Blood-C

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Keiji Fujiwara (Tadayoshi Kisaragi), Kenji Nojima (Fumito Nanahara), Nana Mizuki (Saya Kisaragi), Atsushi Abe (Itsuki Tomofusa), Masumi Asano (Yûka Amino), Miho Miyagawa (Kanako Tsutsutori)

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#Par chibineko2 le 27/04/2012 à 19:42

Comment faire honte à un bon film ou une série correcte ? En essayant de faire un mélange de shojo innocent et d’horreur.

Il y a tellement de choses qui m’ont paru accablantes dans cet anime que je ne sais pas par où commencer…

Bon ben commençons par l’héroïne, Saya. Déjà un truc qui m’insupporte c’est ces deux couettes raahh elles m’énervent, mais bon ce n’est pas un argument très convainquant et puis c’est du Clamp donc ça va avec leur style graphique.
Deuxième point que j’ai trouvé insupportable c’est quand Saya chantait une petite chanson mignonne… Saya qui chante !!!! AU SECOURS !!!! En voyant ça je n’ai même pas pu me marrer tellement que j’étais abasourdie.
Ensuite, je crois bien que Saya doit être dans la catégorie des filles les plus cruches et lente d’esprit du monde de la japanimation, c’est limite des fois à se demander si elle a vraiment un cerveau. Non, mais à voir la tête qu’elle fait quand elle ne comprend pas quelque chose, on se demande si elle n’a pas un sérieux problème neuronal avec son air béat. Ou encore son temps de réaction digne de celui d’un escargot en pensant à une certaine scène sanglante dans sa classe de lycée (je ne peux pas en dire plus pour risque de spoil).

Bon laissons Saya tranquille et passons a ses camarades de classe. Ils sont clichés, mais à un point... Aucun n’a le moindre charisme et ils ne servent vraiment à rien.

Allez, ensuite les combats contre les Aînés. Avant que Saya puisse les attaquer il faut d’abord qu’elle serve de punching-ball en se faisant transpercer dix fois ( ce qui est vraiment agaçant à voir) pour enfin se réveiller et couper le monstre en petits morceaux dans de belles éclaboussées de sang de toute part. Et ces combats sont ennuyants c’est en gros « je tape un coup, tu saignes. Tu tapes un coup, je saigne ».

Le scénario, bon ça fait quelque mois que j’ai regardé cet anime alors je ne me souviens pas de tous les détails, mais c’est la journée, Saya est à l’école et ne fait rien donc c’est vraiment une partie sans intérêt, et la nuit elle découpe des monstres. Ça change un peu vers la fin, mais il faut quand même supporter les premiers épisodes pour le voir. Il y a quelques éléments mystérieux pour essayer de faire une intrigue, mais ça ne suffit pas à rendre l’anime intéressant. Ah oui et à la fin il y a pas mal de révélations et une fin suspens pour qu’on aille voir le film qui servira de suite.

Je ne crois pas avoir tout dit, mais je vais arrêter là parce que ça n’en vaut même pas la peine je vais quand même ajouter un point positif, ce sont les graphiques. Les décors sont bien et j’aime assez l’uniforme du lycée.

En conclusion, Blood-C est un anime que je déconseille fortement même si vous aimez le gore parce qu’ils ont mélangé le genre joli mignon du style Clamp avec un genre avoisinant l’horreur et les deux ne vont pas du tout ensemble, ou alors c’est le concept qui a été très mal réalisé. La suite est prévue dans un film, mais il faudra vraiment que j’ai beaucoup de temps à perdre pour que je le regarde et encore, je crois que je préfèrerais ne rien faire.

