Critique de l'anime Bakemonogatari

» par Nakei1024 le
14 Décembre 2011
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Bakemonogatari, ou les déboires d’un lycéen confronté malgré lui à des créatures surnaturelles qui vont lui mener la vie dure…

La première chose qui frappe avec cet anime, c’est sa réalisation extrêmement minimaliste. Très peu d’animation, beaucoup de plans fixes aux couleurs saturées et de fonds monochromes remplis de messages que l’on n’a pas forcément le temps de lire, le tout dans le plus pur style Shaft, voilà comment se présente de manière simplifiée cet anime. Doit-on pour autant en conclure qu’il est mauvais ? Que nenni.

Autant le dire de suite, je me suis régalé devant chacun des épisodes, grâce aux dialogues très inspirés et joutes verbales entre protagonistes. A la manière d’une pièce de théâtre, on peut dire que chaque épisode est un acte divisé en plusieurs scènes prenant lieu et place dans les divers endroits visités par Koyomi et ses nouvelles connaissances. Malgré cet immobilisme forcé évoluant au seul rythme des répliques, à aucun moment je n’ai ressenti l’envie de « quitter la salle », grâce aux efforts et artifices multiples consentis par les producteurs pour rendre l’ensemble plus vivant qu’il n’en a l’air à priori.

Pour cela, quelques ingrédients relativement simples, le premier étant de systématiquement limiter le nombre d’acteurs à l’écran (souvent 2, parfois 3, rarement 4, jamais plus) pour centrer le regard sur eux et non sur l’environnement qui les entoure. Le second truc est que le personnage principal est à la fois acteur et narrateur, livrant de manière continue et régulière ses commentaires (souvent sur un ton désabusé) hilarants sur l’action en cours. Enfin, pour maintenir le spectateur éveillé, placer de temps à autre et de manière plus ou moins brutale des fonds monochromes avec quelques inscriptions dessus.

Mais bien entendu, même avec une mise en scène aussi audacieuse et moderne, même le dialogue le plus abouti ne serait rien sans une palette de personnages hauts en couleur.

En premier lieu il y a bien entendu le personnage de Koyomi, reconnaissable entre mille avec sa mèche rebelle traduisant mieux que lui-même ses différents états d’esprit. Malgré son air un peu benêt et l’impression qu’il dégage de toujours être à côté de ses pompes, aucun des scénarios développés au fil des épisodes ne serait possible sans lui. Et quand il s’agit d’aller au charbon (quitte à prendre des risques), il répond toujours présent.

Vient ensuite la belle Hitagi Senjougahara, froide et agressive au premier contact, elle se révèle par la suite bien plus sympathique et abordable vis à vis de son camarade (voire même possessive). Mais elle reste malgré tout assez extrême dans sa manière de voir les choses et gare à celui qui oserait la contredire. Un personnage difficile à suivre s’il en est, qui aura toujours un temps d’avance sur son entourage.

Autour de ce couple étrange gravitent plusieurs autres protagonistes qui font leur première apparition au fur et à mesure des épisodes et finissent par former un petit groupe assez particulier composé essentiellement de personnalités excentriques. Jugez plutôt : un médium en chemise hawaïenne, une gamine dépourvue du moindre sens de l’orientation, une autre dont on dit qu’elle est un vampire, une sportive aux préférences sexuelles clairement marquées, une collégienne amoureuse et, un peu à l’écart, une déléguée qui se fait discrète (un peu trop même pour être discrète). Avec ce petit monde, autant dire qu’on n’a pas l’occasion de s’ennuyer.

Si vous avez bien compté, ça fait quand même une demie douzaine de demoiselles pour un seul garçon (Oshino étant largement au-dessus de ces problèmes d’adolescents). Nous referait-on le coup du harem ? Eh bien oui, mais attention, ici c’est un harem de prestige auquel on a droit, pas le genre larmoyant et totalement creux qu’on voit habituellement. Au fil des épisodes, Koyomi développe avec ses nouvelles rencontres des liens plus ou moins forts, et même si on voit très vite apparaître un petit triangle amoureux, il n’y a rien de gnangnan dans la manière dont celui-ci évolue.

Une mise en scène moderne, des personnages variés et hilarants qui évoluent au fil de dialogues réussis, que pourrait-on rajouter de plus ? Pourquoi pas un petit brin de fan service ?

Rien de grave je vous rassure, là encore tout est fait avec finesse et raffinement, mais un peu comme un bonus, on ne peut pas nier que les demoiselles sont particulièrement mignonnes et certains plans feront facilement tourner la tête du spectateur mâle, de même que celle du personnage principal.

Bref, Bakemonogatari, c’est une très bonne petite série aux allures de pièce de théâtre devant laquelle on rit de bon cœur. Il serait dommage de passer à côté.

Verdict :8/10
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A propos de l'auteur

Nakei1024, inscrit depuis le 05/01/2007.
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