5 cm par Seconde

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2007
- Titre original: Byousoku 5 Centimeter
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://5cm.yahoo.co.jp/
- AKA:
- - 秒速5センチメートル
- - 5 Centimeters per Second - A Chain of Short Stories about their Distance
- - Byousoku 5 cm
- - Five Centimeters Per Second
- - 5 cm/sec
- - 5cm per Second
Staff technique [liste]
- Production: Comix Wave Films
- Réalisation: Shinkai Makoto
- Chara-design: Nishimura Takayo
- Auteur: Shinkai Makoto
- Musique: Tenmon
- Animation clé: Nishimura Takayo
- Couleurs: Shinkai Makoto
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: 5 cm par Seconde
- Editeur: Kazé
Doublage
Ayaka Onoue (Akari Shinohara), Kenji Mizuhashi (Takaki Toono), Satomi Hanamura (Kanae Sumita), Yoshimi Kondou (Akari Shinohara)
Synopsis
5 centimètres par seconde est la vitesse de chute des pétales de cerisier, c'est ce que la jeune Akari apprend à son ami Takaki. Les deux jeunes gens s'apprécient beaucoup et se sentent très proches. Malheureusement au fil de leurs déménagements respectifs, ils se perdent de vue et n'arrivent qu'à entretenir une correspondance limitée. Un jour, au beau milieu de l'hiver, Takaki décide coûte que coûte de retrouver Akari.
3 histoires, 3 moments de la vie de Takaki et d'Akari au cours desquels le réalisateur Makoto Shinkai s'interroge à nouveau sur les effets de l'éloignement sur les relations amoureuses.
Synopsis soumis par Starrynight
#Par Ushio le 12/11/2011 à 20:07
Voilà un film très étonnant!
5cm per second c'est un film qui commence de manière agaçante! On se dit : ''Oui, c'est vrai c'est beau! Oui, c'est romantique (Au sens premier du terme d'ailleurs)! Mais bon, c'est gnangnan...''
Néanmoins, c'est un sentiment que l'on aura uniquement dans la première partie. Les deux autres parties, d'une beauté saisissante, vont venir éclairer la niaiserie (au finale pas si niaise) de celle ci.
Oui! Car au final ce film c'est un TOUT! C'est l'ensemble qui prend sens! Trois histoires d'amour à trois périodes différentes d'une vie! La première : amour d'enfance naïf. La deuxième : amour d'adolescent mélancolique. La troisième : amour d'adulte désespéré. Et ce tout possède au final une incroyable lucidité sur la question.
5cm per second c'est un bonbon! Comme tout les bonbons il a un emballage très attractif, on a qu'une envie, c'est de le gouter. Une fois dans la bouche, c'est bon mais pas si extraordinaire, du moins pas autant qu'on l'aurait imaginé. Et pourtant, quelques secondes plus tard, un arrière goût vient prendre le dessus. Vous n'arrivez pas à dire ce que sait mais c'est renversant! C'est bon! C'est magnifique! Damned!
Au niveau technique, rien à dire! En plus d'être beau, le film possède une mise en scène, un montage et des plans très travaillés! La musique est très belle, on l'a encore en tête pendant des jours et finit très rapidement sur notre MP3 dans la playlist : ''A écouter en rentrant un soir d'hiver pour se réchauffer le coeur''.
On dit de Shinkai Makoto qu'il est nouveau Miyazaki! Je suis loin d'être d'accord! Ce n'est pas parce que c'est beau et poétique que c'est du Miyazaki! Non! Je trouve bien au contraire que Shinkai Makoto se rapproche plus de Takahata (Deuxième pilier de Ghibli avec Miyazaki) autant sur la forme que sur le fond. D'ailleurs je trouve aussi que 5cm per second à des airs de Omoide poroporo.
Enfin bref! Enorme coup de coeur! J'aurai du mettre 7 ou 8, je met 9 car devant ce genre de film le coeur prend le dessus sur la raison!
#Par dregastar le 08/08/2011 à 11:15
Sous le cerisier les feuilles finissent par tomber et s'envolent, emportées par le vent.
Takaki et Akari, le lointain face à face des coeurs.
Un anime inspiré et une histoire d'amour qui l'est tout autant malgré sa forme et sa narration particulière.
Je pense néanmoins que celui ci mettra tout le monde d'accord sur sa qualité graphique, la beauté de ses images, de ses couleurs qui parfois semblent même donner de la texture et du relief aux formes des objets dessinés.
C'est impressionnant de ce coté là, chaque dessin est soigné, on est loin de l'anime irrégulier ou bâclé.
Le chara design est celui que j'aime pour ce type d'oeuvre, d'une simplicité rehaussant la crédibilité du sujet et rendant l'anime plus authentique et les personnages plus sincère.
L'animation est sans faille c'est tout ce que je peux en dire, donc j'en suis ravi.
Je me pose juste la question si de la 3D est incluse discrètement par moments ? Ceci tellement que je me suis pris agréablement les yeux dans la profondeur et les fonds des décors. ( n'ayant pas la réponse je vous laisserais en juger)
On a droit a des plans empreints de féerie rimant avec poésie, des prises de vue en hauteur ou du bas vers le haut ainsi que des jeux d'ombre, de reflets, de lumière, de clarté et de contraste qui sont un modèle du genre faisant honneur à la Japanime.
Le ciel, le soleil, la nuit, les saisons, la neige, la nature, les trains , les objets et la ville sont comme autant de personnages qui jouent leur partition ou leur rôle a la perfection comme je l'ai rarement vu.
D'ailleurs au passage je me fais plaisir en offrant une "mention spéciale" à la scène du train et de la gare qui sera le théâtre des retrouvailles de nos deux héros principaux.
On pourra parfois reprocher si l'on est pointilleux au possible que l'anime se permet de légères extravagances toutes en couleurs sur certains plans où le ciel est mis en avant et même en valeur de façon très (trop) artistique.
Mais bon cette petite liberté fantaisiste peut donner aussi un certain charme selon les goûts de chacun. Cela même si le film nous habitue dés le départ et durant tout son long a une certaine cohérence qui colle à la réalité tout autant qu'a une homogénéité dans le style des prise de vues aérienne et du choix des couleurs, des dégradés et des effets pour ceux-ci.
Ceci dit ce film est une très bonne surprise regorgeant de romantisme et de poésie.
La science fiction, le surnaturel, le mysticisme, l'humour et l'ecchi sont absent pour le plus grand bien de cet anime.
Plutôt réaliste, développant un aspect émotionnel et psychologique soutenu par des dialogues, une narration et des scènes tout en finesse qui contribuent à le rendre léger et dramatique a la fois rendant imprévisible le dénouement de l'histoire.
Le coté dramatique discrètement relevé de cet anime associé à la force du propos est telle qu'on arrive a croire et a accepter sans peine qu'on tient là une oeuvre pleine de maturité. Relevant du domaine du possible dans ce que peut parfois réserver la vie.
La notion de temps est mis a l'honneur, la jeunesse est louée et l'amour est déclamé avec autant de bonheur que de douleur pour ainsi démontrer que chaque période de notre vie nous impactes qu'on le veuille ou non.
On peut malgré nous être pris en otage par nos rêves ou une personne chère et passer a coté de choses importantes bien encore malgré nous et finalement tout y perdre.
