Now and Then, Here and There - L'Autre Monde

Label Anime-Kun
  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 1999
  • Titre original: Ima, Soko ni Iru Boku
  • Licencié: oui
  • Titre français: Now and Then, Here and There - L'Autre Monde
  • Editeurs: Déclic Image
  • Nombre d'épisodes: 13
  • Studio: AIC
  • Diffuseur: WOWOW
  • Directeur: Akitarou Daichi
  • Character-designers: Rie Nishino, Atsushi Ohizumi
  • Musique: Taku Iwasaki
  • Doubleurs: Akemi Okamura (Matsutani Shu), Kaori Nazuka (Lala-ru), Azusa Nakao (Sara), Kouji Ishii (Hamdo), Reiko Yashara (Abelia)

Synopsis

Shu Matsutani est un jeune garçon énergique qui aime observer l'horizon. Après une mauvaise journée, il monte sur une cheminée d'usine comme il en a l'habitude mais il est surpris d'y trouver une jeune fille. Charmé par cette rencontre, il engage la conversion. Elle lui révèle son nom, Lala Ru, mais un groupe armé, venu d'un autre monde, débarque au même moment et kidnappe Lala Ru. Shu tente de la délivrer mais est envoyé dans leur monde...

Synopsis soumis par kuchiki byakuya

Par Shemna le 01/05/2008 à 12:16

Il est vrai que le graphisme de la série est assez enfantin. C'est même ce qui m'as un peu fait hésiter à regarder la série au début. Mais on remarquera que l'autre monde est bien représenté dans le contexte où il se trouve. On y voit un vrai paysage de guerre.

Le personnage de Lala-Ru m'as déçu car bien qu'elle était un peu "molle" au début, je pensait qu'elle s'affirmerait par la suite, mais il n'en fut rien. Shu reste quant à lui un gamin et cette expérience ne semble pas l'avoir beaucoup changé. Mais les autres personnages restent crédibles à mes yeux. En effet, comment ne pas ressentir de la peine et de la tristesse pour ces enfants, comment ne pas éprouver de la pitié pour Abélia ?

Le point fort de la série est quand même le scénario. Il peut paraître répétitif pour certains mais il traite de thèmes graves (comme les enfants guerriers, le viol, la guerre, la dictature, le manque d'eau). Il est rare d'en voir autant dans un même anime. De plus je trouve qu'ils sont bien traités. Ils peuvent nous toucher car même si dans notre monde, on croit ces problèmes loin de nous, certains sont réels, d'autres pourraient le devenir.

Pour en venir à la musique, je trouve qu'elle ajoute un plus au caractère apocalyptique de la série. On peut dire qu'elle nous met dans l'ambiance.

En conclusion, je mettrais 9 car beaucoup de choses sont réussies dans cette séries. Il y a des thèmes graves abordées et le graphisme et la musiques nous plongent dans l'ambiance grave de ces thèmes. Mais le point noir reste quand même le manque de texture de certains personnages.

9/10

Par kuchiki byakuya le 14/01/2008 à 22:14

Dure, dure la culture. Voilà le genre d'animé qu'il est difficile de critiquer.

Le scénario n'est pas extraordianire en soi. Un garcon qui se retrouve dans un monde parallèle qui semble avoir connu l'apocalypse, voilà une histoire qui a été vue. Néanmoins, il est vrai que ce qui fait la force de cette série est sans nul doute l'univers particulier. Post-apocalyptique, ce monde de misère est une idée qui se revient souvent quand au futur de notre propre planète. L'eau y est plus précieuse que l'or et les survivants sont prêts à tout pour en avoir, même à tuer leurs voisins. Comment ne pas faire un parallèle avec un hypothétique avenir, qui semble se vérifier un peu plus chaque jour? De ce coté, l'animé est un réussite car on ne peut s'empécher de ressentir un certain malaise en voyant les nombreux paysages de désolation, proche des films comme Mad Max ou autres. Du coup, cette situation catastrophique est idéale pour n'importe quel tyran, ambitieux et sans coeur, comme c'est le cas ici.

