Cowboy Bebop

Label Anime-Kun
  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 1998
  • Titre original: Cowboy Bebop
  • Licencié: oui
  • Titre français: Cowboy Bebop
  • Editeurs: Dybex
  • Nombre d'épisodes: 26
  • Site officiel: http://www.madman.com.au/actio...
  • Studio: Sunrise
  • Diffuseur: TV Tokyo, WOWOW
  • Auteur: Hajime Yadate
  • Directeur: Shinichiro Watanabe
  • Character-designers: Toshihiro Kawamoto, Kimitoshi Yamane (mecha-design)
  • Musique: Yoko Kanno
  • Fiches OST: #218 - #216 - #217 - #219 - #220 - #221 - #215
  • Doubleurs: Kouichi Yamadera (Spike Spiegel), Megumi Hayashibara (Faye Valentine), Unshou Ishizuka (Jet Black), Aoi Tada (Ed)

Synopsis

Spike Spiegel et Jet Black sont deux chasseurs de primes, ils parcourent la galaxie à bord du Bebop à la recherche de truands en tout genre. Ils seront vite rejoints par la magnifique Faye Valentine et par le petit génie Ed. Malgré les apparences, ils forment un petit groupe soudé à qui il va arriver de nombreuses aventures et chacun va voir ressurgir certains démons du passé.

Par Sacrilège le 13/02/2008 à 19:19

Magnifique. Cet anime est tout bonnement splendide. Oui je vais m’expliquer, ou plutôt je vais lister ce qui fait de cette série une série d’exception (comment ça y’a trop de superlatifs ?!). :p

Viennent tout d’abord les personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres. Pour ne citer qu’eux un Spike – Lucky Luke à qui l’on aurait fidèlement laissé sa cigarette ; un Jet bourru sans manquer néanmoins de sensibilité et une Faye fatale qui ne change quasiment pas de sa tenue jaune-poussin-mort au fil des épisodes.

Une bonne série n’est rien si l’Ost vient tout foutre par terre, c’est en tout cas mon ressentiment ; ici au contraire l’Ost vient compléter et renforcer l’anime, tel un film de Tarantino où les musiques jouent un rôle aussi puissant et important que celui du scénario.

On a ensuite une bonne histoire qui permet à loisir de sauter un épisode sans pour autant se retrouver perdu par la suite. Il est évidemment conseillé de ne pas en louper pour pouvoir apprécier au maximum la série mais le scénario est tel que les mini histoires s’entrecroisent avec le fil conducteur qui relie les épisodes entre eux pour arriver à un dénouement final bien reconstitué où l’intrigue et ses éléments ne se sont pas perdus en route.

Dans la continuité de l’anime, arrivent finalement de multiples références musicales au même titre que cinématographiques, de YMCA à Queen en passant par les films de « cowboys » et les bons semblants de sonorités à la Sergio Leone.

Allez juste pour pinailler, le seul défaut m’ayant dérangée, voire carrément arrachée l’oreille, est du… à la VF, avec un Bloody Mary prononcé bloudi…
Mais comme d’une, c’était vraiment pour faire ma rabat-joie et de deux ça ne fait pas partie de la version originale à proprement parler, Cowboy Bebop m’a montrée d’un bout à l’autre à quel point il méritait son 10/10.

10/10

Par El Nounourso le 22/12/2007 à 23:18

Attention j’ai le scoop du siècle : Cowboy Bebop c’est trop de la boulette. Je pense que tout amateur de dessins animés japonais aura au moins entendu parler de cet anime magistral. On pourrait bien évidemment pinailler sur des points de détail, à commencer par la réalisation (qui commence à dater, notamment les éléments en 3D kitsch), mais ça n’aurait pas beaucoup d’intérêt. A mon sens, les auteurs de la série ont tout simplement pondu une merveille, une perle rare de la science-fiction (tous supports confondus)… un chef-d’œuvre quoi.

La première qualité qui saute aux yeux, c’est le soin apporté à l’univers. J’ai été bluffé par le design des villes futuristes, tantôt fourmillant d’activité - vaisseaux spatiaux au dessus de nos têtes, commerces louches à tous les coins de rue - tantôt dignes d’un sombre récit post-apocalyptique, comme par exemple les passages se déroulant sur Terre. S’il on y ajoute des plans de caméra très cinématographiques, des lumières judicieusement placées et un environnement sonore pour le moins exceptionnel (profitons-en pour rappeler que la bande-son jazzy de Yoko Kanno frise le génie), vous comprendrez bien que l’immersion est totale. Vraiment, le spectateur se retrouve littéralement happé par l’atmosphère très particulière de la série, entre le western old-school et la science-fiction classieuse.

