Detroit Metal City

Informations générales
- Format: OAV
- Année: 2008
- Titre original: Detroit Metal City
- Nombre d'épisodes: 12
- Site officiel: http://www.go-to-dmc.jp/animat...
- AKA:
- - デトロイト・メタル・シティ
- - DMC
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Studio 4°C
- Réalisation: Nagahama Hiroshi
- Auteur: Wakasugi Kiminori
- Musique: Yamamoto Harukichi
- Animation clé: Tamura Kentarō
- Couleurs: Satô Masaru
- Directeur artistique: Kobayashi Shichirô
Doublage
Daisuke Kishio (Soichi Negishi), Yuji Ueda (Johannes Krauser II), Ai Kobayashi (manager Death Records), Kaori Nazuka (Nina), Makoto Yasumura as (Camus / Terumichi Nishida), Masami Nagasawa (Yuri Aikawa), Riki Takeuchi (Jack ill Dark), Takashi Matsuyama (Pig of Capitalism), Yuto Nakano (Alexander Jagi / Masayuki Wada)
Notes
Chaque OAV contient deux épisodes d'environ 6 minutes 30.
Synopsis
Originaire de la campagne et amateur de pop suédoise, Negishi est un garçon calme et timide. En allant vivre à Tokyo, il réussit à percer dans le monde de la musique dans un genre plutôt inattendu : le death metal. Sur scène, il endosse le costume de Johannes Krauser II, chanteur-guitariste obscène de Detroit Metal City. Son maquillage et sa voie d'outre-tombe lui permettent pour l'instant de dissimuler sa vraie identité mais cette mascarade devient de plus en plus dure à assumer...
Synopsis soumis par El Nounourso
#Par Karasa le 03/12/2011 à 20:00
♪ SATSUGAIIIII !!! ♫
♪ KILL ! KILL ! KILL ! KILL ! ♫
L'anime Detroit Metal City (DMC, à ne pas confondre avec les initiales de Devil May Cry) adapte le manga éponyme sortie en 2006. Justement, ayant entamé la lecture il y a quelques semaines, je voulais me faire un avis sur l'anime dans le but de vérifier si c'était aussi bizarre que le manga. Soyons clair, le premier tome ne m'avait pas convaincu, en réalité, j'ai eu du mal à saisir l'histoire, elle semblait tourner en rond...
J'étais complétement à côté de la plaque ! Après visionnage de DMC, je peux le dire, c'est bien, c'est super, c'est même énorme ! Je ne regrette absolument pas d'avoir franchi le pas de l'adaptation !
DMC, c'est donc l'histoire de Negishi, un jeune homme vivant à la campagne, qui décide de partir à Tokyo pour réaliser son rêve. En effet, fan de pop suédoise et de Kahimi Kari, il aspire à devenir musicien de pop. Le hic, c'est qu'il finira par devenir, pour une raison inconnue, Krauzer, chanteur et guitariste du groupe Detroit Metal City, un groupe de Death Metal.
Visuellement, les visages ne sont pas très expressives, de simples têtes rondes, elles m'ont fait penser à Shin Happy People par moments. Je rajouterais aussi l'animation n'est pas le point fort de la série, mais finalement, qui s'en soucie pour un anime de cette envergure ?
Tout comme le scénario... Ici, je me fiche de savoir comment Negishi s'est retrouvé transformé en empereur du Death Metal, de l'origine du nom Detroit Metal City, de la façon dont vont se terminer les aventures du héros, si ce dernier va continuer dans la voie du Death Metal ; Tout simplement car l'intérêt de l'anime est tout autre.
Je veux parler du fait que l'on nage dans le grand n'importe quoi ! DMC, c'est un concentré de mini-épisodes d'environ sept minutes où l'on décrit une situation ayant rapport avec Negishi, Krauzer ou le Metal. Et je peux le dire : c'est très drôle !
Première chose, l'opening ! On a droit à un concert en live de DMC présentant leur célèbre tube Satsugai (Meurtre), le temps de nous montrer les personnages que l'on rencontrera dans la série, et de constater l'ambiance nerveuse qui règne dans la salle de concert. Je ne m'y connais que très peu en Métal mais le musique est bien faite, je trouve, on sent le travail quand même, c'est joli, coloré, rien à redire là-dessus. Une chose est sûre : ne croyez pas que l'anime tournera sur cette ambiance vulgaire et gore, l'anime se veut humoristique.
