Planetes

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2003
- Titre original: Planetes
- Nombre d'épisodes: 26
- Site officiel: http://www.planet-es.net/
- AKA:
- - プラネテス
- - ΠΛΑΝΗΤΕΣ
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Sunrise
- Production: Namco Bandai Holdings, NHK, Studio Gazelle (assistance sur les épisodes 5 et 13), Sunrise
- Réalisation: Taniguchi Gorô
- Chara-design: Chiba Yuriko
- Mecha-design: Nakatani Seiichi, Takakura Takeshi
- Auteur: Yukimura Makoto
- Musique: Nakagawa Kôtarô
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Planetes
- Editeur: Ankama Video (VOD), Beez
Doublage
Kazunari Tanaka (Hachirota "Hachimaki" Hoshino), Satsuki Yukino (Ai Tanabe), Ai Orikasa (Fee Carmichael), Aikou Ogata ( Philip Myers), Kumiko Watanabe (Claire Rondo), Maiko Itou (Eldegard Rivera), Masayo Kurata (Lucy Askam)
Synopsis
En 2068, après l'accident impliquant un transporteur stratosphérique de type Alnair 8, le problème des débris spatiaux fut enfin pris au sérieux. Des satellites obsolètes à l'abandon, des réservoirs éjectés par des navettes, des déchets provenant de la construction de stations spatiales... Tous ces débris gravitent autour de la Terre à une vitesse approchant les 8 km/s. A cette vitesse, même un minuscule fragment peut causer un désastre en percutant un vaisseau. Pour prévenir de nouvelles tragédies et favoriser l'exploration spatiale, il était devenu indispensable de s'en débarasser.
Voici l'histoire de personnes ayant vécu à cette époque : Hachirota Hoshino, Phillip Myers, Arvind Rabi, Fee Carmichael, Yuri Mihairokoh et Eldegard Rivera font tous partie de la Section Débris, aussi appelée Demi Section, située au plus bas de la compagnie de l'espace Technora... Dans ce trou miteux une nouvelle arrivante fait son entrée : Ai Tanabe, naïve et maladroite, qui idéalisait la communauté spatiale... et qui n'est pas au bout de ses peines. Ensemble, ils récupèrent des débris à bord du bon vieux Toy Boy, un vaisseau qui a fait son temps.
Synopsis soumis par Pharaoh
#Par Nakei1024 le 11/10/2011 à 18:38
Planète est pour moi un petit bijou de science fiction comme on en voit rarement dans le petit monde de la japanim', qui a su me séduire par côté roman d'anticipation.
Imaginer ce que pourraient être l'Humanité et la conquête de l'Espace d'ici quelques décennies est un thème que l'on retrouve fréquemment dans la littérature, le cinéma ou même les jeux-vidéos, mais qui curieusement fait largement défaut du côté de l'archipel nippon, les producteurs étant plus inspirés par des histoires de méchas ou de la SF plus traditionnelle. Ajoutez à cela que la plupart des épisodes abordent des problématiques parfaitement crédibles sur les problèmes posés par l'exploration spatiale (aussi bien géopolitiquement que physiquement et biologiquement), et l'on se rend compte à quel point le pari de sortir une telle série pouvait se révéler casse-gueule.
Pourtant, dès le premier épisode, j'ai accroché sans difficulté au concept de cette fine équipe composée d'employés plutôt excentriques, dont le travail consiste à récupérer les déchets flottant autour de la Terre, dans des conditions de travail plutôt précaires. J'ai trouvé le dosage entre humour, gros délires (des ninjas sur la Lune, il fallait le faire, mais mon préféré restait l'épisode avec la fumeuse sevrée pendant 2 semaines et qui finit par péter un cable) et situations plus sérieuses et dramatiques (la division entre états riches et pauvres, le thème de la mort très fréquemment abordé) très bien géré.
Mon appréciation de cet anime tient pour beaucoup aux protagonistes (qu'ils soient plutôt comiques ou charismatiques) dont les caractères variés et affirmés produisent un mélange détonnant capable de nous faire passer du rire aux larmes (et inversement) en un rien de temps.
Bien entendu en première ligne je pense au duo Tanabe/Hachimaki qui permet de découvrir le quotidien des éboueurs de l'espace sous deux angles totalement différents mais pourtant liés (le vétéran et la recrue). Même s'il est vrai que Tanabe est un peu chiante avec ses beaux discours et son regard totalement optimiste sur le monde qui l'entoure (surtout au début), je n'ai pu m’empêcher de la trouver sympathique et par moment de me dire que malgré tout elle n'avait pas tout a fait tort dans ce qu'elle dit. Hachimaki quand a lui serait plutôt dans la peau du vieux briscard solitaire (malgré son âge) qui essaie de gérer la bleusaille et ne sait pas vraiment ce qu'il souhaite faire de sa vie. Autant dire que ces 2 là se complètent à merveille et passeront vite le stade de simples collègues.
Les autres membres de la section débris ne sont pas à oublier et la plupart d'entre eux cachent quelques révélations plutôt intéressantes sur leur passé et leurs motivations.
A cela s'ajoute quelques personnages extérieurs à la section dont l'importance ira croissant au fur et mesure que le scénario se met en place et se permettront même de jouer les premiers rôles de temps en temps.
Côté réalisation, j'ai trouvé que globalement, l'ensemble était de bonne facture, avec une animation soignée, des graphismes de bonne facture et une musique plutôt bien choisie. Bref de ce point de vue, pas grand chose à dire.