Je préfère prévenir que ce film s'adresse aux sentimentaux ou aux personnes cérébrales qui se posent des questions sur l'amour, le destin et qui apprécieront de débusquer une moralité pleine de sens à travers les détails et les questions que pose cet anime.
La candeur et l'innocence de la jeunesse, la beauté des premiers émois, le temps qui passe avec lenteur et/ou fulgurance, la distance et ses influences sur l'amour, les remords et les regrets, la solitude et/ou avoir quelqu'un, le rêve et les buts que l'on souhaite atteindre, ainsi que la perte de l'amour et de l'être cher sont autant de sujets et de thèmes abordés et développés avec une subtile virtuosité.
On parle ici de tranche de vie mais là ce n'est pas comme on l'entend, on aura droit a une narration assez lente sans que ce soit un reproche. Au contraire ce film profite et tire bénéfice de cette lenteur pour nous faire d'avantage ressentir les effets du temps.
On entendra très souvent les pensées intimes de nos deux héros pré-ados et toujours de manière bien distincte et judicieuse nous permettant de mieux comprendre et de saisir certains de leur sentiments et de leur émotions.
C'est assez contemplatif comme anime mais c'est surtout méditatif j'aurais envi de dire.
Les personnages principaux sont Takaki Tōno un garçon gentil ayant l'air souvent absent comme absorbé dans ses pensées et idéalisant une jeune fille. Il se laisse porter par la vie malgré ses tentatives d'en maîtriser les évènements et Akari Shinohara une jeune fille douce et sensible partageant la passion des livres avec lui sera celle qui initiera leur correspondance amoureuse.
On aura droit à des flash-back sur leur passé et nous découvrirons la nature de cette relation privilégiée qu'ils partagent, ainsi que l'évolution de celle-ci.
A la fin de cette partie on débouche sur l'essence même de la séparation et les effets du développement de cette relation longue distance avec ces avantages et ces inconvénients.
Si la distance sépare, elle peut aussi rapprocher et augmenter nos sentiments.
On partagera ce sentiment cruel de séparation non consentie mais inéluctable.
J'ai par ailleurs souvent entendu parler en ces termes "de plus beau baiser du cinéma" et sachez que je crois être certain qu'ici se trouve peut être "le" ou l'un des plus beaux baisers de l'animation Japonaise.
J'ajouterais même que l'on tient par la même occasion l'une des plus belles scènes de déclaration d'amour de la Japanime.
Je m'avancerais presque en soutenant qu'elle est potentiellement culte pour les téléspectateurs amateurs de romance.
L'anime se poursuivra en deux parties supplémentaires où un personnage important fera son apparition.
L'histoire prendra une tournure encore plus mature et le poids de la solitude sera décliné de deux façons et même en deux points vues.
La troisième partie poussera a son paroxysme toutes les thématiques développées depuis le début et des surprises bonnes ou mauvaises viendront clôturer cette histoire pleine de sens.
Dans un festival d'émotions la boucle sera bouclée de manière claire et précise a défaut d'être pleine de panache ou conforme a ce que l'on pouvait espérer.
Mais ça, c'est une autre histoire et il vous faudra patienter jusqu’à l'ending pour vous poser et digérer cet anime court au niveau de la durée mais chargé au niveau du contenu.
Au niveau de L'OST l'hymne a l'amour est là en écho et résonne sur tout les thèmes abordés tout au long grâce à cette musique jouée au piano accompagnant ces 3 parties.
Une chanson viendra donc en fin de 3 ème partie donner un relief et un cachet somptueux a cette belle et triste histoire.
Ce dernier ajoutant en même temps ce sentiment de fin précipitée que je reproche a l'anime.
Cette chanson magnifique s'appelle "One more time, One more chance" et ces paroles résument les thématiques et le message de l'anime.
Je déteste ces fins qui proposent un défilé d'images a la manière d'un clip se voulant expressif et nostalgique où l'on doit comprendre nous même le mot de la fin juste par la force des images. Images que j'ai trouvé défilant malheureusement trop rapidement et mal choisies d'un point de vue artistique.
Cette fin me plait tout de même et l'anime apporte une réflexion en deux temps car ensuite après il permet même une étude métaphysique afin de méditer sur les thèmes intéressants qui nous ont étés présenté durant l'anime.
Je crois que le réalisateur Makoto Shinkai nous livre ici une oeuvre complète avec des personnages attachants et plein de réalisme.
Néanmoins tout ceci aurait dut être présenté différemment sur la durée et surtout sur le dernier tiers de celle ci, mais tout de même son inspiration est simplement géniale avec une profondeur touchante.
Seul Mamoru Hosoda ( La traversée du temps) avait su me proposer ce type de réflexion sur le temps, la solitude, l'amour et la jeunesse en me proposant le tout avec une forte et belle intelligence émotionnelle.
Je mettrai facilement un 8 si je m'écoutais mais des défauts dans le déroulement et la mise en scène me dérangent et ce malgré que je reconnaisse que cet anime se veuille évocateur par ses images enchaînées en séquences contemplatives et suggestives..
Mais je le déplore sur de nombreux moments même si je reconnais que ce type de mise en scène est de celles que j'aime quant c'est pertinent et réussi comme dans des oeuvre telles que La traversée du temps.
Je lâche un 7 sur 10 mais je le classe au niveau de l'oeuvre que j'ai cité tout au dessus et je ne sais pas si Makoto Shinkai est le nouveau Miyazaki mais je garde un oeil averti et bienveillant sur lui.
Félicitations et donc a suivre....
Voila c'est tout pour moi concernant 5 centimètres par seconde que je vous recommande chaleureusement en conseillant de le visionner deux fois afin de favoriser une interprétation bien plus riche d'enseignements.
#Par Serleena le 27/06/2011 à 22:42
Une belle découverte que ce 5 cm par seconde. J'étais méfiante, car le genre tranches de vie, à priori c'est pas tellement mon truc. J'aime le concept mais je trouve ça souvent traité de façon ennuyeuse et monotone. Je me suis lancée dans ce visionnage sans grande conviction, plutôt motivée par son format court qui m'arrangeait bien en cette période de diète animesque. En vérité, j'ai été vite happée et je le recommande sincèrement.
Ça commence par une expérience visuelle; il suffit de regarder la pochette du dvd pour comprendre que c'est beau et surtout très onirique. Les décors sont incroyablement travaillées, les couleurs sont douces, rêveuses. A l'inverse, le chara-design est lui plus simple, ni beau ni moche, et je pense que la raison en est simple: cela rend les personnages plus passe-partout. Ils pourraient être n'importe qui, votre voisin, votre camarade de classe... vous. Car l'identification est très forte, selon moi, et il ne m'aura pas fallu plus de quelques secondes pour m'attacher aux différents personnages. Si l'on pourra leur reprocher d'être un peu lisses ou impersonnels, je pense que cela s'explique bien ainsi.
L'animation quant à elle, est de qualité, c'est de la dentelle tellement c'est doux et délicat.
Ensuite, c'est une expérience auditive. Je ne parlerai pas de la musique, je ne m'en souviens plus. Si elle ne m'a pas marqué, il y a fort à parier qu'elle n'est ni transcendante ni inaudible. Elle s'en tient à une fonction d'accompagnement. Non, je veux parler des sons et bruitages. Je n'y ai jamais été sensible auparavant, mais dans cet anime ça m'a sauté aux yeux - aux oreilles, pardon. Le son de la neige qui craque sous nos pas, le souffle du vent dans les branches, le bruit du train qui roule à vitesse régulière sur les rails... c'est incroyablement immersif.
