Berserk

Informations générales
- Auteur: Miura Kentarô
- Origine: Japon
- Année de création: 1989
- Titre original: Berserk
- Nombre de volumes: 33+
- AKA:
- - ベルセルク
- Relations: 3 fiches en relation
Version française
Synopsis
Un homme imposant arpente un monde dévasté et laisse derrière lui un amoncellement de cadavres. Il porte sur son cou un symbole qui le condamne à être poursuivi par les démons.
Brandissant son immense épée, il est à la recherche d'un homme et rien ne semble pouvoir le faire changer d'avis. Il s'agit de Guts, le guerrier noir....
Synopsis soumis par kuchiki byakuya
#Par Kanapeach le 22/10/2011 à 13:48
Berserk, ou le manga qui m’aura fait mentir sur une de mes phrases : la perfection n’existe pas. Car autant vous le dire dès cette introduction sans intérêt, Berserk est sûrement, avec Vagabond pas loin derrière, le meilleur manga qu’il m’ait été donné de lire. Parti de ce constat, j’essaierai quand même de conserver un minimum d’objectivité… Un minimum j’ai bien dit !
Déjà, scénaristiquement, Berserk fait partie de ces œuvres dont on se dit avant d’ouvrir le premier tome, sur lequel est collé en énorme « Ppour public averti », que l’on va simplement assister à une série de mise à mort sans véritable intérêt. Seulement voilà, Berserk s’agit bien d’une série de mise à mort, mais scénarisée, et c’est là qu’intervient la première grosse surprise de ma lecture : ce manga possède un des scénarios les plus alambiqués, les plus complexes que j’ai pu connaître. Partant pourtant d’une base assez simple (une volonté inarrêtable de vengeance du héros principal, Guts), cette base se voit néanmoins agrémentée de tellement de ramifications qu’elle en devient un tronc peut être sans égal aujourd’hui.
La psychologie n’a jamais été aussi présente dans mes lectures, Guts est en tout point digne de figurer dans les grandes tragédies romaines, ce dernier est durablement marqué, aussi bien physiquement (la fameuse marque) que moralement par la destinée qu’il en devient un personnage attachant, impossible d’imaginer tout ce qu’il endure. Son combat, c’est contre une entité tellement supérieure qu’il le livre que l’on en vient même à se demander comment il peut continuer à lutter, on devine à quel point sa rage, son désir doit être fort, et rien que pour ça, il mérite tout notre respect.
Mais en plus d’être un personnage torturé, Guts est aussi un combattant hors pair dont chaque combat est l’occasion de développer un autre point aux abords insoupçonnable : il existe une stratégie militaire à chaque combat très appréciable, et on n’est pas là simplement pour voir deux mecs se taper dessus à coups d’épée de 8 mètres de long. Sans oublier toute la panoplie d’autres personnages qui accompagneront Guts pour une durée limitée. Chacun possède son propre caractère, chacun est digne de notre attention.
A noter que l’aspect si sombre, si empreint de malhonnêteté et de violence du manga qui pourrait rebuter un certain nombre de lecteurs est largement compensé par un humour omniprésent (souvent quand on ne l’attend pas) venant de Puck, petit elfe qui réussit à me tordre de rire par moment, et un second que je vous laisserai le soin de découvrir. Ainsi donc, en conclusion de ce premier paragraphe, je ne peux que reconnaître que l’aspect scénaristique/psychologique/charismatique de Berserk est de loin l’un des plus abouti et rien que pour ça, même si ce dernier possédait des graphismes en demi-teinte, je vous conseillerai malgré tout de vous y essayer.
Seulement voilà, j’ai bel et bien écrit « si ce dernier possédait », et ce "si" laisse sous-entendre que c en’est pas le cas : ce manga est une ode aux détails, aux expressions abouties, aux combats trépidants, bref à une ambiance graphique unique, hors du commun. Il faut dire que la parution assez lente des chapitres (ou épisodes si ça peut te faire plaisir shadow) laisse un temps considérable à Miura pour nous pondre des planches au-delà de toute espérance.
