Paranoia Agent

Paranoia Agent

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Paranoia Agent
  • Editeur: Dybex

Doublage

Mamiko Noto (Tsukiko Sagi), Haruko Momoi (Maromi)

Synopsis

Tsukiko est designer : elle crée des peluches qui se vendent comme des petits pains, et sa dernière mascotte Maromi a dépassé tous les espoirs de vente de la société qui l'emploie.
Mais voilà, celle-ci doit trouver un nouveau design de peluches et elle n'a que très peu de temps avant la date limite, si bien qu'elle se sent acculée, et ne parvient à rien de bien.

Pendant ce temps-là, une histoire se propage dans tout le pays : de nombreux actes d'agression se perpétuent de partout, et à chaque fois on accuse une même personne, qui devient très vite une légende urbaine : shounen Batto (le gamin à la batte). C'est un adolescent portant une casquette et chaussé de roller, qui attaquerait tous ses gens avec une batte tordue...

Un soir, tandis que Tsukiko rentre chez elle, elle se fait agresser par Shounen Batto lui-même, sous le regard hagard d'une clocharde à l'apparence sinistre.

Dès lors une enquête est lancée, et les deux inspecteurs penchent chacun pour une solution différente : pour le premier, Tsukiko a été vraiment agressé, pour le second, c'est un coup monté afin d'obtenir une rallonge de temps pour trouver ce fameux nouveau design.

Cependant, cette première agression marque le début d'une longue suite d'incidents, au cours desquels plusieurs personnes n'ayant a priori rien à voir les unes avec les autres, vont se trouver liées par le destin...
Les inspecteurs perplexes auront fort à faire, d'autant plus que le phénomène va gagner tout le pays, et dégénérer à un point tel que la société elle-même risquera de basculer dans la psychose...

Synopsis soumis par watanuki

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#Par Nakei1024 le 15/08/2009 à 11:25

Satoshi Kon aime étudier les phénomènes problématiques de la société japonaise. Dans « Tokyo Godfather », il dénonçait la situation des SDF abandonnés et méprisés en suivant les aventures rocambolesques et souvent comique d’un trio plutôt atypique forcés de parcourir la capitale pour retrouver la trace des parents d’un bébé abandonné la nuit de noël.

Ici, il s’attaque à la société de consommation (et même de sur-consommation) nippone en utilisant (parfois de manière abusive sur la fin) le surnaturel et le fantastique. Si l’on suit le scénario et les différents épisodes, on comprend qu’il cherche à montrer que la seule échappatoire et conclusion possible pour ceux pris dans le tourbillon commercial et sociétal auquel ils sont soumis et ne peuvent plus échapper est la mort. Qu’il s’agisse d’un suicide (en la personne de shonen bat) ou d’une faiblesse de l’organisme et de l’esprit qui n’arrivent plus à tenir la pression exercée sur eux, celle-ci sera toujours relativement violente, aussi bien pour la victime que pour l’entourage, qui réagiront par la suite différemment selon le niveau de pression ou eux même sont amenés (l’exemple le plus frappant et le plus sordide restant selon moi celui de la jeune femme découvrant son mari à l’agonie et s’inquiétant plus des circonstances de l’agression plutôt que de l’état de santé de ce dernier). On montre également comment certaines personnes tentent d’échapper à ce destin funeste et à cette société en cherchant à préserver un lieu où ils se sentent en paix, avec un bonheur simple dénué de toute valeur mercantile (l’épisode avec la femme d’apparence fragile cachant une volonté d’acier qui « affronte » seule le shonen bat est sans doute l’un des plus beaux et poignants que j’ai pu voir dans la japanimation).
Le générique d’ouverture (et les quelques plans fixes vus régulièrement) résume selon moi parfaitement l’esprit de la série, avec ses personnages souriants et semblant irradier de bonheur, mais celui-ci nous apparaît finalement artificiel et formaté pour s’adapter au plus grand nombre (avec Maromi et d’autres mascottes en chevaux de bataille). Ceux qui tentent de trouver leur propre voie où cherchent à quitter celle qui leur est imposée sont finalement écrasés par les habitudes, mœurs et le regard de leur semblables qui les isole peu à peu jusqu’à les faire entrer dans un état de paranoïa totale qui pousse au suicide.
L’anime finit sur une note plutôt négative en montrant que malgré la crise causée par le shonen bat et son impact sur Tokyo, alors qu’on aurait pu espérer une amélioration après la réparation des dégâts, il n’a pas fallu deux avant qu’on retrouve une situation similaire, propice à l’apparition d’un nouveau monstre.