Pour conclure, j'ai mis un moment avant de me lancer dans cette série mais après coup, je ne regrette pas de l'avoir conservée tout ce temps dans ma wishlist. Pour moi c'est une valeur sûre qui saura plaire à un large public: aussi bien les fans de SF que les esprits plus cartésiens ou même les amateurs d'aventures et de comédies-dramatiques.
#Par Tafamut le 20/02/2011 à 16:25
Pour tout dire en voyant la note je me suis dit tient voilà un bonne animé , cependant comme la dit « Papimoule » les premier épisode je les trouve a chier , pour dire si jamais j aurais découverts cette animé par hasard sans me référer a la note j aurais abandonner car pour moi il faut au moins attendre l'épisode 10 quand enfin l' histoire prend un sens .
Après je confirme que l 'on rentre dans l' univers magique de cette animé car il faut avoué que coté graphisme c' est vraiment pas mal du tout , les personnage commence a avoir de rapport plus intime ce qui permet de pouvoir enfin les apprécier (Malgré le faite que certain personnage sont complètement inutiles) .
Au niveau musique , l 'on na rien de très marquant j ai pas retenu une seule musique pour dire .
Malgré tout il n' y a pas que du négatifs, les 5 ou 6 épisode durant l examen sont vraiment sympa car l 'auteur fait bien joué le coté dramatique de cette animé , de plus c'est asse réaliste , non pas seulement au niveau du graphique mais aussi de tout ce qui peut arriver dans l' espace . (Maladie , Folie , Mort )
Cependant il y a quelque incohérences vers la fin. Sinon malgré ça l' on ici un animé plutôt sympa je conseille donc si vous voulez le voir de ne pas laissé tomber avant d 'être au moins vers l' épisode 10 .
Je mets 8/10 car je trouve qui' il y a quand même quelque petit défaut malgré que ce sois un très bonne animé.
#Par Sami554 le 25/01/2011 à 11:40
Entre le patron qui passe son temps à grailler, l'adjoint de celui-ci qui répète sans cesse des tours de prestidigitateur et la secrétaire aussi sympathique qu'un bloc de glace sur la côte extrême-nord de la Scandinavie, il y a de quoi être surpris... Ajoutez à ça une capitaine de vaisseau "sous cloche" pour ne pas affoler les systèmes de sécurité anti-incendie lorsqu'elle fume, son premier officier qui élève toutes sortes d'animaux dans les bureaux mêmes de la section ainsi qu'un scaphandrier principal au caractère particulièrement exécrable, et le tableau est complet. D'autant plus que le scaphandrier en question est chargé de former la nouvelle venue, et on se doute bien de ce qui va se passer entre eux même si ça prendra une tournure particulièrement inattendue.
Cette série de 26 épisodes basée sur le manga de Makoto Yukimura fut réalisée en bénéficiant des conseils d'experts de la NASA afin de respecter au mieux les aspects scientifiques et techniques de la collecte de ces débris de l'espace qui posent un si grave danger pour les navires de l'espace : à cette époque où la haute orbite et la Lune sont devenues les banlieues de la Terre, le trafic spatial exige des routes parfaitement "propres" car le moindre pépin peut vite s'avérer fatal... Bien entendu, cette exploitation des ressources de l'espace a laissé derrière elle les nations les moins industrialisées au profit des plus avancées et l'organisation terroriste Space Defense Front se charge régulièrement de rappeler à ces dernières qu'elles feraient mieux de faire le ménage sur la Terre au lieu de le faire dans l'espace.
Outre une réalisation particulièrement soignée pour un animé tant au niveau de l'animation que des designs de personnages ou de mécaniques, Planete ES aborde brillamment la réalité des aspects scientifiques et techniques de la conquête de l'espace sans oublier la dimension humaine des choses : loin du discours tarabiscoté et souvent incompréhensible d'un Star Trek, sans exposition fastidieuse et rébarbative de procédés techniques à travers des explications toujours laborieuses, Planete ES intègre habilement les données réelles grâce à une réalisation audacieuse et innovante qui frôle le subliminal. Au lieu de séparer la science de l'humain, cette histoire les combine brillamment dans un cocktail explosif mêlant sérieux et dérisoire, humour et tristesse, réalité et optimisme...
À ne rater sous aucun prétexte !
#Par Papimoule le 07/08/2010 à 01:01
J'étais dans un lieu isolé de tout (en Creuse ), et j'avais cet anime en poche donc tout ce que je pouvais faire à ce moment c'était le visionner. Franchement si je trouve une série mauvaise dans ces conditions elle est vraiment mais vraiment à chier... heureusement pour PlanétES ce n'est pas l'effet qu'elle m'a fait mais plutôt qu'elle a failli me faire.
En fait PlanétES est criminelle... pourquoi? Je sais pas... peut être parce que j'hésite entre le 1 et le 10? Je m'explique.
On commence la série sans appréhension, le premier épisode est dans la moyenne, pas mauvais, pas génial non plus donc on continu. Puis là j'ai cru que j'allais me pendre. C'est mauvais mais mauvais de chez mauvais. Heureusement que j'avais rien à foutre! Sinon j'aurais arrêté de le regarder. Les personnages vous sortent des yeux dés l'épisode 3, Tanabe on a envi de la claquer avec ses morales à deux balles, que dis je... c'est un crime contre l'humanité de dire que c'est des morales! Même un poisson dirait moins de conneries! On a droit à tout. Le premier sujet est la mort abordé dans l'épisode 3, c'est traité de façon hyper simpliste avec des arguments à l'eau de rose pour la fille et rien en face. Et c'est tout le temps comme ça. On a Tanabe qui nous emmerde (excusez moi le langage pour cette critique mais là faut dire ce qui est) avec son amour, comme si tout ce résumé à ça. Alors on a la morale sur les gosses de riche, après c'est carrément déplacé dans l'épisode 5 c'est une morale sur le fait de donner et de se donner la mort (et avec un simple enlèvement tout devient clair vive la vie!). Et on a droit qu'à des petites histoires sans intérêt, sans fondement, croyant faire de la philosophie alors qu'ils en sont à des années lumières. Bon et c'est pas le pire... toute les critiques se sont bien gardé de parler de l'épisode 6... NINJA!!! et ma main dans la gueule tu la veux? Ça devient pitoyable... Pf quand on arrive à cet épisode on est au bord du rouleau. Puis le 7 est mauvais aussi, c'est sur Dieu cette fois (j'ose même pas sortir les conneries qu'ils ont dit). Et quant on est là on a passé le plus dure.
