Serial Experiments Lain

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 1998
- Titre original: Serial Experiments Lain
- Nombre d'épisodes: 13
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Triangle Staff
- Production: AIC (coproduction), Genco (coproduction), Geneon Entertainment, TV Tokyo
- Réalisation: Matsuura Jôei (épisodes 3, 5, 11), Murata Masahiko (épisodes 7, 10), Nakamura Ryutaro (épisodes 1, 2, 12, 13), Nishiyama Akihiko (épisodes 4, 6, 9), Ueda Shigeru (épisodes 8, 12)
- Supervision: Nakamura Ryutaro
- Chara-design: Kishida Takahiro
- Chara-design original: Kishida Takahiro
- Auteur: Abe Yoshitoshi
- Musique: Nakaido Reiichi
- Diffuseur: Bandai Channel, TV Tokyo
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Serial Experiments Lain
- Editeur: Dybex
Doublage
Kaori Shimizu (Lain Iwakura), Ryunosuke Obayshi (Yasuo Iwakura), Rei Igarashi(Mihi Iwakura), Ayaki Kawasumi (Mika Awakura), Yoka Asada (Alice Mizuki)
Synopsis
Serial Experiments Lain se déroule dans une période contemporaine. Tout commence par le suicide d’une jeune fille : Chisa Yomoda. Peu de temps après son décès, certains camarades de classe de Chisa reçoivent des e-mails qui semblent provenir de la défunte. Lain, jeune collégienne de 14 ans, novice en informatique, reçoit elle aussi un e-mail. Progressivement, Lain va entrer dans le Réseau ("The Wired") et toute sa vie va en être bouleversée.
#Par azorni le 10/05/2010 à 05:33
Voilà une série dont je n'ai pas encore terminé le visionnage mais pour laquelle je ne résiste tout de même pas à l'envie d'en rédiger d'ores et déjà une critique.
Bizarrement ce que je retiens surtout de cette série c'est son générique. Je crois que c'est mon opening préféré parmi tous les animés que j'ai vu jusqu'à présent. Dans le genre pour moi il n'y a que le générique d'Elfen Lied qui peut lui disputer cette place.
Donc j'ai immédiatement été séduit par cette entrée en matière et par la chanson. Et j'ai même envie de dire que ce générique sauve la série, parce qu'il apporte un peu de légèreté et de douceur à une série tout de même très lourde et à l'ambiance pesante.
Car oui, s'il faut parler de la série elle même, faut bien admettre que c'est pas des plus joyeux. Au début je pensais avoir affaire à une sorte de shonen très stylisée (car après tout on retrouvait le schéma classique de la lycéenne timide qui voit des fantomes), mais en fait c'est bien une histoire cyber-punk : le thème central est bien la technologie et l'opposition réel/virtuel. S'y ajoute le milieu lycéen et nocturne (les boites de nuits sont un lieu typique du cyber punk).
Le scénario fait la part belle au mystère et est du coup un peu difficile à suivre, surtout au début, mais je pense qu'il faut se laisser emporter par l'auteur sans trop chercher à analyser, et qu'il faut savoir apprécier les nombreuses scènes suréalistes ou oniriques qu'il nous offre. Le travail des couleurs vaut aussi le coup d'oeil.
L'aspect noir et glauque de la série est aussi compensé par la personnalité de la jeune héroïne, très kawai. On sourit par exemple quand on la voit avec son pijama en forme d'ours en peluche. Et franchement ce genre de moment est utile pour alléger un peu l'ambiance, car sinon c'est vraiment triste, d'autant qu"à part ça il n'y a absolument aucun humour.
Bref, une série douce-amère aux ambitions métaphysiques et artistiques très marquées, et à mon sens largement réussies, malgré un rythme et une ambiance qui pourra en dérouter plus d'un.
PS: j'ai quand même été un peu déçu par la fin, pas très concluante à mon goût.
#Par Spiked le 06/05/2010 à 09:49
"And you don't seem to understand..." ces paroles qui ouvrent le superbe opening peuvent à elles seules résumer le sentiment qui nous traverse pendant chaque épisode. Sorte de cross over entre Ghost in the Shell et une oeuvre de Satoshi Kon (notamment Perfect Blue et/ou Paranoia Agent), Serial Experimental Lain nous transporte dans une autre dimension dont il sera très difficile de sortir.
