Claymore

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2007
- Titre original: Claymore
- Nombre d'épisodes: 26
- Site officiel: http://www.j-claymore.com/top....
- AKA:
- - クレイモア
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Production: Aniplex, D.N. Dream Partners, Madhouse, NTV, VAP
- Réalisation: Tanaka Hiroyuki
- Chara-design: Umehara Takahiro
- Auteur: Yagi Norihiro
- Musique: Takumi Masanori
- Diffuseur: NTV
- Directeur artistique: Otsuzuki Manabu
- Storyboard: Satô Yuzo (supervision)
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Claymore
- Editeur: Kazé
Doublage
Houko Kuwashima (Clare), Romi Paku (Teresa), Aya Hisakawa (Priscilla),Hana Takeda (Deneve), Hiroaki Hirata (Rubel), Kikuko Inoue (Miria), Koji Yusa (Isley), Miho Miyagawa (Cynthia), Miki Nagasawa (Helen), Motoki Takagi (Raki), Nana Mizuki (Riful)
Synopsis
Dans un monde moyenâgeux, les Yoma, sorte de démon, représentent le sommet de la chaîne alimentaire, en effet ce sont des monstres dévoreurs d'humains. C'est pour contrer cette menace que les hommes font appel aux Claymore, véritable chasseuses de Yoma, moyennant finance bien sûr. Mi-humaine, mi-Yoma, et surtout exclusivement de sexe féminin, les Claymore sont la seule parade efficace face aux Yoma.
C'est dans cet univers que Raki rencontre Clare, une Claymore à l'épée aussi grande qu'elle. Jeune garçon dont les parents ont été tués par un Yoma, Raki souhaite combattre les Yoma. Après maintes péripéties, Raki obtient de Clare qu'il l'accompagne dans son voyage...
Synopsis soumis par Gemini no Saga
#Par Clayz le 29/01/2012 à 18:57
Personnellement , j'ai vu l'animé et lu le manga papier. Je conseille vivement de ne pas regarder la fin animée qui est bâclée. Toutefois , les musiques , décors , combats correspondent bien au thème d'un manga de ce genre , et sont bien adaptés dans ce dernier.
Les dessins peuvent surprendre au début , mais ils font ressortir le petit côté rural de la série, ce qui est plutôt original.
Ce que je tiens à souligner particulièrement , et c'est ce qui m'a fait adorer cette série , est sans nul doute le côté psychologique et sentimental qu'ils y ont ajouté.
Personnellement , la vengeance de Claire a quelque chose de magique , c'est pour cela qu'on adhère ou non : elle se ne bat pas pour le goût du combat ou autre , mais pour ses idéaux.
Un point où beaucoup de gens se posent des questions reste le rôle de Raki. C'est un gamin un peu niais qui n'a aucun atout , pourtant , si vous regardiez bien , il est important aux yeux de Claire. Sans compter qu'il évolue dans le manga papier plutôt bien. :)
Pour moi , cet animé reste un des meilleurs shônen que j'ai vu , tant par sa qualité que par tous les aspects qu'il offre. Je ne le recommande pas à ceux qui cherchent du One Piece / Bleach / Naruto.
Dans le même style un poil épique , Fate Stay Night devrait vous plaire. :)
#Par escafleiko le 07/12/2011 à 13:08
CLAYMORE
L’héroïc fantasy possède de nombreux sous-genre dont le dark fantasy. C’est un genre peu traité et qui pourtant ouvre de grandes possibilités scénaristiques. Dans le manga le représentant de ce sous-genre est Berserk, une œuvre mâture qui a su perdurer de sa création en 1988 à nos jours. Qu’en sera-t-il pour Claymore ?
Comme le sous entend la catégorie, Le dark fantasy ou fantaisie noire est un genre sombre et proche de l’apocalypse. Cela se remarque très rapidement notamment par l’aspect réaliste des personnages -à contrario des shônen plus classiques- de l’atmosphère oppressante et par la violence des combats. Il faut dire que depuis l’antiquité les humains sont dévorés par les démons et seule une organisation secrète a trouvé le moyen de leur tenir tête en envoyant des femmes mi-humaines mi-démones surnommées « Claymore » en échange d’une forte rémunération (aucun service n’est gratuit ; même pas pour le bien de l’humanité).
Si les premiers démons rencontrés ont une forme humanoïdes et sont faibles, très rapidement des démons plus puissants feront leur apparition. Chacun d’entre eux ayant une forme bien spécifique. Cependant Nohiriro YAGI semble très portée sur les tentacules en tant que membres ou en tant qu’attaques lorsqu’une partie du corps des démons s’allonge pour devenir une arme. (Est-ce dû à une phobie ? Un traumatisme ?) Même s’il y a une overdose de tentacules, la mangaka fait preuve d’un peu plus d’originalité avec des démons ressemblant à des animaux ou bien s’inspirant de la mythologie occidentale.
Toutes les Claymores portent en elle une tragédie les ayant poussée à rejoindre l’Organisation et devenir un être mi-humain mi-démon. Seulement la partie psychologique n’est pas le point fort de cette œuvre. Du fait qu’il y ait de nombreux personnages et que la plupart meurt ou ne font que passer, la mangaka ne prend pas la peine de les travailler. Ainsi on se retrouve avec des stéréotypes classiques comme la manipulatrice, la stratège, le duo inséparable… ; mention spéciale pour Claire qui regroupe à elle seule toutes les caractéristiques d’un héros de shônen (une tête brûlée se jetant corps et âme dans la bataille sans réfléchir aux conséquences ni à une stratégie et cela au détriment de ses coéquipières car, même si les Claymores travaillent généralement seules, elles peuvent aussi travailler en équipe quand le démon est jugé très puissant. On aurait bien aimé que le scénario s’arrête un instant afin de nous faire découvrir plus en détail la vie des protagonistes avant leur entrée dans l’Organisation ou leur ressentit en tant qu’être à moitié démoniaque. Dans ces conditions il est difficile, mais pas impossible, de s’attacher à un personnage en particulier. L’auteur parvient à mettre en avant tout ce petit monde grâce à de somptueuses illustrations, faisant une ou deux pages.
Le monde n’est pas blanc ou noir. Si certains démons prennent un malin plaisir à chasser les humains, d’autres ne font que se nourrir. Ils ont même une conscience et des sentiments. Ils sont loin de l’image véhiculée par les humains et l’Organisation qui n’a pas hésité à jouer les apprentis sorciers en transformant de jeunes femmes en « monstres ».
Au milieu d’une avalanche de combats, des informations sur l’Organisation et les démons sont distillées petit à petit. Malheureusement ces combats, bien trop nombreux et dantesques souffrent d’un manque de compréhension donnant aux lecteurs l’impression qu’il manque une image afin de comprendre l’action ; il faut donc faire preuve d’imagination afin de recoller les morceaux, ce qui peut être déstabilisant pour les premiers tomes et pourtant permet aussi une grande lisibilité. Par la suite le trait de l’auteur se perfectionne donnant des combats plus complets mais tout aussi fouillis (ce qui est le cas de nombreuses productions shônen).
Claymore ne sera sûrement pas un best seller. Il offre tout de même une œuvre plaisante à lire qui plaira certainement aux fans de Berserk et à ceux qui souhaiteraient découvrir une œuvre plus sombre. Toutefois à réserver à un public mâture.
CLAYUMORE
L’animé Claymore reprend la trame du manga traité sur ce site. Le choix de Madhouse dans l’adaptation de Claymore fût de coller le plus proche possible au manga et d’offrir une fin alternative. Ainsi dès le tome 10, le lecteur peut voir des changements dans le déroulement d’une scène et l’apparition de nouvelles scènes créées pour l’occasion afin d’amener le téléspectateur vers cette fin alternative et cela à partir de l’épisode 18.
Le manga proposait des combats faisant appel à votre imagination, ce n’est plus le cas pour l’animé qui montre plus clairement les actions entreprises. Concernant les codes graphiques, le manga parvenait à montrer clairement le passage de l’état humain à l’état démoniaque avec les traits du visage qui s’étirent, une mâchoire faisant apparaître des crocs et les yeux qui se modifient ; l’animé ajoute la couleur pour le changement de peau et de l’œil passant de l’argent à un jaune vif. Cette couleur argenté est une caractéristique des femmes servant l’Organisation qui ne pouvait être visible dans le manga.
