Passé le désordre apparent de cette série et son début relativement classique, on perd très vite de vue le schéma typique de ces productions pour basculer dans le contraire d'une série Harem...
On passe treize épisodes à observer l'évolution d'une jeune fille égoïste et désespérée de se trouver aussi banale que les autres, et qui cherche à fuir le quotidien de toute ses forces en courant le plus vite et le plus loin possible. Haruhi Suzumiya est ainsi une fuite en avant perpétuelle, un refus de se faire face à soi-même qui prend des proportions délirantes et qui finit par totalement pervertir le pseudo triangle amoureux entre Mikuru, Kion et Haruhi. Si on ne rit pas tant que ça, c'est que la série est minée de l'intérieur et que tout menace de s'écrouler à tout moment, sur un coup de tête de cette espèce de fée inconsciente de tout ce qu'elle peut engendrer.
Autant dire que l'on ne se situe pas dans une série où l'égalité a droit de cité, tout tourne autour de Suzumiya, le monde a été pour ainsi dire créé pour elle, et si l'on sourit assez souvent, on tremble aussi en permanence de voir à quel point l'héroïne semble toujours au bord de la "disparition" psychologique, de la dilution pure et simple dans la dépression.
Le tout baigne dans une atmosphère de SF bizarroïde qui prend sur la fin des teintes totalement comparables à Evangelion, si ce n'est qu'à la place d'une Asuka Langley prostrée dans sa baignoire et incapable de réagir face aux événements, nous avons une Haruhi Suzumiya prête à tout pour être aux premières loges et taper du pied dans la fourmilière, avec une curiosité qui confine à la folie destructrice.
Et il n'y a rien de plus terrifiant.
La mélancolie de Haruhi Suzumiya ou l'histoire d'un coup de coeur phénoménal. Prétendre critiquer cet anime et encore plus faire preuve de la plus complète objectivité va s'avérer bien délicat, mais je vais faire de mon mieux.
Très intrigué par cet anime bénéficiant d'un buzz médiatique assez sidérant (alors qu’il ne comporte que 14 épisodes), sans compter la cohorte de fans qui lui vouent presque un culte (cosplays, parodies en tout genre sur les sites de partage de vidéos, etc), je me suis procuré l'oeuvre en question avec curiosité et circonspection. Comme indiqué dans mon intro le résultat a été bien au delà de mes espérances puisque j'ai été littéralement subjugué par ce petit bijou.
Pourtant ce n'était pas gagné au départ, la faute à ce fameux "premier" épisode assez spécial (sûrement trop) en total décalage avec le reste de l'anime. Je connais plusieurs personnes qui, déroutés par ce pilote vraiment bizarre (et incompréhensible pour qui ne connaît pas la suite de l’histoire) n'ont pas poussé plus loin leur visionnage de la série, et l'ont laissé tomber comme il nous arrive tous de le faire quand on accroche pas directement. Grave erreur, ce n'est qu'à partir du deuxième épisode que la série commence véritablement pour quelques moments de pur bonheur. Je conseille donc de le zapper (et de le voir en dernier) et de commencer directement par le deuxième, qui de toute façon est le véritable premier épisode.
Au niveau des qualités on peut citer notamment l'animation et le dessin des personnages qui restent terriblement soignés et maîtrisés, surtout en ce qui concerne le personnage d'Haruhi. Les émotions des personnages sont franchement bien retranscrites, et au niveau animation que dire par exemple de la scène du concert qui redonnerait des leçons à n'importe quel épisode de Beck ou de Nana ?
Ensuite comment ne pas évoquer le personnage de Haruhi Suzumiya, emblématique à lui seul de l'esprit totalement déjanté de la série ? Un personnage sensationnel qui pour ma part la classe sans problème parmi les personnages féminins les plus fascinant de l'animation japonaise. Elle est drôle, plutôt mignonne et surtout, elle est terriblement énergique, enthousiaste, déjantée et illogique, un pur régal. C'est de elle que vient en grande partie tout le dynamisme de l'anime. Les personnages secondaires qui composent le reste de la brigade SOS, sans être au niveau de Haruhi bien évidemment, sont également vraiment bons.
L'aspect déjanté et parodique de la série est également une grande force, tant dans les différentes histoires totalement loufoques et qui comportent parfois des parodies savoureuses, dont une de Phoenix Wright notamment qui m'a bien fait éclater de rire sur le coup. Le fait que la série soit diffusée dans le désordre est d’ailleurs un des petits charmes supplémentaires de l’anime. Est-ce que ça apporte quelque chose à l’histoire, sincèrement je ne pense pas mais bien qu’un peu déstabilisant au début ce n’est pas du tout gênant. Lorsqu’on regarde la série une deuxième fois on remarque d’ailleurs beaucoup de petits détails auxquels on avait pas fait attention auparavant car ils font référence à des événements qui chronologiquement se passent avant mais que l’on ne découvrent que plus tard du fait de cette diffusion volontairement désordonnée.