La seconde qualité majeure de Cowboy Bebop concerne les personnages. La profondeur des différents héros pallie très habilement l’absence de vraie trame scénaristique. En effet, chaque épisode (ou double épisode) nous présente une histoire particulière, indépendante, parfaitement construite mais ayant souvent trait au passé d’un des quatre protagonistes : Spike, Jet, Faye ou Ed, cette dernière étant un peu moins importante, même si elle apporte une touche de fraicheur et d’humour très appréciable. Tous sont extrêmement bien pensés, drôles, attachants, tourmentés, charismatiques … d’une richesse incroyable en somme. Jamais je n’avais fait la connaissance de personnages aussi bien mis en relief.

Voilà, je n’ai rien dévoilé de l’histoire mais je peux vous garantir qui chaque épisode vaut son pesant de cyberbrouzoufs. Au fil de la saison, c’est avec délice qu’on découvre le quotidien de ce quatuor chasseur de prime. Bien qu’évoluant peu, les relations entre nos héros sont assez subtiles et parfois poignantes, tout en retenue et en non-dits. Pour moi cette série touche vraiment la perfection du doigt, et je doute de pouvoir un jour trouver un anime pour la surpasser. Allez zou :

10/10

Par kuchiki byakuya le 13/05/2007 à 16:27

See you space cowboy....... J'ai attendu longtemps avant de regarder cet animé phare car je voulais acquérir de l'expérience pour l'apprécier comme il le fallait et j'ai eu raison. L'histoire n'avait rien au départ pour m'attirer mais l'énorme qualité de Cowboy Bebop m'a séduite.

Bien évidemment, la grande force reste les persos qui sont un régal pour les yeux et le cerveau. Nos 3 héros sont dotés d'une vraie psychologie, chacun d'eux essayant de lutter contre ses propres démons intérieurs et évoluant au fur et à mesure, grace aux nombreuses rencontres qu'ils vont faire et qui va leur rappeler qu'ils sont toujours vivant. Même au sein de leur groupe, leurs relations sont ambigues, à l'image de Faye/Spike, mélange d'amour et de rivalité inavoués, où Jet sert d'arbitre et de cuistot. Faye dégage une aura mystérieuse et sexy, sensuelle mais pas vulgaire. Elle est la femme fatale par excellence. Inutile de dire que c'est mon perso préféré pour sa psychologie complexe, son charme ravageur et sa suractivité chronique, à l'opposé de Spike, cool et froid. Un beau duo que je trouve sous-employé au vue de son utilisation durant les 26 épisodes. Mais les différents persos secondaires qui viennent pimenter leur existence sont tous géniaux et apportent à nos 3 space cowboys une bribe de leur passé perdu, que ce soit un souvenir ou un sentiment.

J'ai longtemps été sceptique sur l'histoire car je ne pensais voir qu'une succession de petites histoires, qui enveloppaient une trame principale mais pas du tout. Chaque rencontre, chaque mission, ne fait que les rapprocher de leurs souvenirs perdus, leur but, leur vie. Dénués de tout au début, ils recomposent un immense puzzle qui finira sur une issue difficilement prévisible mais qui reste l'une des meilleures fins que j'ai pu voir dans la japanimation. Je ne peux qu'admettre une maitrise totale et intelligente du scénario qui, un peu à l'image de Spike, semble errer mais qui se révéle bien plus complexe qu'il n'y parait. Cowboy Bebop a sans doute marquer son époque par un mixte des genres (western, science fiction, cyber, romantique, ...) dont se dégage une pardoxale mais merveilleuse alchimie.

Mais la qualité de l'animé est prouvé aussi par une musique ecléctique mais toujours parfaitement adaptée aux situations. Le générique nous montre clairement que l'OST sera, dès le début, unique, jusque dans la musique de fin du 26ème épisode, tout simplement sublime. Rien d'étonnant à cette réussite quand on sait que Yoko Kanno en est l'auteur. Pourtant, le défi était de taille car il fallait trouver une musique collant aux genres de chaque épisode qui, comme nous l'avons vu avant, différent tout le temps.
Mon seul bémol (très léger) concerne le design. Certes, quand on voit l'age de la série, on ne peut que saluer le travail mais personellement, je n'y suis pas aussi sensible que beaucoup et je dirai même qu'il m'a énervépar moment, surtout au nievau des persos. Je dis celà mais je trouve que, quelque part, le chara-design fait également le charme de Cowboy Bebop. Disons que c'est le seul point sur lequel je reste moins convaincu mais c'est vraiment histoire de cherche la petite béte ^^

Pas la peine de dire que cet animé est une grosse réussite et un animé référence pour ma part. Rare sont les séries qui affichent une telle maitrise et une telle sérénité. Tout a été calculé pour nous donner le maximum de plaisir et c'est un pari réussi. Je comprends maintenant pourquoi Cowboy Bebop est un pionnier dans la japanimation car au delà du divertissement, il possède une vraie réflexion (qu'il faut voir évidemment). Un régal qu'il faut voir absolument. Il serait dommage de passer à coté d'un chef d'oeuvre pareil.