Concernant la partie audio, le générique d'ouverture et de fermeture son sont plaisants à écouter tandis que les musiques d'ambiance sont peu présentes. Seule la musique oppressante durant l'utilisation de la puissance démoniaque reste en mémoire. la VF s’en sort avec les honneurs ; on ressent le passage de l’aspect humain à l’aspect démoniaque par une voix plus rauque et une respiration plus saccadée ainsi que pour le changement psychologique qu’entrainent une telle métamorphose et la difficulté que les Claymore ont à ne pas succomber à leur partie démoniaque.
Au final Claymore en animé est une bonne initiation à l’œuvre de Nohiriro YAGI nous plongeant dans son univers malsain avec brio.
#Par Bryynlol le 06/10/2011 à 11:11
Incroyable..
Quand on regarde les 3 premiers épisodes de cette série, on se dit ('fin moi en tout cas) : Bon ok, donc c'est des guérrières avec des grosses épées qui tue les méchants démons.
Ca commence mal pour quelqu'un qui cherche de l'originalité, d'autant plus qu'il y a marqué shônen dans les tags.
Pour combler de mauvaises choses ce début déja bien écoeurant, on a le droit a un Raki ultra relou (tout le long, oui) qui est devenu orphelin mais va se joindre à Claire en tant que cuisinier parce qu'il n'a plus de raisons de vivre blablabla. Bon après vous me direz qu'il a son moment important... Mwoui mais bon, être utile pendant 30 secondes de l'anime, c'est moyen-moyen quand même.
Et là miracle
L'anime devient (très) intéressant.
L'histoire commence vraiment quand on nous montre le retour dans le passé de Claire, le moment avec Teresa, en plus du but de l'anime on découvrent des personnages sympas et bien travaillé (Irene, son équipe..).
A partir de cet instant, Claymore se laisse regarder sans voir le temps passer, tellement il devient bien.
Bien sûr, le coté shônen reste présent car notre héroïne au début a du mal à occir un yoma (le monstre de base) et à la fin nous poutre 2 mega boss abyssaux de la mort d'affilés..
Par contre niveaux combat on a du bon et du mauvais, mais bien plus de bon que de mauvais !
- D'un coté, on a cette fameuse phase de combat où l'on ne voit pas les épées tellement elles vont vite, et le moment où le méchant reste immobile à regarder le gentil dans les yeux en expliquant toute sa panoplie de pouvoirs (jamais compris ça d'ailleurs).
- Mais d'un autre coté, y'a ce réalisme.. Ce réalisme sanglant qui fait que quand le héro se fais trancher les bras, bah, il est mort. Et ça, ça a cassé toute la partie bidon de cet anime car dans les shônen le héro se relève toujours parce qu'il a la volonté et qu'il veut devenir hokag... heu je voulais dire, il veut devenir le plus fort pour protéger ses amis.
Mais dans claymore quand le yoma te plante avec sa lame, tu gise par terre à te vider de ton sang et tu te relève pas !
En plus, pour ceux qui aime le gore y'a des épisodes où ça foisonne (merci Ophélia).
La B.O, je l'ai trouvé bien et elle colle parfaitement au genre médiéval, héroïc-fantasy.
L'opening et ending sont superbes.
Autre point négatif, la fin se barre un peu en sucette, avec le big boss qui nous sort limite des kaméhaméhas... Je vais rien dire de plus sur la fin sinon je risque de spoil.
Au final Claymore est un très bon manga et sûrement un des meilleur de sa catégorie.
Comme les dirait d'autres, n'hésitez pas à le regarder, il ne vous décevra pas !
#Par Kanapeach le 19/09/2011 à 16:41
Aaah Claymore, mon anime de cet été. Je n'avais jamais regardé 26 épisodes en si peu de temps, et un anime ne m'avait jamais autant donner l'envie de lire le manga, mais n'allez pas croire que je suis là pour n'en dire que du bien.
Comme à l'accoutumée, débutons par un aspect qui me semble des plus importants (malgré quelques exceptions): les graphismes. Et pour le coup c'est assez difficile de décrire mon sentiment sur ce point. Disons que j'ai totalement adhéré à l'ambiance médiévale du titre, la nostalgie Berserk y jouant sûrement beaucoup, avec ces villages pauvres, sales, ces habitants paysans, ces chevaliers, ces forteresses... Tous les grands clichés du médiéval-fantasy indispensables à la survie d'une oeuvre sont présents, et ce n'est pas pour me déplaire. Cependant, l'esthétiques des personnages et l'animation gâche en grande partie la fête. D'un côté le chara-design ne semble jamais inspiré, les claymores ont toutes le même visage, seule la coupe change, mais en plus les proportions ne sont pas respectées, les corps mal sculptés. Sans oublier Raki et sa tête vue des milliers de fois auparavant. Quant à l'animation, ben il n'y en a pas justement! A part visionner la tête de la claymore concernée et un fond qui donne une semi impression de mouvement c'est pas la joie. D'autant que les combats se limitent à de simples écrans noirs au moment du choc des épées, ou bien à 2 dessins mis bout à bout pendant 15 secondes afin de nous faire croire que les personnages bougent leur bras très rapidement. Au début ça passe, à la fin ça lasse.
Pour ce qui est du scénario, c'est pas mal dans l'ensemble même si la fin s'écarte bien trop de la version manga pour réussir à nous émerveiller. Le traditionnel combat des hommes contre les démons diront certains, mais en réalité un peu plus profond. Les yomas, terreurs des hommes prolifèrent dans le monde et les villages font appel à des guerrières spéciales afin de les exterminer. Or ces guerrières sont en fait mi-humaines mi-yomas, d'où cette faculté à pouvoir leur tenir tête. Passés les 5 épisodes de présentation de l'univers, 5 nouveaux épisodes nous font suivre l'aventure de Thérésa, accessoirement le personnage le plus développé et le plus intéressant à mes yeux, puis c'est ce que j'appelerai la catastrophe. Bien que la trame principale avance lentement, ce qui m'a le plus déplu, c'est le surnombre de combats (mal réalisés je le rappelle). Partout et sans arrêt, on se demande si on aura un épisode de répit tellement ça en devient fatiguant. Ce ne sont pas des combats entre les rebondissements, mais plutôt des rebondissements entre les combats pour le coup. Malgré ces défauts, on peut dire que scénaristiquement, l'anime a réussi à remplir son job, et j'en parlais en introduction, il nous laisse sur une faim tellement véloce que l'envie de lire les mangas est plus que présente. C'est peut être la marque d'un bon background et d'un début de grande histoire finalement.
Petit point musical: superbe! Je n'ai pu qu'accrocher aux pistes splendides, aux envolées lyriques des combats et aux mélodies accompagnant les pas de nos deux amis Claire et Raki. On sent un véritable travail dans ce domaine, et l'image à l'écran est toujours mise en valeur par ce point qui peut souvent paraître, à tort, facultatif. Je ne peux donc que féliciter Takumi Masanori pour un tel travail, je tenais à souligner ce point.
Quelques idées à ajouter:
- Les deux personnages principaux, Claire et Raki, auraient mérité un meilleur traitement je pense. Entre leur chara-design peu inspiré et le charisme d'huïtre qui leur a été confié, on se demande ce qui est passé par la tête des scénaristes. D'ailleurs en parlant de psychologie, on varie véritablement entre le très bon (Riful, encore meilleure dans le manga, Thérésa et Miria qui a la particularité de poser les bonnes questions) et l'inexistant (quasiment tout le reste...). En ce sens on est loin d'un Berserk par exemple.
- Pour une fois, j'aurai bien vu un format un peu plus étendu. Cette version anime ne montre qu'une partie de l'iceberg qu'est en réalité Claymore, et même si c'est voulu, trop de questions restent en suspens. Mais j'apprécie tout de même ce procédé de rebondissement en fin de série qui nous laisse sur un sentiment d'exaltation (petit jeu de mot).
