The Garden of Sinners (Film 5)

The Garden of Sinners (Film 5)

Informations générales

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: The Garden of Sinners - Spirale Contradictoire
  • Editeur: Kazé

Doublage

Kentarou Itou (Mikiya Kokutou), Kikuko Inoue (Touko Aosaki), Tomoko Kawakami (Shiki Ryougi), Jouji Nakata (Souren Araya), Miki Itou (Kirie Fujou), Yuji Ueda (Daisuke Akimi), Yukari Tamura (Azaka Kokutou)

Synopsis

Tomoe, un jeune garçon perturbé, s'enfuit de chez lui après avoir poignardé à mort sa mère. Alors qu'il se fait battre par une bande de voyous, Shiki s'interpose et lui propose de venir habiter chez elle. Il accepte. Au fil du temps, il lui avoue ce qu'il a fait, même si les journaux n'en parlent pas du tout. Shiki décide d'enquêter dans l'immeuble de Tomoe et découvre que l'immeuble en question cache quelque chose.

Synopsis soumis par kuchiki byakuya

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#Par GTZ le 17/09/2011 à 05:26

Ah ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de critiques. Eh hop là on repart comme en quarante.

Et pas sur n'importe quoi mes amis. Sur le KnK 5 bordel de merde !

Suivant mes confrères nasuversiens je me dois d'exprimer mon sentiment sur ce film.

Kara no Kyoukai est une série de film. En voyant le premier film je fus choqué. "Qu'est ce que c'est que ce truc ?!". J'ai adoré tout de suite, je me suis jeter sur les suivant, extatique de leur existence.

Plusieurs films passent, je suis déjà bien convertie, c'est bon je suis foutu, j'ai plus aucune objectivité sur le sujet. Arrive le film quatre, déception pour ma part. L'univers a faillit me lâcher.

Voilà que je lance le film cinq.

...

Damned !

Sous des abords de films complexes, c'est une véritable histoire magique qui nous est présenté. Spiralé comme il porte si bien son nom, le récit nous transporte (un tant soit peu qu'on est accroché) dans un univers éthérée, inconnue celui de la magie.
Car de tous les films, c'est le plus perchée. Rien à voir avec les délires visuel et ambiance glauque artistique des précédents. Là, c'est du boulot sérieux, du tarabiscoté, pour les tatoués. Là on a faire à de la story de magos. Et les magos ils sont barjos !

Pour dire la réalisation suit le principe, le film prend un départ déroutant mais le tout se suit de manière claire. Créant une fausse confusion scénaristique, le tout est en fait limpide tellement la construction du récit est maîtrisé. Merci à un montage sur mesure, aidé d'une bande son accompagnant à merveille le déroulement de l'histoire.

Là je blablate, je me fais plaisir, mais je ne vous ai pas encore parlé de la fan-base du film. Bah oui cher ami, il y a dans ce film ce que même Harry Potter nous refuse ! De la vraie baston de Mago ! De ce côté là ça n'a pas été fait par des loutres, non monsieur, c'est du travail de cerf à six pattes ! C'est du fâchés ! Ca envoie la purée !

Damned ! Je parlais un jour dans une de mes critiques de danse de l'épée, mais là, c'est la comédie musicale ! Shiki c'est Woman in the Wild ! Faut pas la faire chier, sinon c'est One Shot !

Sans parler des autres bastons de vrais magos et de leur discussion de chéper. Ce film est une perle. Du grand art, de l'assumé, une sorte d'OVNI dans le fan service. Que dire de plus, à part que ça serait mon préféré des 7 si j'enlevais le côté affectif.

Kara no Kyoukai la Spiral des Origines est tout simplement un vrai film.

Et pis c'est tout !

10/10

#Par LordFay le 16/09/2011 à 21:49

Avec son scénario alambiqué, sa construction non linéaire et sa tendance à toujours chercher à embrouiller le spectateur, Mujun Rasen est sans conteste le plus complexe des Kara no Kyoukai. Heureusement, c'est aussi le plus intéressant et le plus sophistiqué, et comprendre peu à peu le film à force de décortiquage est un casse-tête passionnant. Soyons honnêtes : au premier visionnage, un spectateur normalement constitué n'aura compris que le strict minimum - le scénario dans sa généralité. Reste à saisir le véritable enchainement des évènements, et à remarquer les mille et un détails, easter eggs et autres symboles cachés tout au long du film. Et accessoirement, leur utilité... !



Passons rapidement sur l'aspect technique. L'animation est toujours irréprochable ; quant au graphisme, il change un peu pour nous mettre dans des tons souvent chauds. Musicalement, on a le plaisir de retrouver les thèmes principaux là où on les attend, même si l'OST se fait parfois assez discrète. On notera aussi l'apparition d'un thème spécifique au personnage de Cornelius Alba ("Magician") : une piste fourbe, schizophrène, entrainante et... cyclique. Voilà qui préfigure ce que j'ai envie d'appeler le "discours sur la spirale"... Ces quelques remarques permettent déjà de dire que l'ambiance de KnK 5 est un peu différente de celles des précédents. On ne cherche pas ici à reproduire l'atmosphère mystique du premier ou la poésie du quatrième, par exemple, mais plutôt à créer une sensation de folie contenue, une perte de repères, un danger sous-jacent et inquiétant. C'est une façon simple d'expliquer la chronologie embrouillée de l'histoire.