9/10

Par beber le 11/03/2007 à 18:42

Cowboy Bepop fait partie de ces séries qui se présentent comme des références, des musts absolus. Plus rare, Cowboy Bepop fait également parti de ces séries des années 90 que l'on peut encore visionner sans qu'elle n'accuse furieusement le nombre des années, ou sans qu'elle n'utilise les artefacts ridicules sévissant dans celles ci: image statiques, doublages exécrables, couleurs criardes...du coup cette production signé Sunrise ne cesse encore aujourd'hui d'être sujets aux éloges de tous bords.

Comment cela s’explique-t-il ? Graphisme, scénario, animation, musique… ? Là où nombreuses sont les productions qui vont opter pour l’un ou l’autre des points évoqués et souvent au détriment du sort réservé aux autres aspects cités, cet animé prend un malin plaisir communicatif à soigner l’ensemble de sa composition, sans en délaisser quelque composant que ce soit.

Alors commençons par ce que l’on touche en premier lieu du regard : le visuel. Bien entendu, il date légèrement, ce qui est tout à fait logique vu son ancienneté. Par contre là ou le contraste série ancienne et qualité est saisissant, c’est dans l’animation. Celle-ci est particulièrement fluide, et est en qualité, bien supérieurs à de nombreuses productions sorties entre temps, mais ayant bénéficiées de bien plus de moyens financiers ou technologique. Prouesse technique donc qui voit s’allier à la fluidité la finesse des mouvements et un réalisme saisissant. Il est à noter qu’en parallèle cette animation est accompagnée de façon magistrale par la musique de Yoko Kano.

Même si n’étant pas un fan incontesté de jazz, et de tout ce qui s’en approche, sous entendu que j’ai du mal à écouter les pistes hors contexte, force est de reconnaître que ce style est tout à fait correspondant au style de la série. Ou finalement n’est ce pas l’inverse. N’est ce pas pour une fois la musique qui dicterait ses désirs au « papier » lequel serait du coup obligé de se plier au bon vouloir de la baguette de Kano ?
Cette musique qui allie à la perfection la symbiose scènes d’actions musique dites « punchy » avec forces instrumental vents, mais aussi des pistes plus prenantes tel que « green bird », ou bien encore « walk in the rain » (à ce sujet, la scène de la cathédrale est sans doute la scène la plus réussie dans le mariage pas toujours évidant de la musique et de l’animation scénique).
Comment donc ne pas mentionner ce point.
Certes la série eut sans doute connut un succès, tant elle est de qualité, mais probablement la musique a consisté à rendre l’œuvre indissoluble de celle-ci, et aussi à l’élever au rang de référence absolue en la matière.

Le scénario de Cowboy Bepop quant à lui utilise un procédé qui d’habitude ne me plait guère, à savoir que malgré la présence d’un fil conducteur assez mince il faut le reconnaître, la série s’enchaîne au fil d’aventurettes à chaque épisodes. Toutefois l’on pourra faire un parallèle avec les films chorales, sachant que chaque épisode nous apprend un peu plus sur chacun des personnages. Néanmoins cela reste insuffisant pour parler de scénario ciblé sur les personnages. Non ce qui est sur c’est que là aussi l’histoire évolue de façon artistique et originale. Il s’agit plus d’apprendre à connaître les différents protagonistes grâce à leur comportement. Finalement le rôle des Flash-back est secondaire tellement l’accent est mis sur la psychologie certes basique de prima bord de nos héros.

En conséquence de quoi chacun des personnages va faire monter l’intérêt de la série. Rarement ceux-ci sont aussi nombreux à être charismatique. Qu’il s’agisse de Spike, rappelant dans la gestuelle Ryo Saeba de City Hunter (enlevez le coté pervers), Faye le personnage féminin, particulièrement réussi dans le caractère mais aussi le design ….attirant, Jet, l’ancien flic, Ed, la fille délurée dont la gestuelles et le caractère délirant m’en fait un personnage amusant au possible…. Cette palette de personnages tous intrigants, centralise l’intérêt de l’animé. Cependant ils entretiennent entre eux des relations bien plus complexes qu’elles n’apparaissent au départ, des relations bien moins profondes que l’on aurait pu croire (Jet – Spike). Faye et Jet s’avèrent etre bien plus torturés que l’on pourrait l’estimer au début, Ed passe comme si de rien, Spike ne fait que suivre son périple, associé par le hasard avec l’équipage du Be Pop. Finalement chacun suit une quête personnelle qui le destine au final à se séparer des autres à un moment.