- J'ai particulièrement apprécié l'aspect un peu rentre dedans et très malsain de la série. Afin d'éviter le spoil, je resterai très vague, mais attaquer son allié par "jeu" donne une mesure repoussante à certaines scènes, ça ose faire et ça ose montrer j'aime! Sans compter une certaine scène de 5 secondes de l'épisode 8 qui vont rester encore très longtemps dans ma mémoire.
En conclusion, malgré ses (nombreux) défauts, Claymore reste un anime à voir en période de manque, et puis l'héroic-fantasy est un genre qui se perd. L'ambiance générale excellente et le début de scénario excitant palie particulièrement bien à une animation, un chara design et une psychologie pas approfondis.
#Par SoulJapanExpress le 03/07/2011 à 03:13
Claymore "avait" été un sacrée coup de cœur que j'ai dû visionner deux fois. La première fois, je m'étais arrêté à la moitié de la série, peut-être parce que les épisodes n'étaient pas encore sortis et que en ce temps lointain, je marchais encore à tâtons dans ce monde « merveilleux » de la japanimation, j'étais émerveillée. La deuxième fois, il y'a quelques jours à peine, je me suis remémoré ce qui m'avait intéressé dans ce concept cent et une fois revisité.
Avec du recul, ce que Claymore propose n'est pas nouveau, new, nuevo. A un an près d'intervalle près, le voisin d'à côté, D Gray Man proposait le même plat à emporter avec ces histoires d’innocences, d’akumas de Comte Millénaire et tout le packaging avec une bonne atmosphère bien bien dramatique derrière… Des souvenirs ? Mmmh ? Le rapport est bien là, faut suivre c'est tout... Claymore, on ne va pas dénigrer parce que ce n’est pas du "travail de loutres" ™ sauf en ce qui concerne certains graphismes et un chara design suspect mais c'est une autre histoire sur laquelle une petite diatribe s'imposera plus tard. Ce concept donc, une mise en scène de combattantes, des guerrières (déjà ce sont des femmes, pas mal, c’est assez rare dans ce genre alors, pas mal) mi- humaines mi-keskecékesa qui se lancent dans une sorte d'extermination (oui à ce stade ce ne sont plus des combats) de monstres bouffeurs d’entrailles, avec des têtes absolument hideuses, mais des reines de beautés quoi, (oui pour le coup on sent bien le monstre derrière) les deux camps bien sur évoluent dans un rapport de force constant pour définir lequel d’entre les deux devra être, non que dis-je, sera le plus puissant pour pouvoir détruire l’autre. Comme c’est mignon…
Mais ce n’est pas tout parce que l’histoire fait son petit chemin derrière. Bah le parcours de Clare qui n’est pas vraiment une claymore mais quand même une combattante avec du sang de yoma dans les veines et qui trimballe un humain (oui c’est le genre de chose avec laquelle on pense attendrir le public, j’aimerais savoir si ce personnage à son utilité à terme car il n’a pas dévoilé sa « true face » ni sa « true strength » de moucheron dans la série), un cuisinier qui ne sert pratiquement à rien d’après ce que j’en ai vu à part à pleurnicher sans arrêt, à me donner envie de rentrer dans mon écran pour lui demander ce qu’il fout là, et surtout oui surtout à faire prendre à l’histoire parfois des allures et une tournure pseudo romantique. Il fait perdre au mot « galère » tout son sens. Dans un monde ou le « marche ou crève » domine c’est beau quand même… Ce qui est intéressant et qui permet de voir cette particularité scénique sous un autre angle c’est que les Claymores sont présentées (du moins au tout début du scénario) comme des personnes froides isolées et insensibles (que dis-je au tout début de la série… Cette idée est véhiculée tout au long de la série) alors que si on gratte un peu sous cette surface, on s'aperçoit que se sont (pour certaines en tout cas) des femmes fragiles qui souhaitent faire plus de place à leur côté humaine tout en comptant malheureusement sur leur côté monstre qui constitue l'essentiel de leurs pouvoirs et qui leurs aient nécessaire voir vital et légitime pour remporter des batailles, avec l’espoir de mourir en tant qu’humaines, oooh … Mais … Mais … Comme c’est naïf tout ça... C’est une dualité constante, une menace pesante et restrictive portant une autre difficulté aux combats, d'ailleurs cette particularité omniprésente constitue même le principe de Claymore. La considération d’une toute autre espèce qui se situe entre l’humain et le surnaturel, un bon dilemme auquel elles ont à faire face et qui intensifie le scénario tout en soutenant le rythme de la série.
L’évolution de la mort qui tue
Après dans le fond, pour compliquer un peu les choses et faire ce que j’appelle fortifier les bases ou les fondations du bon scénario, dans le menu flashback, on s'aperçoit au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire, qu'il y'a une sorte de machination derrière. Il y'a cette organisation mystérieuse dont les origines sont inconnues et les informations à propos, très relatives, (même si l’on suit scrupuleusement le script comme j’ai désespérément essayé de le faire) qui pratique des expériences dans l'ombre tout en suivant les moindres faits et gestes des Claymores. Cette organisation de l’ombre donc, dirige voir même produit les Claymores (en édition illimitée vu la fréquence des combats ultra violents), une usine qui recourt à des méthodes douteuses pour des finalités bien bien douteuses à long terme. En plus de ça, ô magnificence quand tu m’illumine, les Claymores sont classés par ordre de puissance, plus faible = numéro haut / plus forte = numéro bas, avec des écarts de puissance assez impressionnants, en tout cas, une puissance très bien retranscrite à travers les combats, points forts de la série. J’y arrive, j’y arrive. Si vous avez réussi à lire jusqu’ici déjà, vous vous douterez du classement de celle dont on suit les aventures. Ça c’est pas mal parce que ça nous permet de miser sur de la chair à canon en espérant que celle-ci atteigne un niveau de puissance suffisant pour pouvoir rivaliser avec bah … les autres …
Le désespoir de la mort qui tue
Autre élément intéressant. L’ennemi aussi à droit à son heure de gloire, lorsque on a une version des Claymores qui évoluent en super-guerrière-de-la-mort-qui-tue, les ennemis, eux, se transforment en super-guerriers-de-la-mort-qui-tue-la-mort-elle-même, comble du bonheur suprême, ce sont pratiquement des guerriers du sexe masculin (ah !) jusqu’à ce qu’ils se transforment en « éveillé », club ouvert 24h/24, 7j/7 qui acceptent tout les genres, filles, garçons, du moment que vous êtes terrifiants et d'une force outrancièrement surpuissante. Ce qui fait que à chaque fois qu'on a de l'espoir pour quelque chose dans cette série le scénario devient un sens interdit. Autant dire que placer tout cela dans un format de 25 épisodes c’est un peu court et parfois il y’a eu une impression de compression sauf pour…
Les combats de la mort qui tue
C'est ce qui fait la force de claymore, l’aspect le plus intéressant pour une série du genre dont la réalisation a répondu à mes attentes à peu de choses près. Non seulement ce sont des combats pertinents (parfois à la limite de l'exagération) mais qui durent aussi, ce qui permet vraiment d'en apprécier la logique. Bon il faut dire ce qu'il y'est parfois ca tombe comme des mouches et il y'a du sang partout, nos claymores reviennent déchiquetés de leur combats ce qui augmente cette appréhension de l'ennemi, mais bon il y’a « l’usine » derrière. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que chaque combat révèle une identité, une particularité d’une ou de plusieurs Claymores. L’environnement change souvent et le scénario en prend avantage pour fluidifier le combat et proposer quelque chose d’assez innovant à chaque fois, de sorte que l’on ne se sente pas coincé dans une boucle ou l’on nous sert les mêmes pouvoirs, les mêmes feintes… C’est quand même un shonen, he. Ce qui est un peu dommage c’est la crédibilité de l’anime, même si on a des combats logiques, cela ne veut pas dire que le fait que ce soit parfois une boucherie totale et que les Claymore en ressortent dépecées et dépiécées soit toutafay normal, comme je le disais un peu plus haut, il y'a parfois de l'abus … Dubitative … A voir.