La différence entre les premiers et derniers tomes sortis a beau être considérable, le tout premier peut encore faire autorité sur nombre d’œuvres actuelles. Le premier point qui m’a laissé pantois, ce sont les décors. D’un souci du détail poussé à l’extrême, jamais châteaux n’auront été aussi beaux, jamais forêts n’auront été aussi mystérieuses, jamais mer n’aura été aussi paisible et angoissante à la fois, jamais manga n’aura été aussi proche de l’idée que je me fais de l’époque moyenâgeuse.
Au-delà des décors se trouve un chara-design tout aussi poussé, tout en restant dans le domaine historique que Miura cherche à retranscrire. Ainsi, pas de coupes improbables comme seuls les japonais savent nous pondre, pas de vêtements à l’architecture étrange. Non, rien de tout cela, ici c’est la guerre et on s’habille en conséquence. Encore une fois, je ne peut faire qu’un hommage au travail accompli aussi bien sur les visages animés d’expressions criantes de vérité comme seul l’auteur est capable de faire passer, rendant les paroles simplement superflues, que sur les vêtements qui ont eux aussi fait l’objet d’un soin inhabituel (à nous les armures clinquantes, les vêtements du tiers états sales et empestant et les soutanes du clergé !) .
Ajoutez à tout cela une « animation », un « mouvement » qui transcende le cadre du support papier pour que l’on ait l’impression que l’action se passe juste sous nos yeux. En comparaison à un certain Claymore, tout y est compréhensible, les combats se suivent avec intérêt, ne se ressemblent jamais justement du fait de cette stratégie que j’ai évoqué précédemment. A ce moment, on comprend que l’on a affaire à la perfection même, le summum du manga, Berserk c’est une œuvre inloupable.
Dans cette conclusion, j’essaierai d’évoquer quelques points négatifs… Enfin on va essayer hein ! Alors… le flashback, bien que retraçant une des périodes les plus intéressantes d’un point de vue scénaristique, m’a paru quand même un peu traîner en longueur (bien que son final satisfait toutes nos attentes et m’a fait voir d’une nouvelle façon les œufs avec une forme de visage). Ajoutez à ça une parution assez lente (bien qu’expliquée par l’auteur), la volonté très intense de connaître la suite et on en aura déjà fait le tour. Tout le côté gore n’a pas été un obstacle à ma passion pour ce récit, oui la violence y est particulièrement retranscrite comme a pu le dire Angel MJ, aussi cette violence s’explique toujours dans le cadre de l’histoire, et certains plans gerbants ne font que rajouter en intensité au passage représenté (scènes de tortures…), parce que oui, Berserk, c’est avant tout une ambiance, une ambiance à laquelle on adhère totalement, ou non. Pour ce qui est de mon cas, c’est un grand oui, un oui inaltérable si Miura ne décide pas du jour au lendemain de transformer son travail en monde des Bisounours.
La note n’est sûrement pas à prendre au premier degré, je fais partie des fan-boys de ce mythe, mais elle montre assurément que pour, peu que l’on s’attache à l’univers, celui-ci peut nous emporter à tel point que l’on ne le quittera que difficilement. Dernière chose, si vous comptez voir l’anime plutôt que le manga, ben… non, lisez le manga, un point c’est tout ! (il y’a ce que l’on appelle traditionnellement un intérêt inversement proportionnel à celui du support papier)
Nasuversiens VS Berserkusiens, le choix n’est pas à faire, il s’impose de lui-même ! (pour ceux qui liront cette critique dans quelques années, ne cherchez pas à comprendre cette phrase)
#Par GTZ le 28/06/2011 à 05:28
Pour un public averti, ce manga contient des scènes de grandes violences physiques et morales.
Cette critique sera complété une fois le manga terminé, si l'auteur ne meurt pas avant.
Berserk, le manga ultime, si ma conscience ne m'arrêtais pas je dirais juste : "lisez le c'est le meilleur".