Outre un univers flippant et possible dans notre monde, la série aborde des thèmes sérieux qui contrastent avec un design gamin. Voilà le point qui m'a géné car même s'ils s'inscrivent dans une certaine continuité, j'ai parfois eu du mal à continuer. Le 1er est le travail des enfants, incorporés de force dans l'armée d'un fou furieux. Beaucoup n'ont pas plus de 10 ans et sont terrorisés à l'idée de perpétrer ce destin horrible qui a été le leur. Obligés d'obéir aux ordres, on sent pourtant qu'ils frolent la folie, certains par la déprime, d'autres par l'ambition et d'autres par l'illusoire liberté. Mais le thème que j'ai eu le plus de mal à supporter est celui du viol qui revient souvent et de facon trop brutale. C'est un thème fréquent mais là, j'ai eu beaucoup de mal, peut-être parce qu'il est insistant avec des épisodes entiers sur ce thème et ses conséquences.

Pour les personnages, ils sont assez matures sauf le héros. Il est bruyant, loin d'être ouvert d'esprit et franchement énervant à force. Monsieur "je fonce dans le tas avant de réfléchir", voilà une attitude qui me stresse. Mais le plus étonnant chez lui, c'est qu'à aucun moment il ne s'inquiéte sur comment rentrer? Certes, il n'a pas eu trop le temps de se poser la question au début quand un bande de mabouls lui est tombée dessus mais lors des nombreuses séances de réflexion, ce n'est jamais sa priorité. Même qaund il se retrouve avec Lala-Ru, il ne pense pas retourner d'où il vient mais plutot à fuir sur la planète dans un coin perdu. J'avoue ne pas avoir compris ce point car c'est la 1ère chose à laquelle j'aurai pensée.
Pour les autres, on ne peut pas nier le travail car chacun possède un caractère particulier, bien en phase avec la situation et leurs espoirs. Nabuca est, pour moi, quelqu'un de pathétique car il cache sa lacheté et ses actes barabares derrière l'image de la victime. Qu'importe de sacrifier les autres du moment que je recouvre ma liberté. Il respecte et déteste le héros car il lui renvoie une image négative alors qu'il cherche tout le temps à paraitre fort et "juste". Sarah est celle dont le caractère est le plus logique quand on voit ce qui lui arrive, malheureusement, on ne la voit pas assez. Le duo Abélia/Hamdo est intéressant car ils ont des sentiments mutuels mais en décalage. Abélia l'aime à un point tel que ses actes sont contradictoires et logiques à la fois (voir la fin), bien qu'elle soit consciente de la folie du tyran. Hamdo, lui, est incapable de se rendre compte de ses sentiments pour elle car son narcissisme est plus fort alors que sans elle, il n'est rien. Leur relation est un mélange d'amour et de haine, qui n'a pas éclos, sauf à la fin. Mon seul regret concerne Lala-Ru qu'on en voit pas trop et qui reste au stade, "je ne pipe pas mot mais je n'en pense pas moins". Vu ce qu'elle est, il y avait surement matière à faire mieux. Bons dans l'ensemble, seul le héros est décevant car on s'attend plutot à ce qu'il soit réussi, ce qui est surprenant quand on voit la qualité de la plupart d'entre eux.

Le design est en 2 temps avec d'un coté des personnages grossiers et de l'autre un décor fascinant. Shu et les autres m'ont fait penser aux anciens animés que l'on regardait il y a quelques années (comme Tom Sawyer). Pas esthétique pour un rond, il faut reconnaitre que l'animation est fluide (avec toujours cette facilité étonnante à monter ou bondir de 10 mètres). Les fréquents paysages, observés de haut et dans le soleil couchant, sont magnifiques et la conversation que Shu et Lala-Ru ont sur ce point est intéressante.
Bien évidemment, la bande son est tout simplement magistrale et porte l'animé vers le haut. Chaque thème est choisi avec soin pour faire ressortir chaque émotion. L'opening n'est pas vraiment bon mais il s'écoute, par contre, l'ending est superbe et colle avec l'aspect dramtique de la fin de chaque épisode.

Plein de qualités indéniables, certains points m'ont géné. Le malaise ne m'a jamais quitté alors que l'histoire m'attirait vraiment. Je vais mettre 7 car je ne peux décemment mettre moins vu la musique, l'histoire et le sérieux des thèmes abordés.

7/10

Par beber le 25/08/2007 à 11:38

Etonnante série que cet « autre monde ». Se plaçant délibérément entre l’animé pour gamin - représenté en cela par des protagoniste d’environs 10 ans et quelques, et d’un héro shonestique (a savoir super courageux et braillard, et non ce n’est pas Naruto) collant parfaitement avec ce cœur de cible- et une série plus adulte au ton assez sombre au final. Ce mélange est ma foi assez étonnant voir finalement, envoûtant.

