Quelle série morbide et stressante que celle-ci, jouant sans cesse avec les nerfs du spectateur, et n’épargnant aucun détail dans ce qui peut être considéré comme une véritable descente aux enfers.
Le gros point fort de l’anime est son ambiance qui prend aux tripes (et pas juste de manière imagée comme le découvriront bien vite les différents protagonistes) grâce à un savant mélange de paranoïa, de suspicion et des scènes de plus en plus gores, le tout présenté par des personnages pourtant kawaï…
Cependant, le malaise provoqué par l’anime ne tient pas tant des multiples scènes de torture et de massacre (après tout, j’ai maté les OAV d’Hellsing ou encore Claymore, et ça ne m’a pas vraiment dérangé…) que de l’impression d’être pris au piège, sans aucune issue de sortie ni aucune solution, en affrontant un ennemi invisible dont on ne peut prouver l’existence, mais qui semble avoir déjà planifié nôtre déchéance de longue date. Parmi les personnages, l’exemple le plus frappant reste celui des jumelles qui, malgré les apparences, sont totalement prisonnières des règles de leur famille et en paient le prix fort. Dans une moindre mesure, Rika et ses dons particuliers de prescience illustre également cette impression d’enfermement dans une situation dont il est impossible de sortir.
Mais malgré son ambiance si spéciale, cet anime n’est pas dénué de défauts, le premier étant que malgré les indications fournies en fin de séries, on comprend finalement assez peu ce qui se passe. J’entends par là que si on parvient à suivre le déroulement précis des évènements, on ne doit en revanche espérer aucune explications sur pourquoi systématiquement chacun des différents personnages se met invariablement à griller un fusible et se transforme en véritable psychopathe. Ainsi le dernier arc concernant Rena apporte finalement plus de nouvelles interrogations que de véritables réponses, et sert plutôt à proposer de nouvelles pistes pour mieux embrouiller le spectateur.
Autre point noir, d’un arc à l’autre, certains détails changent radicalement dans la narration d’un arc à l’autre, à tel point qu’il devient ardu de lier entre eux les différents évènements qui ont lieu. L’exemple le plus frappant est celui des quatre premiers épisodes (les meilleurs selon moi, sans doute à cause de l’effet de surprise), qu’il est tout simplement impossible de mettre en rapport avec le reste de la série, tant il en sont éloignés.
Enfin, d’un point de vue technique, tout le monde sera d’accord pour dire que sorti des scènes de torture la série est de qualité médiocre, avec des couleurs franchement moches et un design légèrement bâclé.
En conclusion, ce que je retiendrai surtout de cette série est son ambiance dérangeante au possible, malgré de nombreuses interrogations en suspens après visionnage des 26 épisodes, et qui justifie presque à elle seule qu’on s’intéresse à l’anime. Le fait qu’une deuxième saison existe me laisse également espérer davantage de réponses et une amélioration sensible dans la narration et le graphisme.
Higurashi no Naku Koro Ni est vraiment excellent comme anime, avec le premier épisode cette première saison, on s'attend à rien au départ, on voit juste une introduction des personnages, de la comédie, du rire (oui ça fait rire), comme par exemple le tic de rena qui est de faire "Kaii...Omochikaeri". Mais à la fin de cet épisode, l'horreur commence avec le héros qui découvre les meurtres, ici commence la quête des questions d'Higurashi no Naku Koro Ni et je peux dire que je me suis mis dedans directement, On a enfin le droit à un anime original et bizarre à la fois, avec un Chara-désign kawai et déformé mais le problème viens du déformé qui rend l'anime spécial au niveau chara design (certains n'apprécirons pas).
Niveau histoire c'est l'une des meilleures que j'ai vues...mystère, résolution, tragédie, torture, meurtre, peur, tout y passe et ce pour chaque protagoniste.
Il suffit de voir les premiers épisodes pour s'en rendre compte, il y a ce genre de pression qui rend le spectateur nerveux.
Pour en être encore plus conforme, j'ai été choqué par quelques scènes.
Les doubleurs ont bien joué leurs rôles et ça j'ai vraiment adoré, on les retrouve avec perfection dans la peau de leurs personnages.
Ensuite on a le mystère de la malédiction d'Oyashiro-sama "Oyashiro-sama no Tatari", dans les premières possibilité il y a aucun moyen de le résoudre, puis plus on avance dans l'anime plus le mystère se dévoile.
Niveau animation, ça bouge, y a de l'action dans plusieurs épisodes (et oui, déjà que c'est sanglant), d'ailleurs ils n'ont pas lésiné niveau gore et sang et ça ce voit bien, quand c'est rouge, c'est pas d'une autre couleur.
La seule incompréhensibilité est celle ou les personnages revivent d'une façon différente les évenements d'Hinamizawa, on ne comprend pas pourquoi et comment on peut revivre ça avec les même personnages mais d'une façon différente, la il faut attendre avant de comprendre le pourquoi du comment.
Niveau musique, ça passe, je trouve que Kenji Kawai à bien retransmit la musique à l'anime mais il y'a quand même quelques problèmes, on arrive à les oublier sans avoir les ost (que je conseille d'avoir par ailleurs) puis un couple opening/ending qui représente vraiment ce que l'anime est.
En conclusion, y a ceux qui aiment et ceux qui aiment pas, moi je fait partie de la première catégorie et j'ai adoré, l'auteur à fait un boulot incroyable.
Voilà une série originale comme on n’en voit que trop peu de nos jours. Elle est composée de différents chapitres présentant les mêmes personnages et la même trame principale. En effet, Higurashi no Naku Koro Ni était à la base un jeu vidéo où on pouvait construire soi-même son histoire. L’animé essaye d’imaginer toutes les péripéties rendues possibles. C’est pourquoi au bout de quelques épisodes on assiste à un reset, les personnages reçoivent chacun une queue de phénix (lol) et on recommence.
