Summer Wars

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2009
- Titre original: Summer Wars
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://s-wars.jp/index.html
- AKA:
- - サマーウォーズ
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Réalisation: Hosoda Mamoru
- Chara-design: Sadamoto Yoshiyuki
- Musique: Matsumoto Akihiko
- Directeur artistique: Takeshige Yôji
- Scénario: Okudera Satoko
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Summer Wars
- Editeur: Kazé
Synopsis
Oz est est sorte d'internet surdéveloppé faisant office d'univers virtuel. Le monde entier y est connecté sous forme d'avatars. Kenji, génie des mathématiques, voit son boulot chamboulé lorsque Natsuki, la fille de ses rêves, lui propose un autre travail : il va devoir jouer le rôle de son petit ami. Seulement, il semblerait que les systèmes de sécurité de Oz ne soient pas aussi performants qu'on le croyait...
Synopsis soumis par Krokko
#Par Kanapeach le 11/12/2011 à 01:04
Summer Wars, à croire que Hosoda Mamoru a décidé de ne pas louper une seule de ses productions. Dans la lignée du visionnage de ses autres films, c'est avec une certaine appréhension que j'ai lancé celui-ci, parce que passer après La traversée du temps n'était pas vraiment une mince affaire. Mais autant ne pas faire durer le suspens, il s'en sort très bien.
On retrouve comme à l'accoutumée le design général si particulier qui touche la totalité des oeuvres de Mamoru. Des décors pour la plupart franchement réussis où le mot couleur a pleinement sa place. On est encore loin du degré de perfection atteint par un certain autre réalisateurs, mais l'ensemble se défend très bien et bénéficie de deux parties à bien distinguer. D'un côté le monde réel donc, de l'autre celui d'Oz qui est une expérience graphique à part entière avec son esthétique particulièrement pimpante, toute droit repompée du second film Digimon. Ajoutons une animation fluide et travaillée, en particulier durant les combats qui sont un bonheur pour les yeux, mais aussi bien trop courts.
Abordons maintenant le scénario, peut être le point qui a assombri mon jugement concernant ce film. Le synopsis résume bien l'ensemble, mais le problème c'est que j'ai trouvé le tout un peu trop "gros" à avaler. S'inscrivant dans un monde plausible, il est difficile de croire qu'un virus autonome peut causer autant de dommages en si peu de temps, et un ou deux rebondissements de fin, en plus d'être parfaitement identiques à ceux du film Digimon précédemment cité, sont juste ahurissants. Sans parler de la fin que j'ai trouvé très moyenne.
Seulement voilà, ce scénario, avec son fond de critique des réseaux sociaux qui prennent une place de plus en plus importante dans notre vie de tous les jours, se voit, à mes yeux, largement rattrapé par tout l'aspect familial que revêt Summer Wars. En effet, outre l'intrigue générale, est mis en scène une grande famille où chaque personnage a eu le droit à son propre caractère (pas de véritable coquille vide avec autant de personnages secondaires sur un temps si court, belle performance). Une famille avec ses soucis, mais aussi ses petites joies et qui a fini par bien m'accrocher. On évite malheuresement pas une ou deux scènes clichés mais rien de bien grave je vous rassure de suite. Quant aux deux personnages principaux, Kenji est le type même de gars avec qui je peux me lier de sympathie, et Natsuki le type même de filles que j'ai envie de connaître (hem).
Toute la catgéorie sonore du film a bénéficié d'un travail plus qu'appréciable. Pas de voix lourdingues, mais des doubleurs assez naturels, des petits effets qui donnent un peu plus vie aux décors et aux personnages en général. Mais aussi et surtout une bande originale de qualité où bien des types de sonorités s'enchaînent, entre l'envolée épique, les musiques tribales et les passages "happy", le compositeur s'en sort avec les honneurs et aucun blanc n'est à noter.
En conclusion, pas grand chose à redire si ce n'est que Summer Wars fait partie de ces films récents à voir impérativement. Graphisme, personnages et musiques de qualité, seul un scénario un peu WTFesque à mon goût vient ternir un tableau déjà bien entamé de bons points. Une bon moment passé, à vous de vous faire une idée dès à présent.