ENFIN. C'est fini l'anime passe de 1 à 7 sur la note. Il tourne en un anime d'amour entre les deux personnages principaux. On peut comparer leur relation d'amour à celle de deux gosses de 12 ans... Ce n'est pas spécialement passionnant de l'épisode 8 au 17. On parle des autres persos (dont Edelle qui ne nous intéresse pas mais pas du tout).
Le problème (en plus du reste) jusqu'ici c'est qu'il n'y a toujours pas d'histoire. Et là... paf épisode 18 ça devient intéressant avec une trame qui commence. Les personnages changent de caractère. D'un seul coup plus aucun n'est chiant, franchement je me suis demandé si l'équipe a changé entre temps. Le héros se met à penser (oh oh un grand mot pour cet anime) et il se met aussi à prendre toute la place (pas plus mal). Puis on a 6 épisodes de pur bonheur. Ils sont excellents. Avec la manière dont est traité le terrorisme, la vie, la mort... Franchement quant on repense aux 7 premiers épisodes on se demande si on a pas changé de série.
Donc au final le scénario est énormément irrégulier, c'est du jamais vu.
Passons le gros défaut de la série car elle a pas mal de bons points. Déjà les graphismes sont bon, voir même fameux! L'espace, les vaisseaux sont agréables à regarder. L'animation n'a rien d'exceptionnelle mais est au moins de bonne facture. Ensuite la musique... le néant, après tout on est dans l'espace donc ça représente bien la chose non? Il n'empêche que les quelques passages musicaux sont horribles et l'opening est, comment dire à chier n'est pas suffisant dans le langage grossier, médiocre n'est pas assez fort... Hum insignifiant? Pauvre? Mauvais? Tout ces mots lui correspondent bien.
Sinon pour ce qui est du réalisme, vu que c'est un anime futuriste réaliste, il est généralement bien respecté. Pas de bruit dans l'espace, il parle d'un problème existant déjà et qui deviendra un gros problème. Bon pas mal donc même si il n'y a pas de touche sur les claviers... (le jour où vous taperez sur un clavier aussi gros sans qu'il n'y est aucune indication vous me faites signe)
Au final cet anime est médiocre et excellent à la fois. Je conseille vivement de passer l'épisode 3, 4, 5, 7 et surtout le 6. Franchement le coup des ninjas...
Je pourrais lui mettre 10 à cet anime sans ce départ complétement foireux. Tant pis il prend un 7 pour sa belle réalisation et sa fin magistrale.
#Par jadraja le 08/07/2010 à 18:50
Planetes nous raconte, dans un futur proche, la vie quotidienne d'hommes et de femmes engagées de différentes manières dans le domaine spatial (section débris, administration, civils sur la Lune ou sur Terre etc...). L'histoire est d'abord centrée sur la section débris, et plus précisément sur deux jeunes membres: Hachimaki et Ai, la nouvelle arrivante. On peut, à première vue, se demander de quelle manière l'auteur pourra faire évoluer le tout de manière à ne pas tomber dans le simple "tranche-de-vie". Heureusement, Planetes s'est montrée, dès les premiers épisodes, comme une série intelligemment développée et visant un public plutôt mature dans un contexte avant tout scientifique, éthique et humanitaire.
Yukimura Makoto, l'auteur du manga à l'origine de cet anime, a lui-même avoué être d'une lenteur "légendaire" lorsqu'il travaille sur un manga...tant mieux! Car Planetes est un exemple à suivre d'application et de sérieux (n'ayant pas lu le manga, je parle ici du fond).
A mes yeux, la grande force de cette œuvre est avant tout les personnages qui la composent. Ici, pas de cheveux verts ou rose bonbon, pas d'yeux plus gros que la paume de la main, pas de bouches et de nez minuscules...ici est favorisé le réalisme. Le style est maitrisé et propre à Yukimura. On note surtout le naturel des expressions faciales, bien dessinées et animées. On sent surtout de vraies personnalités, suffisamment profondes et développées pour rendre les principaux personnages attachants. Les échanges (les dialogues, entre autres) sont cohérents et très souvent chargés d'idées (parfois antagonistes) et de critiques.
Que ce soit la jeune et naïve (?) Ai Tanabe idéalisant l'exploration et la conquête spatiale, le déterminé Hachimaki Hoshino jouant au grincheux, ou encore les autres membres de la section débris, tous ont des rêves différents, des caractères souvent diamétralement opposés mais des arguments tous tout aussi bien défendus...et cela ne se limite pas qu'aux personnages centraux que l'on pourrait croire comme les habituels "bons" au service de la science. En effet, un point particulier déroute et fait en même temps l'originalité de l'œuvre. Ici, deux points de vue tout aussi honorables s'opposent: celui du scientifique souvent impartial, passionné mais ignorant (ou peut être faisant semblant d'ignorer pour certains...) le fossé d'injustice qu'ils creusent indirectement et celui des activistes (ici, les dénommés "Protecteurs de l'Espace") capables d'actes terroristes pour exprimer la voie du tiers-monde, souffrant de guerres et de famine et pour qui la recherche et l'exploration spatiale ne profite pas. A ce sujet, l'œuvre réserve quelques petites surprises au spectateur. Bien sur, les personnages entretiennent des relations (professionnelles notamment) qui vont se développer et se complexifier au fur et a mesure qu'on découvre le passé et le rôle de chacun.
