Katanagatari

Katanagatari

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Doublage

Yoshimasa Hosoya (Shichika Yasuri), Chihiro Suzuki (Kōmori Maniwa), Mai Nakahara (Nanami Yasuri), Masako Ikeda (Narrator), Yukari Tamura (Togame)

Synopsis

Après ses faits d'armes lors d'une rébellion, le maître Yasuri, héritier ancestral du Kyotoryuu, un art martial sans sabre, est exilé par le shogun sur une île déserte, effrayé par sa trop grande maîtrise de son art. 10 ans plus tard une barque accoste l'île: Togame, stratège du shogun requiert l'aide du maître pour l'aider à rapporter au Shogun 12 katanas aux pouvoirs surnaturels forgés par le légendaire Shikizaki Kiki.

Cependant, le maître est depuis décédé, et c'est son fils et héritier Shichika qui se chargera au côtés de Togame de cette quête.
C'est le début d'une odyssée riche en rebondissement et personnages charismatiques dans un japon envoûtant à l'apogée de l'ère des Samouraîs...

Synopsis soumis par Zankaze

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#Par SoulJapanExpress le 15/04/2011 à 13:36

Katanagatari est un nom d'anime que je retiendrai longtemps, ma mémoire flanche parfois mais à défaut de ne pas pouvoir retenir les noms de tous les Katanas qui font l'objet de la quête de nos deux héros, je veux bien retenir les noms de Togame, de Shichika, de Ô Nanami et de Ô EamonZaemon, les autres resteront dans mon inconscient pour toujours. C'est donc un anime qui, lors du "premier visionnage" aurait du m'intriguer ou au moins captiver cet intérêt pour l'esthétisme du travail des couleurs (dont je me rendrait compte par la suite) que j'ai toujours eu pour certains animes et qui a, à plusieurs reprises, appuyé nombre de mes jugements. Mais cet anime avait laissé un goût de prétention que je ne saurais expliquer ici. Je m'étais trompée. J'ai repris ma lancée et j'ai recommencé en bonne élève.

Katanagatari

Graphiquement c'est très agréable, il y'a de la concurrence certes, mais on ne peut lui nier cette qualité flagrante. L'anime aurait voulu sans doute se démarquer plus par son CD (Character Design) en pianotant sur une palette de couleur extravagante mais c'est assez classe dans l'ensemble. C'est ainsi que mon intérêt a outrepassé le "stoïcisme relatif" pour atteindre le stade de "l'excellence passionnée". Comment faire simple avec des matériaux simples. Le CD est simple ou du moins il le paraît, ce qui donne du relief à la série et permet de s'accrocher à quelque chose de nouveau, de fébrile mais propre et soigné. D'ailleurs je n'ai pas pu m'empêcher de comparer l'anime à certains cartoons. A croire que le staff de création était composé de stylistes fervents de la révolution couturière. Ca ne m'a pas gênée le moins du monde, j'ai été bluffée et charmée par cet effort car c'est de loin quelque chose de mal exploité dans certains animes.

Formaté

L'anime s'accorde aussi un avantage non négligeable "le format", là encore, nous nous sommes éloignés des impératifs imposés de l'industrie. Ca défie les codes, c'est bien, il en faut, le conformisme amène inéluctablement à la monotonie. Cela donne une meilleure consistance au scénario et permet de mieux développer les épisodes. Cela permet aussi de mettre en exergue le graphisme qui ferait la force de l'anime. Les thèmes et les génériques sont très bons, mélodies traditionnelles et modernes revisitées. J'ai remarqué un genre semblable à Samouraï Champloo et Afro Samouraï, un fond hip hop bien appliqué.

Concentration forcée

Autres aspects intéressants de l'anime, les dialogues. Si vous êtes flemmard et que vous avez la capacité de concentration d'une moule, passez votre chemin. Tout comme Sayonara Zetsubo Sensei qui m'aura grillé plus d'un neurone, ce sont des dialogues à rallonge qui vous font appuyer sur pause et revenir sur la séquence un nombre incalculable de fois pour avoir perdu un seul petit mot, déterminant pour la suite de votre propre compréhension. C'est comme ça, mais cela laisse plus de liberté au dialogue et à l'interaction entre les différents interlocuteurs. Ce sont des dialogues assez dynamiques et assez détaillés dans l'ensemble qui ont le mérite de crédibiliser l'anime. Cela ne m'a pas empêché, de me dolipraniser.

Comédie et violence

Nous palabrons, nous palabrons en oubliant l'essentiel de l'anime. Ce qui fait la force du scénario de K, ce n'est pas tant le scénario lui même ni l'intrigue maigrichonne, non c'est la mise en pratique à laquelle j'attribuerai sans hésitations, les honneurs. Rassembler 12 des meilleurs katanas jamais créés, ok, rencontrer des ennemis sur son passage, ce qui est tout à fait normal, très bien, on prend. Entre Shichika et son stoïcisme parfait, qui ne connaît ni les sentiments, ni l'humour ni … (On va abréger il n'y connaît rien à la vie à part le combat et même ça malgré sa force surnaturelle … ) Et Togame, maladroite tout en étant très habile, caractérielle et très douce … (On va abréger car elle cumule les antonymies), cette association donnera lieu à des scènes très drôles, pas besoin de développer, c'est comique … D'où vient-elle cette violence alors? Parce que on allait pas nous faire croire que tout le monde il est beau il est mignon et que pour accrocher l'intérêt du spectateur et finalement atteindre cet objectif de démarcation que visait l'anime, il fallait qu'il y'ait du sang quelque part. Les personnages en plus d'être totalement détaché du monde dans lequel ils vivent, s'étaient comme défait de leur humanité, mais cultivant néanmoins une superficialité pertinente à travers leurs dialogues.

L'adversité

voilà la faiblesse de l'anime. Non content de mettre en avant ce sentiment de complot et de trame historique il fallait aussi que l'anime crée une panoplie de "méchants" à la jauge de vie très courte. Il ne faut pas aller plus loin et d'ailleurs c'est là que j'ai trouvé une réelle complexité: la froideur, la distance, la cruauté… sont autant d'adjectifs que je n'aurais jamais pensé attribuer à nos deux personnages. Le héros est très fort, ok ok, mais le dénouement ne devient-il pas prévisible lorsque celui-ci se met à tout balayer sur son passage. L'intérêt d'un héros notons-le aussi fort soit-il est qu'il puisse trouver un adversaire à sa taille, le boss de fin, à ce niveau, il y'a eu du laxisme et excusez-moi l'expression "du foutage de gueule". Aller (voler) prendre le Katanas qu'une personne chérit en assassinant froidement celle-ci parce qu'elle se défend à juste cause ... Non seulement les obstacles les plus difficiles sont présentés dans l'ordre décroissant mais en plus nos héros ont une certaine aisance à les surmonter, quel intérêt? Les soit-disant ennemis me paraissaient avoir plus d'humanité en eux, c'est dire si je n'ai pas reconsidérer l'opinion que j'avais de Togame et Shichika. Et évidemment comme ce sont les principaux, on va se ranger de leur côté. J'ai retenu qu'il n'y avait ni méchants, ni gentils, que des intéressés.

Les débris de romance

Oui parce qu'il y'en a quand même, un garçon et une fille esthétiquement attirants qui voyagent juste tous les deux, ça aurait été louche sinon. Le public est aussi fana de cette petite touche romantique. Il n'ya jamais moyen d'aller droit au but, non... vraiment, il faut toujours passer par des sous-entendus vicieux. J'ai adhéré sans comprendre comme un mouton. Je m'explique, ils s'aiment mais en fait non? Ce n'est qu'une couverture? Ils ont fait abstraction de tout sentiment extérieur? Ils ne connaissent pas la signification de l'amour mais pourtant... Viiite un autre cachet!

Finalement

Katanagatari c'est une aventure, une quête introspective? Peut-être mais j'en viens à douter, ce n'est pas tant sur la découverte de soi mais plutôt sur la découverte des autres, du monde extérieur, sur la planification d'une vengeance, sur l'entrainement de ses forces et le perfectionnement de ses techniques de combats, sur la différence entre le mal et le bien, l'inutile et le nécessaire à sa survie. Katanagatari, c'est aussi de la compassion pour les personnages pris dans le piège de leur propre crédulité. Quoi alors un 7? Oui parce que c'est visuellement très beau et le scénario est assez bien monté.