L’histoire intrinsèquement n’a rien d’exceptionnel, mais est d’une qualité non négligeable. La quête de l’eau, la folie de l’empereur, le monde dans lequel débarque notre héros, tout cela est assez bien mené. Toutefois il y a toujours ce mélange dont je parlais tout à l’heure, à savoir cette alternance de thème assez rude (meurtre, guerre, carnages, viols) et une partie psychologique plus faible. A ce titre, l’on peut s’étonner du caractère de Shu qui pas une fois ne se demande comment rentrer chez lui, voir ne manifeste aucune surprise à débarquer dans ce nouvel endroit, obsédé par son devoir de protection du légume aquatique ( et voilà une bonne raison de regarder la série : comprendre ce que je viens d’écrire). De même certains personnages évoluent étrangement, comme guidé par la folie qui semble s’être emparé de cette citadelle jusqu’au confins de ces terres arides.

L’un des points forts – et qui prouve encore une fois la dualité de cette série- s’avère être…les personnages. Car au final, et c’est assez peu fréquent pour le signaler, rare, très rare sont ceux qui ne présentent aucun intérêt. Chacun joue sa partition et apporte sa touche au scénario. Le personnage de Sarah est assez symptomatique de ce que je viens de souligner. Un intérêt assez limité pendant 8 épisodes, puis un rôle bien plus intense les 5 derniers. Si le moteur de la série n’est pas psychologique, les protagonistes de cette tragédie n’affichant généralement qu’une facette principale, il n’en reste pas moins que ces facettes sont touchantes et généralement font mouche.

Pour revenir sur le scénario, quoique celui-ci use (voir abuse à certains moment) de grosses ficelles, il n’en reste pas moins bien ficelé, et surtout terriblement touchant. A ce titre la fin, voir l’image finale, et la façon dont celle-ci est amenée symbolise parfaitement l’envers du décors de cette aventure de prime abord d’adolescent. A noter qu’avec un peu d’imagination (et là encore on se demande : pourquoi avoir accordé aux personnages principaux un si jeune age ?) l’on peut aisément transposer cette histoire à des personnages adultes

Alors tout n’est pas non plus tout rose. L’un des défauts de la série s’avère être la présence de quelques temps morts, qui prennent forme grâce à quelques plan fixes répétés (notamment en milieu de série) qui ralentissent considérablement le rythme, sans avoir tout le temps un intérêt évident. Par contre, et heureusement au final ce procédé est peu utilisé.

Dualité encore lorsqu’il s’agit de se pencher sur l’aspect technique de la série. Dualité s’exprimant dans un charadesign d’une sommairité exemplaire : noeil-noeil géants, 3 pic pour faire une coiffure, triangle= nez… bref c’est pas là que Now and Then, Here and there puise son intérêt. Par contre assez étonnamment cette simplicité dans le trait ne s’accompagne pas d’une animation statique. Au contraire, les mouvements sont très agréablement fluide, et hormis les quelques passages évoqués ci-dessus, l’on peut attribuer une note élevée pour cette partie.

Mais « l’autre monde » ne serait une très bonne série si elle n’était pas accompagnée d’une magnifique bande son. Car si une atmosphère lourde et oppressante se dégage de cette série, ce n’est bien entendu pas par le biais de la palette graphique assez limité, mais bien grâce à cette musique qui sait très bien comment suggérer l’intensité des événement au spectateur. Cette BO fait parti de celles qui deviennent indissociables à leur support animé.

Alors pour conclure, il convient de souligner le traitement de cette tragédie, le studio AIC nous balançant sans cesse entre légèreté du dessin, et dureté du scénario. Les quelques défauts évoqués ci-dessus ne sont au final pas grand-chose comparé à la réussite d’un exercice de style pas forcément évident au préalable.

9/10

Par Kashyyyk le 19/02/2007 à 05:04

Avant de commencer cette critique, il est important de préciser que je suis un néophyte dans le monde des mangas/animes. Je ne pourrais donc pas comparer cette série à ce qui se fait dans le genre.

Après avoir lu des critiques, notamment sur ce site, dans l'ensemble plutôt flatteuses j'ai décidé d'acquérir le coffret intégrale. Je l'ai regardée en version originale.