En fait, c'est le personnage de Negishi qui est drôle... Il déteste le Metal, c'est même une horreur pour ses oreilles, de nature timide, gentille et très tendre, il contraste à merveille avec le personnage de Krauzer, lui qui est, extravertie, vulgaire, sans gêne. Beaucoup de passages laissent même penser qu'il se métamorphose en Krauzer tel un super héros, c'est dingue ! Vous vous imaginez vous, voir débarquer votre artiste préféré dans votre chambre vous sermonnant, sous prétexte que vous n'aidez pas dans les tâches ménagères, vous préférez rester au lit et remuer les cheveux au rythme endiablé de sa musique ?
L'interprétation du public est aussi très hilarante, Krauzer aurait, dès sa naissance, tué puis violé ses parents, en plus, il n'hésiterait pas à utiliser son entrejambe pour violer les filles qu'il croise. Tout ceci est bien évidement faux, Negishi n'a rien fait de tout ça. C'est simple, à en croire les fans, Krauzer est le Chuck Norris du Web (soit dit en passant, je n'ai jamais compris pourquoi ce Walker Texas Ranger était la cible des internautes pour en inventer des phrases comiques), pour preuve, j'ai beaucoup aimé les scènes du viol de la Tour de Tokyo et du duel Kiba vs Krauzer, c'est carrément du délire la façon dont les fans ont changé le sens de ce qu'ils voyaient !
C'est vraiment ce contraste entre Negishi et Krauzer qui est trippant, l'opening étant une morceau de métal... L'ending, lui, c'est tout le contraire ! C'est la musique pop que chante Negishi lorsqu'il n'est pas Krauzer ! En passant, l'ending est une pure merveille, chanté par le seiyuu de Negishi, il se révèle simple, respirant la bonne humeur, accompagné d'un tambourin et d'une guitare, en fait ça m'a beaucoup rappelé Orange Lounge, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas écouté du très bon J-pop (désolé mais les idols, bien que ça ne soit pas représentatif du J-pop, c'est pas trop mon truc).
Pour les seiyuu, grâce à DMC, j'ai fait la connaissance d'Ai Kobayashi doublant la Boss du groupe, la manager en gros, celle qui n'arrête de mouiller sa culotte dès qu'elle entend une musique métal digne de ce nom ! Celle qui place au moins un mot en anglais dans ses phrases (généralement des « FUCK »)... Moi, je suis tombé amoureux de la voix de Kobayashi, j'ai plus qu'apprécié son boulot. Et puis, la voix de Krauzer, une véritable voix de démon, c'est classe, point. Les autres personnages ont aussi bénéficié d'un doublage de qualité.
Par contre, on notera que seuls les deux premiers tomes (sur dix) sont adaptés. De toute façon, l'anime respecte grandement le manga, comme je l'ai dit plus haut, je ne m'y attendais pas, à vrai dire, j'ai tendance à toujours critiquer les adaptations car elles sont souvent incomplètes mais là, j'ai vraiment envie de reprendre ma lecture !
Voilà, DMC est un anime à douze épisodes qui n'est pas prise de tête, qui va à l'essentiel concernant le narration et est plutôt original dans la forme. Un doublage excellent, une bonne dose d'humour, allez-y les yeux fermés ! À part peut-être pour les plus sensibles, les paroles vulgaires et les sujets de conversation pour adultes sont légion. Ah oui, pour les non-métalleux, pas besoin d'être fan du Death Métal pour pouvoir apprécier l'anime.
♪ Amai, Amaaaiiii ♫
♪ Kimi no Koibito ! ♫
#Par Giggles le 20/07/2011 à 19:26
GO TO DMC ! GO TO DMC !!
Craquage sur ce petit animé fort peu commun, et totalement excellent.
12 épisodes d'environ 13 minutes. Ça ne vous prendra pas beaucoup de temps dans votre vie, mais qu'est ce que vous allez vous marrer !