Plutôt que de parler du scénario dans sa globalité, je me contenterai d'évoquer les personnages. Enjou Tomoe est le petit nouveau de cet opus, tout comme nous avions Fujyo Kirie pour le premier ou Asagami Fujino pour le troisième. Eh bien, bonne pioche ici-bas : puisque le scénario a l'intention d'être compliqué à comprendre, pour contraster on nous met dans les pattes un jeune homme plus simple à appréhender que d'habitude. Les problèmes auxquels il fait face sont saisissables par le commun des mortels, il est pris sans le vouloir dans un flot d'évènements qui le dépassent ; nous assistons à ses côtés à cette plongée dans un obscur tourbillon. C'est assurément un choix pertinent et bien traité de surcroit : le personnage est correctement développé, son histoire est tout à fait crédible, son comportement justifié.

Aux côtés de Tomoe pour ce KnK 5, on retrouve Shiki forte qui trace son chemin, Touko au sommet de sa forme, et Kokuto plutôt réservé mais toujours très juste dans sa vision des choses. Eh oui : puisque Kokuto est une sorte "d'idéal de la compréhension", avec sa faculté à trouver la logique d'un monde qui le dépasse, on l'écarte au profit de personnages plus mystérieux. Quant aux autres nouvelles têtes, il s'agit de Cornelius que son thème présente très élégamment, et d'Araya, un paradoxe ambulant : froid et indifférent, mais en même temps profondément philantrope. Un monstre gentil. Ajoutez à ça une capacité du genre "quand je suis chez moi je suis partout et nulle part à la fois", et vous avez une sorte de personnage de Schrödinger somme toute bien plus fascinant qu'il peut sembler au premier abord. Au final, le casting du film est probablement le plus jouissif et le plus intéressant de toute la série. On en apprend beaucoup sur Touko, on développe Shiki par sa relation avec Tomoe, on en découvre un peu sur l'univers avec les manigances d'Araya... Ces quelques olibrius qui discutent et s'entretuent tressent le coeur de l'intrigue, de l'intérêt du film, et ont été créés et définis avec une justesse remarquable.



Il me reste à aborder le plus important : la vision de KnK 5 comme une spirale, un entremêlement qui révèle son sens profond. Comme le titre vous l'a si gentillement indiqué, le film tout entier est symbolique d'une spirale ; plus précisément, une spirale où deux lignes différentes viendraient à se rencontrer, s'entortiller, puis se défaire. Un schéma que l'on retrouve absolument partout : autant sur des détails sans importance (les volutes de fumée de cigarette) que sur d'autre bien plus lourds de sens (l'architecture du complexe d'Araya) voir sur la représentation de certaines scènes ou le design de certains personnages. Même le scénario - surtout le scénario - y passe : il tourne autour d'un bien étrange complexe en forme de spirale, dans laquelle les existences se répètent et s'entremêlent. Enfin, la conclusion de Mujun Rasen est aussi une figure de la "spirale qui se déroule". Je n'en dis pas plus de peur de spoiler, mais plusieurs scènes sont conçues dans cette optique de "dénouement" (en voilà un mot bien pratique !).

Tant qu'on y est : qu'est-ce qui est noir et blanc, et qui ressemble vaguement à une spirale patatoïdale ? Ben oui, le Yin et le Yang ! Le taiji ! Un autre symbole qu'on retrouve partout, et pas seulement sur le porte-clé de Touko. Jugez plutôt : le Yin (noir) est associé au féminin, mais aussi au froid, à l'obscur, et au bleu. A l'inverse, le Yang (blanc) est masculin, chaud, lumineux, rouge. C'est ainsi que le building rouge et chaud dans lequel se déroule l'action, lui-même construit en spirale, est à opposer à un monde extérieur froid et bleu. De même, Shiki représente cette dualité par sa double personnalité, ses habits - un blouson rouge masculin sur un kimono bleu féminin - et son comportement : c'est une femme qui parle comme un homme.

Et la grande question est... quel est le but recherché par toute cette symbolique ? Est-ce juste un fouillis désorganisé, à but pseudo-philosophique noyé par une ambition démesurée ? Ca vous étonne si je dis que non ? Ce n'est pas dans Kara no Kyoukai que l'on s'instruira des plus grands trésors de la philosophie ; mais ce n'est pas non plus ce que le film essaye de faire. Le "discours sur la spirale" (ça sonne bien, franchement, hein ?) se cantonne à une interprétation du Yin et du Yang, et à une discussion sur l'Akasha, l'objectif ultime du magicien, le savoir absolu. Ainsi peut-on y voir une thèse sur la complexité, la difficulté à comprendre ce monde qui est le nôtre, et qui pourtant se base sur des concepts simples. J'extrapole sûrement un peu trop, mais je pense que le monde des magus, où l'on reproduit une spirale la plus ésotérique possible, est en quelque sorte la cristallisation, la forme "ultime" de la complexité. Le paradoxe, ou la contradiction, vient alors du fait que le but recherché est l'Akasha, l'Origine, bref : le début de tout, les fondations du monde - ce qui devrait être primordial, primitif. Quoi qu'il en soit, KnK 5 parle avant tout de Yin et de Yang, symbole qu'il reprend, réécrit, s'approprie complètement, réinterprète comme celui de la complexité.



