Claymore

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2007
  • Titre original: Claymore
  • Nombre d'épisodes: 26
  • Site officiel: http://www.j-claymore.com/top....
  • Studio: avex mode, Madhouse Studios, VAP
  • Diffuseur: NTV
  • Auteur: Norihiro Yagi
  • Directeur: Hiroyuki Tanaka
  • Character-designers: Takahiro Umehara
  • Musique: Masanori Takumi
  • Doubleurs: Houko Kuwashima (Clare), Romi Paku (Teresa)

Synopsis

Dans un monde moyenâgeux, les Yoma, sorte de démon, représentent le sommet de la chaîne alimentaire, en effet ce sont des monstres dévoreurs d'humains. C'est pour contrer cette menace que les hommes font appel aux Claymore, véritable chasseuses de Yoma, moyennant finance bien sûr. Mi-humaine, mi-Yoma, et surtout exclusivement de sexe féminin, les Claymore sont la seule parade efficace face aux Yoma.

C'est dans cet univers que Raki rencontre Clare, une Claymore à l'épée aussi grande qu'elle. Jeune garçon dont les parents ont été tués par un Yoma, Raki souhaite combattre les Yoma. Après maintes péripéties, Raki obtient de Clare qu'il l'accompagne dans son voyage...

Synopsis soumis par Gemini no Saga
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Par beber le 02/09/2008 à 20:35

Il y a une règle hélas assez récurrente en matière d’animation japonaise, qui voudrait que certaines séries se partage en deux temps de niveau et d’intérêt bien inégaux. Cette règle s’opère à de rares exceptions prés de cette manière :

Tout d’abord prenez un spectateur lambda. Un jeune RH par exemple. Ce jeune homme est ma foi fort sympathique, et l’on ne pourrait l’accuser d’emballement successif en matière de séries animées japonaises. Tout d’abord au départ, cet homme à l’œil vif, le poil luisant car, après avoir humé, certes, méfiant (c’est le fruit de plusieurs années d’expérience) l’introduction du menu, il avale à toute vitesse les délicieux mets qui lui sont présentés dans son auge. Passé une douzaine de plats notre individu a toujours faim, n’est toujours pas rassasié, et il en veut plus et encore plus, prêt à conseiller le restaurant Claymore à l’ensemble de ses copains d’AK.

Oui mais voilà…en cuisine, le chef Madhouse, il n’a plus grand-chose, si ce n’est deux trois amuse gueule à servir à notre jeune personne, laquelle se trouve bien dépourvue lorsque le naze fut venu. Une douzaine de plats moins digestes, lourds et copieux, suivis d’un dessert sans goût, notre jeune homme est plus dubitatif sur la note à apporter au restaurant Claymore.



Les plus vifs d’entre vous auront sans doute perçu ici et là les traces d’une comparaison à la limite de la métaphore. Je vais donc ici expliciter le pourquoi du comment de mon introduction : Claymore, ça commence super bien, mais ça finit pas top top.

Pourquoi donc ? A l’instar de l’oeuvre à laquelle ce titre est le plus souvent comparé, à savoir donc Berseck, la partie Flash Back est sans nul doute la partie la plus intéressante de cette oeuvre. Car le scénario, s’avère finalement plus que basique, passé ce point. En fait l’univers des Claymore aurait sans doute pu donner lieu à des développements plus conséquents du contexte : Lieux, époques, féodalité, surnaturels, organisation des Claymore et leurs origines…etc. Et malheureusement, toutes ces pistes finalement assez nombreuses sont autant de questions qui resteront sans réponses.

D’où une frustration plus que légitime. Autant la première partie est enivrante, autant la deuxième partie est décevante. Il est évident que la Claymore Claire est bien loin d’avoir le même charisme – à la limite parfois d’ailleurs d’en être dénuée – que Theresa, et force est de constaté, une fois le flashback passé qu’elle devra constamment subir la comparaison avec celle-ci et qu’elle le fera avec peine. Autre avantage de ce long Flashback, c’est qu’il nous permet de mettre de coté un personnage (Raki) dont on anticipe déjà à quel point il pourra être agaçant. Et le retour au présent fera d’autant plus mal, que toute les grosses ficelles du garçon-pleurnicheur-et-protecteur-de-15-ans-qui-jamais-laissera-une-femme-se-battre -quitte-a-se-prendre-branlées-sur-branlées vont être utilisée. Et puis franchement….ce personnage ne sert à rien dans l’histoire, ou si peu…

