Kaichô wa Maid-sama!

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2010
- Titre original: Kaichô wa Maid-sama!
- Nombre d'épisodes: 26
- Site officiel: http://www.tbs.co.jp/anime/mai...
- AKA:
- - 会長はメイド様!
- - Maid Sama!
- - Kaicho wa Maid-sama!
- - Kaichou wa Maid-sama!
- - Class President is a Maid!
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: J.C. Staff
- Production: Geneon Universal Entertainment, Hakusensha, J.C. Staff
- Réalisation: Sakurai Hiroaki
- Chara-design: Imoto Yuki
- Auteur: Fujiwara Hiro
- Musique: Maeguchi Wataru
- Diffuseur: Animax, BS-i, Chubu-Nippon Broadcasting, MBS (Mainichi Broadcasting), TBS
- Composition de la série: Ikeda Mamiko
- Directeur du son: Motoyama Satoshi
Doublage
Ayumi Fujimura (Misaki Ayuzawa), Nobuhiko Okamoto (Takumi Usui), Aki Toyosaki (Satsuki-tenchō), Hiromi Igarashi (Aoi Hyōdō), Kana Asumi (Honoka), Kana Hanazawa (Sakura Hanazono), Kana Ueda (Subaru), Kazuyoshi Shiibashi (Shōichirō Yukimura), Kenichi Suzumura (Tora Igarashi), Mariya Ise (Erika), Mitsuhiro Ichiki (Naoya Shirakawa), Takuma Terashima (Ikuto Sarashina), Yoshimasa Hosoya (Ryūnosuke Kurosaki), Yu Kobayashi (Shizuko Kaga)
Synopsis
Ayuzawa Misaki, la présidente des élèves du lycée Seika, est très stricte envers les garçons. Ils ont tous peur d'elle. Derrière tout cela, on découvre que notre héroïne est très pauvre (problèmes familiaux dus à la lâcheté de son père) et doit travailler dans un café en se déguisant en maid. Un autre élève du lycée, Usui Takumi, apprend cela. Va-t-il dévoiler ce secret? Qu'arrivera-t-il à notre héroïne?
Synopsis soumis par lukeichi
#Par Kanapeach le 20/11/2011 à 12:36
Kaichô wa Maid-sama (plus sobrement appelé KWMS), c'est un peu l'essence même de mon antipathie envers les shôjos, un anime que je qualifierai de vide, prévisible, soit disant drôle et trop long. Ce genre d'entrée en matière, ça vous laisse deviner la suite je suppose!
Le point de base du scénario propose un paradoxe assez amusant, mais en même temps complètement absurde, une lycéenne se présentant comme féministe avérée travaille le soir en tant que maid dans un café où vieux pervers et jeunes en manque d'amour se retrouvent à reluquer des jeunes filles qui les appellent "maître". J'ai entendu quelqu'un prononcer le terme d'incohérence, c'est pas faux du tout. On ajoute à ça un personnage principal, Misaki, à la personnalité forte, mais qui étrangement m'a paru tellement fadasse, et un bellâtre dans le vent, en l’occurrence Usui, tout un tas de personnages secondaires tous plus inutiles les uns que les autres et vous obtenez une œuvre sentimentalo-culcullapralino-comique. Oui parce que KWMS se revendique être amusant, en tout cas seulement sur le papier de mon côté. Parce que si on appelle amusant des répliques toutes trouvées et portées, des réactions exagérées et l'utilisation bien trop intensives de la SD (super deformed), alors on a pas franchement la même vision du mot marrant.
L'aspect très "sans inspiration" se retrouve en fait un peu dans tous les domaines imaginables. Outre le scénario (qui n'arrive décidément à avancer qu'en 3 épisodes), la psychologie générale proche du néant, l'aspect graphique dans sa généralité se voit lui aussi touché par ce fléau. Le chara-design n'apporte rien au genre (encore et toujours cette impression de déjà-vu sur ces personnages bas-en-couleur), les décors sont vides et bien peu nombreux (de tête, il y a le lycée, la maison de Misaki et le maid-café... Ah oui et deux rues), bref c'est franchement pas joyeux, sans oublier l'abus de SD précédemment évoqué. Reste une animation somme toute dans la moyenne mais une répétition quasi constante de certaines scènes à tel point qu'elles en deviennent lassantes.