Sur l'aspect technique et esthétique, l'anime est réussi et la qualité constante. Il ne s'agit pas là de science-fiction à part entière mais plutôt une anticipation d'un futur proche, il n'aurait donc pas été correct de la part de l'auteur de trop s'éloigner de la situation actuelle. En d'autres termes, l'environnement technique et scientifique se doit donc d'être assez évolué tout en étant proche de ce que l'on connait aujourd'hui. Cet aspect-là est lui aussi réussit, au vu des stations spatiales, habitations lunaires et autres structures scientifiques. L'ambiance générale n'en est que plus agréable, surtout pour le passionné de l'espace que je suis!
L'animation est-elle fluide et aucun épisode n'est moins bon que l'autre. Je dirais que la qualité générale d'animation est assez supérieure à la moyenne pour une série TV.
Enfin, niveau son, les doublages restent très bons et parfaitement adaptés à chaque caractère, chaque personnalité. La BO est plutôt bonne et singulière même si je ne retiens aucun titre particulier à écouter indépendamment de l'anime.
Planete est donc une œuvre mémorable. Mature et intelligente, elle est aussi bien réussie sur le fond que sur la forme. Les différentes problématiques qui y sont évoquées, dont celle du dilemme entre recherche scientifique et questions humanitaires, ne vous laisseront pas indiffèrent. D'ailleurs, je pense que les personnages, à eux seuls, sont déjà une bonne raison pour visionner cette œuvre, du fait de leur personnalité et surtout des réflexions profondes qu'ils véhiculent.
Le 9/10 que j'accorde alors à Planetes est avant tout du au fait que je respecte énormément l'engagement éthique et humanitaire de l'auteur dans les problématiques exposées ainsi qu'au fait qu'il m'est rarement donné de voir une œuvre aussi réaliste dans le domaine spatial (pour lequel, comme je l'ai déjà dit précédemment, je porte une attention toute particulière).
#Par Krokko le 10/05/2010 à 23:21
Cela fait quelques temps déjà que je n'avais pas regardé une excellente série, tout ce que je me mettais sous la dent étant juste bon ou passable. Planetes traine depuis plusieurs mois dans ma wishlist et j'hésitais à le visionner car j'avais peur d'être déçu par rapport au manga, ou bien de n'avoir que quatre tomes étirés sur 26 épisodes. Quand je pense que j'ai failli laisser ce chef-d'oeuvre de côté ...
Oui, je le dis et je le clame, Planetes est un chef-d'oeuvre, l'une des meilleures séries qu'il m'ait été offert de voir. Je pourrais citer des éléments techniques (je vais d'ailleurs le faire) mais ce n'est pas cela qui fait la beauté de cet animé, c'est son ambiance. Diantre! Quand on regarde Gundam, on a l'impression que c'est tout bête d'aller dans l'espace, mais cette série restranscrit presque à la perfection ce qu'est réellement l'espace : le vide, froid et cruel. Mais aussi l'espoir.
Bien sûr, si c'est moche, c'est moins bien. De ce côté là, il n'y a aucun soucis. Le chara-design est agréable et particulièrement expressif. L'animation est très bonne, même si un peu lente mais avec une bonne partie des épisodes en apesanteur, c'est normal. Bon, tout ça c'est très bien mais ce qui m'a le plus charmé c'est le reste, c'est à dire les décors, les éléments de fond. Les vaisseaux et stations orbitales sont magnifiques mais aussi tellement réalistes. Les combinaisons spatiales sont lourdes, comme on se les imagine, elles sont difficiles à manier. L'espace, sauf lorsque c'est désiré, n'est pas affreusement vide de détails, avec la Terre, la Lune, les étoiles, les débris ... Tout est à notre porté, sans termes techniques trop compliqués, sans inventions irréalistes, on pourrait même imaginer voir le futur sur petit écran.
Et la musique mes amis, la musique ainsi que les bruitages. Elle n'est pas simplement bonne, ni même simplement excellente, elle est surtout très bien maniée. J'ai senti mon coeur palpiter lors de la première sortie dans l'espace de la série : une musique un peu grandiose, coupée brusquement à l'ouverture du sas pour laisser le champ libre à l'unique bruit de respiration ... Des musiques tantôt trépidantes, tantôt lancinantes.
Tout cela est déjà fort intéressant et je ne cache pas mon enthousiasme quant à la réalisation de Planetes qui m'a paru des plus au point. Pas besoin de poudre aux yeux, d'esthétique irréprochable à couper le souffre, de plastique lisse et épuré. Tout est tellement bien géré.
C'est maintenant que j'en viens au gros point fort : les thèmes développés. La série a pour principal sujet l'espace et celui-ci n'est pas rose bonbon comme on peut le voir dans d'autres. Ce sujet est en fait traité selon différentes perspectives : par rapport à l'humanité et par rapport à l'individu. Là encore, on ne peut s'empêcher d'être pris au coeur par beaucoup de réalisme. Attention, pas de psychologie à deux sous, pas de pathétisme poussé à l'extrême, mais des pensées simples qui donnent malgré tout à réfléchir. On a tendance à croire que l'humanité s'améliore avec le progères des sciences, mais est-ce vraiment le cas?