Au final, on a donc affaire à un anime de très grande qualité. Oui c'est difficile à saisir, mais ce n'est pas vide ; cette "spirale" pleine de sens se présente au contraire comme une énigme fascinante, une enquête mystérieuse. Je retiendrai donc de Mujun Rasen une expérience unique, qui s'enrichit à chaque visionnage. Deux heures hypnotisantes, denses et magnifiques ; deux histoires imbriquées l'une dans l'autre ; un univers distordu, complètement déformé pour mettre en évidence ses multiples dualités. Que ce soit sur le plan de la réalisation, du développement des personnages, du scénario ou de la réflexion proposée, rien ne faillit. Kara no Kyoukai 5 : Mujun Rasen est exceptionnel, tout simplement !

10/10

#Par shadow8 le 28/08/2011 à 17:19

Voilà, je commence ma neuvième critique sur Ak! Un fan de Type-moon arrive!

Ah, j’aimerais tellement que ça soit une spirale de paradoxe ou la spiral Un fan d'origine Type-moon arrive!

Ah, j’aimerais tellement que ça soit une spirale de paradoxe ou la spiral de l’origine!
Quoi dire pour une série aussi extraordinaire que Nasu a écrite et qui est très bien représenté à l’écran par le studio Ufotable. Cette adaptation est sans faille, on ne peut qu’apprécier le résultat. Dans ce film, le scénario est très travaillé et ça se se voit, surtout le fait de voir qu’il parle beaucoup plus de magie dans ce film ou bien dans le roman. Ce que j’aime sont les explications qu’on dans ce film, on en apprend beaucoup sur la magie, sur Shiki et Aozaki Touko. On a des points philosophiques, de point de vue sur l’humanité qui sont agréable à entendre. Les combats dans ce film sont bien animés, la narration superbe et voir comment on parle de l’Origine est bien parce qu’avant, on n’en parlait quasiment pas. La musique rend le tout sublime, le thème de la fin est magnifique, l’animation très bien réalisé, de voir comment les scènes ont été fait est très professionnelle.

Un autre point que j’adore est l’évolution de ces 2 personnages Toukou Aozaki et Araya Souren. De voir comment Touko agis dans ce film, ça donne le goût d’en savoir plus sur sa vie, de son passé et de sa relation avec sa sœur Aoko(pas vraiment rapport dans Kara no Kyoukai) et tout fan de Type-moon voudrais un visual novel sur elle. D’ailleurs, Touko Aozaki est mon personnage préféré de la série, elle est belle, intelligente, beaucoup de personnalité, un vécu qui nous laisse plein de question et bien sur de comment elle voit sa perspective de la vie et que ça peut changer radicalement tout dépendant avec qui elle est. Avoué, qu’on ne voit pas beaucoup de personnage comme ça dans le nasuverse . Araya Souren, un magnus assé intéressant, que j’aurais voulu voir plus souvent dans les autres films, une personnalité assé noir, qui est a vu le désespoir de l’être humain, pas surprenant de le voir agir ainsi. Le seiyyu a été très bien choisir. Il a un grand pouvoir, son apparence est bien, de voir comment ses cheveux et ses trait cache ses yeux, ça le rend supe mystérieux et désespéré.

En conclusion, c’est vraiment un chef-d’œuvre de la part de Nasu, c’est superbe, sublime, la meilleur œuvre pour Kara no Kyoukai, c’est un 2 heures de plaisir à regarder et j’espère vous avoir convaincu. Bientôt, je continu ma tournée de critique de type-moon , soit le VN ou manga de Tsukihime, l’anime de Fate/Zero qui sortira en Octobre. Pour plus de publicité, ma critique sur le VN de Fate Stay night

10/10

#Par Kyoshi le 20/07/2011 à 03:30

Vous aurez ici droit à des élucubrations d'un fanboy surexcité qui vient de revoir l'intégrale des films juste avant de commencer à écrire. Les sages comprendront que tout semblant d'objectivité n'est qu'un piège grossier. Les gentils diront : "ce n'est pas sa faute, il a le cerveau grillé". Les cyniques râleront (comme d'habitude), et les idiots ne liront pas (A vous de voir si la réciproque est vraie ou non.). J'en profite d'ailleurs pour (essayer de) jurer qu'il n'y aura pas de spoil. De toute façon, il n'y a pas grand chose à spoiler.

"Il y a trois conditions pour effrayer quelqu'un, Araya. Les connais-tu ?"

