Bakemonogatari

Bakemonogatari

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Bakemonogatari
  • Editeur: Dybex, Nolife

Doublage

Hiroshi Kamiya (Koyomi Araragi), Aya Hirano (Shinobu Oshino), Chiwa Saito (Hitagi Senjougahara), Emiri Katou (Mayoi Hachikuji), Eri Kitamura (Karen Araragi), Kana Hanazawa (Nadeko Sengoku), Miyuki Sawashiro (Suruga Kanbaru), Takahiro Sakurai (Meme Oshino), Yui Horie (subasa Hanekawa), Yuka Iguchi (Tsukihi Araragi)

Notes

12 épisodes ont été diffusés mais trois supplémentaires sont distribués sur le site officiel sous forme d'ONA et sont présents en tant qu'épisodes spéciaux dans l'édition DVD/BR. Cette édition comporte également un épisode 5.5 - Special Recap qui constitue le récapitulatif des 5 premiers épisodes.

Synopsis

Koyomi Araragi est un jeune étudiant de 3eme année qui fut autrefois vampire. Il fait la rencontre de Hitagi Senjougahara, une de ses camarades de classe, suite à un incident. Il découvre ainsi le secret de cette dernière qui tente de le protéger en le menaçant. Cependant, Koyomi lui propose son aide en lui présentant Oshino Meme, un homme mystérieux qui pourra l'aider à résoudre son problème.

Synopsis soumis par allbrice

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#Par soma86 le 16/02/2013 à 19:03

Soporifique ! Ce truc n'a aucun, mais alors là aucun intérêt...

Je ne suis qu'à l'épisode 6 et pourtant je sens que je ne pourrais pas achever cette série de pourtant seulement 15 épisodes. Quand je vois qu'il m'a fallu plus de quatre mois pour en arriver là, je comprends qu'il est temps de laisser tomber.

Qu'est ce qu'on regarde exactement ? Quel charme la série est elle censé mettre en avant ? Je n'arrive pas à croire qu'on puisse s'extasier devant un tel vide scénaristique. Pourtant 15 épisodes c'est court je ne devrais pas avoir autant de mal à ne pas regarder ma montre toutes les dix secondes, alors pourquoi mes yeux descendent-ils inexorablement vers celle-ci ? Pourquoi je n'arrive pas à porter le moindre intérêt à Bakemonotagari ? Bordel, mais va-t-il se passer quelque chose dans ce truc?

La bande son est assez agaçante voire crispante à la longue. Parfois on a une musique de suspense comme s'il allait se passer quelque chose mais finalement il ne se passe jamais rien. Ça parle, ça parle et ça parle. Mais ces dialogues n'apportent rien, il n'y a pas de trame, pas de psychologie, aucune réflexion sur quoi que ce soit. J'ai le sentiment que les prods se sont donnés la tâche de combler 5 heures d'anime avec uniquement du meublage en tout genre. On a très souvent des plans bizarres, des images qu'on ne comprend pas, des messages subliminaux qu'on a pas le temps de lire tout ça pour un animé qui ne va nulle part. Je ne vois pas sur quoi nous devrions porter notre attention. A part du fan service et du ecchi que voyons nous d’intéressant ? Entre des dialogues sans intérêt mélangés avec tout et n'importe quoi j'ai l'impression de regarder des épisodes HS de Naruto quoi, c'est dingue.

Moi quand je regarde un animé ou un film, c'est soit pour l'humour, soit pour l'histoire, soit pour la psychologie des persos, soit pour l'émotion, soit pour les réflexions qu'elle amène, ou encore pour voir des scènes d'action bien bourrins. Bakemonotagari n'amène rien de tout cela, l'animé n'est pas drôle, le scénar est inexistant et les épisodes sont parfaitement statiques, pire que de ne pas être original il se permet en plus d'être mortellement chiant. Bref, c'est naze, on passe!

2/10

#Par Nakei1024 le 14/12/2011 à 20:18

Bakemonogatari, ou les déboires d’un lycéen confronté malgré lui à des créatures surnaturelles qui vont lui mener la vie dure…

La première chose qui frappe avec cet anime, c’est sa réalisation extrêmement minimaliste. Très peu d’animation, beaucoup de plans fixes aux couleurs saturées et de fonds monochromes remplis de messages que l’on n’a pas forcément le temps de lire, le tout dans le plus pur style Shaft, voilà comment se présente de manière simplifiée cet anime. Doit-on pour autant en conclure qu’il est mauvais ? Que nenni.