Une fois ce paramètre bien mis dans un coin du cerveau la série prend un ton plus grave, comme si l’apparente bonhomie du vaisseau Bepop n’était qu’une plaque de vernis masquant les troubles de chacun. Et le final en apothéose apparaît finalement logique et magnifié par la dernière musique.

Bien sur l’on ne peut parler de Cowboy BePop sans évoquer le « western » Spatiaux futuriste qui nous est proposé. Les codes sont parfaitement transposés à cet univers, les courses urbaines de vaisseau remplaçant les poursuites de chevaux dans le désert, les chasses de primes, les batailles maniant flingues et bagarres à mains nues. Un régal de voir cet univers qui nous est proposé.


Résumons : une qualité irréprochable malgré son age, un scénario sans fils conducteur profond, mais faisant la part belle au divertissement et à la psychologie, une musique indissociable de la série, un graphisme, un univers futuriste original, un chara design de qualité…. Bref que du bon finalement

Probable que cette série possède en elle certains défauts, quelques épisodes étant plus ou moins « utiles » ou tout du moins « intéressant » mais ceux-ci ne peuvent atténuer l’opinion que je peux avoir de cette série, bien supérieure à ce que l’on peut visionner 8 ans plus tard.

Un must

9/10

Par Jacen le 31/12/2006 à 01:45

Ah un anime qui m'a fait retrouver mes 6 ans!!... hum bon bref...

Bon alors si je dis ça c'est pour le côté space adventure hein... "space adventure" ça me rappelle quelquechose ça... ah oui bien sur!! Ulyssse 31... Ah non c'est pas ça... Dan & Danny!!... non toujours pas... Ah ça y est! Cobra! mon bien aimé Cobra!! Il est de retour... Ah tiens non... mais qu'est-ce que c'est alors?... C-O-W-B-O-Y B-E-B-O-P... Intéressant.

C'est à peu près comme ça que je suis tombé dedans. Ayant raté la projection par Canal +, je n'ai pu découvrir ce chef d'ouvre que plus tard ( qui a dit "ben logique hé Lapalisse"? ) et je ne peux pas être déçu.

Alors bon en fait le côté "ça me rappelle Cobra" passe assez vite paske dès le 4ème épisode on a compris que c'était un peu plus sombre( bien que le manga de terasawa ne soit pas un modèle de gaieté et d'optimisme mais l'anime restait plus léger bref ne nous égarons pas... ).
Néanmoins la recette est sensiblement la même: Un héros héroïque et faussement je-m'en-foutiste et pas doué, un compagnon-nounou bourrin mais au grand coeur, Une nana à qui on la fait pas mais finalement plus fragile qu'elle veut le faire croire, des potes dans tous l'univers ( faut bien une raison pour se balader aussi). Petit ajout: Un chien, une tarée accro aux ordis.

En gros, avec cowboy bebop on le sait va y avoir d... non c'était pas du sport le fan de silmarils est prié de sortir... de l'action donc! Et on va être servi au fur et à mesure d'épisodes plus ou moins guignolesques. Mais la grande force de cette série c'est qu'elle comporte un véritable scénario sous-jacent équivalent à une quête vitale pour chacun des persos. Et en plus ça fait mouche. On découvre des persos fouillés et riches ( l'un ne va pas forcément toujours avec l'autre malheureusement... ) et on s'y attache (enfin pour certains on essaye paske perso j'aurai gaiement étranglé Ed moi... ).

Enfin pour pas que ce soit trop sérieux non plus, le scénar est distillé avec soin et parcimonie au milieu d'épisodes parfois loufoques autour de quiproquos tantôt dûs à leur métier de chasseur de primes, tantôt à d'anciennes connaissances.

La musique est assez géniale, dans un genre plutôt rétro souvent mais très rythmée pour la plupart du temps ( même si elle s'adapte en fait à la situation... ).

Pour ce qui est de l'animation c'est surement une des plus abouties qu'il m'ait été donnée de voir et j'en reste encore sur le c**. Elle n'a surement pas grand chose à envier aux productions actuelles.

Cowboy Bebop c'est un hit, un must, un coup de génie devant être vu par tous

Un 9 and see you space cowboy

9/10

Par watanuki le 11/12/2006 à 18:06

L'apparition de Cowboy Bebop dans le monde de l'animation japonaise est à marquer d'une pierre blanche, car ce dessin animé est probablement à l'origine d'une démocratisation de la bonne qualité dans ce milieu hautement mercantile.
Seul Gainax avait tenté auparavant de faire bouger les choses avec Gunbuster et Otaku no Video.