Enfin l'aspect musical de l'anime est plus qu'anecdotique puisque, contrairement à ce que semble indiquer l'OST de l'anime, j'ai eu l'impression de n'entendre que 3 pistes différentes en 26 épisodes. Maintenant, avec le recul, je me rends compte que dans cet anime, une grande partie des défauts proviennent d'une réutilisation de bien trop de points.
D'ailleurs, l'ultime reproche qui clôturera cette mise à mort, c'est la critique du format bien trop étendu et à l'origine même de ces répétitions. Il aurait au moins fallu diviser par deux le nombre d'épisodes, enlever tous ces passages et mini scénarios inutiles (l'arc de la plage en particulier) et on aurait peut être eu droit à une production sympathique.
C'est sans regret que j'attribuerai cette note, quitte à m'attirer les foudres des fans, mais la poudre aux yeux ne fait pas effet bien longtemps, trop long, trop lassant, trop tout, Kaichô wa Maid-sama n'a pas grand chose pour lui si ce n'est un départ irrationnel, ou tout du moins rien pour m'accrocher (même si j'ai fini la série...).
PS: en fait c'est plutôt 3,5 mais je vais arrondir au dessus histoire d'être un peu plus en phase avec la globalité des notes.
#Par SoulJapanExpress le 07/06/2011 à 22:16
Cet anime est frais sans nul doute, du début à la fin il adopte et suit une line sans prétention sur le parodique et le divertissement.
Il est parfois difficile d’innover, surtout sur des bases classiques travaillées et retravaillées x fois. Mais KMS s’en sort relativement bien, dans la théorie et dans la pratique. Mettez une fille avec beaucoup de caractère, elle-même présidente des élèves de son école ayant pour trait particulier une haine vorace (mais hilarante, il faut le souligner) contre les garçons de cette même école. Cette fille qui semble aussi porter le poids du monde sur ses épaules, cherchant à être sur tous les fronts, veillant machinalement à tout gérer… Cette fille, Misaki est d’une sensibilité étonnante, une tsundere comme cela, je ne peux pas m’en lasser et je ne m’en lasse pas tant elle est drôle et émouvante.
L’histoire elle, eh bien … en fait non il n’y en a pas, les épisodes de la série se dégustent au fur et à mesure et comme il s’agit d’un bon bisho, on s’attend à ce que les relations entre les personnages évoluent de manière crescendo jusqu’à ce qu’on atteigne cette fin tant escomptée. Parfois le déroulement fait un saut périlleux arrière et on a l’étrange impression de retomber dans une boucle d’ennui, car il ne se passe rien et à d’autres moments, on se dit que l’on y est presque en espérant fermement que quelque retournement s’effectue. Peine perdue n’est pas d’espérer mais plusieurs passages à vide injustement incorporés pour combler l’absence de développement auront vite fait d’ennuyer.
Heureusement, pour pallier à cela l’anime suit une cadence régulière et enchaine assez vite les situations, que l’on soit dans le comique ou dans le plus ou moins sérieux il est toujours intéressant de voir les personnages s’adapter à toutes les situations.
Après l'apologie (...) un petit blâme mérité:
Primo, il y’a un manque de cohérence dans le concept, une fille qui passe son temps à contrôler les têtes testostérones de son école et qui se retrouve à les servir (entre autres) pendant son petit boulot à mi-temps, cela fait sourire mais ce n’est pas assez consistent pour que je m’en imprègne totalement. Ajoutez à cela une psychologie rétrospective sur le fait qu’elle soit d’une pauvreté relative certainement affectée par l'absence de la figure paternelle.
Deuxio : Cette absence de repère masculin ne sera pas assez subtilement proposée dans la mise en pratique et sera un handicap pour la crédibilité de certaines scènes. (Bon c’est sans prétention et c’est pour divertir donc ça passe).
Tertio : Il y’a encombrements de personnages qui n’ont rien à faire dans le paysage, inutile de développer il y’a eu un copié-collé magnanime des personnages stéréotypés qui font parfois succès dans ce genre de production. C’est bien quand c’est pertinent mais ici cela alourdit la série et j’ai eu la désagréable impression de tourner autour du pot à plusieurs reprises.
Je radote mais en terme général la série m'a fait passer un agréable moment du début à la fin...
Intéressant, vous avez dit intéressant ?
