Angel Heart

Informations générales
- Auteur: Hôjô Tsukasa
- Origine: Japon
- Année de création: 2001
- Titre original: Angel Heart
- Nombre de volumes: 33
- AKA:
- - エンジェル・ハート
- Relations: 1 fiche en relation
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Angel Heart
- Editeur: Panini Manga
Synopsis
Note : il est préférable d'avoir lu City Hunter avant d'aborder Angel Heart.
Glass Heart est le nom de code d'une jeune tueuse à gages professionnelle qui travaille pour la mafia chinoise. Mais un jour, après avoir exécuté à bout portant le père d'une petite fille, elle est prise de remords et se suicide. L'organisation, qui n'a pas l'intention de perdre son meilleur élément, lui fait greffer un coeur. Ce coeur, c'est celui de Kaori, autrefois assistante de Ryo Saeba aussi connu sous le nom de code City Hunter...
#Par escafleiko le 17/05/2010 à 01:04
« Félicitation Glass Heart ! Cà t’es probablement égal de le savoir, mais avec le travail d’aujourd’hui, ça fait exactement cinquante personnes que tu élimines pour l’organisation. » Tels étaient les derniers mots que Glass Heart attendit avant de se suicider. Le cœur de verre de la jeune tueuse s’est brisé après avoir vu la fille de sa cible, partie acheter une glace à déguster, pleurer la mort de son père assassiné par sa main. Tout ce que désirait la jeune tueuse de quatorze ans était d’être enfin libre. Seulement l’organisation ne désire pas perdre son meilleur tueur. Pour la sauver, le cœur d’une personne fraichement morte fut volé. Glass Heart qui espérait le repos éternel se retrouve aux prises avec des images d’une femme et d’un homme qui lui sont inconnus. Pourquoi se sent-elle si bien auprès de cet homme ? Si la tueuse n’arrête pas de se questionner, le lecteur reconnaîtra les héros de la précédente série de Tsukasa Hojo : Kaori Makimura et Ryo Saeba.
A son réveil, une année plus tard, Glass Heart décide de retrouver Ryo. Pour cela elle suivra son cœur. Seulement elle ne part pas toute seule, l’organisation lui envoie une armée pour l’éliminer.
Pendant ce temps, Ryo Saeba continue de jouer les séducteurs obsédés. Cette attitude n’est qu’une façade, il pleure toujours la mort de Kaori. City Hunter-le nettoyeur de Shinjuku- a fermé boutique. Au revoir le tableau noir des messages ! Bonjour souffrance ! Cette souffrance s’atténuera quand il rencontrera Glass Heart. Il verra en elle sa précieuse kaori et la considérera comme sa fille.
Mais avant que Glass Heart devienne, en apparence, une adolescente chinoise normale nommée Xiang-Ying, elle devra mettre fin à ses liens avec la pègre. Seule elle n’aurait eu aucune chance face à des hommes parfaitement entraînés à tuer. Ce n’était sans compter avec la présence de City Hunter. Sa parfaite connaissance de Shinjuku –un des quartiers de Tokyuo- est une arme meurtrière.
L’atmosphère se dégageant du début du premier volume est mélancolique. Le travail fait sur la psychologie des personnages est très bien réalisé. Malheureusement le mangaka ne semble pas si à l’aise puisque dès que le glas de la bataille a sonné, les questions que se posent Glass Heart disparaissent. Son désir de tuer revient, les balles fusent, les cadavres pleuvent mais jamais Glass Heart ne vacille. La tueuse renaît de ses cendres !
Pour mettre en place l’avènement de la nouvelle City Hunter, il semblerait que quatre volumes ne soient pas assez. Il aurait peut-être fallut en écrire un cinquième pour pouvoir incorporer au prologue l’aspect psychologique manquant à cette guerre.
Peut-être que Hojo désirait en finir rapidement avec son introduction pour compter l’évolution psychologique de A-Xiang en tant que nouvelle City Hunter ? C’est ce que semble compter les différentes affaires que devra résoudre City Hunter –Ryo et A-Xiang-.