La nature même de ce film est d'être difficile à comprendre. Je l'avais déjà écrit quelque part, il me semble, mais il est important de noter que quand on regarde (en détail ou non) les Rakkyo, c'est toujours bon de regarder le titre du film. Il y aura toujours des gens pour écrire une histoire sur des pauvres jeunes gens qui invoquent des esprits pour qu'ils se tapent entre eux et l'appeler Fate/Stay Night (LE titre qui veut rien dire) ; mais ici le titre sert à quelque chose (shhht, faut pas dire que c'est la même personne qui a écrit les deux). Donc, le film s'appelle Mujun Rasen. Tout esprit curieux, intelligent et je ne sais quoi encore saurait que ça veut dire Spirale Contradictoire, Spirale Paradoxale ou comme les anglais l'ont traduit : Paradox Spiral (je trouve que ça fait un peu plus classe comme ça, en fait). Il y a deux mots dans ce titre, et ils se sont arrangés pour les deux fassent peur. Un paradoxe ? Y'a rien de plus horrible. Non, mais je vous jure ! Par définition, c'est "un fait, une chose incompréhensible, qui choque le bon sens" (c'est le dico qui l'a dit !). Vous comprenez maintenant, pourquoi il est dur à comprendre ce film. C'est comme si les réalisateurs s'étaient dit : venez, on va faire un truc incompréhensible, et on va l'appeler..."quelque chose d'incompréhensible" ! Au point ou on en est, il y a déjà de quoi vouloir se pendre, ou tout du moins hurler ZETSUBOU SHITAAAA avant de se jeter par la fenêtre. Par-dessus le marché, on nous rajoute une spirale. L'auteur de l'oeuvre originelle avait clairement décidé de créer quelque chose de vraiment horrible, et de lui donner le titre qui lui allait bien. Évidemment, personne a décidé de le changer. Et c'est normal : c'est stylé, "Paradox Spiral" ! Ça nous aide pas vraiment à comprendre sur quoi sera le film, mais c'est stylé ! Non, mais honnêtement, prenez une pause est essayez de visualiser ce qu'est une Spirale Contradictoire. Du coup, j'ai vraiment envie de dire qu'en fait, l'œuvre est l'illustration du titre et pas l'inverse. Quand vous regarderez ce film, et quand vous lisez ce titre, c'est pareil : on trouve ça joli, mais on a rien compris. La seule différence est que le film est un film, et donc a beaucoup plus de contenu que deux mots (ce n'est pas toujours le cas, mais là, croyez moi, ce l'est). Du coup, le film a l'avantage d'être très, très, très joli mais très, très, très dur à comprendre. Enfin, par "joli", entendez que je parle à la fois des personnages, des décors, de l'animation, de la musique, et de la direction artistique en général...mais j'y reviendrai.

Tout dans ce film sert en partie à désorienter le spectateur. D'abord, il n'est pas linéaire : il ne se passe pas dans un ordre strictement chronologique. Cependant, il n'est pas complètement non-chronologique non plus. On avance, on retourne en arrière, on refait un saut de quelques jours, on revient au point de départ, et ce plusieurs fois - mais de manière générale, on avance. Par cela, je veux dire qu'on commence au début et qu'on finit à la fin (c'est déjà ça, vous me direz). Il est aussi intéressant de noter qu'il se passe à deux endroits en même temps. On suit d'un côté l'histoire de Shiki et Enjô, et de l'autre celle de Mikiya et Touko, jusqu'à ce que tout ce rejoigne vers la fin. En fait, on peut, je pense, découper le film en trois parties (chronologiques !), la première celle avec les deux premiers protagonistes, la deuxième avec les deux autres, et la dernière qui mélange un peu tout, pour la résolution. Évidemment, ce n'est pas aussi clair, mais c'est une tendance assez marquée. Le résultat général est qu'on peut passer d'une scène avec Mikiya et Touko qui se passe à la fin du scénario (mais au début du film) à une scène avec par exemple Enjou et Shiki qui se passe au début du scénario (et aussi au début du film) sans que les réalisateurs aient le moindre remord. Vous l'aurez donc compris : on a presque le droit à deux histoires parallèles. Cela donne un très gros potentiel à l'oeuvre, parce que le spectateur devient le lien entre les deux histoires, et c'est à lui de les rapiécer. En plus, ça permet des passages très sympathiques où on voit plusieurs protagonistes au même endroit, sans qu'ils interagissent. Par dessus tout ça, certains scènes et "mouvement clés" (quelqu'un qui ouvre une porte, par exemple (ho le jeu de mot !)) sont répétées plusieurs fois d'affilée, et ça arrive à de nombreuses reprises, en déclinaisons diverses. Ça contribue énormément à cette impression de désordre qui imprègne le film sur sa longueur. Enfin, certains dialogues eux-mêmes sont relativement difficiles à comprendre, mais j'y reviendrai plus tard. En tout cas, la chose à retenir ici est : le spectateur n'est pas pris pour un idiot.

"Un : Le monstre ne doit pas parler."