L’univers quant à lui est certes mystérieux, mais là aussi va vite perdre de son charme une fois la douzaine d’épisode. Car l’on passe d’une organisation secrète, à une organisation hiérarchisée en fonction de la puissance des Claymore – organisation plus shonenistique, tu meurs – classant les Claymore du numéro 50 au 1. D’ailleurs à ce propos, je me demande quel est le mode de recrutement de la Claymore, car bon nombre d’entre elles vont trépasser dans la série. Et une vitesse telle, que l’on a du mal à imaginer qu’elles ne puissent être que cinquante. Y a peut être des boite d’intérim spécialisée dans la Claymore….bref. Bref, la deuxième partie de la saison se résume en une sorte d’escalade de puissance, de transformation, et d’affrontement de grosses bébêtes toute très moches. Ca se regarde, mais sans grand intérêt, d’autant que le final entre Claire et Lucille est décevant, ainsi d’ailleurs que la fin de cette saison, qui clairement en appelle au moins une deuxième.

Quant à l’aspect technique, il est frustrant. Car si les mouvements sont d’une fluidité assez exemplaire, certains mouvements – répétés bon nombres de fois – laisse le spectateur assez perplexe. En effet, que penser de l’étrange façon de combattre des Claymore, pour qui se battre consiste à bouger très vite les bras, alors que le reste l’image reste fixe. Bof, bof, c’est d’autant plus flagrant que le reste est de bonne qualité. Le charadesign, aurait pu être l’occasion de rehausser le niveau du manga d’origine (très moche). Hé bien c’est raté. Car ici, les Claymore se ressemblent toutes, sont toutes fadasses (Claire en tête). Seul Theresa trouve grâce à mes yeux.

Madhouse avait l’occasion d’utiliser une License prometteuse, mais se contente au final de nous servir une série usant de grosse ficelle scénaristique sans grand intérêt. C’est d’autant plus frustrant que la première partie est elle, vraiment prometteuse. D’où la moyenne.

5/10

Par AngelMJ le 23/01/2008 à 11:54

Lorsque l’on s’intéresse à l’animation japonaise depuis plusieurs années, on appréhende toujours les shônens avec un peu de recul. Ce genre ayant depuis longtemps dépassé la date limite de fraîcheur, on est parfois confronté à un projet original ou plus souvent à une daube sans non. Claymore entrerait plutôt dans la première catégorie.
Claymore, qui raconte les aventures de guerrières trancheuses de démons, reste un shônen assez basique dans son déroulement et son environnement général. Cependant, l’ensemble est assez bien traité et les auteurs sont parvenus à rendre l’histoire captivante. De nombreux facteurs sont là pour en témoigner.

Notons déjà un gros effort concernant le visuel. C’est vraiment beau et ça se maintient tout au long des 26 épisodes. Alors que l’on a souvent droit à un épisode sur quatre de qualité visuel médiocre dans ce genre de série (pense très fort à Naruto et Bleach), MadHouse crée l’évènement en nous produisant une série aux couleurs chatoyantes, aux effets de lumières intelligents (oubliez Fate Stay Night), à l’animation fluide et correcte, ainsi qu’un charadesign, certes étonnant au début, qui donne un charisme incroyable aux différents personnages de la série.
La musique n’est pas en reste. Les génériques sont très honorables (certains disent le contraire mais moi, j’ai vu bien pire dans le genre) et la bande originale est plus que convaincante. On regrettera peu être que sur la fin, ce soit toujours les mêmes pistes qui soient jouées (mais on regrette beaucoup de choses à la fin, j’y reviendrai). Cependant, l’ambiance sonore, accompagnée par des bruitages crédibles (quoi qu’un peu gerbant par moment, genre bruit des entrailles qu’on découpe…) et un doublage de qualité, se marie très bien avec l’ensemble visuel. Un bon point pour Claymore donc.

