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Les animes de l’été 2020

Publié le 23/06/2020 par dans Anime - 4 commentaires

Ce qui est bien avec l’été, et particulièrement celui-là, c’est d’aller courir nus dans les bois ou sur la plage. Non ? Ce n’est que moi ? Ok, ok, pour ceux qui voudraient rester à l’abri de la canicule (mon prochain pari au bingo de l’apocalypse) et pour nous tous qui devons de toute façon respecter les gestes barrières, voilà une petite sélection des sorties de l’archipel pour vous mettre bien. Un choix plus succinct qu’à l’accoutumée. Covid-19 oblige, de nombreuses productions sont retardées mais il y quand même de quoi se divertir en vidant des pots de glace.

Maô Gakuin Umibe no Etranger Japan Sinks 2020
Shika no Ou Peter Grill to Kenja no Jikan Deca-Dence
Great Pretender Gibiate Monster Musume no Oisha-san
God of Highschool Uzaki-Chan wa Asobi Tai ! LISTE DES ANIMES DE l’ÉTÉ 2020

Maô Gakuin — Harem Harry Trotter

mao-gakuin-no-futekigosha-7006-522Maô Gakuin no Futekigôsha, comme son titre complet que l’on va s’épargner, le laisse soupçonner (à rallonge comme il se doit), est une adaptation de LN écrit par Shuu. Grosse surprise : ce n’est pas un isekai ! En vrai, il y aura tous les éléments d’un isekai de type tensei, ne vous inquiétez pas. Il s’agit donc d’un roi des démons (Maô), Anos Voldigoad, qui est tellement puissant, qu’après avoir conquis le monde et parce qu’il s’ennuie, décide de se réincarner 2 millénaires dans le futur pour voir ce que ses descendants en ont fait. Il se retrouve donc dans le futur et va à l’école qui doit former le futur Maô (parce que pourquoi pas, quand tu as la vocation…) mais il est un peu trop puissant comparé aux autres démons dont les pouvoirs ont diminué et se retrouve donc catégorisé comme un élève à problème.

Ce sera donc l’occasion de voir, à nouveau, un personnage surpuissant aller à l’école de magie, faire des exploits en claquant des doigts et impressionner les demoiselles. Ça rappelle plusieurs adaptations qui l’ont précédé et ça nous amène au réalisateur, Tamura Masafumi, qui a également réalisé « Kenja no Mago », dont les ingrédients de l’histoire se ressemblent furieusement, il va être en terrain connu, c’est certain. Il sera assisté par Minato Mirai et supervisé par Shin Onuma, qui reviennent donc après le succès récent de « Bofuri » où ils se partageaient la réalisation : on aura donc un trio expérimenté de chez Silver Link qui laisse présager que le studio essaiera un minimum d’assurer la qualité technique sur ce projet.
Au chara-design, on trouve Yamayoshi Kazuyuki qui n’est pas particulièrement expérimenté à ce poste mais a probablement été sélectionné pour ses talents de directeur de l’animation sur « Fate/Kaleid ». Ils seront épaulés, au scénario, par Tanaka Hitoshi qui a fait ses armes sur « One Piece » et « Precure » avant de connaître le succès sur « Yuru Camp ». Enfin, à la musique, on retrouve « Inai Keiji », qui en général fait des compositions correctes sans pour autant être très marquantes. Il faut espérer qu’il arrive, comme il l’a fait sur « DanMachi », à produire quelques pistes qui sortent du lot, car la réalisation en aura bien besoin.

Au final, Silver Link semble avoir aligné une équipe très capable sur le projet, reste à savoir s’ils arriveront à introduire assez de personnalité dans cette adaptation pour qu’elle ne passe pas inaperçue…

RadicalEd

Umibe no Etranger — Le secret de Brokeback Island

umibe-no-etranger-7100-497Les films d’animation romantiques sont devenus la nouvelle norme de l’industrie ; la conséquence d’un public de plus en plus âgé et féminin. Il s’agit souvent du même genre d’histoire avec une fille, un garçon, du mélodrame, et pourquoi pas un peu de surnaturel. Avec Umibe no Étranger (L’étranger de la plage, en français dans le texte) on reste là-dedans avec cependant un petit détail qui fait toute la différence.