Autant le dire de suite, je me suis régalé devant chacun des épisodes, grâce aux dialogues très inspirés et joutes verbales entre protagonistes. A la manière d’une pièce de théâtre, on peut dire que chaque épisode est un acte divisé en plusieurs scènes prenant lieu et place dans les divers endroits visités par Koyomi et ses nouvelles connaissances. Malgré cet immobilisme forcé évoluant au seul rythme des répliques, à aucun moment je n’ai ressenti l’envie de « quitter la salle », grâce aux efforts et artifices multiples consentis par les producteurs pour rendre l’ensemble plus vivant qu’il n’en a l’air à priori.

Pour cela, quelques ingrédients relativement simples, le premier étant de systématiquement limiter le nombre d’acteurs à l’écran (souvent 2, parfois 3, rarement 4, jamais plus) pour centrer le regard sur eux et non sur l’environnement qui les entoure. Le second truc est que le personnage principal est à la fois acteur et narrateur, livrant de manière continue et régulière ses commentaires (souvent sur un ton désabusé) hilarants sur l’action en cours. Enfin, pour maintenir le spectateur éveillé, placer de temps à autre et de manière plus ou moins brutale des fonds monochromes avec quelques inscriptions dessus.

Mais bien entendu, même avec une mise en scène aussi audacieuse et moderne, même le dialogue le plus abouti ne serait rien sans une palette de personnages hauts en couleur.
En premier lieu il y a bien entendu le personnage de Koyomi, reconnaissable entre mille avec sa mèche rebelle traduisant mieux que lui-même ses différents états d’esprit. Malgré son air un peu benêt et l’impression qu’il dégage de toujours être à côté de ses pompes, aucun des scénarios développés au fil des épisodes ne serait possible sans lui. Et quand il s’agit d’aller au charbon (quitte à prendre des risques), il répond toujours présent.
Vient ensuite la belle Hitagi Senjougahara, froide et agressive au premier contact, elle se révèle par la suite bien plus sympathique et abordable vis à vis de son camarade (voire même possessive). Mais elle reste malgré tout assez extrême dans sa manière de voir les choses et gare à celui qui oserait la contredire. Un personnage difficile à suivre s’il en est, qui aura toujours un temps d’avance sur son entourage.
Autour de ce couple étrange gravitent plusieurs autres protagonistes qui font leur première apparition au fur et à mesure des épisodes et finissent par former un petit groupe assez particulier composé essentiellement de personnalités excentriques. Jugez plutôt : un médium en chemise hawaïenne, une gamine dépourvue du moindre sens de l’orientation, une autre dont on dit qu’elle est un vampire, une sportive aux préférences sexuelles clairement marquées, une collégienne amoureuse et, un peu à l’écart, une déléguée qui se fait discrète (un peu trop même pour être discrète). Avec ce petit monde, autant dire qu’on n’a pas l’occasion de s’ennuyer.
Si vous avez bien compté, ça fait quand même une demie douzaine de demoiselles pour un seul garçon (Oshino étant largement au-dessus de ces problèmes d’adolescents). Nous referait-on le coup du harem ? Eh bien oui, mais attention, ici c’est un harem de prestige auquel on a droit, pas le genre larmoyant et totalement creux qu’on voit habituellement. Au fil des épisodes, Koyomi développe avec ses nouvelles rencontres des liens plus ou moins forts, et même si on voit très vite apparaître un petit triangle amoureux, il n’y a rien de gnangnan dans la manière dont celui-ci évolue.

Une mise en scène moderne, des personnages variés et hilarants qui évoluent au fil de dialogues réussis, que pourrait-on rajouter de plus ? Pourquoi pas un petit brin de fan service ?
Rien de grave je vous rassure, là encore tout est fait avec finesse et raffinement, mais un peu comme un bonus, on ne peut pas nier que les demoiselles sont particulièrement mignonnes et certains plans feront facilement tourner la tête du spectateur mâle, de même que celle du personnage principal.

Bref, Bakemonogatari, c’est une très bonne petite série aux allures de pièce de théâtre devant laquelle on rit de bon cœur. Il serait dommage de passer à côté.

8/10

#Par Numenorian le 05/05/2011 à 21:04

Il est 20:27. Je viens à peine de finir ma longue critique. Je clique sur poster… Désolé une erreur c’est produite :,-(
Argh !!
Vite, je fais précédent, maudissant ma stupidité de n’avoir rien sauvegardé, priant les dieux du temps perdu de n’avoir pas jeté leur regard sur moi…
Mais le monde est cruel et ma superbe production a été effacée. La lassitude m’envahit, et je pense éteindre l’ordinateur.
Dois-je recommencer ?