Mais la série n’avait pas vraiment à faire ses preuves sur le niveau visuel. C’est surtout dans le fond que le genre shônen est le plus souvent attendu au tournant. Claymore, comme je l’ai dit plus haut, reste standard dans le déroulement, mais l’histoire, ainsi que les personnages, donnent beaucoup de force au récit.

Si on met de côté Raki qui ne sert à rien (mais vraiment à rien) du début à la fin, tous les autres personnages (surtout des Claymores donc) ont énormément de charisme. Mes préférences vont pour Térésa (forcément) et pour Miria, mais leurs camarades ne sont pas loin derrière. Cependant, dommage que Claire, la Claymore qui est censé être l’héroïne, face partie des guerrières les moins charismatiques de la série ; c’est un peu le comble…
Niveau personnages, on regrettera par contre que les ennemis soient si peu intéressants. Claymore est encore la preuve vivante que les japonais ne sont pas très forts lorsqu’il s’agit de créer des démons. Si on met de côté les Abyssaux et quelques éveillés, les autres Yomas oscillent entre le ridicule et la mauvaise blague. Cela rend les premières missions peu intéressantes car leurs chasses manquent cruellement d’intérêt et de challenge.

Penchons nous enfin sur le scénario et les éléments importants de l’histoire. Mis à part la fin HS (par rapport au manga original) qui n’est visiblement là que pour boucler les 26 épisodes (là où une vingtaine auraient largement suffit), l’ensemble tient vraiment bien la route grâce à une multitude de bonnes idées. Le déroulement du scénario est assez basique (ennemis de plus en plus forts, recherche de puissance), mais les éléments qui le ponctuent permettent aux téléspectateurs de le suivre avec beaucoup de plaisir.

Les raisons sont multiples, à commencer par l’organisation des Claymores. Si cette dernière reste mystérieuse du début à la fin (même dans le manga, que l’on se rassure), le fait que les Claymores soient classées par numéro donne un folle envie de les découvrir les unes après les autres. On est toujours là, à l’apparition d’une nouvelle guerrière, à se demander qui elle est, quel est son numéro et qu’elle va être sa puissance. Bref, ce principe pousse à la découverte.
Autre point très intéressant dans Claymore, la manière dont les guerrières doivent monter en puissance. Pour rappel, nos héroïnes sont des créatures mi-humaines mi-démones, et afin d’augmenter leur puissance, elles doivent puiser dans leurs pouvoirs yomas. Ce point là est un élément central du scénario. En clair, la source de puissance dans Claymore est clairement maléfique et nos chères demoiselles, si elles ne veulent pas devenir comme les créatures qu’elles poursuivent, doivent apprendre à bien gérer leurs pouvoirs afin de garder toute leur humanité. J’ai trouvé ce point très intéressant car il montre que la recherche de puissance peut mener à la perte de son chercheur. La preuve en image, plus les Claymores utilisent leurs pouvoirs, plus elles deviennent laides. Cela donne parfois des spectacles assez terrifiant sur la fin, où on a l’impression que nos héroïnes ne sont finalement que des créatures hideuses à la recherche de puissance.

En conclusion donc, je dirais que Claymore est une très bonne série dans sa catégorie. Loin de renouveler le genre, les différents points du scénario et les éléments qui l’édifient permettent de passer un bon moment. On regrettera l’inutilité de certains personnages et la fin stupide et maladroite, qui bloque également tout tentative de suite lorsque l’on connait la suite réelle du manga (que je vous conseille de lire, surtout si la fin vous a frustrés). Ha ! Et dernier point tout de même, c’est assez gore par moment donc que les âmes sensibles évitent cette série (bien qu’on ait vu bien pire dans le genre avec Berserk ou Elfen Lied).

8/10

Par El Nounourso le 03/11/2007 à 15:05

Claymore c’est d’abord un graphisme magnifique basé sur la finesse du dessin et de très beaux effets de lumière. Chose assez rare pour être signalée, l’animation n’est pas en reste. C’est donc avec un certain émerveillement que l’on découvre ce sombre univers d’inspiration médiévale. L’interminable lutte opposant 47 guerrières blondes à des hordes de démons se greffe facilement sur ce monde où chacun semble vivre dans la peur, peur d’ailleurs inspirée par les deux partis en guerre. Avec le recul, il est vraiment dommage que les auteurs de la série n’aient pas jugé utile de développer un peu plus le fonctionnement de cette société, la vie quotidienne de ses habitants, son mode de gouvernement, son clergé, etc. L’organisation chapeautant les claymores reste elle aussi auréolée de mystère.