Le synopsis m'avait l'air assez intéressant, à savoir un adolescent prénommé Shu qui rencontre une jeune fille de son âge Lala Ru. Ils sont tous deux enlevés et propulsés dans un autre monde (d'où le titre) et Shu décide de protéger Lala Ru de ses ravisseurs après qu'elle lui ai demandé de lui venir en aide. Mais Shu est enrôlé contre son gré dans une armée composée majoritairement d'enfants.

Malheureusement la monotonie s'installe assez rapidement. Les épisodes s'enchaînent et se ressemblent. Entre les hystéries du chef suprême (Seigneur Hamdo), les discordes entre membres de l'escouade à laquelle appartient Shu et le personnage de Lala Ru fantomatique, on tombe parfois dans l'ennui.

La plus grande déception est pour moi ce personnage de Lala Ru. Elle est primordiale, au centre de l'histoire et pourtant elle n'a pratiquement aucune consistance. On ne la voit que rarement et elle s'exprime encore moins. Alors qu'elle aurait pu avoir un certain poids sur la série, pas au niveau de l'action puisqu'elle est séquestrée la majeure partie du temps, mais au niveau psychologique, les auteurs ne la montrent que sporadiquement et elle n'ajoute rien à la série. Pire, elle reste stoïque tout au long de la série, son expression faciale reste figée en toute situation.

Graphiquement c'est correct même si je savais que je ne devais pas m'attendre à un chef d'oeuvre. Le character design est simpliste, mais c'est le choix des auteurs. Par contre les décors sont assez dépouillés.
A noter certains plans fixes sur des personnages où ceux-ci ne bougent pas d'un cil.

La musique est correcte aussi, mais on aurait aimé des thèmes plus variés. Au fil des épisodes, c'est presque toujours le même thème musical qui revient. Certaines scènes auraient été plus vivantes avec une musique plus présente.


Malgré tout, tout n'est pas mauvais. On peut noter l'aspect sérieux de la série. La cruauté et la réalité de la guerre sont présentes et plutôt bien rendues. On évite ainsi les clichés et les conclusions moralisateurs. Certains personnages sont très humains à l'image d'Abelia, le bras droit de Seigneur Hamdo, ou encore Sis. Le personnage principal Shu est très approfondi et montre l'étendue de ses qualités et défauts, du courage à la maladresse. Il est le véritable moteur de la série et sauve quelque peu les meubles.


Au final cette série est une déception. Elle ne tient pas toutes ses promesses et les quelques qualités qu'elle a ne suffisent pas à compenser de grosses lacunes.
J'enlève un point pour le personnage de Lala Ru qui n'est même pas effleuré et un point pour le reste des lacunes : le manque de rythme, les décors dépouillés et les thèmes musicaux pas assez variés.
Aucun des points forts de la série ne peut contrebalancer ces défauts.
Je donne donc une note de 5/10.

5/10

Par Scalix le 02/11/2005 à 00:18

Voila une série particulièrement intéressante. Si elle ne brille pas par la beauté de son environnement, ni par son character-design, elle nous fascine à l'aide de son scénario magnifiquement travaillé, et de son ambiance particulièrement désespérante, touchante, désarmante.

Comparée aux autres parutions de 1999 (Blue Submarine No.6, Excel Saga ou encore Crest of the Stars), Now and Then, Here and There fait pâle figure. En effet, le character design est particulièrement simpliste, et les décors, mise à part quelques scènes particulièrement travaillées, sont peu soignés et vides. Il est évident, lors du visionage, que cette série n'était pas faite pour être belle, mais pour être forte, marquante. Cela dit, il faut tout de même se forcer lors des premiers épisodes, tant l'esthétique de la série est proche d'une création datant des années 80. Admettons-le, c'est LE gros problème de la série. Mais ne soyez pas inquiets, car c'est le seul, et les qualités de la série le compensent aisément.

Au niveau de la musique, on a droit à l'un des grands maestro de l'animation nipponne : Taku Iwasaki. Pour ceux qui ne connaissent pas encore son nom, ou pour les incultes, c'est le compositeur des premières OAV de Kenshin : les sublimes Tsuioku Hen. Cet auteur est clairement le maître des morceaux classiques sublimes et désespérants. Pas la moindre trace de gaieté dans ses morceaux, seulement une profonde tristesse, qui va progressivement nous envahir tout au long de la série.