Par contre, je pense qu'il est important de noter deux choses. D'une part, cette confusion est nécessaire et est extrêmement liée avec le contenu du film. Ce n'est pas une décision prise sur un coup de tête pour rendre l'œuvre "originale" (comme on pourrait considérer les épisodes de Haruhi, par exemple). L'invité spécial de cet opus est Enjou Tomoe, et c'est un personnage perdu, en confusion totale, de par son passé et sa condition actuelle. Son identité, ses origines et même ses actes sont remis en cause. La perte de repères du spectateur reflète très fortement ce que ressent ce personnage, et là est la première grosses réussite du film. Il force l'identification avec le personnage non à travers des moyens plus classiques (cas des protagonistes des séries harem et de manière similaire, de l'effacement du personnage principal dans les eroge), mais grâce à une plongée dans une condition similaire. Pas tout le monde aurait tendance à apprécier ce personnages relativement classique, aux airs parfois de gamin inutile, parfois de héros de shônen. Cependant, le film est construit de telle façon à ce qu'il prenne une importance particulière. De la même façon que Asagami est la grande représentante du 3e opus, Enjou est à l'honneur dans le 5e film. L'autre point que je voulais soulever, est que le film est entièrement cohérent. La complexité ne vient pas d'un manque, et ne sert pas à cacher un scénario incomplet ou faiblard. En effet, un personnage énonce lui-même la plus grosses contradiction de l'oeuvre, avec la phrase "j'aurais aimé que cette spirale soit contradictoire". Le film est certes une spirale, dans le sens où il n'est absolument pas linéaire et vraiment tordu, MAIS il n'est absolument pas contradictoire. Un autre à très bien exprimé ça en le comparant à une vis : il est tordu, mais il va quelque part. En le regardant bien, tout est en place. Certes, tout comprendre au premier visionnage est presque impossible, à moins de faire des arrêts sur image toutes les deux minutes et essayer de tout arranger dans sa tête. Mais indéniablement, au deuxième on comprend presque tout, et un troisième le consolide entièrement. C'est là la vraie richesse de cet opus : on peut le regarder autant de fois que l'on veut, on découvrira toujours un détail de plus ou un lien entre deux évènements qu'on avait pas remarqué précédemment. Personnellement, j'en suis à 8 visionnages et ça me plaît toujours autant (après, je ne suis pas vraiment le meilleur exemple, et au point où j'en suis, je ne regarde plus vraiment le scénario). Cela dit, il reste encore une réplique que je n'ai pas vraiment saisi...

L'intrication du scénario n'est pas le seul facteur qui fait de ce film celui dont je me lasse le moins parmi les Kara no Kyoukai, et je me dois de parler d'un autre des centres d'intérêt du film. Il intéressera sûrement moins de personnes, d'autant plus qu'on pourrait le critique d'un point de vu de son intérêt. Je pense à la complexité du contenu lui-même, notamment de certains dialogues. L'intrigue est centrée autour des notions du Taijitsu, c'est à dire le concept représenté par le joli dessin du yin et du yang entremêlés (que tout le monde connaît), du Tourbillon de l'Origine et des Akashic Records (propres au Nasuverse). Cela donne lieu à des discussions relativement longues et dures à comprendre sur le Taijitsu et son rapport avec les autres concepts. Pour la grande majorité des gens, ça n'a pas grand intérêt, et c'est plus chiant qu'autre chose. Après, n'oublions pas tout de même qu'on est dans Kara no Kyoukai, et que les discussions pseudo-philosophiques, il y en a dans tous les opus, et que le 5e est possiblement un de ceux qui les évite le plus. En effet, ces discussions sont largement remplacées par des précisions et des infos pures sur le Nasuverse, qui sont d'un très grand intérêt pour quelqu'un avec le cerveau frit par Type-Moon comme moi. La bonne chose, c'est que pour tous les autres, ce n'est pas d'une importance énorme et ne pas connaître le Nasuverse nuit aucunement à la compréhension du scénario. Accessoirement, il y a énormément de détails, comme notamment le plan du fameux bâtiment, ainsi que sa visite qui se passent très rapidement, et qui nécessitent un revisionnage pour tout comprendre. Là, rien de philosophique ni de Nasuversien, mais ça donne une profondeur supplémentaire, et plein de petits trucs agréables à découvrir et à redécouvrir. En fait, j'ai presque envie de dire que ce film est comme un bon jeu vidéo : même quand on a fini la quête principale, il reste encore plein d'aspects sur lesquels se pencher. Tout ça pour dire que le film a plusieurs niveaux de compréhension (Pas d'interprétation, attention ! Il n'y a rien à interpréter ici, pas de message ni rien. Sit back and enjoy the fireworks !) ce qui implique évidemment une profondeur très sympathique. Ne me faites pas me répéter, et dire que c'est encore un des gros points forts de l'œuvre.

Je voudrais aussi noter que la thématique du Taijitsu, bien que débarquant d'on sait pas trop où vers le milieu du film, est au final plutôt bien utilisée, puisque essentiellement elle contribue énormément à la cohérence interne du film (qui est relativement coupé et segmenté, puisqu'il montre deux histoires parallèles). De même, tout ce qui entoure les magi est présenté de manière claire et concise, ce qui permet en fait au spectateur lambda d'appréhender un bon bout de Nasuverse sans difficulté. C'est essentiellement pour ce film que j'aurais tendance à proposer Kara no Kyoukai comme un point d'entrée pour le Nasuverse, en fait (mais ça, c'est mon avis personnel). En gros, les discussions sont complexes mais pas inutiles (comme, si on veut, dans le premier film...).

