L'Autre Monde

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 1999
- Titre original: Ima, Soko ni Iru Boku
- Nombre d'épisodes: 13
- Site officiel: http://www.anime-int.com/works...
- AKA:
- - 今、そこにいる僕
- - Ima, Sokoni Iru Boku
- - Now and Then, Here and There
Staff technique [liste]
- Production: AIC, Geneon Entertainment, Studio A. P. P. P.
- Réalisation: Daichi Akitarô
- Chara-design: Nishino Rie, Ôzumi Atsushi
- Idée originale: Daichi Akitarô
- Musique: Iwasaki Taku
- Diffuseur: WOWOW
- Assistance à la réalisation: Miyazaki Nagisa, Sokuza Makoto
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: L'Autre Monde
- Editeur: Déclic Images, Manga-news.TV (VOD)
Doublage
Akemi Okamura (Matsutani Shu), Kaori Nazuka (Lala-ru), Azusa Nakao (Sara), Kouji Ishii (Hamdo), Reiko Yashara (Abelia)
Synopsis
Shu Matsutani est un jeune garçon énergique qui aime observer l'horizon. Après une mauvaise journée, il monte sur une cheminée d'usine comme il en a l'habitude mais il est surpris d'y trouver une jeune fille. Charmé par cette rencontre, il engage la conversion. Elle lui révèle son nom, Lala Ru, mais un groupe armé, venu d'un autre monde, débarque au même moment et kidnappe Lala Ru. Shu tente de la délivrer mais est envoyé dans leur monde...
Synopsis soumis par kuchiki byakuya
#Par enigma314 le 02/04/2011 à 23:19
Œuvre mature réservée à un public averti de par la violence de ses scènes, le thème des enfants soldats y est abordé de manière crue et sans concession. Si vous adorez les éloges sur la bonté de l’homme, vous risquez d’être déçu. L’autre monde parle de ce qu’il y a de pire en lui.
L’OP et l’ED ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable. Nul doute que le graphisme de l’animé a vieilli mais la force de son histoire pallie aisément “son âge”. Comme la plupart des héros sont des enfants, le chara design leur donnera un côté mignon pour nous rendre encore plus triste face à leur destin tragique. Âmes sensibles s’abstenir, les pires crapules sont les adultes.
Véritable plaidoyer contre les tyrans de toutes sortes, cet anime nous montre que derrière tant de cruauté, ils peuvent se révéler lâches et peu sûr d’eux. Mais pourquoi des hommes aussi horribles peuvent-ils asservir toute une population? Les réponses sont, en partie, apportés par les personnages d'Abelia et Nabuca. Des personnages complexes dans leurs psychologies à l’image de la nature humaine si tourmentée.
Et notre héros dans tout ça? Sous la façade de l’image du brave gars niais, gentil et optimiste de surcroît (qui en énervera plus d'un), il défend l’adage “tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir”. Certains devant tant de cruauté baisseraient les bras et se laisseraient aller à leurs pensées négatives, Shu est justement là pour rappeler que la vie n’est jamais un cadeau. Sa force de caractère, son courage malgré les coups reçus font de lui un lutteur, un combattant contre l'ombre et l'obscurité. Trop simplet pour certains, trop dangereux pour d'autres, la liberté de jugement sera laissée au spectateur.
La mystérieuse Lala-ru est un personnage amorphe et pas très recherché comparé à celui de Sara. Il n'en reste pas moins que cette distance voulue est suffisante pour justifier sa place dans l'histoire. Il sera difficile de ne pas compatir au destin de Sara, un des personnages les plus émouvants de la série.
Cet animé amène à réfléchir sur la réalité du monde avec 13 épisodes qui se révèleront éprouvants. Pour ma part, pas besoin de rechercher des explication rationnelles aux comportement des personnages ou une meilleur approche de leurs psychologies, cette série est juste un constat. Malheureusement amer car la réalité dépasse largement la fiction...
#Par AngelMJ le 06/11/2010 à 12:50
Voici une série assez atypique dans l'univers de l'animation japonaise. Loin d'être parfaite, Now and Then, Here and There se veut assez anecdotique pour que le spectateur prenne le temps de se pencher dessus.
Ce qui surprend le plus dans cette série est le gouffre entre le visuel et le propos. Alors que ce dernier aborde des thèmes graves, le style graphique est très enfantin, ce qui est à la fois troublant et déstabilisant. Du coup, ça ne sonne pas toujours très juste et par moment, on se demande si un tel choix est réellement une bonne idée. Car le spectateur se retrouve dans une situation assez inconfortable, se sachant pas toujours à quel degrés prendre la série.
Ce sentiment d'inconfort est également accentué par les personnages et l'univers. On a du mal à se reconnaître à Shu, héros de shônen bas de gamme, qui évolue peu et reste le cliché classique du jeune garçon plein de bravour et de bêtise. A ce petit jeu, le personnage de Sarah aurait gagné à être mieux développé car plus complet et plus crédible dans cet univers apocalyptique. Côté tare, on a également le personnage, pourtant centrale, de Lala-Ru. Contaminé par ce fichu syndrome de la fille muette et mono-faciale, ce personnage n'inspire rien et ne dégage rien. Du coup, on est surpris par l'engouement qu'elle produit autour d'elle, que ce soit vis-à-vis de Shu qui veut la protéger sans raison valable, et Hamdo qui veut s'approprier son pouvoir. Le dictateur est au passage une vraie réussite. C'est un vrai monstre de sadisme, impulsif, parano, schizophrène, que l'on apprend à vite haïr. Difficile par contre de comprendre pourquoi Abelia, son charismatique bras droit, lui obéit aveuglément.