Et puis l'histoire. J'ai adoré le premier chapitre, et je dois avouer, c'est en grande partie parce qu'il fait directement écho à mon histoire personnelle. Lorsque Takaki prend le train pour retrouver son premier amour dont il a été séparé mais que celui-ci est sans cesse retardé, à cause de la neige, j'ai eu comme un vieux tropisme. Je sais ce que c'est que de passer 9h dans un train pour rencontrer la personne qu'on aime. Qu'on ne me parle pas du supplice que c'est. Et là, le sentiment de lenteur sur un temps qui est pourtant en réalité très court est incroyablement réussi. C'est long, monotone, silencieux. La hâte, l'excitation, l'anxiété de notre héros se sent, elle est presque palpable. L'attente insoutenable, le désir d'arriver à destination toujours grandissant, la frustration et l'impuissance face à la lenteur, aux intempéries qui bloquent le train... c'était vraiment saisissant. Et je ne pense pas que cela soit uniquement dû au fait que j'ai connu cela. La réalisation tient du pur génie à ce moment là.
Même si j'ai moins été captivée par les deux chapitres suivants, je n'ai pas été insensible à la poésie de 5 cm par seconde. A travers les points déjà évoqués, on aura compris que l'une des grandes qualités du film, c'est son réalisme. Le réalisateur semble avoir capté l'essence de la vie et l'avoir enfermé dans ce court long-métrage. On traverse plusieurs périodes de la vie de Takaki. Des périodes décisives. Les premiers émois amoureux, la distance, le temps qui passe, les questions quant à l'avenir, les regrets et les souvenirs, l'évolution des sentiments... Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le film est loin d'être niais et plein de bon sentiments. Même si on garde une impression de légèreté tout du long, 5 cm par seconde, c'est doux-amer. Comme dans la vie, rien n'est tout rose ni tout gris, tout n'est qu'une question de perception. Et à l'image du titre, on nous invite à réfléchir sur le caractère éphémère d'une vie, d'une relation, de sentiments, peut-être.
C'est teinté d'une mélancolie très forte, presque oppressante lorsqu'on n'y est pas sensible, mais aussi de fraîcheur, et surtout de sérénité.
Sous une apparence de simplicité, l'anime aborde en fait la question du "qu'est-ce que grandir?" avec son lot de difficultés, de doutes, de complexité, d'amour non partagé...
L'anime est pourtant peu bavard, et nos personnages ne sont pas très causants. On assiste le plus souvent à des scènes muettes, mais tellement fortes qu'il ne tient qu'à nous d'y mettre des mots, des sensations, des émotions. Ce qui est beau, c'est aussi cette subtilité. Je n'aime pas les films qui font trop dans l'émotion et le larmoyant, se montrent trop insistants et justement, ce n'est pas le cas ici - ou du moins je n'en ai pas le sentiment. En soi, le film est très neutre, il ne donne pas de clés sur la façon de le comprendre, pas de morale explicite non plus, c'est purement une question de ressenti, et le ressenti, comme on le sait, c'est subjectif. J'ai personnellement trouvé cet anime très juste (forcément, il jouait sur une corde sensible), contemplatif mais aussi très intéressant sur la réflexion qu'il peut apporter.
Bon, vous l'aurez sans doute compris, mais ça reste un film assez passif, autant dire que si vous cherchez de l'action il faudra passer votre chemin. Cet anime c'est de la dentelle (et à ce sujet, je conçois qu'il ait plus de chances de plaire aux filles qu'aux gars) et c'est ce que, de ce que j'ai vu, ce qui s'approche le plus d'une poésie visuelle. Une expérience unique et émouvante.
#Par Kisscool le 03/08/2010 à 01:31
Les histoires à l'eau de rose, les comédies romantiques et tout le tas de films / séries empreintes de bon sentiments qui fricotent avec la niaiserie ce n'est pas du tout mon truc mais alors pas du tout. C'est pourquoi j'ai évité ce film rien qu'en lisant la synopsis malgré la tripotée d'avis très enthousiastes .
Au bout d'un petit moment ( et après avoir lu encore une critque très favorable ) je l'ai regardé et je ne le regrette pas ( je viens de le revoir à l'instant ).
Malgré des paysages et des environnements super beaux le chara design est vraiment très simple ( Trop simple ), c'est dommage
L'OST est sympathique sans être transcendantale ( l'ending est superbe ).
J'ai souvent trouvé que les histoires d'amour, autant au cinéma que dans un film d'animation, sonnaient faux et étaient vraiment creuses : histoire de dire que le héros n'est pas célibataire et qu'il avait une nana sous le coude.
Les films voulant représenter une histoire d'amour en ont toujours fait des tonnes et c'est là que 5cm ressort du lot : les sentiments sont simples tout comme les personnages. C'est par cette simplicité que 5cm est convaincant, l'histoire aurait pu arriver à n'importe qui ( et je pense que certain pans de cette histoire ont été vécus par un bon nombre de personnes ).
L'histoire et le scénario sont ultra simples mais c'est la mise en scène qui fait toute la magie de ce film.
Pour ceux qui se tâtent à regarder 5cm ou ceux qui ont juste envie de passer un bon moment, allez y !
#Par Batmanouche le 21/06/2010 à 21:47
Ah 5cm per Second ! Si je devais commençer ma critique par trois mots, beauté, légèrté et... frivolité me viendraient naturellement à la tête.
A n'en pas douter c'est un animé graphiquement magnifique accompagé d'une OST agréable. Des décors réalistes et variés au possible, lumineux, sombres, bref de véritables perles. Malheureusement une chose m'a véritablement choqué >>> Le Chara-Design, totallement raté à mon goût. Comment peut-on insérer des personnages si peu travaillés, aux traits simplistes et sans la moindres once de charisme dans un environnement comme celui-la ?! Bref un décalage total entre des décors quasi-parfaits et ce choix de Chara-Design. Allez, j'arrête la mauvaise langue, c'est quand même une superbe réussite donc "pouces en l'air".
L'histoire quand à elle s'articule autour de trois axes (trois parties) suivants un ordre chronologique, l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte. Le spectateur suivra le personnage principal vivre une "histoire d'amour" au travers de ces différentes périodes. L'idée de départ, bien que relativement simple laisse place à une montagne de possibilités pour nous présenter la chose. Or l'auteur nous propose une histoire d'amour gentillette, légèrement niaise sans véritable fond. C'est mignon, c'est touchant mais sa s'arrête là. L'histoire est donc le gros point faible de cet animé et c'est bien dommage. "Pouces en bas".
5cm per Second mérite d'être vu pour sa performance technique, son scénario restant appréciable malgré sa superficialité. Et puis 62 min c'est court non ?