En fait, toute l’histoire est centrée autour du personnage de Claire, personnage ô combien réussi et doté d’un vrai charme. Si son désir de vengeance la plonge dans d’effroyables combats contre les Yoma, sa froideur initiale sera complètement ébranlée par l’arrivée de l’orphelin Raki. Sans vouloir trop spoiler, leur relation semble passer d’un lien mère / fils (ou grande sœur / petit frère) à une sorte d’amour passionnel. Difficile de l’affirmer mais c’est l’impression que j’ai eu à la fin de la saison. Ces sentiments permettent une vraie mise en relief de la quête de revanche de Claire, malgré l’évidente inutilité pratique du jeune garçon. Si une suite voit le jour, on peut espérer le découvrir plus vieux et plus expérimenté, qui sait…

La psychologie de quelques autres claymores enrichit pas mal le récit, mais on aurait aimé plus d’infos sur leur vie passée, leurs motivations… cela vaut aussi pour les Infernaux. Seuls les quelques épisodes de flashback mettant en scène Teresa et Claire enfant m’ont particulièrement ému. Pour le reste, la trame scénaristique est une sorte d’excuse permettant de mettre en scène de longs duels entre hideux démons et jolies blondinettes dotées d’impressionnants pouvoirs. On est bien obligé de reconnaître que visuellement ça en jette en max… (ça gicle bien) mais ça reste assez basique. De l’action à répétition entrecoupée de répliques souvent bien inutiles, voilà comment les détracteurs la série pourrait la décrire. La fin de l’anime en est une bonne illustration. Les bastons restent impressionnantes, mais les étirer sur autant d’épisodes nous fait frôler l’overdose.

Néanmoins, je garde un très bon souvenir de cette anime qui, malgré son classicisme apparent, possède une vraie personnalité. Avec une description plus élaborée de l’univers et des combats moins systématiques, Claymore aurait eu de quoi devenir une excellente série. Elle reste tout de même très recommandable, rien que pour son graphisme et sa chouette intro à la basse !

7/10

Par Scalix le 06/10/2007 à 18:58

La plupart des fans d’animes, après un certain temps, s’affilient explicitement à un genre bien précis. Certains ne jurent que par les shônens, tandis que d’autres, appréciant le calme et la réflexion, auront plutôt tendance à se diriger vers les shôjos et les seinens. Les séries d’humour ont, elles aussi, leurs lots de fans, avec des blockbusters comme School Rumble, Suzumiya Haruhi No Yutsuu, ou encore Ouran High School Host Club.
Quoiqu’il en soit, il existe un genre dont je n’entends pas souvent parler, et qui défère plus qu’il ne fédère : le gore. Certains se remémoreront sans problèmes Elfen Lied, mêlant romance, nudité, bains de sang et hurlements. Claymore, c’est un peu la même chose, mais c’est quand même vachement mieux….au début.

Les premiers épisodes m’ont littéralement émerveillé.

Visuellement, la série n’a vraiment pas de quoi avoir honte. Le character-design, bien loin de la tendance conformiste, séduit instantanément. Le style est propre, coloré, précis, et numérisé à l’extrême. Phénomène rarissime, Ô miracle parmi les miracles, l’animation suivra.
La qualité restera constante, tout au long de la série. Les couleurs sont belles, les personnages séduisent, et malgré la rapidité de certaines scènes d’action, on ne remarque pas la moindre perte de détails, chose pourtant coutumière dans les séries où ça bastonne dur (Naruto, pour ne citer que lui).
Les personnages de Claire et de Theresa, comme toutes les autres Claymore, sont réellement impressionnants d’esthétiques.
Seul regret, les Yomas, démons ancestraux, qui sont pour leur part assez laids et vulgaires. On aurait préféré des ennemis plus intelligents, façon Mascarade (jeu de rôle célèbre), avec une société cachée se mêlant avec aisance aux humains. Un procédé de ce genre là aurait nettement accru le charisme des stupides créatures que la série nous propose.