#Par daisuke01 le 29/10/2010 à 15:07
Je fais une critiques parce que ce film est assez innovant, les graphismes dans le monde virtuelle sont énorme,un tel niveau de beauté ne peux pas nous échapper.
Les créateurs, ont vraiment travailler pour créer un paysage fantastique remplie de détail.
Le scénario convient bien à l'univers, problème dans les réseaux mondiale qu'il doivent rétablir, ont passe d'un monde à un autre, la famille des héros sont charmants, nous font bien rigoler, mais ce ne sera pas toujours la rigolade au sein de leur groupe familiale bien souder.
La fille en devant de l'affiche est assez absente au début pour la raison que l'histoire met beaucoup en avant la famille et pas que les personnages principaux, mais elle va se dévoiler plus l'histoire avance.
Par contre l'affiche n'est pas assez représentatif du film et c'est dommage, car c'est un film avec beaucoup d'action,d'intensité,de rebondissement, mais au moins montre que cet une grande famille qui fonctionnent toujours ensemble.
Bref je peux que dire ,aller voir ce film d'animation si vous aimer les mondes 2D ,3D, bien coordonnée pour nous offert une réussite dans tous les plans.
Je met 10 pour la raison la plus évidente,ce film m'a vraiment étonner.
#Par azorni le 18/10/2010 à 23:28
Personnellement j'ai bien aimé "Summer Wars", et ce malgré un certain scepticime au début.
D'abord, les graphismes sont bien fichus, mais il faut dire que c'est le minimum qu'on est en droit d'attendre pour un long métrage d'animation. N'empêche, j'ai bien aimé le dessin à la fois pour la partie "cyberespace" et la partie "monde réel". Les deux m'ont plu, à leur manière.
Maintenant il faut quand même parler du scénario, qui est le point principal du film, amha, même si au final ce n'est pas son meilleur atout. Point principal, car il aborde un sujet délicat, potentiellement très riche : l'influence des univers informatiques sur le monde réel et sur la vie en société. Tout un programme, quoi.
Pourtant, je pense qu'on ne peut qu'être déçu si on regarde ce film en espérant y trouver une réflexion profonde sur les enjeux des technologies de l'information. On est loin amha d'un traitement poussé du sujet. Et quelque part, c'est tant mieux, je trouve. Parce qu'au final on obtient un film qui selon moi reste un excellent divertissement. J'ai en effet suivi ce film avec un réel plaisir, notamment lors des phases de combats/suspense et autres.
En fait il y a toute une partie du film qui ne m'a pas plu, et pour laquelle j'ai du faire preuve d'indulgence. En effet le film s'appuie sur un contraste entre le monde moderne informatisé et la description d'une grande famille multi-séculaire, organisée autour d'une matriarche presque centenaire. Or on peut être assez réfractaire à cette apologie des valeurs traditionnalistes. C'est mon cas. Du coup ce contraste, je n'ai pas trop su comment le recevoir : est-ce une pointe de nostalgie de la part des auteurs ? Ou même carrément de l'anti-technologisme réactionnaire ? Je ne sais pas, mais fort heureusement avec la deuxième partie du film, j'ai cessé de me poser ces questions car le film est devenu plus "fun", moins prise de tête en somme.
En effet j'ai commencé à vraiment apprécier ce film quand dans l'histoire les membres de la famille parviennent à réunir un équipement informatique pas banal, et entamment ainsi une véritable cyber-guerre.
Là ça a été marrant, et lorsque le combat a pris suffisamment d'ampleur pour menacer la ville et plus encore, j'ai compris que finalement ce film n'est qu'un remake du vieux "war games", ce film sorti dans les années 80. D'ailleurs, la similitude des titres aurait du me mettre la puce à l'oreille.