Quant à l'univers de la série, c'est un peu le même constat. Très peu développé, ce monde apocalyptique en pleine guerre dégage un sentiment de désespoir souvent palpable. Le but est clairement ici de dénoncer le sujet sensible des enfants soldats, mais le tout est présenté de manière maladroite. C'est parfois trop cru, parfois pas assez, en témoigne les expériences de Sarah, très bien mise en scène, qui sonne plus juste que le quotidiens des soldats d'Hamdo. Du coup, le spectateur reste sceptique sur le but même de l'anime. Pourquoi un tel monde? Quel est le message véhiculé? Si on le devine parfois, on se demande pourquoi les réalisateurs sont n'ont pas fait des choix plus judicieux ou simplement plus directs pour amener leur propos.
Now and Then, Here and There n'en demeure pas moins une série à voir et à recommander. Elle parvient à créer un univers intéressant même si peu approfondi, avec des thèmes osés et souvent peu employés. Reste à voir si le choix graphique de la série n'aura pas d'impact trop négatif sur votre appréciation globale de cette histoire.
#Par azorni le 23/02/2010 à 03:48
"L'autre monde" est un anime qui m'a d'abord surpris, puis déçu, puis surpris, puis finalement conquis.
Surpris parce que le premier épisode m'a montré des qualités que je n'aurais pas imaginé trouver avec cet anime. En effet on commence avec un chara-design assez désuet, et une scène hyper cliché où un jeune japonais descend le matin en vrombe dans la cuisine, pour ingurgiter à la va-vite son petit-déjeuner et se faire chambrer par sa nee-chan... Bref on n'a pas l'impression d'avoir affaire à un anime très original.
Puis on s’aperçoit que la réalisation est très soignée. Le réalisateur n'est pas avare en décors et en différents points de vue, et tout ça semble particulièrement bien pensé. Et il y a cette façon de gérer les silences, de laisser la caméra trainer sur le visage d'un personnage pendant de longs instants. On sent donc une œuvre mature, ce qui surprend car les personnages principaux sont des enfants, et que donc perso je m'attendais à une histoire plus shonen ou seinen...
Puis vient le fantastique, et là le premier épisode est drôlement bien fait et place la barre haut à mon avis. J'ai adoré la scène de la rencontre entre Shu et Lala lu, puis celle du plongeon dans une autre dimension. Et à la fin de l'épisode, celle où Shu réalise qu'il a quitté son monde lorsqu'il voit un soleil qu'il n'avait jamais vu auparavant. Cette scène est filmée en montrant son visage stupéfait, avec un de ces silences dont je parlais. L'effet marche parfaitement et à mon sens c'est comme ça qu'on doit traiter un thème fantastique. D'ailleurs cette scène de découverte d'un autre monde par le spectacle d'un autre soleil m'a fait immédiatement penser à un roman de Christopher Priest que j'ai lu récemment : "Le monde inverti" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_monde_inverti). Ce n'est d'ailleurs sûrement pas une coïncidence puisque d'autres éléments du scénario m'ont ensuite rappelé ce même bouquin. Bref, pour moi l'entrée en matière était absolument brillante, ce qui explique ma légère déception après quelques épisodes.
Déception car j'ai eu un peu de mal un moment à accrocher aux deux ou trois épisodes qui ont suivi. Trop de personnages présentés d'un coup, une intrigue fantastique qui semblait être remplacée par une banale aventure.
Mais ma déception fût de courte durée car très vite cet anime m'a *encore* surpris. Ce à quoi je ne m'attendais pas ce fût l'aspect violent et sombre, incarné notamment par ce personnage de tyran psychopathe gravement atteint. Et le héros qui s'en prend plein la gueule, qui perd le trésor que lui avait confié son amie, et qui ne parvient pas à sauver une fille qu'il avait promis d'aider... Tout va mal donc au début, et c'est ça qui m'a surpris, mais dans le bon sens du terme. Amha pour rendre un héros *héroïque*, c'est une bonne idée de lui en faire baver dans un premier temps, afin qu'on apprécie mieux ses exploits une fois qu'il s'en est sorti. Donc, encore un bon point.
Ensuite le traitement du thème de la guerre, mais là je n'en dirais pas beaucoup plus sinon je risque de gâcher le visionnage de ceux qui liraient cette critique avant de voir l'anime. Je dirais simplement que c'est très bien traité, lucide et mature, et qu'il y pas mal de scénaristes qui devraient en prendre de la graine amha.
Je déplore tout de même une petite pointe de manichéisme à travers l'apologie de la famille (j'aime pas le personnage 'Sis', trop caricatural amha). Mais bon rien de bien méchant.
Sinon j'ai bien aimé aussi l'OST, très classique car avec beaucoup de violons, mais très bien quand même. Certains passages m'ont rappelé les meilleurs moments de Claymore.