Malgré leur nombre important, chacune des Claymores est travaillée comme un personnage principal, ce qui permet au scénario de partir dans toutes les directions possibles et imaginables, ces dernières étant au nombre de 47. Evidemment, en 26 épisodes, on ne peut tout savoir, mais les flashbacks et les histoires personnelles de nombre d’entre elles occupent une bonne partie de la série.
Cela dit, l’histoire tourne principalement autour de trois personnages essentiels : Claire, Theresa et Raki.
Theresa est clairement l’un des protagonistes les plus intéressants de l’anime, et son histoire caractérise l’un des meilleurs passages de la série. Imposante, élégante, raffinée et intelligente, cette Claymore est réellement l’un des moteurs poussant le spectateur à enchaîner les épisodes.
Claire, héroïne de l’anime, est elle aussi bien travaillée. Sa personnalité se développe au fil des épisodes, la rendant à chaque fois attachante et plus touchante. Le schéma de la trame sera d’ailleurs basé sur elle-même, avec, dans la plus pure tradition ses shônens, la quête de pouvoir et l’ennemi invincible à tuer pour venger un être proche. Classique certes, mais efficace avec Claymore, qui traite le sujet d’une manière assez novatrice.
Enfin, Raki est un peu la pièce rapportée non nécessaire de la série. Inutile, faible et pleurnichard, sa présence est certes requise pour le bon déroulement d'un seul élément du scénario, mais le rendre plus intelligent, plus débrouillard et surtout moins détestable n’aurait pas été un mal. A lui seul, il parvient à détruire l’ambiance pesante de la série, et surtout le sérieux de la trame. En d’autres termes, Raki est un véritable parasite qui détruit totalement l’esprit que les créateurs ont voulu insuffler à leur série.
Au-delà du schéma relativement banal de la série, on découvre un autre genre, le gore. En effet, bien loin d’un Naruto, d’un Pokemon ou d’un Bleach, Claymore ne lésine pas sur l’hémoglobine. Les membres se coupent, les artères font jaillir une pluie de sang, et les ennemis se délectent de nos entrailles. Dit comme ça, la série semble être d’une violence sans nom, alors qu’au fur et à mesure, on ne prête pratiquement plus d’importance à ces flots rougeâtres qui ponctuent les épisodes. Quoiqu’il en soit, cette violence est belle et bien présente, et permet à Claymore de se différencier des autres séries du même genre.

Jusque là, tout allait bien. Beaucoup de gens attendaient avec impatience les épisodes suivants ; l’excitation était à son comble, et l’on fantasmait déjà sur un épilogue dantesque, épique, marquant au fer rouge le nom de Claymore dans le panthéon des séries « à voir et à revoir ». Or…

Les derniers épisodes m’ont littéralement dégoûté.

Alors qu’au départ, la trame était bonne, le rythme soutenu et les épisodes remplis, la fin de l’anime a détruit la quasi-totalité de son potentiel.
Si la série avait du s’arrêter entre les épisodes 15 et 20, j’aurais, sans la moindre arrière pensée, foncé sur une note aux alentours de 8 ou 9/10. Or, la série continuait…
Si le visuel n’a cessé d’être de qualité, Claymore fut tout de même victime du syndrome DBZ.
En effet, les derniers épisodes ont été l’occasion d’un festival de couleurs flashy, de luttes sans merci, désespérées, mais dans lesquelles les gentils gagnent, car les scénaristes, s’étant éloignés du manga, ont déjà décidé d’une fin fleur-bleue, avec une grande ouverture, ou plutôt un gouffre, que rien ni personne ne remplira jamais. Formidable.
Oui, la fin a tout gâché. Alors que la série était prise au sérieux par une large communauté, et parvenait, tout comme Death Note, a fédérer les nouveaux amateurs d’animes et les anciens baroudeurs du genre, une fin facile intervient dans le processus, enlaidit la série et décrédibilise absolument tout le scénario.

Rentrer davantage dans le détail serait spoiler. Je m’arrête donc là, en espérant avoir su manifester mes regrets face à une série qui était partie pour être l’une des références de cette saison. On retiendra tout de même les excellents épisodes précédant l’épilogue, l’évolution de Claire que l’on suit avec joie, le visuel enchanteur et les couleurs pastel, omniprésentes dans Claymore.
Deux regrets donc, à savoir les pathétiques ennemis, certes puissants, mais laids et stupides (pour la plupart, je précise), ainsi qu’une fin bâclée, inadaptée à la série et ridicule, pour tous ceux capables de faire preuve de discernement. Il est rare que j’ai autant de mal à mettre une note, mais pour le coup, cette anime n’en mérite pas une bonne.
A voir sans s’attendre à une référence, mais plutôt à une déception.