Le design est assez acceptable, sans plus, seuls les monstres (les éveillés) à mon sens ont bénéficié d’un certain travail qui contribue à crédibiliser la mise en scène. Ils sont assez réussis pour dégager une sorte de crainte d'une force surpuissante. Les yomas quant à eux qui passent selon l’évolution du scénario, de monstres puissants, à sous-fifres, sont mal réalisés. Même les brèves transformations des Claymores auraient pu avoir un meilleur rendu et ce jusqu’à ce que l’on comprenne que cette yomatisation représente le côté abominable de leur beauté.
Autres points forts (exclus, opening et ending, rien à dire pour le peu que j’en ai écouté, ça passe sans plus, je pase sans plus) les thèmes musicaux qui accompagnent très bien les combats et même en sublime la beauté. Des sonorités rock, métal, parfois classiques, parfois new âge et qui cadrent parfaitement avec l’époque moyenâgeuse du concept.
Que retenir de tout ça ? Claymore aurait pu bénéficier d’une meilleure réalisation néanmoins la série reste assez pertinente pour vous faire passer un agréable moment.
Beaucoup de rien, un peu de tout
#Par Citereo le 08/06/2011 à 19:58
Une série acceptable, principalement du fait que sa structure fondamentale se base sur ce qu'elle développe le mieux: les combats. Des combats trépidants qui ont lieu du début de la série jusqu'à la fin, tout en captivant le spectateur. Cependant, bien que le scénario ne soit pas mal conçu pour arriver à ces fins, il est clair qu'ils ne sont qu'un prétexte pour mener à bien ces combats. Quelques points forts, telle que l'idée de Thérésa y Claire, ou les grades hiérarchiques et les luttes internes, nous font oublier la véritable raison d'être de la série. Toutefois cela ne réussira pas trop à attirer ceux qui ne recherchent pas la lutte.
Les personnages sont intéressants, sans plus. Les "méchants" ne sont pas suffisamment...méchants. Excéptée Théresa, les gentils sont un peu fades.
Ceux qui veulent voir démons et épées seront servis. Ceux qui recherchent de grands scénarios, ou un final complet devraient se mettre en quête d'une autre série.
En somme, une série qui se démarque de la moyenne, mais qui n'atteint pas l'excellence.
#Par Tafamut le 23/02/2011 à 22:57
Je suis tout a fait d 'accords avec Herbert , c ' est l' un des anime que j' ai visionné le plus rapidement je ne vais pas vraiment critiquer l anime, car le seul message que je veux faire passer c ' est le faite que cette anime est vraiment génial est qui mérite d être vus.
Il y a des rebondissement partout et l' on arrête pas d' être surpris par l histoire de cette anime qui est vraiment magique et entrainant .
J admet cependant que la fin est vraiment mauvaise du faite que cela va un peu trop vite, c ' est pour ça que je pense que cette anime aurait du avoir beaucoups plus d 'episode et surtout de s' inspirer un peu plus du mangas car etant donné que j' ai vus et lus Claymore je peux dire que la fin du livre n' a rien a voir .
Je met 9/10 juste a cause de la fin qui ma juste un peu de plus cependant je vous conseille a tous de regarder cette anime qui vos vraiment le coups .
Et aussi pour le faite que j aurais bien voulus avoir une suite mais cependant cela n arriveras pas .
Pour en finir avec tous ça je ne dirais que un seul mots :
Geniales
#Par Herbert le 15/08/2010 à 21:03
Jamais mis de 10 et cette série ne le mérite peut être pas au vu de ses quelques points noirs évoqués dans les autres critiques mais moi j'ai un critère bien particulier c'est celui de la vitesse à laquelle j'ai visionné cette série. Et j'ai mis même pas une semaine, ce qui est exceptionnel de mon point de vue sachant qu'il m'est arrivé de passer 3 ans avec un anime en stock sans le visionner (ailes grises en l'occurrence, bien que ce soit un excellent anime).
Bref donc chaque soir rentrant du boulot, une seule envie voir la suite. Et celà est du en partie à un enchainement de 2 x 4 épisodes tout simplement magique. 4 épisodes qui placent Claire le perso principal. Ces 4 épisodes sont tout simplement magnifiques. Mais d'emblée une série de 4 autre enchaîne la dessus et nous place un autre perso, Teresa, tout simplement époustouflant. C'est d'ailleurs un des points forts de la série. Une galerie de personnages charismatiques.
Après la série suit son bonhomme de chemin, certes pas sur le rythme du départ, mais nous sert tout de même des passages émouvants et passionnants. Visuellement ça me plait et ça me suffit. La bande originale est par contre tout simplement somptueuse.
Alors certes les plus aguerris penseront qu'il y a mieux, plus beau, plus travaillé, mais une série qui m'a laissé tomber mes autres loisirs une semaine durant (jeux vidéo entre autres et dieu sait que je suis accro ^^) et même oublier l'existence d'une TV (c'est quoi ça déjà ? =)) ne mérite pas moins. Claymore forever.
#Par Michiko-kun le 10/07/2010 à 07:56
Je viens de terminer tout récemment le visionnement de cette série que j'avais commencer il y a déjà un bon bout de temps. Avec les aléas de la vie, parfois, certains animes se perdent dans mon disque dur. Je me souviens par contre qu'au tout début, je m'étais dit que ça allait encore être un truc très très ordinaire, avec une histoire assez banal, un canevas qui se décline plus ou moins toujours de la même façon d'un épisode à un autre. Et comme j'avais tort. Après les quelques 3 ou 4 premiers épisodes, voilà qu'il se passe quelque chose, qu'on sort de la structure.
Oui, la partie flashback, elle est bien, mais tout le reste aussi, autour, dans le milieu, ce qu'on apprend sur les Claymores, l'étrange facette anti-héros qui surgit sans crier gare (mais bon, pas tant tout de même, c'est juste un peu surprenant au début, ensuite, ça suit le cours normale des animes japonais, je l'accorde), les relations entre les personnages (et je parle DES personnages, pas juste de Raki - ce petit garçon en pleur à la Rémi sans famille - et de Claire), tout ça.
La fin, c'est bien pour les trucs très shonen, soit les méga combats, les pouvoirs qui sont toujours de plus en plus développés, tralala... Mais sinon, ça tombe un peu à plat. Peut-être à cause du sentimentalisme un peu gna gna, Raki n'aidant pas à la cause. Ou alors pour la chute un peu bancale. Ou simplement justement, la méga baston, qui est encore une enième méga baston pour clore un anime. Un peu plus et je m'attendais à entendre un Kamehameha ou quelque chose comme ça.
Cela dit, je suis prête à confirmer que cet anime vaut un détour certain. Je ne connais pas le manga par contre, peut-être vaut-il plus la peine puisqu'on doit sûrement en retirer tous les bienfaits (soit certains bons coups narratifs) sans les désagréments. Perso, je sais pas, peut-être parce que je préfère toujours plus le style cartoonesque, mais le visuel, il ne m'a pas tant émoustillé. Au début oui un peu, mais en même temps, ça me rappelle les vieux de la vieille avec les nez qui couperait de la vitre à la Escaflowne. Peut-être aussi parce que j'ai fini le visionnement de cette série après m'être tappée Kimi ni Todoke qui est tout simplement sublime visuellement.
Donc donc, si vous vous questionnez à savoir si ça ajoutera à votre culture d'otaku, je dis oui sans hésiter, mais si vous chercher un truc qui vous fera courir à la maison pour voir la suite, continuer vos recherches, c'est pas le nec plus ultra à mon humble avis.
#Par azorni le 23/10/2009 à 01:36
De jolies filles font partie d'une mystérieuse organisation dont le but est de détruire une race de monstres mangeurs d'hommes.
Derrière ce schéma assez banal dans l'animation japonaise, se cache une oeuvre puissante et assez ambitieuse. A tel point que cette série figure sans contexte parmi mes préférées.
