Darker than BLACK : Ryūsei no Gemini (TV 2)

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2009
- Titre original: Darker than BLACK : Ryūsei no Gemini
- Nombre d'épisodes: 12
- Site officiel: http://www.d-black.net/
- AKA:
- - DARKER THAN BLACK 流星の双子
- - Darker Than Black: Comet of Gemini
- - Darker Than Black: Gemini of the Meteor
- Relations: 2 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Bones
- Réalisation: Okamura Tensai
- Chara-design: Komori Takahiro
- Chara-design original: Iwahara Yuji
- Idée originale: Bones, Okamura Tensai
- Musique: Abingdon Boys School (ED : "From Dusk till Dawn"), Ishii Yasushi, Stereopony (OP : "Tsukiakari no Michishirube (ツキアカリのミチシルベ; Guidepost of the Moonlight)")
- Diffuseur: Chubu-Nippon Broadcasting, MBS (Mainichi Broadcasting), TBS
- Art design: Aoi Takashi, Okada Tomoaki
- Couleurs: Mizuta Nobuko
Doublage
Hidenobu Kiuchi (Hei), Kana Hanazawa (Suou Pavlichenko), Misato Fukuen (Yin), Nana Mizuki (Misaki Kirihara), Houko Kuwashima (Shion Pavlichenko), Katsunosuke Hori (Dr. Pavlichenko), Kenta Miyake (Genma Shizume), Kozue Yoshizumi (Kyōko Sawasaki), Masaya Matsukaze (August 7), Mitsuki Saiga (Mina Hazuki), Takako Honda (April)
Notes
Bien que suite directe de la première saison, Ryūsei no Gemini peut sans doute se découvrir indépendamment.
Synopsis
Vagabond depuis qu'il a trahi le Syndicat (cf. première saison de Darker than BLACK), Hei rencontre Suou Pavlichenko en Russie. Cette adolescente de 13 ans est pourchassée car on la confond avec son Contractant de frère. Hei et Suou prennent ainsi la fuite ensemble.
Synopsis soumis par El Nounourso
#Par Krokko le 27/03/2010 à 15:06
Les cellules de l'organisme d'un être vivant sont pourvues de marqueurs membranaires pour pouvoir se reconnaître entre elles. Ces marqueurs sont la cause des rejets de greffes provenant d'un autre être vivant et si je vous parle de ça, ce n'est pas pour étaler ma science, mais bien pour souligner le fait que cette saison 2 n'a rien à voir avec la première. Formant un corps à part entière et malgré de nombreux efforts, la greffe a été violemment rejetée.
Ce n'est pas sur le plan technique que ça pêche, les deux saisons sont égales sur ce plan là. Le chara-design est toujours aussi lisse, pur et épuré comme je l'aime. Les décors n'ont pas perdu de leur prestance, de leur présence plutôt et chaque plan est bien rempli, sans vide. L'animation de tout ça est, pardonnez-moi l'expression, orgasmique. Non mais, on en voit pas tous les jours des combats pareils! Des fluidités de mouvements si belles!
La musique n'est pas en reste non plus. L'opening est vraiment bon, la musique autant que les images se marient très bien. Le thème de l'ending n'est pas mal non plus mais je suis comme ça, je n'aime pas cette pseudo-mélancolie. L'aspect musical n'est vraiment pas mis au premier plan et je n'ai retenu que trois thèmes particuliers mais qui sont vraiment excellents, deux entraînants, très rythmiques et un plus lancinant, mystérieux.
Bon sang d'bonsouér mais quelle idée de gâcher ainsi une pareille licence! Autant être franc, ce n'est pas vraiment une suite même si l'histoire fait intervenir de nombreux personnages déjà existants. Ce n'est pas un complément qui nous apporte de nouvelles informations. C'est une greffe, un prolongement rattaché sur le bout de la première saison en espérant que ça marchera. Raté!