"Deux. Le monstre ne doit pas être identifié"

Très clairement, le cinquième Rakkyo se démarque des autres, aussi bien dans la réalisation que dans l'ambiance générale. En effet, alors que la plupart des opus ont une stance assez contemplative (et si ce n'est pas le cas, bénéficient d'un travail énorme pour créer une ambiance pensante), celui-ci est beaucoup plus dynamique. Le scénario est beaucoup plus fourni que dans les autres, puisqu'on suit deux histoires parallèles condensées en un film, qui finissent par se rejoindre. Ainsi, ça bouge, il y a des rencontres et des révélations, et surtout plus de scènes d'action que ce à quoi on nous a habitué. Sur la forme, alors que les tons froids ont été privilégiés jusque là, ici on a beaucoup de tons plus chauds. Cet opus est le seul à être rouge-orangé dans mon esprit, comparé aux autres qui sont bleus-verts. Ceci vient du fait qu'on passe la majorité du temps à l'intérieur d'un bâtiment, qui isole les personnages du monde extérieur. Cette barrière est d'ailleurs symbolisée par une opposition permanente dans les jeux de lumière (bleu pour l'extérieur, orange pour l'intérieur). Les décors sont moins impressionnants que d'habitude, mais ont un côté irréel qui renforce l'impression donnée par le fameux bâtiment. On en tirera le fait que comme d'habitude (Dans Rakkyo), la forme travaille pour le contenu (au passage, je sais que la distinction forme/fond est quelque chose qui mérite d'être débattu, mais on va l'admettre, hein.) et ici, ça implique peut-être moins de prouesse technique pure. Cela dit, il ne faut pas pousser mémé dans les orties (!), et c'est quand même tout à fait superbe. L'animation est absolument magnifique, et donne un réel dynamisme aux combats. Un aspect que j'ai particulièrement apprécié est le travail apporté au mouvement de la caméra. Parfois, on visionnera un passage à l'envers, parfois on aura des vues à la première personne, et cela contribue tantôt à l'esprit de confusion, tantôt au dynamisme d'une scène de manière délicieusement pertinente. Il y a vraiment une impression de mouvement perpétuel lors des combats, et on ressent la puissance de coups. Honnêtement, c'est difficile d'en demander plus. Pour ce qui est de la bande-son, elle est très sympathique, mais je dois avouer qu'elle se fait plus discrète que dans le premier ou le dernier opus, par exemple. Elle illustre magnifiquement la fin du film, mais jusque là elle est peut-être moins remarquable.

Au passage, pour continuer de supporter le fait que même si Mujun Rasen se démarque un peu, il conserve toujours les repères de la série, je me dois de souligner qu'on est toujours pas arrivés aux pays des bisounours. Comme tous les autres, cet opus est excessivement morbide (on a même le droit aux asticots !), et y'aura plein de cadavres, de choses dans du formol, et de trucs découpés. D'ailleurs, on dirait qu'un soin tout particulier a été donné aux passages gore et/ou choquants, puisque d'une part ils ont tendance à revenir, mais surtout que chaque détail est retransmis. Je ne m'étendrai pas plus, mais j'avoue que c'est assez joliment horrible sur quelques plans.

"Trois. Si le monstre n'est pas immortel, il n'a aucune raison d'être."

Euh...j'ai écrit tout ça et je n'ai pas encore parlé de Shiki ? J'arrive pas à le croire. J'ai presque honte, en fait. Cela dit, je vous ferai grâce d'une répétition de ce que j'ai dit dans ma critique du 3e opus. Le truc à retenir, dans ce film, c'est qu'il est bourré de Shiki-service. Si ça c'est pas une bonne raison d'aller le voir, je me demande ce qu'il vous faut. Attention, ce n'est pas du fanservice grossier. On a le droit à plusieurs scènes de combat superbes, et à des passages "tranche de vie" très appréciables (puisque rares dans KnK.). Cependant, Shiki n'est pas vraiment le highlight de ce film. Ici, c'est surtout Touko qui est à l'honneur, puisqu'elle se battra à plusieurs reprises, et n'oublions pas que c'est quand même le personnage le plus expérimenté de la série. Elle fait un peu figure de sensei, si on veut. Et ne me dites pas que vous n'aimez pas ça quand le sensei montre enfin ce qu'il sait faire, dans une série. Ne me dites pas que vous n'aviez pas les yeux qui pétillaient quand Tortue Géniale balance son premier Kaméhaméha, ou quand Kakashi se bat pour la première fois. C'est simple, Touko a un charisme monstre. Elle est franchement géniale. En fait, plus je regarde le film, plus je me dis que chacune de ses répliques constitue une citation à part entière. Vous m'excuserez, je passe sur Enjou Tomoe, parce que même si sa crise d'identité est bien mise en scène, il est relativement classique et pas vraiment le personnage le plus charismatique de l'œuvre. Du côté des antagonistes, c'est plutôt bien fourni aussi. Araya est le type classique doublé par Jouji Nakata : le méchant stable, impressionnant et toujours en contrôle. Il est relativement stéréotypé, mais il a quelques répliques très sympathiques. On accroche, ou on accroche pas. Cornelius est lui aussi déjà vu, MAIS (et c'est un gros mais, vous l'aurez vu) en utilisant le côté gore des films, ils est très, très bien rendu. C'est un vrai fou. Pas le petit fou qui déraille un peu en criant "HahAHaHAhAAHA" à tout va, mais le type violent et malsain qui inspire tout sauf de la pitié.

Pour ceux qui ont la flemme de lire, retenez que Mujun Rasen est un des meilleurs de la série des Kara no Kyoukai, notamment parce que c'est l'opus qui bénéficier du scénario et du schéma narratif le plus soigné. Personnellement, je le regarderai nombre de fois rien que pour le Shiki/Touko-Service et le blabla inutile sur le Nasuverse, mais mettez ça sur le compte de mon cerveau grillé.

