Claymore

Claymore

Informations générales

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Claymore
  • Editeur: Glénat

Synopsis

Depuis très longtemps, les humains sont la proie des démons. Alors que les hommes espéraient trouver un moyen de lutter contre ces créatures, un groupe de guerriers, armés d'une épée imposante, firent leur apparition. Ce sont les "Claymores", jeunes filles dotées de grands pouvoirs, que l'on nomme aussi "les Tueuses aux yeux d'argent"....

Synopsis soumis par kuchiki byakuya

#Par escafleiko le 07/12/2011 à 12:23

L’héroïc fantasy possède de nombreux sous-genre dont le dark fantasy. C’est un genre peu traité et qui pourtant ouvre de grandes possibilités scénaristiques. Dans le manga le représentant de ce sous-genre est Berserk, une œuvre mâture qui a su perdurer de sa création en 1988 à nos jours. Qu’en sera-t-il pour Claymore ?


Comme le sous entend la catégorie, Le dark fantasy ou fantaisie noire est un genre sombre et proche de l’apocalypse. Cela se remarque très rapidement notamment par l’aspect réaliste des personnages -à contrario des shônen plus classiques- de l’atmosphère oppressante et par la violence des combats. Il faut dire que depuis l’antiquité les humains sont dévorés par les démons et seule une organisation secrète a trouvé le moyen de leur tenir tête en envoyant des femmes mi-humaines mi-démones surnommées « Claymore » en échange d’une forte rémunération (aucun service n’est gratuit ; même pas pour le bien de l’humanité).
Si les premiers démons rencontrés ont une forme humanoïdes et sont faibles, très rapidement des démons plus puissants feront leur apparition. Chacun d’entre eux ayant une forme bien spécifique. Cependant Nohiriro YAGI semble très portée sur les tentacules en tant que membres ou en tant qu’attaques lorsqu’une partie du corps des démons s’allonge pour devenir une arme. (Est-ce dû à une phobie ? Un traumatisme ?) Même s’il y a une overdose de tentacules, la mangaka fait preuve d’un peu plus d’originalité avec des démons ressemblant à des animaux ou bien s’inspirant de la mythologie occidentale.

Toutes les Claymores portent en elle une tragédie les ayant poussée à rejoindre l’Organisation et devenir un être mi-humain mi-démon. Seulement la partie psychologique n’est pas le point fort de cette œuvre. Du fait qu’il y ait de nombreux personnages et que la plupart meurt ou ne font que passer, la mangaka ne prend pas la peine de les travailler. Ainsi on se retrouve avec des stéréotypes classiques comme la manipulatrice, la stratège, le duo inséparable… ; mention spéciale pour Claire qui regroupe à elle seule toutes les caractéristiques d’un héros de shônen (une tête brûlée se jetant corps et âme dans la bataille sans réfléchir aux conséquences ni à une stratégie et cela au détriment de ses coéquipières car, même si les Claymores travaillent généralement seules, elles peuvent aussi travailler en équipe quand le démon est jugé très puissant. On aurait bien aimé que le scénario s’arrête un instant afin de nous faire découvrir plus en détail la vie des protagonistes avant leur entrée dans l’Organisation ou leur ressentit en tant qu’être à moitié démoniaque. Dans ces conditions il est difficile, mais pas impossible, de s’attacher à un personnage en particulier. L’auteur parvient à mettre en avant tout ce petit monde grâce à de somptueuses illustrations, faisant une ou deux pages.

Le monde n’est pas blanc ou noir. Si certains démons prennent un malin plaisir à chasser les humains, d’autres ne font que se nourrir. Ils ont même une conscience et des sentiments. Ils sont loin de l’image véhiculée par les humains et l’Organisation qui n’a pas hésité à jouer les apprentis sorciers en transformant de jeunes femmes en « monstres ».
Au milieu d’une avalanche de combats, des informations sur l’Organisation et les démons sont distillées petit à petit. Malheureusement ces combats, bien trop nombreux et dantesques souffrent d’un manque de compréhension donnant aux lecteurs l’impression qu’il manque une image afin de comprendre l’action ; il faut donc faire preuve d’imagination afin de recoller les morceaux, ce qui peut être déstabilisant pour les premiers tomes et pourtant permet aussi une grande lisibilité. Par la suite le trait de l’auteur se perfectionne donnant des combats plus complets mais tout aussi fouillis (ce qui est le cas de nombreuses productions shônen).


Claymore ne sera sûrement pas un best seller. Il offre tout de même une œuvre plaisante à lire qui plaira certainement aux fans de Berserk et à ceux qui souhaiteraient découvrir une œuvre plus sombre. Toutefois à réserver à un public mâture.

7/10

#Par azorni le 25/10/2009 à 09:14

J'avais beaucoup aimé l'anime et lorsque j'ai eu l'occasion de lire le manga, je l'ai fait d'abord par curiosité et ensuite je n'ai pas pu le lacher jusqu'à ce que j'arrive au dernier volume disponible à la bibliothèque !

Au début, je voulais juste lire les épisodes où appairait Thérésa, puis pris par l'histoire j'ai finalement tout suivi, d'abord pour savoir quelles étaient les différences de scénario avec l'anime, et ensuite simplement parce que j'ai pas pu décrocher.