Bref, une fois qu'on a admis que les ambitions de ce film ne sont pas aussi élevées qu'on pourrait l'imaginer, je pense qu'on peut apprécier ce film pour ce qu'il est : un bon divertissement, dans le genre thriller techno-scientifique, teinté de comédie.
Moi ça m'a plu, j'ai passé un bon moment.
Une bonne note donc.
#Par Papimoule le 09/09/2010 à 22:45
J'avoue qu'en lançant ce film je ne m'attendais pas du tout à voir ça. Summer Wars est tout sauf une révolution. Il n'innove strictement rien, il reprend tout sur ses ancêtres. Que ce soit le scénario bidon, les persos gnangnan, la morale à deux balles sur la vie internet... et ce film ce dit futuriste, voyez vous ça?
Nous sommes amenés à voir dans ce film le moment où les humains seront (presque) tous connecté à internet et se regrouperont dans un monde virtuel appelé ici le monde d'OZ. Première chose que je me demande, mais à quoi sert ce monde? Parler avec ses amis? Faire des achats? Se battre? Quoi de plus en fait que l'on peut faire maintenant? Ma conclusion a été vite faite: ce monde ne sert à rien, il n'apporte rien, la manière dont il est mis en face de nos yeux est tout sauf crédible. Un espèce d'espace blanc avec deux baleines pour le protéger... Oulala ça commence mal... Le monde qui est crée m'a semblé simple, banal, sans grand intérêt. Il ne m'a pas fasciné.
Le scénario comme je l'ai dit est bidon, c'est à dire qu'il n'est pas recherché, évident dans les grandes lignes. Ne vous attendez pas à quelque chose de spectaculaire à ce niveau là, c'est juste l'histoire d'une famille qui sauve le monde, sauf que cette fois c'est par internet.
De plus il n'y a rien de techniquement intelligent. On voit juste les personnages cliquer un peu partout sur le clavier pour combattre, de même pour décrypter. Un peu dommage pour un film qui se veut pour notre génération à fond sur l'informatique. C'est un vide sidéral à ce niveau là, on apprend rien, pire on ne s'identifie pas à cet univers car l'internet du futur ne sera pas comme ça.
Les personnages sont mal réalisés en général. Le héros à le charisme d'une huitre. Encore le puceau qui ne sait pas quoi faire quant il a une fille devant lui. Mais attention il se réveille quant il y a un problème de maths à résoudre! La fille fait un peu mieux, dynamique, respirant la joie de vivre... mais à la fin avec le pouvoir de ses amis internet du monde entier elle fait plus pitié qu'autre chose. La grand mère plait un peu mais sans plus. Je trouve que le moment où elle appel tout le monde manque de crédibilité (encore une fois). Je me suis plus attaché aux personnages secondaires comme l'ami du héros, ou encore certains oncles.
La bande son laisse à désirer. Absente la majorité du temps, elle fait son apparition pour des scènes bien précise comme les combats ou les moments émotifs. Cependant dans ce dernier cas elle ne fait qu'augmenter l'aspect gnangnan de la scène. On ne peut pas dire que ce film vous fera pleurer (je me suis senti complétement con devant l'écran en me disant "mais que ce qu'ils nous font là?"). Il a un petit coté drôle mais rien de plus. Sinon la musique est simple et répétitive. Ils ne se sont pas trop foulé.
Les graphismes ne sont pas extraordinaire non plus. L'animation est d'une fluidité irréprochable, c'est très agréable à ce niveau là. Sinon les couleurs sont pétantes à vous en faire pleurer les yeux. Le monde tout blanc avec des couleurs flashies un peu partout c'est pas bien compliqué à faire pour eux et c'est plutôt vilain pour nous. J'ai trouvé certains persos mal dessiné. Le héros en particulier, je vise surtout les bras, les jambes. On ne peut pas dire que ce film est une révolution graphique non plus.
Au final que reste-t-il à Summer Wars? Le film reste une distraction correcte cependant il y a bien mieux à voir. Beaucoup trop simple dans tout les domaines, n'inventant rien sur le monde de l'internet, Summer Wars est un petit divertissement qui devrait savoir rester sans prétention.