C'est dans cet univers, vous l'aurez compris, extrêmement réaliste, qu'évoluent une floppée de personnages, sacrément humains. La plupart d'entre eux possède une psychologie au minimum réfléchie, sans aller dans les profondeurs abyssales de l'inconscient etc. etc. On s'attache beaucoup à notre petite équipe de Récupérateurs de Débris, d'Eboueurs de l'espace. Car ce sont eux les vrais héros de la conquête du vide stellaire.
J'aimerais maintenant faire une petite comparaison, très légère, avec l'oeuvre papier, pour que d'autres membres ne fassent pas la même erreur que moi. En effet, si le manga était très bon, son petit frère le surpasse aisément. Le format plus long permet de développer un peu plus en profondeur les sujets, permet d'ajouter des personnages inédits alors que ceux déjà existant, souffrant sur papier de quelques défauts physiques, ont pu subir un petit lifting. Mais aussi d'incorporer au récit de nombreuses situations nouvelles et de développer celles déjà existantes. Il faut savoir que l'animé suit à peu de chose près le même chemin que l'oeuvre papier, même si on peut noter quelques différences. Et je dois ajouter que, même si la fin est à la même sauce, elle est de loin plus satisfaisante que celle du manga, qui nous laissait sur notre faim malgré sa beauté.
Voilà l'instant fatidique de la note, je penche sérieusement en faveur du 10 mais j'ai peur de l'accorder. En effet, c'est une lourde responsabilité que d'attribuer la note parfaite à une série, il faut être sûr de soi. Mais rassurez-vous, je le suis, et je vous conseille chaudement Planetes, l'un des plus grand chef-d'oeuvres à mon goût.
#Par beber le 11/09/2007 à 21:54
S’il est des séries de sciences fictions qui détonnent de part leur aspect totalement inconcevable, ce qui est pour une bonne part le principe même de la science fiction, certaines d’entre elles parviennent au style « real science fiction ». Ce mélange subtil d'effets, d'objets, bref d'un univers futuriste (2068), mais qui reste étonnement envisageable. Prenez un futur probable, saupoudré de détails futuristes étonnement crédible, puis versez le dans le contexte présent et vous obtenez Planetes. Pour un peu en poussant on pourrait presque qualifier cette série de « retro »
Alors me demanderez vous : en quoi cela est il rétro ? Je vous répondrai que l’on est en droit de supposer une évolution naturelle d’ici à plusieurs décennies : objets, tenues, des navettes …etc. Or celles-ci sont, tout comme l’est le contexte de la série étrangement relié à notre monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que Planètes réussit le paradoxe de nous parler de science fiction au « présent ».
Entrons un peu plus en profondeur dans la série. Si celle-ci intrigue par cette contradiction, elle surprend par le coté réaliste, parfois à la limite documentariste du monde qui nous est conté. Planetes regorge de petits détails qui pris individuellement paraissent anodins mais qui aident à rentrer en immersion avec nos personnages. Que ce soit lors des phases d’apesanteur, avec les barres horizontales, mais également celles qui servent à fixer les pieds au sol, la façon de se mouvoir par l’air comprimé, les tenues d’astronautes et les secrets étranges qui se cachent dessous (ceux qui ont visionné le premier épisode comprendront), le danger des débris spatiaux, les nouvelles maladies liées au conséquences d’une trop grande exposition à l’espace…. Bref là encore, tout semble terriblement banal, normal dans un univers totalement imaginatif, ce qui n’est pas loin de tenir à certain moment du génie dans l’imaginatif.
L’un des défauts pour moi de la série réside dans le scénario. Celui-ci se déroule d’une façon très axée « quotidienne », sans grand fil conducteur, même si je vous accorde que celui-ci tend à s’épaissir lors de la deuxième partie de la saison. Je n’ai jamais été passionné par ce style de narration qui tend à me lasser rapidement. Toutefois la magie de cette œuvre suffit amplement à effacer ce défaut. Car une série type quotidien n’est pas forcement dénuée de charme, si ce n’est dans cas de Planetes où elle en est bourrée. Chaque épisode devient une bouffée d’air frais (paradoxal car dans l’espace, l’air, m’enfin je veux dire, quoi….) ou l’on se plait à suivre les aventures peace and love de la section débris, avec pour toile de fond la relation entre la si charmante Tanabe (au charadesign très agréable au demeurant) et le plus complexe qu’il ne parait l’être au premier regard (doux euphémisme, ceux qui ont vu le premier épisode me re-comprendront) Hachirota Hoshino.
Deux thèmes principaux donc : l’espace et la relation entre nos deux héros. Qui en est le vainqueur ? A mon sens si l’un est comme je l’ai écris plus haut amené très efficacement, l’autre aspect pèche un peu à mon goût. Les caractères de Tanabe et Hoshino, sont par trop de coté opposé pour coller mais bon à ce niveau ce n’est qu’un ressenti, qui n'a tout de même pas amoindri mon intérêt quant à la trame de l’histoire. Mais finalement ceci n’est qu’un alibi au voyage dans l’espace. J’ai brièvement évoqué les deux personnages principaux mais ils ne sont bien entendus pas seuls dans l’histoire. Ceux-ci sont affublé de nombreux personnages secondaire, qui si (surtout deux) s’avèrent parfois au bord de l’insupportablement horripilant, n’en demeurent pas moins très attachant.
Si le coté univers est si bien perceptible c’est qu’il bénéficie d’un travail de grande qualité, soignant au maximum les détails. Qu’il s’agisse des combinaisons, des navettes, des salles de contrôles, il semblerait que le moindre détail soit passé au peigne fin de façon à rendre une copie la plus propre possible. De son coté le charadesign est réaliste et attachant. Mention spéciale à la bande son qui colle parfaitement à l’univers de la série, Kotaro Nakagawa nous offrant là deux ou trois thèmes fort agréables à l’oreille.