Je lui mets 3/10, mais c'est seulement les graphiques qui ne me font pas mettre la note minimale

3/10

#Par Evilbaffe le 21/04/2012 à 18:47

Si comme moi vous avez connu Blood+ et Blood the last vampire et vous êtes lancés dans l'aventure Blood-C sans vous renseigner avant, vous remarquerez un peu à vos dépends que Clamp nous proposent ici une adaption Shonen de cette franchise, apportant son lot de transformations qui ne plairont pas à tous les puristes s'il y en a. La formule adoptée ici est de présenter Saya en écolière un poil loufoque, un peu mignonne, vivant des moments heureux avec ses gentils amis de jour, et chassant du monstre dégoûtant la nuit. Une formule qui ne va pas sans me rappeler mes classiques tels que X-Or ou Bioman, dans lesquels chaque épisode conte une petite aventure sans intérêt et se conclue immanquablement par l'apparition d'un vilain sans rapport avec la choucroute, qui sera sommé de lâcher un tas de capacités bizarres avant que le héros ne boucle le combat en fanfare d'une passe agile et d'un brillant coup de sabre (tatata !).

Cette anime souffre ici d'une double personnalité semblant vouloir attirer un publique de moins de 12 ans par sa faiblesse narrative, et plutôt adolescent voir adulte avec ses hectolitres de sangs éclaboussant tout et des corps sauvagement étripés, savant mélange à quoi on reconnait généralement très bien une série Z. On essaie de rester stoïque devant l’innocence béate et la maladresse de l'héroïne, non sans devoir également essayer de s'habituer aux autres protagonistes en particulier masculins; en effet tous les personnages dans cette série sont proportionnés comme si la taille moyenne d'un humain était 2m30, avec une tête réduite et un corps immense. J'ai beau essayer de modifier le ratio pensant à un problème de format, rien n'y fait, c'est vraiment comme ça que c'est dessiné.

Le parcours des trois premiers épisodes fut pour moi un purgatoire, à contempler la coupe de cheveu impossible de Saya dont la façon d'exprimer avec extase le mot «guimauve» provoqua chez moi une avalanche de rire. Il m'est alors arrivé après coup de me dire qu'en fait tout était faussement stupide et relevait en fait du génie ; une sorte d'humour au troisième degrés.

Puis à partir du quatrième épisode un début d'histoire commence à transparaitre. Outre le fait que cela se décante très, très lentement, la stupeur me pris quand l'apparition de nouveaux éléments pousse à conclure sans l'ombre d'un doute que cette série se veut être une suite crédible de Blood last Vampire. Étrange, car je n'avais pas perçu dans Blood+ une volonté de rester dans la même ligne que dans le film, je n'en attendais donc pas plus de Blood-C et pour ne pas mentir c'est en partie ce qui me permettait de rester indulgent. Et comme dotée d'une conscience propre, l'anime semble réagir à partir de ce flashback en se teintant d'un voile dramatique qui ne fait cependant d'effet qu'une courte période. L'histoire prend enfin corps à partir du dixième épisode pour donner place à un vaste What the fuck ? dont je laisse juge les fous comme moi qui auront été jusque là.

Côté qualité, pour ceux qui aiment le gore c'est dégueulasse à souhait (attention il parait qu'une version censurée traine aussi). Les monstres sont originaux et se défendent plutôt bien. Les combats sont satisfaisant si on aiment le bon gros concept shonen de la décision qui se joue à la quantité de colère réunie par le héros et se termine quand Saya est passée over 9000 avec ses yeux devenus totalement rouges fluos.

Pourtant très friand de productions autours de Blood, je ne peux honnêtement défendre cette anime. Peut-être Last vampire était-il un «film sans script», mais il avait le mérite d'en raconter plus en 45 minutes que ne le fait Blood-C en 13 épisodes, et sans partir en vrille. Si elle ne reprenait pas une licence déjà connue pour s'attirer du public j'aurais donné la moyenne, mais là non c'est un vaste troll.

3/10

#Par Femto / Project D le 26/11/2011 à 20:20

Fan de la première heure de Blood the last vampire, voilà que dans un élan d'espoir, je me suis jeté corps et âme sur Blood C, en espérant y retrouver la saveur du film qui était bien trop court pour me satisfaire pleinement.