Shun est romancier et vit sur l’île d’Okinawa. Il fait la rencontre de Mio, avant son départ pour l’université. Trois ans plus tard, Mio revient à Okinawa pour retrouver Shun…

En lisant cela vous pouvez penser qu’il s’agit d’une romance très classique et vous avez raison, à ceci près que Mio est un garçon et que Umibe no Étranger est un film yaoi. En vérité, le film est une adaptation d’un manga de 2013 de Kanna Kii, auteur spécialisée dans le slice-of-life romantique entre garçons. Par ailleurs on peut remarquer qu’à première vue la totalité du staff du film (réalisation, script, direction artistique…) est féminin, ce qui indique assez bien le public visé.

La bande-annonce laisse entrevoir quelque chose de très tranquille, pour ne pas dire banal, dans cette amourette fleur bleue où finalement la seule différence avec une romance classique tient à un détail dans le slip des protagonistes. Cela dit on est toujours partant pour un truc mignon à regarder pendant l’été, même si le film est prévu au Japon pour la fin septembre.

Deluxe

Japan Sinks 2020 — Un bon cru cette année

japan-sinks-2020-7097-654Vous vous rappelez des incendies en Australie ? Ah ça nous mettait bien dans l’ambiance d’une année pourrie. Hasard du calendrier, la nouvelle production de Studio Saru, Japon Sinks 2020, suit les pérégrinations d’une famille japonaise qui doit faire face à des terribles séismes qui frappent l’archipel. Certains d’entre vous se rappelleront de Tokyo Magnitude 8.0 qui suivaient un peu la même trame. Rien d’étonnant de voir cette tentative d’exorciser cette crainte à l’écran : le Japon est particulièrement à risque de ces catastrophes naturelles. Alors que l’exorciste en question est Masaaki YUASA, on est d’autant plus à l’écoute.

Le réalisateur n’aura pas chômé récemment et il a annoncé vouloir prendre un peu de repos. Par ailleurs, il est cette fois co-réalisateur. Après Eunyoung CHOI, qu’il a permis de mettre sur le devant de la scène, c’est une autre sud-coréenne, Pyeon-Gang HO, qui sera cette fois sous les feux de la rampe. Cette série est une adaptation d’un roman de Sakyo KOMATSU ; écrit dans les années 70, il a paraît-il façonné la culture japonaise.

Netflix produit beaucoup de série d’animation japonaise mais des choix techniques disons… douteux à grand renfort de 3D digne de la PS2 ne lui ont pas fait spécialement bonne presse, douchant en grande partie les espoirs de ce nouvel acteur dans le milieu. Parmi toutes ces expérimentations néanmoins il y en a au moins une qui a fait l’unanimité : Devilman Crybaby sortie justement des fourneaux de Studio Saru et de la créativité de YUASA. Autant dire que la hypomètre est à son maximum pour Japan Sinks 2020. Quitte à ne pas nous remonter le moral, on a vraiment besoin d’une catharsis.

Afloplouf

Shika no Ou — La peste 2 le retour

shika-no-o-7101-232Les films d’animation récents ont tendance à se suivre et à se ressembler, mais Shika no Ou semble d’une espèce bien différente de la mélasse romantico-bucolique habituelle. Le récit se déroule dans un monde fantasy où des royaumes rivaux se mènent une guerre de conquête. Au milieu de ce conflit, une étrange maladie surgit et décime la population civile déjà éreintée par les combats. Un docteur décide de risquer sa vie pour trouver un traitement, tandis que d’autres personnages viennent se mêler à l’histoire.

Outre son scénario plutôt ambitieux et loin des habitudes actuelles du genre, Shika no Ou aligne un staff que l’on ne peut pas qualifier autrement que de prestigieux. Le film est une adaptation d’un livre de Nahoko Ueashi, une romancière célèbre pour avoir écrit Seirei no Moribito dont l’adaptation en 2007 est considérée comme un des meilleurs animes de fantasy de la précédente décennie. Shika no Ou a quant à lui remporté plusieurs récompenses parmi lesquels le Prix des Libraires et le Prix Japonais du Roman Médical en 2015.

Le studio en charge du film est Production IG, les mêmes qui avaient produit Seirei no Moribito à l’époque. Cela suffirait à assurer notre confiance mais ce n’est pas fini puisque le réalisateur et directeur de l’animation est Masashi Ando (Souvenirs de Marnie, Your Name) et le scénariste en charge de l’adaptation est Taku Kishimoto (Joker Game, 91 Days, Erased). Autant dire que l’on a un échantillon de ce qui se fait de mieux dans l’animation actuelle réunie sous le même projet.