C'est l'histoire d'un gentil pti gars qui a vécu dans la campagne et qui s'en va à Tokyo exaucer son vieux rêve : devenir musicien. Il aime chanter des chansons d'amour, toutes roses et toutes connes qui envoient des petits cœurs tout partout.
Sauf que le gentil pti gars, par on ne sait quel concours de circonstance, se retrouve finalement être le leader complètement halluciné d'un groupe de death metal, maquillé et déguisé à la Kiss, chantant des chansons qu'il déteste et qui feraient frémir Satan lui même.
La série est drôlement bien foutue, il ne faut surtout pas préjuger du petit format des épisodes, c'est de la très bonne mise en scène sans lourdeur, allant à l'essentiel. Format comique pour série comique. L'animation et le dessin sont tout aussi bizarres : de drôles de plans qui s'élargissent, des personnages tous plats.
C'est en tout cas un sacré bon défouloir pour les gens qui, comme moi, ont envie de vomir partout dès qu'on leur montre des trucs pleins de bons sentiments tous mignons et tous niais. Negishi, le personnage principal, a très très envie que sa vie soit toute niaise et toute mignonne, mais pas de bol, elle est démoniaque et la plupart du temps c'est malgré lui. Il est sacrément bien élaboré pour un personnage de mini série. Il m'a plusieurs fois fait éclater de rire, ce qui ne m'arrive jamais en général, excepté lorsque je regarde Gintama. C'est dire ... Mine de rien, les personnages secondaires sont très complets aussi. Le passage où Negishi, alias Krauser, viole la Tokyo tower restera trèèèès longtemps dans ma mémoire. Tout est tellement vulgaire là dedans que ça en devient de l'art.
Je ne peux pas partir sans évoquer la bande son. On oscille entre le bon vieux metal couillu, et la chanson à l'eau de rose. L'opening est juste excellent, visuellement, musicalement, c'est vraiment beau et marrant, on voit qu'il y a du boulot derrière :D
#Par nic la nique le 02/04/2011 à 02:00
Lorsque j'eus ouï-dire qu'il existai une série d'animation avec du metal, je ne me suis pas jeté dessus pour une simple raison: C'est gros comme une maison, surement une série banale avec du pseudo metal pop de radio ou un hard rock huileux qu'on entendrai dans l'opening et un scénario bourré de clichés désagréables.
Et bien j'avais tout faux, de A a Z.
Premièrement j'écoute l'opening et la, première surprise de taille: La musique est excellente, du metal de bon niveau bien travaillé et avec un son actuel. Déjà je tombe de haut.
Donc dans cet opening on nous embarque dans un genre de clip vidéo d'un concert bien violent de death metal dans une obscure salle, niveau visuel ça promet en voyant ces personnages grimés haut en couleurs et ces fans déchainés. Le groupe a quand meme un esclave qui tortille du derrière sur scène lorsqu'il ne se fait pas piètiner par le chanteur. Le porc capitaliste qu'on l'appelle...
Ca donne le ton.
Et la je prend une autre claque lorsque l'épisode commence.
Niveau visuel, tout a coup ça fait très "maquette d'élève de l’école de dessin", un truc tout propret tout joli, tout lisse. Mais par la suite, le trait s'adaptera a l'atmosphère ou aux émotions de notre héros. Je ne suis pas un expert en dessin alors les mots techniques me manquent, mais ce que je peux dire c'est que visuelement ca nous fait ressentir des choses a travers ce grain un peu a l'ancienne, presque comme des dessins de livre d'enfant.
Autre surprise je n’étais pas au courant du format des épisodes, du coup j'ai vraiment été étonné de partout.
Le scénario est forcément original, c'est l'histoire d'un jeune homme un peu niais qui adore la chanson d'amour bien miéleuse qui se retrouve projeté chanteur/compositeur/leader charismatique d'un groupe de death metal grotesque ultraviolent a succés, role dans lequel il excelle malgrès lui.
On n'aura jamais l'impression que le scénario est précipité, ce qui est étonnant pour des épisodes de 13 minutes. C'est trés bien goupillé tout ça, une suite de scènes de type "tranche de vie" bourrées de gags obscènes voire déguelasses, scènes dans lesquelles notre héros tout gentil n'en finira plus de gaffer a cause de sa double vie. Et il en prendra plein la poire pour notre plus grand plaisir. Violence, décadence, conflit intérieur, rien ne lui sera épargné.