Enfin la fin, vraiment très jolie, surtout la dernière scène avec Lala Ru. C'est en visionnant cette scène que je me suis rendu compte que je venais de voir un grand animé.
Bref un très bon anime, ambitieux et réussi car c'est un drame fantastique et que le drame, tout comme le fantastique, sont des genres difficiles au cinéma à mon avis.
Donc moi je tire mon chapeau et je recommande cet anime très chaleureusement.
Quant à la note, bon ben je crois que j'suis obligé de mettre un 10 : j'mettrai bien 9,5 mais faut arrondir et 9 ça me parait pas assez.
PS: édition de janvier 2011. Ah j'ai des scrupules à laisser un 10 à cette série. Je change en 9.
#Par Vit Zayder le 06/02/2009 à 17:55
Une fois n'est pas coutume, j'ai suivi la sélection AK et me suis lancé dans cet anime.
Je déteste une chose : ce sont les scénarios Pirouette Cacahuète. C'est-à-dire ces scénarios où un truc complètement psychédélique arrive à un Mr Tout-le-monde et va en faire un héros. Ça arrive souvent dans les animes. Ce qui rend ça détestable, c'est que le type en question pourrait être n'importe qui et qu'à aucun moment de l'histoire quelque chose ne viendra justifier le "lui plutôt qu'un autre"...
Comme le petit homme et le bout du nez tout ça quoi...Ok le rapport est ténu. Exemple typique : Black Lagoon.
NT,HT commence par un épisode Pirouette Cacahuète et en plus, j'ai détesté presque instantanément l'identité graphique et visuelle de l'anime. Associé à un Gizmo qui s'annonçait comme clairement insupportable en guise de héros, je me demande encore pourquoi je suis passé à l'épisode 2.
Avec le recul, ce fut une bonne inspiration. L'univers dans lequel arrive notre sympathique héros tête à claques promet le glauque et le côté dictature aveugle d'un grand malade nommé Hamdo a tout ce qu'il y a de plus flippant. Cette problématique de l'eau, ce monde à mi-chemin entre Mad Max et Tank Girl, bref ça sentait bon ça.
J'en venais à oublier l'extrême laideur de certains personnages. Oui, Lala Ru est laide, sacrément laide et vivre ainsi depuis aussi longtemps doit en effet être déprimant. Je me demande encore comment on a pu prendre Sarah pour Lala Ru mais bon, on a tous nos petits problèmes. Bref je me suis retrouvé scotché à cet univers qui me donnait une envie folle d'en savoir plus alors que le visuel, pour moi c'est sacré. C'est dire le potentiel du-dit univers. Surtout qu'on abordait des thèmes franchement yabon. A priori.
Comprenez bien que je ne remets pas en cause la volonté des auteurs d'aborder des thématiques graves et sérieuses et ce, de manière originale. Mais j'ai eu par moment l'impression que cet anime n'était qu'un prétexte pour aborder ces thèmes.
Il en résulte un manque de rythme certain, des rebondissements ubuesques et l'impression qu'un documentaire bien mis en scène aurait mieux fait. Parce que au final, au niveau scénaristique, il ne se passe pas grand-chose. Même pour douze épisodes. Et la fin aurait aussi bien pu arriver au 2e épisode.
Du coup, écartelé entre ces thèmes dures et la volonté de faire un anime qui tient la route, je me suis retrouvé avec l'impression que ni l'un ni l'autre des objectifs n'était vraiment rempli.
Je développe un peu. L'enfant soldat. Bien c'est tragique, c'est affreux, c'est immoral. Certes. Mais alors pourquoi est-ce que ce très charismatique Shu n'est pas traumatisé comme tout le monde ? Au lieu d'être totalement détruit psychologiquement, Monsieur continue à tout comprendre très rapidement (il est intelligent) et réussit à rester lui-même.
Bel exploit. Même moi, tout déviant que je suis, j'ai failli être mal à l'aise. Je dis bien "failli". Pourquoi ? Parce que si on veut aborder la thématique des enfants soldats, on fait ça sérieusement. On nous enrobe pas le tout de bons sentiments. C'est tragique, donc c'est noir, c'est violent, c'est dur. On devrait être pétrifié de honte et de malaise. Moi je me suis demandé pourquoi ils évitaient pas mieux les balles. Bon je caricature mais c'est un peu ça.
Seul thème où j'y ai cru : les méfaits horribles auxquels sont confrontés Sarah. OK j'ai été bien mal à l'aise. Le pouvoir de suggestion a été très habilement utilisé. Ainsi que tout ce que cela entraîne dans la fin de l'anime. Bien. Mais l'impression qui en ressort c'est que l'excuse minable de son enlèvement (une ressemblance avec Lala-Ru ???) ne sert qu'à pouvoir aborder cette thématique.
C'est d'ailleurs global. On croit pas à tout ce qu'il se passe. Non je ne compatirais pas avec Lala Ru. Son personnage est trop insipide pour ça. Oui sa vie est horrible, mais je ne me suis pas senti concerné une seule seconde. Peut être que le personnage n'était pas assez développé ou trop tardivement.
