Berserk

Informations générales
- Auteur: Miura Kentarô
- Origine: Japon
- Année de création: 1989
- Titre original: Berserk
- Nombre de volumes: 33+
- AKA:
- - ベルセルク
- Relations: 2 fiches en relation
Version française
Synopsis
Un homme imposant arpente un monde dévasté et laisse derrière lui un amoncellement de cadavres. Il porte sur son cou un symbole qui le condamne à être poursuivi par les démons.
Brandissant son immense épée, il est à la recherche d'un homme et rien ne semble pouvoir le faire changer d'avis. Il s'agit de Guts, le guerrier noir....
Synopsis soumis par kuchiki byakuya
#Par AngelMJ le 17/08/2007 à 22:51
Impossible de rester de marbre à la lecture du manga Kentarô Miura. Et pour cause, Berserk est le premier manga à avoir réussi à faire exploser mon baromètre de tolérance. On l'a dit et tout le monde le sait, Berserk est un manga extrêmement violent et réservé à un public averti. C'est donc en toute connaissance de cause que j'ai décidé de jeter un oeil sur les 13 premiers tomes de cette série, pensant avoir le coeur assez accroché et l'esprit assez ouvert pour apprécier cet oeuvre. Mais non, trois fois non, aussi tolérant que l'on puisse être, je trouve l'ensemble du contenu de ce manga proche de l'inacceptable.
Penchons nous d'abord sur l'aspect violent. Je pense qu'à ma connaissance, Berserk est le manga le plus violent que j'ai eu l'occasion de lire. Le sang coule de manière impressionnante, mais là n'est pas le plus choquant. Jamais on aura vu autant de crânes explosés, de tripes exposés ou de membres démembrés. La qualité du graphisme est indéniable et rend le tout si réaliste que ça en devient gerbant. Tant de violence n'est guère justifée et le moindre croisement de fer fini toujours en boucherie. De plus, le côté violent tourne au sadisme le plus pur lorsque l'on voit ou lit les descriptions de certaines scènes de tortures physiques où l'on commence à se demander si l'esprit de l'auteur n'est pas dérangé tellement c'est parfois inhumain.
La violence est marquante car présente de façon constante dans chaque tome, mais l'autre aspect tout aussi dérangeant de Barserk est la manière dont est utilisée le sexe. Certes, ce dernier n'apparaît pas de façon systématique mais dès qu'il est présent, on peut être sûr que ça va être malsain. Pour vous dire, sur les 13 tomes que j'ai lu, je vais qu'une seule scène de sexe "normal", le reste n'est qu'orgie, viol, inceste, pédophilie... Et puis ici aussi, l'auteur fait parler sa plume en étalant ce genre de scènes sur des pages entières fourmillant de détails sordides, reliant Berserk durant quelques instants au rang de manga Hentaï.
Et donc, si on essaie de passer outre ces deux aspects imposants, que reste t'il de ce manga? Il en reste une série malgré tout très bien dessiné, avec des décors fouillés, un charadesign soigné et des monstres merveilleusement repoussants. Il en reste une trame banale mais bien orchestré, menée par des personnages allant de l'attachant (Guts) au fascinant (Griffith). Bref une série qui dans le fond, n'est pas si original que ça...
Pour aimer Berserk et réussir à en retenir le meilleur, il faut arriver à surmonter et accepter la manière dont est présentée la violence et le sexe dans l'histoire. Seulement voilà, dans mon cas, ces deux aspects ont largement dépassé mon stade de tolérance et continuer Berserk m'obligerait à les accepter, ce que je refuse pleinement de faire, ma conscience ayant mis l'alarme en route de manière express à la fin du tome 13. En bref, une série certes pas comme les autres, réservée aux personnes arrivant à tolérer même le pire du pire.
#Par Yahero le 28/07/2007 à 21:58
Berserk, un nom qui résonne dans le domaine du manga. N'ayant jamais lu cette série qui semble faire vibrer bien des coeurs, je décide de me lancer en voyant un énième commentaire chantant les louanges de cette oeuvre, 32 tomes n'attendant que d'être lu. Après lecture, reste un avis plutôt mitigé.
Les deux premiers tomes furent assez laborieux, la qualité du dessin ne souffre pas tant de l'âge, mais le scénario jusqu'à là reste prévisible et classique : un homme très puissant, un lourd passé et des monstres. Puis arrive le milieu du volume 3 : le passé de Guts et la bande du faucon. Le scénario se révèle petit à petit, on y découvre un scénario sombre, mature, dérangeant et une partie psychologique assez développé. En outre les personnages sont tous très intéressants, de Caska à Griffith, chacun ayant leur mode de pensée, leur vécu, leur importance, et ne sont pas là juste pour rehausser le personnage de Guts, servir de bouche-trou ou quoi que ce soit d'autre dans ce genre. L'histoire parle de rêve, de volonté, de sacrifice, de la recherche de soi, de destin et autres courants existentialistes. On suit Guts et ses amis avec assiduité.
Du très bon oui, mais problème, cela s'essouffle petit à petit au niveau scénaristique, la qualité tombe malgré quelques sursauts et plus on avance plus on assiste à du combat gratuit et prévisible, le manga perd petit à petit sa saveur que j'appréciais tant, à savoir la réflexion philosophique. Les combats font certes partie intégrante de Berserk, mais trop c'est trop si il n'y a rien qui suit à côté. Guts écrase ses ennemis, avance au prochain, et ainsi de suite, on tombe petit à petit dans une histoire d'heroic-fantasy moyenne, à base de héros et de massacre de monstres.
Au niveau graphique, c'est de très bonne qualité. Les deux commentaires en dessous résume assez bien ce que je pense. Rien à redire de ce côté là, de l'excellent travail.