Rien qu'avec ce début je perds déjà toute ma crédibilité, dommage, on n’est pas loin de la réalité. Ce manga commencé en 1987 reste pour moi une référence. En quoi me direz-vous ? Déjà dans la construction de son histoire. Après tout ce temps, le récit tient la route et aucune incohérence ne pointe du nez. Quel manga me citerez vous peut se targuer d'avoir la même constance sur une telle longévité ?
Peu il est vrai.
Mais la véritable raison de mon amour pour ce manga est l'ensemble même.
Ce manga contrairement à ce qu'on peut en penser au premier abord est une ode à l'homme. Le héro malgré un passif difficile, une destiné insurmontable, tel une sorte de héros shakespearien, rampe, court, traîne, se débat mais se relève toujours face à un destin inéluctable.
Guts est une apologie de l'homme, sa douleur, sa force, opposé à un idéal teinté d'horreur. L'humain dans son plus humble support se débat contre une destiné écrite par les dieux. Et la bête veille attendant que son humanité soit brisée.
Berserk, sous couvert d'une violence extrême, va ressortir de la lie de l'humanité ce qu'il y a de meilleur en l'homme.
Berserk, de par sa technique, va entraîner le lecteur au travers de son univers, identifiable et cohérent, dans une spirale de haine, de violence et de colère que seul l’homme peut combattre.
Berserk, c'est l'histoire de l'humain, je m'enflamme, mais laissez-moi développer avant de me remettre ma camisole, car sous dehors d'horreur inacceptable, un être se débat, lutte face à l'impossible, l'écrit et l'arrêté. Il détruit par sa haine et sa violence un monde construit quitte à se perdre lui-même dans cette colère. Et là n'est encore que le début.
Car ce manga c'est aussi une épopée, Homère aurait rêvé de l'écrire, confrontant mythe et réalité historique, Berserk est un manga qui nous fait non pas seulement voyager, mais aussi nous souvenir.
Il fut un temps, moyenâgeux, où la vie était rude, et seul le fort survivait. Que devenait le faible ?
Car Berserk c'est aussi ça, dans ce monde d'obscurantisme que peut espérer l'homme à part se faire dominer ? Une destiné préconstruite lui ait offerte pour justifier ce monde de souffrance perpétuel. D'autre se batte, veule vivre leur rêve, et finissent par transcender leur être mais pour devenir quoi ? Une horreur bien plus forte que ce que le conscient humain peut imaginer.
Car à travers différents évènements, ce manga parlera d'un passé sombre et ténébreux, l'inquisition, le fanatisme religieux, la manipulation de masse, la guerre. Que peut faire un homme seul contre le monde entier ?
Berserk porte bien son nom.
Et le tout est complet, car deux histoires sont véritablement à suivre. Sans rentrer dans les détails, elles décrivent en mon sens ce qu'il peu y avoir de pire et de meilleur en l'homme. Cette montée en puissance, jalousie, consécration, peine, ambition, rêve, tout se mêle dans un tout qui nous horrifie et nous sublime.
Car Berserk, et oui je le répète, c’est aussi une histoire de rêve. Quand notre rêve nous échappe, que peut-on sacrifier pour le voir revenir ? Que reste-t-il à un homme déposséder de ses rêves ? Que va-t-il être amener à accomplir pour les retrouver ? C’est aussi l’histoire d’un rêve trop puissant qui pour survivre se devait d’absorber les autres rêves.
Si encore le manga était vilain je m'en porterais pas autant garant. Mais Kentaro Miura (Dieu), sur le temps passé à développer un trait et un découpage d'exception.
Ce manga est un plaisir visuel. Les planches crayonnées sont délectables. Le trait est maitrisé et soigné. Les nombreuses doubles planchent ont un impact palpable. Le tout est travaillé et peaufiné, c’est beau nom de dieu !
Son découpage durant les moments d'action est référence. Les cases suivent la lame de Guts, nous imprégnant de l’impact de chaque coup porté pour ne jamais s’arrêter. La danse de l’épée est là ! Les affrontements sont épiques, non le mot est trop faibles, ils sont homérique ! La construction de ces moments forts, avec la tension montante, comme le passage de la Tour des Châtiments, sont palpitants. Damned ! Une montée en pression constante, attendant que la bombe explose. Le tout fournit de divers personnages secondaires, d’une véritable vie environnant l’action présente, évoluant dans un univers taillés dans le diamant. La montée des marches, et les affrontements incessants, cette poursuite effrénée. Ce passage est proche de la perfection dans sa mise en place.