D’une certaine manière, le message (le cri d’alarme ?) lancé par Satoshi Kon passe plutôt bien sur le fond, mais sur la forme je suis loin d’être convaincu. Déjà, je trouve qu’on a du mal à s’attacher aux personnages étant donné que ceux-ci ne sont généralement mis en avant que le temps d’un épisode et l’on ignore ce qu’il font après leur agression. D’accord, ça permet de visualiser plusieurs situations assez rapidement, mais ça donne aussi un côté rat de laboratoire pas forcément à mon goût. Et comme en plus la plupart d’entre eux sont assez caricaturaux (physiquement et psychologiquement), on ne peut pas dire que ça aide.
Dans le même ordre d’idée, pour certains personnages (comme la SDF naine ou le vieillard à l’agonie qui grave ses formules incompréhensibles sur le sol) je ne suis pas certain d’avoir compris le rôle que le réalisateur souhaitait leur donner et il n’y a malheureusement pas vraiment d’éléments de réponse à ce sujet.

Mais malgré tout, l’enquête reste intéressante à suivre et j’avoue avoir particulièrement apprécié certains épisodes comme celui avec un trio de suicidaires, le trip du jeune homme trop ancré dans ces jeux vidéos et bien entendu, le « duel » entre shonen-bat et la femme malade. J’ai aussi noté l’épisode avec 3 commères discutant avec leur nouvelle voisine qui m’avait semblé particulièrement ennuyeux mais s’avère bien plus intéressant grâce à sa conclusion particulièrement glauque et sordide.

Pour finir, je dirais que c’est un bon anime pour lequel Satoshi Kon sait appuyer là où ça fait mal, mais que je trouve pour ma part un peu trop démonstratif (et surnaturel sur la fin) pour réellement accrocher au concept. A voir malgré tout si vous êtes un rien misanthrope.

Note: J'ai adoré l'opening qui avait un je ne sais quoi de fascinant.

7/10

#Par Tilo le 21/06/2009 à 19:59

Me fiant aux bonnes critiques des utilisateurs d'Ak (souvent très pertinentes et constructives) je me suis lancé sans hésitation dans le visionnage de Paranoia Agent, mais une fois arrivé au bout des 13 épisodes, quelle ne fut pas ma déception!
En effet si l'œuvre s'intitule Paranoia Agent, selon moi, le titre de "Frustration Agent" lui conviendrait mieux, car ce n'est bien qu'un sentiment d'amer frustration que cette série ne parviendra à me laisser. Je m'explique:
Chaque épisode présente l'histoire (confuse et incomplète) d'un nouveau personnage avec pour seule ligne conductrice l'enquête sur ce mystérieux garçon à la batte. Ce changement perpétuel de centrage du récit fait qu'il est impossible de s'attacher ou même de suivre un personnage en particulier.

Bon, admettons puisque c'est un thriller, l'émotion n'en est pas l'intérêt, le plus important c'est donc l'énigme! Malheureusement, si énigme il y a, je n'ai pas réussi à la trouver. L'histoire est bien trop complexe pour cela; elle est confuse, alterne entre réalisme et délire fantaisiste et ne donne aucun point d'attache au spectateur, tant et si bien qu'au final elle ne délivre aucun suspense et peine à conserver notre attention jusqu'à une fin à l'image de la série, c'est-à-dire, absurde.