Le choc fut immédiat, brutal et d'une violence insupportable. Un tel massacre, un tel acte de barbarie... Mais comment peut-on faire ça à ce personnage emblématique qu'était Saya pour moi ? C'est une honte à la franchise Blood !

Si vous aimiez la machine à tuer, froide et sanguinaire qu'était la Saya d'antan, fuyez !

J'ai beaucoup de respect pour le collectif Clamp, mais là ça sent la rancune personnelle. Saya est devenue une cruche de chez cruche, le genre qui arrive à me faire éprouver de la pitié tellement elle fait honte. Elle court tout le temps, elle m'a fatigué tellement je l'ai vu courir... ''Bonjour. Je m'appelle Forrest, Forrest Gump. Vous voulez un chocolat ?''. Pardon, c'est vrai qu'ici il n'est pas question de chocolats, mais de Marshmallows. Et puis elle aime ça la gourdasse, les Marshmallows, elle en bouffe dans tous les épisodes avec son petit café qu'elle savoure avec amour.
Je vous préviens d'avance, le tronc de l'histoire se situe dans un café tenu par un bisho minable de base. Je ne sais pas comment il survit ce gars d'ailleurs, je veux bien qu'il soit doué pour faire du café et des bonbons tout rose (kawaiiii !!!), mais à part Saya et son père, on ne peut pas dire que les clients affluent dans son café miteux.

Elle a quand même du mérite cette héroïne next gen, parce que comme si ça ne suffisait pas de l'avoir lobotomisée, Clamp ont aussi eu l'audace de la rendre handicapée moteur. Ne vous y trompez pas, elle court beaucoup, mais elle se mange la face par terre tous les vingt mètres (elle a un problème d'oxygénation cérébrale durant l'effort et oublie de bouger ses jambes).

Heureusement, cette série ne s'arrête pas là. En moyenne générale, les cinq à dix dernières minutes de chaque épisode sont là pour essayer de nous rappeler pourquoi elle s'appelle Blood. Bienvenue dans le monde des hommes et des femmes fontaines ! (Et ce n'est pas ce que vous croyez, malheureusement....)
Petit cours d'anatomie, l'être humain contient cent litres de sang. Si si, je vous assure ! Le sang est tellement comprimé, qu'à la moindre éraflure il se vide jusqu'à la dernière goutte. J'ai vu tellement de sang gicler, sur Saya et sur l'écran, que je n'arrivais plus à le discerner avec celui de mes larmes.

Bien entendu, il y a aussi une intrigue, ou un ersatz d'intrigue plutôt, qui se manifeste de temps en temps. Dommage que le tout soit noyé dans un fort degré de niaiserie qui, je l'espère, est volontaire, ainsi que d'un surexcès de gore inutile que je soupçonne d'être utilisé pour combler le vide scénaristique.

Pour couronner le tout, il faudra se tourner vers un film pour connaître le fin mot de l'histoire parce que là, ça se finit clairement à l'arrache.

J'étais parti pour mettre un 3/10 à cette œuvre (sarcasme). C’est vrai, il y a une musique sympa dans la bande-son, intitulée Shousha ni wa Houbi O, Haisha ni wa Bbachi O et puis je me suis bien marré quand même, mais bon, il faut rester sérieux.

2/10

#Par Nekya le 25/11/2011 à 18:00

Alors là, je ne me serais jamais attendue à cette fin.
Mais c'est une excellente fin, qui peut même présagé une suite (j'espère bien *o*).

L'histoire est bien ficelée et le déroulement est très bien chronométré.
On voit quelque bribes à chaque épisodes qui nous donnent des indices sur l'histoire.
Cette première partie de l'histoire méritait bien 12 épisodes. (En espérant une suite ^^).

Les personnages sont originaux et bien ficelés également.
Chacun avec un caractère différent (notamment les jumelles qui sont extrêmement bien réalisées).
Saya est très bien mise en scène et à un caractère bien à elle. Je dirais que c'est l'un des meilleurs personnages de l'anime même si les autres sont également très bien.