Note réelle : 6.5
#Par lukeichi le 07/03/2010 à 11:14
5 centimeter per second est un anime de très haute qualité pour moi. Lorsqu'on m'a proposé de le regarder, je me disais que ce sera q'une histoire à l'eau de rose comme d'habitude dans les shojo. Mais après l'avoir visionner, c'est plus la même chose. Au niveau graphisme on peut presque dire que c'est parfait, surtout les dessin du ciel. La musique est bien choisi (au piano) j'ai très bien aimé. On arrive enfin au scenario, le scenario c'est pas vraiment bien mais reste encore passable, sans compter les images et les musiques, l'anime sera un peu mauvais car le scenario n'est pas au top. Mais ce que Shinkai veut nous montrer n'est pas seulement une histoire d'amour, rentrons dans les détails et on perçoit l'amour des adolescent, ou le rêve des adolescent brisé par la réalité, on aurait cru à des oeuvres littéraire d'auteur romantisme, ou à des tragédie à l'ancienne. Pour moi regarder cet anime revient à étudier les oeuvres littéraire. Et en plus avec le peu de temp qu'il y a l'auteur arrive à insérer trois histoires et en plus dont aucune n'est raté, c'est vraiment un chef d'oeuvre.
En conclusion, je peut dire que 5 centimeter est vraiment un anime de haut niveaux malgré une faiblesse au niveau du scenario, mais je e conseille toujours à des personnes qui n'ont jamais vus de la japananime de haute qualité.
#Par le-crepusculaire le 19/11/2009 à 16:04
Introduction :
Pour commencer je tiens à dire que au niveau Shojo je n'ai jamais trouvé chaussure à mon pied car je les trouve plus débiles les uns que les autres. Et attention c'est pas que le romantisme m'écœure c'est juste que l'amour au Japon doit être comparé à de la science fiction chez nous... Et pourtant j'aime pas mal les séries du genre ''Frère scott'' ou ''desperate housewives''... Mais figurez-vous que j'ai vraiment pas mal aimé ce petit film. Passons aux détails.
Graphismes :
Wahou ! C'était vraiment beau ! C'est à regarder en HD, mais attention un petit problèmes au niveau des décors... Il y a souvent des images montrant le ciel mais certaines sont... Très étranges. En effet certaines images représente un ciel... Futuriste, y'a pas d'autres mots... En suite les personnages, on dirait comme des figurants tellement qu'ils ressemblent à n'importe qui, malgré tout ce n'est pas très agréable, grâce aux plans choisis ... Donc niveau graphisme c'est bien.
Musiques :
Alors bon c'est étrange là aussi mais pas très agréable, disons juste qu'il s'agit là d'un style inhabituel. Il y à surtout des bruitages bien réalisés. Des voies apaisantes tous comme les musiques qui sont la plupart au piano. Le tout saupoudré de silences au début presque gênant mais tellement bien placés par la suite. Donc niveau musique disons juste que c'est un style qui peut plaire ou pas par le fait qu'il n'est vraiment pas commun.
Histoire :
Nous y voilà, le moment tant attendu... Commençons par les personnages qui sont très simples mais touchant, il n'y en à pas beaucoup est comme l'intrigue est là suivante : Un jeune garçon qui vivra une histoire d'amour durant trois parties, c'est plutôt plaisant d'avoir trois personnages durant tous ce temps. Mais malheureusement l'histoire n'est vraiment extraordinaire du tout, elle est même beaucoup trop simple. En suite le titre du film n'est pas terrible du tout c'est juste pour faire poétique... Je ne pense pas que ce film plaise forcement dû à son histoire basique certaine jeune fille pourrait peut être ce lasser. Donc pour conclure sur l'histoire je dirais que c'est le gros point faible de ce film.
Conclusion :
Et bien en conclusion je dirais : Heureusement qu'il y a les sons et les images parce que l'histoire ne vaudrait vraiment pas le coup... D'ailleurs si j'ai trouvé les personnages touchants ce n'est pas dans leurs psychologies mais tous simplement par la façon dont les animations ont été menées.
#Par ganistra le 01/11/2009 à 11:18
5 Centimeters per Second, oui c'est beau, c'est même magnifique là rien à redire, mais est ce que c'est suffisant pour faire un bon anime ? Sans hésiter : non. Je préfère largement un anime moche mais avec un scénario en béton que l'inverse. Dommage parce qu'ici c'est justement le scénario qui fait défaut.
Pendant la première demi-heure de l'anime, j'ai dû regarder l'heure je ne sais combien de fois tellement l'ennui était présent. En même temps, voir quelqu'un assis dans un train pendant près d'une demi-heure, ce n'est pas ce qu'il y a de plus passionnant. Il n'y a pas non plus de réelles surprises, l'histoire étant assez linéaire. Bon, il y a des arrêts de train à cause de la neige retardant l'arrivée du héros pour son rendez-vous, mais c'est bien peu et cela nous laisse de marbre.
Les deux histoires qui suivent ne relèvent pas le niveau, mais au moins elles ont le privilège d'être plus courtes. On s'ennuie moins longtemps c'est déjà ça de gagné.
Enfin, si le scénario ne suit pas, peut-être que les personnages vont nous faire accrocher ? Dommage, parce que ce n'est pas le cas non plus. On sait peu de choses sur eux, et on les voit assez peu finalement, donc comment les trouver attachant ? Je ne pense pas avoir besoin de préciser qu'il est difficile d'apprécier un anime si les personnages sont inintéressants.
Donc pour résumer les qualités de cet anime : d'un côté on ne peut rien reprocher à l'aspect technique, mais après, il n'y a rien d'autre à dire puisque le scénario se résume à un ennui monstreux avec des personnages quelconques.
Heureusement que la qualité graphique sauve l'anime.
#Par Kenji Endo le 07/05/2009 à 18:58
On pourra reconnaitre à ce manga une grande puissance dans la beauté des décors, de l'animation et des ambiances.
Le scénario nous rappelle un I's (Katsura) version condensé (ce qui est pas plus mal), ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de lenteur (juste ce qu'il faut).
L'histoire touche à la nostalgie des histoires d'amour d'adolescence qui finissent par se "dégrader" vers la réalité sociale.
Les ambiances sonores fourmillent de soin, de perfectionnisme et de touches bien léchées.
Les peintures qui construisent ce film vous marqueront à jamais, elles sont comme une sorte de crémaillère géante du Japon (en exode urbain)
Soulignons ce qui fait la force anecdotique du manga est que l'auteur est un petit surdoué de l'animation, qui a commencé en autodidacte, réalisant cet anime avec un nombre restreint de personnes.
Je recommande à tous de regarder ce manga qui touche tout le monde dans la plus simple et classique des histoires.
Bien que n'étant pas stimulé par ce type d'histoire, j'aurais pu suivre la voie de PanzerFaust ( tentant) mais je mets 10 pour pousser les visiteurs à ne pas passer à côté de ce chef d'oeuvre.
#Par ColorLife le 26/03/2009 à 18:37
Cet anime, c'est une histoire d'amour, celle de Akari (une jeune fille) et de Takaki (un jeune garçon), deux enfants dont les parents déménagent souvent pour leurs travails, et qui se retrouvent dans la même école à Tokyo. Ils partagent les mêmes hobbies, les mêmes pensées, les mêmes promenades... Lors d'une, au printemps, lors de la floraison des cerisiers, Akari apprend à Takaki que les pétales de cerisiers tombent à 5 centimètres par seconde. Puis les parents d'Akari déménagent, puis ceux de Takaki, loin de Tokyo et dans des directions opposées.