Chesuto!

7/10

#Par enigma314 le 16/02/2011 à 00:41

Animé un tantinet trop bavard qui sans ce principal défaut aurait mérité un plus grand écho. La qualité des dialogues est indiscutable, malheureusement, elle ne se révèle qu'au bout du 4ème ou 5ème épisode, hélas ! Le summum est atteint avec l'excellentissime épisode 10. Magistralement servi, il se différencie d'un classique épisode récapitulatif.

Le format de 50 mn n'est pas du tout gênant en soi. Tant de blabla surprendra, peut-être un peu, au premier épisode mais on s'y habitue rapidement. Après tout, on regarde bien les séries TV ou films sans s'offusquer des longs dialogues.

Remercions Katanagatari qui nous offre autre chose que des bishonens et des kawai-girls sur le plan du chara design. De ce côté vous ne serez pas déçu. La diversité est de mise. Tantôt enfantin tantôt burlesque voire très bizarre, vous aurez droit à une fantaisie de couleurs aussi bien au niveau des visages que des habits. Cela surprendra dans le mauvais sens pour certains, dans le bon sens pour d’autres. Seulement aussi étrange que cela puisse paraître, ce choix artistique particulier se marie fort bien avec de superbes paysages. Le tout donnant un charme unique à l'animé.

L'OST est également bien fourni. Toutefois, elle saura se faire discrète malgré des sonorités singulières. J’attache peu d’importance aux OP et l’ED. Katanagatari ne me détournera pas de cette (mauvaise?) habitude.

L’histoire ne brillera pas par son originalité : le spectateur est invité à suivre les aventures d’un couple à travers leur voyage initiatique. Le prétexte étant la recherche de 12 épées fabuleuses qu’il faudra, bien entendu, obtenir aux travers de combats.

Pour avoir voulu faire original, Katanagatari s’éternise sur des dialogues inutiles durant les 4 ou 5 premiers épisodes. Sans l’aura de certains adversaires, le spectateur aura vite fait de s’ennuyer. Mais une fois passé ce cap, l’animé décolle vraiment. Les longs discours deviennent alors des merveilles pour les oreilles tant la qualité des dialogues prend tout son essor. Les amateurs de cinéma sauront de quoi je parle si je leur cite “garde à vue” (l'original pas l'horrible remake américain), parfait exemple pour illustrer le formidable travail artistique concernant “l'enchaînement des mots”

Un excellent doublage exige d’excellents comédiens. Pour preuve, prêtez attention aux intonations de la seiyu qui interprète la princesse Hitei. Son jeu de voix mêle subtilement arrogance, paresse, nonchalance et fourberie au service d’un personnage au rôle complexe, assez difficile à cerner. Du grand art, je vous le dis ! Encore une fois, les japonais nous prouve qu’un animé doit mériter un fabuleux doublage au même titre qu’une série TV ou film de grande envergure.

Katanagatari entre dans la catégorie de ces animés qui savent peaufiner aussi bien les personnages secondaires que principaux. Le background des « soi-disant » ennemis est même plus intéressant que celui du couple phare. Togame remplira son rôle de femme-enfant casse pied mais tellement attachante, Shichika celui du combattant naïf au départ qui se transformera en guerrier accompli. Quand à leur relation, les japonais ne savent pas présenter une relation de couple simple et normale. Ils préfèrent passer par quatre chemins au lieu d'aller droit au but.

On pourra reprocher d'ailleurs au dernier épisode la même rengaine sur l’amour. Ce thème n’est pas forcément triste mais comme la majorité des egos préfère se complaire plutôt dans la douleur que dans la joie, ne changeons pas une recette qui marche.

L’ultime épisode conclut bien la série, chose plutôt rare ! Cependant la place de simples figurants gâche un peu le plaisir. Shichika est certes puissant mais la beauté des duels s’apprécie que si les adversaires égalent en force le héros. Pour cette raison, le personnage d’Eazamon tire son épingle du jeu. Ah ce personnage, l'un de mes préférés niveau character-design. Mélange ingénieux de virilité et féminité. A la place des figurants, les auteurs auraient pu intégrer la tribu des maniwa. Leurs techniques de combats avaient un sacré potentiel à exploiter. Pourquoi donc, les avoir sinistrement expédiés?

Sans ce premier tiers quelque peu raté, Katanagatari aurait bénéficié d'un meilleur aura tant l'intelligence des dialogues et du scénario ne s'apprécient qu'à sa juste valeur assez tard...Vraiment dommage !

La note est plutôt 7,5

7/10

#Par le-crepusculaire le 12/02/2011 à 14:58

Introduction:

J'ai beau y réfléchir je n'arrive pas à me faire une idée claire de cet anime... Je sais juste que j'ai passé un bon moment face aux épisodes 1 et 12, je sais aussi que je reste m'aura grandement ennuyé. Cet anime mérite-t-il d'être aimé? Je dirais que oui, j'y est vu des choses qui peuvent plaire à un certains type de personnes.
Tout comme "Gôyo" je comprend très bien que beaucoup de spectateurs voudront mettre cet anime dans le meilleurs des animes de 2010, je m'en vais donc détailler pourquoi avec moi ce ne sera pas la cas.

Graphisme:

C'est ce qui m'a attiré, ces graphismes magiques et coloré sur ce fond de samurai est vraiment sublime... Prenez-moi pour un fou mais j'en suis même plusieurs fois venu à penser à "Mushishi" de part cette ambiance graphique particulière, nous avons une véritable innovation de ce coté là!
Mais cela ne viens pas sans défauts, ce défauts sur lequel tout le monde est d'accord, le chara-design... Beaucoup d'exemple de chara-design dérangeant sommeille dans la japanimation, mais là nous atteignons des sommets! Prenons le plus connus "One piece", bien que cet aspect ridicule, inadapté et parfois même dérangeant des personnages peut gêner dans "One piece", au bout d'un moment on s'y fait... Dans "Katanagatari" se fut impossible pour moi ne m'habituer, on peut tomber sur des choses défiant vraiment toute logique.
Mis à part ce gros défauts il y a aussi les animations qui ne sont pas nombreuses. En effet, ces derniers en plus d'être plutôt rare elles utilisent ce que j'appel ta technique "Casshern", tout comme dans ce manga on assiste à des choses en trop gros plan ou un peu flou et/ou rapide pour bien apprécier les animations.

Par contre l'univers qui est vraiment innovant et agréable à voir, comme je l'ais dit plus haut, peut vous faire oublier des deux défauts... Du coup je ne tiendrait pas compte des graphismes dans ma note!

Musique:

Deux opening et deux ending pour ces 12 épisodes c'est quand même pas mal du tout, ils ne m'ont pas plus mais j'avoue que y'a du choix à ce niveau là... En suite les thèmes joués tout au long de l'anime me pose un problème.
Alors d'accord ils sont sublimes et ils collent parfaitement à ambiance, mais il y'en a vraiment très peu! Tellement que toutes les pistes seront presque toutes présente dans chaque épisodes. Je n'en suis pas blasé pour autant mais il y clairement un risque d'ennuie musicale chez de futurs spectateur!

Histoire:

Un épisode dure une heure et sort tout les mois, un format plutôt cool qui nous fait donc suivre cette série si courte en une année. Les personnages sont donc plutôt attachant grâce à ce procédé, d'ailleurs c'est clairement un anime qui se savoure de cette façon et pas autrement... Se taper les 12 d'une traite est fortement déconseillé!