La série nous raconte l'histoire de Lain, collégienne renfermée sur elle même qui va se retrouver à explorer le monde virtuel du "Wired", après qu'une de ses camarades qui s'est suicidée quelques jours plus tôt lui envoie un mail pour lui demander de la rejoindre. Ainsi, au même rythme que Lain, le spectateur va progresser dans cette sorte de réalité alternative et, comme Lain, va peu a peu avoir du mal a différencier le concret du virtuel.
Oeuvre atemporelle, Lain joue sur les images et les métaphores et transporte le spectateur dans dans un trip audiovisuel sans précédent. L'ambiance générale est donc fantastique, avec notamment des décors en noir et blanc faits d'ombre et de lumière (escaliers, allée en face de la maison, etc...), ou bien de fils éléctriques, tout est là pour instaurer une atmosphère tantôt dérangeante, tantôt poétique. Cela est soutenu par une bande-son principalement faite de bruits et de sons (un peu à l'image du récent Ghost Hound) mais aussi d'autres éléments comme notamment de nombreuses séquences sans dialogue ou bien des séquences qui se répètent dans chaque épisode (Lain qui sort de chez elle, lain qui prend le métro, etc...).
Bref, il est très facile de décrocher dès les premières minutes tant le tout semble aux premiers abords dénué de cohérence. Plusieurs narrateurs, scénario qui gagne en complexité mais pas en clarté, personnages secondaires dont le rôle est plus que flou, Lain est définitivement une épreuve chargée de récompenser les plus téméraires. En effet, car c'est seulement dans les derniers épisodes que tout prend enfin son sens et donne une cohérence frappante à toute la série. Ainsi, seuls ceux qui ont eu le courage et l'intelligence d'aller jusqu'au bout auront le privilège d'assister à un final qui laisse pantois et qui propulse la série au rang de chef d'œuvre.
Véritable réflexion sur l'identité, le soi, l'existence, mais aussi sur Dieu, la religion, et ce par le biais d'une plongée dans monde virtuel dérangeant, Serial Experiments Lain fait décidément partie de ces perles de l'animation japonaises qui, sans intrigue bien définie, arrivent à instaurer une très grande complexité qui en laissera plus d'un sur le bord du trottoir. Ceux-là passeront à côté d'une expérience unique et ne le regretteront même pas. Quel dommage !
#Par bouba le 03/01/2009 à 20:21
Serial Experiments Lain est une série à suivre avec modération, sous peine de surchauffe de cerveau. Oui, pour comprendre et aimer cet animé atypique (qui traite de l'existence de Dieu et la raison d'être des humains), on est obligé de solliciter tous ses neurones. Tous, sans exception.
Insidieusement, cela sous-entend également que si on n'a pas apprécié ce "chef d'oeuvre", c'est qu'on est trop bête pour saisir la portée du message qui est véhiculé ou pas assez fin pour comprendre l'intrigue. De quoi culpabiliser ceux et celles qui se sont essayé à l'animé sans succès. Car je suis certaine que beaucoup ont abandonné la série en cours de route.
Pour ma part (et je n'ai pas honte de le dire), j'ai trouvé cet animé insipide et plus d'une fois j'ai failli renoncer à le suivre jusqu'au bout.
L'animé se veut intelligent et il réussit son pari. Mais il est sans âme, sans goût et sans saveur. Comme si l'auteur s'était amusé à imaginer une dissection purement chirurgicale de l'humanité sur 13 épisodes. Hormis le premier et les deux derniers épisodes, tout est brouillon, avec des scènes qui sont parfois sans queue ni tête (ou alors il me manquait quelques neurones pour la compréhension). Les personnages sont froids, les plans sont répétitifs...
Vous l'aurez compris, je ne suis pas fan (mais alors pas fan du tout) de ce genre de séries prises de tête. D'ailleurs, je m'arrête ici, je vais prendre un cachet d'aspirine...
#Par Ichi-nii le 04/11/2008 à 21:47
Dès le 1er épisode... Un très bel opening qui m'a bien plu ! Calme... doux... reposant... ça m'a mis direct dans l'ambiance !
Ensuite on est plongé dans une ambiance très spéciale... une ambiance très pesante... pas de dialogues au début...
Un début assez perturbant, sans explication aucune, une situation étrange...
Puis tout le puzzle se reconstitue au fil des épisodes...