Pour moi "Claymore" vaut surtout pour quelques épisodes au début de la série, qui correspondent dans l'histoire à la brève rencontre entre l'héroïne, Claire, et son mentor, Thérésa, dite au sourire pâle. Cette rencontre aura un dénouement dramatique qui servira de base pour l'intrigue dans tout le reste de la série.
Ce ne sont en tout et pour tout que deux ou trois épisodes, mais ils ont quelque chose de magique qui donne à cette série une valeur toute particulière. Il y a en effet beaucoup d'anime qu'on trouve excellents immédiatement après les avoir vu, mais dont on s'aperçoit avec le temps qu'on a presque tout oublié de l'histoire. Ce ne fut pas le cas pour moi de ces quelques épisodes de Claymore, qui sont amha inoubliables.
Sinon la série dans son ensemble est plaisante à regarder, avec de nombreuses scènes de combats bien sanglants et une intensité dramatique omniprésente, incarnée par la lutte de ces combattantes seulement à moitié humaines, contraintes à surmonter constamment leur propre part monstrueuse.
Un très bon anime, incontestablement.
PS. excellente bande son
#Par nic la nique le 05/08/2009 à 03:54
Bon voila, j'ai fini le visionnage de Claymore et dans l'ensemble, j'ai trouvé ça plutôt bon.
Les graphismes sont trés réussis, propres avec un choix de couleurs plutot sombres, ça dégage d'entrée une atmosphère bien particulière, ce qui est toujours un bon point.
En gros, le monde de Claymore est un monde dans lequel il y a des démons, et ces YOMAS sont chassés par les Claymores, mi YOMA mi humains, qui travaillent pour une sorte de groupuscule de nettoyage. Ca ne parait pas très original exposé comme ça mais pourtant...C'est une belle réussite que cette série.
Comme leur nom l'indique, les Claymores portent des épées lourdes, et c'est la le point fort de l'anime: ÇA TRANCHE A TOUT VA.
Les effusions de sang ne nous sont pas épargnées, ainsi que les membres coupés et autres bains de sang quotidiens. Très bon point en ce qui me concerne.
La fin est réussie, on ne reste pas sur notre faim, c est pas trop gnangnan, on appréciera ou pas cette fresque médiévale sanguignolente qui est parfois un peu lisse mais en tout cas ça se regarde jusque a la fin sans problème.
En gros c'est une série a voir, mais peut être pas a revoir.
Voila, je préfère ne pas trop en dire pour ne pas spoiler notre affaire,alors il est temps de se quitter en laissant une note tout de meme:7
#Par ShiroiRyu le 13/04/2009 à 15:36
Un mot pour définir ma vision de l'animé Claymore : Déception.
Non pas au début...
Non pas au milieu...
Mais à la fin...
Moi étant un grand adepte du manga, je pensais que l'adaptation animée serait une parfaite réussite et Claymore avait un 10/10. Je me doutais bien que l'animé se terminerait à la fin du grand arc de Pieta puisqu'on parlait d'une coupure de 7 ans... mais pas de cette façon.
Soyons réalistes : Tout fan du manga ne pouvait que trouver ça révoltant (oui, autant utiliser les mots qui choquent) de voir une telle fin se profiler à l'horizon. Déjà, quelques épisodes avant le dernier, on trouvait cela bizarre ce petit changement scénaristique. Pour ma part, je me suis dit : Pourquoi pas ? Mais quand j'ai vu la fin... Je voulais cracher dessus. (Surtout que je me suis permis d'acheter le premier coffret DVD en version collector et originale alors que l'animé n'était pas encore terminé)
Mais bon... Maintenant qu'on a parlé du dégoût que la fin de l'animé m'a inspiré, nous allons parler de tout le reste. Et voilà... Je suis un fan de la première heure de l'ending : Danzai no Hana... A un tel point que j'ai même chanté en karaoké dessus. (NON ! JE NE DONNERAIS PAS LE LIEN !) A côté, il fallait reconnaître que l'animé suivait parfaitement le manga et que c'était un réel plaisir de voir une animation de qualité et des voix qui collaient parfaitement aux personnages que j'adorai. ( Galatea, je suis ton Pygmalion !)
Enfin, pour les graphismes... Ces yeux, mes aïeux... Tellement intenses et magnifiques qu'on aimerait se plonger dedans. Mais ce n'est pas en reste. Les villages avaient bien leur aspect vieillot et le trait de Norihiro Yagi était respecté. Ainsi, Claymore avait tout pour être une véritable bombe visuelle mais visiblement, la mèche du pétard a séché au mauvais moment, c'est à dire avant l'explosion finale.
#Par beber le 02/09/2008 à 20:35
Il y a une règle hélas assez récurrente en matière d’animation japonaise, qui voudrait que certaines séries se partage en deux temps de niveau et d’intérêt bien inégaux. Cette règle s’opère à de rares exceptions prés de cette manière :
Tout d’abord prenez un spectateur lambda. Un jeune RH par exemple. Ce jeune homme est ma foi fort sympathique, et l’on ne pourrait l’accuser d’emballement successif en matière de séries animées japonaises. Tout d’abord au départ, cet homme à l’œil vif, le poil luisant car, après avoir humé, certes, méfiant (c’est le fruit de plusieurs années d’expérience) l’introduction du menu, il avale à toute vitesse les délicieux mets qui lui sont présentés dans son auge. Passé une douzaine de plats notre individu a toujours faim, n’est toujours pas rassasié, et il en veut plus et encore plus, prêt à conseiller le restaurant Claymore à l’ensemble de ses copains d’AK.
Oui mais voilà…en cuisine, le chef Madhouse, il n’a plus grand-chose, si ce n’est deux trois amuse gueule à servir à notre jeune personne, laquelle se trouve bien dépourvue lorsque le naze fut venu. Une douzaine de plats moins digestes, lourds et copieux, suivis d’un dessert sans goût, notre jeune homme est plus dubitatif sur la note à apporter au restaurant Claymore.
Les plus vifs d’entre vous auront sans doute perçu ici et là les traces d’une comparaison à la limite de la métaphore. Je vais donc ici expliciter le pourquoi du comment de mon introduction : Claymore, ça commence super bien, mais ça finit pas top top.
Pourquoi donc ? A l’instar de l’oeuvre à laquelle ce titre est le plus souvent comparé, à savoir donc Berseck, la partie Flash Back est sans nul doute la partie la plus intéressante de cette oeuvre. Car le scénario, s’avère finalement plus que basique, passé ce point. En fait l’univers des Claymore aurait sans doute pu donner lieu à des développements plus conséquents du contexte : Lieux, époques, féodalité, surnaturels, organisation des Claymore et leurs origines…etc. Et malheureusement, toutes ces pistes finalement assez nombreuses sont autant de questions qui resteront sans réponses.
D’où une frustration plus que légitime. Autant la première partie est enivrante, autant la deuxième partie est décevante. Il est évident que la Claymore Claire est bien loin d’avoir le même charisme – à la limite parfois d’ailleurs d’en être dénuée – que Theresa, et force est de constaté, une fois le flashback passé qu’elle devra constamment subir la comparaison avec celle-ci et qu’elle le fera avec peine. Autre avantage de ce long Flashback, c’est qu’il nous permet de mettre de coté un personnage (Raki) dont on anticipe déjà à quel point il pourra être agaçant. Et le retour au présent fera d’autant plus mal, que toute les grosses ficelles du garçon-pleurnicheur-et-protecteur-de-15-ans-qui-jamais-laissera-une-femme-se-battre-quitte-a-se-prendre-branlées-sur-branlées vont être utilisée. Et puis franchement….ce personnage ne sert à rien dans l’histoire, ou si peu…
L’univers quant à lui est certes mystérieux, mais là aussi va vite perdre de son charme une fois la douzaine d’épisode. Car l’on passe d’une organisation secrète, à une organisation hiérarchisée en fonction de la puissance des Claymore – organisation plus shonenistique, tu meurs – classant les Claymore du numéro 50 au 1. D’ailleurs à ce propos, je me demande quel est le mode de recrutement de la Claymore, car bon nombre d’entre elles vont trépasser dans la série. Et une vitesse telle, que l’on a du mal à imaginer qu’elles ne puissent être que cinquante. Y a peut être des boite d’intérim spécialisée dans la Claymore….bref. Bref, la deuxième partie de la saison se résume en une sorte d’escalade de puissance, de transformation, et d’affrontement de grosses bébêtes toute très moches. Ca se regarde, mais sans grand intérêt, d’autant que le final entre Claire et Lucille est décevant, ainsi d’ailleurs que la fin de cette saison, qui clairement en appelle au moins une deuxième.
