Wakusei no Samidare

Informations générales
- Auteur: Mizukami Satoshi
- Origine: Japon
- Année de création: 2006
- Titre original: Wakusei no Samidare
- Nombre de volumes: 10
- AKA:
- - 惑星のさみだれ
- - Hoshi no Samidare
- - Lucifer and the Biscuit Hammer
- - The Lucifer and Biscuit Hammer
Synopsis
Comment réagiriez-vous si un beau matin au réveil, vous vous retrouviez nez-à-nez avec un lézard qui parle ? Un lézard qui se dit en plus chevalier et que vous devez sauver le monde d'un marteau géant - pour l'instant invisible en orbite - prêt à réduire la Terre en miettes et protéger une princesse !
Bien qu'il va d'abord essayer de fuir en laissant combattre les autres chevaliers à sa place, Yuuhi ne sait pas encore qu'il va mener une guerre qui va le changer à tout jamais.
Synopsis soumis par Afloplouf
#Par Afloplouf le 09/09/2010 à 16:29
J'ai commencé à m'intéresser à Hoshi no Samidare quand j'en ai vu que certains ont lancé comme fausse rumeur une adaptation prochaine par Gainax, puis j'ai bien été contraint de le lire quand un des mes potes URL (Red Slaughterer pour ne pas le dénoncer) m'en a fait la propagande assumée.
Et c'est du grand art.
Certes, l'histoire semble classique. Il ne faut pas se laisser abuser par les éléments un peu surprenant comme ce marteau géant pour ne pas reconnaître bien volontiers une trame bien reconnaissable de gens "marqués du sceau du destin qui vaut sauver le monde grâce à des pouvoirs trop cools, des tripes, et le power-up de l'amitié" et même s'il faut saluer à juste titre l'élément trublion du duel à la mexicaine (je ne dis pas plus pour éviter le spoil, si ça vous intrigue tant mieux, vous lirez cet excellent manga) sur le papier, il n'y a pas de quoi enthousiasmer.
Grossière erreur. Hoshi no Samidare nous rappelle que l'histoire en elle-même ne fait pas tout, la narration est prépondérante. Ici, les moments drôles font rire et les moments émouvants donnent la larme à l'œil. Ca n'a l'air de rien dit comme ça mais la simplicité assumée et le côté réussi du résultat sont grandement appréciable. Quand c'est sombre, les personnages ne font pas recharger les piles de leurs lunettes pour qu'elles réfléchissent comme des miroirs. Les blagues ne reposent pas sur des références crypto-otakes pour geek 6ème dan mais des qui pro quo vieux comme le monde mais toujours aussi efficaces. L'intensité dramatique n'est pas sur-jouée avec le Philharmonique dans le fond qui entonne le Pagliacci (ou plus généralement une soupe J-Pop sur le ton de la comédie musicale Roméo&Juliette) non : un plan, un regard, une bulle, point.
De même, l'enchaînement des évènements est surprenant à plusieurs reprises. Certes, je regrette que l'auteur n'est pas pris plus de soin à construire ses transitions (pression de l'éditeur ?) pour mieux constituer le ciment qui lie les briques de l'histoire mais il m'a surpris plus d'une fois. Les personnages, dans leur personnalité ou leurs acte,s ne correspondent pas souvent - pour ne pas dire jamais - à ce qu'on croit savoir d'eux. Le rythme peut s'emballer - sans qu'on nous l'annonce trois plombes à l'avance - pour ralentir pour mieux nous frustrer. Clairement, Hoshi no Samidare est une des œuvres où l'auteur joue avec le lecteur mais jamais nous prendre pour des idiots.
Les dessins sont peut-être en retraits. Les traits des personnages ne sont pas seulement coupés au couteau mais parfois bizarrement proportionnés voire articulés. Les décors sont souvent un peu pauvres visuellement et on a souvent bizarrement envie d'y voir de la couleur. Les combats sont un peu brouillons, presque trop brefs souvent dans le déroulement. J'en retiens l'impression, d'un gros storyboard un peu élaboré.
Et c'est là qu'on se prend nous aussi à rêver d'une adaptation, de la Gainax dans le meilleur des cas tellement l'inspiration transpire les cases du manga ou bien pourquoi pas d'un Bones.
#Par Kimi le 08/05/2010 à 13:51
En présentant ce manga j'aimerais d'abord présenter l'auteur et son travail en général. Je l'avais découvert avec un autre de ses mangas appelé Sengoku Youko qui tourne autour d'une histoire de youkai (démons & esprits du folklore japonais) dans un univers moyen-âgeux.
La première chose qui me frappe avec son travail c'est qu'il ne cherche pas à faire original. Pas dans le fond tout du moins. Il fait des « aventures », on pourrait même dire que c'est du shounen mais ce serait un peu pousser. Il met en place une trame très classique, et avance dedans sans se poser de questions. Bon.
Mais la forme, souvent, est différente de ce qu'on attend. Ses histoires se déroulent de façon désinvolte, sorte de tranches de vie désabusées (essayez de faire de l'aventure avec ça, pour voir). Et ça marche pas trop mal.
J'aime aussi son dessin. Quand on est habitué aux shoujos-shonens tout lisses on se rend compte qu'il prend pas mal de liberté avec son trait, que je qualifierais d'un peu brouillon.
Alors bien sûr si vous cherchez le manga-ultime-pas comme les autres, passez votre chemin. Pour les autres, Wakusei no Samidare est une histoire avec un synopsis débile (on dirait qu'il l'a tiré au sort) ou il y a des animaux qui parlent, des chevaliers élus et où il faut sauver la terre (je vous avais prévenus). Et puis une bande de personnages bien attachants, et une histoire qui je trouve, nous entraîne pas mal. L'auteur est un bon conteur, et avec ce manga, c'est l'essentiel.
PS: Houuu ! Mais je viens de relire un peu, les premiers chapitres sont assez mauvais, y'a même un peu de ecchi (érotique pour pré-adolescent) ... Bon. Mais ça finit par être bien, hein !
