Shingetsutan Tsukihime

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2003
  • Titre original: Shingetsutan Tsukihime
  • Nombre d'épisodes: 12
  • Site officiel: http://www.geneon-ent.co.jp/ro...
  • Studio: J.C.STAFF
  • Diffuseur: BS-i, Tokyo Broadcast System
  • Auteur: Kinoko Nasu, TYPE-MOON, Takashi Takeuchi
  • Directeur: Sakurabi Katsushi
  • Character-designers: Kaoru Ozawa
  • Musique: Toshiyuki Omori
  • Fiches OST: #51 - #52
  • Doubleurs: Kenichi Suzumura (Shiki Tohno), Hitomi Nabatame (Arcueid Brunestud), Shizuka Itou (Akiha Tohno), Fumiko Orikasa (Ciel)

Synopsis

A la mort de son père, Shiki Tohno retourne vivre avec sa soeur Akiha dans la maison familiale. Un jour qu'il rentre de l'école, Shiki attaque sans raison une jeune femme dans la rue et la tue sauvagement. Mais le lendemain, cette même femme se présente à lui. A-t-il rêvé du meurtre? Qui est cette femme?
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Par Mangaka116 le 24/05/2008 à 13:44

Shingetsutan Tsukihime: d'excellents moments malgré quelques défauts.


Commençons par les points positifs: l'histoire pour moi, est LE point fort de cette série, avec cinq premiers épisodes où l'on est comme Shiki: complètement perdue. Et plus l'histoire avance plus il y a des mystères résolus mais de nouveaux problèmes s'installent et tout cela dans l'originalité de l'intrigue. Seulement vers les deux derniers épisodes on peut être sûr de tout savoir. C'est ce qui nous laisse accrocher à cette série.

Coté graphisme il n'y a rien à dire, un magnifique dessin est présenté dans cette série. Surtout Arcueid qui est un mélange de charisme de beauté, on est attaché à ce personnage tout au long de l'animé.

Maintenant le négatif: il y a pour moi deux points négatifs qui sont présentés, pour commencer le manque de personnages charismatiques, à part Arcueid, tous les autres personnages ne sont pas extraordinaires et plus particulièrement "Ciel-Senpai" que je ne supporte pas du début à la fin.
Le deuxième point négatif est pour moi la fin, trop prévisible. Avant ce dernier épisode, cette fin m'avait effleurée l'esprit mais seulement comme une fin à éviter et malheureusement ce ne fut pas le cas. Je m'attendais à plus d'originalité.


En conclusion, Shingetsutan Tsukihime est une très bonne série malgré un gros défaut (la fin), et un petit (manque de personnages charismatiques) si j'avais pu j'aurais mis 8.5 mais cela étant impossible, j'oublie le petit défaut et note cette série 9/10.

9/10

Par Gemini no Saga le 27/05/2007 à 14:54

Ce qui est formidable avec la japanim', c'est son pouvoir transcendantal. A partir d'une base médiocre, exceptionnellement certains studios parviennent à donner à des animes une rare qualité. Je pense au studio Comet (School Rumble), à Artland (Mushishi et Bokura), et en l'occurrence J-C Staff pour sa merveilleuse adaptation : Shingetsutan Tsukihime. Malheuresement la majeure partie du temps on n'échappe pas à la règle, comme on a pu le voir avec « la plus grosse daube de ces 2 dernières années « , à savoir Shakugan no Shana (cf critique de Beber), ou encore Suzuka, productions de ces mêmes studios. Mais, ici, ST est l'exception qui confirme la règle.

Pourtant, l'anime est une adaptation d'un eroge, c'est-à-dire d'un type de jeux essayant de contruire une vie virtuelle et comportant quelques scènes érotiques. Souvent le succès des eroge repose sur la qualité du scénario (voir pour un petit aperçu NHK ni Youkoso !), mais surutilise des fantasmes japonais classiques comme la camarade de classe secrètement amoureuse, voire un fantasme plus dérangeant, celui de l'inceste même si la parenté reste symbolique. Chaque personnage féminin de l'anime représente une réminiscence du jeu. Donc des personnages féminins stéréotypés en apparence mais aussi les rares personnages masculins à tel point par exemple qu'Inui est quasiment le copier-coller de Suga de School Rumble, même si ce dernier est postérieur à ST, on voit bien que c'est un perso type de la japanim' sans profondeur.
« Classique » est une notion qui vient à nous sans cesse tout au long du visionnage.

En effet, l'anime est aux antipodes d'une quelconque originalité en ce qui concerne les personnages et l'ambiance graphique. L'aspect technique témoigne d'un budget pauvre, et cela se fait sentir sur l'animation qui est ultra-minimaliste. A voir seulement le dessin pour s'en assurer et la répétition de plan fixe. De plus on retrouve d'autres stéréotypes comme les inévitables lieux communs, comme le lycée, la résidence de type occidentale illustrant la puissance d'une famille, celle des Tohno en l'occurence. D'ailleurs, on remarquera l'invraissemblance de cette immense demeure à proximité du centre-ville, et habiter seulement par des adolescents. Tout est d'une conformité, des codes de l'eroge jusqu'au style graphique et en passant par les relations entre personnages. La relation qu'entretient Shiki avec sa soeur n'est pas sans rappeler Les lamentations de l'agneau par exemple. Bref, après trois paragraphes, vous aurez compris que ST cumulent moultes handicaps. Mais alors pourquoi ces merveilleux moments passés devant mon écran ?