#Par Deluxe Fan le 29/08/2010 à 17:43
Summer Wars : la Japanimation 2.0 ?
le déclic qui m'a poussé à voir Summer Wars (et la Traversée du temps dans la foulée) c'est que j'en avait lu une critique dithyrambique dans un grand quotidien national, qui le présentait comme une perle du genre, sortie dans une période de crise pour le secteur. Voulant en avoir le cœur net, je me suis donc fait une soirée Mamoru Hosoda, enchaînant les deux films. Et si j'ai été déçu par le premier, le second fut intéressant à plus d'un titre.
Cela va paraître gros, mais je pense que ce film représente ce vers quoi la japanimation doit se tourner à l'avenir. N'avez-vous jamais pensé que le principal défaut de la Japanimation, outre ce fameux fossé culturel, est qu'en cherchant à séduire le spectateur par l'affect plutôt que par l'intellect, on se retrouvait avec des œuvres magnifiques mais rarement pertinentes ? Que les studios d'animés américains créent des œuvres plus terre à terre, mais aussi plus drôles et plus compréhensibles ? Dans un monde où la culture se mondialise, il était temps que des japonais sortent un film que moi, un occidental, puisse m'approprier. Summer Wars est l'un d'eux.
Ainsi, l'histoire comme les personnages sont simplifiés à l'extrême, le tout dans le but avoué de servir un message clair et intelligible pour tous. Un message, ou plutôt une question : quelle peut-être la valeur des liens familiaux aujourd'hui lorsque le réseau (personnifié par Oz) peut suffire à notre bohneur ? Et lorsque le réseau craque, est-on irrémédiablement déconnectés ? N'existe-t-il pas d'autres types de connections, moins spectaculaires, mais complémentaires de celles que l'on peut avoir par la Toile?
Rassurez-vous, le film ne se résume pas à un cours d'histoire des mentalités ; mais il est vrai que la densité de cet univers, exposé en une heure trente seulement, ne laisse pas la place à l'identification et autres procédés basiques. Notons aussi une certaine audace graphique: le monde d'Oz est retranscrit en full 3D, par opposition avec l'autre lieu de l'action, la maison de la famille de Natsuki, en 2D traditionnelle. Réussie et loin d'être "poudre aux yeux", ce procédé est parfaitement cohérent avec le thème du contraste, au coeur du film.
Ainsi, malgré son scénario très peu crédible et ses personnages fantomatiques, Summer Wars possède une grande valeur au du message transmis. Par comparaison, en regardant La Traversée Du Temps je me suis demandé jusqu'à la fin "mais de quoi parle-t-on, finalement ? quel est le sujet ?". Dans Summer Wars c'est immédiat, on sait de quoi on parle et on ne perd pas de temps en circonvolutions, qui pour certains sont essentielles dans les animés japonais mais qui, honnêtement, me soûlent depuis les quelques années que je suis otaku à plein temps.
Un film à voir donc, car je pense qu'il doit être une référence sur le sujet qu'il traite (les liens entre virtuel et réel), sans tomber dans l'ésotérisme et la symbolique indigeste que l'on voit d'habitude.
Les plus
- Un thème traité à fond
- Mise en scène intelligente
- Drôle et convivial
Les moins
- La fin eût pu être mieux
#Par El Nounourso le 15/06/2010 à 23:12
Après La Traversée du Temps qui traitait de voyage temporel, Mamoru Hosoda s'attaque aux réseaux sociaux avec Summer Wars. Oz est une sorte de super-Facebook qui permet à un milliard d'internautes en avatars de communiquer entre eux, de faire leurs courses, de remplir leur paperasse administrative... et bien plus encore. C'est une sorte de plate-forme à tout faire au coeur de toute l'activité humaine sur la planète.