Ici, chaque intervenant produit un travail de très haute qualité, que ce soit en animation (pour l'époque), en scénario ou en musique. Parce qu'avant même d'être visuel, Cowboy Bebop est une oeuvre sonore, qui a tout bonnement fait éclater le talent de Kanno au grand jour. Watanabe lui-même a souvent expliqué qu'à plusieurs reprises, il avait dû modifier le montage pour respecter la musique et aller dans son sens. Bref, l'ambiance musicale est parfaite, et l'opening à lui-seul mérite de figurer au panthéon de l'animation, pour son ambiance années 40, type "les Incorruptibles", mâtinés de Citizen Kane : les personnages courent sur des feuilles de papier journal en train d'être imprimées, Jet fume un cigare, les gestes de croupiers et de pilotes d'avions se succèdent.

Dès le générique donc, le pastiche et la référence sont au rendez-vous. La grande force de Cowboy Bebop, et son innovation majeure, c'est la façon dont Watanabe, mine de rien, sous des dehors banalisés (26 épisodes, jaquettes et artbook fan service, Egawa au charadesign), fait brutalement basculer un simple dessin animé dans notre monde réel, en employant cette fois-ci des codes externes à l'animation japonaises : ici, le fan service est évacué au profit de la suggestion érotique, car Faye est avant tout un personnage féminin, avant d'être un bonnet D. Les scènes d'action prennent leur modèle dans le cinéma américain, et les courses-poursuites au volant d'engins rétro-futuristes achèvent de donner au dessin animé son ambiance spécifique. Les références pullulent littéralement, Watanabe fait flèche de tout bois et cite une mutlitude d'artistes a priori incompatibles : Pierrot le Fou, Clint Eastwood, Peckinpah, Charlie Parker, Asimov, Lupin the III (pour le charadesign au moins), les Beatles, Queen, la blacksploitation, Miles Davis, etc. Prédilection pour le jazz, le rock et le cinéma donc.
Cela peut paraître gratuit, mais mine de rien, l'animation japonaise quitte ainsi définitivement le carcan d'un marché destiné aux otakus, en s'offrant le luxe d'être apprécié par les jeunes spectateurs, et les vieux (ceux qui ont aimé dès le début Peckinpah ou Miles Davis par exemple).
Plus qu'un simple truc de réalisateur ou qu'un collage, Cowboy Bebop parvient à l'homogénéité, et l'assemblage de ces références se déploie avec une constance d'où se dégage, en fin de compte, un véritable hommage à un pan entier de la culture populaire en général, et pas seulement japonaise.
Pour cela, Cowboy Bebop est l'oeuvre d'un auteur, qui parvient à tirer d'un matériau hétéroclite un monde cohérent où les cowboys sont aussi des astronautes. D'où cette profonde impression de mélancolie, d'hommage à un temps pas si éloigné, tout le long de la série, où les moments drôles même finissent par mettre en relief quelque chose de nostalgique, pas triste, mais mélancolique : c'est le moment où le spectateur doit se séparer de ses compagnons de voyage. Rarement le sevrage aura été aussi violent pour le spectateur. Watanabe ne peut s'empêcher d'ailleurs d'ironiser à la fin du dernier épisode, remplaçant le célèbre "see you space cowboy" par le "you're gonna carry that weight" des Beatles.
Ce poids que le spectateur devra porter, c'est peut-être celui d'avoir enfin éprouver qu'un dessin animé peut dépasser le simple divertissement pour avoir les mêmes prétentions qu'une oeuvre cinématographique ou musicale. Enfin des personnages auront vraiment atteint les gens au coeur.

Le scénario n'est pas nécessairement génial, dans le sens où il est organisé avant tout pour favoriser l'exploration d'un genre spécifique : road movie dans l'épisode 1, féérie dans "Pierrot le fou", milieu des poids-lourds et du hard rock dans "Heavy Metal Queen", tous les épisodes, sauf la poignée formant la trame essentielle, sont autant de remise en forme d'un genre ou de codes spécifiques, comme si le réalisateur cherchait à prouver la crédibilité de l'emploi de ces éléments dans un dessin animé, eux qui n'ont rien à voir avec la "japanimation". Ce qui est génial en revanche, c'est la façon parfaite dont ce mélange improbable fonctionne, et dont chaque épisode s'enchaîne à l'autre, alors même que les ambiances changent du tout au tout (du comique à la SF, au policier, au drame, etc). Cela contredirait ce que j'ai dit à propos de l'homogénéité de l'oeuvre.

