'est qu'être différent?", ou encore "qu'est ce que la norme?" ce qui lui donne un fond plus réfléchi qu'il ne paraît au premier abord ainsi que plusieurs lectures possibles.

En gros, essayer "Arakawa", c'est l'adopter, et inévitablement aussi, se bidonner.J'espère simplement que la fin restera dans la même veine et que nous éviterons un dénouement dramatique, opposé à la "ligne" du reste de la série.

Je lui mets un grand 9/10, et j'attends avec impatience la sortie du prochain épisode!

9/10