En ce qui concerne le sujet des "metalleux", c'est très bien abordé quand on lit entre les lignes, en poussant les clichés très loin on fait souvent sauter les préjugés.
Une petite leçon quand on est apte a la comprendre.
Nous avons donc la une série originale, avec une bande son béton jouée par de bon musiciens, un doublage excellent, des scènes qui font rire, un format court.
C'est du caviar quoi.
Grand bravo a toute l'équipe qui a pondu ça, en un mot: RESPECT.
#Par enigma314 le 20/03/2011 à 15:21
Si vous avez besoin de vous détendre, jetez un œil sur cette comédie complètement irréaliste et déjantée. A une condition toutefois : les oreilles chastes s’abstiendront ainsi que les allergiques à l’humour graveleux.
L’OP sera en parfait contraste avec l’ED, à l’image de l’animé et du héros. Un son bien brutal face à une mélodie au goût de barba papa. Le graphisme et les chara-designs paraitront enfantins à première vue mais se révèleront tout à fait adéquats une fois la série achevée.
L’histoire se centre sur Negishi, jeune homme adorable qui rêve de conquérir le public avec des chansons douces aux paroles romantique digne d'un Hervé Villard et se retrouve, finalement, comme leader d’un groupe de hard-rock à la Marylin Manson. Le registre comique semble facile et peu original, néanmoins il est d’une efficacité redoutable. Ce qui rend attachant Negishi, c’est sa complète mauvaise foi à reconnaître sa double personnalité. Le spectateur complice rira de ses nombreux déboires avec en prime les interprétations délicieusement foireuses de fans plus bêtes que méchants, les délires d’une manager diabolique et la condescendance d'une amoureuse naïve.
Toutefois, on regrettera que l’humour tourne essentiellement autour des mêmes thèmes. Les personnages secondaires se contentent d’être des personnages secondaires, manquant ainsi d’une certaine profondeur. Le format court de l’animé expliquant cela. Par contre, la voix du seiyu est impeccable : douce et crémeuse en mode Negishi, bien rocailleuse en mode Krauser.
Même si DMC se moque de façon très exagérée des clichés concernant les groupes de hard-rock, une certaine tendressese se dégage .
Comédie sans prétention, DMC réussit son pari à faire rire aussi bien les fans et non fans de ce genre musical.
#Par emilie le 12/03/2011 à 07:08
Ces OAV reprennent les deux premiers tomes du manga du même nom, et pour les lecteurs, on n'est clairement pas dépaysés. Les sketchs sont repris tels quels, le chara-design est exactement le même, c'en est impressionnant. Et l'humour apprécié dans le manga est toujours présent dans l'anime.
Après il faut aimer ce genre d'humour assez vulgaire et crétin, mais aussi connaître l'univers des groupes de death metal, voir black metal. Parce que toute l'imagerie y passe, que ce soit les costumes et le maquillage ridicule, les paroles sans queue ni tête incitant à la violence, au viol, au meurtre et j'en passe, des personnages complètement tarés entre une manageuse violente et vulgaire, des fans complètement cons, et même un sado-maso qui adore se faire frapper sur scène habillé en bas résille.
Alors déjà ce style de parodie est assez sensationnel, mais il y a encore plus : le personnage principal Negishi. Celui-ci endosse le rôle de Krauser II, le chanteur et leader de DMC (Detroit Metal City), il est violent, il a tué ses parents, il viole les femmes etc..., mais seulement quand il porte son costume de Krauser. En réalité Negishi aime la musique pop suédoise, il aime aussi ses parents du plus profond de son coeur, il s'habille complètement à des années-lumière du style métal et est l'incarnation du mot "gentil", enfin il est plutôt tellement niais qu'il en devient parfois con.
On ne sait pas comment ce paisible garçon sans histoires s'est retrouvé à se changer en Krauser et à débiter des obscénités toujours plus grosses les unes que les autres. Et au final, cela importe peu tellement on est occupés à voir Negishi jongler entre ses deux rôles. Autant dire que son côté démoniaque commence peu à peu à empiéter sur sa vie toute tranquille et c'est un bonheur de le voir déraper.