Un petit mot rapide sur les musiques, assez bonnes dans l’ensemble bien qu’un peu discrètes, hormis 2 ou 3 moments cultes où elles transcendent littéralement des scènes déjà riches en émotions. L’opening est tout ce qu’il y a de plus sympathique, l’ending (sorte de chorégraphie déjantée et absurde) est lui assez génial, je n’ai pas pu m’empêcher de le regarder à chaque fois. En ce qui concerne les doublages la plupart sont très bons, et on est même dans le domaine de l’excellence concernant la doubleuse de Haruhi. Au niveau des émotions, des diverses intonations de voix, c’est tout simplement un régal absolu, donnant plus que jamais vie et charisme à un personnage qui en était déjà tout sauf dépourvu.
Enfin après cette avalanche de points positifs il faut tout de même se consacrer aux quelques défauts de l’anime, car oui la mélancolie de Haruhi Suzumiya n’est pas non plus parfait. Je citerai ainsi en principal défaut les épisodes 9 et 13 (de mémoire), le premier parce qu’il ne se passe littéralement rien pendant l’épisode, le deuxième parce qu’il se prend beaucoup trop au sérieux et n’est pas vraiment dans le ton général de l’anime. Enfin on pourrait arguer que 14 épisodes c’est peu, mais quand on aime on en a jamais assez…
En résumé, et pour les personnes qui n’ont pas eu le courage de se consacrer au pavé que j’ai écrit précédemment, je ne peux que conseiller fortement de céder à la tentation de la mélancolie de Haruhi Suzumiya. Si vous voulez un anime totalement déjanté, atypique, drôle et possédant un charme visuel certain, foncez, vous ne le regretterez pas…
En plus de ça une deuxième saison est prévue pour cette année, que demander de plus ?
Suzumiya Haruhi no Yûutsu fait partie de ces séries qui ont un nom à couché dehors. C'est pas forcément très pratique à retenir pour des gens peut habitué au japonais, ça prend une plombe lorsqu'un pote nous demande ce qu'on regarde en ce moment, et en plus, le titre est tellement long qu'on est obligé d'écrire SHNY sur le dossier du PC...et au bout de quelque mois, on sait plus à quoi correspondent ces initiales...
Maintenant que j'ai fait 4 lignes sur le titre en guise d'introduction (manque d'imagination quand tu nous tient...), je vais pouvoir passer à une critique plus technique.
Commençons par la première chose qui m'a choqué : le chara design. Tous les personnages féminins ont de grands yeux noirs. Alors oui, je sais, c'est un code de l'animation japonaise. Sauf que là, les yeux sont trop grands et trop noirs. Du coup, je trouve qu'assez peu d'émotions filtrent à travers leurs regards. Heureusement que les doublages très réussis sont là pour ratrapper le coup.
Les yeux mis à part, le chara design est hyper stéréotypé. Les personnages n'ont même pas besoin d'ouvrir la bouche, on sait déjà qui sera la mégère, la timide, le blasé etc...J'aurais préféré un peu plus de fantaisie.
Par contre, les décors sont très réussis et hyper réalistes. Ce qui est normal, car le réalisateur a recopié à l'identique son propre lycée dans la série : cela facilite grandement l'immersion dans l'histoire.
Le reste de l'animation est fluide et dynamique, ça bouge bien et ça bouge vite.
La musique est incontestablement l'un des point fort de l'anime. Les génériques sont très rythmés et très "coloriés". On sent que l'on est dans une série joyeuse qui doit amuser le téléspecateur.
La BGM est également réussie, même si elle est quelquefois trop forte, couvrant ainsi les voix des personnages.
Le scénario est quand à lui totalement absent de Suzumiya Haruhi no Yûutsu.
Comprenez par là qu'il n'y a pas d'intrigue, pas de fil conducteur, pas de suspense. Chaque épisode sert uniquement de support à des situations comiques ou touchantes.
Mais comme au final c'est réussi, on ne pas tiendra pas rigueur aux auteurs de ne pas nous imposer une ligne directrice qui aurait sûrement été de trop.
En effet, le style blasé du personnage principal, les réactions extravagantes de ces camarades installent une ambiance de fraîcheur et de bonne humeur tout au long de la série.
Oui mais voilà, je pense que les auteurs auraient pu faire encore plus simple.