J'ai été sous le charme de l'épisode 1, un début assez simple mais vraiment accrocheur... Une jeune femme qui se dit "stratège" va enrôler un des plus grand combattant pour partir réunir les 11 plus grand katana du Japon. Dans ce Japon coloré et presque magique on se dit que l'on va vraiment prendre plaisir à assister aux aventures de nos deux héros, mais on remarque aussi beaucoup de parlotes inutiles dans l'épisode 1... Détail sur lequel je ne m'était pas attardé et je le regrette, parce que du dialogue long, chiant et inutile... Vous allez en bouffer!!!
Les deux protagonistes principaux vont mettre donc à ce parler de choses et d'autres et vraiment je ne vois pas quel charme peut-on trouver dans ça! Par contre au niveau de leurs psychologie, incompréhensible pour moi, certain pourront y voir une certaine forme de richesse... On cherche à les cerner tout le long, ces deux petit personnages avec leurs airs tout simple qui ont clairement quelques chose à cacher.
Pour revenir aux dialogues vous aurez plusieurs fois envi de quitter les traductions Françaises en bas de votre écrans pour vous taper l'épisode entier exclusivement en Japonnais, vous n'y perdrez rien, croyais-moi! Car bien sur qui dit dialogue lourd, dit aussi dialogue lourd en plein combat! Si vous n'y échapperez pas, bien que les combats ne durent pas des plombes grâce à notre héros qui doit être un super sayan égarré dans cette dimension étrange, les auteurs ont trouvé le moyen de faire durer la chose vraiment longtemps pour faire durer un peu les phases d'actions.
Je ne peut pas enlever le fait que malgré ce plein d'ennui que j'ai commencé à accumuler, certains rebondissement dans l'histoire m'on fait continuer l'anime, certains passages ont une véritable richesse que je n'ais pas put apprécier.
Nous avons aussi ce dernier épisode qui est vraiment étonnant, même si je n'ais vraiment pas compris le grand final tout simple, je doit avouer avoir passer un très bon moment avec même un peu d'émotion sur ces personnages que je n'ais pas aimer suivre tout au long de l'anime. C'est ce dernier épisode qui à donc chamboulé se que je pensé sur Katanagatari...

En regardant la chose globalement je n'ais pas passé un bon moment, je me suis vraiment ennuyé et j'ai poussé de long soupir dans ces histoires... Certains choix de mises en scène resterons un mystère pour moi, j'en garde donc un mauvais souvenir.

Conclusion:

Sous ces allures de conte de fées, je ne conseillerais pas cet anime à un jeune publique ni même aux autres. Je comprend que cela puisse plaire mais je ne garde vraiment pas cet anime dans mon coeur, le début était plutôt bon à mes yeux et le final pas mal... J'ai baillé durant tout le développement.
Sans vouloir dénigrer cet anime je préfère l'oublier!

3.5/10

3/10

#Par Baillan le 06/02/2011 à 20:02

Katanagatari est à mon humble avis le meilleur anime que nous aura donné l'année 2010...
Le scénario est relativement basique : un guerrier (sans sabre) aide une stratège à récupérer 12 sabres ultimes, ce qui nous donne donc un sabre par épisode. Le format de 50 minutes convient parfaitement à n'anime, il est vrai qu'au final, sur les 50 minutes, on n'a le droit qu'à 5 minutes de combat, et beaucoup de blabla pour le reste, mais c'est un blabla qui est loin d'être ennuyeux et qui convient également bien à l'anime.
Les guerriers détenant les sabres ainsi que l'escouade de ninja dont je ne me souvient plus le nom sont excellent, je regrette juste qu'ils ne soient pas mis plus en avant, les apparitions sont un peu trop courte la plupart du temps et les combats trop rapide pour les apprécier réellement, tout se joue en général en un coup, ce qui honnêtement est plus près de la réalité que des combats à la bleach ou Naruto (où on se tape dessus pendant trois épisodes en donnant des coups sur le sabre de l'adversaire et non sur l'adversaire), mais ça laisse quand même un peu sur la fin. Tous les personnages sont donc très originaux, et on s'attache fortement à eux.

Niveau graphisme, le dessin m'avait rebuté au début, mais finalement, cela convient très bien à l'univers. La musique ne m'a laissé aucune impression.

Une mention spéciale à l'un des premiers épisode, le 3 il me semble, où le héros combat le plus grand guerrier du japon, et où on n'assiste pas du tout au combat !! On sait juste qu'il est parvenu à la battre, et basta :) Très original bien qu'on aurait bien aimé y assister à ce combat qui avait l'air si spectaculaire d'après les dires de nos deux héros...

La fin est également excellente et montre clairement la puissance de notre héros, mais j'en n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher la surprise...

Katanagatari est donc un excellent anime, beaucoup d'humour et pas (ou peu) d'ennuis.

8/10

#Par GTZ le 31/01/2011 à 14:12

Aaah, Katanagatari, mon petit plaisir du mois, mon petit conte que je regardais le dimanche soir, avec une petite clope et la tisane (bon je mens pour la tisane).

Une série au format particulier mais qui rajoute une magie et un plus à cet œuvre atypique.

On ne touche pas l'excellence mais le divertissement est au rendez-vous. Chaque mois on attend sans l'attendre ce petit film qui nous fera passé un bon moment.

Loin d'être exempt de tous défauts Katanagatari est surtout une œuvre assumée. L'histoire, des plus classiques, nous rappelle qu'il n’est pas nécessaire de faire du psychologique occulte ou métaphysique pour raconter une histoire de qualité.

Suivant Togame et Shichika nous traversons un japon médiéval alternatif à la quête des 12 katanas. C'est un voyage que l'on fait avec eux marchant sur les routes, partageant leur quotidien pendant une belle année qui parait sortie des plus grandes légendes.

C'est autant de rencontre que de tranche de vie de Togame et Shichika se révélant l'un à l'autre à la vie.

Une anime honnête en somme. Le travail est bien fait sans atteindre des sommets. On regrettera certaines séquences de combat tout juste acceptable. Par exemple l'affrontement contre la sœur, la psychopathe, est presque un scandale de pauvretés techniques, mais bon la force du passage rattrape le tout, enfin presque... Reste un goût amer, j’aurais bien aimé voir une belle baston… La musique est agréablement variée et il y a même quelques thèmes presque mémorables. A décrire les choses ainsi ça donne l'impression que l'anime est tout juste regardable car si on rajoute les séquences de dialogue (longues et souvent sans intérêt réelles) qui parasitent presque la série on peut se demander si on n'a pas perdus du temps à la regarder.

Mais non, fort heureusement, elle est tenue par des personnages charismatiques. Les deux personnages principales ne sortent, certes, pas des sentiers battus mais sonnent juste et les émotions ressenti sont simples et touchent. Car ce n'est pas une débauche d'émotions tapant dans le mélo qu'on va recevoir, non de l'honnête, du bon, en gros du simple et du efficace. Les seconds couteaux n'ont pas non plus à pâlir, ils sont tous bien construit et marqueront. Plus que de passé dans le décor, ils en font partie, pièces de l'histoire et de ce monde que l'on découvre avec plaisir à chaque nouvel épisode.

On est touché par l'évolution de Shichika qui se découvre durant cette année. Lui qui au départ n'est qu'un outil apprend à devenir un être humain. Pareil pour Togame qui avait oublié de vivre redécouvre par le contact de son compagnon sa vie.

Et là c'est le moment de conclure, j'avoue c'est abrupte mais je préfère vous laisser la découvrir plutôt que de trop en dévoiler, je me suis déjà bien fait plaisir.

Une série honnête quoi, bien faite, avec un format créant une fidélisation indulgente, Katanagatari réussit à convaincre et à se faire apprécier. Ce qui était un petit plaisir, devient un véritable moment de détente. On finit la série avec le sentiment de n’avoir pas perdu son temps et d'avoir passé un très bon moment, riche en émotion. Je t'oublierai pas Katanagatari et j'y repenserai avec un sourire nostalgique pour ce petit rendez vous mensuel qui arrivait à me faire m'évader 50 petites minutes.

7/10

#Par Papimoule le 20/01/2011 à 19:48

Katanagatari est pour ma part l'anime 2010. Avant d'être le meilleur de son année il est surtout un des seul shonen que j'ai pu regarder et énormément apprécier.
Malheureusement cet anime ne peut pas plaire à tout le monde à cause de son format de 50min par épisode et de son remplissage avec du blabla pas forcément toujours maitrisé.
Katanagatari en enlevant ce défaut, qui n'en est pas totalement un, n'a que des atouts à nous proposer.

L'histoire semble vraiment basique: une fille va chercher un type perdu sur son île pour récupérer 12 katanas. 12 épisodes, 12 Katanas. Tout cela est très pratique et plutôt simple au 1er abord.
Cependant le scénario se rattrape grâce à l'apport réel de chaque épisode, de chaque katana. Contrairement à beaucoup d'anime qui se seraient répétés sur le style des katanas et de leur détenteurs, Katanagatari arrive à innover à chaque épisode.
L'imagination est donc bien au rendez vous et j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tout les katanas.