La construction de son récit est école. Le tout est cohérent de bout en bout, la relecture du tout est un plaisir.
Je ne peux être véritablement objectif quand je parle de ce manga. Même pas terminé je m’empresse d’en donner un avis. Car de tout l'ensemble il n'y a rien à jeter.
Oui c'est violent, oui c'est choquant, oui il y a de la crasserie, oui ça dégouline d'horreur, mais Berserk est ainsi, description violente d'une époque violente. Et l'aspect fantastique n'en prend que plus d'ampleur par rapport à la cohérence générale. Elle en devient terrifiante. Improbable, elle choque amenant cette destiné implacable contre laquelle se bat le héros dans son quotidien.
C'est un affrontement contre le monde que mène Guts. Un affrontement contre le tout, contre lui même. C'est dégueulasse, à la limite insupportable, mais dans tout ça reste un espoir. Il y a quelqu'un qui est toujours debout. Quelqu'un qui jamais ne flanchera, qu'il doive traîner à même le sol, à quatre patte, ramper, détruire sa raison, il sera là face à la causalité, face à l'inéluctable. Il est le Berserk, et ses aventures je me dois de continuer à les lire.
13/10
En cours
#Par AngelMJ le 17/08/2007 à 22:51
Impossible de rester de marbre à la lecture du manga Kentarô Miura. Et pour cause, Berserk est le premier manga à avoir réussi à faire exploser mon baromètre de tolérance. On l'a dit et tout le monde le sait, Berserk est un manga extrêmement violent et réservé à un public averti. C'est donc en toute connaissance de cause que j'ai décidé de jeter un oeil sur les 13 premiers tomes de cette série, pensant avoir le coeur assez accroché et l'esprit assez ouvert pour apprécier cet oeuvre. Mais non, trois fois non, aussi tolérant que l'on puisse être, je trouve l'ensemble du contenu de ce manga proche de l'inacceptable.
Penchons nous d'abord sur l'aspect violent. Je pense qu'à ma connaissance, Berserk est le manga le plus violent que j'ai eu l'occasion de lire. Le sang coule de manière impressionnante, mais là n'est pas le plus choquant. Jamais on aura vu autant de crânes explosés, de tripes exposés ou de membres démembrés. La qualité du graphisme est indéniable et rend le tout si réaliste que ça en devient gerbant. Tant de violence n'est guère justifée et le moindre croisement de fer fini toujours en boucherie. De plus, le côté violent tourne au sadisme le plus pur lorsque l'on voit ou lit les descriptions de certaines scènes de tortures physiques où l'on commence à se demander si l'esprit de l'auteur n'est pas dérangé tellement c'est parfois inhumain.
La violence est marquante car présente de façon constante dans chaque tome, mais l'autre aspect tout aussi dérangeant de Barserk est la manière dont est utilisée le sexe. Certes, ce dernier n'apparaît pas de façon systématique mais dès qu'il est présent, on peut être sûr que ça va être malsain. Pour vous dire, sur les 13 tomes que j'ai lu, je vais qu'une seule scène de sexe "normal", le reste n'est qu'orgie, viol, inceste, pédophilie... Et puis ici aussi, l'auteur fait parler sa plume en étalant ce genre de scènes sur des pages entières fourmillant de détails sordides, reliant Berserk durant quelques instants au rang de manga Hentaï.
Et donc, si on essaie de passer outre ces deux aspects imposants, que reste t'il de ce manga? Il en reste une série malgré tout très bien dessiné, avec des décors fouillés, un charadesign soigné et des monstres merveilleusement repoussants. Il en reste une trame banale mais bien orchestré, menée par des personnages allant de l'attachant (Guts) au fascinant (Griffith). Bref une série qui dans le fond, n'est pas si original que ça...