En effet, les auteurs ont incorporés dans cette histoire une grande partie de science fiction. Même si elle est à prendre au second degré, je pense que l'histoire aurait eu tout à gagner et aurait fait dans l'originalité en suivant les "aventures" d'une lycéenne excentrique passionnée de mystères, dans un environnement tout à fait normal (c'est d'ailleurs incroyable ça : maintenant une série originale dans l'animation japonaise, c'est une série sans SF...)
Alors certes, cela aurait donné un anime totalement différent, mais je pense qu'il y avait un potentiel à exploiter de ce côté là.
Je ne reviendrai que brièvement sur l'ordre chamboulé des épisodes qui n'apporte absolument rien, ni à l'histoire, ni au plaisir du téléspectateur. C'est un gadget dont les réalisateurs auraient du se passer.
Pour la conclusion, un dilemme s'impose à moi : doit je juger une série sur ce qu'elle est, en mettant toute réflexion scénaristique de côté, ou sur qu'elle aurait pu être ?
Je ne vais pas me prendre la tête (ni la votre) et faire simple : J'ai passé un bon moment en regardant
Suzumiya Haruhi no Yûutsu. Cette série ne possédant ni grosses qualités, ni gros défauts n'entrera certes pas dans les annales de l'animation japonaise, mais elle reste toutefois très sympa à regarder. Et en ces temps de sinistrose, on ne demande rien d'autre qu'une bonne tranche de rigolade.
Un dernier conseil pour la route : regardez les épisodes dans l'ordre chronologique, c'est plus simple et ça ne diminue en rien l'intérêt de cet anime.
N-ième critique de cette fameuse série évènement de 2006 !! Celle qui fait tant parler d'elle sur le net et qui n'est, en fin de compte, qu'une série d'une banalité assez effarante ; ne vous y trompez pas "la mélancolie de Suzumiya Haruhi" est une fausse série à succès, un pari fou pour maquiller la mélancolie scénaristique de quelques 14 épisodes. Leçons de maquillage en 3 points pour les débutants !!
1- Un bon maquilleur sait user de ses artifices artistiques. A commencer par sa palette de couleurs !! Car il est vrai que la série possède comme atout un côté graphique assez agréable à la pupille. Le chara design est soigné bien que très classique. Les quelques scènes d'animation sont également la preuve de la maitrise d'une 3D irréprochable. Non ! Du côté du pinceau, on est plutôt gâté !! Côté musique par contre, c'est un peu Waterloo morne plaine. A part quelques thèmes pas trop mauvais du concert de l'épisode 12,la musique passe totalement inaperçue. Musique de fond transparente qui ne restera pas dans l'histoire de la japanimation.
2- Un bon maquilleur maitrise l'art de la poudre aux yeux et sait séduire l'oeil inaverti : il sait utiliser la notion de "fan service" bien évidemment. Quand on voit le choix des personnages, c'est on ne peut plus clair : l'hystérique capricieuse, la martyrisée à l'avant coeur généreux, l'apathique omnisciente, le gentleman manipulé... Souriez vous êtes sur 3615 Clichés !!! Alors bien sûr, on assaisonne le tout de relations tripoteur/tripoté, persécuteur/persécuté, on ajoute une pincée d'ecchi par ci, un soupçon de loufoque par là, on injecte tout ça dans le bon vieux moule "Qu'importe de faire un scénar original et crédible tant que c'est vendeur" et hop au fourneau à thermostat 6 ... Euh franchement, faut arrêter de nous prendre pour des billes avec ces concepts ultra rechauffés et maintes fois parodiés !!! Et puis bon, la série joue sur un côté déjanté que je n'aime pas du tout (ce qui doit jouer également sur mon ressenti négatif).
3- Un bon maquilleur sait trouver le petit plus qui fera ressortir sa création du lot. Bah oui, il y a tout de même une force à cet anime. Grande nouveauté, pour pallier le manque de scénar apparent et la non crédibilité de ses concepts d'univers fermés, d'Entité machin chose, d'esper et de voyageur du futur, l'idée géniale était de mettre tous les épisodes dans le désordre. Coup de poker assez formidable et qui fonctionne plutôt bien car cela donne une dimension tout à fait originale à l'anime. Certains éléments sont évoqués dans des épisodes plus lointain dans le cours de l'histoire et nous laissent deviner ce qui s'est produit entre temps. Cette impression de reconstitution de puzzle favorise le côté ludique de la série et l'envie d'en savoir plus sur les épisodes qui nous manquent. Petit point négatif tout de même : sur mon mélancholimètre à mercure aux normes JP, je compte environ 11 premiers épisodes où je me suis pas mal emmerdé et 3 derniers assez dignes d'interêt pour me faire douter de la note excécrable que j'allais infliger à la série. Assez étrangement, quand Haruhi cesse de jouer sa mégère capricieuse et "torgnolable", l'histoire prend une autre tournure plus réfléchie, plus intéressante. Trois épisodes potables sur quatorze, ça fait un peu maigre et cela, même si la connaissance de la fin rend certains épisodes un peu moins insipides a posteriori.