#Par enigma314 le 03/01/2011 à 00:06
« Dominer ou être dominé » telle est la question de ce shojo qui commençait très bien pour finir lamentablement dans la niaiserie la plus totale.
Parodier, c'est bien. Poussé à l'extrême, cela en devient fatigant. A quoi sert 25 mn de gag si au final le spectateur/ice se dit : ok, j'ai bien rigolé mais c'est quoi le fond de l'histoire?
Ne perdons pas de temps sur la technique. Les OP et ED sont pourris de chez pourris. On va prendre comme excuse que la crise économique actuelle affecte les studios d'animations..Pour un animé récent, le graphisme est très moyen. Le chara design de l'héroïne et de son prétendant sont corrects. Hélas, ils n'arrêtent pas d'être soumis à du SD quasi permanent. A force de l'utiliser, on s'en lasse rapidement. Même si la technique n'est pas au rendez-vous, un bon scenario sauve l'affaire en principe...
Le scénario commençait très bien en nous présentant une héroïne de shojo INTELLIGENTE, oui vous avez bien lu ! Pas une mauvaise élève qui souffre d'un complexe d'infériorité face au héros forcément beau et intelligent. De plus, elle est aussi forte de caractère avec une sacré pêche. Incroyable mais vrai mais où est donc passée la jeune fille archi idiote, ultra timide, lente d'esprit, excellente cuisinière et indéniablement gentille. Sauf que le alléluiah sera de courte durée...car la miss est pauvre de chez pauvre ! Vous me direz oui et alors? Le détail a son importance, vous verrez.
Elle est donc si pauvre qu'elle est obligé de travailler à temps partiel comme maid, autrement dit serveuse super sexy où le client est traité comme le roi des roi. Vous me direz oui et alors? C'est là qu'intervient la subtile question « dominer ou être dominé ?»
En effet, au lycée la miss se comporte en vrai harpie envers ses comparses masculins alors qu'au café, elle se transforme en soubrette appelant sans cesse les clients « maître ». Je te domine à l'école et je suis dominée au travail...waaahh quel trame ! Évidement pour corser le tout, le prince charmant de l'histoire découvrira ce terrible secret et n'hésitera pas à faire chanter notre héroïne. Chouette, la romance peut commencer !
Quand à savoir le pourquoi de l'agressivité quasi maladive de la miss envers la gent masculine, inutile de chercher un brin de réponse. Ce shojo n'ayant pas vocation de faire pleurer à chaudes larmes, il se contentera de donner une explication très superficielle. Donc niveau recherche et développement psychologique du personnage principal, cela attendra.
Comment se comporte une héroïne de shojo face à un bisho de service aux traits efféminés? Bah, comme la plupart des héroïnes de shojo actuelles, c'est à dire qu'elle ne fera pas beaucoup bouger sa relation durant 26 épisodes. Pourtant lors des premiers épisodes les piques entre les protagonistes présageaient une avancée intéressante. Hélas, au fil du temps la miss deviendra chiante avec ses éternelles hésitations. Peu importe le nombre de fois où le boy lover lui déclarera son amour, la prendra dans ses bras, risquera sa vie pour elle. Non, la miss ne voudra pas reconnaître son attirance envers lui et le repoussera sans cesse. Eh oui, nous les femmes on est comme ça! Les hommes doivent nous rassurez en permanence en répétant sans cesse que nous sommes l'unique objet de leur amour. Beau cliché pour jeunes filles en fleur, n'est-ce pas? Pourquoi prendre des risques si cela plaît au public visé.
Maintenant passons au prince charmant. Il est parfait et sait tout faire mais attention, il garde une part de mystère ! Serait-il riche? Quelle question, voyons ! Bien sûr qu'il l'est. Un riche tombe toujours amoureux d'une pauvre dans les shojos. Sinon pourquoi l'héroïne serait pauvre? N'est-il pas normal qu'un lycéen de 17-18 ans vive seul dans un grand appart d'un quartier chic? De même n'est-il pas logique que les pseudo-rivaux soient aussi riche et tombent également amoureux de l'héroïne?
Vous en faites pas, pour équilibrer un peu, on sortira du chapeau magique l'ami d'enfance histoire de faire un semblant de triangle amoureux. KWMS joue tellement sur la parodie à l'extrême que cet autre amoureux transi servira plus de décor qu'autre chose. Encore un bel exemple d'amour à sens unique. Lamentable !
