NHK ni Youkoso!

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2006
- Titre original: NHK ni Youkoso!
- Nombre d'épisodes: 24
- Site officiel: http://www.kadokawa.co.jp/hikk...
- AKA:
- - NHKにようこそ!
- - Welcome to the NHK
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Gonzo
- Réalisation: Yamamoto Yusuke
- Chara-design: Yoshida Takahiko
- Auteur: Takimoto Tatsuhiko
- Musique: Pearl Brothers
- Diffuseur: Gifu Broadcasting, KBS Kyoto, Mie TV, Nara TV, TV Kanagawa, TV Saitama, TV Wakayama
Doublage
Daisuke Sakaguchi (Kaoru Yamazaki), Yui Makino (Misaki Nakahara), Yutaka Koizumi (Tatsuhiro Sato), Risa Hayamizu (Megumi Kobayashi), Sanae Kobayashi (Hitomi Kashiwa)
Synopsis
Sato est ce que l'on appelle au Japon un "hikkikomori", un marginal reclu chez lui 24h/24 et 7j/7, agoraphobe et associable. Selon lui, sa piteuse situation est due à un complot fomenté par la Nihon Hikkikomori Kyokai (NHK), un conglomérat médiatique japonais, qui ferait en sorte de créer des "hikkikomori" afin d'asseoir sa position dominante sur les masses.
La non-vie de Sato va cependant être perturbée par une jeune fille, Misaki, aussi dérangée que lui, qui fera en sorte de le sortir de sa condition de reclu.
Synopsis soumis par Descartes
#Par Rouchka le 03/10/2011 à 15:16
Alors enfaite tout ce qui se passe de pourri dans nos petites vies misérables ce n'est pas notre faute c'est cela?
C'est bien l'exubérante idée que tente de nous faire gober NHK ni yōkoso! , une échappatoire plutôt optimiste qu'ils ont trouvé. Ils tentent de nous le faire gober, mais les bougres le font avec un certain talent...
Ce que l'on peut dire sans trop s'avancer de cet anime c'est qu'il est travaillé, pas vite fait bâclé, Gonzo se sera donné pour trouver son publique et ce qui peu sembler bien naturel deviens hélas une rareté!
Pourtant c'est difficile pour nous, occidentaux, de saisir le sujet ici traité, hikikomori, un phénomène décrit dans l'anime comme étant de société. Je n'irais pas vérifié la véracité de ces dire, mais le réalisme et la crédibilité qui est montré dans NHK font disparaître le doute, ça existe belle et bien! En claire quelqu'un qui ne sort jamais, et passe sa journée allongé sur son lit en attendant que quelque chose se passe, ce n'est pas un otaku hein, juste quelqu'un qui à peur des autres, donc de sortir.
Commençons de manière linéaire, c'est à dire que au bout de cinq minute du premier épisode, vous venez de voir l'un des extraits les plus loufoques du monde de l'animation. Jusqu'ici je me suis franchement demandé ce qui m'avait pris de m'intéresser à cette création d'un groupe de jeune lycéen drogué. Et puis au bout de quelque minute, vient une petite musique, une ballade, ça doit pas être bien compliqué de jouer ce genre de chose, mais ca en jette, surtout dans la situation ou notre (pour l'instant inconnu) Satō se prend en main. Jusqu'ici l'anime remonte dans mon estime, et puis vient le premier « Nukku Nukku Nukku...» Vous comprendrez vite de quoi je parle. Au moment exacte où j'ai entendu cela, j'ai compris que j'allais m'enchainer les 24 épisodes sans réfléchir. Enfaite je pense que Youkoso! Hitori Bocchi (google est votre ami) devrait à lui seul rendre obsolète la lecture de cette critique. Bon ne vous arrêtez pas là pour autant hein...
Une Ost qui colle parfaitement à l'ambiance, parce que NHK ni yōkoso! C'est avant tout une ambiance unique. Et pour rattraper les cinq premières minutes du premier épisode il fallait franchement quelque chose d'énorme je vous l'avoue...
Graphiquement, ca vaut le coup d'œil. Disons que comme le reste c'est « Travaillé », sans vraiment sortir du lot, ils n'ont pas fait dans l'originalité mais dans la qualité. Certaines émotions sont vraiment bien retranscrites, bon, ils nous donnent ce qui marche à tout les coups mais comme indiqué, ca marche une fois de plus. Le regard inexpressif de Misaki est l'exemple parfait du « J'ai déjà vue ca quelque par, et j'avais déjà adoré. » Ce qui marque aussi un point c'est le peu de fan service. Ceux qui ont déjà regardé doivent commencer à hurler, bien sur il y en a, il y en a même sacrément (un espèce de délire sur les eroges) mais c'est du indirecte, c'est servi comme tel directement et même si ça gratte notre petite corde sensible, honte à nous, c'est quand même assez bien amené pour éviter de réfléchir sur le bien fondé de ce qui est présenté (Sachant que je ne me posait déjà plus de question depuis le Nukku Nukku Nukku rappelez vous...). Bref chara design réaliste qui plaira sans problème, je m'éloigne du sujet.