Mon verdict - vous l'aurez compris - est que la série bénéficie d'un coup de bluff monstrueux venant de la production : l'histoire passée dans l'ordre ne mériterait même pas le 5/10 tellement elle joue sur la banalité de ses persos et le vide de son scénario. Heureusement qu'il y a cette nouveauté qui nous perd un peu dans l'ordre des choses et saupoudre joyeusement son fond de teint sur toutes les tarres de cet anime.
Alors moi, je voudrais tout de même rendre hommage à Hiroshi Yamamoto et Tatsuya Ishihara, tous deux directeurs de la série et sans qui le succès obtenu pour SHY n'aurait pas exister.
Pour comprendre leur apport, mettons nous en situation. Nous sommes en mars 2006 et la production vient de finir son ardent travail de création d'une série "passe partout". Ishihara-san et Yamamoto-sensei se lamentent des ratés de leurs sous fifres responsables de la musique et du scénario. Se disant que "peu importe finalement on reussira à la vendre", Yamamoto décide de rentrer précipitamment chez lui pour ne pas manquer la diffusion hebdomadaire de "Baka Mangaka", l'émission des échecs de la japanim. Ishihara, un peu plus consciencieux, reste quant à lui au bureau à se creuser le ciboulot pour tenter de trouver une astuce pour ne pas avoir à écopper les injures de son patron. Inspiré par la série, il s'imagine déjà mille excuses "valables" : "les CDs étaient là et une porte dimensionnelle s'est ouverte aspirant les seules copies de notre travail, désolé patron m(_ _)m". Se rendant bien compte que c'était peine perdue, il s'en repart tête basse, et sacoche à la main se faire consoler par Bobonne-chan et ses bons onigiris faits maison. C'est alors que surgissant dans la cage d'escalier, Yamamoto court, vole et bouscule violamment Ishihara qui en laisse tomber sa sacoche et la pile de CDs des épisodes de SHY qu'elle contenait. Comprenons Yamamoto, il venait d'oublier son coffret collector de Green Green TV destiné à égayer ses soirées de vieux célibataire lubrique. Quoi qu'il en soit, les 2 hommes après moulte "gomen gomen" et saluts respectueux, ramassent pêle mêle les CDs tombés et bien évidemment les rangent dans un ordre que nos chiffres arabes ne peuvent comprendre. Le lendemain dans le bureau du patron, Ishihara et Yamamoto ne font pas les fiers, ils attendent le verdict du big boss pour savoir si la série est ou non diffusable... Comble d'étonnement, le Boss a aimé, il a d'ailleurs particulièrement apprécié le bouleversement de l'enchainement des épisodes !!! Ishihara et Yamamoto, après quelques coups d'oeil complices, finissent par conclure que "le génie vient parfois à un moment que l'on n'attend pas ". Ils repartent tout deux avec une prime de 5000 Yen et le sentiment du devoir accompli. Au nom de tous, je leur dis Arigatô gozaimasu, à eux qui ont su donner une dimension nouvelle à cette série.
Cette critique est maintenant finie. Merci de l'avoir lue jusqu'au bout. Au prochain épisode, la découverte accidentelle des Corn Flakes par M Kellogs ...
Attention : anime résolument atypique ! Tout rapprochement avec un autre anime ne peut être que pure coïncidence.
Tout d’abord, Suzumiya Haruhi no Yûutsu (SHY) frappe par son format : les épisodes sont dans le désordre le plus complet. De plus, le premier épisode, non content de ne pas être le premier de la série, est aussi en décalage avec la suite et en déroutera plus d’un. Mais attention : ne surtout pas chercher à regarder les épisodes dans leur ordre chronologique. En effet, contre toute attente, cette série conserve un ordre « logique » même si on ne cesse d’avancer et de reculer dans le temps (avec une voyageuse temporelle dans les effectifs, c’est peut-être normal), si bien qu’on suit le récit sans réel problème.
Ensuite, son mode de narration sort des sentiers battus : tout l’anime (et en particulier le premier épisode) est montré du point de vue de Kyon. Celui-ci commente les scènes et ses impressions d’un ton parfois étonné, souvent désabusé, un tantinet fataliste. Cette technique empêche le spectateur de réellement entrer dans la série et de s’impliquer dans les « aventures » de Haruhi et ses compagnons, en l’obligeant à prendre du recul et à tout considérer au second degré. Ainsi, SHY n’est pas une série de science-fiction ou fantastique, pas plus qu’une comédie sentimentale, une série loufoque et hilarante ou que sais-je encore.