L'OST, quand à elle, est sublime! Elle s'accorde magnifiquement bien avec l'univers de l'anime, surtout durant les scènes de combat de Saya et des bribes de souvenirs.
Cette OST me transporte à chaque fois que je l'écoute *_*.

La chute de l'histoire est inattendue même si on suppose quelque petites choses.

Cet anime est une pure merveille, je le conseil fortement, même à ceux ayant vu l'anime Blood+ (ce qui est mon cas).
Blood-C n'est pas une simple copie de Blood+ !
Au contraire, CLAMP à fait Blood-C à sa sauce et on en est ravi!

9/10

#Par Giggles le 16/11/2011 à 00:14

Blood-C arrive probablement dans les trois premières places de mes animés préférés en cette année 2011.

Je ne sais pas trop par où commencer pour donner un avis sans rien dévoiler du tout, parce que dans cette série, le point fort a résidé dans les événements brutaux et inattendus. Dans l'hémoglobine aussi en fait.

Je vais pas déroger à la règle, tout le monde y pense, à la comparaison avec Blood +. Etant donné que je n''ai pas vraiment aimé Blood +, que j'ai regardé sporadiquement en toute honnêteté, j'estime que ce n'est pas exagéré de placer la version de Clamp un bon gros palier au dessus.

La série est assez déconcertante à tout point de vue :
- par ses dessins très clampesques
- par le contraste niaiserie/horreur absolue
- par le format de 12 épisodes qui étonne-mais-qui-va-bien comparé à celui de 50 et quelques épisodes de son aînée.
- par un dénouement absolument magnifiquement abordé.

La musique, elle est parfaite, et complètement absente certaines fois, ce qui ajoute une sacrée tension.
Les dessins de Clamp, je les trouve magnifiques. Bon, vous etes prévenus, y a de la censure, et c'est pas de la censure ecchi hein. Mais pas de quoi être frustré non plus. Et je mets mon coup de coeur pour le dernier épisode, visuellement, c'est du lourd.

Bon, ça sert à rien que je blablate plus, Blood-C est certainement à voir, et mon fantasme pour les prochains mois, c'est d'apprendre qu'il y aura une suite. Mais ça reste un fantasme parce qu'une suite n'est même pas vraiment utile.

je surestime peut-être l'animé, mais vu que j'ai du mal à trouver de réelles qualités dans tout ce que je peux regarder, sur le tas de séries qui sort chaque année, on n'a pas besoin de tous les doigts d'une main pour compter ceux qui sortent du lot. Blood-C sort du lot.


8/10

#Par GTZ le 10/10/2011 à 23:40

Blood C, ils étaient surement tous du groupe C non ?

Voilà une série bien atypique. Avec un départ en tranche de vie, comédie lycéenne avec héroïne naïve et tranchage de monstre offert en dessert, Blood C a du mal à convaincre.

Le chara design est particulier, on reconnaît la touche Clamp, ça plait ou ça plait pas, en tout cas le travail global est propre. Mais bon les premiers épisodes ont un arrière goût étrange. L’héroïne ne colle pas, tranchant même avec la pleurnicharde Saya de Blood +, on a une Saya version kawaï ce qui a de quoi interloquer. Même le cadre a du mal à faire tenir le tout, trop coloré, personnage secondaire au premier abord irritant au possible et classique pour trois sous. Reste la baston, bien que les premiers montres (mêmes tous d’ailleurs) soient vraiment laids (mais vraiment laids), l’action est présente, gore à souhait. D’ailleurs ces passages sont en général bien travaillés et sanglants à souhait, l’anime porte enfin bien son nom.

Mais le tout n’est que supercherie, par la suite le récit gagne un peu plus de sens et de consistance, pour nous donner un déchainement de drames et d’actions amenant une révélation finale un peu saugrenue mais foutrement cohérente avec l’ambiance première.