L’histoire exploite sur sa fin l’un des plus vieux thèmes humains qui soit, les grandes découvertes. Là ou la terre se déchire, il reste encore une part d’inconnu à découvrir, de sacrifice a faire pour y arriver. C’est en abordant ce thème que Planetes prend un ton plus adulte et plus mature. L’espace n’est qu’un endroit privilégié comparé à certaines parties du globe s’entredéchirant, la mort, thème pourtant exploré en filigrane tout au long de la série, se fait sentir plus lourdement. Ce n’est donc pas que légèreté au pays du vide intégral.
Planetes n’est pas un animé exceptionnel. Mais dans sa manière de transposer dans l’imaginaire le quotidien il en devient exceptionnel. Pas de vulgarité, amusante sans être hilarante, triste sans être pathétique, Planetes est une série qui ne demande rien d’autre que d’être vue. Finalement.
#Par Starrynight le 03/06/2007 à 12:18
Espace, l’ultime frontière. C’est par ces mots que commençait la série Star Trek et cette expression pourrait également très bien s’appliquer à Planetes. Car, si cette série nous conte l’histoire d’astronautes dans l’espace, elle se situe dans un futur proche où l’homme ne s’est pas aventuré plus loin que la Lune, où les stations spatiales qu’il a construites n’orbitent qu’autour de la Terre et où les seuls extraterrestres qu’il peut espérer rencontrer sont les humains nés sur la Lune et condamnés à y rester. Une des forces de cette série est sa volonté de s’inscrire dans la continuité de la conquête spatiale telle qu’elle est pratiquée dans la seconde moitié du XXème siècle et en ce début du XXIème siècle. Dès le générique de début défilent des images de Spoutnik, Laïka, Ariane, Mir, ISS, en une progression historique et technologique, pour s’achever sur l’image de cosmonautes ramassant des débris, profession de Tanabe et ses collègues. Planetes frappe ainsi par son réalisme, c’est notamment une des très rares séries où l’espace redevient l’autre monde du silence, sans bruit de réacteur incongru ni laser déchirant un air inexistant.
Au-delà du simple récit des péripéties de la section des éboueurs de l’espace, ou plutôt à travers lui, la série s’intéresse au rapport de l’homme à l’espace. Bien loin de la vision qu’en avait Gene Roddenberry lorsqu’il créa Star Trek, l’univers est ici un milieu difficile, où l’homme peine à vivre normalement et où il a du mal à échapper aux contraintes de la vie terrienne : impératifs politiques et économiques, oxygène rare et vital, désespérés qui par leurs actes mettent en péril la vie dans la station, terroristes qui veulent mettre un terme à l’hégémonie de l’homme sur la nature représentée par la conquête de l’espace et en particulier mettre fin à la main mise de quelques grandes puissances sur cet espace infini et ouvert à tous. L’espace est même parfois lieu de mort : astronautes victimes d’une trop longue expositions aux radiations, cercueils mêlés aux débris qui gravitent autour de notre planète, etc. Mais pour autant, l’espoir, lui, n’est pas mort. L’espace fait encore rêver et même si le quotidien déçoit par rapport à une vision idéalisée de la vie dans le vide interstellaire, un regard sur la courbe de la Terre baignant dans son atmosphère ou sur les étoiles que l’on semble pouvoir toucher suffit au bonheur du cosmonaute.
Cependant, que l’on ne s’y trompe pas : si à l’époque de Tanabe, les travailleurs de l’espace se sont multipliés, ils ne sont encore qu’une minorité. Nombreux sont encore les terriens frappés par la guerre et la famine et qui doivent se contenter de lever la tête vers le ciel pour admirer les étoiles et imaginer y aller un jour. Ils éprouvent alors un mélange d’envie et de fierté envers ceux d’entre eux qui ont pu réaliser le rêve d’Icare. En effet, bien que depuis l’espace, on ne voie plus les frontières, chacun continue d’être attaché à son pays natal.
La problématique à la base de Planetes est déjà aujourd’hui d’actualité, même si nous sommes loin de pouvoir le résoudre comme dans l’anime. Les innombrables débris qui gravitent autour de nous sont un réel danger et risquent d’être un frein à notre expansion dans l’univers. A l’heure où les conséquences de l’industrialisation massive des derniers siècles et le réchauffement climatique sont au cœur de nombreux débats, la série parait dire « regardez, l’homme a à peine effleuré l’univers qu’il a déjà pollué son espace proche et à nouveau encombré son espace vital ».
Tout au long des épisodes, un message fort passe ainsi en douceur. L’anime a su en effet trouver un ton juste : tendre mais sans concession, sans niaiserie ni morale, elle fait souvent mouche. L’humour n’est pas absent, avec la déconfiture de Tanabe qui se voyait déjà toute pimpante dans un bel uniforme fraîchement coupé et qui se retrouve à faire le ménage en scaphandre avec une bande de bras cassés râleurs et démotivés. Avec elle, on retrouve la situation du bleu qui arrive sur son premier boulot, souvent assez différent de ce qu’il imaginait, puis qui se crée peu à peu des liens avec ses collègues pour finalement apprécier son travail et le défendre face aux railleries.