J’en arrive au point le plus important : l’histoire ou plutôt les histoires de chaque membre de la Brigade SOS et leurs relations entre eux, car il n’y a pas vraiment de récit à proprement parler. Haruhi, personnage éponyme de l’anime, jeune fille égocentrique, au caractère bien trempé et ne reculant devant rien pour parvenir à ses fins, cache sous cette façade un profond ennui. Cette mélancolie, autour de laquelle tourne SHY, vient d’une prise de conscience de Haruhi de n’être qu’une poussière dans l’univers. Je mène une vie ordinaire comme des millions de gens dans le monde, j’étudie dans une école comme il y en a des milliers, ne puis-je prétendre à me démarquer des autres et à avoir pleinement conscience de mon existence en tant qu’individu ? D’où cette volonté de se créer un monde dont elle serait le centre et qui n’existerait que parce qu’elle le souhaite, avec les gens qu’elle veut voir auprès d’elle. D'où également ce SOS qu'elle lance pour briser la monotonie et la banalité.
Elle y embarque, bon gré, mal gré, quelques individus très divers. Yuki (bien qu’elle paraisse n’avoir aucun intérêt autre que la lecture tout en se fichant royalement de ce qui se passe autour d’elle), Mikuru (alors qu’elle sert de souffre-douleur à Haruhi et d’appât pour attirer de nouveaux membres dans le club) et Itsuki (malgré sa désinvolture et son insouciance) n’arrivent plus à se passer du club et tant Haruhi que Kyon finissent par leur manquer quand ils sont absents. Enfin, Kyon, presque anormal tant il est commun. D’abord réfractaire aux activités du club et à la foule d’idées tortueuses qui traversent en permanence le cerveau de Haruhi, il s’y attache peu à peu, en se rendant compte que lui aussi quelque part souffre d’être ordinaire et que sa passivité n’est que le reflet de sa propre mélancolie. On assiste ainsi à des scènes paisibles – presque vides – ou chacun vaque à ses occupations ou jouent ensemble dans le local du club, mais où chacun se sent bien et goûte ces heures passées ensemble. A son tour, Haruhi apprend à apprécier la compagnie des membres du club et même, plus généralement, de ses camarades de classe. Un exemple frappant de l’évolution de son état d’esprit est le plaisir communicatif qu’elle ressent lorsqu’elle chante sa joie de vivre en un concert improvisé. Chanson très agréable d’ailleurs.
On notera quelques références de japanime rencontrées au cours des folles péripéties de la Brigade SOS, tel un « Fumofu » ou une bataille spatiale qui n’aurait rien à envier à la stratégie d’Albator.
Je terminerai par un coup de cœur pour le générique de fin et sa chorégraphie. Celle-ci est originale, bien fichue et je ne m’en lasse pas.
Vous ne verrez plus jamais la mélancolie comme avant.
Je ne reviendrai pas sur la qualité du dessin, de la BO, de l'animation ou encore du doublage. Tout cela a déjà été abordé, et comme le dit anime-kun, une critique doit être constructive ^^.
Moi ce qui m'intéresse dans une série, c'est avant tout les émotions qu'elle peut faire naître en vous. Et là j'ai des choses à dire.
Si au premier abord suzumiya haruhi sonne comme une série-comédie (une de plus), avec notamment un premier épisode franchement hilarant qui ressemble à une parodie de série magical-girl, c'est par la suite et progressivement qu'elle révèle son potentiel dramatique.
Tout réside en cela : comme l'indique le titre, suzumiya est une personne qui s'ennuie, et prête à tout pour y mettre fin. Quitte à refaire le monde... Pourtant toutes ses tentatives restent vaines et les personnages semblent englués par leur propre vie de simples humains. Le rythme de la série en est le reflet : tantôt rapide lorsque les héros trouvent quelque chose à faire, il est le plus souvent lent ; je me souviens d'un plan de quelques minutes nous montrant simplement une amie de haruhi en train de lire seule dans une pièce. Nul doute que vous vous ennuierez autant que suzumiya lors de certains épisodes. D'ailleurs les effets de luminosité donnent souvent une teinte orange sombre au dessin qui évoque l'automne, saison propice à la mélancolie.
Pourtant cela n'est pas un point négatif à mon sens. C'est tout simplement le message que l'anime nous fait passer, la morale si vous voulez. Je pense que cette série nous renvoie à notre propre façon de vivre : quel est notre but dans la vie? En avons-nous réellement un ou nous contentons-nous de nous occuper et nous amuser pour masquer le fait que nous n'en avons pas?