Attendez, on me souffle qu'il s'agirait en fait d'une critique pointue de la société, délivrée par de fines métaphores. Ah ? J'en viens donc à la conclusion que je suis passé littéralement à côté du sens profond de cet anime dont je suppose être la raison de l'admiration des critiques. Je ne suis pourtant pas le dernier des abrutis, mais l'essence du message me reste alors totalement inaccessible, cachée derrière des allusions au 6ème degré impénétrables. Soyez donc prévenus, cette œuvre d'animation ne se destine pas au commun des mortels mais bien à une élite de spectateurs avisés à qui je laisse, frustré, le soin d'en tirer la substance.

Sans les clefs pour décrypter du Kon Satoshi, j'ai quand même pu apprécier la qualité du travail des personnages, de leur dessin et de leur animation ainsi que la bande son, opening exclu, parfois troublante qui expliquent les 5 petits points que je donne à Paranoia Agent.

5/10

#Par animeTouriste le 15/04/2009 à 16:38

J'ai longtemps hésité avant de poster une critique: celle-ci est ma première, et ce n'est pas par hasard que je la dédie à cette série. J’ai commencé à m’intéresser à l’animé (japonais, en particulier) quand je me suis rendu compte qu’il possède des moyens d’expression qui le rendent capable de mettre en scène des mondes, des personnages, des sentiments qui ne seront jamais accessibles la cinématographie traditionnelle. Paranoia Agent est l’anime qui m’a convaincu à tous les niveaux que l’animation japonaise est un art à part entière.

Le scénario est magnifique : on dirait une documentation autour d’un fait divers ou le monde intérieur des personnages prends beaucoup plus de poids que les faits en eux-mêmes. Il va sans dire que la psychologie des personnages est très poussée. Je crois avoir lu quelque part que Satoshi Kon a fait des études de psychologie ; Luis Bunuel disait que la psychologie est, à son avis, « presque totalement inutile quand il s’agit de donner vie à des personnages » et je crois que les films de Satoshi Kon sont le contre exemple même de ce préjugé. L’histoire (ou les histoires) qui gravite(nt) autour du refus de la réalité mélangent beauté, désespoir, amour, cruauté, et donnent un air surréaliste à la série. Le spectateur est mis devant un monde ou la « réalité » est toujours constituée des faits les plus banals et des fantasmes les plus biscornus sans qu’il existe une vraie frontière entre les deux.

D’un point de vue esthétique, charadesign, animation, bande son et scénario sont bien harmonisés pour situer la série dans un registre originel, complètement atypique. Tout comme dans les films de David Lynch, le fantastique est ici présent dans les fins détails et nous prend toujours au dépourvu. Tout se joue sur la carte d’un monde qui nous est familier, mais en même temps étrange et hallucinant.

Un seul « bémol »… c’est bien une série qui nous demande à réfléchir, qui nous mets parfois devant nos préjugés ou devant nos faiblesses. On peut donc l’aimer pour le trip (c’est un peu comme une montagne russe), pour le fait qu’elle nous incite à penser, ou ne pas l’aimer du tout. J’en reste un fan inconditionnel. Je crois bien qu’on peut faire mieux, ou différent pour dire la même chose, mais j’ai du mal à trouver l’exemple.

10/10

#Par ColorLife le 24/03/2009 à 21:36

J'ai ADORé cette série :
* 13 épisodes et pas d'OAV à ma connaissance, mais - pour une fois - je n'ai pas trouvé ça trop court. Bien sûr que j'en voudrais encore et encore, mais Kon Satoshi a réussi à tout dire/caser dans ces 13 épisodes : je n'ai pas ressenti qu'il manquait des réponses, des explications, du background ou autre, comme c'est souvent le cas dans d'autres séries de 13 épisodes.
* le rythme/timing est parfait, appuyé par une bande-son et graphisme plutôt sympas.
* des vrais personnages secondaires, avec des vrais caractères, des vrais backgrounds, des personnages qui restent en tête jusqu'à la fin même s'ils n'apparaissent plus à l'écran pour certain(e)s, car ils ont tous une vraie place dans le déroulement de l'intrigue.
* une fin très intéressante, que je n'avais pas imaginée en regardant le 1er épisode, même si pas surprenante puisque les épisodes nous y conduisent au fur et à mesure, ce qui évite un choc ou une déception. Vraiment une très très bonne fin.