Oui, car Bakemonogatari en vaut la peine ! Vite, j’ouvre Word et tache de ne pas commettre la même erreur !

Ma première impression sur l’anime fut sa redoutable modernité. Palette graphique innovante, graphisme artistiques, dessin audacieux, c’est déjà dangereux ! Le producteur devait être de sacré bonne humeur quand il a laissé passer cela. Et oui, cela restreint le public. Mais quel bonheur pour ceux qui sauront l’apprécier !

Le scénario ensuite. Le style est absolument unique, il n’y a quasiment que … des dialogues. Les personnages parlent, parlent et parlent encore. Le récit n’avance parfois que par un long dialogue qui constitue à lui seul la moitié de l’épisode. Lassant, direz-vous ? Et bien, absolument pas ! Ici se révèle tout le génie de l’auteur, dans ces dialogues animés et savoureux, subtils et amusants. Chaque personnage à son style, ses tics et sa manière de s’exprimer. Cela donne à la série un caractère original et artistique irremplaçable.

Mention spéciale pour les personnages qui sont bien travaillés même si l’on tombe parfois dans le cliché. Senjougahara est magnifiquement insupportable, Oshino est très bien construit, Araragi est terne mais ses accès de colère comblent son manque de caractère. On s’attache vite à cette palette de personnages, délicieusement sympathique.

Pour l’histoire, le choix de la découpe sur plusieurs épisodes est appréciable. Cela permet un scénario qui tient la route sans lasser. Cependant, le manque de temps des développeurs est visible, et des incohérences font parfois surface. On a l’impression que certaines scènes sont bâclées vers la fin, et il nous reste comme un goût d’inachevé, gage de qualité pour certains, mais qui est indigne de la série. Le genre (fantastique réaliste) s’adapte parfaitement au style, et est une agréable surprise pour le spectateur néophyte.

En conclusion, Bakemonogatari aurait mérité d’être une grande série, s’il n’y avait eu la contrainte du roman. Tout est là, l’histoire, les personnages, le style. Mais cette petite pépite n’a eu que trop peu d’épisodes pour se révéler. Gageons que le préquelle et la séquelle sauront rattraper cela !

Si vous n’avez pas encore vu la série je ne vous dirais qu’une chose : elle est horrible, moche, abominable et tout ce qu’il faut. A trop recommander on est toujours déçu. Par contre, regardez-là et forgez-vous une opinion, en partant du plus mauvais pessimisme. La surprise sera grande !

PS : 7 pour la forme +1 pour l’originalité +1 pour l’audace

9/10

#Par Deluxe Fan le 23/09/2010 à 03:47

Bakemonogatari : le mieux est l’ennemi du bien


Voilà un anime que je ne n’aurais jamais pris la peine de voir si les collègues d’AK ne m’en n’avaient pas fait la recommandation. Je tiens donc en avant-propos à les remercier pour leurs conseils avisés. Ensuite, il faut savoir que je ne connaissais absolument pas le studio Shaft ainsi que leur travail, je n’aurais donc pas d’arguments à faire valoir sur le sujet. Mais bon, il y en a suffisamment dans la série elle-même pour écrire une bien belle critique.

Bakemonogatari késako ? Il s’agit au départ d’un roman que j’ai pas lu, édité au Japon où j’ai pas été. Adapté en animé par le studio Shaft que je ne connais pas, 12 épisodes furent diffusés sur une chaîne de télé que j’ai jamais regardée, et les trois derniers furent mis en ligne sur un site où je suis jamais allé. J’ai déjà vu quelques animés tirés de romans et leur qualité est assez inégale. Mais Bakemonogatari (je vais l’appeler Bake parce que sinon mon clavier tiendra pas) a des arguments qui éveillent d’entrée mon intérêt.

D’une part la publication du roman dont la série est tirée est terminée, et la série en adapte TOUS les chapitres. C’est pour moi une première, je suis plutôt habitué aux séries qui n’adaptent qu’une partie et laissent tomber la suite, laissant les fans sur le carreau (on m’apprend que Mlle Suzumiya a les oreilles qui sifflent…). Ensuite, Bake joue dans un registre auquel je suis assez sensible. Certains l’appellent «contemporain-fantastique», d’autres «truc de lycéens avec du paranormal dedans», en tout cas moi j’aime ce genre d’histoires. Pour finir, la série se compose de plusieurs mini-arcs de deux à cinq épisodes, arcs semi-indépendants puisque si les personnages réapparaissent d’un arc à l’autre, leur influence est moindre une fois que leur histoire est bouclée. J’aime ce système.