L'anime se déroule sur trois courts-métrages mis bout à bout, trois histoires, trois régions du Japon, trois moments de la vie de Takaki et d'Akari, de leur entrée au collège à l'âge adulte, et sur les effets de leur éloignement géographique sur leur relation amoureuse.
Un traitement très poétique à la japonaise du sujet, avec des images sublimes (une association harmonieuse entre de la 2D et de la 3D), une bande sonore époustouflante (quand j'entendais les oiseaux et le vent, j'en suis venue à me demander si c'était dans l'anime ou dans mon jardin), une féérie visuelle et sonore pour traiter une réalité parfois dure, sans idéalisme-romantisme à l'eau de rose, où les pensées et les sentiments les plus profonds des personnages glissent grâce aux voix-off.
Si vous avez aimé Le Tombeau des Lucioles, vous aimerez, je pense, 5 Centimeters per Second.
J'y ai retrouvé (en plus des voyages à travers le Japon, ça fait du bien de sortir de Tokyo ou autre ville) la même beauté, la même poésie, le même esprit, le même déroulement du temps qui semble s'étirer vers l'éternité, la même patience, dans lesquelles le drame, la tristesse, la joie, se mêlent, se nouent, s'unissent.
A mon gout, 5 Centimeters per Second est un vrai petit chef d'œuvre à la japonaise, que je recommande donc fortement. Bonne séance !
#Par Kaze-no-Sylva le 06/03/2009 à 20:51
Critique de présentation de Byôsoku 5 centimeter
Adapté d'une chaîne de nouvelles (ou short stories), ce film s'articule en trois chapitres (de 25, 20 et 15 minutes environ) dont le point de départ est l’histoire d'un amour tendre entre deux enfants que la vie va malheureusement séparer et éloigner peu à peu au fur et à mesure de leurs déménagements respectifs.
Admirablement bien pensé et bien réalisé ce film est une vraie réussite, aussi bien sur le plan du fond que de la forme. Les graphismes sont magnifiques et la profondeur de cette histoire est rendue de façon tout simplement authentique. Pas de fioritures, pas d'aspects niais, seulement des ressentis et de beaux paysages et qui nous invitent à éprouver et à contempler.
Au-delà du récit, c'est toute une fresque du Japon contemporain qui nous est dépeinte ici. En effet, nous sommes plongés au cœur du quotidien des Japonais, de la salle de classe au bureau de l'employé en passant par divers autres lieux de la vie de tous les jours : une chambre, une rue, un train... Un train qui est très présent au pays du soleil levant, que l'on retrouve beaucoup dans les oeuvres de Makoto Shinkai, et qui, dans cette histoire, nous fera voyager à travers tout le Japon, de Tokyo à un village du Nord, puis jusqu'à une petite ville du Sud, près de la mer, pour enfin revenir à Tokyo, une fois nos deux protagonistes arrivés à l'âge adulte... Trois régions différentes, trois types de paysages différents, de la ville à la campagne, de la mer aux plaines enneigées, autant d'occasions données à l'auteur pour rivaliser de prouesses graphiques à chaque fois époustouflantes.
Un véritable chef-d’œuvre, tout simplement.
#Par emilie le 30/10/2008 à 17:37
Une petite pause calme? c'est ici
Je vais commencer par sans doute répéter ce qui a déjà été dit: les couleurs sont vraiment superbes.
Autant il y en a plein, de tous les tons, pastels, un peu plus "attrape-oeil", autant l'atmosphère de ce film reste calme, posée. Elle véhicule de la nostalgie et un peu de poésie je dirais.
Et tout cela est renforcé par la force des décors, pourtant ils changent souvent, ça va du printemps avec les cerisiers, à la neige jusqu'à un paysage sur une île avec la mer.
Ce film est calme, l'action n'est pas ce qu'on y trouvera et pourtant il n'est clairement pas statique.
Ensuite, l'histoire en elle même, elle m'a vraiment touchée, c'est une histoire tellement humaine. Que ce soit les 3 à différentes périodes de la vie, personnellement, c'est comme si j'y étais.
Ces choix, ces situations je sais pas si tout le monde les a vécues mais je le suppose, au moins plus ou moins. C'est mon cas en tout cas et c'est ce qui a fait que j'étais complètement dans le film.
Je ressentais les émotions des personnages alors que je ne les connaissais que depuis 10 minutes, je vois pas où j'aurais pu développer un quelconque attachement.
La façon de mettre en scène des situations de la vie amoureuse qu'on a plus ou moins vécues est bien faite, j'ai été totalement emportée. De plus la musique parfait le tout, elle est là où il faut quand il faut et souligne les émotions.
J'ai parlé des couleurs, des décors, de l'histoire, de la musique, reste le chara design.
Et bien je suis mitigée en ce qui le concerne, autant les traits fins accentuent l'atmosphère créée, autant c'est aussi un défaut car ces traits fins rendent les personnages sans caractères. Déjà qu'ils ne sont pas trop affirmés au niveau caractère (et c'est un point qui fait le charme du film), ne pas les renforcé un peu plus par le dessin me gêne un peu, mais pas tant que ça non plus.
Pour certains ce film peut sembler lent et sans intérêt, pour moi c'est tout le contraire, je n'ai pas vu le temps passer, je me suis régalée au niveau des couleurs et des décors et j'ai été totalement impliquée dans cette histoire.
9/10
#Par AngelMJ le 11/02/2008 à 14:01
Byousoku, dernière œuvre en date de Shinkai Makoto, n'est pas à classer avec la multitude de séries et de films japonais qui pullulent en ce moment. On a réellement à faire ici à une sorte de petit film d'auteur, dont le fond et la forme le rendent prodigieusement beau.
On ne le répètera jamais assez, ce film est techniquement une énorme réussite. Les couleurs chaudes et pastels accompagnent des protagonistes au charadesign en trait fin, secondées par des jeux de lumières réalistes et une animation top qualité. Byousoku est un véritable tableau animé et ça, c'est difficilement contestable. La musique n'a rien de transcendant mais c'est tout à fait le genre à passer en musique de fond en toute situation. Bref, une discrétion qui ne peut être palliée que par l'écoute de l'OST.
Byousoku ne mettra peut être pas tout le monde d'accord quant à son thème. Ce dernier étant la distance dans les relations amoureuses, il ne faut pas s'attendre à énormément d'action ou à des coups de théâtre magistraux. L'auteur nous expose les relations comme le font si bien les japonais (en règle générale) : pas mal de tendresse, beaucoup de non-dits et les éternelles insatisfactions. Mais bon, c'est l'amour quoi.
Le film donc dans sa totalité assez contemplatif et on observe pendant une heure comment l'amour de deux adolescents est peu à peu détruit par le temps. L'ensemble est exposé de façon assez réaliste et pudique, sans jamais tomber vraiment dans la niaiserie ou la facilité. Cependant, on pourra concevoir que tout cela manque d'intérêt. Je pense que c'est le cas, mais il est toujours difficile d'intéresser un public large avec un thème comme la distance, si on n'y a pas été confronté une fois dans sa vie.
En conclusion, Byousoku mettra tout le monde d'accord en ce qui concerne le visuel, la réussite incontestable du film. La thématique plaira sans doute à certains et laissera de glace les autres. Pour ma part, le thème m'a assez plu et a réussi à m'intéresser un minimum, à défaut de me captiver. Un beau film pour ceux qui trouvent plaisir dans ce genre de récit, les autres risquent de s'ennuyer ferme...