Les personnages sont particulièrement géniaux. Un héros qui n'a aucune morale à la base, une héroïne sans cœur et calculatrice. Leur relation est spécial. Normalement c'est un couple or ils n'agissent que rarement comme tel. Mais tout ceci a une logique et c'est ça qui est plaisant.
Les secondaires sont nombreux et pas en restent. Chaque détenteur de katana est une réel découverte et possède un charisme élevé. C'est très agréable de voir les personnages aussi travaillés. C'est de toute manière indispensable. Contrairement à beaucoup d'anime de combat, Katanagatari ne néglige pas ces protagonistes. Ce qui lui permet de ne pas m'énerver à chaque épisode avec un perso complétement à côté de la plaque.
En plus ils ont tous des pouvoirs ou une manière de se battre intéressante. Je pense en particulier à la brigade de ninja qui un peu à la team rocket se font exploser tout les épisodes (même si c'est moins gaie comme manière de se faire envoyer en l'air)

Les graphismes sont spéciaux et ne plairont pas toujours. Je les ai trouvé plutôt bateaux la majorité du temps. Les paysages sont beaux et originaux, par contre le charac-design est moche avec des yeux traversant les cheveux. Les vêtements, comme les paysages, sont travaillés. L'animation est excellente.
Enfin les combats sont un gros fail. La majorité du temps on ne les voit pas ou ils sont expédié vite fait bien fait. C'est parfois frustrant, en 50min les combats ne prennent finalement qu'une toute petite place. Laissant énormément de temps au blabla.
Justement ce blabla, moi il m'impressionne. Ils arrivent à faire marcher leur deux héros dans le désert pendant 30min en parlant de chose complétement futile et pourtant je ne m'ennuie pas, cependant je m'éclate pas non plus.

La bande son est aussi un point fort. Elle est soignée et bien placée. Variée qui plus est, ainsi que très présente. Je ne m'en souviens tout de même plus très bien si ce n'est l'opening qui m'avait pas mal plus. Les musiques pendant les combats aussi sont pas mal du tout.

Bref Katanagatari m'a énormément plu grâce à son imagination, la prestance de ces personnages, les décors magnifiques, une bande son variée, la narration correcte...
De plus il possède une fin mémorable. Autant le blabla de début est très lourd, autant ils ont tout compris à la fin. Dommage que la fin de l'épisode soit prévisible (je ne vois pas comment certains ont plus la trouver absurde d'ailleurs ^^)
Je conseille Katanagatari, je le recommande vivement même!

9/10

#Par Deluxe Fan le 26/12/2010 à 21:54

Katanagatari : The Demon Blade


Après avoir ingurgité une dose massive de soi-disant « comédies romantiques », je me suis dit qu’un bon petit anime d’aventure de derrière les fagots ne me ferait pas de mal. Je me suis tourné vers Katanagatari, parce que c’est récent, relativement court, et surtout parce que certains membres d’AK ont un réel talent pour faire la publicité des séries dont ils sont des fanboys. Le problème c’est qu’à force de clamer partout que nous sommes en face de l’anime incontournable de 2010, on finit par y croire. Jusqu’à ce que l’on regarde par nous même et que l’on se rende compte qu’il n’y avait rien de bien fabuleux là-dedans.

Ce qui est sûr c’est que Katanaganari sort des sentiers battus sur certains points. Cela peut être appréciable : mais en contrepartie il s’aventure sur des chemins tortueux, ceux que Bakemonogatari a popularisés il y a deux ans. En effet Nisio Isin, l’auteur du roman dont s’inspire Katanagatari et aussi celui qui a engendré Bakemonogatari (d’où le titre, hem). Vous aurez donc droit à une série qui privilégiera les dialogues à l’action. Or les animes bavards ça m’ennuie et ça m’agace, surtout quand ça ne mène nulle part. Et quand j’ai compris, au deuxième épisode, que Katanagatari utiliserait la même recette, je savais déjà que cette série ne pourrait jamais de la vie être l’animé de l’année, et que sa place dans mon classement personnel était compromise définitivement.

Mais avant d’en arriver là, j’ai une critique à écrire. Je vais commencer par vous exposer un peu le cadre ; puis on parlera des bonnes idées que cet anime introduit en matière de scénario et de narration ; enfin je reprendrai la partie polémique pour aborder les quelques défauts que j’ai pu relever lors de mon visionnage.


Bien que Katanagatari soit l’adaptation d’un roman, et que la Classification lui empêche d’être catégorisé comme un tel, il serait ridicule d’occulter le fait que nous sommes en présence d’un bon petit shônen. Un peu comme TTGL, c’est si évident que je n’hésite pas à faire une entorse à la règle.

Un jeune garçon ingénu mais surpuissant, qui vit reclus au milieu de nulle part, va rencontrer une superbe jeune fille qui va l’impliquer dans une quête pleine d’aventure et de combats. C’est comme cela que débute le premier tome de Dragon Ball et c’est aussi comme cela que commence Katanagatari. En lieu et place de Gôku et Bulma, vous avez Shichika et Togame ; en lieu et place des sept boules de cristal, vous avez les douze épées maléfiques. Et je peux continuer comme ça un moment.

Shichika est un naïf qui ne connaît pas des concepts de base comme la peur ou le désir, à l’instar de Luffy dans One Piece. Il n’est censé n’avoir jamais combattu en conditions réelles, pourtant il parvient à défaire des guerriers expérimentés, comme dans Naruto. De même, les combats de Bakemonogatari sont systématiquement interrompus pour que les belligérants puissent raconter leur vie, voire carrément expliquer à leur adversaire la technique qu’ils s’apprêtent à utiliser contre eux ; tout cela rappelant les belles heures de Bleach, Saint Seiya, etc.

Mes exemples ne sont pas choisis au hasard ; ils vous permettent de bien saisir que Katanagatari est un shônen en bonne et due forme, reprenant bon nombre de clichés du genre. Je pourrais en énoncer plein, le nekketsu débordant littéralement de Katanagatari. Ce qui est loin d’être un mal, car la série parvient à affirmer sa différence, du point de vue du scénario, de la narration, et des personnages.


Le scénario a de cela de très intéressant qu’il évite avec soin le manichéisme simpliste, qui oblige les gentils à combattre les vilains et à l’emporter. Dans Katanagatari, le duo composé de Togame et Shichika parcourt le Japon pour arracher les sabres maléfiques à leurs propriétaires, le plus souvent par la force. Parfois, on se demandera si nos protagonistes ne sont pas plus durs que leurs ennemis, n’hésitants pas à inventer des stratégies fallacieuses pour arriver à leurs fins (épisodes 7 et 9, entres autres). Chaque faction a ses objectifs, parfois clairement établis (les Maniwa se battent pour l’argent, Emonzaemon par loyauté), parfois beaucoup plus flous (Je n’ai strictement rien compris aux plans de Shikizaki Kiki et de la princesse Hitei).

La série fait douze épisodes pour douze épées. Une épée par épisode, un épisode par mois, un anime pour un an. Très logique, parfaitement calibré. Mais le scénario est établi de façon à ce que les épisodes se suivent de manière chronologique, et pas le moins du monde redondante. Grâce notamment à la mise en scène dont je vais parler maintenant.


Katanagatari introduit plusieurs idées de narration qui déstabilisent d’abord avant de révéler des plus pertinentes. En premier lieu, le format. Douze épisodes de 50 minutes chacun. J’étais circonspect au début, mais finalement cela fonctionne. Après tout, 50 min, c’est le format des séries lives non ? Et personne ne s’en est jamais plaint. Le revers de la médaille, et j’y reviendrai, c’est que cela laisse la place à ces fameux dialogues sans intérêt…

La mise en scène n’éclate pas la rétine par des artifices graphiques et autres effets de style superflus (si vous voyez de quoi je veux parler…) et s’avère juste et efficace. L’anime n’hésite pas à faire quelque clins d’œil au spectateur à certains moments. Par exemple la voix off de la narratrice qui intervient à la fin de chaque épisode n’hésite pas parfois à méchamment spoiler l’épisode suivant. Le fait d’afficher en gros Kanjis les noms des techniques que les personnages utilisent m’a fait plus d’une fois sourire. Mais je retiens surtout ce fameux épisode 4, dans lequel on vous fait miroiter un putain de combat archi-important pour finalement vous en montrer un autre qui n’a strictement rien à voir. On pourrait croire à une supercherie, mais c’est tellement bien amené que l’on en rit plus qu’autre chose. Ce sont toutes ces petites choses, couplées à la forme, qui font de Katanagatari un anime de haut niveau qualitatif.