Pour aimer Berserk et réussir à en retenir le meilleur, il faut arriver à surmonter et accepter la manière dont est présentée la violence et le sexe dans l'histoire. Seulement voilà, dans mon cas, ces deux aspects ont largement dépassé mon stade de tolérance et continuer Berserk m'obligerait à les accepter, ce que je refuse pleinement de faire, ma conscience ayant mis l'alarme en route de manière express à la fin du tome 13. En bref, une série certes pas comme les autres, réservée aux personnes arrivant à tolérer même le pire du pire.
#Par Yahero le 28/07/2007 à 21:58
Berserk, un nom qui résonne dans le domaine du manga. N'ayant jamais lu cette série qui semble faire vibrer bien des coeurs, je décide de me lancer en voyant un énième commentaire chantant les louanges de cette oeuvre, 32 tomes n'attendant que d'être lu. Après lecture, reste un avis plutôt mitigé.
Les deux premiers tomes furent assez laborieux, la qualité du dessin ne souffre pas tant de l'âge, mais le scénario jusqu'à là reste prévisible et classique : un homme très puissant, un lourd passé et des monstres. Puis arrive le milieu du volume 3 : le passé de Guts et la bande du faucon. Le scénario se révèle petit à petit, on y découvre un scénario sombre, mature, dérangeant et une partie psychologique assez développé. En outre les personnages sont tous très intéressants, de Caska à Griffith, chacun ayant leur mode de pensée, leur vécu, leur importance, et ne sont pas là juste pour rehausser le personnage de Guts, servir de bouche-trou ou quoi que ce soit d'autre dans ce genre. L'histoire parle de rêve, de volonté, de sacrifice, de la recherche de soi, de destin et autres courants existentialistes. On suit Guts et ses amis avec assiduité.
Du très bon oui, mais problème, cela s'essouffle petit à petit au niveau scénaristique, la qualité tombe malgré quelques sursauts et plus on avance plus on assiste à du combat gratuit et prévisible, le manga perd petit à petit sa saveur que j'appréciais tant, à savoir la réflexion philosophique. Les combats font certes partie intégrante de Berserk, mais trop c'est trop si il n'y a rien qui suit à côté. Guts écrase ses ennemis, avance au prochain, et ainsi de suite, on tombe petit à petit dans une histoire d'heroic-fantasy moyenne, à base de héros et de massacre de monstres.
Au niveau graphique, c'est de très bonne qualité. Les deux commentaires en dessous résume assez bien ce que je pense. Rien à redire de ce côté là, de l'excellent travail.
Bref, Berserk avait pour moi de quoi être une très bonne oeuvre en conciliant un univers mature dont rien n'est épargné et des sujets de réflexions intéressants, mais ce n'est pas le cas. Petit à petit ennuyeux et bourrin, voilà ce qui me vient à l'esprit. Dommage, il restera tout de même le souvenir de la bande du faucon, un passage que j'ai apprécié.
#Par kuchiki byakuya le 20/06/2007 à 16:15
Berserk est un manga unique. J'aime le style heroic-fantasy à l'origine mais je dois admettre que Berserk n'est pas réalisé sur un moule conventionnel comme les autres mangas du même genre. On s'apercoit de celà très vite, dès les premiers tomes qui possèdent une aura magnifique, nous poussant à continuer cette aventure.
Dans un monde chaotique, à la frontière du réel, Guts rayonne par son aura charismatique et éblouissante. On pourrait le cataloguer de "bourrin de base" mais ca serait une grave erreur car derrière son coté "je tape d'abord, je pose les questions après", ce héros atypique est très complexe. Il est très difficile de bien définir son caractère, mélange de vengeance, de passion et d'amour. Nul doute que si on aime Berserk, son héros y est pour beaucoup. Comment ne pas aimer ce personnage immense, muni de son épée ahurissante qu'il manie avec une aisance coupable et qui se marre à chaque nouvelle blessure? Mais il serait injuste d'occulter les autres persos qui sont tout aussi bons. Prenons Griffith, tout aussi charismatique que Guts mais dans un style très différent. Plus fin que son ami, plus beau également, il dégage quelque chose de magnifique et d'inquiétant par son regard parfois tendre, parfois meutrier. Que dire de Casca qui marque également le manga de sa présence.