10/10

#Par Krokko le 31/08/2010 à 00:35

"Ouah la vache c'était trop bon!" Non je ne parle pas de ... enfin je veux dire ... Allez, pour me faire pardonner, je vais vous présenter le véritable titre de ce cinquième Kara no Kyoukai, j'ai nommé : La Vis des Paradoxes! Et non la spirale. Car sur une vis, les lignes se rejoignent peu à peu alors que dans une spirale en général, ce sont des parallèles dans l'espace courbe!

Mais je m'égare un petit peu et je suppose que vous n'avez rien compris, mais ça ne va pas tarder à se clarifier.

Si je suis si confus, c'est parce que cet opus nous offre de véritables spectacles visuels. Dans les précedents, il y avait la même qualité graphique, le même soin pour les décors et malheureusement, les mêmes visages. Je n'accroche pas beaucoup à ces visages, même si je m'y suis maintenant habitué. Ce sont surtout les yeux qui me dérangent en fait, ils sont berk. Un autre petit point noir, ce sont les couleurs souvent bien trop fades à mon goût, ce qui fait perdre de la profondeur au rendu. Sinon c'est très beau, surtout les combats.
On en distingue trois sortes : physiques, magiques et physico-magic(al girl). Je dois dire que j'ai été charmé par ces combats très esthétiques, fluides et controlés. Shiki mène la danse dans les affrontements aux couteaux, surtout un qui dure presque une bonne minute où on a véritablement l'impression qu'elle voit les lignes de mort, là où il faut couper pour que ça fasse mal! C'est également la première vraie intervention de Tohko, en tant que mage et le rendu est superbe, au point de vue magique. Je dirai même plus, c'est le premier opus où la magie prend un sens très concret. Pour la troisième catégorie, là aussi Shiki remporte la palme. Souvent, quand magie et combat sont mêlés, ça donne un brouhaha rarement compréhensible. Pas ici, ce ne sont que des touches de couleurs vives, des éclairs fugaces qui rendent le corps à corps plus exaltant (ce ne sont pas des jouets pour adulte!). Une véritable symphonie visuelle.
Et bien rythmée en plus! La musique n'est pas vraiment l'élément le plus mis en avant et l'une d'elle est systématique lorsqu'il s'agit de se taper sur la binette. Mais ils ont du comprendre qu'elle faisait mouche et les yeux brillent d'admiration. Résultat garanti!

Je vais maintenant expliquer mon délire introductif. Le déroulement scénaristique de cet opus est très très particulier. Si bien qu'on n'y comprend rien du tout au début. Plusieurs scèns sont répétées (et ce, plusieurs fois) et parfois un peu mises dans tous les sens chronologiques. Evidemment, c'est la panique, la déroute, on se demande qui s'est amusé avec la bande, des ciseaux et de la colle pour nous jouer une farce. Il faut dire que ça commence un peu par la fin pour revenir au dmilieu, encore la fin, le début, milieu, milieu encore, revoilà la fin avec le début. C'est le bazar quoi. Mais ceci parce que les lignes sont trop éloignées les unes des autres, qu'on ne peut pas toutes les voir en même temps. Ce n'est que lorsqu'elle se rapprochent les unes des autres, au bout de la vis, que l'on peut enfin apprécier l'ensemble, qu'on comprend toutes les scènes. Car il n'y a plus d'ombre à la fin, plus du tout. L'intrigue est lenée à la baguette, sans sursauts. C'est orgasmique!

Je vais aller un peu plus profond (la vache, j'arrête pas aujourd'hui...). Une phrase m'a traversé la tête, lorsque Tomoe tend la main vers une poignée de porte (et je ne dirai pas laquelle, surtout qu'il y en a plein). Je me suis dit : "Regarde bien Krokko, c'est important." Ce que je cherche à vous dire, c'est que l'on sent, comme une prémonition, quand l'histoire va prendre une autre tournure. On sent que quelque chose se trame là en-dessous, comme des vers grouillant sous la peau d'un cadavre (cette métaphore n'est pas choisie au hasard, cet opus est le plus morbide de tous). C'est dire à quel point l'intrigue est menée d'une main de maître. Et c'était la première fois que je ressentais cela, je ne pense pas avoir déjà pensé de cette façon en regardant un animé (et j'en ai vu!).

Petit bonus au sujet des méchants. L'un d'eux, censé être le méchant de second plan, m'a véritablement impressioné. Il était fou. Vraiment fou. Pas une folie manga-type, enfin pas tout à fait. Une vraie de vraie folie. Sans doute le personnage le plus rayonnant (et le moins présent) de cet opus. L'autre n'avait pas vraiment de charisme, sans doute parce que je n'aime pas son doubleur. Mais c'était un bon méchant, un méchant dont on n'a pas envie de se moquer. Un méchant/pas méchant. Disons un vilain qui fait fausse route.

En fin de compte, je vous donnerais le conseil suivant avant de vous mettre le DVD dans les main : "Accroche-toi boya, ça tourne dans tous les sens et en plus ça dégouline. Comme si tu t'enfonçais une vis dans une main en la faisant tourner." Je sais, c'est pas propre. Mais cet opus est dérangeant, tournoyant, sensitif et délicieusement sanglant.