En fait, il faut surtout compter avec les 3 personnages principaux, car ce sont eux qui garantissent la cohérence parfaite et cette mélancolie dont je parle tant, et que la trame principale approfondit à la perfection... chacun d'entre eux a déjà toute une vie derrière lui, et ils se rencontrent fortuitement le temps de 26 épisodes, croisant leurs itinéraires sans autre raison que le besoin d'argent. Cependant, petit à petit, des relations très implicites se tissent, et l'on perçoit au bout du compte que l'un des sujets principaux de Cowboy Bebop est la solitude, la façon de vivre avec, de la supporter ou d'en crever (Vicious, et une multitude d'autres personnages secondaires). Solitude, sociabilité sont au coeur de la série, ainsi que cette question de savoir si l'on est capable de survivre à une tragédie.

Cowboy Bebop, c'est en fait cela : que deviennent les héros de tragédie après la catastrophe finale. La série débute en quelque sorte là où tout aurait dû finir. C'est ce qui en fait un chef d'oeuvre : nos 3 héros sont déjà morts dès le début, Spike le dira lui-même, et ils errent ensemble en attendant que le tragique les rattrape. Ce n'est qu'aux épisodes 25-26 que le tragique viendra enfin rattraper ceux qu'il avait oubliés 26 épisodes auparavant. Entre Spike refusant d'oublier le passé, Faye essayant de ne pas en tenir compte, et Jet condamné à n'être qu'un observateur, l'histoire de Cowboy Bebop n'en finit plus d'offrir de belles nuances, allant du désespoir à la gaieté simple et enfantine (manger, attraper des méchants, faire la course) : il faut noter à quel point les héros de Cowboy Bebop s'amusent, à quels point leur attitude est légère face à ce passé qui les a "tué" sans les faire mourir (Spike), mis sur la touche (Jet) ou qui a effacé leur mémoire (Faye). Mais cette légèreté n'a de valeur que si le spectateur perçoit la profondeur de ces personnages, et la profonde mélancolie qui toujours vient relativiser ce bonheur que ces personnages n'attendaient plus.
D'ailleurs, les épisodes de la trame principale sont les plus audacieux dans la mise en scène, il faut voir par exemple à quel point Watanabe exploite les codes sans s'y soumettre, par exemple lorsque Spike tient Julia dans ses bras pour la dernière fois : il lève la tête vers le ciel, mais au lieu de faire entendre un cri de désespoir, le réalisateur fait un brusque gros plan sur la pupille de Spike, qui se dilate d'un coup, remplaçant ainsi le cri attendu par du visuel : Spike ne crie pas, ne pleure pas, la violence extrême de la scène s'est seulement jouée dans la dilatation d'une pupille. Cette séquence très pudique finalement est bien plus efficace qu'une mise en scène théâtrale où le héros aurait crié et levé les mains au ciel.

En fin de compte, Cowboy Bebop est une série très humaniste, très proche des derniers films de Clint Eastwood, en ce qu'elle refuse de transmettre un message, pour simplement montrer au spectateur que mélancolie, joie et peine sont indissolublement liées.
Rarement un dessin animé aura été aussi juste.

10/10

Par fabe144 le 23/05/2006 à 18:57

Cowboy Bebop est sans aucun doute le meilleur animé que j'aie jamais vu. C’est tout simplement un chef-d’œuvre dans tous les domaines. 
 
Premier point: Le dessin est exceptionnel. Les personnages sont très bien faits et entraînent des émotions incontestables. Les décors sont toujours magnifiques et très détaillés. 
Deuxième point: La musique est sublime, des morceaux très variés et toujours bien placés. Bande-son extraordinaire! 
Troisième point : L’histoire est excellente, c’est construit très intelligemment en suivant un fil rouge pas présent dans tous les épisodes et que l’on comprend peu à peu avec des touches philosophiques qui rehaussent encore le niveau du scénario s’il en était besoin. 
 
Grâce à cela, Cowboy Bebop crée une ambiance surnaturelle, un futur désillusionné, aux couleurs et décors ressortis du passé en seulement 26 épisodes (on aurait aimé en voir plus). Le top du top !

10/10

Par Descartes le 03/05/2006 à 20:25

Cowboy Bebop est depuis des années et restera pour longtemps une référence et un modèle tant c'est une réussite complète. C'est bien simple, il faut réfléchir un certain moment avant de trouver un défaut. Je vais donc commencer par ce défaut: certains épisodes sont moins bons que les autres, mais les autres étant tellements bons ils en restent quand même bons (ça fait beaucoup de "bon" mais c'est tellement bon ^^). 
 