Mais suzumiya haruhi no yûutsu n'est pas déprimante pour autant. La leçon me paraît presque optimiste, car malgré ce vide existentiel que tout le monde a ressenti un jour, les personnages trouvent malgré tout un certain bonheur simple dans leur amitié qui naîtra au fil des épisodes et se développera jusqu'à sa superbe conclusion. Le spectateur finit par se sentir intégré par identification à ce groupe qui sait au fond que la vie n'a pas de sens, mais refuse de se laisser abattre par le découragement sous l'impulsion de suzumiya. Il y a un brin de fatalisme peut-être : "il n'y a rien à faire, mais cela ne peut être changé, alors faisons comme si de rien n'était, occupons nous avec des choses futiles et dont on sait pertinemment qu'elle n'y changerons rien, histoire que l'inactivité ne nous rende pas tous fous".
Le mot de la fin : une belle série douce-amère qui risque bien de remettre en cause la vision que vous avez de votre propre vie. Une série plus philosophique qu'il n'y paraît... Laissez vous envahir par la mélancolie...
Je ne ferais pas de grands discours sur cet animé... Vous avez déjà plus haut l'occasion d'avoir des avis assez complet et surtout très nuancés. Je me contenterais de parler ici avec le coeur ; car cette série est véritablement un coup de coeur. Du sang ? non. De l'amour ? non. De l'action ? non... Mais alors, ce doit être emmerdant me direz vous !!!
Il est vrai que la série est atypique ... Il ne s'y passe pas grand chose (peut être des prétextes de mini histoires imbiquées dans le fil conducteur déroulé par la mélancolie), et pourtant .... et pourtant quel plaisir à le regarder.
L'opening est un vrai plaisir et je ne parle même pas du ending qui est à mon sens un des meilleurs du moment. Quelques coups de coeurs musicaux avec la chanson "God knows..." de l'épisode 12 (Quoi !!! une fille japonaise n'a pas forcément une voix criarde et/ou nasillarde ?) et le thème du dernier épisode.
Tiens parlons en du dernier épisode. Pas de spoil je vous rassure ... Mais je dois avouer que c'est le seul animé du moment dans lequel la fin me satisfait. Enfin une vraie fin intelligente dans un animé et pas un vrai faux prétexte.
Bref que du bonheur. J'encourage vivement à tous et à toutes de se procurer cette animé qui aura sans doute droit à une seconde saison (et oui !!! le roman d'origine va beaucoupl plus loin dans l'histoire)
Voilà ... une petite baffouille pas organisée, construite ou profonde mais qui à le mérite d'exister.
Tiens voilà une série qui s'avère être ovniesque.
Et ça tombe bien parce que c'est presque le thème de Suzumiya Haruhi no Yûutsu.
Alors, bon commençons par le dessert, le sujet le plus polémique: l'ordre des épisodes. Bon il convient d'abord d'avertir toutes personnes voulant regarder cet animé, il s'avère que les épisodes de celui ci nous sont présentés dans le désordre.... Là l'auditeur ou le lecteur attentif me demande: "Ah bon ? Mais pourquoi ?». Là les réponses pleuvent dans ma p'tite tête. Peut être est-ce un message qu'auraient voulus nous passer les scénaristes, une volonté artistique, un courage scénaristique.... que nenni !
Non, si ces réponses vont et viennent dans mon cerveau c'est tout simplement parce que je n'ai pas su moi même répondre à cette interrogation. J'ai longtemps cherché, mais vraiment, oh vraiment je n'ai pas trouvé. Donc ma réponse sera à toi, lecteur, que : ça ne sert à rien. C’est stupide, ça dessert l'histoire et l'intérêt que l'on peut éprouver envers la série, et franchement s'il faut faire ça pour attirer l'oeil du spectateur, c'est que la série doit bien être creuse et vide de sens.
Heu non, pas tout à fait en fait. Voir même pas du tout. Suzumiya Haruhi no Yûutsu se défend et s'avère finalement être une série tout à fait convenable. Je dis bien convenable, car le contexte mêle de la série et son histoire (des êtres paranormaux se retrouvent dans un lycée parce que s'y trouve une fille qui ne s'intéresse qu'a l'extraordinaire) ne peut pas nous amener à voir un chef d'œuvre. En clair nous avons là une série type quotidien, sur laquelle viennent s'exposer des événements et personnages plus ou moins étranges.