Fantastique et musique. Deux éléments qui font de ST une oeuvre magnifique. La maîtrise du fantastique est très bien menée à tel point que ce « classicisme » joue en faveur de la série. Dans un univers ordinaire, le surnaturel vient déjouer cette mécanique grâce à des flashbacks, et un mystère très épais. On se fait littéralement absorber par l'ambiance étrange qui s'en dégage. Les plans « fixent » généralement des objets banals, détournent l'attention du spectateur de l'action en cours. Les pessimistes verront une réalisation qui « économise » tandis que les optimistes apprécieront cette manière habile de nous plonger encore plus profondément dans le fantastique.Comme cette manière de dérouler l'action durant la nuit, où la symbolique de la lune est constamment utilisée (d'ailleurs on croirait que c'est la pleine lune tous les soirs).

Finalement cette (pseudo) histoire de vampires, de pouvoirs mystiques et de références bibliques, n'est en rien l'enjeu du scénario. Pour preuve les réponses aux questions soulevées par le scénario ne sont pas révélées, et sont laissées à la déduction des spectateurs bien que les scénaristes donnent l'illusion de résoudre le mystère. Cela montrent bien que ST fait fi de ce carcan, et choisit de s'épanouir dans la relation si classique mais si belle entre Shiki et Arcueid. Cette relation au ton adulte illusoire... Ou bien suivant un autre point de vue beaucoup mois passionné , ST laisse volontairement planer ce mystère car comme nous avons pu le constater, l'anime est très pauvre, à lire seulement le script tellement basique.

Malgré tout l'efficacité est au rendez-vous, et on ne demande que ça. Néanmoins, la place de la bande-son dans la réussite de ST est à saluer. Comme Oshii considère que le son représente la moitié d'Innocence, même si ce n'est pas Kenji Kawaii qui signe ici l'ost, la musique de ST pourrait immerger à elle-seule le spectateur tant elle est envoûtante. Elle n'est pas de celle qui ordonne le rythme à l'action ou l'impulse. Elle se borne au simple accompagnement au violon et au piano, et que c'est beau ! Notamment « Wounds » et « Prayer » utilisés à chaque épisode, pour faire ressentir une mélancolie si douce, à l'image du destin des deux personnages principaux. Alors que le travail d'Omori postérieur à ST ne brille pas particulièrement mais reste honorable (ex : School Rumble), ici l'ost est superbe à l'image de l'opening et de l'ending vraiment exceptionnels.

Enfin pour conclure, ST est, paradoxalement, ce que la japanim' peut faire de mieux. Ce n'est pas le meilleur anime qu'il m'a été donné de voir mais sûrement l'un des meilleurs dont le souvenir restera intarrissable. Lorsque je fais la comparaison avec d'autres eroge célèbres et très appréciés comme Fate/Stay Night et Kimi ga nozumu eien, je suis tenté de croire au miracle, mais ce serait réfuté un quelconque mérite aux auteurs alors je vous dis félécitations pour cette prouesse.

9/10

Par fpala le 19/05/2007 à 01:46

Amis de la pêche, cette série est faite pour vous !

Je ne suis hélas pas pêcheur, j’ai pourtant mis ma patience à rude épreuve en espérant que ça allait mordre…

En vain, ouf ! 12 épisodes et c’est fini !

C’est vraiment l’impression que m’a donné cet animé, mais quand va-t-il démarrer ?

Quand l’hameçon va-t-il me ramener quelque chose, une intrigue qui tienne la route, des personnages charismatiques, de l’humour, des rebondissements, du suspens, de l’action peut- être ?

J’ai eu beau presser l’os à mort à vraiment vouloir en retirer la « substantifique moelle », mais, à l’image d’un poisson-lune, trop de vide comble cette série…

D’abord, j’ai rarement vu des dialogues aussi primaires dans un manga animé, pas un seul instant, un personnage charismatique « n’émerge » pour nous sortir quelque chose de vraiment intelligent.

Notre personnage principal, Shiki Thono, n’est pas un super héros comme dans la plupart des mangas, non, celui-ci est plutôt genre « mon voisin de palier : « bonsoir » « bonjour » « ah bon » « non, c’est pas bien » c’est bien de coller à la réalité, mais j’avoue avoir eu tout le temps envie de lui coller la porte au nez, il est gentil, c’est sur, mais rien ne donne envie de devenir son ami, si celui-ci avait de l’humour, ou de l’esprit… désolé, je n’ai rien remarqué.

Le scénario est aussi linéaire que ses personnages, plusieurs sortes de vampires dont un méchant… euh très méchant, « pourquoi est-il aussi méchant ? » « Ben parce que ! »

En fait, messieurs dames, il a le mal en lui, voilà ! mais attention, de plus, il en a fait aussi profiter certains qui lui servaient d’hôte, voyez vous ? son origine ? ses motivations ? les créateurs non pas eu l’idée de s’y attarder, mais bon, il faut un méchant, en plus, ils ont trouvé un super gentil (capable de sortir ses griffes, je vous laisse découvrir sa botte secrète)

Le gentil, donc, aidé d’une certaine « Arcueid Brunestud » doit tuer le méchant, voilà, j’espère que le scénario vous convient ?

Je tiens à préciser quand même qu’Arcueid vient mettre un peu de gaîté et de joie de vivre dans la série, c’est en quelque sorte la cerise sans son gâteau.