Les thèmes abordés ne sont pas forcément variés, c'est surtout une éloge de la culture jap sur fond de moe. Mais au bout des épisodes on arrive à voir de belles histoires, bon ça avance lentement, et on se dit souvent que nos protagonistes n'ont vraiment pas de chance dans ce qu'ils entreprennent, mais si c'est le choix du NHK alors ça va. Enfin l'excuse du NHK ne laisse quand même pas tout passer, et l'anime n'est pas parfait: une double histoire. C'est à dire que si l'une est vraiment poétique, dramatique, drôle et attendrissante, la seconde, celle utilisé pour densifier un peu le tout n'est pas vraiment passionnante. A savoir Satō et son ami Yamazaki qui créent un eroge. C'est drôle oui, mais quand on passe de l'une à l'autre ca casse un peu le tout. Autre point faible ce sont quelques incohérences sur le caractère des personnages. C'est à dire que l'on parle ici d'un hikikomori, sauf que au fur et à mesure, Satō se montre comme ayant une vie on ne peut plus remplit, et le côté hikikomori revient de temps en temps tout casser sans raison apparente. Autre défaut si il en faut, une histoire d'amour qui avance un peu à reculons, dommage surtout que l'on s'en rapproche des fois bien trop pour pouvoir faire comme si de rien était mais bon, c'est un choix.
Finalement, c'est un anime qui marquera vraiment par son ambiance, ses musiques qui nous replongent dans un univers où tout va mal mais qui garde espoir. A voir absolument, ça empêchera de finir hikikomori, c'est déjà ca. Et en bonus le second ending, qui a vraiment quelque chose !
#Par azorni le 21/10/2009 à 01:18
"NHK ni Youkoso !" est l'une de mes séries d'animation japonaise préférée.
Le point fort de cet anime est incontestablement son scénario ambitieux, probablement issu d'un livre remarquable. Il n'est pas donné à tout le monde de parvenir à traiter de façon aussi légère et en même temps sérieuse les problèmes les plus inquiétants d'une société. Echec social, reclusion, suicides collectifs, dérives fétichistes... Il est surprenant de voir avec quelle justesse l'auteur aborde ces thèmes sans jamais tomber dans le misérabilisme.
L'ambiance mélancolique de l'anime laisse place à de nombreux moments d'humour décalé, et intègre admirablement une histoire entre deux jeunes gens qui souhaitent surmonter ensemble la solitude que leur impose une société dont ils se sentent à tort ou à raison exclus.
L'animation a été réalisée avec soin pour accompagner ce brillant scénario. Mais par rapport au roman et au manga, l'OST est certainement le gros plus de l'anime. Il y a notamment un thème à la guitare sèche, qui après vérification vient d'un morceau intitulé Hitori Bocchi, et qui revient à chaque moment important de l'histoire. Cette mélodie triste sur un rythme lancinant colle parfaitement avec l'ambiance des scènes en question. C'est juste sublime par moment.
La narration suit une structure en arcs, probablement comme dans le roman. En tout cas ça donne à la série un rythme bien particulier, comme un long voyage avec de nombreuses "escales". Le départ se fait sous la forme d'une comédie et l'histoire devient de plus en plus sombre et grave au fur et à mesure des arcs. Lorsqu'on arrive à la fin de la série, une sorte de récapitulation a lieu, le héros est soumis à une épreuve finale, et l'ambiance mélancolique accompagne très bien le dénouement dramatique de l'intrigue entre les deux protagonistes. Bref, la fin est somptueuse et rien que pour elle, la série dans son ensemble se justifie.
"NHK ni youkoso !" restera pour moi un bon exemple de ce que peut faire de mieux l'animation japonaise.
Je mets une note de 10 sans la moindre hésitation, car il n'y a selon moi absolument rien à reprocher à cette série.
#Par frippon95 le 01/09/2009 à 16:03
NHK est certainement l'animé qui mélange le plus habilement l'humour avec le dramatique. Même si de prime à bord l'histoire d'un hikkikomori ne nous pousse pas à tenter l'aventure, ce serait une regrettable erreur.
Cette série bénéficie d'une réalisation sans faille et de personnages d'une rare profondeur. Elle traite également de sujets sensibles, en passant de la dépression au suicide, de la dépendance au chômage, tous ces thèmes dérangeants sont traités sans tabous. Je me suis surpris à rire; bien sûr l'humour est un des atouts majeurs de la série, mais rire sur quoi ? Sur la situation de Satô ? Sa misère ? Sa détresse ? Voilà en quoi cet anime peut être gênant, car finalement, on se "moque" de Satô, de son comportement, de ce qu'il entreprend. Yamasaki, son voisin, est une bonne bouffée d'air frais, c'est de son duo avec Sato que provient l'humour. La relation Satô/Misaki est très intéressante également tant elle est énigmatique (tout autant que Misaki elle-même).