Evidemment, un petit malin décide d'introduire une intelligence artificielle dont le passe-temps favori est d'assimiler le maximum de comptes d'utilisateurs pour ainsi accéder à toutes leurs données personnelles et à tous leurs accès professionnels. Autant dire que c'est vite la pagaille au Japon. Un garçon est immédiatement pointé du doigt : Kenji, lycéen et génie des mathématiques tout ce qu'il y a de plus innocent. Le souci, c'est que la nouvelle est diffusée à la télévision alors que le garçon vient juste d'accepter de se faire passer pour le petit ami de la belle Natsuki à une réunion de famille...
Mélange sympathique de thriller informatique et de comédie lycéenne, Summer Wars remplit à merveille son contrat, d'autant plus qu'il est boosté par une animation dynamique et des doublages VF de qualité. Hosoda dresse un portrait amusant de ce que pourrait devenir Facebook à l'avenir, sans tomber dans le moralisme à deux sous. Un très bon divertissement!
#Par Nakei1024 le 12/06/2010 à 22:53
Le film d'animation pour geeks de l'année rien de moins, c'est ce que représente à mes yeux cette fantastique fable sur les nouvelles technologie et leur importance croissante dans nos sociétés actuelles.
Si je devais choisir, je dirais que deux mots résument parfaitement l'œuvre: opposition et contraste. Contraste entre l'univers matériel et l'univers virtuel qui finissent par devenir intimement liés avec l'apparition du portail international que représente Oz, initialement simple plate-forme communautaire (façon Facebook) qui devient au fil du temps un véritable centre à tout faire: commerce, rencontres, jeux, compétitions, organisation des services de secours...Tout semble possible et la barrière de la langue a même disparu grâce à un traducteur universel, une sorte de gigantesque tour de Babel érigée par les Hommes pour les lier entre eux. Pourtant dans ce gigantesque centre virtuel de communications, les humains n'ont jamais été aussi seuls, car si sur Oz ils discutent entre eux au travers de leurs avatars, une fois de retour à la réalité il devient impossible de leur faire lâcher leur portable/ordinateur/console (ou tout autre moyen permettant de se connecter à internet), et le dialogue entre personnes se fait plus rare.
Sans surprise, quand une faille est mise à jour dans le système de sécurité du portail, et qu'un virus exploite celle-ci pour perturber son bon fonctionnement, le monde entier retient son souffle, à deux doigts de sombrer dans le chaos le plus total: GPS hors service, signalisation routière automatisée mise à l'arrêt, de même que l'horloge mondiale...
Le monde moderne (re)découvre alors (presque avec horreur) qu'au delà de leurs identité électronique une vrai vie existe; que malgré tous les artifices dont on peut s'entourer avec un avatar tout mignon tout gentil, la vie n'est pas un jeu et n'offre que rarement la possibilité d'un "reset". L'anime montre clairement que si les technologies nouvelles permettent de faire de grande choses, trop dépendre d'elles peut avoir des conséquences dramatiques.
A l'opposé, on suit la vie d'une famille qui décide de fêter l'anniversaire de son aïeule dans la maison familiale. Celle-ci est pour ainsi dire presque coupée du monde moderne, bien sûr il y a l'électricité, l'eau courante, une télé et un ordinateur, mais finalement, même sans ça, chacun parvient à se débrouiller le temps de la rencontre. L'aïeule elle-même est une femme de caractère qui continue à tenir des liens avec de multiples personnalités importantes de la société japonaise, mais aux mails et posts de forum elle préfère les lettres manuscrites reçues et envoyées par la poste. Quand la situation de crise est déclarée, c'est elle qui prend les devants et rappelle à chacun de ses contacts leurs responsabilités en leur faisant prendre conscience que même sans les dernières technologies de l'information ils ont toujours un pouvoir de décision important et peuvent (doivent) trouver des solutions alternatives, même si elles ressemblent à de vieilles recettes de grand-mères. Derrière les millions de comptes virtuels buggés, il y a autant de personnes, bien réelles celles-ci, qui paniquent et qu'il faut aider à tout prix.