En comparaison du manga, c'est plus qu'agréable d'avoir le son désormais. Le choix des seiyuus est pas mal vu que les chansons sont vraiment très convaincantes, même les parties où le débit s'accélère dangereusement. Par contre, on a parfois des plans qui ne font pas l'écran entier, rappelant ainsi le manga. Mais cela reste assez gênant et la première fois que c'est apparu j'ai été vraiment surprise mais pas dans le bon sens du terme. Je me suis sentie un peu flouée, justement parce que je voulais voir une version animée et non le manga encore une fois.
Cela dit, ce défaut reste minime et l'ambiance de DMC se retrouve parfaitement dans ces OAV. Je retrouve l'atmosphère, les personnages et l'humour qui m'ont énormément plu et en plus j'ai droit à une bande son qui déchire. C'est génial.
#Par Papimoule le 22/10/2010 à 22:59
Satsugaiselo!!! Satsugaiselo!!!
On va être d'accord tout de suite, Detroit Metal City n'est pas un anime crédible, ne cherche pas à faire réflexion sur grand chose, ne possède pas des graphismes hors normes... c'est juste une super tranche de rigolade. Franchement il faut le voir dans sa vie d'otaku sinon on passe à côté de quelque chose.
L'histoire de base est simple: un garçon qui aime faire de la musique de variété très gnangnante se retrouve dans un groupe de metal. Il faut dire que au plus profond de lui sommeille une âme de destruction et de violence. Pas un grand scénario, on a juste des épisodes qui se succèdent avec notre héros qui se retrouve toujours dans des galères pas possible. Cependant le manque de scénario n'est pas problématique vu que le but ici c'est de rire et que le format étant de 12 épisodes de 10 min on a pas le temps de développer un scénario. Ça n'empêche pas à cette série de savoir faire une fin et elle ne tombe pas non plus dans la répétition barbante. En gros le dosage est parfait selon moi.
Les persos sont tout simplement géniaux, que se soit le héros avec sa double personnalité, la fille dont il est sous le charme qui déteste le métal, la productrice complétement déjanté, le cochon capitaliste masochiste! Et plein d'autres. C'est très fournis et tous apporteront une touche de comédie. De plus les voies aussi sont parfaitement adaptées à chacun. De même on est pas loin de la perfection.
Les graphismes et l'animation sont peut être très limité cependant l'anime bénéficie d'une superbe mise en scène. C'est pour moi le plus important.
Au niveau de la musique c'est plus un foutage de gueule que autre chose. J'ai adoré le décalage entre la musique toute mignonne que veut faire le héros et ce qu'il joue vraiment. Il suffit d'écouter l'opening puis l'ending ensuite et vous comprendrez. D'ailleurs l'ending est le seul à présenter l'équipe de production comme dans un film.
Je rajouterai juste que ce à quoi s'attaque DMC au passage c'est l'image qu'on se fait des groupes de métals. Beaucoup crois un nombre incalculable de conneries que font ces groupes. Par exemple certains croient que Marilyn Manson écrase des poussins ou balance des chats dans la foule et commence son concert que quand ceux si reviennent mort. Sauf que si vous écoutez des interview de lui vous vous rendez compte qu'il est comme vous et moi. C'est un peu pareil dans cet anime avec le décalage entre la personnalité du héros et ce qu'il joue.
Enfin DMC est pour moi une excellente série comique qui ne faut en aucun cas manquer.
8.5
#Par Nakei1024 le 22/10/2009 à 21:43
J'ai adoré cet anime et surtout l'opposition brutale entre le personnage ultraviolent de Krauser et celui pacifiste, calme et naïf (limite idiot) de Negishi.