Le grand, que dis-je, l'immense point fort de la série est bien sûr son scénario. L'histoire suit son cours dans un univers qui nous est totalement inconnu, et où règnent apparement de nombreux conflits entre les habitants normaux de ce monde et ceux peuplant la gigantesque tour "Hellywood", gérée par Hambo, un disctateur fou. Sa forteresse est censée pouvoir bouger, mais pour cela, elle a besoin d'énergie, elle a besoin d'eau. Or, leur monde est totalement désertique, et il n'y a pas la moindre trace d'eau à des centaines de kilomètres à la ronde. Pour combler ce manque, les troupes d'Hamdo poursuivent inlassablement Lala-Ru, une jeune fille possédant le pouvoir de faire apparaître de l'eau, à l'aide de son pendentif. Matsutani Shu, une jeune Japonais, qui est le personnage principal de la série, se trouve entraîné malgré lui dans cet univers et ses guerres, et veut tenter par tous les moyens de protéger Lala-Ru de ses oppresseurs. L'histoire se concentre en grande partie sur le lien fort qui va se créer entre Shu et Lala-Ru. Bien qu'ils soient tous les deux très jeunes, ils vont faire l'expérience de la guerre, de ses souffrances et du profond désespoir qu'elle entraîne. Dans ce monde où l'on ne reconnaît rien, la violence et la stupidité des conflits demeurent, et nous sont exposés d'une manière si dure, si forte, qu'il est impossible de ne rien ressentir lors du visionage de cette formidable série. Plus on avance dans les épisodes, plus on ressent cette douleur omniprésente qui suit les protagonistes, plus on prend conscience de l'atrocité des conflits.

Grand recquisitoire contre la guerre, cette série, sans être particulièrement belle, nous touche profondément. Son message est d'une telle puissance et d'une telle dureté, qu'il passe obligatoirement. On ne ressort pas indemne de cette série, tout comme personne ne ressort indemne d'une guerre. A voir absolument, un véritable chef-d'oeuvre.

10/10

Par Iglou le 09/03/2005 à 13:10

Hhhmm comment d'écrire l'autre monde, c'est assez dur les mots me manquent, c'est la première fois que j'ai été autant secoué moralement dans une anime. L'autre monde est bien plus qu'un shônen ; c'est une véritable leçon d'humilité, de courage et de bien d'autres valeurs qui manquent tellement dans notre vie. L'histoire s'inspire de la fin de la Seconde Guerre où les enfants soldats combattaient pendant le IIIème Reich. Ces enfants vivent l'enfer dans l'autre monde, viole pour les filles, tabassage pour les enfants garçons militaires qui refusent d'obéir. Mais l'Autre monde est aussi une grande ode à la nature et surtout à l'eau que nous gaspillons, l'Autre monde nous projette "peut-être" dans notre futur où les gens se battront pour pouvoir avoir de l'eau (l'or bleu), un peu aujourd'hui pour le pétrole, c'est peut-être aussi le fait qui nous montre la vérité en face qui nous effraie le plus.
La série qui choque, qui change à jamais la vision des mangas.

10/10

Par Circé le 17/12/2004 à 22:29

Voilà une série magnifique à tout point de vue, mais dure... très dure ! On ne ressort pas intact du visionnage de cette série. J'en ai encore un noeud dans l'estomac ! 

"L'Autre Monde" parle de la guerre, le sujet en lui-même est déjà loin d'être gai, mais cette fois on nous montre presque uniquement des enfants ! Des enfants qui, non seulement, souffrent de cette guerre, mais qui en plus y participent ! Ils tuent et se font tuer, ils subissent les plus horribles souffrances (physiques et mentales) et les font subir à d'autres... Les enfants innocents se métamorphosent devant nous, sous l'effet de la guerre, et perdent tout ce qui peut caractériser un enfant (joie de vivre, naiveté, confiance...). La série ne se complait pas une minute dans cette souffrance ! Elle nous la montre simplement, de façon crue, sans aucune surenchère ou mise en scène et on ne peut qu'être touché par tous ses personnages qui évoluent devant nous.
 
Techniquement la série est une réussite. On pourra d'abord être surpris (comme je l'ai été) par le character design qui est plutôt simple, mais on finit par s'habituer. L'animation est irréprochable et les décors, grandioses, réussissent bien à nous plonger dans ce monde "inconnu", sombre et cruel.

10/10

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