Quant à l’aspect technique, il est frustrant. Car si les mouvements sont d’une fluidité assez exemplaire, certains mouvements – répétés bon nombres de fois – laisse le spectateur assez perplexe. En effet, que penser de l’étrange façon de combattre des Claymore, pour qui se battre consiste à bouger très vite les bras, alors que le reste l’image reste fixe. Bof, bof, c’est d’autant plus flagrant que le reste est de bonne qualité. Le charadesign, aurait pu être l’occasion de rehausser le niveau du manga d’origine (très moche). Hé bien c’est raté. Car ici, les Claymore se ressemblent toutes, sont toutes fadasses (Claire en tête). Seul Theresa trouve grâce à mes yeux.
Madhouse avait l’occasion d’utiliser une License prometteuse, mais se contente au final de nous servir une série usant de grosse ficelle scénaristique sans grand intérêt. C’est d’autant plus frustrant que la première partie est elle, vraiment prometteuse. D’où la moyenne.
#Par AngelMJ le 23/01/2008 à 11:54
Lorsque l’on s’intéresse à l’animation japonaise depuis plusieurs années, on appréhende toujours les shônens avec un peu de recul. Ce genre ayant depuis longtemps dépassé la date limite de fraîcheur, on est parfois confronté à un projet original ou plus souvent à une daube sans non. Claymore entrerait plutôt dans la première catégorie.
Claymore, qui raconte les aventures de guerrières trancheuses de démons, reste un shônen assez basique dans son déroulement et son environnement général. Cependant, l’ensemble est assez bien traité et les auteurs sont parvenus à rendre l’histoire captivante. De nombreux facteurs sont là pour en témoigner.
Notons déjà un gros effort concernant le visuel. C’est vraiment beau et ça se maintient tout au long des 26 épisodes. Alors que l’on a souvent droit à un épisode sur quatre de qualité visuel médiocre dans ce genre de série (pense très fort à Naruto et Bleach), MadHouse crée l’évènement en nous produisant une série aux couleurs chatoyantes, aux effets de lumières intelligents (oubliez Fate Stay Night), à l’animation fluide et correcte, ainsi qu’un charadesign, certes étonnant au début, qui donne un charisme incroyable aux différents personnages de la série.
La musique n’est pas en reste. Les génériques sont très honorables (certains disent le contraire mais moi, j’ai vu bien pire dans le genre) et la bande originale est plus que convaincante. On regrettera peu être que sur la fin, ce soit toujours les mêmes pistes qui soient jouées (mais on regrette beaucoup de choses à la fin, j’y reviendrai). Cependant, l’ambiance sonore, accompagnée par des bruitages crédibles (quoi qu’un peu gerbant par moment, genre bruit des entrailles qu’on découpe…) et un doublage de qualité, se marie très bien avec l’ensemble visuel. Un bon point pour Claymore donc.
Mais la série n’avait pas vraiment à faire ses preuves sur le niveau visuel. C’est surtout dans le fond que le genre shônen est le plus souvent attendu au tournant. Claymore, comme je l’ai dit plus haut, reste standard dans le déroulement, mais l’histoire, ainsi que les personnages, donnent beaucoup de force au récit.
Si on met de côté Raki qui ne sert à rien (mais vraiment à rien) du début à la fin, tous les autres personnages (surtout des Claymores donc) ont énormément de charisme. Mes préférences vont pour Térésa (forcément) et pour Miria, mais leurs camarades ne sont pas loin derrière. Cependant, dommage que Claire, la Claymore qui est censé être l’héroïne, face partie des guerrières les moins charismatiques de la série ; c’est un peu le comble…
Niveau personnages, on regrettera par contre que les ennemis soient si peu intéressants. Claymore est encore la preuve vivante que les japonais ne sont pas très forts lorsqu’il s’agit de créer des démons. Si on met de côté les Abyssaux et quelques éveillés, les autres Yomas oscillent entre le ridicule et la mauvaise blague. Cela rend les premières missions peu intéressantes car leurs chasses manquent cruellement d’intérêt et de challenge.
Penchons nous enfin sur le scénario et les éléments importants de l’histoire. Mis à part la fin HS (par rapport au manga original) qui n’est visiblement là que pour boucler les 26 épisodes (là où une vingtaine auraient largement suffit), l’ensemble tient vraiment bien la route grâce à une multitude de bonnes idées. Le déroulement du scénario est assez basique (ennemis de plus en plus forts, recherche de puissance), mais les éléments qui le ponctuent permettent aux téléspectateurs de le suivre avec beaucoup de plaisir.
Les raisons sont multiples, à commencer par l’organisation des Claymores. Si cette dernière reste mystérieuse du début à la fin (même dans le manga, que l’on se rassure), le fait que les Claymores soient classées par numéro donne un folle envie de les découvrir les unes après les autres. On est toujours là, à l’apparition d’une nouvelle guerrière, à se demander qui elle est, quel est son numéro et qu’elle va être sa puissance. Bref, ce principe pousse à la découverte.
Autre point très intéressant dans Claymore, la manière dont les guerrières doivent monter en puissance. Pour rappel, nos héroïnes sont des créatures mi-humaines mi-démones, et afin d’augmenter leur puissance, elles doivent puiser dans leurs pouvoirs yomas. Ce point là est un élément central du scénario. En clair, la source de puissance dans Claymore est clairement maléfique et nos chères demoiselles, si elles ne veulent pas devenir comme les créatures qu’elles poursuivent, doivent apprendre à bien gérer leurs pouvoirs afin de garder toute leur humanité. J’ai trouvé ce point très intéressant car il montre que la recherche de puissance peut mener à la perte de son chercheur. La preuve en image, plus les Claymores utilisent leurs pouvoirs, plus elles deviennent laides. Cela donne parfois des spectacles assez terrifiant sur la fin, où on a l’impression que nos héroïnes ne sont finalement que des créatures hideuses à la recherche de puissance.
En conclusion donc, je dirais que Claymore est une très bonne série dans sa catégorie. Loin de renouveler le genre, les différents points du scénario et les éléments qui l’édifient permettent de passer un bon moment. On regrettera l’inutilité de certains personnages et la fin stupide et maladroite, qui bloque également tout tentative de suite lorsque l’on connait la suite réelle du manga (que je vous conseille de lire, surtout si la fin vous a frustrés). Ha ! Et dernier point tout de même, c’est assez gore par moment donc que les âmes sensibles évitent cette série (bien qu’on ait vu bien pire dans le genre avec Berserk ou Elfen Lied).
#Par El Nounourso le 03/11/2007 à 15:05
Claymore c’est d’abord un graphisme magnifique basé sur la finesse du dessin et de très beaux effets de lumière. Chose assez rare pour être signalée, l’animation n’est pas en reste. C’est donc avec un certain émerveillement que l’on découvre ce sombre univers d’inspiration médiévale. L’interminable lutte opposant 47 guerrières blondes à des hordes de démons se greffe facilement sur ce monde où chacun semble vivre dans la peur, peur d’ailleurs inspirée par les deux partis en guerre. Avec le recul, il est vraiment dommage que les auteurs de la série n’aient pas jugé utile de développer un peu plus le fonctionnement de cette société, la vie quotidienne de ses habitants, son mode de gouvernement, son clergé, etc. L’organisation chapeautant les claymores reste elle aussi auréolée de mystère.