Bien sûr, la musique et la mise en scène des concerts sont caricaturaux à mort et l'on adore voir le jeune homme tenter tant bien que mal (surtout mal) de séparer vie privée et vie professionnelle, encore que des fois, ce soit utile de pouvoir devenir Krauser pour remettre certaines personnes dans le « droit chemin ». Ce qui est sûr, c’est que malgré sa répulsion, il a un véritable don et un talent certain pour le métal, même si dans son cas, ça ressemble plutôt à une malédiction (en plus, le hasard semble bien décidé à le faire plonger davantage à chaque prestation et renforcer la « légende DMC »). Et je ne parle pas des différents protagonistes, à commencer par la manager qui est loin d’être une jeune femme raffinée et tiendrait plutôt de la tarée psychopathe. Elle fera tout pour faire passer son poulain de l’état de lavette à celui de sataniste ultraviolent et incontrôlable, quitte à chambouler totalement ses habitudes de vie et ce jusqu’à la déco de son appartement… Enfin, je ne m’attarderai pas sur les paroles des chansons qui nous sont servies d’un épisode à l’autre, si ce n’est que c’est très cru, et que les mots comme « violer » ou « tuer » remplaceraient presque la ponctuation classique tellement ils sont utilisés.
Je regrette par contre qu’il n’y ait pas un scénario un peu plus lié, notamment concernant la relation entre Negishi et sa copine. Une explication quant au fait que le jeune homme se soit retrouvé à jouer dans un registre musical qu’il hait plus que tout (quand il n’est pas en mode berserk) n’aurait pas été un luxe non plus. Enfin certains personnages secondaires auraient mérités d’être suivis plus en détail tout au long de l’anime, mais le format de 12 épisodes de 15 minutes restreint malheureusement les possibilités d’apparition de chacun pour ne plus se concentrer que sur Negishi/Krauser.
DMC est donc un anime assez violent à ne surtout pas prendre au premier degré, au risque de passer à côté d’une expérience originale et intéressante, mais qui manque de profondeur dans son traitement. J’ai presque enchaîné les 12 épisodes sans interruption tellement j’ai été scotché par l’ensemble : c’est tellement amusant de voir Negishi, dépassé par l’ampleur du succès de son personnage de scène (on s’y croirait), se retrouver dans des situations toujours plus extrêmes et absurdes.
A ne pas mettre entre toutes les mains bien entendu.
Je lui mets 7,5, et une suite ne serait pas pour me déplaire.
#Par Krokko le 20/10/2009 à 22:01
Il y a des animés qui imposent le respect, qu'il faut entamer avec sérieux et pour lesquels, dès la première seconde, il faut chercher le sens caché et profond des images, de la musique, des relations entre les personnages.
Fuck! DMC c'est rien de tout ça!
Laissez moi préciser que je suis fan de Death Metal, j'aime quand ça hurle et je dois dire qu'ils sont un peu has been dans cet animé. Tout d'abord ca fait longtemps que les groupes ne se maquillent plus, ils se tatouent le visage. Ils ne viole plus des femmes mais des chèvres unijambistes et ils ne tuent plus avant d'avoir savamment torturé leurs victimes avec Je t'aime le lundi d'Edouardo. Bien entendu il faut prendre tout cela ausecond degré, comme cette petite perle qu'est Detroit Metal City.
Une perle noire comme un sang parfaitement désoxygéné suite à une strangulation violente! Parce que quand même, c'est bourré de préjugés! Le maquillage, le jeu de scène, le sado-masochisme (le porc capitalliste!) et surtout les paroles des chansons (dire "rape" 10 fois en une seconde!) qui sont stéréotypées à mort (hihihi). C'est du n'importe quoi, les fans sont totalement aveugles et les légendes qui tournent autour du groupe mais aussi de Krauser sont de plus en plus nombreuses en invraisemblables.
Mais ça ne plaira pas à tout le monde, surtout pas à ceux qui ne sont pas capables de prendre un peu de recul face à un humour des plus ... satanique et ... répétitif. Parce que sur 12 épisodes nous avons 24 petits sketchs de 5 minutes mettant en scène la double vie de Nebishi. Répétitif? Bah oui parce que ça tourne un peu toujours autour des mêmes trucs, les quiproquos, les chutes mal interprétées, le passage du côté obscur de la guitare... Mais on ne s'en lasse pas une seconde et je ne m'atais pas autant fendu la pêche depuis Ebichu (tenshin!)