Bake raconte donc l’histoire de Koyomi, un jeune lycéen qui va chez le même coiffeur que Titeuf, ce qui lui offre une mèche de cheveux particulièrement vivace (il en a de la chance). Tout au long de la série, il va rencontrer une demi-douzaine de jeunes filles aux prises avec des fantômes, yokaïs et autres joyeusetés. En bon jeune garçon galant, celui-ci va faire son possible pour les aider, et puis s’en faire des (petites) amies par la même occasion (il en a de la chance !). Ce qui ne lui posera pas de problème, Koyomi étant lui-même une sorte de vampire invulnérable (il en a de la chance !!). Ça c’est tout à fait le genre d’histoire qui me plaît d’habitude. Quand c’est bien fait. Car, on y arrive, Bake accumule les défauts.

Primo, les personnages. Si j’ai trouvé Koyomi agréable en tant que héros, le harem (oups ! mot tabou !) qui l’accompagne est assez hétéroclite. Véritable sac à clichés, on y trouvera la Tsundere (c’est elle qui le dit), l’intelligente à gros seins, le garçon manqué (lesbienne qui plus est), la petite surexcitée, etc… Je ne suis pas du genre à critiquer un animé parce qu’il contient des stéréotypes, loin de là, mais certains sont juste meilleurs que d’autres. Par exemple j’adore le modèle « intelligente à gros seins » mais j’ai horreur des Tsundere. Du coup, chaque scène où apparaît Hitagi est une vraie torture, j’ai même plus envie de regarder. Sa voix monotone, ses remarques condescendantes et mesquines, son caractère retors… qu’est-ce que vous pouvez bien lui trouver ? J’ai d’ailleurs trouvé sa relation avec Koyomi parfaitement bidon, j’y ai pas cru un seul instant. Inutile de préciser que l’épisode 12, qui se focalise sur nos amoureux de l’enfer, fut une purge à regarder (par contre, Tsubasa, elle est gentille et intéressante, surtout dans le dernier arc où elle est bien mise en valeur, enfin bref…). Les autres filles ? Sympas mais sans plus. Shinobu ? Vu que l’on ne saura quasiment rien à son sujet, on ne peut rien en dire. Oshino ? Lui il est génial, il me fait penser à Yûko de xxxHolic, il est très charismatique.

Deuxio, l’histoire. Celle-ci est très bien, je le répète, mais elle est traitée n’importe comment. En effet, je n’étais pas du préparé à le voir là, mais il a surgi de n’importe où en me suivant partout comme la Team Rocket, je parle du… Fan-service ! Bon sang mais j’ai rarement vu cela ! Et attention, ce n’est pas du ecchi balancé à tout va (encore que), mais il s’agit d’un genre encore plus vicieux de fan-service verbal ; avec moult dialogues tendancieux, blagues en dessous de la ceinture, sous-entendus qui n’en sont en fait pas. Bref, de quoi noyer l’histoire sous une belle couche de vulgarité. Personnellement j’aurai préféré que l’on approfondisse le background de la série plutôt que l’on passe une moitié d’épisode à se demander si X ou Y est puceau, si Y ou Z s’est déjà fait toucher les seins, ou que l’on montre durant dix minutes une fille se déshabiller puis se rhabiller puis à nouveau se déshabiller sous l’œil lubrique du héros et celui désabusé du spectateur. Cela m’amène au défaut sous-jacent, celui de la construction. Je ne suis pas dupe, si chaque première moitié d’épisode est faite de dialogues inutiles et vulgaires, c’est que l’histoire n’est pas assez dense pour remplir douze épisodes entiers. Du coup j’ai alterné entre des phases d’ennui pur et des phases d’intérêt soudain. C’est fatigant, à la longue.

Tertio, la mise en scène. Quand j’ai vu ces décors minimalistes, ces couleurs sobres, ces rues vides, et ces fameuses coupures qui interviennent de manière intempestive et injustifiée, j’ai hésité. Est-ce la direction artistique qui est à ce point nulle ou bien les producteurs cherchent-ils à maladroitement cacher leur manque de moyens ? Au final j’ai opté pour les deux solutions. Et puis, cela donne, il faut l’avouer, une certaine patte à la série qui la rend immédiatement reconnaissable. A quelque chose malheur est bon, donc. Ah et puis, qui a eu la fausse bonne idée de changer de générique tous les deux épisodes ? Pour moi un générique c’est ce qui fait une part de l’identité de la série, alors ce n’est pas vraiment malin.