Shika no Ou sortira au mois de septembre au Japon et sauf surprise il faudra sans doute attendre 2021 pour le voir arriver en Occident ; une sortie en salles en France serait très appréciée.

Deluxe

Peter Grill to Kenja no Jikan — Tirelipimpon sur le chihuahua

peter-grill-to-kenja-no-jikan-7076-798Peter Grill to Kenja no Jikan, qu’on pourrait traduire par Peter Grill et le moment de sagesse post-coït, est à l’origine un manga de Daisuke HIYAMA démarré en 2017 dont la publication dans le magazine seinen Monthly Action est toujours en cours. L’histoire est celle de Peter Grill sacré homme le plus fort du monde à l’issu d’un tournoi, récompense qui normalement devait lui ouvrir les portes du bonheur, soit le mariage avec l’élue de son cœur. Mais à l’opposé, sa soudaine notoriété le plongera dans une tempête libidineuse dans laquelle notre héro à la petite volonté aura bien du mal à s’extraire. S’en suit alors un manga parodiant en fait le genre même du harem dans un cadre fantastique avec moult références à la sous-culture, dont en passant du Monty Python Sacrée Graal, Shining, de la parodie de Goblin Slayer et divers clins d’œil à l’univers du jeu vidéo. Il est à noter, et cela est important, que le manga en soit est loin d’être si érotique ni même subversif, l’acte n’étant jamais montré seulement suggéré, le rinçage d’œil ne se révélant pas être la valeur marchande principale mais surtout l’humour débridé.

Au vu de la matière première il y a moyen d’obtenir un divertissement atypique et autour d’un sujet peu traité dans l’animation japonaise, l’infidélité compulsive. La porte pour ce genre de production un peu plus olé olé ayant été ouverte grâce au relatif succès d’Ishuzoku Review, une nouvelle base de spectateur cherchant des comédies érotiques assumées s’est déjà plus ou moins formée ou reformée. Mais pour cela, une équipe de qualité se doit d’être présente pour transformer le diamant à peine taillé.

C’est là qu’en regardant le staff l’espoir fout le camp. Le studio en charge de la production se nomme WOLFBANE, après une brève recherche c’est un tout jeune studio créé en 2017, dont la seule production connue est l’anime traité. Le réalisateur aux manettes est TATSUMI, sûrement un pseudonyme, n’ayant pour le moment travaillé, essentiellement, que sur des productions pour adulte, en un seul mot du Hentaï. Au chara design, un camarade de TATSUMI, Rui ISHIGE plus connu pour son travail de direction et d’animateur pour des séries qui se visionnent avec des mouchoirs en papier dans des pièces obscurs. Pour les deux compères, c’est leur première œuvre « grand public ». A l’écriture, Nora MOURI assure sur ce projet son deuxième script, sa première œuvre étant une série oubliée sortie en 2016. Le reste du staff est pour le moment inconnu, en tout cas je ne l’ai pas trouvé. Au vu de l’équipe, peu de doutes subsistent quant aux intentions de cette adaptation. L’aspect non développé dans l’œuvre original cité dans le premier paragraphe sera amplement traité dans la version animée au vu des quelques trailers glané sur le net.

En revanche, concernant la fameuse transformation, les parieurs confirmés se sont déjà rétractés.

GTZ

Deca-Dence — Soca Dance

deca-dence-7083-207Deca-Dence est un nouvelle série originale du studio NUT, une équipe récente qui s’est fait connaître (ou pas) il y a quelques années avec l’adaptation de Yojo Senki Tanya the Evil (2017). L’histoire se déroule dans un monde post-apocalyptique où les humains ont été éradiqués par une forme de vie hostile appelée Gadoll. Les derniers survivants se sont retranchés dans une forteresse mobile géante, le Deca-Dence, et les citoyens sont divisés en deux castes ; les Gears qui peuvent se battre contre les Gadoll, et les Tankers qui restent à quai pour assurer la maintenance. Le scénario suit le parcours de Natsume, une fille Tanker qui rêve d’aller combattre.

Je sais pas vous mais moi ce genre de scénario ça me rappelle un peu quelque chose ; l’humanité forcée de se retrancher dans une forteresse, qui subit les ATTAQUES d’une menace TITANesque… Peut-être que c’est juste une impression. Si on regarde de plus près le staff, on constate que le script est signé par le prolifique Hiroshi Seko, qui avait notamment écrit Kotetsujo no Kabaneri (2016) qui lui aussi racontait une histoire avec des humains retranchés dans une forteresse mobile et subissant les ATTAQUES d’un menace TITANesque… C’est moi ou cet arrière-goût de plagiat persiste ? Nan, c’est juste une impression.

