Utena

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 1997
- Titre original: Shojo Kakumei Utena
- Nombre d'épisodes: 39
- Site officiel: http://www.starchild.co.jp/spe...
- AKA:
- - 少女革命ウテナ
- - Girl Revolution Utena
- Relations: 2 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: J.C. Staff
- Production: TV Tokyo
- Réalisation: Ikuhara Kunihiko
- Chara-design: Hasegawa Shinya
- Mecha-design: Nagahama Hiroshi
- Auteur: Be-Papas
- Musique: J.A. SEAZER (thème des combats), Mitsumune Shinkichi
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Utena la Fillette Révolutionnaire
- Editeur: Dybex
Doublage
Tomoko Kawakami (Utena Tenjou), Yuriko Fuchizaki (Anthy Himemiya), Takehito Koyasu (Touga Kiryuu), Kotono Mitsuishi (Juri Arisugawa), Aya Hisakawa (Miki Kaoru), Takeshi Kusao (Kyouichi Saionji), Yuka Imai (Wakaba Shinohara)
Synopsis
Utena se déroule dans un univers étrange, le grand lycée Ohtori. Un groupe d'étudiants, porteur du sceau de la rose, se défie à l'épée dans le but de posséder la fiancée de la rose pour révolutionner le monde.
Tenjô Utena fut, lors de son enfance, sauvée par un prince mystérieux qui lui a remis un sceau en forme de rose. Utena intègre le fameux lycée Ohtori...
#Par Spektr le 06/11/2010 à 10:59
"A la mort de ses parents, la jeune Tenjou Utena reçoit une bague en forme de rose de la part d'un jeune homme venant sécher ses larmes, tel un prince. Impressionnée, celle-ci décide de devenir elle-même un prince, capable de protéger la veuve et l'orphelin."
C'est ainsi que commence l'histoire de Utena, une fillette révolutionnaire, et jusqu'à là, tout porte à croire que l'on va avoir affaire à un anime qui ne semble viser qu'un public féminin très jeune. Et pourtant...
Utena n'est clairement pas dédié à un public jeune, puisque sous ses airs d'anime à l'eau de rose, se cache en fait une intrigue très riche, qui aborde des thèmes comme l'inceste, l'homosexualité, le passage de l'adolescence à l'âge adulte ou encore la condition humaine, et dont il résulte un véritable voyage initiatique. Sous les yeux innocents de l'héroïne, nous serons les témoins d'une adolescence transfigurée de façon poétique et métaphorique, mais aussi parfois très cru.
Rarement il m'a été donné de voir un anime qui pousse aussi loin dans la psychologie de ses personnages, cela donne une richesse toujours aussi fascinante au scénario. Scénario de malades mentaux en passant, que l'on peut diviser en trois parties distinctes : un cycle introductif, sombre et l'épilogue. Durant ces 39 épisodes on découvrira toute la profondeur du scénario et des personnages, qui ont, en passant, des relations très ambiguës entre eux, aucune relation n'est simple dans Utena, tout est insolite, labyrinthique et disons le, parfois même malsain.
Le lieu même du déroulement de l'histoire, est complètement surréaliste et invraisemblable. Autant dans les paysages que dans l'architecture monumentale, tout est dans l'exagération pour nous plonger dans un véritable conte pour enfant. Les auteurs de l'anime ont d'ailleurs réussi la prouesse, de créer une intrigue riche en rebondissements, dans un même lieu identique tout le long, ainsi on revoit très souvent les mêmes scènes, les mêmes endroits, et ceux-ci s'ancrent véritablement dans notre mémoire.
La mémoire est d'ailleurs un thème récurrent de l'anime, l'obsession des souvenirs qui torturent les différents protagonistes de l'histoire, feront très souvent surface, et dévoileront donc, petit à petit la richesse de l'intrigue.
Bien sûr, le graphisme général a un peu vieilli, ça se sent au niveau du chara-design, mais pourtant le tout reste très artistique et tout à fait correct, et même doté d'un charme assez mystérieux. Et bon, tout de même, un des grands points forts de la série gomment ces quelques défauts visuels, à savoir : la musique.
On pourrait y consacrer tout un chapitre, à la musique de Utena. En effet, la bande-son s'étale tout de même sur 7 OSTs, ce qui n'est pas négligeable, celles-ci sont en grande partie composées par JA Seazer, groupe de rock psychédélique japonais, très en vogue dans les 70s. A l'image de groupe comme Magma, qui propose une musique très symphonique et épique, JA Seazer permet véritablement d'insuffler à l'anime, un côté épique inoubliable. Ainsi, le spectateur a le droit à de nouveaux morceaux à quasiment chaque épisode, ce qui est véritablement jouissif. Certaines compositions sont tout simplement sublimes et orchestrées à merveille. Encore une fois, peu d'animes peuvent se targuer d'en proposer autant...
Vous l'aurez compris à travers ces quelques lignes, Utena n'est pas un anime comme les autres, on peut facilement le qualifier de véritable OVNI dans le monde l'animation, qui n'a que peu d'équivalent encore aujourd'hui. C'est tout bête à dire, mais le studio Be-Papas nous fait simplement revivre la magie des contes pour enfants, à travers des yeux plus mature, et ça, bah... C'est vraiment très et, trop rare de nos jours, et c'est bien dommage.
Imaginez un mix improbable entre Evangelion et Sailor Moon, et vous serez proche de ce qu'est Utena.
#Par Yoyan le 30/10/2009 à 21:14
Mon premier anime en VO, que de nostalgie. J'ai commencé cette série par amour du Chara-design et de la bande-annonce disponible dans les DVD Kaze.