L'OST est sublime, les thèmes (notamment ceux à la guitare) contribuent énormément à l'ambiance de la série qui est très mélancolique. L'animation est largement satisfaisante, avec un opening et un ending géniaux.
En conclusion, NHK est un vrai chef d'oeuvre qui nous présente des personnages authentiques et mélange avec maestria différents registres. Merci Gonzo.
#Par zil le 28/01/2009 à 16:26
NHK est le genre d'anime où, même si l'action n'est pas vraiment présente, vous avez envie de ne pas vous arrêter.
Je m'explique : cet anime n'est pas un chef d'œuvre en termes de dessin et d'animation, il faut se le dire. Les personnages ne sont donc pas aussi bien travaillés que dans d'autres animes, en tout cas, pour l'apparence.
Parce que le travail réalisé se concentre (à mon grand bonheur) sur la personnalité et l'évolution des personnages dans un contexte précis.
Fini donc les héros monotones et peu aboutis d'un trop grand nombre d'animes. Nous avons affaire ici à une étude poussée d'individus (peu nombreux) dans une situation donnée.
Parlons-en de cette situation : un scénario original et qui aborde un phénomène de société réaliste et qui change des éternels triangles amoureux pour ce type d'anime.
A travers ce scénario sont développés des thèmes qui concernent beaucoup d'entre-nous : manque de confiance, méfiance, peur, doute, souci du regard des autres, etc.
C'est peut-être pour cela qu'on peut considérer NHK comme un anime social et engagé pour dénoncer nos travers et ceux de la société elle-même.
Mais rassurez-vous, on ne va pas non plus se retrouver à regarder une version japonaise de "ça se discute". On garde l'esprit anime en retrouvant des personnages accros aux charmes féminins, aux jeux vidéos, etc.
Donc pour faire simple, NHK est un bon anime pour celles et ceux qui veulent (enfin) regarder un anime qui fait réfléchir, tout en gardant un ton léger et humoristique.
ps : juste un peu déçu par la fin qui se finit en noeud de boudin (si vous me permettez l'expression).
ps2 : très bonne OST !
#Par Arkos971 le 06/11/2008 à 02:04
OU L'ON APPREND QUE L'AGORAPHOBIE N'EST PAS PLUS FORTE QUE LA FAIM
NHK Ni Youkoso! est un chef-d'œuvre scénaristique, disons le d'emblée. À côté de ça, une réalisation magnifique et une bonne OST me permettent de dire sans gêne, bien qu'après mûre réflexion, que ce manga peut rejoindre Death Note au Panthéon des grands animes. À la différence près que Death Note est plus proche du genre Shônen, qui est beaucoup plus populaire. C'est simple, on en aurait fait un long métrage de deux heures, il aurait amplement mérité la palme d'or. Mais le scénario n'aurait pu se suffire de seulement deux heures. Voila pour l'introduction.
L'anime jongle avec tant et tant de concepts, dont certains accessibles uniquement aux japonais, qu'il est difficile de faire ressortir dans un seul commentaire la profondeur du scénario. Le fait que les (quatre) personnages principaux soient travaillés avec soin, autant dans leur caractère, leur évolution et leurs doutes, rajoute à la complexité d'un scénario assurément exceptionnel. Dire que le personnage principal, Tatsuhiro Satô n'est qu'un hikomotori serait se tromper. Car le scénario s'efforce de montrer que nous sommes tous des personnes complexes, ne serait-ce que parce que nous sommes tout autant ce que les autres pensent de nous que ce que nous croyons être. NHK Ni Youkoso! est un ensemble d'équilibres, équilibres entre l'imaginaire et la réalité, entre les rêves et les désirs, entre l'identité et les préjugés, entre l'objectif et le subjectif, entre le besoin de l'autre et les sentiments pour l'autre.
L'égoïsme, le doute, le désespoir, la joie, l'angoisse, la résignation, le bonheur, toute une panoplie de sentiments qui ressortent à travers les actions des personnages. De l'otaku qui se bat pour vivre sa passion alors que ses parents veulent qu'il reprenne la ferme familiale, à la femme qui se noie dans un sentiment d'incomplétude malgré une vie sans accrocs, en passant par l'adolescente qui recherche un amour fusionnel pour avoir l'impression d'avoir sa place sur cette Terre, c'est un microcosme de personnes blessées par la société qui entoure le héros. Un héros ni héroïque ni anti-héroïque, juste un homme. Un homme qui ne trouve pas sa place dans sa société, mais qui refuse de se voir comme un sous-homme ou un déchet. Un homme qui porte à lui seul les poids des doutes de ses rares amis. Et qui finalement aide plus qu'il n'est aidé.