10/10

#Par Femto / Project D le 02/05/2010 à 10:23

Kara no Kyoukai - Mujun Rasen est l'épisode le plus déroutant de cette série de films que j'ai pu voir et aussi le plus long (environ deux heures, je précise je n'ai pas encore vu les deux derniers).

Tout d'abord, l'histoire démarre autour d'un personnage totalement inconnu, Tomoe Enjo, qui est totalement perturbé par la mort de ces parents. Shiki va le prendre sous son aile et va essayer de l'aider à en savoir plus sur ce crime. Très vite on s'aperçoit que ce personnage aux faux air de personnage secondaire, prend autant, voir plus d'importance que Shiki elle-même. C'est un point assez original je trouve.

Au fur et à mesure que l'enquête avance, nos deux protagonistes vont peu à peu être entrainé dans une spirale chaotique abordant comme sujet principal la théorie de l'origine universel et du Yin et du Yang.

A vrai dire, j'ai plus l'impression que toute cette étude sur le Tàijitsù mis en oeuvre dans ce film, joue plus le rôle d'un décor que d'une réelle ambition d'apporter une explication fondée. Si on le prend dans ce sens, on s'aperçoit que la confusion que l'on éprouve pourrait bien être une façon, pour le réalisateur, de faire ressentir aux spectateurs l'état d'esprit dans lequel est plongé Tomoe tout au long de l'histoire, sans cesse en train de se demander ce qui est réel ou ne l'est pas.

La réalisation ici est vraiment grandiose. Certains plans de caméra comme ceux ''à la première personne'' apporte un côté intéressant, comme si le personnage concerné nous montrait sa vision des choses au travers d'un souvenir ou d'un songe. C'est assez déstabilisant une fois de plus. Les scènes de combats sont vraiment impressionnantes, les prises de vue très dynamiques apportent une impression de puissance et vitesse aux coups portés, de plus la musique très entrainante se marrie à merveille avec celles-ci. A noter aussi un soin important apporté aux détails des mutilations corporelles et autres effusions de sang (mais ceci s'applique à l'ensemble de la série). C'en est presque choquant parfois.

Ce film est vraiment fantastique, vraiment déroutant et certaines scènes sont d'une violence qui peuvent même choquer. J'avoue que les sentiments que j'ai ressentis en le visionnant m'ont littéralement plongé dans l'histoire. C'est du grand art!

9/10

#Par kuchiki byakuya le 27/05/2009 à 06:07

Décidément, les Kara no Kyoukai sont vraiment inégaux.

Alors que le dernier était plaisant, celui-ci ne peut pas s'en vanter. Pourtant, ca partait bien avec une histoire ne concernant pas directement les personnages centraux mais un jeune garçon à la vie tourmentée. La première fois est intéressante et bien ficelée mais au bout d'un moment, on se pose des questions car le scénario n'avance pas d'un poil. La preuve vient au moment où le film enchaine les tranches de vie sans intérêt, qui se répètent. L'idée était sans doute de montrer le quotidien difficile de Tomoe mais la sauce ne prend pas car on se fait légèrement chier. Et la suite ne s'arrange pas. Entre explications foireuses, gros problèmes scénaristiques et solutions faciles, on frôle la catastrophe. Au final, on ne comprend rien et franchement, c'est pas bien grave car on a décroché.

C'est dommage car les personnages sont toujours bons. Tomoe est le plus important mais il est travaillé et crédible. Perdu dans un monde qu'il ne comprend pas, il tente de ne pas se laisser aller. Il cherche parfois les ennuis mais tire toujours des leçons de ses erreurs. Même sur la fin, quand vient l'heure des révélations, il garde la tête froide et pense mêm à aider Shiki, toujours aussi belle et froide. On voit plus Aozaki mais n'attendez pas d'en savoir beaucoup plus. Dommage que la fin gâche un peu sa présence. Par contre, on ne voit que très peu Kokuto mais ce n'est pas plus mal. Il est assez mou et inintéressant. Je pense qu'on en saura plus sur ces deux derniers bientôt.

Le méchant souffre du bordel de l'histoire. Il aurait pu être charismatique mais comme on ne comprend pas ses intentions, ni comment il a réussi à faire son truc, il est difficile de se faire une bonne idée sur lui. De plus, son bras droit est d'un ridicule à pleurer et la copie conforme de Hirako de Bleach (le chef des Vizards). Bref, ca manque un peu de consistance à ce niveau alors que les peurs de Tomoe étaient liées à ces deux hommes (la peur de vivre, la peur de ne pas trouver sa place, etc...)

Les musiques sont moins bonnes qu'avant, voir même insignifiantes. Dans les autres films, elles créaient une atmosphère noires et pesantes, sans pour autant être géniales. Mais là, c'est le désert sonore, le néant.
Heureusement que le design est toujours aussi bon. De ce coté, le studio fait vraiment un travail de bone qualité.

Déçu pour le coup et je n'espère qu'une chose: que le prochain rattrape ce dérapage incontrôlé. En même temps, c'est peut-être ce qu'on appelle l'exception qui confirme la règle. L'avenir nous le dira.

5/10