Concernant les personnages secondaires, c'est des faire-valoirs comme d'habitude. Une héroïne de shojo ne peut pas être garce ou méchante. Elle est toujours prête à défendre ses amies, elle est tellement honnête qu'on l'aime pour ça. Si elle plaît au gars visé par une des copines, elle le remettra dans le droit chemin. Si 3 autres gars l'adorent en se comportant comme des idiots, elle s'en rendra même pas compte. Trop de charme sans doute...
Les scénaristes auront beau masquer ces stéréotypes par des situations comiques, KWMS se révèle en fin de compte un shojo de qualité médiocre.
#Par kid le 25/10/2010 à 10:08
Kaichou wa Maid Sama, c'est un shojo. Je pense que ça peut résumer les vingt-six épisodes. Rien de nouveau sous le soleil, une histoire d'amour amusante, des situations invraisemblables, et pourtant... j'ai accroché.
Le graphique, plutôt pas mal, est lui même shojoesque. Pas un gros ou un moche dans les environs, juste des personnages grands et minces, avec de grands yeux et un sourire éclatant. L'utilisation de la SD peut en gaver certains, mais s'accord bien avec l'histoire.
Ah, l'histoire, justement. La base du scénario, c'est un peu "une fille qui a une double vie et qui travaille dans un café en tant que maid". Oui, ça sentait le fan service, mais non. Rien de chez rien, même la scène de douche ou de maillot de bain n'en profite pas pour nous donner à manger de la chair, et ça, c'est vraiment classe. Oui, classe, parce que Kaichou wa maid sama ne parie que sur ses personnages ( et son couple phare, surtout ) et son humour pour séduire. Et ça fonctionne.
Le couple Misaki/Usui est genre évident depuis le deuxième épisode, voir le premier. Lorsqu'on voit qu'on va encore se manger vingt-quatre épisodes de romance débutante, on se dit forcément que ça va traîner. ET ça traîne, ça, c'est sur. Misaki étant la reine des idiotes et est persuadée qu'elle n'est pas amoureuse d'Usui ( alors que n'importe quelle fille sensée le serait ) PIRE qu'elle le hait, l'histoire d'amour est bloquée, et on assiste plutôt à une histoire d'amitié. M'enfin, ça finit par s'arranger...
Misaki n'est absolument pas représentative de la jeune fille moyenne. Tout comme aucune demoiselle ne risque de rencontrer un garçon comme Usui. Les deux sont des superhéros, doués physiquement ET intellectuellement, mais aussi dotés de compassion. Qui dit mieux ? Rappelons que Misaki, à seize ans, doit gérer un travail et sa fonction de présidente, et que Usui a tout du petit ami parfait : jaloux, apparemment riche ( il habite seul mais ne travaille pas ) et toujours prêt à sortir sa bien aimée d'un mauvais pas. Bref, c'est n'importe quoi, mais ça ferait rêver n'importe quelle fille.
Avec tout ça, on regrette un peu que les personnages secondaires ne se soient pas montrés plus que ça. Certes, certains arrivent à s'imposer temporairement, comme Aoi, ou Sakura. MAIS le monde tourne autour de notre couple adoré et le reste est un peu de l'arrière plan bien sympathique.
En résumé, un 7 bien mérité, parce que c'est frais, gentil, mais tellement pas original.
#Par Nakei1024 le 06/10/2010 à 11:51
C’est dans les vieux récipients qu’on fait les meilleurs plats, voilà qui pourrait selon moi résumer l’idée que je me fais de cet anime.
Comprenez par là qu’au vu des ingrédients utilisés pour créer le scénario et les différents épisodes de celui-ci, les producteurs n’ont pas cherché à faire dans l’original. C’est une comédie-romantique tout ce qu’il y a de plus classique, réalisée de manière assez sobre par rapport à ce qui se fait depuis quelques années. Pas de gros délires en perspective, de personnages qui pètent littéralement un câble façon Tenma Tsukamoto (School Rumble) ni de séquences avec du pathos à n’en plus finir, de long discours amoureux, de réflexions à deux balle et surtout, pas de fan service (disons pas de petites culottes ni de poitrine opulente généreusement dévoilée aux yeux du spectateur). Ici, tout est globalement fait dans la retenue et bien dosé pour qu’à aucun moment on ait l’impression de se retrouver pris sous une avalanche de sentiments et/ou de gags.