Mais outre les personnages géniaux, l'histoire est vraiment intelligente. Le manga fait 31 tomes et est loin de se terminer d'où le miracle. En effet, comment au bout de 31 tomes, l'auteur parvient-il à maintenir cette flamme dans notre coeur, à telle point que l'on souhaite qu'il ne s'arréte jamais? Chaque fois que l'on se demande comment tout celà va continuer, il nous sort une histoire parallèle, intéressante qui se colle impeccablement à la trame principale. Bref, des coups de génie qui ne cessent de m'étonner encore et encore. Certes, on pourrait reprocher une violence parfois sauvage et inutile mais serait-ce encore Berserk? Non, cette violence presque gratuite est la marque d'un succès indéniable. Plus que ca, on en redemande car après une journée horrible, quel plaisir de regarder ce cher Guts découpé du démon à tout va. Donc violence certes, mais pas inutile à mon sens.
Quant au dessin, je n'ai rien à redire. Le dessin est à l'image de l'ensemble: fabuleux. Là encore, Guts est le mieux réussi car ses impressions sont très marquées, avec tantot un visage humain, presque déboussollé, et tantot un visage démoniaque, ou son oeil droit semble brillé d'une fureur sans fin. Le décor est maccabre mais pas glauque, ce qui rajoute du charme à l'univers du manga. Tout est travaillé et le dessin, qui parfois ressemble à une esquisse, agit mystérieusement sur le lecteur. Du gros et beau travail.
Berserk est un chef d'oeuvre qu'il ne faut surtout pas louper. Déconseillé à un public trop jeune pour une raison évidente, je pense qu'il est difficile de ne pas tomber amoureux ce cette aventure hors du commun, presque venue d'ailleur. Je n'ai pas pour habitude de faire une critqiue sur un manga non fini mais il me parait impensable que la joie que j'ai à lire ce manga cesse un jour. A lire, relire et relire.
#Par shadow8 le 06/08/2006 à 02:18
Berserk, un univers chaotique.
Pour moi, Berserk est le seinen culte. Le scénario est très formidable et sans failles. La psychologie est très bien pensée par Kentarô Miura. C'est une des seules histoires fantastiques qui est beaucoup basée sur la psychologie. Kentarô Miura a appelé son manga Berserk parce que plus que nous avançons dans l'histoire et plus Guts devient dément. Kentarô Miura a su nous montrer que la religion avait beaucoup d'influence au Moyen Âge et que le rangsocial avait beaucoup d'importance à cette époque. Le dessin est original et unique en son genre.
Je me suis posé longtemps cette question: Pour quoi ils ont arrêté l'anime?
- Peut-être que ça devenait trop violent
ou
- Ça jouait peut-être trop tard.
Je sait que le manga est très gore mais n'oubliez pas que c'était comme ça à cette époque.
Je vous conseille ce manga parce qu'il est très palpitant et vous ne pouvez vous ennuyez en le lisant.
#Par Pekiman le 26/04/2006 à 01:42
Voila un très bon manga!
Réservé a un public averti à cause de scènes de violence très explicites.
L'histoire prend place dans un univers médiéval : Guts le personnage principal cherche à se venger de son ennemi juré mais de nombreux obstacles vont barrer sa route (des démons tous plus inquiétants les uns que les autres).
L'histoire est très bien ficelée, Kentaro Miura n'est pas tombé dans le piège de la violence gratuite, développant un univers sombre qui s'avère très prenant.
Je n'ai lu que les 8 premiers tomes et j'attends avec impatience de pouvoir lire la suite pour vous dire à quelle point le suspense est entretenu.
Je vous conseille vivement ce manga. Les personnages principaux sont très charismatiques, les dessins sont de très bonne qualité, même si pour les 3 premiers tomes le niveau est un tout petit peu en dessous. Sûrement le temps de se faire la main. En vous souhaitant une agréable lecture.