Je peux comprendre que certains ne puissent pas le regarder jusqu'à la fin, le rythme est quand même bizarre, des images se répètent souvent, et l'histoire est assez difficilement compréhensible (le côté technique peut déranger les novices).
Ne considérant pas le "wired" comme une 2nde maison (encore moins comme la 1ère), mais uniquement comme un espace d'échange, de détente et de recherche, je ne me sens pas concerné à titre perso par la problématique de l'aliénation de l'humain dans un monde virtuel, et du principe d'équivalence entre ces 2 mondes (par contre j'adore la métaphore du monde comme un seul cerveau humain, chaque être représentant un neurone et les connexions étant les synapses).
Après... il y a un côté hautement philosophique qui me rappelle mes cours de terminale et la définition du moi, la différence entre l'être et le paraître.
Et dans cet animé, le "moi" est fortement lié à la façon dont les autres nous perçoivent, d'où plusieurs "moi" pour une seule entité, dépendant de l'être qui la considère.
Le point du "vrai" monde qui nous entoure est aussi soulevé. Est-ce que tout est monté par une entité suprême ? Est-ce que c'est une illusion ? Quel est le vrai monde ?
Au final, je dirais qu'il ne faut surtout pas prendre cet animé au 1er degré et ne pas se laisser déstabiliser par certains points déroutants.
C'est un animé qui demande une réflexion constante, à ne pas regarder si on veut pas se prendre la tête, et même après un 1er visionnage, il est très difficile d'en cerner tous les aspects et toutes les problématiques.
#Par El Nounourso le 03/06/2008 à 01:02
Serial Experiments Lain est une série exceptionnelle par bien des aspects, mais c’est surtout son scénario qui lui a valu ses lettres de noblesse. Tout tourne autour du fameux « Wired », réseau informatique nouvelle génération dont les frontières avec la réalité ne semblent pas si imperméables qu’elles devraient l’être. Au début de l’histoire, le personnage de Lain est une vraie buse en ordinateurs : elle n’y connait rien et ne possède qu’un Navi pour enfants. A partir du moment où son père lui achète un Navi dernier cri, cette adolescente renfermée de 14 ans va progressivement s’intéresser à l’informatique et au Wired. Un nouveau monde s’ouvre à elle.
Pour matérialiser cette passion dévorante, la chambre de Lain va se métamorphoser en un lieu de culte dédié au Navi, objet central qui ne cessera d’être perfectionné avec diverses upgrades et d’envahissants systèmes de refroidissement. Seule l’interface d’identification et la boîte mail sont montrées au spectateur, et on a du mal à se représenter la navigation sur le Wired. Un écran semble nécessaire mais la façon de surfer ou de jouer en ligne reste mystérieuse, même si on devine une immersion maximale. Ce choix très habile permet de jouer sur le niveau de réalité de ce que le spectateur et les personnages voient ou croient voir.
Le premier épisode débute par le suicide d’une collégienne qui continue pourtant d’envoyer des e-mails à ses ex-camarades de classe. Passée « de l’autre côté de miroir », il semblerait que son esprit survive dans le Wired. Tout le monde pense évidemment à un canular, mais le doute s’installe. Cependant, c’est bel et bien le personnage de Lain qui se place au centre de l’histoire. Une fois absorbée dans l’univers de Wired, sa personnalité semble se scinder en deux, la Lain du Wired étant beaucoup plus sûre d’elle. Dans le monde réel, des inconnus commencent même à la reconnaitre et à la saluer. Bref, je n’en dirais pas plus sur l’histoire qui est un vrai petit bijou, très bien ficelée, avec des indices disséminés et une progression parfaitement maîtrisée.
Le rythme est par contre assez lent. Chaque épisode commence par les mêmes images et certains plans reviennent presque à chaque épisode (Lain devant son Navi, le seuil de la maison, la rue qui mène à l’école, les câbles électriques vrombissant, le chahut de l’école, etc). On est comme bercé par cette rengaine qui instaure une atmosphère inquiétante et captivante. L’angoisse est diffuse mais bien présente, les ennemis mal identifiés. Qui sont ces hommes en noir qui rôdent dans la rue de Lain ? Et quel est le but de « knights », célèbres pirates informatique du Wired ? Le comportement des parents et de la sœur de Lain frisent parfois l’autisme… quel est donc leur rôle dans tout ça ?