Alors ça tranche sévère, ça meurt à la pelle, les monstres sont tous de plus de plus en moches (et au passage tentaculaire…), s’en suit un final bien sympathique et d’ailleurs assez épique. D’ailleurs les combats ont le mérite d’être varié et bien fun à regarder. Mérite du aux formes certes vraiment laides des monstres affrontés, mais surtout diversifiés. Avec en plus le forfait une tatane par épisode, mais que demande le peuple !

Ah pour cela on peut reconnaître une qualité à Clamp, ça n’hésite pas à faire clamser du persos secondaires et de manière trash et vive. Ca, ca fait plaisir, quand on est un peu sadique comme moi.

Au final que penser de cette série, curieuse et décalé (dans le mauvais sens du terme) au départ, elle arrive malgré tout à instaurer une ambiance et un rythme fort agréable. Les bêtises du début sont d’ailleurs bien justifiés (faut pas boire de café), ce qui amène une résolution finale prenante et efficace. Et pis elle est courte quand même, donc ça passe bien.
On peut aussi la voir, comme une série promotionnelle pour un film qui lui mettra surement la barre plus haut. Sorte de longue introduction, une manière bien différente de traiter l’histoire de Blood. Pas complètement pour me déplaire.

Après, c’est sur ça ne vole pas haut, mais ça a le mérite de se rattacher bien plus à l’œuvre original que Blood +. Le tout est bien divertissant, on ne retiendra pas un spectacle d’exception, mais un agréable moment d’animation, un tant soit peu qu’on ne soit pas trop difficile et qu’on apprécie les morts cruels.

Mention spécial, au méchant très méchant comme je les aime, et la dernière tatane en jette pas mal quand même.

En gros vous l’aurez compris, quand on a de la bonne tatane on peut tout se permettre.

7/10

#Par Duna le 30/09/2011 à 12:29

Désolée, mais je ne peux m'empêcher de contrebalancer cet avis enthousiaste par quelques lignes.

Ayant beaucoup apprécié Blood - The Last Vampire ainsi que Blood+ , j'étais curieuse de découvrir cette série bien que le shojo-ai me séduise généralement moins. Les graphismes sont réussis pour le genre, rien à contester de ce côté-là.

Le principe du premier épisode est très accrocheur ; sortant de l'excellent mais sans rapport de genre Flag, où nos yeux se situent derrière la camera du reporter, retrouver le principe d'émission télévisée m'a bien plu. J'ai abandonné la série deux épisodes plus tard, emplie d'une déception comparable à celle que m'a procurée la lecture de la version papier. Tout cela est trop lisse, trop enfantin, trop fade en somme. Là où Hagi (d'accord, son costume, son mutisme et son jeu de violoncelle sont autant de boni pour lui) ne me dérangeait pas en chevalier servant, celui-ci (je ne sais plus son nom mais il n'y aurait même pas de spoil) me semble ridicule. Voilà, j'ai mis mon grain de sable, je retourne me fondre dans le désert du Kantô. Sunabozuuu !

Ah oui : un point pour le premier épisode et deux pour le graphisme.

3/10

#Par noucho le 30/09/2011 à 02:09

Je viens tout juste de terminer la série Blood C, et j'écris cette critique dans l'euphorie du moment pour vous faire partager mon avis sur cette petite perle signée Clamp
et IG production.

Tout d'abord, il faut savoir que cette série, tout comme Blood +, n'entretient que des liens confus avec le film d'animation Blood : The Last Vampire. Comme dans les deux
précédents volets de la série, l'héroïne se nomme Saya, et se bat contre des monstres à l'aide d'un sabre. A part quelques flash-backs peu développés nous renvoyant au premier
film, les liens et les similitudes s'arrêtent là. Le film qui sortira en 2012 nous en apprendra peut-être plus sur les liens entre les différentes oeuvres de la franchise
Blood.