Planètes est une série adulte avec des héros adultes et pose intelligemment la question de l’avenir de la conquête spatiale dont nous connaissons aujourd’hui les prémices : à qui profite et profitera l’espace ? Aux grands pays industrialisés à la recherche de nouvelles sources d’énergie et qui ont seuls la stabilité politique ainsi que la santé financière pour une telle entreprise ? Aux pays en guerre, aux pays pauvres ? Mais qu’en retireront-ils ? Et, tout d’abord, pourquoi l’homme aspire-t-il à quitter la Terre pour découvrir l’univers ? Parce que la seule solution pour l’homme est de continuer à progresser quel qu’en soit le prix ? C’est ce que semble penser Tanabe qui déclare « pour survivre, nous devons avancer ». Au contraire certains pensent que l’humanité a des problèmes sur Terre bien plus graves que ceux qu’elle se crée parmi les étoiles et que l’homme est tout simplement arrivé dans l’espace trop tôt.
Sûrement, une des visions les plus réalistes de la conquête spatiale durant le siècle prochain qu’il m’ait été donnée de voir.
A la fin de la série, l’empreinte de Tanabe sur la surface de la lune fait un clin d’œil à l’image célèbre de l’empreinte de pas d’Amstrong en 1969. La boucle est bouclée.
Do you copy ?
#Par watanuki le 06/03/2007 à 16:10
Goro Taniguchi est insaisissable, tantôt auteur d'une série claustrophobique se jouant en huis-clos (Infinite Ryvius), tantôt réalisant une série d'action pure et dure (Scryed); il revient avec un Planetes qui est une série particulièrement originale et très attachante.
Le contexte se veut réaliste, nous suivons les aventures de l'équipe la plus miteuse de la galaxie, chargée de ramasser les débris flottant dans l'espace, suite au développement énorme des activités spatiales. Rien de très héroïque à priori, et l'originalité du dessin animé vient de là : tout débute normalement, nous découvrons la vie quotidienne de ces astronautes de troisième classe, et la première moitié de la série est une succession d'épisodes qui se regardent très bien tout seuls, sans trame principale. A cette occasion, les situations coquaces, absurdes, et parfois tristes, sont nombreuses, et c'est la grande force de la série, de parvenir à donner vie à une multitude de protagonistes parfois récurrents, parfois ne faisant que passer, sans jamais les caricaturer. C'est peut-être ce qui me pousserait à rapprocher Planètes de Cowboy Bebop, dans cette subtilité psychologique et ce refus des épanchements faciles, qui réjouit totalement le spectateur, parce qu'on lui laisse enfin la capacité de juger s'il a envie de trouver l'épisode plus triste que drôle, ou l'inverse.
On est particulièrement frappé de voir l'humanité des personnages : Tanabe est une fille des plus banales, pas particulièrement belle, pas spécialement douée ; le héros Hachimaki est très réussi, sorte d'alliage des caractères de Faye Valentine et de Spike Spiegel, c'est un individualiste forcené, un égoïste de première classe, capable d'être le plus grossier des muffles et le plus entêté des subordonnés. A vrai dire, le héros n'est pas particulièremebt plaisant, il fascine le spectateur parce qu'il se laisse dévorer par sa passion, au risque de sacrifier ses amis ou de mourir. Cette passion n'est pas non plus idéalisée, et lui-même passera par toutes les affres de l'arrivisme, sera traqué -au sens propre- par ses fantômes ; en fin de compte, on suit plus les trajectoires de personnages cherchant à composer avec leurs démons, que le mouvement simpliste de héros renonçant d'un seul coup à leurs faiblesses. Ceci est valable pour tous les personnages, et c'est ce qui rend Planetes vraiment exceptionnel.
Pourtant, la seconde moitié perd peut-être un peu en intensité, la mise en place d'une intrigue principale (terrorisme, projet inter-galactique, etc.) met à l'écart certains protagonistes (Fee notamment) qui garantissaient à Planètes de compter autrement parmi les animés majeurs de la décennie. L'abandon de certains seconds couteaux assèche un peu l'intrigue, tout en isolant Hachimaki, rendant l'ambiance nettement plus tendue : le spectateur se trouve lui-même pris en étau entre son intérêt pour l'équipe, et sa crainte de voir le héros "mal tourner" (c'est-à-dire, grosso modo, devenir un "sale con").
Planètes est l'un des rares dessins animés qui contente l'intelligence du spectateur, en lui apportant matière à penser, et en proposant une réflexion particulièrement enrichissante sur le cynisme et ses nombreuses nuances. C'est aussi, encore une fois, un dessin animé qui fleure bon l'humanisme, où les "défauts" des gens n'aboutissent pas au stéréotype et aux jugements de valeur : rien de plus drôle que de voir le monde à travers les yeux de Fee, fumeuse invétérée et profondément désabusée de voir à quel point la société est devenue hygiéniste et légaliste, ce qui donne souvent lieu à des situations vraiment très drôles, et dénuées de tout dogmatisme.
Un anime qui rend optimiste, qui fait réfléchir, et qui neutralise toute pensée trop systématique.
#Par kuro-wanwan le 15/02/2007 à 13:09
Cette série est remarquable par le fait qu’elle ne traite de rien d’extraordinaire : pas de super méchant qui veut détruire la Terre avec un méga laser, pas de pouvoirs surnaturels, seulement des gens comme vous et moi. Cet anime se situe dans un futur très proche : celui des début de l’exploitation de l’espace et de la conquête d’autres planètes de notre système solaire. Cela permet donc de parler de la vie « normale » mais dans un cadre qui en fait rêver plus d’un (moi en tout cas). D’ailleurs, les technologies futuristes proposées dans cet anime ne sont pas extravagantes du tout. Je pense qu’il y a eu un travail de fond énorme sur les technologies actuellement en développement dans l’industrie spatiale.