Cet anime est violent. Mais seuls ceux qui se seront posés des questions sur la vie, leur avenir et leur identité le comprendront. L'histoire met l'accent sur le combat des sentiments, sur des personnes se débattant dans l'immobilité de leur vie. C'est ce contraste qui est le fil conducteur du scénario. Les notes d'humour ça et là ancrent encore plus l'histoire dans la réalité. Certaines scènes rendent le personnage principal méprisable, à un tel point qu'elles en deviennent gênantes. Et tout cela fait de cet anime une peinture si réaliste des travers de la société qu'elle en devient effrayante. Avec un chara-design tout simplement parfait pour mettre en image le scénario, on ne peut qu'être happé par l'anime, du début à la fin.
Pendant que j'écris ce commentaire, l'angoisse provoquée par l'histoire me serre encore la gorge. Et pourtant je suis loin de cette réalité décrite par l'anime, tant au niveau de la culture que de mon caractère. Mais au-delà de la dimension tragique, c'est aussi la prouesse scénaristique qui me fascine. La mise en scène de vies dramatiques ne peuvent donner qu'un drame. Pourtant, c'est simplement la réalité qui est mise en scène ici. Et bien que l'anime se finisse magnifiquement sur une touche de tendresse , je crois qu'il me faudra un peu de temps avant de visionner à nouveau cet anime, parce que finalement, cette vie qu'il décrit... me fait peur.
PS: Si vous voulez comprendre mon titre, regardez ce putain de chef-doeuvre. Mais attention, âmes fragiles s'abstenir.
#Par El Nounourso le 16/01/2008 à 14:15
Le reproche n°1 adressé aux animes concerne leur manque flagrant d’originalité. Avec NHK, Gonzo a mitonné quelque chose d’assez inhabituel… et le public exigeant que nous sommes ne pourra que s’en réjouir.
L’histoire débute avec la rencontre Satô Tatsuhiro / Misaki, cette dernière étant selon moi le meilleur personnage de la série. La demoiselle se révèle particulièrement attendrissante (tellement kawai quand elle agite la menace d’une amende mirobolante d’un million de yen) et plutôt énigmatique, jusqu’à que le dénouement final réponde à nos interrogations. Satô reste toutefois au cœur de l’histoire, pour le meilleur et pour le pire. Si au fil des épisodes, on entre bel et bien dans la logique tordue de son existence… je n’ai pour ma part jamais réussi à m’identifier complètement au personnage. Sans rire, il agit de façon tellement décalée, étrange et stupide (faut bien le dire) qu’on finit par ne plus attendre plus grand-chose de lui. Ses différentes expériences sont toutes plus désespérantes les unes que les autres ! Pas évident de s’attacher à ce héros de pacotille qui progresse à la vitesse d’un escargot. J’ai quand même beaucoup aimé le passage sur les MMORPG, il apporte un peu d’air frais dans cet univers très centré autour de l’appartement de Satô.
Narrer la vie d’un hikkikomori sur le chemin de la guérison, fallait oser, mais pour faire passer la pilule, les auteurs de la série ont essayé d’intégrer un peu d’humour. C’était sûrement un bon moyen d’aborder des thèmes aussi sombres que le suicide, l’isolement, la paranoïa. Sans pour autant tomber dans la bouffonnerie, les petites vannes apportent une légèreté bienvenue à la série. Néanmoins le côté dramatique de l’histoire peine à convaincre, car l’émotion ne passe pas très bien. L’enferment de Satô l’a changé en « handicapé relationnel » et la frustration qui en découle n’a pas été traitée à sa juste valeur. De la même façon, ses relations avec Yamazaki, Misaki ou sa senpai manquent de profondeur. La souffrance des différents protagonistes n’est pas vraiment été analysée ou même exprimée, je suis un peu resté sur ma faim. A vouloir trop bien définir ce qu’est le quotidien d’un hikkikomori, Gonzo a un peu oublié d’étoffer ses héros. Je n’ai pas non plus trop accroché aux récurrentes crises de parano à base de petits gnomes bleus. Y’avait pourtant moyen de se lâcher sur les hallucinations de Satô, ainsi que sur les délires conspirationnistes de l’ex-membre du club de littérature.
Les jolis environnements contrastent avec une animation un peu cheap et malheureusement les chouettes thèmes musicaux tournent un peu en boucle. La réalisation pourrait au mieux être qualifiée de sobre, d’autant plus que le chara-design se trouve dans la moyenne basse. Les fréquents retours à la case départ de Satô amènent une sorte de monotonie, certes inévitable pour tenter de dresser un portrait réaliste de l’hikkikomorisme, mais qui aurait tendance à lasser le spectateur. Je suis assez négatif depuis le début de cette critique et pourtant j’avoue avoir plutôt bien aimé NHK, un anime qui a osé sortir des entiers battus. Malgré la relative superficialité du propos, je me suis pris au jeu et l’ennui n’a jamais réussi à me submerger. Pour preuve j’ai souvent enchaîné trois, quatre ou cinq épisodes d’une traite.