La critique peut jusqu’ici paraître sévère, mais dans l’ensemble j’ai aimé Bake. Je parlais des génériques, et bien ceux-ci sont très beaux musicalement, et très variés. La BGM est excellente aussi. La réalisation est de haute tenue (suffit de voir les scènes de combat), et la chara-design plutôt joli. Enfin, l’histoire est vraiment bien écrite. Chaque « cas » des filles à un rapport avec des problèmes familiaux ou sentimentaux, et la résolution de chaque mystère promet son petit moment de surprise et d’émotion. Et les histoires gagnent en intérêt au fil de la série, ce qui prouve qu’adapter la totalité du roman est la seule bonne manœuvre. Dommage qu’ils n’aient pas adapté la suite du roman avec les deux sœurs du héros, ou expliqué plus en profondeur le passé de Koyomi et de Shinobu.

Reste ces défauts de mise en scène inhérents aux séries qui cherchent à faire original là où quelque chose de plus simple mais de plus efficace aurait largement suffi. Mais c’est sûr que pour ceux qui veulent voir un truc qui sort des sentiers battus, même moi je le recommande.

(J’aurai pu mettre 5 aux douze premiers épisodes, mais le personnage de Black Hanekawa mérite à elle seule un point Nya~)


Les plus
- Direction artistique moderne et stylée
- Une animation comme on voudrait en voir plus souvent
- Quelques bonnes idées quant au scénario

Les moins
- Personnages agaçants
- Trop de harem, trop de vulgarité, trop de fan-service
- Les dialogues inutiles et ennuyeux de Nisioisin

7/10

#Par LordFay le 11/09/2010 à 23:31

Bordel. Bakemonogatari. Tout m'a plu et je suis resté scotché devant mon écran, tout au long des 15 épisodes. Bakemonogatari est une expérience unique, qui ne peut laisser personne indifférent.

Commençons par l'aspect graphique, et c'est déjà un gros point. L'animation est irréprochable, et les dessins, non contents d'être de très bonne qualité, ont une identité très forte qui rendent l'ensemble reconnaissable en un clin d'oeil. La patte de Shaft est ici sublimée et tous les effets visuels très caractéristiques de ce studio sont ici exploités d'une façon magistrale.
C'est ainsi que l'on observera toutes sortes de jeux de couleurs, très différents d'un arc à l'autre (l'anime compte 5 arcs chacun centré autour d'un personnage en particulier). Le moindre bout de décor est chargé de sens, et un sentiment légèrement effrayant de surréalisme, d'onirisme, se dégage de l'ensemble.
Bref, Bakemonogatari vaut le coup d'oeil rien que pour son aspect graphique incroyable.

Le scénario n'est pas en reste et propose quelque chose de très semblable : un voyage entre la réalité et le fantastique, dont la nature change complètement d'un arc à l'autre. Le premier arc est mystique et envoûtant, le second absurde et labyrinthique, le troisième violent et angoissant... Quelle que soit la malédiction ou l'esprit dont Koyomi tente de débarrasser quelqu'un, la fin est toujours bizarre, presque ésotérique, mais pas toujours manichéenne. La série nous offre en prime quelques moments d'une rare intensité, comme la scène de fin de l'épisode 12, très romantique.
L'humour est également présent. Senjougahara et ses répliques mordantes balancées sans la moindre sensibilité ("Désolé, mais je ne peux rien faire quant à ta médiocrité en tant qu'être humain"), Kanbaru et sa personnalité pétillante... L'aspect comique n'est certes pas le point principal, mais il sait s'intégrer efficacement au récit, ne dérange pas, et est d'une grande qualité (j'insiste, le sens de la répartie de Senjougahara est vraiment impressionnant).

Côté personnages, nous avons donc Koyomi, héros simple, attachant; à ses côtés, Senjougahara, possiblement l'individu à la violence verbale la plus ravageuse que je connaisse. Les autres personnages sont aussi très bons, notamment Oshino qui est un mystère sur patte véritablement hyptonisant.

Terminons par l'audio : les openings (au nombre de 5, pour un anime de 15 épisodes ¯\(o_°)/¯ ) sont plus intéressants pour leurs images et leur façon de contextualiser les personnages, que pour la musique elle-même... J'ai quand même bien adhéré à l'opening 1, Staple stable, notamment car il revient souligner la présence de Senjougahara tout au long de l'anime.
Les musiques sont par contre plutôt marquantes, avec des thèmes de piano légers qui contribuent à créer autour de Bakemonogatari une ambiance unique.