Bien sûr, face à plusieurs milliards d'utilisateurs, une vingtaine de membres d'une même famille (hommes, femmes, enfants) peut sembler bien peu, sauf qu'ensemble et avec les quelques moyens dont ils disposent ils vont s'organiser et mener leur propre "guerre" (car c'est bien ce dont ils s'agit quand des vie humaines sont en jeu) pour rétablir la situation, et n'utiliseront la technologie qu'une fois que les autres solutions auront échouées.
On découvre ainsi les caractères divers et variés des protagonistes qui décident de coopérer pour "sauver le monde". Le plus souvent comiques et attendrissant (tout en restant crédibles), ils permettent de faire que même au pire de la crise, l'anime ne bascule jamais dans le dramatique ou le pathétique, préférant conserver une ambiance quand même assez légère (voire épique sur la fin). La réalisation est particulièrement réussie, qu'il s'agisse des grandes mégalopoles aux artères bouchonnées; de la demeure familiale de Natsuki, véritable "trou perdu" qui a su conserver tout le charme traditionnel d'une demeure Japonaise ou encore du portail Oz dans lequel se croisent des millions d'avatars dans une ambiance très cyber-punk. Même constat pour le chara-design assez réaliste dans son ensemble du moins en ce qui concerne le monde réel, les avatars des inscrits au portail Oz prenant des formes diverses et variés (mais généralement kawaïs) selon les goûts des internautes.
Pour conclure, voici un anime au scénario simple mais bien ficelé (sans être capilotracté) qui pose la question de la dépendance croissante de l'Humanité aux technologies de télécommunication, au travers des yeux d'une famille ne manquant pas d'éléments caractériels (qui ferait office d'échantillon témoin). Certains trouveront que le scénario est un peu "too much" et pas assez crédible à leur goûts, mais je le conseille vivement si vous souhaitez vivre une expérience passionnante.
#Par jadraja le 02/04/2010 à 01:50
Comme beaucoup de ceux qui avaient aimé Toki wo Kakeru Shoujo (La Traversée du Temps), l'annonce de la sortie d'un second film par le même staff (même réalisateur talentueux, même chara-design de très bon gout etc...) m'avait vraiment enthousiasmé. Et après avoir visionné Summer Wars, on peut facilement dire que la qualité technique est toujours aussi excellente: l'animation est du type des plus fluides (vraiment!), le chara-design est vraiment très "agréable" à l'œil (le style est assez "réaliste" mais tout aussi typique de la japanime moderne, avec des expressions parfaitement maitrisées), les voix sont tellement naturelles (Certains personnages ont une manière de parler qui leur est propre, j'ai particulièrement aimé celle de Natsuki), enfin les décors sont beaucoup plus beaux (et de loin, je trouve) que ceux de Toki wo Kakeru Shoujo, avec des détails bien travaillés et des rues japonaises animées point par point (non non, pas les fades ruelles ou l'on a placé des personnages figés pour donner l'impression d'une ville vivante).
Au niveau du scénario et de l'histoire en général, il faut dire que Summer Wars est un poil plus fou que Toki wo Kakeru Shoujo: avec la présence supplémentaire du monde virtuel d'Oz, le réalisateur s'est donné la liberté d'y rajouter un brin de combats bien mouvementés, d'animations 3D surréalistes, d'animations vectorielles qui donne un style plus avancé, plus "moderne" à l'œuvre (en plus des clins d'œil aux gadget et a l'informatique en général, avec la présence de machines Dell équipées de Windows 7 lors des scènes en rapport avec le virtuel, ou encore l'utilisation de Nintendo DS ou du iPhone par les enfants et des personnages comme Natsuki...). Cette œuvre semble se baser un peu plus sur l'action à suspens, plutôt que sur le suspens de situation et de relations de Toki wo Kakeru Shoujo.
Aussi, ce qui m'a surtout marqué dans ce film, c'est l'ambiance de famille (ou plutôt de famille encore intègre et unie, ce qui est de nos jours si rare) qui y est merveilleusement exposée. Étant moi même d'une famille grande et nombreuse, l'ambiance festive des repas et les relations solides entre les générations nouvelles et anciennes (en voyant les métiers des enfants, on voit bien qu'il s'agit d'une famille respectable et centenaire) m'ont parus réalistes, avec la touche de fierté que dégagent ses membres.