La série ne fait que 13 épisodes, et nous propose donc un casting plutôt limité. Nous suivons Kisaragi Saya, fille du prêtre local, dont la vie se divise entre le jour
et la nuit. Le jour, elle va au lycée accompagné de son groupe d'amis. Soyez prévenus, ce groupe est parfaitement classique, avec les deux jumelles qui se comportent
comme des gamines et qui finissent chacune les phrases de l'autre, le délégué de classe lunetteux dingue amoureux de Saya mais incapable de se déclarer une bonne fois pour
toutes, le beau gosse ténébreux toujours en retard aux cours et la fille mature qui rattrape sans cesse Saya sur ces bourdes. Car Saya, n'ayont pas peur des mots, est une vraie cruche le jour : tous les dix mètres elle se casse la figure, tout ce qui passe par ces mains finiront invariablement par terre, elle pourchasse les papillons dans
les champs (ou un chien en l'occurence, mais on reviendra sur lui plus tard), et elle chantonne stupidement que sa vie est magnifique sur le chemin des cours.

Ajouté à ce casting peu original, un père limite surprotecteur, le propriétaire d'un café tellement sympa que c'est à lui que Saya raconte sa journée avant de rentrer chez
elle tout en dégustant les friandises qu'il lui offre gratuitement (non c'est pas un pervers, il est juste sympa) et une prof canon fan d'histoires surnaturelles, qui
regarde d'un oeil bienveillant les maladresses de son élève préférée. A ce stade là (les 10 premières minutes du 1er épisode), nombre de personnes seront tentées de
s'enfuir en hurlant pour aller se mater Hellsing Ultimate en boucle, tant ce pitch paraît inintéressant et gonflant au possible. C'EST UNE ERREUR ! Car contrairement
à ce que l'on pourrait croire, c'est quand la nuit tombe dans Blood C que le soleil se lève de nos coeurs de fans de japanimation.

En effet, lorsqu'elle rentre chez elle le soir, Saya reprend ses obligations en tant que membre de la famille Kisaragi, sortant l'épée familiale de son fourreau pour
aller pourfendre les "Enfants Aînés". Sa mère était en effet une chasseuse de monstres puissantes, et son père a veillé à ce qu'elle prenne la relève. Car les
Enfants Aînés sont des monstres possédant mille et unes formes, mais un seul but : dévorer les humains. Depuis toujours, ils sortent chasser quant ils ont faim,
et se font massacrer en échange par la lame sacrée et vengeresse de Saya, qui n'est pas prête à pardonner à ceux qui lui ont voler sa mère. Le premier épisode nous
montre alors un combat qui renvoie aux oubliettes tout possible rival : les combats de Blood C sont parfaits. L'animation est rapide et lisible, la musique accompagne
magnifiquement les coups de sabre, les finish sont sanglants et incroyablement violents, marquant la fin du combat d'une gerbe de sang rouge donnant à cet animé le titre
de Blood comme une lettre de noblesse. Car Blood C est violent, très violent. Il fait sans peine concurrence à des titres connus pour leur violence tels que Elfen Lied
ou Higurashi no naku koro ni. Le sang coule, les os craquent, la chair se déchire tout au long d'une danse macabre entre Saya, dont les yeux deviennent rouges sang avec
l'excitation du combat contre les secondes stars de Blood C.

Les Enfants Aînés sont en effet des stars à part entière. A quelques exceptions près, Saya va affronter l'un d'entre eux à chaque épisode. Et chacune de ces apparitions
est stupéfiante, dans tous les sens du terme. D'un point de vue design, ils ne ressemblent à rien de réellement vus jusqu'à présent. Ni humains, ni animaux, ils leurs
empruntent quelques traits sans leur ressembler une seule seconde. Pour l'exemple, le premier adversaire que Saya affronte est un Jizo, l'une de ces statues sans bras ni
jambes que l'on trouve aux abords des temples ... muni d'une paire impressionantes de faucilles semblables aux pattes avant d'une mante religieuse. Ensuite, l'apparition
de ces créatures bénéficient d'un soin tout particulier. Les enfants aînés sont quelque fois les chassés, quelque fois les chasseurs, et vont apparaître en conséquence.
En chassés, Saya les débusquera de différentes manières, en partant dans leur repaire ou en suivant les cadavres et les cris de terreur qu'ils sèment. Car ces créatures
sont des monstres, purement et simplement. Ils tuent sans état d'âme, et rien n'est fait pour atténuer la violence de leurs actes. L'animé se rapproche beaucoup d'un
animé d'horreur sur ce point là, car rien ne nous est épargné : ni les cris des victimes, ni les efforts desespérés de Saya pour sauver ceux qu'elle a juré de protéger.
Mais les enfants aînés sont aussi chasseurs, pour se débarasser de leur Némésis, ils savent aussi faire preuve d'une intelligence démoniaque, prendre des otages,
sussurer de lourds secrets à leur chasseuse pour la déstabiliser, ils vont se montrer de plus en plus envahissants au fil de la série, à tel point que pour Saya, le "jour"
finira par ne plus se différencier de la "nuit".*