La forme donc. Se déroulant dans un univers Japon-médiéval-fantastique, Katanagatari part sur de bonnes bases. Le chara design est quelque peu spécial, très coloré et pas du tout en phase avec l’époque Sengoku (normal pour un shônen, il faut que ça attire l’œil avec des costumes flashy). Les yeux des persos sont effrayants, ils ont tous des iris bizarrement formés, genre des yeux carrés ou des trucs comme ça. Mais au moins ça bouge bien, les rares scènes d’action promettent leurs lots de ralentis spectaculaires. Rien de transcendant, mais très suffisant (et puis de toute façon il serait difficile d’égaler le niveau d’Afro Samurai ou de Samurai Champloo qui sont des chefs d’œuvres absolus).

Fait rarissime, dans Katanagatari, la BGM est de meilleure qualité que les génériques, et ce même si il y a deux openings et un ending différent pour chaque épisode (le second opening devrait d’ailleurs rappeler quelque chose aux fans de Noir et Code Geass). On trouve dans la série des thèmes inspirés d’enka, et autres musiques traditionnelles japonaises, mais aussi du jazz, du classique, de la pop… une OST variée et plaisante, qui s’insère avec facilité dans cet univers à la croisée des chemins (même si on n’atteint pas la magnificence sonore d’Afro Samurai et Samurai Champloo qui sont des chefs d’œuvres absolus ^^). Le travail de doublage est honorable, et de toute manière bien mis en valeur, vu que dans cet anime on passe son temps à discuter…


Un paragraphe sur les personnages. Ils sont ratés. Les personnages principaux tout du moins : je ne suis pas arrivé à ressentir la moindre empathie pour l’inhumain Shichika ou Togame la calculatrice. J’ai eu beaucoup plus de considération pour des personnages secondaires comme Tsuruga Meisei, ou encore Konyaku Itezora, qui ont du charisme et de vraies raisons de se battre. En fait, les possesseurs de sabres maléfiques ont tous quelque chose d’intéressant, même Sabi Hakuei qui n’intervient que deux minutes. La palme revenant tout de même à un certain personnage qui malgré les apparences, s’avère être le psychopathe le plus sanguinaire et dérangé que j’aie vu depuis longtemps (je ne spoile pas plus, mais je dois avouer que les épisodes où elle intervient sont bien jouissifs).
Rien que pour ces onze personnages + un robot, la série mérite d’être vue. Les différents pouvoirs des katanas de Kiki sont variés, différents et bien pensés. Cela m’a rappelé l’intelligence d’écriture des arcs scénaristiques qui caractérise les animes adaptés de romans que j’ai pu voir.


Ce que je n’ai pas supporté, c’est la relation entre Shichika et Togame, qui n’a ni queue ni tête. A la manière d’Araragidiot et Senjougaharabrutie, ces deux là sont liés par ce que l’on nous présente comme de l’amour. Mais en l’occurrence l’amour ne se différencie pas de la relation servile de maîtresse et animal de compagnie. Togame est le cerveau et Shichika ce sont les muscles. Shichika est censé être fou de Togame mais il ne la regarde même pas et elle n’en a strictement rien à foutre de lui. C’est donc ça l’amour que vous voulez voir ? Des « je t’aime » balancés à droite et à gauche, une relation bidon qui ne repose sur rien mais que la fan-service maintient en vie ? Dommage que Katanagatari reprenne le plus gros défaut de son prédécesseur.
Je ne parle même pas de l’épisode final, gangréné jusqu’à la moelle par un pathos larmoyant à deux francs et dont la conclusion est des plus invraisemblables (Bonjour le héros qui se réveille et devient un pur RoXXoR de la vie qui défonce tout sur son passage…)


On en vient donc à ces fameux dialogues. Où que j’aille sur le net, ces productions à la Baka… euh je veux dire à la Bakemonogatari dans lesquelles les personnages passent l’épisode à parloter sont encensés, magnifiés, portés en triomphe. Je le crie haut et fort : ils ont tort !

Je ne vais pas refaire le débat ; mais expliquez-moi : qu’en avez-vous à foutre de savoir d’où vient l’expression « cheerio » et si, oui ou non, Togame s’est trompée en voulant prononcer un autre mot ? Quel est l’intérêt d’interrompre 272 fois un combat pour raconter sa vie, son passé, son déjeuner de midi, alors que le dit combat dure en réalité trente secondes (dans le meilleur des cas)? Moi je n’en vois pas, parce qu’il n’y en a pas. Il est déplorable que le format de 50 min soit utilisé pour noyer le spectateur sous un marécage de dialogues à peine intéressants, assommants d’ennui, parfois clairement absurdes. Si vous voulez passer cinquante minutes à lire des sous-titres en bas d’un écran, autant aller lire un bouquin ou une BD !


Comme j’espère vous l’avoir prouvé, Katanagatari est très shônen dans l’esprit. Il use et abuse de clichés bien connus. Mais ce n’est en rien un mal. Au contraire : ce sont les clichés qui m’aident à me repérer dans un univers que je ne connais pas. Un anime qui s’affranchirait de tout cliché serait trop déstabilisant et ne parviendrait pas à rencontrer son public. J’irais même plus loin : Katanagatari aurait peut-être été encore meilleur s’il n’avait pas cherché à faire le malin (au hasard, en supprimant une bonne fois pour toutes les dialogues à rallonge et en raccourcissant le tout). Mais il aurait perdu de sa spécificité ; et je le concède volontiers, s’il n’y avait pas des animes avec du blabla permanent, certains se sentiraient lésés. Ce n’est pas mon style, ce n’est pas ce que je veux voir, mais il en faut.


Je retiendrais Katanagatari comme un très bel anime, qui revisite le genre et lui apporte un peu d’air frais. Je n’hésite pas à le qualifier de Bakemonogatari 2.0, tant la filiation entre les deux œuvres est facile à établir. Une ressemblance qui, pour moi, s’avère être un grave défaut, empêchant l’anime de parvenir à l’excellence. Ceci dit, je le recommande sans aucun problème pour ceux qui veulent du divertissement intelligent et soigné. 7,5/10, arrondi à l’inférieur à cause de la fin, qui déçoit franchement.


Les plus
- Jolie réalisation, jolie musiques
- L'idée des douze sabres à collecter
- Certaines scènes parfois très surprenantes
- Le format 12 x 50 min

Les moins
- personnages principaux horripilants
- la fin complètement ratée
-... je hais Nisioisin ! Ce mec est trop hypé alors qu'il ne sait pas écrire !

7/10

#Par Krokko le 26/12/2010 à 18:04

On tombe assez régulièrement sur quelques perles en animation, plus ou moins dégrossies, brillant par leur originalité, leur plastique, leur scénario ou bien par une chouette bande-son. On en garde un bon souvenir pour telle ou telle qualité, parce qu'on a bien aimé la fin, les personnages ou l'ambiance. J'en ai vu quelques-uns des comme ça. Par contre, c'est bien la première fois que, dès la première seconde suivant la fin d'une série, je me dis "Celui-là, je dois lui mettre 10/10".

Le pari était assez risqué, beaucoup comme moi ont un peu craint ce format de 50 minutes environ par épisode, épisodes chacun séparés d'un mois. J'ai bien fais d'attendre que tous soient sortis pour les regarder. Un mois c'est décidémment trop long : la saveur s'étiole, les couleurs s'etompent et les souvenirs s'effacent. Par contre 50 minutes ce n'est pas trop long au contraire de ce que je pensais à priori. Là où je craignais que certaines longueurs ne surviennent, surtout lorsqu'on me parlait de 45 minutes de blabla pour 5 minutes de combat, j'ai trouvé des épisodes plutôt cadencés, sans temps mort affreusement longs, ceux où on se demande si on va pas aller chercher un truc à manger en laissant tourner. Finalement tout est réglé sans que cela ne tourne au level-up. Je m'explique : il y a 12 épisodes avec 12 katanas 12. La suite n'est que logique mais aucune routine ne peut s'installer, pour les qualités que je vais énumérer.