Cet anime se centre principalement sur les personnalités et les relations entre les personnages. On y voit de l’amour, de l’ambition, des rêves, des dilemmes… toujours rien d’extraordinaire…la vie tout simplement, et c’est très émouvant pas moment… mais je précise (excuse-moi Lombricus, je répète un peu, mais il faut insister) ce n’est pas une série triste.
Certes, un anime uniquement basé sur l’analyse des sentiments des personnages serait particulièrement dur à suivre. Et c’est pour cela que certains épisodes plus tournés vers l’action (missions spatiales, enjeux politiques, …) jalonnent la série lui donnant un rythme : Hop !! Un coup d’adrénaline et c’est reparti pour quelques épisodes !!
Moi qui me fais chier très rapidement, j’ai englouti la série très rapidement.
Concernant les personnages, on y retrouve des gens normaux ayant chacun une vie « avant espace » bien différentes que l’on découvre au fil des épisodes, et qui ont chacun leurs secrets, leurs rêves, leurs petits plaisirs….
D’un point de vue graphique, l’animation est propre, les dessins un peu simplistes peut-être mais ce n’est pas choquant du tout.
L’OST est aussi très correct et accompagne très bien l’anime. Et j’apprécie beaucoup les génériques.
Donc pour conclure si vous aimez la science-fiction, mais que vous en avez un peut marre des méchas superpuissants à propulsion nucléaire, PlaneteS est pour vous. Si vous aimez les histoires de la vie de tous les jours (genre Kimi Ga) mais que vous aimez pas trop que ça larmoie dans tous les sens et que vous en avez marre de vouloir faire se bouger le cul aux héros, PlaneteS est pour vous aussi.
Je n’aime pas trop mettre la note maximale parce que je me dis que je trouverai toujours mieux, mais pour cette série, je ne vois rien qui pourrais lui enlever ne serait-ce qu’un point… donc 10/10.
#Par Lombricus le 12/01/2007 à 11:20
Sublime ...
Cet anime est d'une délicatesse et d'une sensibilité que j'ai rarement vu.
Malgrés une histoire qui s'inscrit dans le futur, on aborde ici des thèmes qui font notre actualité et malheureusement qui risquent à faire la une dans un avenir plutot proche (déchet en orbite, recherche d'energies nouvelles, répartition des richesses entre les populations qui entrainent d'autres problèmes ...)
Quel que soit le point de vue sous lequel on aborde cet anime, on reste toujours dans la justesse, la retenue et la subtilité. Et bon sang qu'ils sont nombreux ces thèmes : l'amour, la recherche de soi, le surpassement, la conquête spaciale, le devenir de la race humaine ...
Les personnages sont tous traités de manière proggressive et approfondie ; on arrive à la fin des 26 épisodes en connaissant quasiment tout de ses protagonistes et on s'aperçoit qu'il n'y a ni méchants, ni gentils (sauf Tanabé :p ) , mais seulement des gens complexes comme dans la vie réelle.
Bien sûr l'idylle naissante entre Tanabe et Hachimaki est un peu le fil directeur de la série ... c'est ce qu'on croit au départ tout du moins. Mais on finit par vite voir que ce n'est qu'un des thèmes passionnant à suivre parmis tant d'autres.
Certains épisodes sont particulièrements émouvants de mesure et on a souvent la gorge nouée.
Mais attention, ce n'est pas triste. L'humour est bien présent et excellent de subtilité à mon sens. La volonté et la joie de vivre de certains personnages (Tanabé en tête) suffisent à teinter le tout d'une bien belle couleur.
Le graphisme ne fait pas dans la débauche d'effets spéciaux. Néanmoins, l'ensemble est joli à regarder et les personnages trés expressifs (Tanabé pleurant de joie dans un des derniers épisodes).
Mais j'ai été particulièrement surpris par la sensation d'apesanteur rendue de manière magistrale tout au long de la série, un peu à la manière de 2001 de Kubrick.
Au final, on est a 100 années lumières de Naruto et DBZ.
Les adeptes de Mangas "adultes" (pas X hein ... ) seront ravis car on est loin des histoires de collegiens / petites culottes / gros nichons.
J'ai pour ma part trouvé PlanetEs passionnant et trés intelligent du début à la fin, et je pense que les spectateurs dont l'âge et l'expérience de la vie font qu'ils cherchent à voir "autre chose" seront ravis.
4 membres l'ont actuellement dans leur Animethèque : c'est bien peu à mon sens.
Foncez !
#Par Josephine2 le 03/05/2005 à 17:24
Dans un futur assez proche, le quotidien d'une équipe d'éboueurs de l'espace chargée de nettoyer les environs de la planette Terre... L'anime commence avec l'arrivée d'une jeune recrue, naïve et motivée, et l'on découvre en même temps qu'elle ses drôles de collègues et la réalité du métier. En effet, malgré son importance, ce secteur d'activité est assez déconsidéré au sein de la communauté spatiale, ce qui crée une ambiance assez particulière à l'intérieur de la section zéro (rien que le nom ...). Au travers quelques personnages en particulier on suit le parcours de chacun, leurs rêves et leurs motivations.
Cet anime se suit vraiment avec plaisir, tant pour la forme que pour le fond.
L'animation et le graphisme sont propres et soignés (le design des personnages est même à mon avis plus sympatique que celui du manga papier).
Les personnages, intéressants et attachants, évoluent de façon dynamique au fil de l'histoire et leurs actions permettent au scénario de rebondir sur de nombreux thèmes de réflexion : l'être humain, son rapport à la conquête (spatiale mais pas seulement), la réalisation de soi, la justification des actes terroristes et plein d'autres choses encore !...
A voir absolument... surtout si l'espace vous fait rêver.