Ah oui, le gentil voisin de palier aux allures de premier de la classe, qui est aussi marrant qu’un huissier de justice les fait bien sur toutes craquer et graviter autour de lui, alors que sa personnalité effacée ne mérite pas qu’on lui porte autant d’attraction ; même sa sœur éprouve une amitié pour lui… vraiment trop excessive et injustifiée...

Bon, il va y avoir de l’action au moins pour rattraper tout ça, oui, je vous rassure : je dirais 5 bonnes minutes, montre en main dans ces 12 épisodes, une pincée d'action ici et là, à base de menu fretin "goule vampirique" histoire de faire bouger un peu l'hameçon quand même.

… rien à voir avec les combats majestueux et prenants de Fate Stay Night, ni avec la profondeur des personnages et l’évolution vraiment intéressante du scénario…

Voilà pour l’histoire, grosso-modo, la fin reste à l’image de la série : sans saveur.

Les graphismes sont moyens, la musique parfois vient nous réveiller et c’est tant mieux car elle n’est pas si vilaine…

J’ai tout dis, ou presque.

Bon, je conclurais qu’en comparaison de la centaine de séries que j’ai déjà vue, celle-ci se situe à la mesure de la note que je vais lui attribuer :

3/10

Par beber le 25/02/2007 à 18:56

Un océan d'éloge général noie cette série. Que ce soit sur ce site, mais aussi dans beaucoup d'autres.

Cette réputation m'amène à me poser une simple question: Mais comment cela se fait-il que cet animé ne soit pas licencié. Est-ce à cause de son format? Non, assurément, car bien d'autres oeuvres de ce format ont connu la gloire d'une licence ? Est-ce parce que le concept s'adresserait à un trop faible panel de téléspectateur et donc ne remporterait pas de succès populaire et donc commercial au final ? Non plus également, même si certaines scènes peuvent paraître trop violentes, et encore, c'est très loin d'être évident.

Non, la réponse se trouve peut être ailleurs. Et ce "peut être" ne se situerait-il pas aux confins du paradis des séries injustement surqualifiées? Alors la réponse est loin d'être évidente, car si pour mon cas et je pense que vous l'aurez compris je suis dubitatif quant à cette série, son plébiscite générale me fait penser que je n'ai pas du tout capter, tout simplement.

Le scénario a été moult fois décris par ailleurs. Cependant je suis obligé de m'y attarder un instant. La première chose qui frappe à la fin de la série, c'est le coté "flou artistique" de Shingetsutan Tsukihime. Rarement série aura été si peu précise sur des éléments qui auraient mérités plusieurs épisodes d'explications. Ou tout simplement devrais-je dire, rarement série aura apporté de réponses si peu satisfaisantes pour remplir un scénario étrange et bien loin d'être inintéressant au départ. Les personnages sont sous évalués, sous exploités. Vêtue d'une chape de mystère, pas un seul n'arrive à tirer son épingle du jeu et leur histoire s'avère bien banale au final.
Je pense que c'est ce point qui fait cruellement défaut à la série. Comment peut on fournir à une série un scénario qui pourrait très bien être issu du cerveau du scénariste le plus débile au monde. Pourtant celui ci est servi par de bon, voir pour certain (une?) très bon acteurs. A titre de comparaison, imaginez un réalisateur par exemple Spielberg, ou Martin Scorsese, un casting d'acteurs comprenant Dustin Hoffman, De Niro, Edward Norton. Et donnez leur à interpréter Beawolf. Je sais la comparaison est peu flatteuse, mais que voulez vous, c'est immédiatement ce à quoi j'ai pu penser à la fin.

J'entends déjà les RG Animékuniens à ma porte. Mais je resterait courageux et continuerais cette critique le temps qu'ils défoncent ma porte. J'ai évoqué la faiblesse du scénario, mais pas dans le détail. Je vais donc m'y attarder quelques instants: Premièrement trop de mystère tue le mystère. Les origines de la famille Tohno sont à peine évoquées, la mystérieuse Arcueid se voit , la pauvre affublée d'une histoire tirée par les cheveux à tel point qu'elle doit être l'une des rares héroïnes à n'avoir qu'un coiffure normale ce qui est très rare pour une héroïne japonaise, je ne sais pas si vous l'avez remarqué... les "amis" de Kenichi, ben si ils n'existaient pas on s'en apercevrait pas non plus, cette manie de nous mettre des triangles amoureux qui, comme d’habitude ne fait pas avancer d’un cheveux la trame scénaristique. De tous ces personnages secondaires seule à la rigueur Ciel parvient à nous procurer un sursaut de curiosité vite atténué par la suite. Par ailleurs l'on pourrait discuter longuement du ridicule de ses tatouages, mais l'on serait un peu hors sujet il me semble.
Les relations familiales entre Kenichi et sa sœur, un des aspects pourtant clé de la série est bâclé comme ce n’est pas permis. D’abord une relation pour le moins froide entre les deux, pis, du jour au lendemain, vas-y tope la moi, t’es ma soeu-sœur adorée…etc. Et puis cette histoire de vampire finalement clé de voûte de Shingetsutan Tsukihime, est à peine abordée, tout juste évoquée.
Enfin, le mystérieux méchant de Shingetsutan Tsukihime nous montre bien qu'une série se doit forcément d'avoir un méchant parce que un méchant c'est cool, et puis ça fait plein de mystère, donc mettons un méchant, un prétexte bidon pour l'introduire dans l'histoire, et voilà.

Mélangez le tout et vous aurez Shingetsutan Tsukihime.