Bien, étant à court de superlatifs, je vais m'arrêter là. Vous l'aurez compris, c'est plus un hommage qu'une critique... Il n'y a presque rien à jeter ; bref, je suis totalement tombé sous le charme de cet anime magique.

9/10

#Par orphée le 06/06/2010 à 11:07

J'ai volontairement pondu cette critique après avoir vu uniquement les 12 premiers épisodes sur 15 (car les 3 derniers n'ont jamais été diffusé, et sont donc plus durs à trouver, voire impossible pour le 15)

Donc cette série m'a plu dès le premier regard (coup de foudre?), c'est du Shinbo déchainé, probablement le plus artistiquement soigné parmi ceux que j'ai vu, hormis "Le Portrait de Petite Cosette". La réalisation graphique est magnifique, et on est constamment soumis à la touche artistique de Shinbo avec des couleurs qui choquent parfois, des mises en scènes psychédéliques. Un régal pour les yeux.

Pour ce qui est de l'intrigue, elle est très surréaliste, divisée en 5 partie dont la 5ème ne sera pas achevée lors de la diffusion (dommage d'ailleurs), et ces intrigues brillent par leur originalité, l'ambiance est également bien retranscrite, amateurs de Shinbo, vous avez devant vous un de ses meilleurs (du moins à mon gout).

Au niveau des personnages, notre héros est un héros classique, trop gentil, qui aide à peu prêt tout le monde sans broncher, mais sa situation est tout de même crédible étant donné son histoire, et son implication est proportionnelle à sa situation auprès des personnages qu'il aide. On remarquera bien sur le personnage de Senjugahara, à la personnalité excentrique et aux dialogues éloquemment piquants, qui est le parfait contraire du personnage féminin classique. Les personnages mis en avant à tour de rôle dans chaque intrigue sont très attachants (surtout Sengoku). Je me suis également énormément attaché au personnage qui sert le moins de l'anime, dont tout le monde ignore la voix, mais qui, justement, marque par son manque de présence. il s'agit de la petite vampire qui traine dans son coin lorsque le héros va voir Oshino.

Au niveau des dialogues, nous avons devant nous un catalogue de vannes assez génial, pimenté par des phrases qui nous laissent quoi, et des répliques prononcées par le héros, décrivant toujours la situation dans ce qu'il y a de plus amusant (le terme "décalé" correspondrait plus).

Petit hic tout de même, pas forcément trop dérangeant (sauf pour les anti-moe), une présence excessive de fan service dans certaines scènes (heureusement rares et courtes), même si elle est justifiée à chaque fois, on a l'impression que la justification est plus un prétexte.

Ceci écarté, nous avons devant nous une série originale, à la réalisation graphique rare et très belle, une intrigue complètement psychédélique, qui répondra à toutes vos attentes si vous aimes le style de Shinbo, ou si vous recherchez du surnaturel, du psychédélique, ou toute sorte d'excentricité. C'est d'après moi une des meilleures séries que j'ai vu. (Par contre, pour ceux qui n'apprécient pas le style, ne regardez pas cet anime, vous risquez de mal le juger)

10/10

#Par Enostix le 07/02/2010 à 16:51

Alors, bakemonogatari, véritable anime au scénario diffus, ou simple succession d’histoires n’étant qu’un prélude à une suite plus convaincante ?
Difficile de trancher selon moi. En fait je dois le dire, ça m’a plu, ça m’a vraiment plu, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut lui pardonner ses lacunes.
Première chose, l’anime est signé shaft, a prendre comme un avantage ou un inconvénient, faut voir.
Ici, caractérisé par son ambiance un peu glauque, ses décors assez vide hormis les personnages récurrents, et les dialogues un peu (beaucoup ?) wtf (moins que ceux de sayonara zetsubou senseï, quand même). D’ailleurs les doubleurs du professeur itoshiki dans SZS et d’araragi sont les mêmes.

Parlons en, des dialogues. Les personnages passent le plus clair de leur temps à parler entre eux (je ne dis pas que c’est une tare de l’anime), et il y a beaucoup de passage où il y a des successions de messages écrit. En particulier au début de chaque épisode, et aux coupures entre deux scènes par exemple (les dites coupures sont un peu trop présente malheureusement, même si elles participent à l’ambiance). En ayant visionné plusieurs épisodes subbés par des teams différentes, je dois dire que les discussions ne rendent pas du tout pareil. Et c’est dommage, car de ce fait on ne peux pas saisir tout le sens de certaines répliques (je dis ça parce que ça m’a paru plus marquant que sur d’autre animes, je suis conscient qu’on ne peut pas tout traduire au mot près.)