C'est là toute la force de cet animé, puisque pendant que la série avance, le "jour" de Saya va aussi se fissurer. Sa vie est en effet parfaite, entre école et amis, mais
cette perfection est justement étrange : comment se fait-il que Saya parvienne à vivre une vie normale alors que des monstres hantent les environs ? Chacun des personnages
cité plus haut va avoir un rôle précis à jouer dans l'histoire, car rien n'est laissé au hasard. Clamp nous a sorti ici un scénario parfait à tout point de vue, entre
faux-semblants, flashbacks et incohérences, RIEN N'EST LAISSE AU HASARD ! Tout ce qui se passe à l'écran a un but précis, que l'histoire nous dévoilera petit à petit.
Ce qui dans les premiers épisodes pouvait se résumer à "tranche de vie"/baston/"tranche de vie"/baston, va finir par se craqueler pour nous laisser entrevoir une histoire
parfaitement ficelée dans laquelle nous aurons étés mené par le bout du nez du début jusqu'à un final époustouflant. C'est là que pour les fans des oeuvres de Clamp,
un personnage pourra soulever bien des questions : le chien que poursuit régulièrement Saya. La lecture de xxxHolic est conseillée pour comprendre son rôle.

Je tiens à le repréciser, Blood C est un animé particulièrement violent, peut-être pas autant que d'autres oeuvres telles que Gantz ou Berserk, mais il n'est pas à réserver
à un jeune public. Pour l'apprécier, il ne faut surtout pas se fier aux scènes gnan-gnan du début de l'histoire, elles ont un but bien prècis qui se dévoilera au fur et
à mesure de l'histoire.

Passons maintenant aux notes sur les différents aspects de l'animé :

Graphismes : animation splendide, rien à redire. Le chara design de Clamp pourra comme toujours en rebuter certains, mais ce n'est qu'une question de goût. 10/10

Son : les voix sont à l'image de l'animé, tout d'abord très "shojo", le doublage se complexifie avec l'intrigue, nous offrant une prestation de qualité. La musique est
quant à elle splendide, elle accompagne parfaitement l'action et possède une identité qui lui est propre. Pour ceux qui l'ont regardé, elles ressemblent un peu aux musiques
de Blood +. 9/10 pour certaines voix qui peuvent taper sur les nerfs (je peux pas saquer les jumelles, ce sont de vraies pestes même dans le doublage, même si c'est fait
exprès). Mention spéciale à l'opening, qui mélange japonais, anglais et français (si, si) dans les paroles. Ending de bonne facture.

Scénario : 9/10, à cause d'une fin très ouverte qui sera complétée par le film qui sortira en 2012. Personellement, je vais avoir du mal à attendre.

Personnages : 10/10. Les personnages sont parfaitement maîtrisés, avec chacun d'entre eux leur rôle et leur tempérament. Je ne peux rien dire de plus sans spoiler.

Pour conclure, je mets à cet animé 9/10, mais uniquement parce que la fin mets mes nerfs à dure épreuve en me faisant attendre le film. Elle reste malgré tout très
réussi, un peu dans la veine de celle de Code Geass : on voudrait qu'il y est une suite, mais en même temps on est satisfait.

9/10