C'est tout simplement une série mythique pour moi. Je n'ai trouvé que très peu de séries qui m'ont fais le même effet qu'Utena. Tout est réunie pour un anime réussi : La présentation originale des épisodes, des personnages toujours travaillés, une bonne réalisation, de très bonnes musiques...
J'ai beaucoup apprécié les relations très ambiguës de certains personnages et notamment des deux protagonistes, Utena et Anthy. Une relation plus poussée qu'à l'ordinaire dans ce genre série, sans nous plomber la tête systématiquement de "C'est mon amie je ferais tout pour elle" à chaque épisode.
La seul réserve que j'ai : les mêmes plans réutilisés systématiquement pendant les combats, c'est dommage car certains d'entre eux on un dénouement inattendu.
Je n'en dirais pas plus, cette série mérite d'être vu, elle est dans mon top 10 de mes séries préférée. Peut-être parce que c'est la première dans laquelle je me suis lancé les yeux fermés (Joie de la découverte..).
Je ne mets pas 10/10 à cause justement de ma réserve mais elle les frôle de très très prêt en tout cas. =)
#Par Soul @ngel le 17/12/2004 à 21:28
La première chose qui peut choquer dans cet anime, c'est la présence récurrente de certaines couleurs et l'omniprésence du blanc. Cela donne une impression de vide, de monde quasi-fantôme contrastant avec certaines couleurs plus vives telles que le rose des cheveux d'Utena ou le rouge de la robe d'Anthy.
L'intrigue de la série est particulièrement complexe avec en fond le thème de l’apocalypse et la révolution du monde (un peu comme dans la série X mais traité de manière très différente). En ce sens, il se rapproche d'une série comme Lain. Certains épisodes obligent à la réflexion bien qu'on puisse tout à fait voir Utena sans se donner la peine de réfléchir. Mais la série perd alors une partie de son intérêt.
L'anime est parfois assez osé, et certaines situations sont relativement ambigües au regard notamment de la relation entre Utena (qui s'habille d'ailleurs en garçon) et la fiancée de la rose qui est "dévouée" à Utena. L'homosexualité est donc de mise dans cette série. Elle n'est pas montrée directement mais fortement suggérée (contrairement au film qui lui est bien plus explicite sur le sujet). Même au niveau des autres protagonistes, cela est vraiment flagrant avec leurs allure si spéciale.
L'humour de cette série est parfois complètement déjanté, et il ne faut pas hésiter à prendre certains passages au second degré pour apprécier (un peu comme dans FLCL). Certains épisodes (celui de la vache par exemple) sont vraiment bizarres mais réellement drôles si on aime ce genre d'humour.
Le design des personnages et l'animation n'ont rien d'exceptionnel (l’âge de la série est aussi à prendre en compte). Les musiques sont par contre très belles. Je vous les conseille vivement, elles sont parfois très "classiques", et d’autres fois plus rock.
Cette série a un certain charme, l'univers créé forme un tout assez harmonieux, fantastique et il en découle une atmosphère très particulière qui, je trouve, est fort plaisante.
En conclusion, Utena n'est pas une série à mettre en toute les mains. Elle reste quand même un pur shôjo, il ne faut donc pas être allergique au genre pour apprécier cet anime. C'est si original que certains ne l'apprécieront pas et ne verront qu'un shôjo banal et creux alors que d'autres (dont je fais partie) la considèreront comme un oeuvre culte, un chef-d'oeuvre.
Je vous conseille donc de regarder quelques épisodes pour vous en faire une idée et choisir votre camp.
#Par Lessien le 17/12/2004 à 21:26
Je laisse tout de même mon avis qui est à peu près le même que Soul @ngel. Donc je vais présenter d'autres arguments pour ne pas répéter.
Il est vrai que la première fois que j'ai vu ce dessin animé, j'ai été un peu surprise par certains détails "kitch" : les roses qui tournent sur les coins de l'écran, le jeu d'ombres chinoises aux propos plus qu’énigmatiques…
Il faut trouver des défauts à Utena ? Ca me fait mal au cœur, mais allons-y !
-On retrouve quelques scènes répétitives. Par exemple, lorsque Utena rejoint l’arène aux duels, ou quand l’épée de Dios apparaît. Mais franchement, moi, je ne m’en lasse pas, d’autant plus qu’une musique différente agrémente chaque duel ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des animes qui changent de musique ?
Par contre, la présence de deux épisodes de récapitulation des duels d’Utena est assez pénible. Alors prenez votre télécommande et passez à la suite !
-La fin… Alors là… Je n’ai RIEN compris… Enfin, j’ai un peu compris parce qu’il se trouve que je possède la version manga papier à la maison… Mais pour les autres, et bien je vous souhaite beaucoup de courage et d’imagination…
- La symbolique abonde dans cette série. Alors, deux solutions pour vous : soit vous regardez la série au premier degré, soit vous vous armez d’un dictionnaire des symboles et de quelques livres de psychanalyse !
A part ça, il n’y a vraiment rien à dire. J’ai énormément ri, j’ai aussi beaucoup pleuré (et Dieu sait que c’est difficile de m’émouvoir) devant ce conte de fées moderne.
Les personnages sont tous sympathiques. Même lorsqu’ils sont
« méchants », on nous explique les raisons de leur méchanceté, ce qui les rend de suite plus sympathiques et montre leur profondeur psychologique. Cette ambiguïté se retrouve notamment dans les personnages masculins : Saionji, Touga, Mikage.
La variété des personnages est aussi un point fort de la série, ce qui permet à ce manga d’être énergique. Il n’offre aucun temps mort (ou presque).
Le problème de la série Utena, si l’on veut un tant soit peu la comprendre, c’est qu’il faut la revoir plusieurs fois. Mais qui s’en plaindrait ?