Disons le tout de suite, c'est amusant et (très) détendant, et l'on devine assez vite que l'on n'y visionnera pas de grands moments sentimentaux - à la rigueur un voir deux, mais nous sommes aux antipodes des moment "si" émouvants de certaines séries - ni que l'on aura affaire à des combats ou toute autre choses type Shonen. Les gags tiennent du fait des personnalités des 2 personnages principaux. Il est intéressant d'ailleurs de constater que le personnage principal ne s'avère pas être la charmante personne sur l'image (là, juste au dessus) mais bien son acolyte masculin lycéens, désabusé au possible.
D'un coté la fille au fort caractère (euphémisme) légèrement psychopathe et un peu tarée (enfin c'est une façon de voir les choses, hein), et de l'autre l'homme pas soumis, au caractère assez propre, et qui se retrouve entraîné dans la mélancolie d'Harui... sans jamais se départir de sa nonchalance. Autour d'eux l'on va trouver pèle mêle une muette extraterrestre dévoreuse de bouquins, une voyageuse au travers du temps timide et persécuté par Harui, un esper très flegmatique et cool, et d'autre personnages avec plus ou moins d'intérêts. C'est d'ailleurs un peu dommage car ces persos eurent gagnés à être mieux mis en valeur.
Bon donc la fille puis le gars. Alors c'est pas qu'elle m'a agacée mais presque... faut dire, elle est moyennement sympathique, car doté d'un égoïsme élevé. Les autres ne semblent être pour elle qu'un amas de souffres douleurs. Tandis que mister Kyon, mais quel régal. Dieu que je me retrouver dans se personnage terriblement normal (quoi vous vous en moquez? Ce n'est pas très sympathique de votre part ^^ ). Ce mélange détonnant de nonchalance, cette façon d'en faire la back voice narratrice, ses réactions vis à vis d'Haruhi et des choses étranges se déroulant autour d'elle sont particulièrement réussis. Bref sans ce Kyon je dois vous avouer que j'aurai trouvé la série sans intérêt. Comme quoi une personne peut faire la différence à elle seule.
Bon la petite analyse technique de rigueur: Une mention spéciale pour les doubleurs qui réalisent ici un travail de grande qualité, vu les tarés qu'ils ont parfois à interpréter. L'animation est dotée d'une bonne vivacité qui a malheureusement trop tendance à se raréfier au long des épisodes. Niveau graphisme, on est là dans le moyen, avec un Chara design plus que conventionnel et des teintes de couleur et décors eux aussi terriblement banals. La musique quant à elle est mauvaise, hé oui. Car même si les openings et ending peuvent être amusants, la bande sonore n'en reste pas moins assez difficilement audible.
Vous l'avez compris, Suzumiya Haruhi no Yûutsu ne puise pas sa force dans son expression visuelle, mais bien dans son originalité que l'on ne peut lui enlever. Il en reste une série divertissante qui fait agréablement passer le temps.
Ps: les avis divergent, mais si vous tentez comme moi de regarder les épisodes dans le désordre (et non pas l'ordre qui nous est donné qui s'avère lui même suivre une chronologie dans le désordre... vous me suivez ?) je vous conseil de terminer par l'épisode 14 (quoi, ça parait logique ?) qui est pour moi bel et bien la fin de cet animé.
On s'attend à voir une série banale sur la vie quotidienne des lycéens et bien pas du tout.
Ce qui frappe en premier est la réalisation, très particulière. En effet, les épisodes se suivent mais pas dans l'ordre. Ne vous étonnez pas si vous avez l'impression de vous être trompé dans les numéros des épisodes, c'est volontaire. Le premier est sans doute celui qui suprend le plus car son mode de narration est tout à fait original. Système repris d'ailleurs tout le long de l'animé car il marche bien.
L'histoire est intéressante au début mais on se lasse vite, quasiment aussi vite que notre héroine. Je veux dire que il y avait du potentiel qui, je trouve, a été mal utilisé et on se rend compte que beaucoup d'épisodes ne servent pas à grand chose. Bon, les derniers reprennent un peu un scénario, négligé jusque là et on rentre vraiment dans le vif du sujet mais je trouve dommage d'attendre la fin pour que ça avance un peu plus. Donc, oui sur le fond mais non sur la forme.
Un grand oui sur les personnages, tous plus géniaux les uns que les autres. Suzumiya est exceptionnelle et est de loin mon perso préféré. Son caractère bien trempé, ses idées étranges, son look, tout me plait en elle. J'aim beaucoup sa façon de voir les choses (que je partage totalement d'ailleurs). Mais si elle est si réussi, c'est aussi grace à ses "compagnons". Kyon est l'opposé de Suzumiya, plus terre à terre et qui ne veut que sa petite vie tranquille soit trop chamboulée. Que dire de la petite Mikuru, sur laquelle on ne peut que craquer. Maltraitée par Suzumiya, on a pitié de la pauvre malheureuse. Yuki, perso discret et peu bavard, n'est pas sans rappeler Rei d'Evangelion. Bref, je n'ai pas trouvé un seul personnage qui m'ait déplu donc oui, encore oui.