6/10

Par Dryss le 01/10/2007 à 21:27

Claymore ou un travail bâclé à cause de son succès.

En effet, on commence bien avec des personnages attachants bien qu'extrêmement stéréotypés : la fille qui fait semblant d'être insensible mais qui ne peut se résoudre à abandonner un pauvre orphelin. Lui ne pense bien sur qu'à, dans une logique très shonénienne, alors qu'il vient de perdre sa famille à remercier son sauveur et à la repayer (en devenant cuistot...toute l'utilité). Bien d'autres stéréotypes sont présents dans cet anime comme le garcon pur qui ne comprends pas les préjugés.

On pourrait donc penser que tout cela contribue à plomber la série, et bien non car elle arrive à les détourner ceux-ci pour justement se démarquer par exemple pour faire une dénonciation du racisme un peu plus poussée : on sort alors du simple message "le racisme, c'est pas bien " à une explication un peu plus complète : c"est de la différence et de l"incompréhension qu"il naît. Ainsi, c'est donc à une réflexion plus intéressante à laquelle on a affaire dans Claymore(bon, je sais qu'on regarde pas de séries pour faire de la philosophie mais cela fait pas de mal de temps en temps). On peut donc se dire que Claymore s'oriente vers la bonne route en sortant des schémas types.
Le rythme n'est pas mauvais aussi puisqu'on enchaîne assez bien les épisodes. Les combats et les moments de "repos" sont bien dosés.

Les personnages sont charismatiques pour la plupart : personnellement (et je crois ne pas être le seul), la meilleure reste Thérésa par son côté très humain, sa volonté de liberté et son côté énigmatique. Les autres ne sont pas en reste et à part les deux personnages principaux(...) : Raki que je trouve raté par un manque de charisme évident (ne pas être fort dans un shonen, c'est dur à endurer mais bon faire le toutou , c'est pas la meilleure chose à faire pour être apprécié...) et Claire à qui il manque le petit quelque chose pour la rendre plus humaine et vraisemblable dans son comportement : c'est un peu énervant le côté de repli sur soi constant sans qu'elle ne donne aucune explication. Enfin cela reste assez personnel car Claire a quand même un certain charisme.
J'ai pas l'oreille musicale donc je ne peux pas trop faire de commentaires dessus à part pour dire que l'opening est plutôt raté à mon avis.

Les graphismes sont moyens, on a quand même de beaux yeux (j'aime bien l'argent et le doré), on voit assez souvent de l'hémoglobine mais cela n'est pas très choquant. Le fait qu'il est violet en grande majorité explique peut-être cela.

Les combats sont bien réalisés et cela a du être un défi assez compliqué vu que les claymores aiment bien découper leurs adversaires en 0.1 seconde et en 50 morceaux s'il vous plait. On voit donc l'épée immobile et les coupures ce qui n'est pas bête pour rendre l'effet.
Le scénario peut paraître être du réchauffé mais il n'en est rien : ce n'est pas qu'une histoire médiévale avec des épéistes qui découpent leurs ennemis, c'est bien plus compliqué. Et entre vengeance, amour, manipulation, mystère, on ne sait où donner de la tête.

Tout cela semble mériter un bon 9/10 mais il y a le point qui fâche. En effet malgré cette belle situation initiale, de belles actions et tout ca mais il faut conclure et c'est là que ca coince.

La fin, qu'en dire... On arrive à rassembler tous les défauts des shonens les plus connus : la lenteur de DBZ (franchement là, c'est assez énorme), l'attitude lassante de naruto "je veux devenir plus fort toutes les deux seconde". Le doublage complètement raté quand les claymores se concentrent : je veux bien qu'elles ne puissent pas s'exprimer clairement mais de là à répéter 6 fois le même mot avec des gros plans sur les visages...