Plus intéressant, le réalisateur est Yuzuru Tachikawa, un jeune talent que l’on avait vu grandir en direct avec son premier anime Death Parade (2015) puis sa confirmation avec Mob Psycho 100 (2016). Tachikawa est un des réals les plus prometteurs du milieu de l’anime TV actuel et le voir sur une série originale est très alléchant. Les bandes-annonces disponibles laissent entendre une série proposant une direction artistique steampunk relevée, pas mal d’action et des scènes de combat rappelant une certaine série avec des humains qui subissent des ATTAQUES d’une menace TITANesque. Ce n’est pas très original mais le potentiel divertissant est là.

Deluxe Fan

Great Pretender — Une série approuvée par Patrick Balkany

great-pretender-7052-310Alors un délinquant qui fait dans l’escamotage, en France ? Non ce n’est pas Lupin mais Edamame, un célèbre escroc japonais qui fait les poches du mauvais gars, Thierry Laurent, à la tête de la mafia. Désormais en chemise à l’insu de son plein gré, sa vie part un chouïa en sucette. Si ce scénario racoleur ne suffisait pas pour attirer les jeunes et vieux cons, Wit Studio a rajouté de la gelée royale au pot de miel en signant Yoshiyuki SADAMOTO au chara design.

Mais au-delà des personnages, le point visuel qui me titille le plus c’est une direction artistique aux aplats de couleurs assumée. C’est moins surprenant quand on voit dans le casting que c’est Yūsuke TAKEDA aux manettes, lui qui s’était déjà illustré avec éclat sur Gankutsuou. Les projets originaux sont assez logiquement peu courants vu la prise de risque que ça représente. Et pour le coup, Wit Studio ne s’est pas défilé avec des choix forts. Reconnu pour ses adaptations de grande qualité, il a néanmoins encore ses preuves à faire sans canevas sur lequel se baser. Il n’y a plus qu’à espérer que les épaules de Ryota KOSAWA seront assez larges pour écrire le scénario. Ce genre est de plus une gageure : suranné, ils reposent beaucoup sur son ensemble de cast de personnages qui se doivent chacun d’être haut en couleurs.

Pour chapeauter ce projet, le réalisateur Hiro KABURAGI aura lui aussi fort à faire. Si j’ai des souvenirs beaucoup plus évasifs de 91 Days, je reste un grand défenseur du Garçon d’à Coté. Le voilà à nouveau en disponibilité de dépoussiérer un nouveau genre.

Afloplouf

Gibiate — World War G

gibiate-7079-589Les séries originales (c’est-à-dire qui ne sont pas des adaptations) sont de plus en plus rares et pour trouver son bonheur il faut parfois chercher en dehors des sentiers battus. C’est le cas avec Gibiate, série originale qui sort un peu de nulle part mais qui pourrait trouver sa niche dans le genre de la série Z.

Le récit se déroule en 2030, après qu’un virus ait transformé la plupart des hommes en monstres féroces appelés les Gibia. Pour les combattre, un samurai venu du début de l’époque Edo (XVIIème siècle) a voyagé jusque dans ce Japon dévasté pour lutter contre les monstres, les bandits et autres nombreux ennemis.

Un samurai qui voyage dans le temps pour combattre les zombies du futur, on pourrait croire à une parodie mais cet anime existe bel et bien et il sera diffusé cet été sur vos écrans. La majorité du staff est composé d’inconnus complets (studio, réal, scénaristes…) mais les bandes-annonces ont insisté sur un élément de poids : le chara-design original de la série est signé par Yoshitaka Amano. Oui je sais, moi aussi j’ai avalé mon café au lait de travers en voyant ça mais c’est pourtant la réalité. Pour rappel Amano est un illustrateur mondialement célèbre pour ses travaux dans la série Final Fantasy, mais aussi son rôle dans le design de l’excellent film Vampire Hunter D Bloodlust (2000). Amano a débuté dans l’animation dans les années 70 en tant que chara-designer et a travaillé pour beaucoup d’animes dans les années 80-90 mais il s’est fait plus rare depuis, le revoir ici dans un anime de troisième zone est donc particulièrement inattendu.

La bande-annonce laisse voir une série visiblement produite avec des bouts de ficelle, et dont le chara-design à l’écran est très éloigné des illustrations originales d’Amano, ce qui est assez logique vu le style particulier du bonhomme. Néanmoins et pour sa volonté de faire revenir ce genre de récit pulp tout droit issu des OAV des années 90, on laissera à Gibiate le bénéfice du doute.