Et pourtant, je n’ai pas eu le sentiment de m’ennuyer un seul instant, grâce aux deux protagonistes principaux (Misaki et Usui) qui se complètent à merveille et ne manquent pas de caractère. Elle est une élève studieuse qui sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à imposer son point de vue quitte à se mettre à dos les loubards du lycée. Pas de chance pour eux, sa forte personnalité et son esprit combatif font qu’il vaut mieux ne pas lui chercher des noises au risque de s’en mordre les doigts. On est loin de la cruche naïve, sentimentale et faible qu’on nous ressort régulièrement dans ce genre d’anime. La seule ombre au tableau est finalement qu’elle est pauvre et doit donc travailler en tant que maid dans un petit café du centre ville, même si on comprend vite que malgré la nécessité de cacher cette situation à son entourage, elle s’amuse quand même bien avec ses collègues et les lubies de la gérante. J’ai quand même trouvé qu’on ne ressentait pas suffisamment l’état de ses finances tout au long de l’anime : qu’elle ait été pauvre ou non, cela n’aurait rien changé au fait qu’elle décide de travailler dans cet établissement. Il est donc dommage que cette facette du personnage soit mise de côté assez rapidement dans l’anime : il y aurait eu matière à l’utiliser davantage selon moi.
Usui quand à lui est l’archétype du héros de comédie à l’eau de rose : déjà il est beau comme un dieu grec, semble n’avoir aucun défaut et malgré son côté grande gueule et ses réparties cinglantes (couplées avec son malin plaisir de taquiner sa camarade), on ne sait finalement pas grand chose de lui. Quoiqu’il arrive, et quelque soit le défi qui lui est proposé, il ne reculera devant rien et trouvera toujours une solution pour sortir Misaki d’une mauvaise passe. Cette perfection et ce manque d’informations ont malheureusement tendance à rendre le personnage un peu trop lisse à mon goût. Cela-dit, je préfère quand même ça plutôt qu’au beau jeune homme portant un lourd traumatisme depuis sa naissance (un cliché du genre). Et après tout, on se rattrape largement au niveau des dialogues dans lesquels les piques et provocations fusent entre nos deux tourtereaux (on voit dès le début qu’ils sont faits l’un pour l’autre, donc pourquoi faire durer le suspens ?).
Les personnages secondaires ne sont pas en reste, même si beaucoup plus classiques. Leurs caractères spécifiques sont régulièrement source d’ennui pour Misaki, mais on s’attache sans difficulté à eux. Dommage en revanche qu’on ne les développe pas davantage et qu’ils soient autant mis en retrait par rapport au couple principal. Bien sûr il y a quelques séquences où ils parviennent presque à occuper le devant de la scène, mais j’aurais aimé les voir évoluer davantage au fil des épisodes plutôt que de s’enfermer dans leur rôle prédéfini (le travesti, le jeune homme mignon, le « sauvage », les loubards, la copine fleur bleue et la copine pragmatique…).
Et puis il y a ceux qui apparaissent vraiment de manière épisodique et disparaissent presque aussitôt alors que là encore, il y aurait eu matière à les utiliser de manière plus importante.
Voilà en fait ce que je reproche à cet anime : malgré une quantité raisonnable de personnages secondaires assez intéressants, l’histoire se centre un peu trop sur le couple principal formé par Misaki et Usui. Bien sûr j’adore leurs engueulades régulières façon « Je t’aime, moi non plus », mais un peu de nouveauté aurait permis d’éviter d’avoir la légère impression de tourner en rond.
En revanche, contrairement à beaucoup de productions semblables dans lesquelles les romances restent à l’arrêt passé un certain point, on note une évolution subtile des sentiments réciproques des deux lycéens d’un bout à l’autre de l’anime, jusqu’à ce que finalement l’évidence de leur situation s’impose à eux.
La réalisation est à l’image de la mise en scène, on fait dans la sobriété. Bien sûr ça reste un shojo, mais on évite les décors passés au filtre rosé (c’est même plutôt coloré) et l’utilisation de la SD pour certaines expressions est amplement réussie. Côté musique, rien de vraiment marquant, les thèmes sont sympathiques sans plus.