En fait, toute l’histoire est centrée autour du personnage de Claire, personnage ô combien réussi et doté d’un vrai charme. Si son désir de vengeance la plonge dans d’effroyables combats contre les Yoma, sa froideur initiale sera complètement ébranlée par l’arrivée de l’orphelin Raki. Sans vouloir trop spoiler, leur relation semble passer d’un lien mère / fils (ou grande sœur / petit frère) à une sorte d’amour passionnel. Difficile de l’affirmer mais c’est l’impression que j’ai eu à la fin de la saison. Ces sentiments permettent une vraie mise en relief de la quête de revanche de Claire, malgré l’évidente inutilité pratique du jeune garçon. Si une suite voit le jour, on peut espérer le découvrir plus vieux et plus expérimenté, qui sait…
La psychologie de quelques autres claymores enrichit pas mal le récit, mais on aurait aimé plus d’infos sur leur vie passée, leurs motivations… cela vaut aussi pour les Infernaux. Seuls les quelques épisodes de flashback mettant en scène Teresa et Claire enfant m’ont particulièrement ému. Pour le reste, la trame scénaristique est une sorte d’excuse permettant de mettre en scène de longs duels entre hideux démons et jolies blondinettes dotées d’impressionnants pouvoirs. On est bien obligé de reconnaître que visuellement ça en jette en max… (ça gicle bien) mais ça reste assez basique. De l’action à répétition entrecoupée de répliques souvent bien inutiles, voilà comment les détracteurs la série pourrait la décrire. La fin de l’anime en est une bonne illustration. Les bastons restent impressionnantes, mais les étirer sur autant d’épisodes nous fait frôler l’overdose.
Néanmoins, je garde un très bon souvenir de cette anime qui, malgré son classicisme apparent, possède une vraie personnalité. Avec une description plus élaborée de l’univers et des combats moins systématiques, Claymore aurait eu de quoi devenir une excellente série. Elle reste tout de même très recommandable, rien que pour son graphisme et sa chouette intro à la basse !
#Par Scalix le 06/10/2007 à 18:58
La plupart des fans d’animes, après un certain temps, s’affilient explicitement à un genre bien précis. Certains ne jurent que par les shônens, tandis que d’autres, appréciant le calme et la réflexion, auront plutôt tendance à se diriger vers les shôjos et les seinens. Les séries d’humour ont, elles aussi, leurs lots de fans, avec des blockbusters comme School Rumble, Suzumiya Haruhi No Yutsuu, ou encore Ouran High School Host Club.
Quoiqu’il en soit, il existe un genre dont je n’entends pas souvent parler, et qui défère plus qu’il ne fédère : le gore. Certains se remémoreront sans problèmes Elfen Lied, mêlant romance, nudité, bains de sang et hurlements. Claymore, c’est un peu la même chose, mais c’est quand même vachement mieux….au début.
Les premiers épisodes m’ont littéralement émerveillé.
Visuellement, la série n’a vraiment pas de quoi avoir honte. Le character-design, bien loin de la tendance conformiste, séduit instantanément. Le style est propre, coloré, précis, et numérisé à l’extrême. Phénomène rarissime, Ô miracle parmi les miracles, l’animation suivra.
La qualité restera constante, tout au long de la série. Les couleurs sont belles, les personnages séduisent, et malgré la rapidité de certaines scènes d’action, on ne remarque pas la moindre perte de détails, chose pourtant coutumière dans les séries où ça bastonne dur (Naruto, pour ne citer que lui).
Les personnages de Claire et de Theresa, comme toutes les autres Claymore, sont réellement impressionnants d’esthétiques.
Seul regret, les Yomas, démons ancestraux, qui sont pour leur part assez laids et vulgaires. On aurait préféré des ennemis plus intelligents, façon Mascarade (jeu de rôle célèbre), avec une société cachée se mêlant avec aisance aux humains. Un procédé de ce genre là aurait nettement accru le charisme des stupides créatures que la série nous propose.
Malgré leur nombre important, chacune des Claymores est travaillée comme un personnage principal, ce qui permet au scénario de partir dans toutes les directions possibles et imaginables, ces dernières étant au nombre de 47. Evidemment, en 26 épisodes, on ne peut tout savoir, mais les flashbacks et les histoires personnelles de nombre d’entre elles occupent une bonne partie de la série.
Cela dit, l’histoire tourne principalement autour de trois personnages essentiels : Claire, Theresa et Raki.
Theresa est clairement l’un des protagonistes les plus intéressants de l’anime, et son histoire caractérise l’un des meilleurs passages de la série. Imposante, élégante, raffinée et intelligente, cette Claymore est réellement l’un des moteurs poussant le spectateur à enchaîner les épisodes.
Claire, héroïne de l’anime, est elle aussi bien travaillée. Sa personnalité se développe au fil des épisodes, la rendant à chaque fois attachante et plus touchante. Le schéma de la trame sera d’ailleurs basé sur elle-même, avec, dans la plus pure tradition ses shônens, la quête de pouvoir et l’ennemi invincible à tuer pour venger un être proche. Classique certes, mais efficace avec Claymore, qui traite le sujet d’une manière assez novatrice.
Enfin, Raki est un peu la pièce rapportée non nécessaire de la série. Inutile, faible et pleurnichard, sa présence est certes requise pour le bon déroulement d'un seul élément du scénario, mais le rendre plus intelligent, plus débrouillard et surtout moins détestable n’aurait pas été un mal. A lui seul, il parvient à détruire l’ambiance pesante de la série, et surtout le sérieux de la trame. En d’autres termes, Raki est un véritable parasite qui détruit totalement l’esprit que les créateurs ont voulu insuffler à leur série.
Au-delà du schéma relativement banal de la série, on découvre un autre genre, le gore. En effet, bien loin d’un Naruto, d’un Pokemon ou d’un Bleach, Claymore ne lésine pas sur l’hémoglobine. Les membres se coupent, les artères font jaillir une pluie de sang, et les ennemis se délectent de nos entrailles. Dit comme ça, la série semble être d’une violence sans nom, alors qu’au fur et à mesure, on ne prête pratiquement plus d’importance à ces flots rougeâtres qui ponctuent les épisodes. Quoiqu’il en soit, cette violence est belle et bien présente, et permet à Claymore de se différencier des autres séries du même genre.
Jusque là, tout allait bien. Beaucoup de gens attendaient avec impatience les épisodes suivants ; l’excitation était à son comble, et l’on fantasmait déjà sur un épilogue dantesque, épique, marquant au fer rouge le nom de Claymore dans le panthéon des séries « à voir et à revoir ». Or…
Les derniers épisodes m’ont littéralement dégoûté.
Alors qu’au départ, la trame était bonne, le rythme soutenu et les épisodes remplis, la fin de l’anime a détruit la quasi-totalité de son potentiel.
Si la série avait du s’arrêter entre les épisodes 15 et 20, j’aurais, sans la moindre arrière pensée, foncé sur une note aux alentours de 8 ou 9/10. Or, la série continuait…
Si le visuel n’a cessé d’être de qualité, Claymore fut tout de même victime du syndrome DBZ.
En effet, les derniers épisodes ont été l’occasion d’un festival de couleurs flashy, de luttes sans merci, désespérées, mais dans lesquelles les gentils gagnent, car les scénaristes, s’étant éloignés du manga, ont déjà décidé d’une fin fleur-bleue, avec une grande ouverture, ou plutôt un gouffre, que rien ni personne ne remplira jamais. Formidable.
Oui, la fin a tout gâché. Alors que la série était prise au sérieux par une large communauté, et parvenait, tout comme Death Note, a fédérer les nouveaux amateurs d’animes et les anciens baroudeurs du genre, une fin facile intervient dans le processus, enlaidit la série et décrédibilise absolument tout le scénario.
Rentrer davantage dans le détail serait spoiler. Je m’arrête donc là, en espérant avoir su manifester mes regrets face à une série qui était partie pour être l’une des références de cette saison. On retiendra tout de même les excellents épisodes précédant l’épilogue, l’évolution de Claire que l’on suit avec joie, le visuel enchanteur et les couleurs pastel, omniprésentes dans Claymore.
Deux regrets donc, à savoir les pathétiques ennemis, certes puissants, mais laids et stupides (pour la plupart, je précise), ainsi qu’une fin bâclée, inadaptée à la série et ridicule, pour tous ceux capables de faire preuve de discernement. Il est rare que j’ai autant de mal à mettre une note, mais pour le coup, cette anime n’en mérite pas une bonne.