En définitive je conseille donc cette série à ceux qui veulent s’essayer à quelque chose de nouveau et d’original, mais ne vous attendez pas à une réflexion très poussée sur la question des hikkikomori : la série constate plus qu’elle n’interroge.
#Par Yahero le 13/12/2007 à 17:54
Etant donné que je pense comme certains ici je vais essayer d’éviter de répéter la même chose, mais juste revenir sur quelques points de l’histoire et son thème.
NHK est un anime qui m’avait intéressé de par son thème, mais sa superficialité latente m’a repoussé malgré un bon départ. Car oui, c’est LA chose que je trouve dommage, l’anime se complaît dans une sorte de niaiserie assez énervante. Pour avoir passé une mauvaise période après mes études j’ai une idée ce qu’on peut éprouver en restant chez soi et la difficulté de se réintégrer. Alors certes, je veux bien croire qu’on est tous différent mais être rester 4 ans, sans argent si ce n’est de quoi subvenir à ses besoins et donc sans réelle possibilité de loisir (il n'en a d'ailleurs aucun) et seul qui plus est, je trouve ça irréaliste que Satou est à peine effleurer les sujets qui auraient pu être intéressant comme le suicide et l’intérêt de la vie en générale, la société, le bonheur, etc. J’ai plus l’impression que le mangaka a choisi son sujet dans le seul but de se démarquer de la concurrence dans un marché surexploité.
Car comme certains ne le savent peut-être pas, NHK est un manga à la base, qui est proche au niveau du déroulement des 24 épisodes (qui n’est pas la fin du manga) mais n’a pas souffert de l’adaptation télévisuelle aseptisé du studio Gonzo, et est donc bien plus sombre avec parfois des différences non négligeables, Satou ce serait par exemple bel et bien suicidé sur la plage si personne ne l’avait sorti de cette tente avec le charbon de bois qui, brûlant, consommait l’oxygène car il était déterminé à en finir et avait passé le stade de l'évanouissement. Ou alors ses hallucinations, non du à son renfermement de 4 ans mais parce qu'il "sniff" de la drogue!
Et même, sans passer par le filtre Gonzo, cela reste trop superficiel à mon goût, surtout que là où j’en suis on est pas si loin du point de départ avec un Satou qui a arrêté son travail pour un travail plus créatif (il recommence à écrire des scénarios pour son ami sur les jeux Hentaï, super…), d’où l’impression que l’auteur ne veut pas faire une œuvre plus réfléchi que ça.
Voilà, comme Kuchiki le dit, si le tout se maintien grâce au thème choisi, cela reste décevant quand aux possibilités gâchées et à la façon d'éviter de traîter certains sujets. Je met 5/10 à l’anime, mais j’aurais quand même mit plus au manga.
#Par mido ban le 11/12/2007 à 02:19
Nhk ni youkoso est un peu un ovni de la japanimation à l’heure où les shonens de bas étages et les shojo ecchi connaissent un énorme succès,il a le mérite d’aborder deux thèmes sensibles à savoir le suicide et l’hikikomorisme, il n'est donc pas à mettre entre toutes les mains sous peine de déception.
A vrai dire, au début de l’animé, j’étais peu emballé par les épisodes car l’animé traitait ces 2 sujets en les survolant et n’allait pas au fond des personnages .
Cependant, il était plaisant à regarder et profitant d’un emploi du temps favorable je me suis remis à l’animé et bien m’en a pris puisque la déception s’évaporait à mesure que mon esprit bouillonnait de plaisir .
En effet, cet animé est un petit bijou dans le sens où l’humour s’accorde presque à la perfection avec la détresse des personnages, rares sont les fausses notes . Ainsi, le cynisme tient une place centrale puisque l’on rit à des situations d’afflictions larmoyantes en temps normal .
Or, même si on se surprend à rire de ces scènes dramatiques on prend conscience de la gravité du problème et des conséquences de cet isolement sur les personnages : pour faire un parallèle à un film on peut comparer le principe de Nhk à Las Vegas Parano . Les drogues sont différentes mais le but est le même : s'évader de la dure réalité en s'enfermant dans un monde imaginaire ou virtuel qui permet à ces drogués de survivre . "La réalité implacable me conduirait au suicide si le rêve ne me permettait d'attendre." disait Maupassant
La diversité des personnalités et leur exploration psychologique sont bien exploitées puisque l’on découvre tout au long de l’animé les souffrances et le passé tortueux des protagonistes .