Bon je suis sans doute très sévère. Mais plus l'éloge est importante plus la demande l'est en conséquence. Pourtant je dois le reconnaître, ST n'a pas que des défauts. Cette série possède une ambiance qui lui est propre. lorsque je parlais de "mystères" tout à l'heure ce n'était pas anodin, car si l'histoire n'est qu'un rideau de fumé, tous les moyens sont mis à disposition pour faire croire le contraire. Ainsi, la réalisation correspond tout à fait à l'image de la série. Doté de couleurs sombres voir glauques, la caméra alterne entre mouvements vifs, longs plans, ellipses. De tel façon que l'on reste accroché tout au long du visionnage. Autre point, la bande son. Si je suis plus dubitatif quant à sa qualité hors série, je dois reconnaître qu'elle colle parfaitement avec l'ambiance noire de la série. Toutefois elle me parait parfois un peu trop répétitive.
Cependant si l'on peut remarquer que l'animation est tout à fait correcte, l'on ne peut s'empêcher de voir une chose: par moment, ben tout simplement, on s'endort. Parce que, un plan fixe c'est sympa, mais parfois on se demande si l'ordi n'a pas buggé ou mis volontairement la vidéo sur pause, histoire d'éviter lui meme l'endormissement fatal. Et meme si l'on peut se douter que ce ne sera pas une série particulièrement bourrine, certains moments eurent gagnés à être raccourcis.

Le travail le plus remarquable de la série va être réalisé sur les personnages. Que ce soit par le biais d'un charadesign d'une grande finesse, ou par le biais de détails vestimentaires affinés. Cette qualité est indéniable, même si le traitement réservé aux personnages dans ce domaine a une fâcheuse tendance à varier selon leur importance. Toujours est-il que les personnages de Kenichi et Arcueid sont extrêmement bien travaillé à cet égard.

Et du coup c’est là que j’y vient : Arcueid. Celle-ci se voit porter sur ses épaules (et remarquez qu’elles ne sont pas bien larges) tout l’intérêt de la série. Alors ça comporte des points positifs, mais également négatifs. Pour le premier, remarquons que ce personnage à tout. Tout pour susciter une fascination : un charadesign de qualité, une chevelure travaillée, une garde robe très simple, mais terriblement attirante par sa normalité (rarement un col roulé ne m’aura fait autant fantasmer), mais aussi une animation magistrale alliant la grâce et la beauté du geste. Un personnage mythique.
Cependant, cette Arcueid est l’arbre qui cache cette foret. Et quel foret ! Une foret d’une tristesse absolue et d’une désolation désolante !

Vous l’aurez compris, je n’ai pas apprécié Shingetsutan Tsukihime. Peut être à tort, peut être à raison, je ne sais pas. Toujours est il qu’à la fin de la série, je n’ai pu que penser que celle-ci ne présentait qu’un intérêt finalement minime, avec un scénario bâclé, une quête tirée par les cheveux, une ambiance sombre trop exagérée. Et je ne peux même pas dire pour une fois que l’idée était bonne, vu que je ne le pense pas. Généralement les bonnes séries souffrent cruellement de personnages charismatiques, l’exception veut que pour cette série, ce soit l’inverse.

Définitivement je fais parti de la population qui pense en effet que cette série ne mérite pas sa licence.

4/10

Par psichic le 02/02/2007 à 18:50

Shingetsutan Tsukihime... Un anime dont le nom ne s'oublie pas facilement. Je me décide à écrire cette critique après un troisième visionnage de la série, et c'est toujours aussi énorme!

Shiki Thono, notre héros est un héros comme je les aime, Un héros HUMAIN : qui doute, qui a des émotions, qui fait des erreurs (c'est sûr que c'est pas superman!!). De plus, je trouve son pouvoir bien trouvé et qui est à double tranchant, donc à consommer avec modération.
Arcueid Brunestud, on peut dire que sans elle, sans sa super personnalité, cet anime n'aurait aucun sens... Plutôt énigmatique, Arc est une vampire qui repousse un de ses bas instincts avec force, et qui petit à petit va sentir ses émotions grandir. Mais va-t-elle pouvoir contrôler ses pulsions???
Les persos secondaires sont tous géniaux Akiha Thono, Ciel Senpai, Arihiko, Kohaku...etc (surtout Akiha ^^). Mais, petit défaut, certain(e)s ne sont pas assez exploitées, ce qui enlève un (tout petit petit) peu au potentiel de cette série (mais vraiment qu'un tout petit peu ^^).

Le scénario lui est excellent, avec des petit moments de creux bien choisis, et des moments de suspense intense (la fin). On ne sait que très tardivement le pourquoi du comment, mais ceci effectue son charme.

La série a un autre très gros point fort : une musique fabuleuse, envoûtante. Un opening dont on ne se lasse pas de regarder, même au bout de plusieurs reprises, et même dans les moments de suspense.

Et le dernier point : la fin. Le best of best, une fin magnifique, une fin qui ne peut être caractérisé par des mots. Pour ça, il faut la voir et c'est pour ça que je vais vous laisser le plaisir de la découvrir.

Ma note sera 8 mais je penche plutôt vers 8,5, le un point et demi en moins pour les persos secondaires. Messieurs, Mesdames, ceci est un anime à ne pas louper!!

8/10

Par FullMetal Klavikul le 14/01/2007 à 22:26

Dès les premières minutes, cet anime m'a séduit : les graphismes, l'ambiance...et la musique!!!! Et bien évidemment, au fil des épisodes, en particulier avec l'apparition de personnages comme Arcueid, Ciel et Akiha, cet anime est devenu un gros coup de coeur!!!!