Plus encore, l'univers est totalement laissé de côté. On a la sensation que les auteurs n'ont jamais réellement souhaité faire un anime de fantastique ou d'anticipation (c'est selon). Un peu comme pour Evangelion, ils n'ont jamais souhaité développer ce monde et son histoire. Et moi, ben ça me frustre. A quoi bon ? Faites un documentaire, les gars. Ou montrez les choses dans leur contexte.
On prend Michiko to Hatchin. C'est déjanté mais quand on nous montre des gosses des favelas et leur vie de merde, on se sent concerné et on se dit que ça existe ! Pourquoi nous faire saliver cet univers grandiose pour nous parler d'enfant-soldats aussi naïvement ? Si c'est concept, alors je suis has been total.
Parce qu'au final, on a une réalisation moyenne, techniquement plutôt faible. Des thèmes sérieux et originaux mais finalement abordés trop naïvement et superficiellement (à part pour le cas de Sarah) dans un univers qui ne sera jamais développé. Frustrant. Peut être trop ambitieux en fin de compte et malgré des intentions sincères de faire bien et neuf, tout cela est trop moyen.
#Par El Nounourso le 24/05/2008 à 23:46
Je ne suis pas un grand fan des histoires se déroulant à notre époque et où, par une habile secousse scénaristique, le héros se retrouve projeté dans un monde fantastique. C’est malheureusement le cas de ce Now and Then. Ce choix est probablement sensé aider l’identification au personnage, mais ça brise un peu l’immersion, en tout cas au début, car au fil de l’aventure on finit par oublier comment tout a débuté. Enfin bref...
Le jeune héros s’appelle Shu et se trouve être un amateur de kendo, un talent qui lui sera très utile plus tard. L’escalade de cheminées industrielles est aussi un de ses hobbies, et c’est à l’issue d’une ascension qu’il rencontre la mystérieuse Lala Ru (« Lalalu » en japonais, craignos hein ?), une fille aux yeux et aux cheveux bleus. Shu n’a pas vraiment le temps d’engager la conversation puisqu’un portail s’ouvre sur d’inquiétants assaillants venus d’un autre monde, visiblement à la poursuite de Lala Ru. Celle-ci se fait capturer mais Shu se lance à sa poursuite dans l’idée de lui porter secours. Et le voilà dans un nouvel univers désertique où règne le roi Hamdo, un psychopathe mégalomane passablement dégénéré. Pour faire avancer son vaisseau, le monarque a besoin de grande quantité d’eau, chose que seule Lala Ru et son médaillon magique peut lui fournir.
Hamdo est avant tout un conquérant qui s’appuie sur de la chair à canon et l’utilisation d’unités mécaniques. Il se cogne complètement des pertes humaines que ses opérations militaires peuvent occasionner, mais il doit donc effectuer des recrutements très fréquemment. La plupart des soldats sont enrôlés de force, et sont de plus en plus jeunes. Le spectateur assiste ainsi aux entraînements très durs d’enfants soldats, aux sacrifices inutiles de troupes, aux attaques de villages… La guerre est présentée de façon très noire, elle apparait comme complètement insensée, sans but logique, sans cohérence, le simple fruit d’un esprit malade et trop ambitieux. Aucune explication n’est fournie sur la légitimité d’Hamdo et j’avoue ne pas trop avoir compris l’absurde soumission de ses lieutenants, en particulier celle de l’énigmatique Abélia, pourtant consciente de l’instabilité mentale de son chef.
Tous ces éléments convergent pour former une critique acérée mais pas forcément très subtile de la guerre. En tout cas ça fait froid dans le dos, d’autant plus que la série fait parfois preuve d’une violence (montrée ou suggérée) étonnante : torture, viol, massacres… exercés contre des enfants ou de jeunes ados ! En ce qui concerne le chara-design, je l’ai trouvé assez laid, tant et si bien que l’on peine un peu à s’identifier aux personnages. Et puis le héros est vite énervant, avec sa tronche et sa voix suraigüe de gamin. Il est d’ailleurs amusant de réaliser que la version anglaise a visiblement essayé de le vieillir en lui donnant une voix beaucoup plus grave et mature. Du côté des persos secondaires, c’est du bon boulot avec : Abélia, dont les sentiments profonds intriguent réellement ; Nabuca, qui tente de se convaincre qu’il pourra rentrer chez lui après la guerre s’il suit les ordres, aussi horribles soient-ils ; sans oublier la fougueuse Sara, l’étrange Lala Ru, le révolutionnaire de Zari Bars et la fameuse mère au foyer.
La réalisation ne casse pas trois pattes à un canard hémophile mais elle réussit à insuffler puissance et émotion au récit. Le dessin et l’animation sont compensés par une chouette musique qui peut néanmoins passer inaperçue si on ne fait pas attention. Bref c’est pas trop moche et l’immersion est bien là. Et si toute cette histoire n’est finalement qu’un brutal réquisitoire contre l’absurdité de la guerre, je dois reconnaître que la recette fonctionne. Le récit prend aux tripes, l’univers est assez réussi et l’action est au rendez-vous. Néanmoins quelques épisodes de plus auraient permis de développer certains points passés sous silence : l’explication des dimensions parallèles, l’origine de la suprématie de Hamdo, le passé obscur de Lala Ru, etc. Le fait de choisir des enfants comme héros est aussi discutable et Shu devient parfois dur à supporter, tout en restant plutôt attachant.