En conclusion, KwmS est une comédie romantique qui ne cherche pas à faire de vagues ou à expérimenter une nouvelle formule, mais qui s’apprécie sans difficulté malgré un certain classicisme dans sa réalisation, grâce à une palette de personnages réussis.
Je lui mets 7,5.
#Par Giggles le 22/09/2010 à 20:56
Je suis assez surprise par la virulence, non pas des notes, mais des propos que certains peuvent avoir.
Je vais donc ajouter mon grain de critique parce que la triste moyenne de Kaichou wa maid sama me titille un peu.
j'ai bien aimé cet animé ! (j'attends d'ailleurs les deux derniers épisodes avec impatience)
Il y a certes des hauts et des bas comme dans beaucoup d'animés. Cependant j'ai vraiment apprécié les hauts.
Misaki m'a vraiment agréablement surprise. ENFIN on nous amène une héroïne qui a des couilles. Une féministe à outrance le jour et qui fait la servante le soir dans un café maid, je trouve ce décalage excellent. Excellent d'autant plus que jamais on ne tombe dans le vulgaire lorsqu'on la force à se déguiser pour la moindre occasion. Cela nous amène d'ailleurs à un autre point positif dans la série : ENFIN une série ou les vêtements changent !! Parce que franchement, les uniformes d'école ou de combat, à la longue c'est lassant.
L'humour est présent la plupart du temps, ce n'est pas à se taper le cul par terre, mais certaines scènes valent vraiment le coup d'oeil. J'aime beaucoup lorsque Misaki prend ses airs de démon lorsqu'elle surprend les garçons à faire ou dire des choses qu'elle n'accepte pas. J'adore même le fait qu'elle agisse la plupart du temps en sur-homme (euh, sur-femme plutôt), et qu'avec Usui dans les parages elle redevienne une pauvre petite chose en difficulté, c'est tellement gros, que ça me plait.
Les personnages secondaires ne sont pas forcément très intéressants. La série met vraiment l'accent sur Misaki et Usui.
Usui est aussi extrêmement drôle et attachant. Son stoïcisme forcené et à toute épreuve est terrible, il est le seul avec qui Misaki perd ses moyens, et c'en est très jouissif.
Les épisodes ne sont pas tous du même niveau évidemment, certains ne sont pas indispensables, mais on passe toujours un bon moment sans prise de tête.
Je regrette juste que l'animé n'aille pas à fond dans la romance Misaki/Usui, parce que c'est vraiment ce qu'on attend au final.
Le fait aussi qu'Usui soit aussi énigmatique est assez frustrant, et arrivé à la presque toute fin de l'animé, on se rend compte que les secrets le concernant ne seront pas tous levés.
Le dessin est très agréable, c'en devient même une caricature tellement les personnages principaux sont beaux. un peu trop beaux ? après tout cela colle bien au style rose-bonbon de l'animé !
L'opening est plus que moyen mais le niveau musical remonte avec les endings que je trouve vraiment très sympas.
En tant que "fille qui aime les trucs de filles", cet animé m'a vraiment plu : humour, romance, ainsi que des héros vraiment parfaits (oui, trop parfaits) ! Il cible par contre un public bien précis, à ne pas mettre entre toutes les mains.
#Par Lyrix le 03/09/2010 à 20:05
Du sensationnel gâchis que cette série. Pourtant relativement amateur de shojo, je ne cache pas avoir beaucoup apprécié le début, mais je me permets l’outrage de faire une critique en plein milieu de parution de l’anime, pour alerter l'otaku inconscient qui voudrait se risquer à aller jusqu'au bout.
Car le problème de cette série est très simple: il y a deux fois trop d’épisodes, voilà tout. Tout se passe au début, toute l’originalité, toute la progression, tout l’intérêt est au début. Les sentiments des deux personnages principaux évoluent, leur état d’esprit change, leur façon de vivre ; on apprend leur caractère, les peurs de l’héroïne, on commence à les apprécier, etc etc, bref une histoire normale bien sympa.