Le scénario. Le personnage principal, koyomi araragi, est un lycéen anciennement vampire mais dont les pouvoirs sont à présent réduit à une auto-guérison ultra rapide. Un héros non caricaturé en fait, puisqu’il n’est pas dopé au charisme, mais pas non plus comme tout ces personnage masculins entourés de belles jeunes filles (à savoir amorphe, prépubère ou bien manquant d’intellecte). On soulignera quand même une légère tendance au sacrifice et un penchant pour le harcèlement des filles de primaire et vice versa.

Ensuite il y a senjougahara hitagi, la première fille à être sauvée par koyomi. Demoiselle plutôt agressive, faisant des remarques blessante à l’extrême. Elle a vécu un drame, et suite à ça (avec un enchainement d’événement) à vu son poid descendre jusqu’a atteindre la barre des 5kg (oui oui). Cela lui vaudra d’être sauvée par notre héros d’ailleurs. Elle et lui entretiendrons par la suite une liaison amoureuse originale (pour ne pas dire bizarre) mais qu’on ne pourra voir qu’au début de l’anime puis au dernier épisode, dommage.

Un autre personnage clé : Oshino. Sorte d'exorciste, dont on ne sait rien évidemment, a par qu’il a sauvé koyomi et qu’il continue d’exorciser ce que nous pouvons appeler bizarreries, singularités ou encore malédictions...
Un autre personnage mystérieux présent aux côtés d'Oshino : Shinobu. C'est aussi une vampire, à l'apparence d'une fillette. Elle est tout le temps assise dans un coin et ne parle jamais. On n'en sait encore moins sur elle, a part qu'elle partage apparemment une relation privilégié avec koyomi.

Voilà, notre scénario est en fait une succession d’histoire durant lesquelles notre héros sauve des filles en détresse grace au talent d’oshino. Ca peut paraître simplifier à l’extrême, mais c’est vrai, quand on arrive la fin, on se rend compte qu’on ne sait rien.

A part ça, on peut dire que le character design est correct. Les décors le sont eux aussi, bien que souffrant d’une certaine stérilité.
Il y a peu de scènes d’actions, je les ai pourtant appréciées, l’animation est plutôt bonne même si elles se résument à montrer le héros se faire passer à tabac (présence d’un petit côté gore, c’est ce qui m’a plu).

En résumé pour moi, c’est du pas mauvais, mais ce serait encore mieux accompagné d’une suite digne de ce nom (dans l’hypothèse où elle pourrait exister).

Pour finir, une petite réplique du héros ;) : « ici se tient un lycéen qui, en se laissant aller, harcela sexuellement une fille d'école primaire, avec conviction. Au moins, je voulais croire qu'il ne s'agissait pas de moi. »

7/10

#Par Krokko le 31/10/2009 à 21:36

Dans le genre, Sayonara Zetsubou Sensei était déjà un sacré OVNI mais Bakemonogatari atteint les sommets de la Guerre des Etoiles. Il Faut le dire, à la fin de chaque épisode, on en ressort essouflé, haletant, les yeux larmoyants et le coeur bondissant. Non ce n'est pas une série de tout repos, en parti à cause des nombreux sous-titres un peu partout, mais pas seulement. Comme dans son prédécesseur, les petits détails foisonnent, les minis trucs qui arrachent un sourire, il y en a partout! Mais si cela fait en grande parti sa force, ce délire profondémment cosmique peut parfois être agaçant.

S'il dispose de qualités graphiques indéniables (comme l'on peut le constater avec les images de la fiche), d'un chara-design lisse et épuré, très agréable à voir, on ne peut pas dire que c'est la révolution visuelle de cette année, ni même de la saison. En effet, les décors sont assez fades, vides et, bien que je pense que ce soit à dessein, c'est parfois ... désagréable. Les personnages sont de plus seuls au monde, lorsque d'autres plus secondaires doivent intervenirs, ce sont des ombres, des visages masqués et franchement, ca devient assez ... gênant sur la durée. Néanmoins, l'OST vraiment très bonne réhausse le tout.
Pourtant il y a quand même certaines choses qu'il ne faut pas taire. Comme l'abus de gros plans, certes pour profiter de ce magnifique chara-design mais abus quand même. Et mon Dieu mon Dieu, c'est quoi ces "coupures"? Rouge, noir (jaune et blanc à l'occasion), dénombrée ou non dénombrée, ya sûrement un truc mais je suis trop occidental pour le comprendre!