Les questions se multiplient, les surprises de taille s’abattent, le spectateur est plus que désorienté. Il ne comprend pas tout mais s’accroche jusqu’au bout pour enfin comprendre. Le dénouement est d’ailleurs magnifique, même s’il ne répond pas à toutes les interrogations. Le graphisme épuré colle bien à l’ambiance et aux thématiques de la série mais sa simplicité peut apparaître comme rebutante. Quant à l’animation, elle m’a semblé bien cheap, mais pas non plus complètement ratée. Le côté répétitif de certaines situations et la récurrence des plans pourra néanmoins mettre notre patience à rude épreuve. Enchaîner trop d’épisodes d’affilée peut donc être risqué. La série est courte, mieux vaut prendre son temps !
Serial Experiments Lain ne ressemble à aucune autre série. Dotée d’un scénario bétonné et d’une ambiance glauque des plus réussies, elle saura séduire les personnes patientes et pas trop hermétiques aux délires métaphysiques sur la perception (et la nature même) de la réalité. Etant moi-même fan de Philip K. Dick, j’ai vraiment été conquis. Et j'allais oublier : l'opening est superbe !
#Par FullMetal Klavikul le 20/03/2008 à 16:32
Il y a des séries comme ça qui vous hypnotisent et qui ne vous lâchent plus… Pour moi, c’est incontestablement Serial Experiments Lain la série qui m’a le plus marqué : je viens de la visionner une troisième fois, et je me décide enfin à en écrire une critique.
Un des atouts majeurs de cette série aux multiples facettes est bien entendu le personnage de Lain. Son visage de poupée aux yeux grand ouverts semble toujours s’interroger sur le monde qui l’entoure, sur sa propre existence, et tout en elle montre qu’elle est totalement en-dehors de la réalité (peau très pale, étrange coupe de cheveux avec sa tresse, pyjama « Ourson »…) : Yoshitoshi Abe a réussi à créer ici un personnage au style unique et en parfaite adéquation avec l’univers tortueux du Wired. Quant à sa personnalité, il est troublant de remarquer à quel point elle évolue au cours de la série, et que son Navi évolue en même temps qu’elle (comme lui dit son père au début de la série, d’ailleurs…), en particulier à partir du moment où elle installe le mythique processeur Psyché.
Un autre des points importants est qu’ici l’univers comme le scénario est basé sur l’informatique. Jamais on ne verra dans cette série quelqu’un qui ne possède pas de Navi ou qui ne s’est jamais connecté au Wired. Quant au vocabulaire utilisé, il peut en laisser plus d’un perplexe : pour peu que l’on ne s’y connaisse pas du tout en informatique, on est vite perdu. De plus, très souvent informatique rime avec métaphysique, alors….
Métaphysique, oui, car on aborde ici la question de l’existence de Dieu, et même de l’existence tout court : on retrouve ainsi les théories de Descartes (Cogito ergo sum : le doute prouve notre existence), ou encore de Kant (Ce qui existe c’est ce que l’on voit), mais aussi de nombreuse théories modernes sur l’Inconscient Collectif, qui font partie des clés pour saisir toute l’essence de la série et la profondeur du scénario. Alambiqué au possible, il nous emmène aux frontières du Monde Réel et du Wired, monde virtuel labyrinthique et cauchemardesque qui se substitue de plus en plus au Monde Réel au fur et à mesure de l’évolution de Lain, qui va petit à petit prendre conscience du but de son existence et de son véritable « moi ».
La réfléxion ici porte aussi sur l’influence d’Internet sur les comportements humains, en particulier auprès des adolescents (jeux en ligne, drogues, rumeurs, sectes et suicides), thématique toujours très actuelle, peut être même plus qu’à l’époque de la série.
Un des aspects qui m’a particulièrement marqué est le soin apporté à l’ambiance sonore de la série. Des bruits de transformateurs électriques ponctuent la série à tout moment (zooms fréquents sur les innombrables câbles de transmission), de même que des bruits de brouillage des écrans ou encore des voix humaines « informatisées » ou synthétiques contribuent à créer une atmosphère véritablement oppressante, renforçant le sentiment de malaise qui se dégage constamment autour de Lain.