Bref, Berserk avait pour moi de quoi être une très bonne oeuvre en conciliant un univers mature dont rien n'est épargné et des sujets de réflexions intéressants, mais ce n'est pas le cas. Petit à petit ennuyeux et bourrin, voilà ce qui me vient à l'esprit. Dommage, il restera tout de même le souvenir de la bande du faucon, un passage que j'ai apprécié.
#Par kuchiki byakuya le 20/06/2007 à 16:15
Berserk est un manga unique. J'aime le style heroic-fantasy à l'origine mais je dois admettre que Berserk n'est pas réalisé sur un moule conventionnel comme les autres mangas du même genre. On s'apercoit de celà très vite, dès les premiers tomes qui possèdent une aura magnifique, nous poussant à continuer cette aventure.
Dans un monde chaotique, à la frontière du réel, Guts rayonne par son aura charismatique et éblouissante. On pourrait le cataloguer de "bourrin de base" mais ca serait une grave erreur car derrière son coté "je tape d'abord, je pose les questions après", ce héros atypique est très complexe. Il est très difficile de bien définir son caractère, mélange de vengeance, de passion et d'amour. Nul doute que si on aime Berserk, son héros y est pour beaucoup. Comment ne pas aimer ce personnage immense, muni de son épée ahurissante qu'il manie avec une aisance coupable et qui se marre à chaque nouvelle blessure? Mais il serait injuste d'occulter les autres persos qui sont tout aussi bons. Prenons Griffith, tout aussi charismatique que Guts mais dans un style très différent. Plus fin que son ami, plus beau également, il dégage quelque chose de magnifique et d'inquiétant par son regard parfois tendre, parfois meutrier. Que dire de Casca qui marque également le manga de sa présence.
Mais outre les personnages géniaux, l'histoire est vraiment intelligente. Le manga fait 31 tomes et est loin de se terminer d'où le miracle. En effet, comment au bout de 31 tomes, l'auteur parvient-il à maintenir cette flamme dans notre coeur, à telle point que l'on souhaite qu'il ne s'arréte jamais? Chaque fois que l'on se demande comment tout celà va continuer, il nous sort une histoire parallèle, intéressante qui se colle impeccablement à la trame principale. Bref, des coups de génie qui ne cessent de m'étonner encore et encore. Certes, on pourrait reprocher une violence parfois sauvage et inutile mais serait-ce encore Berserk? Non, cette violence presque gratuite est la marque d'un succès indéniable. Plus que ca, on en redemande car après une journée horrible, quel plaisir de regarder ce cher Guts découpé du démon à tout va. Donc violence certes, mais pas inutile à mon sens.
Quant au dessin, je n'ai rien à redire. Le dessin est à l'image de l'ensemble: fabuleux. Là encore, Guts est le mieux réussi car ses impressions sont très marquées, avec tantot un visage humain, presque déboussollé, et tantot un visage démoniaque, ou son oeil droit semble brillé d'une fureur sans fin. Le décor est maccabre mais pas glauque, ce qui rajoute du charme à l'univers du manga. Tout est travaillé et le dessin, qui parfois ressemble à une esquisse, agit mystérieusement sur le lecteur. Du gros et beau travail.
Berserk est un chef d'oeuvre qu'il ne faut surtout pas louper. Déconseillé à un public trop jeune pour une raison évidente, je pense qu'il est difficile de ne pas tomber amoureux ce cette aventure hors du commun, presque venue d'ailleur. Je n'ai pas pour habitude de faire une critqiue sur un manga non fini mais il me parait impensable que la joie que j'ai à lire ce manga cesse un jour. A lire, relire et relire.
#Par shadow8 le 06/08/2006 à 02:18
Berserk, un univers chaotique.
Pour moi, Berserk est le seinen culte. Le scénario est très formidable et sans failles. La psychologie est très bien pensée par Kentarô Miura. C'est une des seules histoires fantastiques qui est beaucoup basée sur la psychologie. Kentarô Miura a appelé son manga Berserk parce que plus que nous avançons dans l'histoire et plus Guts devient dément. Kentarô Miura a su nous montrer que la religion avait beaucoup d'influence au Moyen Âge et que le rangsocial avait beaucoup d'importance à cette époque. Le dessin est original et unique en son genre.
Je me suis posé longtemps cette question: Pour quoi ils ont arrêté l'anime?
- Peut-être que ça devenait trop violent
ou
- Ça jouait peut-être trop tard.
Je sait que le manga est très gore mais n'oubliez pas que c'était comme ça à cette époque.
Je vous conseille ce manga parce qu'il est très palpitant et vous ne pouvez vous ennuyez en le lisant.
#Par Pekiman le 26/04/2006 à 01:42
Voila un très bon manga!
Réservé a un public averti à cause de scènes de violence très explicites.
L'histoire prend place dans un univers médiéval : Guts le personnage principal cherche à se venger de son ennemi juré mais de nombreux obstacles vont barrer sa route (des démons tous plus inquiétants les uns que les autres).
L'histoire est très bien ficelée, Kentaro Miura n'est pas tombé dans le piège de la violence gratuite, développant un univers sombre qui s'avère très prenant.
Je n'ai lu que les 8 premiers tomes et j'attends avec impatience de pouvoir lire la suite pour vous dire à quelle point le suspense est entretenu.
Je vous conseille vivement ce manga. Les personnages principaux sont très charismatiques, les dessins sont de très bonne qualité, même si pour les 3 premiers tomes le niveau est un tout petit peu en dessous. Sûrement le temps de se faire la main. En vous souhaitant une agréable lecture.