Le chara-design est un peu trop simple et classique à mon gout. On ne voit rien de bien emballant, sauf quelques décors vraiment réussis. Les personnages ne sont pas ratés mais ils sont trop communs dans leur style. pourtant le coup des coiffures était une excellente idée mais pas ré-utilisée par la suite. Frustration de ce coté car j'aurai aimé que le design des persos soit aussi réussi que leur caractère.
Quant à la musique, elle est très correct avec un opening sympathique et un ending rigolo avec une petite chorégraphie amusante. Les thèmes sont moyens mais restent audibles. J'aime beaucoup les 2 chansons que Suzumiya chante lors d'un concert. Je les trouve très belles.
Suzumiya Haruhi no Yuutsu était une série au gros potentiel mais qui n'a pas tenu ses promesses. J'espère que la saison 2 sera meilleure (si saison 2 il y a).
Voilà une série qui au premier abord ne paie pas de mine. On croit avoir droit à une énième série se déroulant dans un lycée, lieu propice à triangle amoureux, fan service à volonté et quiproquos à tout va. Détrompez vous, Suzumiya Haruhi no Yuutsu (SHY), c'est loin d'être ça, c'est carrément mieux.
Malgré les apparences, nous avons affaire ici à une série de science fiction (et oui, on dirait pas comme ça) qui a une mode de narration déroutant au premier abord : les épisodes ne sont diffusés dans l'ordre. Pour vous prendre un exemple, le premier épisode est, si l'on veut suivre la chronologie de l'histoire, le 11e. Le vrai premier épisode étant en réalité le seconde épisode. Pourquoi utiliser un tel procédé. Et bien pour donner une tout autre dimension à l'histoire. Cela donne en effet deux trames scénaristiques me menant pas aux mêmes révélations au même moment. Si cette gymnastique est on ne peut plus déroutante au premier abord, ce n'est qu'en visionnant l'ensemble que l'on y trouve un intérêt. Une façon originale et maîtrisé de sortir un peu des sentiers battus.
Même chose pour le scénario. Parlons d'abord du mode de narration. Durant toute la série, nous suivrons les aventures de Haruhi et son groupe de la SOS Brigade au travers du point de vue de l'un des ses membres : Kyon. Personnage râleur aux répliques qui tombent toujours justes, on s'attache vite à ce personnage étonnant avec qui nous allons vivre des aventures on ne peut plus farfelus. Le scénario est vraiment original pour le genre et attendez vous à des surprises. Difficile de plus développer sans tomber dans le spoil mais sachez une chose : SHY possède un scénario intelligent et drôlement bien mené qui ne vous lassera à aucun moment. Chaque épisode (qui soit vu dans l'ordre ou non) est un vrai moment de plaisir.
Parlons maintenant des personnages, qui font sans conteste la force de la série. Les protagonistes, outre de posséder un charadesign de qualité, ont des caractères bien marqués qui les rendent tout de suite attachants. Comment ne pas éprouver de la sympathie face au comportement excentrique de Haruhi? Comment ne pas éprouver une peine agréable en voyant la pauvre Mikuru chan se faire malmener par son chef de brigade? Comment ne pas craquer devant les grands yeux de la discrète mais si charismatique Yuki? Bref, vous l'aurez compris, les personnages m'ont charmé et j'en redemande encore. Quelques personnages secondaires viennent donner un peu de piment à l'histoire mais on pourra regretter un manque de profondeur de ce côté là.
Et si tout cela n'était pas déjà assez parfait, SHY est aussi une pure réussite sur la forme. Le charadesign est très beau, les décors variés et colorés avec des jeux d'ombres et de lumière d'une excellente qualité pour une série TV. Ajoutez à cela de l'animation est d'une qualité vraiment exceptionnel. Tout bouge à merveille, c'est harmonieux, c'est dynamique, c'est magique.
En plus de cela, le doublage est excellent, plus particulièrement celui de Kyon. Encore une des grandes forces de cet anime. La musique quand à elle est plus discrète, même si on peut difficilement oublier l'ending de la série, accompagné de sa petite chorégraphie franchement rigolote.
SHY, une série qui ne paie pas de mine mais qui cache un gros potentiel. On voudrait que cela dure éternellement. Une seconde saison devrait pointer le bout de son nez d'ici automne 2007, pour notre plus grand bonheur. Foncez, foncez! Cet anime est une petit bijou et mon coup de coeur de cette fin d'année. Un régal!