Tsukasa Hojo nous informe que ce manga n’est pas ‘la suite’ de City Hunter mais une histoire se déroulant dans un « monde parallèle. » « Même si certains personnages ont des noms semblables, ce sont des personnages originaux sans aucun lien avec la série précédente. » Ce n’est toutefois pas ce que l’on ressent en achetant et lisant le manga. Tout d’abord la couverture du premier tome est trompeuse. Ryo y est bien présent en compagnie de Glass Heart. De plus la manière d’aborder chacun des personnages renvoie obligatoirement à City Hunter. Saeko est toujours la pulpeuse inspectrice, umibozu/Falcon tient toujours le café Cat’s eyes et Ryo chasse toujours tout ce qui porte un jupon. Seule Miki –la compagne d’Umibozu- a disparu dans les premiers tomes. Elle fera son apparition plus tard sousles traits d’une enfant qu’élèvera Umobozu. Là encore cela renvoie à sa précédente série. Pour des personnages originaux, on repassera !
Alors pourquoi prévenir que cette nouvelle série n’est pas une suite ? Etait-ce pour éviter les critiques disant que le mangaka souhaite encore surfer sur sa série à succès ? Ou bien est-ce pour éviter de devoir respecter une chronologie ? Il semblerait que la meilleure solution soit la seconde. Comme signalé au-dessus, Miki s’est vue rajeunir ; une relation entre Makiumura –le frère ainé de Kaori- et Saeko a même été peinte ; jusqu’à la première rencontre entre Kaori et Ryo complètement différente. En faisant abstraction du passé, Tsukasa Hojo peut retravailler son œuvre tout en y insérant de nouveaux personnages comme Xin Hong, le coéquipier de Glass Heart durant leur formation de tueurs qu’elle tentera de tuer à la fin de cette dernière. Ce personnage joue le rôle de bouffon, Ce qui rappelle encore une fois l’atmosphère de City Hunter.
Malgré de nombreux rapprochements avec sa précédente série, nous pouvons constater que Hojo arrive à trouver son rythme malgré un prologue contestable. Le trait plus réaliste, l’univers plus sombre est la mélancolie qui se dégage de cette œuvre rom avec le cocktail action-comique de City Hunter. De plus chacune des missions que devront exécuter le nouveau duo touchera l’âme de nos héros et ceux qui les côtoient. les faisant évoluer psychologiquement. Aspect que City Hunter ne retranscrivait pas. Le résultat est de permettre aux lecteurs de se sentir plus proches des différents héros.
Il est souvent difficile d’égaler une série à succès, même par l’auteur lui-même. Tsukasa Hojo est parvenu à créer ‘une suite’ dépassant son œuvre précédente. Il est toutefois dommage que le mangaka n’assume pas cette suite.
#Par kuchiki byakuya le 09/03/2007 à 22:58
Encore un chef d'oeuvre de Hojo. On y retrouve avec plaisir les aventures de Ryo Saeba. Pourtant, Angel Heart est assez différenet de City Hunter. Je m'explique.
Dès le début, il est évident que Angel Heart est plus sombre que City Hunter car le manga tourne autour du thème de la mort. L'histoire est plus adulte, plus larmoyante (mais pas déprimante, non plus ^^), sans que l'humour soit sacrifié (on retrouve toujours la fameuse masse de 100 tonnes ^^). Le fil directeur est assez superficielle et on assiste plus à une succession de petites histoires. Je dis superficielle car le scénario est centré sur la relation entre Glass Heart et Ryo et son évolution mais ne constitue plus la trame pricinpale dépassé le tome 6. Attention, ca n'est absolument pas une critique. Hojo aborde un nouvel aspect de Ryo avec brio, qui rend le perso encore plus sympathique. De toute facon, on se rend vite compte que ces petites histoires laissent une trace, un élément dans l'histoire et sont souvent réemployées ultérieurement. Certains peuvent trouver le scénario trop fleur bleue (ce qui n'est pas totalement faux) mais celà n'empéche pas que le charme a agit sur moi et sur beaucoup.