Deluxe

Monster Musume no Oisha-san — Viens voir la doctoresse, non n’aie pas peur

monster-musume-no-oisha-san-7092-333Vous savez, les Monster Girl, c’est ma grande passion. Alors, quand on me dit qu’un nouvel animé focalisé sur ces femmes merveilleuses et à moitié humaine arrive, je ne peux pas m’empêcher d’y jeter un œil. Mieux encore ! L’héroïne principale est une femme-lama infirmière ! Rien que ça ! Comment combler deux fantasmes en un ? Avec le port de l’uniforme en prime, ce n’est que du bonheur. Et là, attention, pas d’isekai, tout le monde vient du même monde, pas de truck-kun non plus !

Monster Girl Doctor fait partie de la longue séries des Light Novel tout d’abord adapté en manga pour enfin trouver sa voie vers nos écrans. Écrit par Yoshino Origuchi et illustré par Z-Ton, ce dernier est connu pour avoir dessiné dans le spin-off anthologique de Monster Musume I ♥ Monster Girls.. Mieux encore, Yoshino a reçu bon nombre de conseils et l’aide de Okayado, le mangaka de Monster Musume no Iru Nichijou. Ainsi, la confiance règne du côté du light novel mais qu’en est-il de l’animé ? Arvo Animation est un nouveau studio, surtout connu principalement pour les deux saisons de We Never Learn. Heureusement, les deux seiyuus principaux : Saori Õnishi (Aiz Wallenstein dans DanMachi) et Shunichi Toki (Leo de la Iglesia dans Yuri !!! on Ice) doubleront respectivement Sapphee et Glenn.

Alors, on est en droit de s’attendre à quoi de cette adaptation ? Ayant déjà parcouru le manga mais surtout lu le light novel, il faut comprendre que sans atteindre les degrés d’érotisme d’un Monster Musume no Iru Nichijou, certaines scènes seront peut-être un peu… spéciales dira t-on. Oui, être docteur, c’est faire son boulot consciencieusement, qu’importe la gêne produite chez la demoiselle. Et ça, Glenn le sait parfaitement. Outre cela, l’intérêt de cette série relève principalement sur l’aspect « médicinal » qui est quand même mis en avant. Comment s’occupe t-on des branchies asséchées d’une sirène ? Des sabots d’une centauresse ? Toutes ces questions auront une réponse très bientôt !

ShiroiRyu

God of Highschool — C’est ici le cours de bagarre ?

the-god-of-high-school-7099-831Les webtoon, ces bandes-dessinées diffusées sur Internet et majoritairement d’origine coréenne, sont lentement mais sûrement en train de faire leur place au sein du public des animes japonais ; en grande partie avec l’aide de financements étrangers tels que Crunchyroll, qui est trop content de pouvoir revendiquer ce marché encore frais. Ainsi après Tower of God cette saison, c’est au tour de God of Highschool de se faire adapter, et c’est à croire que les coréens ont une obsession avec God, il y a des God partout dans leurs séries.

Le récit suit le parcours de Jin, un des participants au tournoi God of Highschool, qui a pour but de désigner le meilleur combattant parmi les lycées coréens. Jin est expert en taekwondo mais tous les types d’arts martiaux sont représentés. Évidemment, les choses ne sont pas aussi simples et des histoires de conspirations et d’invocations de dieux anciens vont intervenir pendant le tournoi.

Le webtoon original a commencé sa publication en 2011 et est considéré comme un des piliers du genre depuis dix ans ; l’adaptation est attendue au tournant par les quatre ou cinq mecs qui suivaient l’industrie du webtoon avant que Crunchy débarque avec son fric pour faire connaître tout ça. Il n’y sont d’ailleurs pas allés de main morte puisque le studio en charge de l’adaptation est Mappa, le meilleur studio d’animation japonais du moment et de loin, et le réalisateur est Seong-ho Park. Certes, il paraît logique de placer un réalisateur coréen pour adapter le webtoon coréen le plus connu mais Seong-Ho Park est avant tout un excellent animateur et réalisateur, responsable notamment du superbe Vanishing Line (2017) et de Garo Divine Flame (2016). A noter qu’il sera également responsable de l’adaptation de Jujutsu Kaisen un peu plus tard cette année, autant dire que c’est son moment à Seong-Ho, il n’a pas le droit à l’erreur.