Alors si vous ne l'avez pas encore vu, zou, Paranoïa Agent vous attend de pied ferme & batte à la main ^_^

9/10

#Par AngelMJ le 15/02/2009 à 20:17

Autant l’admettre tout de suite : j’ai un petit faible pour les travaux de Satoshi Kon. Pourquoi ? Pour l’esthétique graphique peut être… ou parce que les thèmes qu’ils abordent me parlent. Toujours est-il qu’après m'être délecté de certains de ces films (Tokyo Godfathers, Paprika…), c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai introduit le premier Dvd de sa seule série TV à ce jour : Paranoïa Agent.

Dès les premières minutes, on sait que l’on a affaire à du Kon. Le charadesign du réalisateur est tellement unique, tellement hétérogène qu’il est difficile d’y rester insensible. Cette volonté de donner une identité rien que par le physique, qui fait qu’aucun personnage ne se ressemble, que chacun est unique. Cela donne un libre accès à un éventail de posture, de facies différents, qui rend les protagonistes de Paranoïa Agent si humains, si imparfaits… Et quoi de mieux que mettre en scène des êtres imparfaits pour parler leurs malheurs, de leur mal-être ?

Car la thématique de la série est loin d’être joyeuse, bien au contraire. Les thèmes présentés, principalement ceux du désespoir et du suicide, acculent les points et noirs et les pires côtés de l’être humain dans notre monde contemporain. Pourtant, l’auteur ne juge ni ne critique. On a plutôt affaire à une sorte de mise en exposition de ces thèmes sombres, l’auteur donnant son point de vue et un semblant de solution au travers du destin de ses personnages.
La façon dont est montée l’intrigue se retrouve dans beaucoup de ses films. C’est assez sinueux car le scénario se rend accessible au spectateur durant les premiers épisodes pour complètement le déboussoler avec les derniers. De plus, la série possède une sorte d’ellipse de 3 épisodes qui coupent net la progression du scénario, histoire de nous égarer encore un peu plus. Bref, si le procédé m’a séduit personnellement, je pense qu’il peut être un réel frein au spectateur lambda.

Pour conclure, Paranoïa Agent est à l’image des films de son auteur. Un graphisme et un charadesign volontairement imparfaits mais étrangement réalistes, un scénario habillé par des thèmes sensibles qui s’illustrent par une trame non conventionnelle. En bref, du 100% Satoshi Kon. Et je crois avoir dit plus haut que j’avais un faible pour les travaux de cet auteur… Alors a votre avis ? Mon avis ?

8/10

#Par PanzerFaust le 16/07/2008 à 01:21

Que l'on aime ou que l'on déteste cet anime, il est en tout cas indéniable qu'il ne ressemble à aucun autre.

Le graphisme est déjà bien particulier. Si les décors et l'animation ne sortent pas de l'ordinaire, on ne peut pas en dire autant du chara design.
En fait, je devrais même dire DES chara designs, tant le style est différent pour chaque personnage : si certains ont des traits plutôt normaux, d'autres ont des particularités physiques exacerbés qui permettent de comprendre immédiatement leur caractère. On a quasiment l'impression que leur psychologie est écrite sur leur visage. J'avoue personnellement avoir craqué devant l'air perpétuellement perdu de Sagi san. Son supérieur, follement gay, vaut aussi le détour.

Mais c'est surtout pour son scénario que Paranoia Agent se distingue. Les premiers épisodes sont excellents et nous narrent une enquête policière relativement classique : des agressions, des victimes, des policiers. Mais elle n'est classique qu'en apparence tant les agissements et les motivations du "garçon à la batte" semblent étranges. Et il est finalement difficile de différencier les vraies et les fausses victimes, certaines se sentant mieux après l'attaque qu'avant.

Hélas, tout ceci ne dure pas et la seconde moitié de l'anime est nettement moins intéressante. Si c'était une bonne idée de glisser quelques éléments fantastiques dans une enquête policière, ceux ci deviennent très vite trop présents, et ce qui aurait pu être un très bon thriller sombre dans un délire que je n'ai personnellement pas du tout apprécié.