Ils sont tous plus ou moins à différents degrés rejétés de la société et se sentent exclus : l’animé fait en effet la part belle à l’exclusion et à la dissolution du lien social thèmes très actuels s'il en est .
Mais, l'expression de cette exclusion diffère selon les personnages, délire conspirationniste et isolement chez Sato, compensation d'une frustration par la passion des galges chez Yamazaki et une mélancolie et une solitude prononcées chez Misaki .
Quand la solitude, l’isolement, le rejet deviennent trop pesants alors il ne reste plus dans leur vision que le suicide, seule solution pour mettre fin à leurs souffrances, l'animé exposant ainsi une évolution intéressante des états psychologiques et des conséquences de chaque évènement chez nos protagonistes .
Certains considèrent peut-être à juste titre que l'animé survole ces thèmes, je pense plutôt qu'il plante le décor pour montrer -sans pour autant justifier le suicide- que "le suicide -disait Perros- , ce n'est pas vouloir mourir, c'est vouloir disparaitre" d'une société qui rejette des individus banals et "normaux" .
L'auteur a donc peut-être souhaité montrer que c'est la société qui fabrique les suicides car elle laisse au bord de la route des personnes victimes d'une marginalisation qui est presque coercitive et individuelle, et non pas choisie (des groupes sont parfois volontairement marginaux) . Ainsi, le message de cet animé pourrait être une citation de Malraux : "Celui qui se tue court après une image qu'il s'est formée de lui-même: on ne se tue jamais que pour exister." Ainsi, le cercle vicieux qui pousse à la disparition ne serait que le résultat d'un aveux d'échec de la société et de l'individu qui ne voit dans ces derniers retranchements que la solution finale pour s'exprimer et exister.
Mais, cette "solution" est évitable dans la mesure où les personnages sont dans une sorte de coma conscient, de somnambulisme éveillé et qu'un électrochoc peut les réveiller et les remettre sur de bons rails .
L'animé préserve donc par une intelligence scénaristique sa ligne humoristique tout en nous présentant les différentes étapes de ce processus, formant ce cocktail détonnant qui ne sera pas au goût de tout le monde mais qui comme vous l'aurez remarqué a régalé mes papilles !
#Par Sirius le 10/12/2007 à 20:15
Welcome to the NHK est une série qui m’a énormément frappé. Chaque arc aborde des sujets qui nous concernent tous ou qui peuvent nous concerner : la vie du reclus, les otakus, les fana de MMORPG, les suicidaires, le spectre de l’enfance malheureuse et maltraitée, etc. Un vaste programme pour 24 épisodes.
Pour aborder chacun de ces aspects, il fallait adopter un ton propre. C’est pourquoi la série oscille entre sérieux et burlesque sans jamais aller au bout des choses. Il s’agit simplement de présenter quelques troubles sociaux avec humour et de donner quelques encouragements en laissant envisager quelques échappatoires, certes relativement idéalisés, aux personnes atteintes par les tares abordées. Le message passe d’autant mieux que les sujets d’apparence de sérieux pathétiques sont abordés avec le sourire, avec une pointe d’humour bienvenue. Si la série avait un ton uniquement sérieux, le public ciblé par la critique n’aurait certainement pas été atteint.
Satou est sans conteste le « héros » qui m’a le plus influencé dans l’univers de la japanimation. Avant toute chose, il s’agit d’un personnage complexé et par conséquent maladroit que l’on place de façon quasi expérimentale dans telle ou telle situation. Satou est en ce sens tellement banal mais réaliste. Il ne joue pas au pseudo-héros, c’est toujours grâce à une aide extérieure qu’il finit par s’en sortir. Misaki est un personnage mystérieux. Un aspect d’autant plus accrocheur qu’elle est plutôt kawai dans son genre de pseudo-enseignante de la grande vie. On soupçonne que le personnage cache un secret qui sera dévoilé. Mais c’est évidemment un artifice : ce qui importe est sa rencontre avec Satou, qui permet de suivre une relation ambiguë entre deux personnages d’exception, pathétiques.
La musique est sympa, j’ai particulièrement aimé un petit morceau de guitare, un semblant de ballade bien dans le ton. Welcome to the NHK c’est un scénario poignant, associant de manière sublime rire et émotion, une fantastique leçon de vie. Essayez, si vous n’accrochez pas, réessayez dans deux ans, dans trois ans, votre expérience peut être décisive dans l’appréciation d’une telle série.
#Par kuchiki byakuya le 10/12/2007 à 02:34
Voilà un animé traitant d'un sujet qui m'intéresse car il ne concerne pas que le Japon. Des reclus existent chez nous et ailleurs mais avec des appellations différentes.