L’ambiance visuelle est également très travaillée. On assiste ainsi à de longues séquences « cyber-psychédéliques » à travers l’infinie complexité du Wired, où défilent textes étranges et tâches de couleurs informes, mais on découvre aussi des ombres très bizarres qui se dessinent sur la silhouette de Lain, ou encore des effets de flou ou « d’écran qui saute » (je sais pas comment je peux mieux l’expliquer….), qui nous immergent totalement dans un monde irréel à la frontière du virtuel pourtant proche du nôtre, nous troublant ainsi encore plus…
L’introduction de chaque épisode est extrêmement travaillée, mais aussi un des éléments les moins compréhensibles de la série… Je pense notamment au fameux « Present day, present time » (brrr, il me donne des frissons…) au début des épisodes, mais aussi à la séquence qui revient constamment (avec le feu, les piétons, les voitures, les lumières…), toujours avec un commentaire différent, en rapport avec le titre des Layers. Nom étrange pour des épisodes, d’ailleurs : au fur et à mesure des Layers, l’intrigue gagne en complexité et en profondeur. Serait-ce une métaphore pour énoncer différentes couches formant finalement un « tout » : la Réalité ? De plus, chaque titre est vraiment intrigant, et évoque un aspect particulier parmi tous les thèmes traités au cours des épisodes….
Serial Experiments Lain est une série qui ne peut pas laisser de marbre. Soit on est totalement rebuté par les phénomènes inexpliqués, par l’ambiance dérangeante et par le manque d’action dans les épisodes, soit on a envie d’en savoir plus sur le Wired et on se laisse totalement captivé par la profondeur de l’univers et par le regard obsédant de Lain… Seul petit bémol : il est dommage que le soin apporté à l’ambiance de la série ne se reflète pas dans l’animation (problèmes de proportion quand les personnages sont de plain-pied…). Mais si l’on est hypnotisé par l’ambiance générale et emballé par le concept, on fait vite l’impasse sur ce petit défaut : la perfection n’est pas de ce monde, dit-on…. Mais cela est-il aussi le cas dans le Wired ? "And you don't seem to understaaaand..."
#Par Fremen le 04/01/2005 à 00:42
Ami de la philosophie et de la métaphysique, bonjour!
Cet anime est un plaisir a suivre pour les neurones, la manière dont est traité le thème de la religion dénote du génie ainsi que le monde dans lequel de déroule la série, monde qui pourrait être notre future proche. Cet anime est un plaisir à suivre mais un peu moins à regarder : le soin apporté au scénario ne se retrouve pas dans les chara-design, de plus certains personnages manquent de profondeur.
Mais malgré cela cette série reste d'excellente qualité, ne serait-se pour la réflexion qu'elle apporte, les aspects qu'elle dénonce.
#Par Soul @ngel le 17/12/2004 à 21:45
Soyons clair, ceux qui n’aiment pas les animes "prise de tête" peuvent passer leur chemin, Lain n’est clairement pas une série pour eux.
Les autres, qui aiment se poser des questions métaphysiques sur l’existence de Dieu, la relation entre virtuel/réel… devraient adorer Lain.
La première chose qui peut choquer dans Lain, ce sont les dessins, extrêmement minimalistes. Cela peut surprendre au début, mais on s’y fait assez vite. Et malgré le vide des décors, il y a une multitude de détails. Cela forme un contraste accentuant l’atmosphère particulièrement dérangeante, étrange et un peu glauque de cet anime. Mis à part cela, l’animation et le chara-design, sans atteindre des sommets, sont tout à fait honorables.
L’histoire se déroule assez lentement et les décors évoluent peu. Ceci pourra en gêner certains mais permet, à mon avis, de se concentrer sur l’histoire pour mieux la comprendre car vous en aurez besoin. Pour bien appréhender la complexité de cette série, plusieurs visionnages sont nécessaires. L'ayant vue déjà cinq fois, je découvre encore de nouveaux aspects.
Lain peut aussi déranger car toute l’histoire se passe dans un univers informatique très crédible, avec certaines pistes (le "Present day… Present time" avant tous les épisodes), ainsi que de nombreux termes employés (notamment concernant le fameux protocole 7).
En conclusion, cette série va vous faire mal au cerveau, mais qu’il est bon de voir qu’il existe des animes qui font réfléchir sur des théories philosophiques et qui ne sont pas seulement basés sur l’action ou le fan-service.