En conclusion, même si le développement de l'intrigue m'a beaucoup déçu, je dois avouer que Paranoia Agent brille par son originalité. Si vous voulez voir une série qui sort des sentiers battus, vous devriez y jeter un oeil.
Et malgré tous ses défauts, un anime qui commence comme NYPD blue et qui se termine comme X-Files vaut quand même le détour !

6/10

#Par Descartes le 26/02/2007 à 19:35

Satoshi Kon est décidément un réel artiste. Il ne se contente pas de divertir, ne tombe jamais dans la facilité, et sait toujours dérouter ses spectateurs. Surtout il ne prend pas le spectateur pour un abruti, et en cela il sait conquérir et faire l'unanimité (c'est bien connu, "aime moi et je t'aimerais en retour"). Sortir des sentiers battus tout en maintenant une qualité intacte, gageure que beaucoup se devraient de mener à bien, ou au moins s'y essayer.

Kon s'attaque ici à un sujet de société ô combien important par le biais de la métaphore paranoïaque, le suicide. En effet, il met en scène des individus opprimés, oppressés, acculés par la société actuelle, par son rythme de vie, par les exigences auxquels ils sont astreints, et qui n'attendent qu'une seule chose, être délivrés de cette frénésie, de cette aliénation, délivrance qui passe par la mort. Afin de faire passer la pilule de manière plus douce et subtile, Satoshi Kon nous personnifie le suicide en la personne de "Shonen Bat", et monte son histoire par une succession d'épisodes s'enchevêtrant, chacun d'entre eux mettant en scène des personnages différents, ayant pour trait commun l'oppression sociétale. Kon a ses boucs-émissaires: le monde du travail, la lourdeur des rites hiérarchiques, la société de consommation et de divertissement. Kon fait dans le social, et le fait bien, mais Kon fait aussi dans le moral, et le fait lourdement. Quelques épisodes sont parsemés d'un puritanisme sur les notions de réalisme, d'abnégation, de persévérance et de modestie, ce dont on aurait pu se passer (et dont les individus aux pulsions suicidaires également), mais n'occulte en rien la qualité de la série.

Non content de s'attaquer au sujet délicat du suicide, Kon nous fait également un réquisitoire à l'encontre de la culture de masse, réquisitoire qui prend sa plénitude dans le dernier épisode, où l'on évoque la crise de la culture et son auto-suicide par le biais d'une comparaison répétée à plusieurs reprises. Il s'attaque également au sens de la vie, ce qui est déjà nettement plus banal, l'originalité résidant dans la manière dont cette question est abordée par ellipses peu récurrentes.

Kon est un artiste car il nous gratifie d'un scénario de qualité et original, qui sait nous faire rire et réagir, mais aussi de par la qualité visuelle qu'il impose ainsi que de certains de ses délires. Paranoia Agent est en effet une série visuellement très réussie, avec une animation de qualité, un chara design efficace comme à l'accoutumée chez le réalisateur, le tout doublé de certaines originalités qui font plaisir à voir (le village en 2D par exemple).

Malgré tout, 13 épisodes sont amplements suffisants à cette série, qui a déjà tendance à quelque peu délayer, et qui par moments pousse certains délires jusqu'à la lourdeur et au ridicule.

En conclusion, comme je n'ai rien à dire je ne dirais rien. C'est vrai quoi, pourquoi se creuser la tête quand on a rien à dire? Ah si, regardez cette série.^^

PS: les interprétations douteuses émises par l'auteur de cette critique au sujet d'une quelconque métaphore n'engagent que lui et ne sont soumises à aucune obligation contractuelle.

8/10

#Par kuchiki byakuya le 26/12/2006 à 03:31

Par tous les dieux de la japanimation, quel est donc cet extraterrestre?? De quelle planète vient-il? En tout cas, pas de la Terre.