Une ambiance mélancolique, poétique et parfois angoissante, l'émotion omniprésente, des références aux mythologies "traditionnelles" sur les Vampires, des dons spéciaux accordés à certaines familles selon leur sang... Bref un univers assez fouillé et intriguant... Les révélations n'apparaissent que tardivement, mais ça ne m'a pas dérangé outre mesure, car l'atmosphère de l'anime m'a envouté... Et l'histoire d'amour naissante entre Arcueid et Shiki est si belle...

Mais la force de cet anime, c'est sa musique. Une partition sensible servie par des instruments simples : violon et piano essentiellement, mais aussi orgue et violoncelle... Elle contribue vraiment à faire ressentir au spectateur toute l'émotion de certains passages (j'en ai eu les larmes aux yeux à la fin!!! Ce qui m'arrive très rarement...), et renforce aussi le parfum de mystère qu'exhale cet anime...

Le graphisme m'a beaucoup plu, et certains passages sont très réussis, comme les magnifiques flash-back sur la Princesse Blanche ou sur l'enfance de Shiki, mais aussi les apparitions furtives de Ciel (j'aime beaucoup le fait que ses armes se transforment en pages d'un livre lorsqu'elle n'en n'a plus besoin...).
Quant aux personnages, ils ont des profils intéressants, surtout les personnages féminins.... A mon sens, le personnage de Ciel est le plus intriguant et le plus complexe...

Vous l'aurez compris, pour moi cet anime est une réussite (pourquoi seulement 12 épisodes???), et je n'arrive pas à croire qu'au départ cette histoire est issue d'un jeu vidéo hentaï!! Une oeuvre incoutournable pour les amateurs d'histoires de vampires pas trop gores, d'amours tourmentées et d'ambiances ensorcellantes....

9/10

Par kuchiki byakuya le 15/10/2006 à 23:36

On retient 2 choses de cet animé: Arcueid et la musique.

L'histoire partait sur une idée originale qui ouvrait de nombreuses possibilités, assez bien exploitées dans l'ensemble. L'univers est inquiétant mais on sent une certaine mélancolie qui s'en dégage, que compléte une musique chargée d'émotion car c'est bien le thème de l'histoire: la tristesse. Chaque perso porte un fardeau dont il veut se débarrasser avec l'aide d'une autre personne et celà donne des relations surprenantes et contradictoires (Vampire-humain par exemple). Mais de tous ces personnages, Arcueid rayonne par son charisme, son charme naturel, son air triste et complète un héros plat au début mais qui, heureusement, gagne en épaisseur tout au long de la série. En général, les persos féminins sont les plus complets et les plus intéressants.

Visuellement Shingetsutan Tsukihime est une réussite. Le design est soigné et on peut surtout noté le soin des détails dans le décors qui est une pièce essentielle de cet univers si particulier. Mais les persos ne sont pas pour autant sacrifiés et l'on apprécie le réalisme de chacun, ce qui nous change des animés où les antagonistes se ressemblent ou sont déformés. Les plans fixes rajoutent de l'effet anisi que le jeu des couleurs, très bien équilibré. Mention spéciale au travail du chara-designer qui signe ici un animé de toute beauté.

Mais revenons plutôt au point fort: la musique. Combinée à une histoire sombre et des persos charismatiques, la musique prend une dimension supérieure et créée cette atmosphère si spécifique à Shingetsutan Tsukihime. Les violons, le piano, tout est mélodieux et magnifiquement orchestré. Elle s'écoute sans modération, encore et encore.


Shingetsutan Tsukihime est un animé brillant et l'on regrette qu'il n'y est que 12 épisodes. Le seul problème est la fin, pas très claire qui laisse supposer qu'une suite est possible. Mais l'ensemble est de très bonne facture et on ressort de l'univers particulier de cet animé avec une joie énorme.

10/10

Par Beck le 19/08/2006 à 12:30

La première chose que l'on retient en regardant Shingetsutan Tsukihime, c'est son ambiance si particulière. Mystérieuse, mélancolique, oppressante, elle est le signe particulier le plus fort de cette courte série de douze épisodes.

Principal élément générateur de cette ambiance : la musique. Violon agonisant, piano désepéré, elle est parfaitement adaptée aux diverses situations. Etant, en plus, de grande qualité, elle devient un aspect majeur de cette oeuvre, un élement indispensable pour capter notre attention.

Autre élément captivant : les personnages principaux féminins. Mystérieuses, elles le sont toutes : véritable identité cachée, passé mystérieux, relation ambiguë, elles sont, dans cette série, le plus grand mystère de l'homme. La mention spéciale va bien évidemment à l'inévitable Arcueid, au charisme grandiose et capable d'envoûter chaque scène où elle est présente. A un point tel qu'elle éclipse littéralement un héros à l'image de cette série : inégale.

Et nous arrivons alors au premier gros défaut de cette série, le rythme. Il est évident que l'auteur a voulu prendre son temps pour la mise en place. Il rarifie donc les révélations et l'action en début de saison. Effet immédiat, une lenteur scénaristique s'installe dès les premiers épisodes. Heureusement, une hausse de rythme se déclenchera en milieu de saison donnant une bouffée de souffle bienvenue à la série.

Autre point noir, l'animation. Minimaliste à souhait, ce défaut n'est malheureusement pas masqué par un mise en scène efficace. Sur l'aspect visuel, c'est s$urement le graphisme qui s'en sort le mieux au final, en étant parfaitement adapté à l'ambiance souhaitée.