Charme

Des animés on en a vu de toutes les sortes, avec certains standards et quelques-uns se démarquant du lot, plus ou moins et de manière réussie ou non. Katanagatari ne joue pas vraiment le rentre dedans à ce niveau-là mais dépote les ananas quand même. La plastique est un véritable régal, lisse et épurée comme je les aime avec surtout une grande palette de couleurs éclatantes. Les personnages sont assez bien proportionnés (sauf pour les cheveux, je l'avoue, mais en beaucoup plus joli que pour Dragon Ball), et même si on déplore un nez presque inexistant la plupart du temps, j'ai toujours été fasciné par la multiplicité des yeux. Là où d'autres se contentent de changer les couleurs, on a ici une grande variété de pupilles, iris etc... Les coupes de cheveux, même si bizarres, sont souvent très belles, une en particulier assez originale, a beaucoup retenu mon attention lorsqu'elle apparaissait à l'écran, je vous laisse le plaisir de la découvrir. Ajoutons de beaux visages et un peu de maquillage, on obtient un très beau chara-design. Mais n'oublions pas les paysages où évoluent nos deux héros au fil de leurs voyages, des paysages très doux et plutôt variés qui ne sont pas en reste et sont même plutôt complets.
Pourtant le must du must reste l'animation. Dans les combats bien évidemment, ou la vie quotidienne même, chaque mouvement possède une certaine fluidité. Je ne vais pas m'étayer là-dessus puisque les nouvelles techniques permettent bien des prouesses de ce côté-ci. Mais je veux souligner que quelques petites tentatives originales ont été introduites au niveau de la narration parfois, comme le détournement d'une scène assez dramatique en jeu vidéo (sans que cela soit choquant, bien évidemment). Comme dirait le barbare urbain que je suis : "C'est trop stylé!"

Musique et volupté

Une bande son bien chouette qui nous est proposée là, pas des plus variées certes, on retrouve un certain nombre de thèmes tout au long des épisodes mais ils accompagnent les images parfois avec douceur, parfois avec hargne ou entrain. L'une d'entre elles me faisait me redresser à chaque moment, annonçant un évènement, une tournure, un sacré rebondissement des plus épiques. Lorsque j'entendais celle-ci, j'avais presque l'impression de participer au combat et à l'aventure. Ce n'est pas une OST comme certaines essayent d'être, débordant de musiques dégoûtantes de complexité, mais une ambiance toute particulière. Pour deux personnages tout particuliers.

Shichika et Togame

Deux héros atypiques que ces deux-là, notamment Shichika. On nous a enfin fait grâce du héros stéréotypé, jeune adolescent dont le seul point faible, comme la kryptonite pour superman, se révèle être un demi tiers de picomètre carré de sous-vêtement féminin. Shichika est un enfant pur et innocent. D'environ 25 ans je crois bien, une arme affûtée et meurtrière, sans remords, jamais, mais un enfant tout de même, plus pur que nous ne le serons jamais. Préservé du monde par l'isolement, Togame l'en sort pour un périple dont on comprend la teneur mais malheureusement trop peu les enjeux. Shichika n'était qu'une arme, il va devenir humain, peu à peu transformé par ses multiples rencontres et par Togame. Celle-ci est également assez étonnante. Se surnommant elle-même Stratège, elle calcule tout, planifie tout. Shichika est bien une arme entre ses mains et elle l'utilise de la meilleure façon possible, parfois assez froidement. L'amour intervient dès le début entre eux deux, mais c'est un amour pratique pour l'une, ignorant pour l'autre, et unilatéral, presque pas existant de surcroît. Un amour platonique. C'est pourtant en couple que les deux personnages évoluent, une relation dénuée de gêne (un vrai plaisir!) dans laquelle les deux héros semblent parfaitement se trouver. C'est une véritable joie que de suivre ces deux-la dans leur quête. On est parfois choqué par le comportement de Shichika, toujours innocent, mais se révélant être une arme meurtrière, par son absence d'humanité (ou même de masculinité). On a toujours un peu de mal à les cerner, aussi bien Togame dont on ne comprend les motivations et les actions qu'à la toute fin, que Shichika, qui ne cesse de nous interloquer. Pourquoi se bat-il? Pourquoi tue-t-il? Les raisons qu'il évoque sont-elles justes? Au final on en apprend pas mal au dernier épisode qui se révèle être l'une des plus belles fins que j'ai jamais vues. 50 minutes de fin les amis! Même si certains points restent un peu obscur.

Je passe volontairement sur l'histoire qui lie chaque épisode et personnage entre eux. Je passe sur la brigade Maniwa, sur la princesse Hitei, sur Sabi Hakuei, sur tous ces personnages secondaires dont finalement, on se fiche un petit peu. Pour moi tout ça n'est qu'un gigantesque faire-valoir pour Shichika et Togame qui représentent l'essence véritble de Katanagatari. Le scénario en lui-même n'a que peu d'intérêt, on ne s'intéresse que peu à sa conclusion, en tout cas beaucoup moins qu'à la conclusion de l'histoire de nos deux héros.

Je ne suis pas très satisfait par cette critique, je ne pense pas avoir très bien réussi à traduire ce que je voulais faire ressentir. La plupart des séries sont un enchaînement d'épisodes. Katanagatari, comme son nom l'indique est une histoire. La jolie et entraînante épopée d'une petite femme stratège et d'un grand homme katana. Grand grand coup de coeur.

10/10

#Par Giggles le 21/12/2010 à 20:29

Je me suis plongée dans cette série un peu par hasard. Le format m'a fait un peu peur ainsi que la cadence des épisodes.

Cette série est tout simplement ahurissante, c'est la première fois que je regarde ce genre d'animé.

Le style du dessin, si l'on regarde juste l'image dans la présentation, pourra paraître spécial aux yeux de certains. Or quand en fait tout commence à bouger, y a plus rien de spécial, c'est un des plus beaux animés que j'ai pu voir jusqu'à maintenant. C'est un feu d'artifice de couleurs, sans que ce soit criard ou surchargé, c'est parfaitement dosé. Les paysages sont époustouflants de beauté, du jamais vu à mes yeux dans une série. L'animation est quasi parfaite, c'est un pur bonheur pour les yeux.

12 épisodes, sur 12 mois, et deux personnages qui recherchent 12 katanas (sur une période d'un an aussi), tout s'emboite parfaitement, et du coup tout est extrêmement clair.

Les héros sont hors du commun : Shichika et Togame la stratège sont aujourd'hui, pour moi, devenus mythiques. Leur rencontre est désopilante :
-Togame : "Shichika, tombe amoureux de moi, comme ça tu m'aideras à trouver les 12 katanas"
- Shichika : "euh, ok"
Tous deux développent une relation vraiment hors du commun, leur évolution est vraiment intéressante à observer.

La série est-elle loufoque ? pas du tout, rire et sérieux sont tous deux au rendez-vous. Mort et violence, amour et rigolade, on passe par toutes les émotions possibles et imaginables. Bizarrement, c'est très psychologique, je ne m'attendais pas à ça.

L'aspect qui se démarque vraiment dans cette série c'est franchement le scénar. Les dialogues sont incroyablement riches et complets, cet animé met l'accent sur la parlotte. Comment expliquer ? Je vous renvoie aux scènes incroyablement longues des films de Quentin Tarantino avec des dialogues de 15 à 20 minutes (exemple : Inglorious Basterds, la première scène du film ou Pulp fiction avec le topo sur les hamburgers). Je veux dire par là que dans les dialogues, nous avons une immense quantité d'informations, allant du sans queue ni tête à l'affaire la plus sérieuse. Attention, les dialogues sont extrêmement fluides et rapides, il faut des fois s'accrocher pour tout bien suivre. Ils sont longs, très longs, étonnement longs. Mais fichtre, ils sont géniallissimes. Ouais, dans le procédé, c'est du Tarantino à mes yeux.

Evidemment l'action prend du coup un tout petit peu moins de place. Cependant, Quand y en a, c'est tout simplement grandiose. Des combats sublimes et originaux, d'une fluidité extraordinaire. Comme je le disais plus haut, c'est un pur régal pour les yeux.

J'ajouterai juste un petit mot au sujet des opening et ending : les opening sont très beaux, rien à redire, les ending sont excellents : une musique différente à chaque fois, une image fixe des héros à chaque fois avec juste quelques infimes détails qui diffèrent si l'on fait attention.

Voilà, je vois pas quoi dire d'autre à part "grandiose". Qu'on vienne pas me parler de "chara design bizarre", parce que si on s'arrête à ça, on loupe quelque chose de démentiel.
Katanagatari est une série à ne louper sous aucun pretexte.