En dépit d'un certain nombre d'imperfections (grosses zones d'ombre, héros agaçant, réalisation dans la petite moyenne), Now and Then est vraiment une série à voir. Puissante et marquante, elle a aussi le mérite de s’éloigner des sentiers battus de la japanime en proposant un univers très cru.
#Par Shemna le 01/05/2008 à 12:16
Il est vrai que le graphisme de la série est assez enfantin. C'est même ce qui m'as un peu fait hésiter à regarder la série au début. Mais on remarquera que l'autre monde est bien représenté dans le contexte où il se trouve. On y voit un vrai paysage de guerre.
Le personnage de Lala-Ru m'as déçu car bien qu'elle était un peu "molle" au début, je pensait qu'elle s'affirmerait par la suite, mais il n'en fut rien. Shu reste quant à lui un gamin et cette expérience ne semble pas l'avoir beaucoup changé. Mais les autres personnages restent crédibles à mes yeux. En effet, comment ne pas ressentir de la peine et de la tristesse pour ces enfants, comment ne pas éprouver de la pitié pour Abélia ?
Le point fort de la série est quand même le scénario. Il peut paraître répétitif pour certains mais il traite de thèmes graves (comme les enfants guerriers, le viol, la guerre, la dictature, le manque d'eau). Il est rare d'en voir autant dans un même anime. De plus je trouve qu'ils sont bien traités. Ils peuvent nous toucher car même si dans notre monde, on croit ces problèmes loin de nous, certains sont réels, d'autres pourraient le devenir.
Pour en venir à la musique, je trouve qu'elle ajoute un plus au caractère apocalyptique de la série. On peut dire qu'elle nous met dans l'ambiance.
En conclusion, je mettrais 9 car beaucoup de choses sont réussies dans cette séries. Il y a des thèmes graves abordées et le graphisme et la musiques nous plongent dans l'ambiance grave de ces thèmes. Mais le point noir reste quand même le manque de texture de certains personnages.
#Par kuchiki byakuya le 14/01/2008 à 22:14
Dure, dure la culture. Voilà le genre d'animé qu'il est difficile de critiquer.
Le scénario n'est pas extraordianire en soi. Un garcon qui se retrouve dans un monde parallèle qui semble avoir connu l'apocalypse, voilà une histoire qui a été vue. Néanmoins, il est vrai que ce qui fait la force de cette série est sans nul doute l'univers particulier. Post-apocalyptique, ce monde de misère est une idée qui se revient souvent quand au futur de notre propre planète. L'eau y est plus précieuse que l'or et les survivants sont prêts à tout pour en avoir, même à tuer leurs voisins. Comment ne pas faire un parallèle avec un hypothétique avenir, qui semble se vérifier un peu plus chaque jour? De ce coté, l'animé est un réussite car on ne peut s'empécher de ressentir un certain malaise en voyant les nombreux paysages de désolation, proche des films comme Mad Max ou autres. Du coup, cette situation catastrophique est idéale pour n'importe quel tyran, ambitieux et sans coeur, comme c'est le cas ici.
Outre un univers flippant et possible dans notre monde, la série aborde des thèmes sérieux qui contrastent avec un design gamin. Voilà le point qui m'a géné car même s'ils s'inscrivent dans une certaine continuité, j'ai parfois eu du mal à continuer. Le 1er est le travail des enfants, incorporés de force dans l'armée d'un fou furieux. Beaucoup n'ont pas plus de 10 ans et sont terrorisés à l'idée de perpétrer ce destin horrible qui a été le leur. Obligés d'obéir aux ordres, on sent pourtant qu'ils frolent la folie, certains par la déprime, d'autres par l'ambition et d'autres par l'illusoire liberté. Mais le thème que j'ai eu le plus de mal à supporter est celui du viol qui revient souvent et de facon trop brutale. C'est un thème fréquent mais là, j'ai eu beaucoup de mal, peut-être parce qu'il est insistant avec des épisodes entiers sur ce thème et ses conséquences.
Pour les personnages, ils sont assez matures sauf le héros. Il est bruyant, loin d'être ouvert d'esprit et franchement énervant à force. Monsieur "je fonce dans le tas avant de réfléchir", voilà une attitude qui me stresse. Mais le plus étonnant chez lui, c'est qu'à aucun moment il ne s'inquiéte sur comment rentrer? Certes, il n'a pas eu trop le temps de se poser la question au début quand un bande de mabouls lui est tombée dessus mais lors des nombreuses séances de réflexion, ce n'est jamais sa priorité. Même qaund il se retrouve avec Lala-Ru, il ne pense pas retourner d'où il vient mais plutot à fuir sur la planète dans un coin perdu. J'avoue ne pas avoir compris ce point car c'est la 1ère chose à laquelle j'aurai pensée.