Et donc, alors qu'on prépare la fin depuis environ 8 épisodes, les réalisateurs n'ont pas été capable de nous donner des réponses aux questions et se réservent toutes les réponses pour la prochaine saison (je suppose qu'il y en a une) avec un "c'était un beau combat, mais on se tuera plus tard, d'accord ? "

On arrive donc à une fin où il ne s'est rien passé, on recommence au début quoi. Franchement, je pense que derrière tout ca se cache des raisons purement commerciales : finir une série avec tant d'audience, cela n'est pas intéressant. Autant faire une suite pour reprendre la même audience même si par là, on casse toute l'anime qui aurait pu être une des plus grandes réussites de l''année 2007...

Donc 8.5/10 pour la première partie et 4/10 pour la fin, j'arrondirais ca à 6/10 à cause d'une déception vraiment profonde en ce qui concerne pour moi une des plus importantes parties de l'anime : la fin.

6/10

Par iorifury le 01/08/2007 à 23:24

Que dire, à part le fait que j'adhère complètement au propos de PUNTOS, en effet cet anime à un character design tout à fait dans ce qu'il se fait à l'heure actuelle, donc rien de révolutionnaire. Un shônen pourvu de sang, d'action, de sentiments, de machinations et d'un monde médiéval on ne peut plus exploité. Et pourtant, il est accrocheur, comme une drogue, lorsque l'on y goute, on ne peut s'en passer.

Oui ok me direz vous. Mais alors qu'est ce qui fait de cet anime, un bon anime?

Je ne saurais pas vraiment vous le dire, mon meilleur ami me l'a recommandé, j'ai regardé et je suis devenu dépendant. Je pense tout simplement en fait que c'est l'association de tout ces archétypes, totalement bien dosée et maîtrisée qui donne un rendu si accrocheur, tout est parfaitement orchestré dans claymore, les scènes (comprenez ici les épisodes) chronologiquement réfléchies, la bonne gestion de l'action et de l'émotion, les enjeux et bien évidemment le suspence, ici tout est sublimé.

Pour finir, je vous dirai ceci, n'hésitez plus, regardez le.

Ma note vous l'aurez compris.

On ne peut mettre dix, la perfection n'existe bien évidemment pas.

9/10

Par Puntos le 18/06/2007 à 18:46

Claymore est un anime que je suis depuis maintenant quelques mois et je dois dire que c'est l'un de mes gros coups de coeur. A vrai dire, c'est l'un des gros coups de coeur de nombreux fans d'animes ou mangas. Mais c'est aussi l'une des plus mauvaises surprises pour certains. C'est assez intéressant de s'interroger sur la vrai qualité de Claymore... Car là où certains voient de gros clichés pompeux, d'autres voient un anime résolument excellent.

A vrai dire, l'histoire n'est pas sans rappeler quelques autres shônens, il faut se rendre à l'évidence. Mais est-ce une raison pour critiquer négativement un anime ? Ma réponse est claire : non. Je crois que de nos jours, sortir une histoire (et ceux dans n'importe quelle tranche artistique) résolument originale est quelque chose d'assez utopique, mais tout en restant dans les limites du possible. Oui c'est vrai, Claymore explore des choses déjà utilisées et re-utilisées par de nombreux d'auteurs. Les épées, les montres, les héroïnes, le sang... On a déjà vu ça énormément de fois. Alors pourquoi nous le re-sortir à toutes les sauces ?

Je n'ai pas envie de trop généraliser cependant, mais je donne mon avis. Pour tout fans de shônens, je ne vois pas en quoi Claymore serait un mauvais anime. Les dessins sont très bien réalisés, les dialogues sont corrects, l'émotion est souvent présente à travers les différentes relations entre les personnages et l'action est très bien traitée. L'anime nous surprend de nombreuses fois avec des fins d'épisodes très intenses et de nombreuses révélations prenantes nous faisant revenir au prochain épisode à chaque fois. Je ne vois pas de défauts notoires à cette anime.

Alors certes, je le redis encore une fois, l'anime n'est pas 100% original mais à cela je répondrai : on apprend des autres tout les jours, alors pourquoi se priver de vouloir essayer de faire mieux que son voisin, si on en a les moyens ? Claymore est l'un des meilleurs shônens qui mets été donné de voir. Tout simplement.

9/10

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