La formule a complètement changé et pas en bien. Le nombre d'épisodes est deux fois moins importants pour deux fois plus de personnages récurrents. Pire encore, le personnage de Hei, véritable pivot de la première saison tant il en imposait par sa classe, est beaucoup moins présent, beaucoup moins vital et c'est même une véritable crasse pendant les trois-quarts de l'animé. Car le personnage principal, il ne faut pas le nier, c'est Suou. Et elle possède moins de prestance, moins de charisme. L'histoire est développée du début à la fin, le format d'arcs par deux épisodes étant laissé à la corbeille et ça ne marche pas vraiment non plus. Il y a trop de personnages, les motivations de chacun restent obscures : c'est plat, c'est mou et on ne comprend pas grand-chose. De nombreux éléments interviennent, des apports trop brusques, comme si les scénaristes faisaient le scénario en temps réelle sans avoir la moindre idée de comment tout ça allait se terminer. Des bouts entiers d'épisodes sont inutiles et on se demande vraiment à quoi certains personnages, qui reviennent quand même souvent, peuvent bien servir.
Le scénario n'est pourtant pas bon à jeter complètement à la poubelle. Il y a de très bonnes idées que je ne peux malheureusement développer sans spoiler et les rebondissements qui surviennent sont parfois inattendus. Seulement il n'y a plus l'ambiance sombre de la première saison, les Contractants sont un peu laissés de côté et ils ne sont plus que des supers-soldats. Il y a beaucoup trop de tentatives d'humour, qui tombent souvent à plat d'ailleurs, alors que l'ensemble devrait rester sérieux. Le reste est trop enchevêtré, trop brouillon et sans liens.
Bizarrement, je ne suis pas vraiment déçu. La série, après quelques épisodes, avait fait parler d'elle par son changement radical. Je m'étais donc préparé à cela et j'avais bien fait. Dans quelques mois j'aurai oublié cette infâmie et lorsqu'on me demandera : "Elle était comment la saison 2 de Darker than Black?" je répondrais ceci "Quelle saison deux?"
#Par El Nounourso le 02/01/2010 à 16:39
En dépit d'une continuité scénaristique avec la première saison et d'un staff quasi-identique, Darker than BLACK : Ryūsei no Gemini diffère de son aînée en de nombreux points : format deux fois plus court, épisodes directement liés les uns aux autres, de longs passages en Russie, nouvelle héroïne de 13 ans... Des choix qui ne plairont pas à tout le monde mais qui démontrent une réelle volonté d'innover.
L'histoire implique un grand nombre de personnages, préexistants ou inédits, ce qui donne un peu le tournis. De même, la tendance des scénaristes à distribuer les informations au compte-goutte empêche une compréhension globale, ce qui peut susciter une certaine frustration. Finalement, tout se tient relativement bien jusqu'au surprenant finish grâce aux petits rebondissements relançant l'intérêt du spectateur.
A mon sens, les personnages constituent le principal atout de la série, avec Suou et Hei en tête de file. Leur comportement évolue de façon intéressante et leur relation m'a touché. L'absence de fan-service, l'humour distillé avec parcimonie et la qualité du chara-design (simple mais gracieux) y sont pour quelque chose. Les scènes d'action sont assez rares mais très efficaces, séquences "magical girl" exclues. Elles m'ont cependant moins marqué que celles de la première saison.
Le graphisme et l'animation s'avèrent réussis, même s'ils ne tiennent pas la comparaison avec un certain Higashi no Eden. La musique, quant à elle, reste au top et assure une très bonne immersion. J'ai pour ma part aimé l'opening qui souligne l'aspect road-movie de l'aventure à l'aide d'images inédites.
Sans atteindre la qualité de la première saison, Darker than BLACK : Ryūsei no Gemini constitue une suite honnête et honorable, un peu brouillonne mais plutôt inspirée. Personnellement, je préfère ça à un remake tape-à-l'oeil sans véritable prise de risque.