Maintenant ca va être difficile de sortir une critique ordonnée d'un animé si confus. On peut dire que le fil rouge de "l'histoire" est (R)arara(ra)gi-kun qui est vraiment trop gentil et aime bien aider les personnes en difficultés avec des phénomènes paranormaux. En fait il se contente d'amener les gens à Oshino et de pratiquer les exorcismes. Mais ce personnages n'est pas des plus intéressants, malgré un minimum de charisme, deux persos m'ont vraiment marqué (disons deux et demi). Car l'histoire de Bakemonogatari ce sont plusieurs petites histoirettes (plutôt sporadique comme phrase), mettant en jeu une nouvelle fille à chaque fois (il ne faut pas nier que l'animé manque de présence masculine).
La première étant Senjougahara, l'un de mes personnages préférés maintenant. C'est une tsundere, bien que je n'ai toujours pas compris d'où ils tenaient le deredere. Elle est sadique, violente, menacante, avec une voix magnifique d'uniformité mais elle est tellement attachante, par son vécu, ce qu'elle véhicule.
Vien ensuite Kanbaru, personnage vraiment atypique de l'animation. Sous des couches d'énergie et de sportivité se cache quelque chose de sombre et de peu attirant, faisant d'elle un personnage légèrement schisophrène. Un must de l'animation elle aussi.
Le demi est pour la petite fille perdue (j'ai vraiment du mal avec les noms décidémment!) du style moe-kawaii. Elle n'est pas aussi attachante que les deux précédente même si son "bégaiement" ne manque pas de drôlitude, mais cette histoire là est vraiment belle se simplicité.
Les autres ne m'ont pas particulièrement touché, même si Hanekawa n'est pas inutile, elle est trop superficielle à mon goût. La dernière est tellement inutile, les épisodes 9 et 10 complètement à côté de la plaque, que j'ai décidé d'oublier son existence. Et on aimerait bien en savoir un peu plus sur Shinobu, liée à Araragi.

Léger intermède concernant le "fan service". Je le trouve ici de qualité, l'épisode deux est juste "Wahou!" et dans les autres il n'est pas particulièrement présent (sauf un peu dans l'épisode 9 ou 10, mais ceux là ont été reniés). Plutôt agréable, souvent sous-entendu, il n'est pas horriblement explicite. Et ça c'est bien!

Bien sûr ce type de narration très confus, très entrecoupé et vraiment bien bordélique ne plaira pas à tout le monde. Sil il y a quelques combats, ils ne sont pas pléthores et c'est pas mal de blabla. Je dirai que les trois quarts seulement des épisodes sont intéressants, mais seulement pour les perles qui s'y nichent, pour Senjougahara et Kanbaru (et la demi), je vous conseille de tenter ce voyage au coeur ... des étoiles je dirai.
J'étais parti pour un joli 7.0001 presque rond mais cet épisode 12 m'aura convaincu d'arrondir au supérieur.

8/10

#Par BelleZeBat le 18/08/2009 à 00:39

Encore une fois chez Shaft. Un anime au style ultra-reconnaissable pour qui a vu ne serait-ce qu'un épisode de Zetsubou Sensei ou Maria Holic. Un anime où, en regardant les graphismes, la narration, le rythme, on serait tenté de dire qu'il a du potentiel. Et puis, comme avec les deux animes sus-cités, rien derrière.
Les épisodes sont fait de la même toile de vide scénaristique absolu comblé par du n'importe quoi. Ca peut-être très bien fait, l'anime qui raconte n'importe quoi, c'est même une spécialité japonaise, mais ça ne marche pas à tous les coups ...

En l'occurence, on reste sur le même genre de rythme lent, contemplatif et vaguement déprimant de Zetsubou Sensei. Mêmes effets, mêmes phrases plus ou moins subliminales et impossibles à subber. L'univers en soi est assez agréable : deux doigts de fantastiques dans une soupe à la vie quotidienne, on explique rien mais ça marche. Et puis on vient tout gâcher en faisant des épisodes vides à souhait. Le scénario de chaque épisode tient en général en une ligne, et comble du comble, la sympathique "patte" de Shaft sert la plupart du temps à trouver des façons originales de faire passer une bonne dose de fan-service (voir ecchi, franchement).

Voilà. A chaque fois, je suis déçu par le peu d'intérêt de leurs animes, et ce, malgré une réflexion évidente sur la mise en scène. Pour moi, Bakemonogatari ne fait pas exception.

3/10