On ne s'ennuie pas un seul instant, tous les épisodes ont leur particularité propre qui les rend uniques. Le choix de rendre les épisodes indépendants les uns des autres n'enlève rien à la qualité de la production, la trame principale de l'histoire revenant de façon récurrente permettant ainsi d'apporter un intérêt supplémentaire. La bande-son est tout bonnement onirique, avec des morceaux de jazz faisant couler la larme à l'oeil pour les aficionados de ce genre de musique, tant celle-ci se mêle à merveille avec les diverses scènes. Les personnages sont on ne peut plus charismatiques, chaque personnalité étant décrite avec finesse même si elles sont parfois un peu "cliché" (tiens, un petit défaut). 
 
L'animation, malgré ses 8 ans d'âge, est excellente, le chara design fouillé, et l'ensemble général est d'excellente facture, n'ayant rien à envier à la plupart des productions du moment. 
 
En bref, un bijou, un pur moment de divertissement, à voir et à revoir.

9/10

Par steflametisse le 06/03/2006 à 23:02

Une intrigue plutôt originale, la beauté des graphismes enchante les spectateurs, les traques aux rénégats sont haletantes et le mystère règne en maître sur l'animé. Nous sommes immergés dès les premiers instants dans l'action, et Spike est très facilement attachant grâce à son humour (qui ne fait pas rire tout le monde).  
Mais la beauté de Faye est encore plus étonnante. Elle attire le regard malgré son lourd passé comme tous nos petits héros préférés ! Les musiques donnent envie d'être écoutées encore et encore, peut-être grâce à Yoko Kanno qui a un don c'est sûr ! D'ailleurs dans Vision d'Escaflowne le film, c'est elle qui a composé ou même chanté, je ne sais pas, certaines musiques. C'est une voix magnifique, des paroles envoûtantes et des musiques enchanteresses.

8/10

Par Jewellys le 27/11/2005 à 15:59

Cowboy Bebop est mon animé préféré, pour une multitude de raisons.  
  
Déjà les persos sont tous très bien cernés et ont une réelle épaisseur. Chacun a un passé lourd à porter, et ils sont tous très différents, sans tomber dans des caractères stéréotypés. Ils ont tous plus ou moins leurs problèmes et chacun essaie de les régler dans des épisodes "sérieux".  
  
L'ambiance far west de l'espace est excellement bien rendue, avec nos chasseurs de primes perpétuellement fauchés. L'OST y est pour beaucoup avec ce mélange de blues - jazz - armonica particulièrement original pour un animé. Une OST vraiment excellente.  
  
Le chara design et le design des vaisseau est aussi excellent (ça fait beaucoup d'excellent, je sais), on voit que tout a été pensé au niveau des vaisseaux avec les ailes qui se replient, l'anneau des gros vaisseaux qui tourne pour être en pesanteur... des détails qui font que l'animé tend vers une excellence.  
  
Au niveau des épisodes, ils se suivent sans lien, chacun se suffisant à lui-même (sauf Jupiter Jazz et The Real Folk Blues) . Certains sont assez délirants genre Mushroom Samba tandis que d'autres sont beaucoup plus profonds. L'animation n'a pas de défauts et les scènes de combat, qu'elle soient à terre ou dans l'espace, sont toutes époustouflantes.  
  
Je sais que la perfection n'existe pas, mais je lui donne quand même 10/10 parce que c'est cet animé qui m'a fait aimer la japanim', et que c'est pour moi LA référence.  
 
See you space cowboy... 

10/10

Par alce le 08/08/2005 à 22:52

Attention, chef d'oeuvre !

Chef d'oeuvre musical : les morceaux sont variés, entrainants, disposés à bon escient et remarquables ambassadeurs de leur genre même s'il est parfois...bizarre !

Chef d'oeuvre d'animation : Pas de fausse note, les corps à corps sont merveilleusement orchestrés.

Chef d'oeuvre scénaristique : C'est bien la seule série où je n'ai pas trouvé d'épisodes sans intérêts, même entre la trame principale. Par moment, on se demande même ce qui est passé par la tête des scénaristes. L'univers est un SF simple : pas besoin d'aller explorer la galaxie, la voie lactée suffit !

Certaines scènes sont d'anthologie (BALLAD OF FALLEN ANGEL avec son flash-back sous fond sonore de choeur d'enfant, par exemple).

Bref, que du bonheur !
Un MUST see !

9/10

Par grabouh le 10/08/2004 à 14:57

Cowboy Bebop est l'un des anime les plus aboutis de ces 10 dernières années.