Mais malgré ces défauts, cette série reste tout de même attrayante, notamment grâce à une Arcueil attachante à souhait. Il est juste dommage que ce diamant noir n'a pas été suffisament poli pour devenir un joyau de grande valeur.

8/10

Par marwen le 28/06/2006 à 14:47

Petite déception que fut pour moi l'immersion dans l'univers de Shingetsutan Tsukihime, oh l'amère impression de gâchis!!

Tout partait pourtant bien avec un prologue et un premier épisode on ne peut plus accrocheurs qui nous plongent directement dans l'ambiance sombre et mélancolique de cette série au thème vampirique.
Seulement voilà, au terme de six épisodes (la moitié de l'histoire, tout de même), rien (ou si peu) n'est venu alimenter l'incroyable appétit qu'a déclenché cette mise en bouche, et pour moi qui suis gourmande...
Le but évident de cette première partie est de mettre les choses en place, les protagonistes comme le décor, il est cependant malheureux que cela prenne tant de place dans une série si courte, certains épisodes ne servant absolument à rien tant au niveau de l'avancement du scénario que du développement des personnages.
Durant toute cette période très peu d'éléments viendront étayer l'intrigue et ce qui devait être un rythme lent mais prenant (à la manière d'un Witch Hunter Robin) devient vite écoeurant.
Cela n'aurait aucune importance si ça n'affectait pas l'excellente deuxième partie de l'anime qui part sur les chapeaux de roue sans plus s'arrêter cette fois, cassant heureusement le rythme imposé.

En effet, les bases du scénario étant largement posées, on assiste à partir du 7è épisode à une déferlante d'action et de révélations qui viennent enfin réveiller nos sens, on se laisse alors porter jusqu'à la fin, soulagé que l'on est de voir que tout n'était pas perdu.
Cependant, la trame a souffert et de nombreux développements scénaristiques ont été évités. Ainsi Ciel devient elle presque inutile alors que son ambivalence aurait pu être beaucoup mieux exploitée, la vérité sur Akiha ne sert absolument à rien puisque ne fait rien avancer et le grand méchant Roa se retrouve sans objectif ni obsession, simplement là pour mettre en scène la belle Arcueid.

La phrase est dite et résume à peu près tout l'anime, là où l'on aurait pu profiter d'un univers foisonnant et un peu original, tout n'est ici que prétexte à la charismatique héroïne de la série. Et encore, si l'on a droit à un flash back sur sa vie d'antan, fi d'explications trop poussées place à ses élucubrations.
Quel dommage quand on voit le soin qu'a été apporté au chara design (en particulier pour les filles), à la musique (l'OP est superbe) et à la réalisation (sans défaut majeur), le tout servi avec un thème accrocheur (les vampires, ça fait toujours rêver, moi en tout cas).

Ainsi si Shingetsutan Tsukihime possède d'indéniables qualités, tant au niveau artistiques que scénaristiques, la série pèche par un manque de développement évident qui dégoûte encore plus quand on connaît le potentiel.
Pour moi, Arcueid a raté le coche.

6/10

Par Scalix le 16/06/2006 à 21:33

Shingetsutan Tsukihime fut la première série TYPE-MOON que je pris. J'avais dès le départ un énorme à priori : sachant que l'anime était issue d'un Hentai-Game, je m'attendais à un anime fourmillant d'ecchi jusqu'à nous donner la nausée, avec un scénario vulgaire et mièvre à souhait. Et pourtant, dès les premières secondes, je fus captivé par cette histoire unique, merveilleusement bien orchestrée, qui ne m'a pas laissé indemne.

Commençons par ma première impression.
Dès les premiers instants, je trouve la réalisation bonne. C'est beau, les plans sont bien trouvés, les couleurs ne sont ni trop claires, ni trop sombres. On découvre un personnage, un character-design soigné, un enfant persuadé de voir des lignes partout sur les murs. On comprend alors qu'il se trouve dans une sorte de clinique de campagne. Deuxième scène, sans la moindre transition : une immense prairie avec ce personnage qui court, qui trébuche, affaibli par ses soins et peut-être par une quelconque blessure. La musique accompagne merveilleusement bien la scène, seul le piano est présent, et il suffit amplement. Je me sentais déjà attiré par cette ambiance à la fois poétique et mystérieuse.
C'est alors que l'on voit apparaître une jeune femme aux longs cheveux, à côté d'un arbre surplombant toute la prairie. Le jeune garçon relève la tête et lui demande avec curiosité qui elle est. Elle lui répond avec un sourire chaleureux : "une sorcière". C'est à cet instant présent que je me suis dit que j'allais apprécier cette série, mais jamais je n'aurais imaginé l'aimer à ce point-là.

Visuellement, Shingetsutan Tsukihime est excellent. La série a déjà trois ans, mais elle parvient à égaler des productions récentes sans la moindre difficulté.
Le character-design, sans être une révolution, est extrêmement soigné. De plus, on ne trouve pas de visages déformées dès qu'un personnage se met de profil dans cette série, ce qui n'est vraiment pas pour nous déplaire et traduit un soin particulier dans le traîtement visuel de l'anime.
Je ne peux pas m'en empêcher, il faut que j'en parle. Arcueid, l'héroïne de la série, est pour moi la meilleure que l'on puisse trouver. Kaoru Ozawa, le character-designer, lui a fait don d'un magnifique visage et d'une attitude très élégante, tandis que les scénaristes lui ont offert un caractrère unique qui a fait d'elle un emblème de l'animation japonaise.
L'animation est très bonne, et ce tout le long de la série. Sur le plan visuel, il n'y a rien à redire : la série est dangereusement proche de la perfection (du moins pour l'année 2003).