Pour les autres, on ne peut pas nier le travail car chacun possède un caractère particulier, bien en phase avec la situation et leurs espoirs. Nabuca est, pour moi, quelqu'un de pathétique car il cache sa lacheté et ses actes barabares derrière l'image de la victime. Qu'importe de sacrifier les autres du moment que je recouvre ma liberté. Il respecte et déteste le héros car il lui renvoie une image négative alors qu'il cherche tout le temps à paraitre fort et "juste". Sarah est celle dont le caractère est le plus logique quand on voit ce qui lui arrive, malheureusement, on ne la voit pas assez. Le duo Abélia/Hamdo est intéressant car ils ont des sentiments mutuels mais en décalage. Abélia l'aime à un point tel que ses actes sont contradictoires et logiques à la fois (voir la fin), bien qu'elle soit consciente de la folie du tyran. Hamdo, lui, est incapable de se rendre compte de ses sentiments pour elle car son narcissisme est plus fort alors que sans elle, il n'est rien. Leur relation est un mélange d'amour et de haine, qui n'a pas éclos, sauf à la fin. Mon seul regret concerne Lala-Ru qu'on en voit pas trop et qui reste au stade, "je ne pipe pas mot mais je n'en pense pas moins". Vu ce qu'elle est, il y avait surement matière à faire mieux. Bons dans l'ensemble, seul le héros est décevant car on s'attend plutot à ce qu'il soit réussi, ce qui est surprenant quand on voit la qualité de la plupart d'entre eux.
Le design est en 2 temps avec d'un coté des personnages grossiers et de l'autre un décor fascinant. Shu et les autres m'ont fait penser aux anciens animés que l'on regardait il y a quelques années (comme Tom Sawyer). Pas esthétique pour un rond, il faut reconnaitre que l'animation est fluide (avec toujours cette facilité étonnante à monter ou bondir de 10 mètres). Les fréquents paysages, observés de haut et dans le soleil couchant, sont magnifiques et la conversation que Shu et Lala-Ru ont sur ce point est intéressante.
Bien évidemment, la bande son est tout simplement magistrale et porte l'animé vers le haut. Chaque thème est choisi avec soin pour faire ressortir chaque émotion. L'opening n'est pas vraiment bon mais il s'écoute, par contre, l'ending est superbe et colle avec l'aspect dramtique de la fin de chaque épisode.
Plein de qualités indéniables, certains points m'ont géné. Le malaise ne m'a jamais quitté alors que l'histoire m'attirait vraiment. Je vais mettre 7 car je ne peux décemment mettre moins vu la musique, l'histoire et le sérieux des thèmes abordés.
#Par beber le 25/08/2007 à 11:38
Etonnante série que cet « autre monde ». Se plaçant délibérément entre l’animé pour gamin - représenté en cela par des protagoniste d’environs 10 ans et quelques, et d’un héro shonestique (a savoir super courageux et braillard, et non ce n’est pas Naruto) collant parfaitement avec ce cœur de cible- et une série plus adulte au ton assez sombre au final. Ce mélange est ma foi assez étonnant voir finalement, envoûtant.
L’histoire intrinsèquement n’a rien d’exceptionnel, mais est d’une qualité non négligeable. La quête de l’eau, la folie de l’empereur, le monde dans lequel débarque notre héros, tout cela est assez bien mené. Toutefois il y a toujours ce mélange dont je parlais tout à l’heure, à savoir cette alternance de thème assez rude (meurtre, guerre, carnages, viols) et une partie psychologique plus faible. A ce titre, l’on peut s’étonner du caractère de Shu qui pas une fois ne se demande comment rentrer chez lui, voir ne manifeste aucune surprise à débarquer dans ce nouvel endroit, obsédé par son devoir de protection du légume aquatique ( et voilà une bonne raison de regarder la série : comprendre ce que je viens d’écrire). De même certains personnages évoluent étrangement, comme guidé par la folie qui semble s’être emparé de cette citadelle jusqu’au confins de ces terres arides.
L’un des points forts – et qui prouve encore une fois la dualité de cette série- s’avère être…les personnages. Car au final, et c’est assez peu fréquent pour le signaler, rare, très rare sont ceux qui ne présentent aucun intérêt. Chacun joue sa partition et apporte sa touche au scénario. Le personnage de Sarah est assez symptomatique de ce que je viens de souligner. Un intérêt assez limité pendant 8 épisodes, puis un rôle bien plus intense les 5 derniers. Si le moteur de la série n’est pas psychologique, les protagonistes de cette tragédie n’affichant généralement qu’une facette principale, il n’en reste pas moins que ces facettes sont touchantes et généralement font mouche.
Pour revenir sur le scénario, quoique celui-ci use (voir abuse à certains moment) de grosses ficelles, il n’en reste pas moins bien ficelé, et surtout terriblement touchant. A ce titre la fin, voir l’image finale, et la façon dont celle-ci est amenée symbolise parfaitement l’envers du décors de cette aventure de prime abord d’adolescent. A noter qu’avec un peu d’imagination (et là encore on se demande : pourquoi avoir accordé aux personnages principaux un si jeune age ?) l’on peut aisément transposer cette histoire à des personnages adultes
Alors tout n’est pas non plus tout rose. L’un des défauts de la série s’avère être la présence de quelques temps morts, qui prennent forme grâce à quelques plan fixes répétés (notamment en milieu de série) qui ralentissent considérablement le rythme, sans avoir tout le temps un intérêt évident. Par contre, et heureusement au final ce procédé est peu utilisé.
