Un nanar de l'année 2013.

» Critique de l'anime Beyond The Boundary par fairycasa le
26 Novembre 2014

Ou comment gâcher du potentiel en pondant une œuvre sympathique.

J'étais en mal d'animés. J'ai donc raclé les fonds de tiroir à la recherche d'une perle oubliée - oui, ça m'arrive de passer à côté, volontairement le plus souvent, pour garder pour plus tard, quand l'hiver animiesque est là, une pépite ou deux - les fonds de tiroir, disais-je, qui contiennent également les navets et les entre-deux.
Kyoukai no kanata fait partie de ces derniers. C’est un animé qui présente un excellent graphisme digne d'un shōjo à se faire pâmer la gente féminine (les jeunes et les vieilles comme moi), de l'humour à biiiiiiiiiip pour faire rire les adolescents pré-pré-pré-pubères (je pense qu'après 7ans, ils ne seront plus assez rebiiiiiiiiip pour rire sans comprendre et trop avertis pour en baver d'envie), un scénario digne d'un shōnen en manque d'inspiration rempli d'approximations permettant un remplissage de la série sur au moins 7 épisodes superflus où seulement les épisodes 2, 3, 10, 11 et 12 sont passablement intéressants. C’est un entre-deux car il réunit en un seul animé les pires clichés des deux genres. C’est dire qu’il sera gnan-gnan dans l’action ET dans les bons sentiments (au choix, l’esprit de sacrifice ou l’amourette, ou même les deux, puisque SAO a réussi le faire).
Ça, c’est pour la forme. Le fond maintenant. Là aussi, c’est un entre-deux. Une histoire fantastique avec des chasseurs, pas toujours gentils et du bon côté des sentiments, et des méchants (rires) pas forcément méchants puisque certains du côté des gentils. Bref, pour une fois, les personnages ne sont pas trop manichéens. Un coup de sabre donc dans les clichés. Et ça capte l’œil du chaland. Mais… oui, il y a un mais, le tout manque cruellement de substance. Au choix de chacun, il manque soit de l’action, soit de métaphysique-philosophie-psychologie (même de bistrot aurait fait l’affaire), soit de bisous (mon côté midinette, je ne m’en excuse même pas). Bref, entre l’épisode 4 et 9, on s’endort. Les blagues pourris pour moquer les otakus et les pervers ne suffisent pas à réveiller.
Quant à l’épisode 12…c’est le final, le pompon de la cerise sur le gâteau. Je ne spoile pas, c’est bien le seul épisode qui mérite d’être regardé attentivement.
Bref, un grand cru qui restera dans mes annales des animés "aussitôt vus, aussitôt oubliés".

Verdict :5/10
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A propos de l'auteur

fairycasa, inscrit depuis le 19/10/2014.
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