Le scénario demeure tout de même l'élément le plus important, et il n'a pas été laissé de côté dans Shingetsutan Tsukihime. L'ambiance de la série, créée à la fois par la musique, par la réalisation et par le dessin sont en fait entièrement au service de l'histoire.
La trame de la série est tout simplement parfaite. Lors du premier visionage, jamais je n'ai perçu une sensation de lenteur, ni même de ralentissement. L'ensemble est extrêmement bien calculé, si bien qu'à l'approche de la fin des épisodes, on est incapable de s'arrêter, et on veut connaître la fin, comme un drogué voulant sa dose. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'une cure de désintoxication est nécessaire une fois la série terminée, mais pas loin.
Les révélations qu'on nous donne tout au long de la série ne sont ni trop prévisibles, ni trop tirées par les cheveux. Bref, c'est le bonheur ; on se laisse porter par l'histoire en toute confiance, et on savoure chaque instant.
L'histoire en elle-même est extrêmement bien trouvée, et la série lui rend hommage.
Ceci dit, petit bémol tout de même, car je ne mettrai pas 10/10 à cette série, on sent parfois l'adaptation du jeu hentai. Certaines scènes, à la base totalement malsaines et pornographiques, ont dû être remplacées par d'autres, et on a parfois une idée plutôt claire de ce que le jeu vaut, ce que je trouve assez agaçant. Là dessus, l'équipe chargée de faire la série aurait pû se montrer plus discrète car ces petites scènes "cassent" un peu l'ambiance générale de la série.

Venons en maintenant à la musique, élément extrêmement important, car elle doit être de très bonne facture pour faire en sorte que l'ambiance d'une série soit bonne.
Ici, c'est un succès total. L'opening est superbe, et le thème récurrent de la série, qu'il soit interprété au piano ou aux violons, m'a profondemment ému lors de mon visionage. Les thèmes et la série et les thèmes musicaux s'accordent parfaitement ; Toshiyuki Omori, le compositeur, a fourni un excellent travail.

Pour conclure, je dirai simplement que Shingetsutan Tsukihime fait partie des perles rares que l'on découvre parfois et que l'on oublie pas.
Unique en de nombreux points, cette série parviendra à charmer les mangaphiles les plus exigeants ; du moins s'ils se donnent la peine d'essayer en y mettant de la bonne volonté.
Pour moi, cette série reste et restera un chef-d'oeuvre qui a réussi à me fasciner du début à la fin, ainsi qu'à m'émouvoir plus d'une fois.

9/10

Par AngelMJ le 21/02/2006 à 00:45

J'avais beaucoup d'attente en visionnant cette anime, car au vue des excellentes critiques faites à son sujet, je m'attendais vraiment à un chef-d'oeuvre. La vérité, c'est que l'on a pas forcément affaire à un incontournable, mais la série dispose de nombreuses qualités qui donnent de bonnes raisons de la visionner. Je vais d'abord aborder les défauts de la série, pour rebondir rapidement sur ses qualités.

Car malgré tout, Tsukihime a des défauts. Déjà, on peut lui reprocher son animation ultra minimaliste. Hormis les quelques scènes d'actions, les personnages sont assez raides et de nombreux plans fixes sont utilisés.
Autre problème rencontré, le rythme général de l'anime. Bien que l'action soit lente, sans pour autant être ennuyeuse, c'est surtout au niveau des dialogues que l'on sent le côté poussif. Si cela permet d'un côté d'augmenter la tension, de l'autre ça rend la conversation soporiphique et rapidement agaçante.
Et enfin dernier point, qui n'est qu'une question de point de vue, c'est le héros. Personnellement je l'ai trouvé un peu trop... mou. En effet, il semble constamment dans les nuages et parle vraiment lentement. Cela lui donne un côté nonchalant vraiment irritant. Bien qu'il s'améliore vers la fin, il ne me laisse pas un souvenir vraiment agréable.

En contrepartie, la série dispose de multiples qualités qui nous font oublier ces défauts. Déjà, et c'est mon coup de coeur, la musique est tout simplement sublime. C'est elle qui donne le plus de mélancolie à Tsukihime. Des violons délicieusement larmoyants, des airs au piano désespéré, bref, tout cela permet de nous plonger au mieux dans cette oeuvre sombre.
Autre excellent point, la façon dont est "filmée" l'anime. Grâce à des angles de vues ou un cadrage spécial, la production réussie l'incroyable exploit de nous donner l'impression de carrément assister à l'action; un excellent atout digne des plus grands films.
Notons également l'excellente prestation des personnages féminins qui sont vraiment les personnages clés de l'anime. L'ultra charismatique Arcueid donne elle seule l'envie de visionner l'intégralité de l'anime; juste histoire de la voir encore et encore, et découvrir tous les mystères qu'elle cache derrière son sourire.
Pour finir, bien que le scénario soit très classique, il se suit agréablement du début à la fin. Dommage que les différentes révélations ne soient fournies que dans les tous derniers épisodes, ce qui rend les premiers épisodes un petit peu moins intéressants.

En bref, malgré des défauts auquels on n'échappe pas, Tsukihime tire son épingle du jeu par son esthétique générale, son atmosphère mélancolique et sa musique divinement larmoyante. Dépassée techniquement, la série mérite tout de même d'être connue et reconnue.