Cela dit vu la bande-annonce ça a l’air bien parti. Bagarre, bagarre, bagarre, tout ça mis en en scène par un des meilleurs studios de l’industrie, ça va vous faire passer le mauvais goût resté dans la bouche après la deuxième saison de One Punch Man. On va mettre son cerveau de côté et apprécier le spectacle.

Deluxe

Uzaki-Chan wa Asobi Tai ! — Une kouhai (pas si) kawaii

uzaki-chan-wa-asobi-tai-7051-70Uzaki-Chan fait partie d’une nouvelle génération d’héroïnes depuis quelques années. Ces héroïnes sont connues pour avoir une forte personnalité, mais surtout un cœur qui bat pour l’élu. Le souci ? C’est que pour Uzaki comme pour les autres, elle n’arrive pas à l’exprimer avec sincérité. Alors, comment faire ? Eh bien, il suffit de titiller le jeune homme, de diverses manières, que ça soit en le taquinant, en venant l’embêter et autres. Un peu comme à l’époque de la maternelle où les garçons tiraient les couettes des filles qu’ils aimaient, ici, le rapport de force s’est inversé ! Mais attention, même si pour leur entourage, il est aisé de deviner que les deux héros font bien plus que s’apprécier, nos deux comparses ont du mal à y voir clair.

Uzaki-Chan est à l’origine un manga plutôt récent (2017) avec un certain nombre de volumes. Bien que controversé pour certaines raisons, ce manga a réussi à se faire une petite célébrité au point de servir de modèle pour le don du sang au Japon. L’auteur, Take (丈), en est à son premier manga bien qu’il a participé à un manga réunissant plusieurs mangakas sur le thème des « Kouhai taquinant leurs sempais ». Bien entendu, que de jolies demoiselles et de pauvres jeunes hommes subissant cela. Le studio ENGI est tout récent, vraiment, fondé en 2018, on lui doit principalement Kemono Michi comme première animation personnelle. Kenji Akabane a principalement doublé Sakuya Fujitaka dans les différentes saisons de Symphogear tandis que Naomi Õzora n’est nulle autre que la doubleuse de Kiriha de Tsugumomo. Les deux seiyuus doubleront respectivement Shinichi Sakurai et Hana Uzaki, les deux personnages principaux.

Uzaki-Chan est plantureuse, difficile d’ignorer ses formes. Pour autant, ce n’est pas dans cela que le personnage est intéressant mais bel et bien dans sa relation avec Sakurai. Ce dernier, peu habitué à une vie mouvementée, aura tout simplement fort à faire pour supporter les différentes frasques de sa jeune kouhai. Voir les différents évènements, les petites scènes d’affection, ou même la réaction de leur entourage, fait que pour les amoureux des demoiselles qui ont du caractère, Uzaki-Chan risque d’être une très bonne surprise. Il ne nous manquera plus que Nagatoro en version animé ! Après Takagi San, ceux qui ont adoré ce genre d’animé en auront pour leur intérêt.

ShiroiRyu

Liste complète des animes de l’été 2020

4 commentaires

Great Pretender, parce que c’est une création originale dans un genre que j’apprécie. God of Highschool, parce que il y aura de la bonne bagarre et bien que ce soit avec modération je goûte à la cuisine coréenne à toute les sauces depuis maintenant longtemps. Gibiate pour le genre, l’illustrateur-chara-designer pro Amano et la musique qui j’imagine vaudra le détour. Deca-Dence parce que Yuzuru Tachikawa est aux manettes, quoi qu’il arrive j’en suis. Et Shika no Ou mon chouchou dont j’espère bôcûp. Voila, c’est tout. Pour le reste on se laissera inspirer et guider par les échos portés par le vent. Et les avis des camarades, certains plus que d’autres selon les affinités, compteront toujours.

Merci pour cette cuvée été 2020. Beau travail et beau rendu sur le panorama animesque, comme d’habitude ai-je envie de dire. J’en profite pour saluer la ponctualité, la continuité et la longévité de ces rdv saisonniers sur AK. _/\_

Merci pour cette présentation comme d’habitude intéressante et de qualité !

A part quelques séries qui semblent intéressantes, ça ressemble bien à une saison sans plus tout ça.

Super merci à vous, moi qui pensais ne pas regarder grand chose cette saison… Ben ce sera quand mm le cas ahah mais bon grâce à vous, je rajoute the god of high school dans ma liste et japan sinks 2020.

Merci pour l’article !

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