Dualité encore lorsqu’il s’agit de se pencher sur l’aspect technique de la série. Dualité s’exprimant dans un charadesign d’une sommairité exemplaire : noeil-noeil géants, 3 pic pour faire une coiffure, triangle= nez… bref c’est pas là que Now and Then, Here and there puise son intérêt. Par contre assez étonnamment cette simplicité dans le trait ne s’accompagne pas d’une animation statique. Au contraire, les mouvements sont très agréablement fluide, et hormis les quelques passages évoqués ci-dessus, l’on peut attribuer une note élevée pour cette partie.
Mais « l’autre monde » ne serait une très bonne série si elle n’était pas accompagnée d’une magnifique bande son. Car si une atmosphère lourde et oppressante se dégage de cette série, ce n’est bien entendu pas par le biais de la palette graphique assez limité, mais bien grâce à cette musique qui sait très bien comment suggérer l’intensité des événement au spectateur. Cette BO fait parti de celles qui deviennent indissociables à leur support animé.
Alors pour conclure, il convient de souligner le traitement de cette tragédie, le studio AIC nous balançant sans cesse entre légèreté du dessin, et dureté du scénario. Les quelques défauts évoqués ci-dessus ne sont au final pas grand-chose comparé à la réussite d’un exercice de style pas forcément évident au préalable.
#Par Kashyyyk le 19/02/2007 à 05:04
Avant de commencer cette critique, il est important de préciser que je suis un néophyte dans le monde des mangas/animes. Je ne pourrais donc pas comparer cette série à ce qui se fait dans le genre.
Après avoir lu des critiques, notamment sur ce site, dans l'ensemble plutôt flatteuses j'ai décidé d'acquérir le coffret intégrale. Je l'ai regardée en version originale.
Le synopsis m'avait l'air assez intéressant, à savoir un adolescent prénommé Shu qui rencontre une jeune fille de son âge Lala Ru. Ils sont tous deux enlevés et propulsés dans un autre monde (d'où le titre) et Shu décide de protéger Lala Ru de ses ravisseurs après qu'elle lui ai demandé de lui venir en aide. Mais Shu est enrôlé contre son gré dans une armée composée majoritairement d'enfants.
Malheureusement la monotonie s'installe assez rapidement. Les épisodes s'enchaînent et se ressemblent. Entre les hystéries du chef suprême (Seigneur Hamdo), les discordes entre membres de l'escouade à laquelle appartient Shu et le personnage de Lala Ru fantomatique, on tombe parfois dans l'ennui.
La plus grande déception est pour moi ce personnage de Lala Ru. Elle est primordiale, au centre de l'histoire et pourtant elle n'a pratiquement aucune consistance. On ne la voit que rarement et elle s'exprime encore moins. Alors qu'elle aurait pu avoir un certain poids sur la série, pas au niveau de l'action puisqu'elle est séquestrée la majeure partie du temps, mais au niveau psychologique, les auteurs ne la montrent que sporadiquement et elle n'ajoute rien à la série. Pire, elle reste stoïque tout au long de la série, son expression faciale reste figée en toute situation.
Graphiquement c'est correct même si je savais que je ne devais pas m'attendre à un chef d'oeuvre. Le character design est simpliste, mais c'est le choix des auteurs. Par contre les décors sont assez dépouillés.
A noter certains plans fixes sur des personnages où ceux-ci ne bougent pas d'un cil.
La musique est correcte aussi, mais on aurait aimé des thèmes plus variés. Au fil des épisodes, c'est presque toujours le même thème musical qui revient. Certaines scènes auraient été plus vivantes avec une musique plus présente.
Malgré tout, tout n'est pas mauvais. On peut noter l'aspect sérieux de la série. La cruauté et la réalité de la guerre sont présentes et plutôt bien rendues. On évite ainsi les clichés et les conclusions moralisateurs. Certains personnages sont très humains à l'image d'Abelia, le bras droit de Seigneur Hamdo, ou encore Sis. Le personnage principal Shu est très approfondi et montre l'étendue de ses qualités et défauts, du courage à la maladresse. Il est le véritable moteur de la série et sauve quelque peu les meubles.
Au final cette série est une déception. Elle ne tient pas toutes ses promesses et les quelques qualités qu'elle a ne suffisent pas à compenser de grosses lacunes.
J'enlève un point pour le personnage de Lala Ru qui n'est même pas effleuré et un point pour le reste des lacunes : le manque de rythme, les décors dépouillés et les thèmes musicaux pas assez variés.
Aucun des points forts de la série ne peut contrebalancer ces défauts.
Je donne donc une note de 5/10.
#Par Scalix le 02/11/2005 à 00:18
Voila une série particulièrement intéressante. Si elle ne brille pas par la beauté de son environnement, ni par son character-design, elle nous fascine à l'aide de son scénario magnifiquement travaillé, et de son ambiance particulièrement désespérante, touchante, désarmante.