Pour moi le scénario diverge complètement à partir de la bataille du nord. Dès lors, les versions de l'anime et du manga n'ont vraiment plus grand chose à voir !

Et pour celui qui ne connaissaient que l'anime, la lecture du manga c'est un peu la découverte de la partie immergée de l'iceberg. L'histoire part alors dans tous les sens et si vous voulez mon avis, ça part même un peu trop dans tous les sens.

Clairement le scénario adopte une surenchère dans la démesure des pouvoirs et des combats pour maintenir l'intérêt du lecteur, mais globalement ça reste quand même dans la limite du raisonnable. Néanmoins le charme de l'oeuvre en prend un coup je trouve , car l'histoire se limite alors pour l'essentiel à une succession de combats et d'apparition de monstres toujours plus effrayants.

Ça reste bien fait, très imaginatif et esthétiquement réussi, et franchement je suis resté captivé jusqu'au bout. Mais on sent trop que tout est fait pour faire durer le plaisir et que ça n'aura pas de fin, et personnellement je trouve ça dommage. Ca me fait trop penser à d'autres titres comme "bleach" qui se sont complètement fichus en l'air à trop vouloir durer.

Au bout du 96ème chapitre ça va encore, mais c'est vraiment limite et j'ai bien peur que ça n'aille pas en s'arrangeant.

Je note aussi que le style de dessin change beaucoup au fur et à mesure de l'avancement du manga. Les silhouettes et les tenues des guerrières étant de plus en plus sexy je trouve. Ce n'est pas déplaisant, mais un brin racoleur amha, ce qui me confirme dans l'impression que l'oeuvre a perdu de sa qualité artistique pour faire un peu plus dans le commercial.

M'enfin je mets quand même une bonne note car tout ça est quand même drôlement bien fait.

8/10

#Par ShiroiRyu le 13/04/2009 à 15:57

Maintenant que j'ai parlé de ma déception en ce qui concernait l'animé de Claymore, parlons de mon illumination envers le manga de Claymore. Claymore, c'est tout d'abord l'histoire d'un léger "abandon". J'avais commencé le premier tome puis ensuite, j'ai décidé de mettre ça de côté, je l'avais acheté mais l'histoire m'intéressait sans plus. Puis est venu le moment où mon côté otaku a ressurgit grâce à l'adaptation animée de Claymore.

Car oui... Avant Claymore en manga et en animé, je n'étais pas sur le net à poster dix-quinze messages sur les forums pour parler de Mangas & Animés. Dès que j'ai su pour Claymore en animé, j'ai commencé à lire les premiers tomes en Français. (2 tomes)
Ensuite, j'ai continué avec les chapitres sortis en scantrads anglais (pas très très avancés non plus) pour finir par m'attaquer aux RAWs...

Et que dire que tout les personnages sont charismatiques : Même Raki a son moment de gloire ! Galatea, Miria, Clarisse, Claire, Therésa, Helen, Denève, on pourrait citer tellement de Claymores et pourtant, elles ont chacune quelque chose qui les rend si attirantes et merveilleuses. Car oui, je l'assume complètement : Moi, les femmes qui savent se battre, avec une grosse épée, ça m'excite et je suis à fond dans ce genre de fantasmes. (Fais-moi mal, j'aime ça.)

Après, au niveau de l'histoire, on pourrait penser que tout est une simple question de place 47 et d'une grimpée dans l'organisation et les numéros mais heureusement pour nous, ce n'est pas le cas. Et parlons aussi des ennemis... Deux des trois Abyssaux sont tout simplement sublimes. (La troisième est malheureusement... sous-exploitée) Enfin, Claymore, ce n'est pas une histoire qui stagne, on avance et à chaque fois, on se rapproche peu à peu d'un but... sans que le reste soit ignoré. On a vraiment l'impression que le monde dans lequel évolue les personnages, bouge avec eux. Claire fait une idiotie ? L'Organisation va se charger de la corriger. Les Abyssaux décident de réagir et de faire un peu de bordel ? L'Organisation prépare un plan pour les contrer.

Enfin, parlons des monstres... Chaque démon (du moins les plus puissants) sont la preuve vivante (et puis morte) que le trait de Norihiro Yagi peut-être transcendant. En plus, peu de ressemblances entre chaque démon. Chacun a sa particularité, ce qui le rend si unique en soi... comme les Claymores. D'habitude ou généralement, dans un Shônen, on a deux camps qui s'opposent avec des petits camps mineurs à côté. Ici, dans Claymore, nous en avons deux à la base... Mais "rapidement" (plusieurs tomes quand même), un troisième camp apparaît et on fait mention d'un quatrième. Et si les treize tomes n'étaient que le commencement d'une longue série ?

Claymore est l'un de mes mangas préférés, surclassant tout les autres à mes yeux dans le genre shônen ou presque... Car oui, il y a une rude concurrence avec un autre manga nommé Mao Tsukai Kurohimé. Mais bon... J'ai deux mains, je peux bien avoir un tome de chaque dans chacune d'entre elles, non ?

10/10