#Par Sacrilège le 25/11/2007 à 19:30
J’ai deux points de vue qui se disputent un avis partagé sur cet anime. D’un côté, si je le regarde objectivement je me dis que c’est un petit bijou de l’animation, bien assemblé et merveilleusement dessiné. Face à ça, mon côté subjectif me chuchote qu’il ne se passe rien, que tout est plat et qu’il est inintéressant. Je m’explique.
Tout d’abord, il y a beaucoup de paysages, plus de description plus que de paroles, comme un petit documentaire, je voulais le mettre en comparaison avec un livre de Marguerite Duras, c’est beau oui mais ça n’avance pas vraiment, ça dégage une impression de piétinement. Certaines scènes, qui sont bien évidemment là pour appuyer l’effet de silence, de temps qui passe, m’ont transmise un effet de lenteur comme c’est le cas dans la scène du train qui arrive à la gare dans la première histoire.
Après c’est une question de point de vue, d’appréciation personnelle, on aime ou on aime pas point. Voilà pourquoi il est difficile de trouver des arguments en défaveur d’un anime qui semble plaire à tout le monde, je n’aime pas ce semblant histoire d’amour qui tourne en rond sans mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes.
Côté décors rien à redire, c’est beau, le mariage des couleurs est on ne peut plus agréable à regarder, beaucoup de gros plans et de scènes fixées sur un paysage, pas forcément très réalistes non plus comme le fait que les feuilles de cerisier tombent à la vitesse de 5 cm/seconde : pour un arbre dont les feuilles se situeraient à hauteur de 2 mètres, chaque feuille mettrait 40 secondes pour toucher le sol : je reste sceptique. Bon après c’est joliment dit, ça fait rêver, soit.
Montrer l’évolution des sentiments par rapport à la distance qui sépare les individus ; le thème est intéressant, mais pas assez exploité, voire trop calmement à mon goût. Évidemment, c’est ce qui fait le charme de cet anime, voir les personnages évoluer simplement, avec la naïveté et les espoirs de la jeunesse, comme je l’ai dit plus haut, il me parait dur de critiquer cet anime mais pour moi c’est tout blanc ou tout noir, soit on aime cette impression de liberté enfantine, où tout est remis en question soit au contraire on trouve cela lassant et rébarbatif. Je pencherais plutôt pour le second avis.
Le mélange consistant en trois histoires en une est une bonne chose puisqu’il permet d’avoir des points de vue différents vis-à-vis du déroulement, des impressions et des sentiments des personnages, tantôt on comprend l’inquiétude Takaki, tantôt on se désespère à la place de la jeune fille de la deuxième histoire (dont je ne me souviens plus du nom d’ailleurs, désolée mais les bimbos n’ont pas beaucoup de mémoire), chaque histoire s’imbrique parfaitement dans l’ensemble pour donner quelque chose d’extrêmement bien réussi. Avec en prime un bel ending, dans la continuité de l’anime, qui en reprend les plus beaux clichés.
On ne peut donc pas enlever à l’histoire la beauté du scénario mais je voudrais lui reprocher sa faiblesse en évènements tant sur le plan sentimental qu’ « évènementiel » justement, outre l’histoire qui sert de fil conducteur aux amoureux, il ne se passe pas grand-chose qui vienne compléter le sujet principal ; mettre en avant le fait que la jeune fille de la 2ème histoire hésite longuement pour choisir ce qu’elle veut boire ne fait pas avancer « l’intrigue », oui bien sûr on peut l’interpréter par « le jeune homme sait toujours ce qu’il veut et n’hésite jamais et la fille est peut-être d’humeur changeante car elle ne sait jamais ce qu’elle désire et met du temps à se décider, ce qui montre une certaine indécision de sa part ». A part ça, pas de quoi fouetter un chat, bien sûr ce n’est que mon humble avis.
Finalement j’ai mis 6 car même si cet anime ne m’a pas vraiment emballée je reconnais qu’il est graphiquement et humainement superbe, ce n’est tout bonnement pas mon genre, il est pourtant beau, calme, reposant, un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles, mais voilà pour moi cela s’arrête là, je n’ai trouvé aucun intérêt à l’histoire même si celle-ci a néanmoins le mérite de parler d’amour sans pour autant tourner au rose bonbon.
#Par Faustt le 18/11/2007 à 03:19
Imaginez cette scène que l'on a tous vécu au moins une fois.
Vous êtes invités à la campagne chez des amis. Une fois arrivé, vous regardez la nature devant vous.
Vous êtes au milieu de nul part et durant 10 minutes, vous êtes là, ébahit, les yeux grands ouvert, admirant la nature, en vous disant "qu'est ce que c'est beau !". Et puis à la 11ème minute, vous pensez qu'il est temps de rentrer chez vous parce que vous venez de vous rendre compte que vous allez sacrement vous emmerder dans ce coin paumé où il n'y a rien à faire.
Et bien c'est exactement la même chose avec cet anime.
En effet, la beauté du graphisme laisse sans voix. L'animation est parfaite et les décors géniaux de réalisme. On ne peut que être admiratif d'un tel soin apporté aux moindres détails, notamment aux très nombreux effets de lumière.
Seulement on se rend assez vite compte que le réalisateur à tout misé sur la forme et rien sur le fond.
Il n'y a en effet pas une once d'intérêt dans cette amourette ridicule. On pourrait regretter qu'il n'y ait pas plus de rebondissements, de personnages, de psychologie etc...Mais en fait, la vérité est bien plus simple : il n'y a pas d'histoire.
Maintenant si vous voulez vraiment voir quelque chose de beau, éteignez votre PC, sortez de chez vous et aller voir le monde réel. Vous verrez qu'il sera bien plus beau que n'importe quel anime.
Quand à moi, j'avoue avoir souffert pour arriver au bout de cette heure d'ennui pur qu'est 5 Centimeters Per Second.
#Par Beck le 17/11/2007 à 10:51
Toi qui cherches dans l'animation japonaise les combats, l'action, les pseudo romances d'amour, l'humour ou encore les petites culottes, passes ton chemin. Car Byousoku 5 centimeter est tout sauf ça.
Byousoku 5 centimeter, c'est cette mélancolie contemplative que l'on peut ressentir devant un coucher de soleil. Byousoku 5 centimeter, c'est toute la poésie que peut dégager les moments simples de la vie. Byousoku 5 centimeter, c'est une vraie histoire d'amour, réaliste et juste. Byousoku 5 centimeter, c'est le dernier ovni de l'animation japonaise réalisé par Makoto Shinkai.
Ce dernier, parfaitement entouré pour ce film, fait parler ici son talent à pleine mesure. Chara design, paysages, graphisme, jeux de lumières, animation, tout est parfaitement réalisé. Son identité visuelle, si plaisante et captivante, est sublimé. On peut, devant tant de beauté, que s'extasier.
Pour son scénario,il reprend les thèmes qui lui sont chers. L'amour à distance ou la peur des sentiments sont de parfaits exemples. Dans ce domaine, Makoto Shinkai fait dans le réalisme. Vrai bonheur, le larmoyant n'a pas sa place dans ce doux univers de justesse. On suit avec plaisir l'histoire des deux personnages centraux, qui évoluent dans un monde vrai, avec des sentiments vrais.