Passée la douzaine d’épisodes, on en vient à oublier la spécificité de l’héroïne, c’est à-dire d’être à la fois maid et déléguée de classe. L’intérêt est complètement oublié (tournoi de volley-ball… ça sort de nulle part.) Du coup, tout se ralentit pour tenir en 26 épisodes, sans raison; les péripéties fatigantes et inintéressantes prennent le pouvoir. L’héroïne devient insupportable, à nier tout le long ses sentiments, à faire comme si de rien n’était à chaque fois, alors qu’elle était irrésistible au début. L’autre beau blond perd tout son mystère, devient répétitif et lassant. Rien ne progresse.
Au fond, rien n’était spectaculaire dans cette série, qui n’est qu’un amas de clichés de shojo. Bref le genre de petite série d’une douzaine d’épisodes que j’aurais sûrement apprécié. Loupé, je vais arrêter le visionnage ici.
(mais +1 pour Satsuki, adorable) (et pour le beau lot de seiyuus en général)
#Par Sakumina le 03/09/2010 à 18:08
Kaichou...Kaichou...que dire de cette fabuleuse création qu'est Kaichou Wa Maid-sama, l'originalité est là.
Bon j'arrête de plaisanté, je trouve que ce manga est un spécimen très rare qu'on ne trouve pas souvent tellement c'est...nul c'est pathétique, médiocre, franchement c'est une perle rare faite avec une matière totalement inconnue que j'espère personne ne l'a trouvera
Bah je vais un peu détaillé ma critique:
Graphisme:
C'est du shôjo, c'est du dessin shojo, simple et pas du tout soigné, bâclé je dirais, les traits ne sont guère fines, le tour du coup est surement de 2cm la forme de la tête est d'une forme ... waaw --' les couleurs sont trop flashs et font mal aux yeux, les cheveux des perso sont tous aussi électriques les uns que les autres et les décors...bah je ne les ai même remarqué, tiens c'est bizarre Oo.
Musique:
xD C'est raté l'opening/ending, et puis les osts, je ne les ai pas remarqué non plus Oo je ne suis peut être pas normale Oo mais si mais si je suis normale ! C'est tout simplement car il n'y en a pas, c'est vide c'est vide et puis c'est VIDE !!!
Personnages:
Ho mon Dieu !!!! Vraiment à cause de ça j'ai envie de me tirer les cheveux, je suis désolée mais t'es ch***** Misaki je n'ai jamais vu ça de toute ma vie, c'est de la pourriture ce perso, elle est le truc qui sort de la queue d'un chien (désolée pour l'expression mais je ne peux pas me tenir tellement ça m'énerve), c'est le genre de fille médiocre, ils ont essayé de l'a faire PARFAITE: Belle, intelligente, forte, sait se battre, a un sucés fou aux près des garçons & filles, elle a un fort caractère, elle est responsable, elle est gentille, franche, elle sait tout faire, personne n'a pu la battre, elle est douce et généreuse & sensible, et c'est une maid qui fait son travaille 1000fois mieux que les autres, c'est la MEILLEURE quoi --'
Bon bah faut pas prendre les gens pour des imbéciles --' franchement tout ce qu'elle mérite c'est la mort --'pour en arriver là...imaginez qu'elle genre de perso elle est pour exploser de nerfs une fille qui a un sang froid comme moi. dès que j'ai vu le 1er épisode et la 1ère seconde, je me suis dit, holala je ne peux pas continué --', même si j'avoue le seul perso bien c'est Takumi, mais c'est du déjà vu et revu ce genre de garçon °°!
Scénario:
Y'en a pas, non je vais pas être aussi méchante, c'est tout simplement du HIPER MÉGA CLASSIQUE, c'est du déjà vu et revu et revu et revu, j'en ai marre ça devient insupportable, c'est trop classique, d'habitudes ça passe un peu mais là c'est trop trop trop trop --' même le génie deviendra stupide en visionnant cette chose (kaichou), le déroulement est mauvais, la comédie est ratée(enfin si il y'en a Oo), on s'ennuie devant l'écran, tout ce que l'on a envie de faire c'est crier STOOOOOOOOP !!
Conclusion:
Il n'y a aucunes qualités que de GROS défauts impardonnable, donc ma note va être très sévère (mention spécial pour Makisa qui a dépassé les limites humaines). Mon conseil est tout simplement de passer votre chemin et ne jamais regarder un truc pareil.
#Par Selty le 27/08/2010 à 02:13
Kaichou wa maid-sama ou comment faire passer dans le thème même d’un shojo, des fantasmes lubriques dignes d’un heintaï.