D'ailleurs je dois dire qu'il est heureux que la série fût courte, même si j'aurais apprécié quelques épisodes en plus notamment pour développer l'histoire (car en fait on ne sait rien sur rien au début, et on ne sait rien sur rien à la fin!) car le comique de répétition serait passé à l'état de comique redondant et chiant. Et ça c'est mal! (comme la drogue dirait Mr. Mckay)
Bon vite fait deux mots sur la technique, les graphismes sont assez moches même si j'ai bien aimé le chara-design (allez savoir pourquoi) qui faisait un violent contraste avec le Death Metal. Ensuite concernant la musique ... je dois avouer que j'ai bien aimé un ou deux morceaux, notamment l'opening et Mad Monster, l'ending un peu moins car c'était de la ... pop suédoise! Hé oui, parce que c'est la musique que Nebishi veut faire, mais il est tellement bon dans son rôle de Krauser!
Nous sommes en présence d'un gros gros délire cosmico-japonais comme on les aime, 100% humour et aucune prise de tête, aucun sens profond, aucun blabla métaphysico-japonaisant, que du bonheur pendant 12 épisodes ...
Sois dit en passant, même ceux qui ont horreur du metal pourront s'y essayer, c'est tellement bidonant.
#Par Sacrilège le 26/04/2009 à 13:20
Detroit Metal City, ou l’anime qu’il ne faut surtout pas prendre au sérieux.
En parcourant le net pour obtenir des informations sur la série, on ne fait que retrouver des mots descriptifs tels que violence, satanisme, sauvagerie, méchanceté, etc. Mais justement, pouvait-on imaginer meilleur anime tranchant véritablement avec ce qui ce fait en général ? DMC ne rentre véritablement dans aucun moule, ou en tout cas dans aucune catégorie bien délimitée. Comédie, parodie et musique sont bien là, mais impossible de résumer la série à l’un ou l’autre voire à simplement trois de ces thèmes. Dans le même temps, l’anime ne donne pas uniquement le sentiment d’être destiné aux adolescents, comme on pourrait bien trop facilement le croire, ou à une catégorie en particulier.
Face à ce déluge d’obscénités, il faut croire que je suis bon public. Peut-être est-ce grâce à la courte durée des épisodes et de la série en elle-même, mais je n’ai pas été ennuyée par cet humour spécial s’il en est. Je ne dis pas, si la série avait été plus longue, j’aurais sûrement ressenti ce « j’en ai marre de ce comique de situation déjà vu cent fois, à tel point qu'il commence franchement à me taper sur les nerfs ». Car en effet, le comique de DMC se joue sur deux plans : d’un côté l’aspect vulgaire à l’extrême, des chansons, des dialogues et des personnages. Chacun représentant leur propre caricature : la présidente de DMC, ponctuant chacune de ses phrases par « Fuck », le concierge de l’immeuble de Negishi, se révélant un masochiste s’ignorant jusqu’alors, et bien d'autres. Et d’un autre côté, plan comique par le biais de quiproquos de situation oscillant entre les deux personnalités de Krauser II, véritable Docteur Jekyll des temps modernes, qui tente vainement de dissimuler ses pulsions perverses et démoniaques.
Évidemment, cet anime n’a pas une grande portée à but de raisonnement intelligent : on ne sait pas vraiment comment Negishi en est arrivé à faire partie de DMC, on ne se pose pas vraiment la question, et on s’en fout même complètement. Son changement de personnalité et de physique quand il devient Krauser en est tellement … grotesque qu’il ne choque pas vraiment non plus. Tout est à prendre au second degré. La seule question qui pourrait être posée concernerait les fans des groupes musicaux ou les fans en général, en mettant en avant le fait que le fanatisme n’a jamais mené à rien de bon. Ces derniers ne voient en le chanteur que la personne qu’il souhaiterait voir et pouvoir imiter sans scrupules, même si je crois que là, ce serait trop présomptueux que de pousser le raisonnement si loin.
Detroit Metal City se regarde en mettant son cerveau de côté, pour pouvoir rigoler et profiter de cet humour dérangeant, mi-glauque, mi-antisocial, mais toujours tourné en dérision.
#Par El Nounourso le 08/03/2009 à 15:25
Cette série d’OAV est une adaptation ultra-fidèle des deux premiers tomes du manga : même chara-design moche, même segmentation en petits sketchs indépendants (cinq minutes chacun), même humour ravageur. Ceci dit, je suis à peu près certain que les vannes laisseront de marbre un bonne partie des spectateurs car, autant le dire franchement, c’est complètement crétin, improbable et vulgaire. Je pense aussi qu’il faut être un minimum familier avec l’imagerie et les codes des groupes black / death metal pour apprécier à sa juste valeur ce portrait hautement parodique de la scène metal indie.