Byousoku 5 centimeters, par son ambiance, ravira tous les adeptes de son réalisateur. Mais il fera surtout découvrir aux autres une vision différente de l'animation. Alors ne passez pas à côté de ce qui est pour moi une nouvelle étoile dans le firmament de l'animation japonaise.
#Par El Nounourso le 16/11/2007 à 20:11
Hoshi no Koe avait un grand potentiel et pourtant il m'a déçu. Reprenant quelques-uns de ses thèmes phares (amour à distance, évolution des sentiments au fil des années...), 5 centimeters per second m'a quant à lui complètement emballé. En fait, cette histoire en trois chapitres aurait difficilement pu être plus réussie. Visuellement c'est clairement une des plus belles productions que j'ai jamais vu, c'est tellement magnifique que je me suis surpris à scotcher sur des paysages, me forçant à revenir en arrière pour lire les sous-titres que je venais de rater ! Difficile de décrire avec des mots une réalisation de cette qualité. Les environnements sont juste sublimes et très bien mis en valeur, l'animation est au poil, l'ambiance se montre onirique et apaisante... bref, ça poutre méchamment. En outre, de très belles musiques accompagnent discrètement le récit. Tout petit bémol concernant le design des persos qui manque quand même de personnalité, mais c'est quand même bien mieux que dans Hoshi no Koe.
Si on se penche du côté de l'histoire d'amour, là encore on frise le sans faute. Le comportement des protagonistes, leurs pensées du moment, leurs objectifs, leurs regards sur l'avenir, le présent ou le passé... tout sonne terriblement juste. Il n'y a pas de superflu, pas de vannes débiles ni de bouleversements stupides, ça se tient du début à la fin. Très loin des amoureux archétypaux, nos deux héros sont finalement des ados banals mais touchants, juste des êtres "normaux" qui nous ressemblent. A cause de la distance physique puis temporelle qui se crée entre eux, leur passion n'arrive pas à s'exprimer, elle reste contenue du début à la fin. Leur amour semble tragiquement voué à l'échec. Afin d'aérer le récit, notons que certains personnages périphériques sont parfois impliqués, sans jamais voler la vedette au couple principal. En une courte heure, trois brèves étapes de leur jeunesse défilent donc avec poésie et tendresse, et pourtant le pathos n'est jamais au programme. La douleur suinte en surface, tout en restant contenue voire simplement suggérée. Peut-être l'émotion aurait-elle mérité d'être plus mise en avant ? Mouarf, je pinaille.
Vraiment, cette histoire d'amour impossible nous est narrée avec un talent et une finesse assez rares. Si le contemplatif et la simplicité ne vous effraient pas trop, jetez-vous dessus. Moi j’en redemande.
#Par kuchiki byakuya le 12/11/2007 à 17:09
Dur, dur de rédiger une critique sur ce film aux allures d'extraterrestre. Mon sentiment, malgré des qualités certaines, n'est pas aussi élogieux que les précédentes critiques.
La seule chose sur laquelle tout le monde s'accordera est le chara-design, proche de la perfection. Rarement un design m'aura autant ébloui. Tout est parfait, des personnages aux mojndres détails, on ne peut que saluer ce travail de titan. Adieu les têtes hideuses, les coiffures fantasques aux couleurs impossibles, les yeux démesurés, place à la beauté artistique. De plus, plus le film avance et plus le chara-design est plaisant. A lui seul, il symbolise la poèsie de cette oeuvre avec brio.
Pourtant, je ne peux m'empécher d'être décu. Je suis conscient de la beauté du récit et de son coté dramatique mais l'ennui ne m'a jamais quitté. La narration est molle, si lente que l'on ne s'attache pas à la douleur des antagonistes. Attention, ce n'est qu'un simple point de vue car je comprends tout à fait que certains aient été touchés mais ce n'est pas mon cas. Les histoires se succèdent avec, à mon sens, un manque de transition génante. L'histoire est-elle mauvaise pour autant? Non et voilà le paradoxe. Ce conte moderne de l'amour impossible entre 2 adolescents, jusqu'à leur entrée dans la vie active, me plait habituellement mais le découpage originale du film ne me permet pas d'apprécier cette histoire d'amour à sa juste valeur et l'excellent design ne sauve rien, l'ennui étant plus fort, malgré une musique agréable.
Les personnages n'aident pas à résoudre ce problème. Ils manquent de profondeur et de charisme, que ce soit Tohno ou Hikari, aucun des 2 n'est suffisamment attachant ou intéressant. Au lieu de tirer le film vers le haut, ils le font stagner à niveau moyen, bien en dessous de son potentiel. Tohno semble plus perdu dans ses pensées que vivant dans le monde réel. On ne s'attarde pas assez sur leurs relations alors que la 1ère histoire introduit parfaitement ce point. ils s'aiment mais ne peuvent pas partager cet amour comme ils le voudraient. Par la suite, Hikari disparait complétement, laissant seul Tohno, qui ne parvient pas à exploser.
Tout était là pour me faire réver et pleurer mais la magie n'a pas eu lieu. Un fond à l'énorme potentiel mais à la forme instable. Je ne peux pas mettre moins de 6 car c'est beau, je ne le nie pas mais je ne peux guère mettre plus. Un grand gachis pour ma part.
#Par Starrynight le 28/10/2007 à 16:32
A chaque nouvelle réalisation, Makoto Shinkai réussit à montrer à quel point il a su s’améliorer par rapport à l’œuvre précédente. La barre était pourtant très haute avec Kumo no Mukou, Yakusoku no Basho (lui-même beaucoup plus abouti que Hoshi no Koe), en particulier sur le plan graphique, mais le réalisateur a encore réussi à se surpasser en avançant d’un cran dans l’hyperréalisme. Visuellement, Byousoku est une des plus belles réalisations de l’animation japonaise : à chaque plan, la précision du détail ainsi qu’un choix des couleurs judicieux et une maîtrise parfaite de jeu de lumières et d’ombres (jeu que le réalisateur semble beaucoup affectionner en montrant tour à tour des aurores, des crépuscules, des contre-jours) font que même l’objet le plus anodin (un porte-parapluie) et un lieu des plus banals (un guichet de gare) se transforment en un tableau magnifique. Les cieux étoilés, les nuages, le moindre paysage sont somptueux.
Je note également des progrès dans le character design : là où les personnages de Kumo no Mukou apparaissaient un peu maladroits, le réalisateur a cette fois su trouver un trait plus sûr, tout en faisant le choix d’un chara-design assez simple et dépouillé, mais qui – je trouve – rend bien. De son côté, l’animation est irréprochable.
Musicalement, l’accompagnement est assez discret, mais sait prendre de l’importance aux moments opportuns et s’accorde très bien aux différents moments du récit. L’OST s’écoute d’ailleurs très agréablement seul.
L’histoire en elle-même est très simple, une histoire d’amour entre deux jeunes lycéens, mais racontée sans niaiserie, ni mièvrerie, en évitant les écueils habituels à ce type de récit, à l’instar de ce à quoi M. Shinkai a pu nous habituer dans ses précédents travaux. Une fois encore, le réalisateur se fait l’observateur non pas de la relation amoureuse en elle-même mais plutôt de son rapport à l’éloignement des deux partenaires : déliquescence du sentiment amoureux, retrouvailles, etc.