Les persos sont très bons et sont tous complexes. Ryo n'est plus le même et celà se sent. Qui ne serait pas troublé par la mort de celle qu'on aime mais il a gagné autre chose. Il a pris de l'age et ca se voit mais il reste encore frais pour son age ^^. Je trouve assez agréable de voir un Ryo plus sérieux, plus mur, même si le Mokkori fait toujours son apparition ^^. Glass Heart est très intéressante car c'est une adolescente qui pense déjà comme une adulte. Ce paradoxe rend le perso attachant car elle ressemble à une enfant qui apprend les choses basiques de la vie, si bien que son caractère s'adoucit (aussi grace à l'ame de Kaori). Malgré tout, elle a tendance à devenir barbante au cour du manga car elle passe trop vite d'un état d'esprit à l'autre. La belle Saeko est toujours de la partie pour le plus grand plaisir de mes yeux ^^. Quelle classe! quel charme!! Je n'ai rien à dire sur les persos qui sont encore meilleurs que dans CH car plus psycholgiques.
Le dessin est un travail remarquable et est l'un des plus beaux mangas que j'ai pu lire. Les persos sont réalistes, humains et les décors sont travaillés. Là encore, il est plus noir, plus oppressant à certains moments et c'est peut-être en celà qu'il est plus réussi. Ces "plus" mettent en valeur le réalisme et les sentiments. Pas la peine de m'éterniser, je ne dirai qu'une chose: magnifique.
Angel Heart est grandiose et une référence pour moi. Le manga n'est peut-être pas encore terminé mais je sais que mon avis ne bougera pas (sauf s'il décide d'introduire des martiens ^^). Je ne me lasse pas de lire et relire les 18 tomes. Vous avez aimez City Hunter? Vous adorerez Angel Heart.
#Par watanuki le 06/03/2007 à 16:43
Angel Heart marque le déclin grandiose de Tuskasa Hojo. Parvenu au sommet de son art et de sa finesse narrative (sans oublier son humanisme) avec Family Compo, il sombre à maintes reprises avec Angel Heart dans le pathos inavouable, et on se noie parfois un peu facilement dans des flaques de larmes sans sel.
Les 3 premiers volumes sont des chefs-d'oeuvre, l'auteur y fait montre d'un savoir-faire exceptionnel, et d'une capacité indiscutable à rendre l'action palpitante : la tueuse Glass Heart, ayant survécu à sa tentative de suicide, tente d'échapper aux assassins lancés à ses trousses, aidée en cela par Ryo Saeba. Rien à redire, le scénario, le dessin, l'esprit de City Hunter se conjuguent à merveille dans cette première partie géniale d'Angel Heart.
Malheureusement, les choses se détériorent très vite, à partir du moment où notre héroïne devient l'auxiliaire de Ryo Saeba. Alors, les petites intrigues se suivent et se ressemblent, l'action disparaît presque totalement, l'humour est très souvent en sous-régime, et les panneaux "Pleurez" sont brandis avec une insistance qui rend dubitatif quand au jugement de Hojo : celui-ci utilise les ficelles les plus grosses, épaisses parfois comme des poteaux, pour nous émouvoir. Comprenez, le coeur de Kaori bat dans la poitrine de notre charmante héroïne, et cette idée scénaristique, excellente au départ, parce que dans son absurdité même elle donnait au manga toute sa saveur de fiction revendiquée, devient galvaudée, ennuie et n'en finit plus d'être usitée jusqu'à plus soif. Dès qu'un cas se présente, l'aura de Kaori transcende l'action, et c'est-à-croire que 90% de Shinjuku sont capables de percevoir Kaori et de pleurer sans raison devant la beauté d'âme de cette héroïne pourtant décédée depuis près de 20 volumes maintenant...
Angel Heart est en ce sens l'exact inverse de Ken le Survivant (d'ailleurs City Hunter à l'époque le parodiait volontiers): Ken est un manga culturiste faisant l'éloge de la philosophie du rugby, tandis qu'inversement Angel Heart tente par tous les moyens de nous rendre à notre "part féminine", comme si en lisant un manga il fallait qu'on se dise (de préférence en poussant des rots) en permanence que nous ne sommes pas des "tapettes" , ou qu'au contraire, nous sommes tellement sensibles en fin de compte. A ce titre, Angel Heart ne dépasse malheureusement pas la qualité réflexive des pubs de Nivea pour nous, les hommes capables d'avoir envie de ne pas piquer du menton.