8/10

#Par Zankaze le 19/12/2010 à 02:15

Katanagatari...

Lorsque j'ai lu le synopsis et que j'ai pris connaissance du format auquel les épisodes allait être présenté, contrairement à la plupart des gens, j'ai tout de suite tilté.
Mais ce n'est que lorsque j'ai vu le premier épisode que j'ai accroché.
"Comment ça le premier épisode?!" 45 mn de parlotte, 5 minutes de baston?"
Oui, mais,... Un graphisme magnifique, qui m'a tout de suite plu, épuré et stylisé et qui évoque un je-ne-sais-quoi de profondément japonais, couplé à un chara-design élégant et racé...
Une OST originale et variée, n'hésitant pas à mélanger les genres, avec de véritables perles (notamment le morceau de vocalise traditionnel japonais que je me suis passé au moins une heure en boucle)...
Une animation impeccable quand bien même elle ne se met que rarement en valeur dans les épisodes.
Des dialogues savoureux et pince sans rire, doublés par des seiyuu géniaux...
Mais surtout une ambiance à part, un petit quelque chose de différent.

J'ai donc commencé à suivre Katanagatari. Et je suis allé de surprises en surprises.
Les nombreux personnages que rencontrent ainsi notre duo possèdent une personnalité propre et et évitent tout cliché et chacun apporte sa contribution à l'ambiance, "l'univers". Tout manichéisme et toute "simplification" sont évités, donnant ainsi à la série une étrange touche de réalisme, même lorsque celle-ci amène des élément qui ne le sont pas.
Mais surtout, Katanagatari évite tout "Fan-service" (à ne pas prendre ici dans le sens ecchi du terme), n'hésitant pas à annoncer un combat dantesque pour ensuite l'occulter au profit d'un autre, certes étonnant mais bien moins spectaculaire!
Je n'ai qu'un seul regret: même si j'ai trouvé ça habile et osé... J'aurais quand même bien voulu le voir, ce fameux combat!
J'ai donc continué, et me suis laissé emporter par une série dont le scénario discret et les révélations amenées au fur et à mesure annonçait un final des plus intéressant.
Et je n'ai pas été déçu.
A vrai dire, c'est l'un des meilleurs, des plus classe que j'ai jamais pu voir. Une tension émotionnelle géniale, des combats magnifiques (si vous pensez qu'il n'y en a pas assez, attendez la fin!), une fin simple mais satisfaisante...
Pas haletant, non, ce n'est pas le style de Katanagatari. Mais captivant.
A ce sujet, je tiens à féliciter les doubleurs, et en particulier celui de Shichika. Jamais une scène d'adieu pourtant sans "chichicherie inutile" ne m'a semblé aussi poignante que celle du début de l'épisode 12. Les sentiments et en particulier la douleur (morale) était si parfaitement exprimé qu'on s'y serait cru. Du grand art.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré Katanagatari. Jamais une série n'a pour le moment si parfaitement réussi à mettre d'accord mon regard objectif et mon regard de fan, sensible si vous préférez. C'est donc pour ça que je lui décerne la meilleure note possible pour moi.
On peut bien crier à la mort (infondée) de la japanimation, tant que des perles comme Katanagatari existeront, j'en rigolerais doucement...

9/10

#Par Kyoshi le 19/12/2010 à 00:38

Katanagatari n'a pas fait beaucoup de bruit sur A-K, mais il était pas mal attendu par ailleurs. Pour ma part, il m'avait attiré l'attention parce que malgré son scénario qui rentre sur un timbre poste, il criait l'originalité à pleine voix. En plus, il y avait 'gatari' dedans...mon cerveau à affiché une petite ampoule et j'ai vite fait le lien avec Bakemonogatari. Cependant, attention : Katanagatari n'a aucun lien avec Bakemonogatari, si c'est n'est que ce sont tous deux des adaptations de Light Novels écrits par Nisio Isin. Rentré dans la wishlist, il y est resté, resté, resté...et finalement plus ou moins oublié. On me l'a rappelé plus tard, et je l'ai commencé, pour rapidement arrêter le visionnage, d'une part par manque de temps et d'autre part par manque de temps. J'ai repris et terminé la série aujourd'hui même, m'enfilant pas moins de 10 épisodes d'affilée.

Vous me direz : 10 épisodes !? C'est rien ! Je fais ça tous les soirs, moi ! (c'est ça, soyez en fiers...) Et c'est là qu'on arrive à la première originalité de cet anime, et ce qui a éveillé l'intérêt de beaucoup de petits passionnés comme moi et peut-être vous. Katanagatari propose en effet un format de diffusion plutôt rare et si j'ose dire, original. On a en effet le droit non pas à 20 minutes par semaine, mais 50 minutes par mois. "Mais ça sert à rien, les épisodes sont trop éloignés les uns des autres, aussitôt un épisode fini, on oublie que la série existe !", certains diront. Je serais tout à fait incapable de vous répondre, pour tout vous dire, puisque je me les suis tous enfilés les uns après les autres. Je n'ai donc pu goûter qu'aux aspects favorables du format. Je ne suis pas fan des épisodes d'anime qui présentent une histoire à part entière (genre une histoire par épisode, vous voyez ce que je veux dire). C'est agréable quand on a pas de temps, mais on ne rentre jamais réellement dans la série, et puis la qualité devient trop inégale, aussi. Or, Katanagatari a bel et bien une histoire par épisode, plus ou moins. Si vous avez bien lu le synopsis de Zankaze, et que vous êtes pas trop idiot, vous aurez vu qu'on a 12 épées pour 12 épisodes soit...1 épée par épisode ! (A ceux qui n'y avaient pas pensé, je ne m'excuse pas de les avoir traités d'idiots.). C'est là qu'une autre crainte nous vient à l'esprit : une épée par épisode...ils se sont vraiment pas cassé la tête, hein ! Je sais déjà comment elle va finir, moi, l'histoire, d'abord ! J'ai même pas besoin de le regarder, cet anime, en fait !. En plus, on pourrait résumer l'histoire en : "deux idiots qui vont chercher des épées". Ou encore plus court : "Chasse à l'épée". Ce qui ne ferait plus qu'un mot pour ceux qui ont des bases en japonais : Katanakari (étrangement proche de Katanagatari, d'ailleurs...j'espère que je ne me trompe pas). Détrompez-vous, jeunes gens ! Katanagatari arrive à nous faire rentrer dans l'histoire, parce que les épisodes durent 50 minutes...au fond, ils ressembleraient donc plus comme des arcs de 3 épisodes de 20 minutes de long qu'autre chose. En plus, on n'a pas réellement une histoire par épisode, étant donné que chacun fait considérablement avancer le scénario global.

On se doit donc de parler un peu de ce scénario, qui pourrait en rebuter certains. C'est sûr que ça fait réellement 'shônen-type', etc etc. Je vous rappelerai d'abord que l'on ne peut pas parler de 'shônen' pour des animes tirés de Light Novel. De toute façon, ça ne s'applique pas, parce que Katanagatari ne ressemble pas à ce qu'on pourrait considérer comme le 'shônen-type'. En fait, derrière son apparente linéarité, il cache un scénario plutôt bien développé, mais surtout très bien mené. Les développements ne sont pas invraisemblables, on n'a pas 50 rebondissement par épisodes, mais pas aucun non plus. En fait, ce n'est pas dans l'enchaînement des évènements qu'on est surpris, mais plutôt dans le déroulement lui-même. On n'est parfois pas surpris par le résultat, mais on ne pouvait pas deviner comment ça allait se passer. Enfin, ce n'est qu'un ressenti personnel. Chaque combat, chaque dialogue, chaque personnage est présenté de manière originale. Vous comprenez bien que sans cet aspect là, la base linéaire du scénario aurait rendu l'anime plutôt inintéressant.