Cette animé possède des qualités indéniables et une idée de départ brillantissime. Dès le début, on comprend que Paranoia Agent n'est pas un animé ordinaire et tant mieux. L'histoire est absolument géniale, bien ficelée, bien amenée et on a aucun mal à rentrer dans cet univers particulier. Pourtant, au fur et à mesure que le scénario avance, notre intérêt, lui, diminue. L'histoire reste intelligente, malheureusement, le coté surréaliste qu'elle développe est à double tranchant. Je veux dire qu'on peut trouver cette idée originale et appropriée mais on peut la considérer abusive. Personnellement, je rentre dans la 2ème catégorie. Je n'ai pas été conquis par ce procédé métaphorique que je juge lourd.

Le sérieux côtoie l'héroic fantasy avec une aisance suspecte, trop pour rester passionné tout le long de l'animé. Les personnages se retrouvent prisonniers entre deux mondes et la fin n'est plus un mélange mais une fusion totale entre ces deux mondes contradictoires, les persos sérieux vivant cote à cote avec des héros fantastiques. On se sent perdu et frustré, pas vraiment aidé par un chara-design assez déstabilisant. Cependant, on comprend bien le message délivré, cette véritable psychose qui se met en place d'un petit rien mais qui, à cause des médias, prend une importance dramatique. Même si la fin part en vrille sur le plan de la réalisation, le message reste clair, heureusement.

Le graphique comme je le disais tantôt, sort de l'ordinaire. Parfois, c'est beau et souvent c'est laid. Les persos sont hideux, déformés alors que les décors sont tout à fait corrects. Seul le gamin à la batte est très réussi et son sourire fait froid dans le dos car le sentiment de plaisir est très bien retransmis. Mais il demeure le seul antagoniste que j'aime.
Pour la musique, je dirai non. Même si l'opening est assez réussi avec de très bonnes images et une musique correcte, l'ending est insupportable, stressant. Pour ce qui est des thèmes, ils ne marquent pas les esprits, en tout cas, pas le mien. Seul l'opening tire son épingle du jeu.

Pour conclure, je dirai que malgré la critique intelligente sur le rapport entre la société et les médias, les peurs quotidiennes des individus, Paranoia Agent se perd en chemin. Le début laisse entrevoir beaucoup de bonnes choses que l'on ne retrouve pas à la fin, fin gachée par un excès de fantaisie qui ne ressemble plus à rien. Je mettrai cet animé au rang des déceptions.

6/10

#Par kisuke urahara le 30/07/2006 à 17:32

Paranoia Agent est un OVNI! C'est une autre vision de l'animation nippone que nous offrent les studios Madhouse. Une intrigue tournant autour d'un "serial batter" et de ses victimes... Que du bonheur!

Le scénario est une question perpétuelle qui amène plus le spectateur à réfléchir sur l'importance des personnages vis-à-vis de l'ennemi principal qu'est Shounen Bat! L'intérêt est sans cesse remanié à chaque épisode, du coup aucun n'est inutile! Le rythme est toujours le même, avec des changements sur la fin. On ne remarque pas de défaut majeur.

Le graphisme est assez bon et il y a quelques bonnes initiatives qui mériteraient de pousser l'action un peu plus.
Le seul vrai défaut de l'animé réside dans la complexité de la série. En effet, si les habitués y trouveront leur compte, les novices seront vite dépassé par les subtilités scénaristiques (seul point négatif).

En conclusion, nous sommes face à une très bonne série, et des comme ça j'en redemande.

9/10

#Par josephine le 28/01/2005 à 21:15

Très beau graphiquement et très bien animé, visuellement c'est un vrai plaisir. 
Le genre fantastique, les ambiances qui alternent entre douceur et violence, le découpage caléidoscopique, tout ça fait de cette série un objet bizare et assez fascinant. 
Les bémols : on ne voit pas toujours où le scénario veut nous conduire, donc c'est un peu difficile de rentrer dans l'histoire. De plus, comme on suit plusieurs personnages à la fois, et aucun en particulier on ne se sent pas vraiment impliqué dans les évènements qui leur arrivent. 
Une très belle série, mais qui laisse un peu froid peut-être... (plutôt 7.5 que 8/10)

8/10