Car, -hé oui il faut bien le dire- cet anime pour jeune fille a pour sujet la double vie d’une étudiante surdouée, féministe et crainte de tous le jour, qui, le soir après les cours, devient une « maid », c’est a dire une serveuse aguicheuse habillée en soubrette…
J’ai l’honneur de critiquer en première cet anime très 2010, puisqu’il suit parfaitement ce qui semble être à la mode en matière de shojo en ce moment. C’est la fameuse histoire de la fille-mec qui se travestit et qui, en le faisant, fait craquer tous les beaux-gosses trop froids, trop riches, trop inaccessibles pour s’intéresser à la basse populasse féminine constituée de toutes les autres excepté leur belle ; qui soit dit en passant, à une vie misérable version cosette. Pardon ? que dites-vous ? non je ne fais aucunement allusion a Ouran High School Host Club, enfin !
Du reste, si je me permets de faire dans l’ironie, c’est aussi pour taquiner gentiment un anime qui m’a néanmoins beaucoup amusé. S’il est vrai que l’histoire est celle d’un shojo tout ce qu’il y a de moins original, puisqu’elle se déroule chez nos amis les ados, entre un lycée et un café, elle est toutefois très plaisante, et ces, dès les premiers épisodes.
Son secret est sûrement sa qualité, car la relation amoureuse dans cet anime est relativement bien traitée. L’histoire d’amour entre nos deux protagonistes principaux est amorcée dès le début de la série et progresse très lentement, mais de manière exponentielle jusqu'à sa fin.
Oui, ici on assiste à de fugaces et timides « bisous », (à quand les belles galoches ?), mais notre héroïne, loin d’être facile, se dérobera constamment des bras de son fidèle chevalier servant, qu’elle aime secrètement sans pourtant se le permettre. Hé oui, les histoires d’amour n’ont pas changées depuis le temps de Valmont et Madame de Tourvelle.
L’histoire compte pas mal de personnages, ce qui est appréciable, car cela permet de brasser régulièrement les têtes que l’on verra, et ce selon le contexte.
En effet, notre étudiante modèle est maid et souhaite le cacher, il faudra donc séparer le mieux possible les deux mondes avec lesquels elle devra jongler.
L’histoire repose sur un secret que partagent d’abord et surtout Misaki et Usui, et qui va permettre le futur lien. Mais d’autres personnages du même lycée se retrouveront impliqués dans le secret de Misaki « les trois idiots », qui sont, à mon goût, les personnages secondaires les plus attachants.
Car, et là où je voulais en venir, je trouve la moitié des personnages secondaires complètements fades et non charismatiques. Ce sont les personnages féminins, qui, du fait de devoir s’éclipser derrière Misaki, n’ont aucune saveur, ni aucun intérêt. Les personnages masculins sont, eux, très attachants à l’image du vice-président Yukimura, par exemple. Inutile de préciser que je suis complètement tombée amoureuse de Usui, ô Usui, l’homme parfait sous toutes les coutures…
Le chara-design de Kaichou wa maid sama me plait beaucoup. Je trouve les personnages séduisants, Misaki est très jolie et on l’imagine très bien, Usui est, quant à lui, a tomber.
Les chara-design « sérieux » laissent souvent place à de petits dessins humoristiques très appréciables traduisant parfaitement le caractère de chacun. Usui, le regard empli d’une profonde indifférence, Misaki et ses petites cornes de démon, les « trois idiots » toujours en chara-design mignons tant ils sont épris de Misaki, etc. A noter, peut-être trop fréquemment, assiste t’on une apparition inopinée de petites étoiles virevoltantes, de fleurs et de larmes prêtes à couler, mais ça, c’est une question de goût.
Concernant les thèmes musicaux, je trouve l’opening pitoyable ou vraiment risible (au choix, le double choix est possible). L’ending, lui, est très satisfaisant.
En Bref, ce que Kaichou wa maid-sama a à vous offrir, hormis un grand moment de divertissement léger, c’est une histoire d’amour que l’on voit (pour une foi) un peu progresser, un personnage féminin très intéressant puisque Misaki est « la boss of the boss» de la série (elle perdra un peu trop de son piquant à mon goût, au fur et a mesure qu’elle cèdera à Usui).
Mais sinon, pas grand-chose de novateur, j’attends toujours un shojo drôle ET intelligent.