Un aspect majeur de Katanagatari que j'ai trouvé vraiment, vraiment prenant est son réalisme. Réalisme, j'ai entendu ? Dans un Japon médiéval fictif, des gens surhumains et des épées magiques ? Vous vous foutez de moi ?! Pas du tout. "People die when they are killed" - la règle sacrée énoncée par un mauvais traducteur de fansub, qui n'est jamais respectée dans les animes est plutôt bien respectée ici. Enfin, ce n'est pas pour ça que l'anime est particulièrement réaliste, mais parce qu'il est tout sauf manichéen. On n'a donc pas de longs discours moralisants (la morale, c'est la notion du bien et du mal, je rappelle), pas de messages à soutirer, pas de longue apologie de l'amour et de l'amitié (et donc pas de pseudo-nekketsu à la Bleach, je souligne). La vision donnée du bien et du mal vient avant tout des personnages (imaginez le Seigneur des Anneaux avec des Orcs qui connaissent la pitié), donc j'en profiterai pour parler des personnages. Dans Katanagatari, les gens se battent pour leurs objectifs, ou alors pour les trouver, ou alors ou rien du tout. Ils possèdent tous une personnalité spéciale, et chacun a un charisme particulier, ce qui fait qu'on s'y attache. Leurs objectifs, leurs convictions sont parfois plus louables que celles des deux personnages principaux. En fait, les deux personnages principaux ne sont pas toujours des protagonistes à mes yeux, et n'agissent pas pour la justice et le bien. Ils ne représentent qu'un facteur de plus dans l'image plus grande qui est proposée. Oui, ce ne sont pas deux factions qui s'opposent, mais trois voir même quatre, sans compter ceux qui se battent individuellement. Ce qui est intéressant, c'est qu'on nous présente exhaustivement chacun des personnages (à part un ou deux), ce qui fait qu'on apprécie tous les développements de l'anime, même s'ils ne concernent pas tous les deux 'héros'. Vous l'aurez compris : chacun des personnages est un minimum fouillé, et ils sont en effet la force motrice de l'anime.

Il fallait absolument qu'ils soient creusés, à cause de l'importance donnée aux dialogues dans la série. Vous l'aurez sûrement constatés avec Bakemonogatari, les œuvres de Nisio Isin comportent beaucoup, beaucoup, beaucoup de dialogue. On a même 75% de dialogue en tout. Le grand avantage est qu'avec 75% de dialogue, on a 75% de présentation et développement des personnages, et autant de profondeur pour ces derniers, ce qui permet réellement de rentrer dans l'histoire. De plus, les dialogues sont très bien menés, et même si ça ne flashe pas de partout, on ne s'ennuie pas le moins du monde. Ceci est surtout dû au fait que le duo formé par les deux personnages principaux est très intéressant. Ils sont plutôt complémentaires, je dirais. Quand on voit Togame le (pseudo-)cerveau du groupe et Shichika le naïf par excellence, on peut se demander jusqu'où ils iront. Leur relation est parfois inexistante, parfois passionnelle...c'est assez intéressant/particulier pour tout dire. Togame est un personnage jamais vu dans la japanimation, je pense. Difficile à cerner avant les derniers épisode, malgré le temps que l'on passe avec elle ; incroyablement excentrique, parfois gamine, parfois plutôt intelligente. Ah, et puis elle a des cheveux blancs - ça devrait suffire pour vous dévider à regarder l'anime, normalement. Elle a un autre aspect pas mal, mais vous les découvrirez assez vite... Shichika a passé une vingtaine d'années sur une île déserte, donc c'est le nigaud par excellence (il est plutôt lent par nature, en plus). Il est donc plutôt vide, et ça laisse de la place pour un character development énorme, qui est d'ailleurs remarquablement exploité par les réalisateurs. Attention, Katanagatari n'est pas un voyage initiatique : ce n'est pas Candide revisité ou quoi que ce soit, hein ! En somme, le duo laisse beaucoup de possibilités à un humour qui est loin d'être lourd, et pas vraiment répétitif. Il est cependant assez particulier par moments, et c'est ce qui donne une ambiance spéciale à l'anime. Enfin, ce n'est pas une série axée sur l'atmosphère, je précise. Pas que celle-ci soit désagréable, mais qu'à part le fait qu'elle soit plutôt originale, je ne l'ai pas trouvée mise au premier plan (pas comme dans Aria ou Shingetsutan Tsukihime, par exemple).

Enfin, le fait qu'on ait tant de dialogue nous permet d'avoir des personnages géniaux, un humour très agréable...mais qu'en est-il de l'action ? Question évidente qu'il est nécessaire de se poser. En fait, même si toute la série est centrée sur des épées et tout ce qui tourne autour, on a très peu de combats. Tout l'épisode est centré sur le combat, qui permettra aux 'protagonistes' d'obtenir l'épée...mais le combat ne dure pas plus de quelques minutes par épisode. On l'attend, on l'attend, et il arrive pas...l'épisode 2 nous fait un magnifique faux espoir de ce côté-là, d'ailleurs. Alors si le reste n'était pas intéressant, on pourrait trouver ça frustrant, mais pour tout vous dire, Katanagatari n'est pas un anime de combat, donc ça ne se ressent pas vraiment. En plus, le combat tant attendu ne déçoit (presque) jamais. Comme chaque épisode est spécial, chaque personnage est spécial, chaque épée est spécial, chaque combat est évidemment spécial. On ne tombe donc pas ni dans l'ennui ni dans la répétition. En plus, chaque combat est très bien animé et mis en scène, à part un ou deux qui sont un peu simplistes. Du coup, je n'ai pas été déçu. L'abondance de dialogue soulève un autre problème potentiel : le rythme ! "On avance relativement doucement, avec une histoire, un ennemi toutes les 50 minutes...et en plus ça ne fait que parlotter ! Ça doit vraiment être lent, non ?" "Pas du tout, vu que c'est intéressant " serait ma réponse. Je ne vous cacherai pas que je me suis posé des questions au début : les épisodes 2 et 3 ne sont pas particulièrement passionnants, quand on compare avec ceux d'après. La chose est que les scénaristes se rattrapent dans les 4e et 5e épisodes qui sont absolument géniaux et placent l'anime dans une catégorie tout à fait à part. Ne craignez donc rien ! Après, si vous n'êtes pas satisfait par ces épisodes, je pense que vous pouvez arrêter le visionnage. Au passage, je vous signale que la fin n'est absolument pas décevante, ce qui est pour moins un gros plus pour l'anime. Le nombre de séries qui ne se finit pas, qui se finit en un bordel innommable ou pour lesquelles on reste sur sa faim (...) est effarant...mais ne concerne pas Katanagatari !

Je vous parle d'originalité, mais je n'ai pas encore mentionné ce qui fait la particularité de Katanagatari. C'est surtout dans sa réalisation visuelle que l'œuvre se démarque. Tout en étant très innovateur, c'est d'une beauté indéniable. Je passe vite sur l'animation, qui est très agréable, tout à fait digne d'un anime de cette année, sans pour autant être du niveau d'un Panty & Stocking ou d'un TTGL. Les décors sont absolument magnifiques. Le style graphique est un peu particulier, et assez difficile à décrire - ce sont en effet les textures utilisées qui sont spéciales. En tout cas, ils sont toujours nourris de détails et de véritables délices pour l'œil, tout en gardant des couleurs plutôt douces. Le chara-design est le deuxième aspect qui choque. En effet, il est pour le moins original. C'est un style jamais vu auparavant. On penserait au premier abord que les personnages manquent de détails, qu'ils ont pas de nez...mais ce n'est pas le cas. En effet, des détails changent quand l'orientation des visages changent, ce qui montre qu'il y a pas mal de travail derrière. Les yeux et les coupes de cheveux plutôt bizarres sont surprenants mais pas mal du tout ! Après, ça reste très, très particulier donc ça ne plaira pas à tout le monde. La musique est d'une variété surprenante : on passe du classique au hip-hop à des thèmes plutôt bizarres, à de la musique traditionnelle japonaise. Enfin, l'OST colle très bien à l'anime et contribue vraiment à la particularité de celui-ci.

Vous l'aurez compris, Katanagatari n'est pas un anime commun. C'est une des preuves que le moe et le mainstream n'ont pas encore conquis la japanimation. C'est une vraie bouffée d'air quand on considère ce qui est sorti cette saison, comme Oreimo...(qui n'est pas foncièrement mauvais, d'ailleurs...). Du coup, par nature il ne plaira pas à tout le monde, et c'est essentiellement à vous de décider. Personnellement, c'est un de mes coups de cœur et je ne suis pas près de l'oublier, alors je vous propose au moins de vous pencher dessus et de faire connaissance avec un anime que j'ai vraiment envie d'appeler une œuvre d'art.

Je conclus donc par une réplique qui résume bien l'esprit de la série :

Cheerio~!

8/10