Cet anime est construit en "one-shot", c'est-à-dire que chaque épisode possède sa propre histoire. Mais on peut tout de même en classer 5 qui se suivent (dévoilant ainsi le passé mystérieux de Spike). Ce type de construction peut avoir des défauts en soi (histoire sommaire ou achevée à moitié...), mais on oublie vite cette remarque que l'on requalifiera de "détail" face à la richesse scénaristique (même si la base de chaque histoire n'est somme toute pas très originale...) de chaque épisode. En effet, l'équipe qui s'est occupé de cet anime a aussi réussi à captiver le spectateur (moi oui en tout cas...) pour l'homogénéité de l'ensemble de l'anime : aucun épisode (parmi les indépendants) ne se dégage vraiment l'un de l'autre.
Graphiquement, c'est excellent : les personnages dégagent un certain charisme (surtout Spike), le mecha-design est vraiment très bien réussi (raaah ! Je veux le vaisseau de Spike pour Noël !...), la 3D est utilisée à bon escient (quelques fois on a tendance à oublier que la 3D est présente, comme pour la construction des perspectives)... Enfin bref, le résultat obtenu est magnifique.
La réalisation ne connait pas de faiblesse : les scènes de combats (vaisseaux, gunfights et corps à corps) n'éprouvent aucun défaut, les personnages bougent normalement... Pas de problème là-dessus, du tout bon !
Et enfin, les musiques (mon gros coup de coeur...) à tendance jazzy sont somptueuses. Les deux génériques sont énormes (surtout celui de fin à mon goût...), et les BGM y sont pour beaucoup sur l'ambiance de l'anime. Yoko Kanno est vraiment une véritable artiste que tout le monde devrait connaître. Même en écoutant l'OST seule, c'est un véritable délice pour notre ouïe...

Donc si vous n'avez pas regardé Cowboy Bebop, bah il serait temps de vous y mettre... Et si vous n'avez pas beaucoup aimé, bah comptez pas sur moi pour vous comprendre...

P.S : là aussi j'aurais bien mis 9,5...

9/10

Par Virgina le 25/07/2004 à 23:18

Inoubliable anime. Des personnages passionants avec un design aussi fabuleux que la profondeur de leur caractère. Comment gagner un pari sur un mélange de space-opera et d'ambiance jazz? regarder Cowboy Bebop. Chaque épisode avoisine la perfection, dans les dialogues, les prises de vue...d'ailleurs mention spéciale à l'épisode Pierrot le Fou, mon préféré. C'est vraiment une merveilleuse série qui aurait sans doute mérité un 10 or je n'ai pas vu le dernier épisode à mon grand malheur. 
Ce qui est bien également, ce sont les personnages secondaires véritablement atypiques à chaque épisode comme Roco, episode 8, qui veut que Spike lui apprenne un peu de kung-fu, ou encore Len (désolée si finalement il s'appelle Lane, orthographe irretrouvable) ou encore... 
Un western s-f irréprochable (sauf peut-être Julia...avis absolument subjectif) et déjà culte.

9/10

Par Soul @ngel le 20/06/2004 à 19:39

Cowboy Bebop est un anime de SF tout à fait prodigieux. Tout les éléments d’une grande série sont réunis: une ambiance forte (l’univers de Bebop ne contient pas d’incohérence, il y a un côté un peu désabusé, mélancolique, bourré de rêves refoulés et fortement teinté "jazzie", aidé en cela par les dessins et la musique), des personnages équilibrés et charismatiques (chara-design parfait, chaque personnage est différent, ils ont tous un caractère bien à eux, des personnalités un peu opposées que l’on voit s’exprimer à travers les épisodes), une musique grandiose (mention spéciale à Yoko Kano qui a produit une OST tout simplement fabuleuse, elle colle parfaitement à l’univers, elle l’enrichit même), un scénario passionnant (intelligemment construit avec une très bonne intrigue et de nombreux rebondissements) et enfin des dessins superbes avec des décors détaillés et de très bonne qualité.
Certains épisodes se détachent un peu de l’univers de la série avec par exemple l’épisode 20 (#Pierrot le fou) qui possède un univers déjanté, glauque et malsain ou l’épisode 22 (#Cowboy Funk) qui est à mourir de rire. Donc en plus d’un scénario excellent, l’anime alterne différents moments d’action ou comique voire pour certain plus "tragiques" mais le tout reste bercé par l’ambiance si particulière de cette série (ce qui a grandement contribué à son succès). Dans chaque épisode, il se passe une aventure différente sans réel lien de dépendance mais on n’en apprend toujours un peu plus sur l’intrigue générale.

En conclusion, je recommande à tous, sans exception, cette superbe série qui excelle dans tous les domaines et à laquelle on ne peut faire qu’un seul reproche: ne pas avoir de suite!! Courez donc vous procurez les DVDs, vous ne serez pas déçus !!

9/10

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