7/10

Par Tasuki le 02/10/2005 à 17:13

C'est un anime qui commence par trois mots" je suis mort...." ces mots, prononcés par Shiki, le jeune héros, nous plonge immédiatement dans l'ambiance dont est constitué cet anime. Une ambiance oppressante, servie par des violons larmoyants et des pianos terrifiants qui glacent le spectateur au fur et à mesure qu'avance la quête de Shiki. Une ambiance dont on ne réchappe jamais, même dans les quelques scènes avec les amis du héros, drôles.    
  
La mise en scène, constitué de plans originaux et renforçant le climat de peur et de mystère, semble tenter de nous perdre dans les scènes d'actions grâce à des plans tournoyants et lumineux. La fixité de l'animation et les défauts du character-design notamment dans les profils et les détails souvent flous des personnages en second plan gâchent quelque peu la qualité de l'anime. Mais cette impression de brouillon mal animé, si l'on a été conquis par l'histoire, ne nous paraîtra que ridicule ou renforçant le climat de peur et d'univers tournant autour des personnages dont les expressions, tantôt de peur ou d'amour, ont été très bien représentés.   
  
L'histoire, qui peut paraître simple au début (vampires et chasse à l'homme), se consolide et prend des tours inattendus et se transforme peu à peu: en une sombre histoire de secret de famille, une histoire de mort entraînant l'amour et d'amour entraînant la mort.   
Méritant beaucoup plus qu'une vision en accéléré, Shingetsutan Tsukihime se déguste et l'on est tenté au dernier épisode, tourmenté par le Destin cruel et après avoir jeté son kleenex à la poubelle, de revoir cet anime qui nous aura presque fait pleurer, pour tenter d'en comprendre jusqu'au détail le plus insignifiant même si l’on sait que l'on pleurera plus au début en sachant la fin.  

9/10

Par Megumi le 30/08/2005 à 18:23

Shingetsutan Tsukihime est un anime où action et émotion se mélangent harmonieusement
pour donner des épisodes de très grande qualité:
Le ton est donné dès le prologue, l'ambiance sera sombre et triste. Des violons déchirants se font entendre durant des scènes entières.
Cependant, cet animé n'est pas que tristesse et désespoir. En effet certains passages, notamment avec les amis de Tohno-kun, sont amusants.

Les personnages principaux sont très intéressants:
Arcueid au passé sombre est un personnage dont on découvre la véritable nature au fil des épisodes.
Quant à Tohno-kun, sa personnalité complexe en fait un personnage très troublant et on ne cesse
de se demander quand saura-t'on la vérité...
Les autres personnages ne sont pas en reste: Akiha et Ciel-sempai sont des personnages énigmatiques et on ne découvre leurs vraies personnalitées que vers la fin.

Même si cet animé se base avant tout sur des scènes lentes, il y a aussi de l'action et dans ces cas-là, il ne s'agit pas de combats inutiles et ennuyeux, bien au contraire: le rythme est soutenu, l'intrigue avance et des révélations sont faites.

Tout les bons côtés de Shingetsutan Tsukihime en font un animé incontournable et l'on prend beaucoup de plaisirs à le voir et revoir pour en découvrir toutes les subtilités. Cet animé mérite donc largement plus qu'un simple coup d'oeil.

9/10

Par Diyo le 05/06/2004 à 10:58

Considéré par beaucoup comme l'une des grandes séries de l'année 2003, Shingetsutan Tsukihime bénéficie effectivement de nombreux atouts.

Le premier point fort de la série est la mise en scène qui crée une forte tension, surtout au début de la série. Les plans, les flash-back énigmatiques, la musique, tous ces éléments s'associent parfaitement pour faire monter la pression. Le scénario n'a rien d'original mais il est si bien amené par cette mise en scène dynamique que l'intensité ne diminue pas un instant.

En outre, les personnages ont des personnalités très marquées, ce qui les rend intéressants après quelques épisodes. Arcueid a notamment bénéficié d'un soin particulier. Il est clair que l'objectif du réalisateur était d'en faire le personnage féminin clé, celui auquel on s'attache le plus. Elle est tout aussi fragile et attendrissante que dangereuse et ambigüe.

De plus, Shingetsutan Tsukihime cumule les genres et les ambiances, ce qui ajoute à la richesse de la série et lui confère une aura unique. L'ensemble s'appuie sur le suspens et la tension mais le gore et l'action ne sont pas en reste. L'intrigue sentimentale, intense et menée de manière originale, a une place également très importante. On est donc facilement absorbé par l'histoire.

Toutefois, à côté de ces points positifs, il existe quelques défauts.

Tout d'abord, le chara-design est très inégal. On passe régulièrement du bon au moyen. Les visages ne sont pas toujours très beaux notamment lors des plans de profil.

En outre, l'animation est assez médiocre. Quand on voit ce qui a été fait en 2003 dans ce domaine (cf Last Exile pour n'en nommer qu'un seul), Tsukihime a quelques années de retard. Les personnages ont l'air un peu raides et n'ont pas toujours des comportements physiques très naturels.

Malgré ces défauts d'ordre technique, Tsukihime sort son épingle du jeu par rapport aux autres productions de la même période grâce à son intensité, son ambiance glauque inhabituelle, ses personnages principaux intéressants et attachants ainsi qu'à un scénario particulièrement bien traité.

Pour conclure, cette série mérite largement que l'on s'y attarde et a suffisamment fait parler d'elle pour qu'un véritable amateur de japanimation ressente au moins le besoin d'en connaître le contenu.

8/10

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