Peut être faudrait-il trouver un défaut justifié à ce film? Oui, je pense qu'on pourrait regretter le manque de complexité de l'histoire...même si personnellement, cela ne m'a pas dérangé, étant donné que ce défaut là a été largement compensé par des qualités techniques superbes et surtout une "aura" morale et familiale captivante...en tout cas a mes yeux!
Je pense personnellement qu'il s'agit d'un film agréable en tous points, destiné aux personnes de tous âges, et a la recherche d'une œuvre aussi bien "vitrine-technique" que dynamique, rafraichissante, voire moralisante.
#Par Krokko le 19/03/2010 à 22:41
Je vais finir par choisir tout ce que je regarde au pif, sans m'informer ou regarder des images auparavant, sans chercher un synopsis ou rien du tout. Ca m'évitera de trop me monter la tête pour être déçu ensuite. J'ai adoré la Traversée du Temps, notamment pour ses graphismes et son animation. Même studio, même réalisateur et chara-designer, je partais très confiant en cette nouvelle production. Imbécile ...
Une fois n'est pas coutume, on ne change pas une équipe qui gagne, Krokko va vous sortir une image foireuse bien surprenante : Summer Wars est un bambou. Vingt mètres de haut, majestueux, épais comme un bras avec des couleurs vertes somptueuses, des feuilles légères et guillerettes. Mais parfaitement creux.
Rien à redire là-dessus, nous sommes en présence d'une perle de l'animation, avec des dessins magnifiques, une fluidité à mourir de plaisir. Le chara-design est toujours aussi agréable pour les yeux, les palettes de couleurs sont vastes comme de multiples champs de blés en été. Côté son, on n'est pas mis en reste. Le choix des doubleurs a été parfait, j'ai été charmé par ces voix. Et la musique est toute aussi bonne, héroïque, entraînante mais rarement triste, elle va très vite en général. Voilà pour la réalité.
Parce que lorsqu'on passe en virtuel, c'est bien différent. La musique se fait beaucoup plus rare, ou bien c'est de la musique électronique assez indigeste. Les couleurs sont beaucoup plus vives, presques agressives et le fond blanc brillant omniprésent n'arrange pas les choses. Ce n'est pas moche du tout, loin de là, mais le contraste est beaucoup trop puissant avec la perfection du monde réel. C'est pourtant dans cet univers imaginaire que l'animation est au mieux de sa forme. Il y a pas mal de 3D certes, très bien intégrée, mais les combats qui se déroulent lors de ces séquences sont extraordinaires. Très classes, recherchés et sans trop de fioritures, un vrai plaisir pour les mirettes.
Seulement c'est terriblement creux. Les personnages sont assez attachants, surtout grâce à leur plastique en fait, mais il n'y a pas vraiment d'histoire en soi. Le scénario réside principalement en l'existence d'Oz. On pourrait y voir une critique de la société actuelle, dépendante de sa technologie blablabla mais ce serait du pipeau. Summer Wars, c'est finalement beaucoup de poudre aux yeux ; il se passe des choses, mais il n'y a aucun background, aucun concept intéressant. Pire encore, l'existence des avatars dans Oz laisse deux fois moins de temps d'existence aux personnages qui n'ont finalement aucune force, aucune consistance, on a l'impression de les voir peu et forcément, leurs relations semblent beaucoup trop aisées. Le vaste univers familial de Natsuki aurait gagné à être développé, Kenji aurait beaucoup aimé avoir plus de présence mais son manager minable ne lui a décroché qu'un rôle secondaire (Ah bon? C'était un rôle de premier plan? Pardon ...). Tout se passe bien, les rebondissements arrivent en troupeau bien bruyant et visible. L'ennui reste à l'écart mais l'intérêt est resté coincé sous un tunnel.
Divertissement correct mais sans plus, bien mais pas top. C'est vraiment ballot.
6 parce que je déteste tuer une oeuvre dans l'oeuf.