Ce thème est d'actualité dans une société où le contact humain n'est presque plus obligatoire. Confronté à l'immensité de la toile, il est facile de s'isoler socialement et de se créer un monde à soi, loin des problèmes que l'on peut rencontrer dans sa vie de tous les jours. NHK ne se contente pas de ce seul fait et explore aussi les conséquences d'un tel choix. Malheureusement, l'animé ne va jamais en profondeur et rend une copie propre mais incomplète. Cette superficialité demeure exaspérante à mesure que la série avance car il y a une part de frustration à ne pas voir des thèmes sérieux et importants aller au bout de leur but. La faute sans doute à un héros instable, parfois touchant, souvent énervant, schéma que reprend le scénario. L'histoire n'est jamais claire, cherchant un point d'arrivée qu'elle trouve difficilement. Le résultat est lent, ennuyeux, avec quelques sursauts positifs, ce qui nous pousse à regarder la suite.
Mais le gros problème réside dans les personnages, tous plus pathétiques les uns que les autres. Choisissez parmi un reclus, un pervers, une escroc et une suicidaire. Pas évident de trouver les personnages sympathiques et apprécier pleinement les thèmes que chacun d'eux aborde. Misaki est le seul personnage à faire passer son message d'une belle facon, même si elle y parvient un peu tard. De plus, ils tentent tous de trouver une solution à leurs problèmes mais j'avoue en pas être concaincu sur la manière et surtout sur le résultat. Là encore, l'animé reste trop correct et ne cherche pas à développer la partie sombre de leur âme alors qu'il y avait du potentiel.
Le design est chancelant dans le sens où il n'est pas toujours irréprochable mais celà correspond bien au style de la série, surtout dans les moments "pétage de plombs", assez (voir trop) récurrents. Les jeunes filles sont kawaii, n'en demandons pas plus ^^.
La musique n'est pas incontournable mais certains morceaux (à la guitare par exemple) sont très agréables. L'opening est THE opening d'otaku, ce qui est parfait pour la série mais d'un point de vue musicale, il ne casse pas des briques. Enfin, le tout colle à l'univers de NHK, c'est amplement suffisant.
Une série décevante mais qui se maintient à la moyenne gràce aux thèmes qu'elle aborde, même si ces derniers ne sont pas bien traités. Dommage, car c'est un sujet que je connais assez bien et que j'aurai aimé voir mieux adpaté.
#Par Lombricus le 05/04/2007 à 21:44
NHK ni Yokoso (NHKNY), se penche sur l'univers des Hikkikomori et des Otakus, quelque chose qui peut nous sembler assez étranger, nous occidentaux, mais qui constitue un véritable phénomène de société au Japon.
Étranger ? Finalement pas tant que ça, et c'est ce que NHK parvient à nous montrer.
Pour traiter de ce sujet, il fallait des personnages pas ordinaires, et, sur ce point, on est servi. La plupart des protagonistes rencontrés tout au long des 26 épisodes sont tous savoureusement plus marginaux les uns que les autres et apparaissent quasi systématiquement acculés par la sociétés.
L'ensemble est traité avec beaucoup d'humour, très souvent hilarant, mais dont le second degré laisse un petit goût d'amertume. En effet, voir ce pauvre Sato se débattre dans le marécage de la société peut paraître pathétique et pitoyable.
Et pourtant, ceux qui ont déjà connu, directement ou indirectement, ce genre de situations délicates savent à quel point une fois passé le stade de la réclusion et de la désocialisation, il est difficile d'émerger à nouveau.
Et là, NHKNY dépeint magistralement, au travers de Sato entre autres, toutes les caractéristiques d'une personne dépressive : les hésitations perpétuelles, le fait que toute action banale (sortir faire des courses ...) devienne un véritable challenge, la disparition de toute confiance en soi, de toute estime de soi, la peur du regard des autres, la planification des projets en faisant 1 pas en avant puis 2 pas en arrière et la frustration de n'aboutir à rien.
La série montre en parallèle les dangers vers lesquels ces personnes en faiblesse se retrouvent attirés inexorablement : la fuite dans les univers virtuels, les sectes (ici implicitement évoquées), les vendeurs crapuleux etc.
Tout ceci générant une haine croissante envers cette société où l'on se sent de moins en moins à sa place et qui fait sombrer dans la psychose de la paranoïa jusqu'à l'ultime échappatoire: le suicide.
D'un point de vue technique, j'ai trouvé NHKNY très bon en cela qu'il est tout à fait dans le ton de la série ; ici aucun déballage graphique inutile, tout est centré sur le charadesign tour à tour, selon la situation, très expressif ou caricatural.
La bande son est assez diversifiée ; elle renforce les nombreuse situations humoristiques, mélancoliques ou encore les scènes fatalistes. Le ending des premiers épisodes est totalement hilarant.
Je pense qu'au delà de la simple distraction que procure NHK ni Youkoso par son coté humoristique, cette série possède une certaine valeur pédagogique pour tous ceux qui sont ou seront un jour face à une personne dépressive.