A voir sans s’attendre à une référence, mais plutôt à une déception.
#Par Dryss le 01/10/2007 à 21:27
Claymore ou un travail bâclé à cause de son succès.
En effet, on commence bien avec des personnages attachants bien qu'extrêmement stéréotypés : la fille qui fait semblant d'être insensible mais qui ne peut se résoudre à abandonner un pauvre orphelin. Lui ne pense bien sur qu'à, dans une logique très shonénienne, alors qu'il vient de perdre sa famille à remercier son sauveur et à la repayer (en devenant cuistot...toute l'utilité). Bien d'autres stéréotypes sont présents dans cet anime comme le garcon pur qui ne comprends pas les préjugés.
On pourrait donc penser que tout cela contribue à plomber la série, et bien non car elle arrive à les détourner ceux-ci pour justement se démarquer par exemple pour faire une dénonciation du racisme un peu plus poussée : on sort alors du simple message "le racisme, c'est pas bien " à une explication un peu plus complète : c"est de la différence et de l"incompréhension qu"il naît. Ainsi, c'est donc à une réflexion plus intéressante à laquelle on a affaire dans Claymore(bon, je sais qu'on regarde pas de séries pour faire de la philosophie mais cela fait pas de mal de temps en temps). On peut donc se dire que Claymore s'oriente vers la bonne route en sortant des schémas types.
Le rythme n'est pas mauvais aussi puisqu'on enchaîne assez bien les épisodes. Les combats et les moments de "repos" sont bien dosés.
Les personnages sont charismatiques pour la plupart : personnellement (et je crois ne pas être le seul), la meilleure reste Thérésa par son côté très humain, sa volonté de liberté et son côté énigmatique. Les autres ne sont pas en reste et à part les deux personnages principaux(...) : Raki que je trouve raté par un manque de charisme évident (ne pas être fort dans un shonen, c'est dur à endurer mais bon faire le toutou , c'est pas la meilleure chose à faire pour être apprécié...) et Claire à qui il manque le petit quelque chose pour la rendre plus humaine et vraisemblable dans son comportement : c'est un peu énervant le côté de repli sur soi constant sans qu'elle ne donne aucune explication. Enfin cela reste assez personnel car Claire a quand même un certain charisme.
J'ai pas l'oreille musicale donc je ne peux pas trop faire de commentaires dessus à part pour dire que l'opening est plutôt raté à mon avis.
Les graphismes sont moyens, on a quand même de beaux yeux (j'aime bien l'argent et le doré), on voit assez souvent de l'hémoglobine mais cela n'est pas très choquant. Le fait qu'il est violet en grande majorité explique peut-être cela.
Les combats sont bien réalisés et cela a du être un défi assez compliqué vu que les claymores aiment bien découper leurs adversaires en 0.1 seconde et en 50 morceaux s'il vous plait. On voit donc l'épée immobile et les coupures ce qui n'est pas bête pour rendre l'effet.
Le scénario peut paraître être du réchauffé mais il n'en est rien : ce n'est pas qu'une histoire médiévale avec des épéistes qui découpent leurs ennemis, c'est bien plus compliqué. Et entre vengeance, amour, manipulation, mystère, on ne sait où donner de la tête.
Tout cela semble mériter un bon 9/10 mais il y a le point qui fâche. En effet malgré cette belle situation initiale, de belles actions et tout ca mais il faut conclure et c'est là que ca coince.
La fin, qu'en dire... On arrive à rassembler tous les défauts des shonens les plus connus : la lenteur de DBZ (franchement là, c'est assez énorme), l'attitude lassante de naruto "je veux devenir plus fort toutes les deux seconde". Le doublage complètement raté quand les claymores se concentrent : je veux bien qu'elles ne puissent pas s'exprimer clairement mais de là à répéter 6 fois le même mot avec des gros plans sur les visages...
Et donc, alors qu'on prépare la fin depuis environ 8 épisodes, les réalisateurs n'ont pas été capable de nous donner des réponses aux questions et se réservent toutes les réponses pour la prochaine saison (je suppose qu'il y en a une) avec un "c'était un beau combat, mais on se tuera plus tard, d'accord ? "
On arrive donc à une fin où il ne s'est rien passé, on recommence au début quoi. Franchement, je pense que derrière tout ca se cache des raisons purement commerciales : finir une série avec tant d'audience, cela n'est pas intéressant. Autant faire une suite pour reprendre la même audience même si par là, on casse toute l'anime qui aurait pu être une des plus grandes réussites de l''année 2007...
Donc 8.5/10 pour la première partie et 4/10 pour la fin, j'arrondirais ca à 6/10 à cause d'une déception vraiment profonde en ce qui concerne pour moi une des plus importantes parties de l'anime : la fin.
#Par iorifury le 01/08/2007 à 23:24
Que dire, à part le fait que j'adhère complètement au propos de PUNTOS, en effet cet anime à un character design tout à fait dans ce qu'il se fait à l'heure actuelle, donc rien de révolutionnaire. Un shônen pourvu de sang, d'action, de sentiments, de machinations et d'un monde médiéval on ne peut plus exploité. Et pourtant, il est accrocheur, comme une drogue, lorsque l'on y goute, on ne peut s'en passer.
Oui ok me direz vous. Mais alors qu'est ce qui fait de cet anime, un bon anime?
Je ne saurais pas vraiment vous le dire, mon meilleur ami me l'a recommandé, j'ai regardé et je suis devenu dépendant. Je pense tout simplement en fait que c'est l'association de tout ces archétypes, totalement bien dosée et maîtrisée qui donne un rendu si accrocheur, tout est parfaitement orchestré dans claymore, les scènes (comprenez ici les épisodes) chronologiquement réfléchies, la bonne gestion de l'action et de l'émotion, les enjeux et bien évidemment le suspence, ici tout est sublimé.
Pour finir, je vous dirai ceci, n'hésitez plus, regardez le.
Ma note vous l'aurez compris.
On ne peut mettre dix, la perfection n'existe bien évidemment pas.
#Par Puntos le 18/06/2007 à 18:46
Claymore est un anime que je suis depuis maintenant quelques mois et je dois dire que c'est l'un de mes gros coups de coeur. A vrai dire, c'est l'un des gros coups de coeur de nombreux fans d'animes ou mangas. Mais c'est aussi l'une des plus mauvaises surprises pour certains. C'est assez intéressant de s'interroger sur la vrai qualité de Claymore... Car là où certains voient de gros clichés pompeux, d'autres voient un anime résolument excellent.
A vrai dire, l'histoire n'est pas sans rappeler quelques autres shônens, il faut se rendre à l'évidence. Mais est-ce une raison pour critiquer négativement un anime ? Ma réponse est claire : non. Je crois que de nos jours, sortir une histoire (et ceux dans n'importe quelle tranche artistique) résolument originale est quelque chose d'assez utopique, mais tout en restant dans les limites du possible. Oui c'est vrai, Claymore explore des choses déjà utilisées et re-utilisées par de nombreux d'auteurs. Les épées, les montres, les héroïnes, le sang... On a déjà vu ça énormément de fois. Alors pourquoi nous le re-sortir à toutes les sauces ?
Je n'ai pas envie de trop généraliser cependant, mais je donne mon avis. Pour tout fans de shônens, je ne vois pas en quoi Claymore serait un mauvais anime. Les dessins sont très bien réalisés, les dialogues sont corrects, l'émotion est souvent présente à travers les différentes relations entre les personnages et l'action est très bien traitée. L'anime nous surprend de nombreuses fois avec des fins d'épisodes très intenses et de nombreuses révélations prenantes nous faisant revenir au prochain épisode à chaque fois. Je ne vois pas de défauts notoires à cette anime.
Alors certes, je le redis encore une fois, l'anime n'est pas 100% original mais à cela je répondrai : on apprend des autres tout les jours, alors pourquoi se priver de vouloir essayer de faire mieux que son voisin, si on en a les moyens ? Claymore est l'un des meilleurs shônens qui mets été donné de voir. Tout simplement.