Comparée aux autres parutions de 1999 (Blue Submarine No.6, Excel Saga ou encore Crest of the Stars), Now and Then, Here and There fait pâle figure. En effet, le character design est particulièrement simpliste, et les décors, mise à part quelques scènes particulièrement travaillées, sont peu soignés et vides. Il est évident, lors du visionage, que cette série n'était pas faite pour être belle, mais pour être forte, marquante. Cela dit, il faut tout de même se forcer lors des premiers épisodes, tant l'esthétique de la série est proche d'une création datant des années 80. Admettons-le, c'est LE gros problème de la série. Mais ne soyez pas inquiets, car c'est le seul, et les qualités de la série le compensent aisément.
Au niveau de la musique, on a droit à l'un des grands maestro de l'animation nipponne : Taku Iwasaki. Pour ceux qui ne connaissent pas encore son nom, ou pour les incultes, c'est le compositeur des premières OAV de Kenshin : les sublimes Tsuioku Hen. Cet auteur est clairement le maître des morceaux classiques sublimes et désespérants. Pas la moindre trace de gaieté dans ses morceaux, seulement une profonde tristesse, qui va progressivement nous envahir tout au long de la série.
Le grand, que dis-je, l'immense point fort de la série est bien sûr son scénario. L'histoire suit son cours dans un univers qui nous est totalement inconnu, et où règnent apparement de nombreux conflits entre les habitants normaux de ce monde et ceux peuplant la gigantesque tour "Hellywood", gérée par Hambo, un disctateur fou. Sa forteresse est censée pouvoir bouger, mais pour cela, elle a besoin d'énergie, elle a besoin d'eau. Or, leur monde est totalement désertique, et il n'y a pas la moindre trace d'eau à des centaines de kilomètres à la ronde. Pour combler ce manque, les troupes d'Hamdo poursuivent inlassablement Lala-Ru, une jeune fille possédant le pouvoir de faire apparaître de l'eau, à l'aide de son pendentif. Matsutani Shu, une jeune Japonais, qui est le personnage principal de la série, se trouve entraîné malgré lui dans cet univers et ses guerres, et veut tenter par tous les moyens de protéger Lala-Ru de ses oppresseurs. L'histoire se concentre en grande partie sur le lien fort qui va se créer entre Shu et Lala-Ru. Bien qu'ils soient tous les deux très jeunes, ils vont faire l'expérience de la guerre, de ses souffrances et du profond désespoir qu'elle entraîne. Dans ce monde où l'on ne reconnaît rien, la violence et la stupidité des conflits demeurent, et nous sont exposés d'une manière si dure, si forte, qu'il est impossible de ne rien ressentir lors du visionage de cette formidable série. Plus on avance dans les épisodes, plus on ressent cette douleur omniprésente qui suit les protagonistes, plus on prend conscience de l'atrocité des conflits.
Grand recquisitoire contre la guerre, cette série, sans être particulièrement belle, nous touche profondément. Son message est d'une telle puissance et d'une telle dureté, qu'il passe obligatoirement. On ne ressort pas indemne de cette série, tout comme personne ne ressort indemne d'une guerre. A voir absolument, un véritable chef-d'oeuvre.
#Par Iglou le 09/03/2005 à 13:10
Hhhmm comment d'écrire l'autre monde, c'est assez dur les mots me manquent, c'est la première fois que j'ai été autant secoué moralement dans une anime. L'autre monde est bien plus qu'un shônen ; c'est une véritable leçon d'humilité, de courage et de bien d'autres valeurs qui manquent tellement dans notre vie. L'histoire s'inspire de la fin de la Seconde Guerre où les enfants soldats combattaient pendant le IIIème Reich. Ces enfants vivent l'enfer dans l'autre monde, viole pour les filles, tabassage pour les enfants garçons militaires qui refusent d'obéir. Mais l'Autre monde est aussi une grande ode à la nature et surtout à l'eau que nous gaspillons, l'Autre monde nous projette "peut-être" dans notre futur où les gens se battront pour pouvoir avoir de l'eau (l'or bleu), un peu aujourd'hui pour le pétrole, c'est peut-être aussi le fait qui nous montre la vérité en face qui nous effraie le plus.
La série qui choque, qui change à jamais la vision des mangas.
#Par Circé le 17/12/2004 à 22:29
Voilà une série magnifique à tout point de vue, mais dure... très dure ! On ne ressort pas intact du visionnage de cette série. J'en ai encore un noeud dans l'estomac !
"L'Autre Monde" parle de la guerre, le sujet en lui-même est déjà loin d'être gai, mais cette fois on nous montre presque uniquement des enfants ! Des enfants qui, non seulement, souffrent de cette guerre, mais qui en plus y participent ! Ils tuent et se font tuer, ils subissent les plus horribles souffrances (physiques et mentales) et les font subir à d'autres... Les enfants innocents se métamorphosent devant nous, sous l'effet de la guerre, et perdent tout ce qui peut caractériser un enfant (joie de vivre, naiveté, confiance...). La série ne se complait pas une minute dans cette souffrance ! Elle nous la montre simplement, de façon crue, sans aucune surenchère ou mise en scène et on ne peut qu'être touché par tous ses personnages qui évoluent devant nous.
Techniquement la série est une réussite. On pourra d'abord être surpris (comme je l'ai été) par le character design qui est plutôt simple, mais on finit par s'habituer. L'animation est irréprochable et les décors, grandioses, réussissent bien à nous plonger dans ce monde "inconnu", sombre et cruel.