La magie de l'animation fait, qu'ici, des gens finalement altruistes vont venir aider et supporter notre antihéros. Mais la vie réelle n'est pas si belle et, dans de tels cas, les inestimables mains tendues sont rares, surtout pour nous occidentaux qui occultons quelques peu un phénomène de société que les japonais, eux au moins, n'ont pas peur de décrire et de considérer.
Somme toute, il m'apparaît que NHKNY reprend quelques thèmes d'Evangelion voire même de Paranoïa Agent mais sans pousser aussi loin le bouchon de la métaphore. Et comme pour Evangelion, il y aura toujours des gens parmi nous qui ne capteront rien à NHK et/ou qui ne se sentiront pas concerné ... et c'est d'ailleurs tant mieux pour eux.
#Par Björn le 27/02/2007 à 22:16
NHK ni Youkoso! Comme si on vous disait bienvenu sur TF1 ! Vous ne vous méfieriez pas, jamais vous ne penseriez que PPDA, Claire Chazal, soient de mèche avec les Pokémons dans le grand complot que la société entière a monté contre vous. Si ? Ah, quand même… Avec une bonne médication cela devrait passer. C’est tout le problème de Sato, qui vit reclus depuis presque 4 ans dans quelques mètres carrés et dont l’esprit est sur le point de vaciller vers la folie furieuse. Jusqu’au jour où une jeune femme lui propose un étrange marché: participer à son projet et donc le guérir de son mal, celui d’être un hikkikomori, en respectant les clauses d'un véritable contrat sous peine de lui devoir 1 million de Yens. Rien de moins.
C’est une histoire de fous, me direz-vous, et vous avez raison, ils sont tous plus ou moins fous dans cette série ou en tout état de cause dans un état psychologique précaire. Plus l’animé se déroule et plus Sato fait la rencontre ou plutôt renoue avec des personnes de son passé qui ne sont parfois pas mieux lotis que lui. Entre Yamazaki, qui se trouve être son voisin depuis des mois (je vous rappelle que Sato ne sortait pas de chez lui), qui est un otaku frappé par le complexe du lolikon (en bref un accroc des jeux vidéos dont l’idéal féminin est un personnage de manga), sa sempaï Hitomi, jeune femme brillante, diplômée de la prestigieuse université Todaï, en bute avec la médiocrité du monde, de son environnement professionnel, accroc aux anti-dépresseurs et aux tendances suicidaires. Mais, également, son ancienne déléguée de classe victime d’un escroc et qui pour retrouver un semblant d’estime pour elle-même est devenue aussi un escroc. On ne peut pas dire que Sato soit particulièrement bien entouré pour se sortir de ses névroses.
Reste la jeune femme, Misaki, l’autre véritable personnage principal de l’animé. A la fois, seule balise qui rattache Sato à la réalité dans les eaux tumultueuses de son âme torturée, objet de ses obsessions, mais aussi plus trouble quand elle dit qu’elle s’est approché de lui parce qu’elle avait trouvé un être encore plus méprisable qu’elle. C’est elle qui l’amène à briser son quotidien totalement monotone, c’est aussi elle qui peut être la cause de certaines de ses rechutes les plus profondes.
Vous l’aurez compris, aucun des protagonistes ne sort véritablement indemne de cette série, pour autant elle n’est que rarement triste. Mêlant le comique de l’absurde à celui de situation, elle touche souvent juste. Pour qui a connu des gens vivant des jours véritablement difficiles, il sera plaisant d’avoir le sentiment d’un «déjà-vu». En effet, les personnes vulnérables s’attirent souvent entre elles mais plus encore elles sont victimes de véritables prédateurs, de gens qui s’y entendent comme personne pour exploiter les failles. Je ne dirai pas que l’on rit souvent en regardant les mésaventures de Sato, on sourit. Mais ces sourires ne sont que rarement gratuits, ils sont teintés d’amertume à la vue de cet écorché vif qui se débat pour s’en sortir, qui se trompe souvent, qui choisit encore plus fréquemment la solution de facilité pour mieux se mentir à lui-même.
Cet animé me rappelle fortement la nouvelle de Yoshimoto Banana intitulée « Lézards » avec ses personnages autocentrés, frappés par cette incapacité à communiquer avec le monde extérieur tout en désirant plus que tout être compris par les autres, par leur immaturité.
NHK ni Youkoso! est décidément un excellent animé. Je me risque à le dire même s’il n’est pas totalement terminé et si l’issue reste incertaine. Il risque de ne pas forcément être compris de tous et apprécié à sa juste valeur car je crois que pour cela il faut avoir un peu de vécu. Mais cela n’est pas forcément une question d’âge, car on peut avoir 50 ans et ne pas savoir grand-chose de la vie.