Keiichi vient d’emménager dans le village d’Hanamizawa. Il a de nouvelles amies avec lesquelles il forme un club jouant à des jeux de société : Rena, Satoko, Mion, et Rika. Mais tout n’est pas rose : il apprend d’obscures histoires de meurtres entourant le projet de construction d’un barrage. Ses amies semblent également cacher un lourd secret.
Cette série est couleur fraîcheur artistique et horreur sublime. Le chara-design est spécial mais ressort bien avec les couleurs pétantes utilisées par les décors. La bande son n’est pas exceptionnelle mais se laisse entendre. Tout l’intérêt réside dans le scénario et le bain de sang auquel on assiste. Comment représenter l’horreur à son paroxysme ? Dans certains épisodes on peut vraiment penser qu’il s’agisse du but recherché. Mais la série veut aussi véhiculer un sentiment de nausée et de tension auprès du spectateur qui se verra tantôt soutenir le meurtrier, tantôt essayer d’échapper au criminel. Il est également jouissif de voir à quelle point les protagonistes peuvent changer de personnalité et le caractère que prend alors leur visage. Seul regret, la fin du dernier chapitre ne respecte pas l'identité de la série.
Faisons un marché : vous regardez les 4 premiers épisodes. Ils forment un tout et sont ceux qui m’ont fait le plus jubiler même si le scénario n’avance pas (la trame est juste présentée) Si vous n’avez que peu apprécié, abandonnez.
Higurashi no Naku koro ni. Voilà un anime qui malgré un nom à rallonge laisse forcément une trace dans la mémoire. On a droit ici a une série assez étrange, tirée d'un jeu amateur, au même titre que Fate Stay Night ou Tsukihime. Étrange, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit après le visionnage des 26 épisodes, 26 épisodes dans lequels se mêlent filles kawaï, gore et mystères. Une association de genres pourtant assez éloignés, mais qui sur le papier donnait espoir de voir quelque chose sortant un peu de l'ordinaire. Et pourtant...
La série se compose de 6 histoires, allant de 2 épisodes à 6 selon le cas. Ces histoires sont comme des histoires parallèles : les personnages et le contexte ne changent pas, mais la trame, elle, est différente à chaque fois. Les trois premières histoires sont des histoires "questions" et les trois suivantes des histoires "réponses", censées venir éclaircir les trois premières, dans lesquels en vérité, on ne comprend pas grand chose. Cette trame un peu acrobatique n'a qu'un seul but : nous éclairer sur la mystérieuse malédiction qui plane sur le petit village Hinamizawa.
Certes, au final, on comprend a peu près tout, certaines révélations des épisodes "réponses" répondant parfois à plusieurs épisodes "questions". Mais on est en droit de se demander pourquoi le studio Deen a choisi un mode de narration si étrange. Car même si c'est original, c'est surtout très casse tête, parfois mal équilibré, surtout au niveau des épisodes "réponses". On est même en droit de se demander l'intérêt de la dernière histoire qui, à part apporter un léger rayon de soleil dans un scénario sombre, ne nous apprend au final pas grand chose.
Abordons maintenant le mélange kawaï/gore, qui est censé marqué l'originalité de la série avec sa trame scénaristique. Mais là aussi, ça pèche grave. D'abord, le chara design n'est pas de qualité. Même si mignon dans l'ensemble, les visages sont souvent déformés, les couleurs bavent et ne sont pas jolies. On sent que la série n'a pas eu droit à un gros budget sur ce point là.
Par contre, on sent que le studio a préféré se réserver le gros du travail sur les scènes gores. Car là par contre, c'est assez réuni. Les visages des gentilles fillettes deviennent alors terrifiants, le sang gicle à flot, accompagné par des bruitages trash. Les quelques scènes d'horreur sont donc de bonne facture, mais ne permettent pas, rien qu'à elles, à remonter le niveau général de l'anime. Parce que, soyons clair, le reste du temps, on s'ennuie grave. On baille devant l'avancement d'un enquête peu passionnante, on sourit parfois devant les tronches déformées censées donner un côté psychopathe, mais qui nous questionne surtout sur les compétences réelles du charadesigner de l'anime, bref peu de plaisir pour un si grand nombre d'épisodes.
Finissons par les personnages. Pour moi, c'est une déception. Le problème principal est que leurs personnalités changent littéralement d'une histoire à l'autre. Un personnage totalement schizo dans une histoire devient un allié sans faille dans la suivante, ce qui rend la majorité des personnages incernables. Du coup, on ne s'attache pas à eux, on ne compatit pas à leurs malheurs et donc on ne trouve aucune justification à leurs actes sanglants. Ajoutons aussi que le doublage et de très mauvaise qualité, les voix s'inspirent aucune crainte, aucune peur, et ne collent pas au visuel dans la majorité des cas. Comment éprouvez un quelconque mal être devant une scène mal jouée où l'on remarque plus les erreurs graphiques et sonores plutôt que la scène en elle-même?
Je pense que vous l'aurez compris, Higurashi n'est pas une réussite. Beaucoup trop longue, se disant d'horreur alors qu'elle fait plus sourire d'indignation devant le visuel raté et l'ambiance sonore de mauvaise qualité, et avec une trame un peu trop tordue pour qu'on y trouve un quelconque intérêt. C'est pour moi une réelle déception. Dommage, car si la série n'avait durée que le temps des 4 premiers épisodes, elle aurait été excellente. Je suis sûr qu'avec plus de moyens et de sérieux, la série aurait pu être très intéressante.
Je finirais quand même en précisant que la série contient des scènes vraiment gores et trash et que donc, par conséquent, je conseille aux âmes sensibles de s'abstenir.