Tout y est : costumes et maquillage ridicules, lyrics obscènes incitant au viol et au meurtre, public d’idolâtres stupides et enragés, manageuse complètement hystérique... et ainsi de suite. L’humour se base évidemment là-dessus mais aussi et surtout sur le décalage entre la personnalité du héros Negishi et son comportement quand il endosse le rôle de Krauser, leader de Detroit Metal City. Il doit sans cesse passer d’un rôle à l’autre, ce qui complique énormément sa vie sociale où il s’efforce de ne pas révéler son identité démoniaque qu'il déteste. Evidemment, il lui arrive fréquemment de s’emmêler les pinceaux, particulièrement en présence d’Aikawa, une copine de fac dont il est secrètement amoureux…
L’avantage de l’anime par rapport au manga, c’est qu’il apporte une bande-son et du mouvement. Si les ziks sont trippantes et les seiyuus convaincants (mais parfois durs à suivre en raison d’un débit frénétique), la réalisation technique est un peu à la rue avec un trait assez grossier, une image souvent cantonnée à une partie réduite de l’écran (sans doute pour renforcer le côté sketch, mouais) et des animations vraiment moyennes (exception faite de l’opening). Studio 4°C nous a habitué beaucoup mieux.
L’essentiel reste sauf : DMC est fun, décalé et impertinent. A consommer avec modération cependant, pour ne pas s’en lasser trop vite.
#Par BelleZeBat le 23/12/2008 à 14:05
Sentiments partagés pour cet anime ... Hors norme.
La première impression n'est pas forcément la bonne : un fils à maman qui veut faire de la pop mais se retrouve dans un groupe de métal ... Je crois que j'ai résumé l'intrigue. C'est un scénario prétexte : avec cette trame, on peut faire du bon, du moins bon ... Et du tout pourri. C'est là que les avis divergent : après l'avoir testé sur quelques personnes, j'ai adoré, ils ont détesté.
C'est l'animation qui choque en premier lieu : extrêmement saccadée voir simpliste, avec des personnages tout simplement moche. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une suite de maladresses : il suffit de jeter un oeil au manga pour constater que les graphismes ont été intégralement conservés. Il y a même certains effets assez bien trouvés, la taille et la forme du cadre varie, nous donnant à voir une succession de cases, on retrouve les fameuses "hachures" rayonnant autour des personnages ... Difficile d'en vouloir à ceux qui seront rebutés par ce premier aspect, mais c'est comme jeter South Park parce que c'est "mal animé".
L'autre point important, c'est l'humour, là aussi toujours discutable : c'est pas parce que je m'écroule de rire sur mon portable que c'est un critère. Pour rester objectif, disons qu'il s'agit surtout de comique de situation, le protagoniste devant jongler entre sa vie personnelle minable et son travail, entouré de fous furieux, satanistes, masochistes et j'en passe. C'est un humour acide, sans la moindre compassion pour le personnage principal. Imaginez qu'on prenne Koyuki, dans Beck (le Koyuki du début) et qu'on décide qu'au lieu de réussir il va tout rater et avoir une vie pourrie : on obtient Detroit Metal City.
Au delà de ces deux aspects qui vous feront peut-être adorer/détester cette série, j'ai trouvé l'ost prenante (difficile de passer à côté dans un anime sur le rock) bien qu'un peu répétitive. L'ending en particulier est assez hilarant, puisqu'il s'agit d'une chanson pop composée par notre loser favori, "Amai Kohibito" (ma douce amoureuse), dont les paroles feraient passer Lara Fabian pour une intellectuelle.
Le vrai point faible de cette série risque d'être le nombre d'épisode : pas sûr que l'humour perdure sur 12x10 minutes à ce rythme. C'est là dessus que se jugera DMC au final, qui oscille entre "un anime tordant" et "pas mauvais, dommage" ...
Ah, une dernière précision : pas besoin d'être dark dans l'âme pour apprécier cette série, qui au fond cherche juste à se moquer de tout ce qui bouge (et chante).
7/10 pour avoir rebuté tous mes amis.