On est à des années-lumières de Family Compo, où l'oeil ne nous larmoyait pas si facilement, où Hojo, personnage très plaisant, parvenait à brosser des portraits parfois ambigus, parfois très drôles, en composant avec beaucoup de talent sur le thème de la sexualité. On ne peut pas l'accuser de nourrir une pensée caricaturale, et c'est le grand dommage d'Angel Heart, de galvauder ses efforts précédents.
Les personnages se diluent donc dans le sentimentalisme et les arlequinades, pourtant cela n'entache pas leur présence, preuve que le mangaka n'a pas tout perdu. Toujours aussi crédibles et attachants malgré tout, ceux-ci ont quelques peu vieillis, c'est l'une des forces du manga d'en rendre compte, même si parfois on est très déçu des bifurcations du scénario.
Arrivée à 15 volumes passés, la série semble avoir trouvé son rythme de croisière, même si dernièrement l'histoire s'est sensiblement améliorée. Critique à suivre, un jour...
#Par HerrV le 31/10/2005 à 20:12
Que l'on soit clair dès le départ : Angel Heart n'est pas la suite de City Hunter. Plusieurs évènements le prouvent.
Ce qu'a voulu Hojo, c'est faire du City Hunter sombre. Pour sa nouvelle série, dont il avait prévu qu'elle tournerait autour de l'histoire d'un tueur à gages, devant les attentes de millions de fans souhaitant un retour du nettoyeur (alors qu'il ne voulait plus continuer les CH), il s'est dit : et si Ryo avait perdu Kaori, que serait-il devenu ? Mêlant cette idée à celle du tueur à gages, Angel Heart était né, City Hunter connaissait un nouveau départ radicalement différent. On peut donc voir une réinterprétation de City Hunter là-dedans.
Le style de dessin est postérieur aux expériences multiples de Hojo sur d'autres séries : les trop peu connus "Family Compo", le court mais intéressant "Rash" par exemple. Résultat, un dessin très sombre, très détaillé, le meilleur que Hojo sensei ait pu réaliser avec les Family Compo. Le scénario ne tourne plus en rond, comme les derniers tomes de City hunter qui viraient presque au Cosplay (mais quelle profession allait avoir la nana que Ryo devrait aider et tenter de se faire :p ?), on a beaucoup plus un appel aux sentiments, déchiré de voir Ryo désespéré de la mort de Kaori, ému par Saeko et l'histoire autour de Makimura (son assassinat ici étant plus abouti que dans City Hunter pour moi), et surtout on gravite autour de A-Xiang, de manière presque voyeuse tant elle est attachante. L'humour tarde parfois à prendre le pas, mais que les amateurs de mokkori et de gros marteaux se rassurent, Ryo se fait toujours autant martyriser !
18 volumes sont parus au Japon (et une magnifique artworks en tirage limité que tout malade de Hojo doit se procurer)... En France, on arrive à 10 tomes, dans une édition Panini Comics plutôt bien faite (vu les prix/tome, presque 10€, tant mieux T_T" !).
Bref 10 sans hésiter. Et je ne mettrai pas cette note souvent.
Merci, merci Hojo Sensei.
#Par bat le 02/01/2005 à 03:20
Kaori l'assistante du célèbre Ryo Saeba alias City Hunter meurt à la suite d'un accident de voiture, pendant qu'une célèbre tueuse à gages Glass Heart se suicide en sautant d'un toit.
Ene greffe de coeur est faite à Glass Heart et on lui greffe celui de Kaori : la tueuse reste dans le coma pendant longtemps, jusqu'à son réveil.
Elle ressent ce que ressentait Kaori.
Ca semble compliqué comme ça mais en fait, c'est absolument génial. L'auteur nous apporte la suite parfaite de City Hunter, son trait s'est encore affiné, perfectionné. Action, humour, Ryo Saeba... Aucun doute, il s'agit bien de l'univers culte de Tsukasa Hôjô.