L’ensemble de ce film est construit comme un tableau impressionniste, par petites touches légères et dégage une ambiance tendre, un peu mélancolique : souvenirs d’enfance, premières amours, petites aventures de la vie quotidienne avec ceux que l’on apprécie, coups de blues, le tout sur fond de cerisiers en pleine floraison (qui indirectement donnent à l’anime son titre) et de ciel étoilé.
Ne passez pas à côté de ce chef-d’œuvre.
#Par Scalix le 20/10/2007 à 16:43
L’animation japonaise parvint à me séduire assez rapidement.
Au fur et à mesure des mes visionnages incessants, de mes critiques et de mes dossiers, j’ai pu identifier quelques éléments, formant en partie l’essence des animes, et qui, lorsqu’ils étaient bien travaillés, permettaient à des séries de se distinguer haut la main de la masse d’animes médiocres que l’on se plaît à ignorer avec ostentation. Ignorer Byousoku 5 Centimeter, ce serait un peu comme cracher sur la Joconde, et applaudir du Fan art.
Premier point suscitant l’envie, le visuel.
Avant le scénario, avant la musique, les Seiyuus et tout le reste, le spectateur prend connaissance du visuel. Au cours des premières secondes du premier épisode, quatre sens laissent la place à un seul et unique : la vue.
Ce sont nos yeux qui, en premier, vont nous permettre d’intellectualiser une première critique, simpliste certes, qui nous mènera à une première conclusion : c’est beau, ou c’est moche.
Makoto Shinkai oblige, la première conclusion fut « oh mon dieu… ».
On pourrait établir des parallèles entre les différentes œuvres produites par maître Shinkai, mais avant cela, on peut clairement établir son premier objectif avant d’en commencer une nouvelle : faire plus beau que la précédente. A chaque film, à chaque court-métrage, on se prend une claque monumentale. Alors que l’on s’imagine qu’il est difficile de faire plus réel, plus pur et plus irréprochable, le nouveau Dieu de l’animation sort une nouvelle référence esthétique, à chaque fois plus proche de la perfection.
On retrouve tout de même le style habituel, présent dans ces précédentes œuvres, à savoir des environnements hyper réalistes, des couleurs majoritairement pastels, un visuel contemplatif, des décors fourmillant de détails tous plus impressionnants les uns que les autres ; et au milieu de tout ça, un character-design extrêmement simple, ne cherchant ni le réel, ni le détail, mais au contraire, la possibilité, à mon humble avis, d’offrir des protagonistes les plus expressifs possibles.
Inutile, pour l’occasion, d’écrire des dizaines de lignes argumentant mon opinion. Quiconque doté de deux globes oculaires, ou même d’un seul, parviendra à me comprendre dès les premières secondes de visionnage. Les autres seront à mes yeux des sans-goûts sans crédibilité. Voila, c’est dit.
Passons donc sans attendre au deuxième élément suscitant l’envie.
Le deuxième point, c’est le scénario, l’histoire d’amour.
Thème cher aux scénaristes nippons, la « love story » étudiante est une sorte de fantasme assez populaire. La jolie lycéenne en jupe, et le lycéen classieux, plus mûr que son âge, protecteur et consciencieux vont-ils réussir à s’unir jusqu’à la fin de leurs admirables vies ? Voila la problématique que nous propose 5 Centimeters Per Second. Original et philosophique, n’est-ce-pas ?
Evidemment, je me moque, et évidemment, ce n’est pas le thème des court-métrages qui fait leur qualité, mais plutôt son traitement original.
Partout, chaque année, on nous propose une pluie, que dis-je, des torrents (n’y voyez là un jeu de mot que si vous êtes un geek) de daubes où le protagoniste, victime d’ultimes poussées de testostérones, est follement attiré par la grosse poitrine alléchante de sa camarade de classe, aussi voisine, aussi amie d’enfance, et aussi presque demi-sœur, qui, elle aussi, poussée par ses hormones, commence à voir celui qui auparavant n’était qu’un ami comme un homme, un vrai. Mon dieu, quelle coïncidence !
Byousoku nous libère de cette mièvrerie grossière et gratuite en nous proposant une histoire d’amour, certes entre deux lycéens, mais exempte de toute gratuité, de tout fan-service et de tout humour déplacé, tout en nous gratifiant d’une poésie narrative rarement égalée dans le milieu de la japanimation.
L’autre originalité, par rapport à la norme vulgaire, est que dans le cas présent, l’histoire d’amour tourne autour de la distance entre les deux protagonistes. En effet, là où les personnages sont toujours dans les mêmes lycées, ou même dans les mêmes classes, ici, ils sont à plusieurs centaines de kilomètres l’un de l’autre. Ainsi, ni salive, ni saignements de nez, ni hurlements façon Tex Avery, juste une mélancolie désolante, mais aussi extrêmement touchante.
Trois histoires courtes, entre lesquelles le temps passe inlassablement, voila aussi un format intéressant.
Au début très jeunes et innocents, on assiste à l’évolution de l’état d’esprit des personnages principaux, à travers Takaki Toono, à la fois acteur et narrateur, dont la vie sera rythmée par l’existence d’Akari Shinohara, son premier vrai amour, pour lequel il était prêt à tout.
Les personnages sont extrêmement touchants. De leur enfance à l’âge adulte, on retrouve des protagonistes inchangés, mais dont la vision de l’amour, de la vie et du rêve sera gravement atténuée par une société égoïste, qui pousse les individus à penser à eux avant de penser aux autres, à toujours aller de l’avant et à oublier le passé.
On le voit rapidement, tout est fait pour être touchant. Mais là encore, si auparavant, vous n’étiez pas dupes et vous ne vous laissiez pas berner par cette volonté de vous attendrir, je vous mets au défi de résister à la poésie de Byousoku 5 Centimeter. Sincère, raffiné, pur et élégant, ce film (à peine plus d’une heure au total) parviendra à susciter en vous une réelle affection à l’égard de Takaki, qui ne parviendra à vivre au jour le jour qu’à l’aide d’un simple souvenir, pour lequel il serait prêt, cette fois-ci, à tout abandonner.
En ce qui concerne les musiques, elles s’accordent parfaitement avec l’atmosphère suscitée à la fois par le visuel et par le scénario. Sans être trop présentes, elles accompagnent merveilleusement bien les divers décors et scènes que vous découvrirez lors du visionnage.
Mention spéciale aux deux Voice-actors des personnages principaux, qui dans les deux cas, ont su insuffler une réelle poésie dans chacun des dialogues prononcés. Leur travail parviendra, à quelques reprises, à réellement bouleverser le spectateur.
Je ne peux en dire plus sans considérablement amputer le plaisir que vous aurez à suivre ce chef-d’œuvre.
Outre les amateurs de shônens, pour qui le sentimentalisme se résume à une éraflure sur la joue de Naruto, je conseil à tout le monde, fans d’animes ou néophytes, de tenter l’expérience Byousoku 5 Centimeters. Doté d’une poésie propre aux mangas, que l’on retrouve, notamment dans les œuvres de Kei Toume, ainsi que d’un visuel littéralement exceptionnel, il vous faut passer par là afin de découvrir, probablement, ce qui se fait de mieux en matière d’animation japonaise. Une valeur sûre, une référence, un chef-d’œuvre. Bravo, Makoto Shinkai.
