Michiko to Hatchin

Michiko to Hatchin

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Doublage

Suzuka Ohgo (Hachi "Hatchin" Morenos), Yoko Maki (Michiko Malandro), Kanji Tsuda (Hiroshi Morenos), Maki Sakai (Atsuko Jackson), Shie Kohinata (Pepe Rima)

Synopsis

Michiko Malandro s'évade d'une prison de haute sécurité et se fait la malle. A quelques distances de là, la jeune Hana subit sans broncher son quotidien cruel, malmenée par sa famille adoptive, et espère qu'un jour quelqu'un viendra la secourir. Ce quelqu'un se sera Michiko qui volera littéralement à son secours sur sa grosse moto verte.
Poursuivies par la police menée par Atsuko, une camarade d'enfance de Michiko, les deux donzelles partent à la recherche de Hiroshi Morenos qui serait le père de Hana et dont Michiko se déclare toujours amoureuse.

Synopsis soumis par Starrynight

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#Par azorni le 06/08/2011 à 11:37

Michiko to Hachin est un animé qui m'a vraiment plu, même si je ne l'ai pas trouvé très original. En gros ça raconte les aventures d'une marginale et de sa fille, qui parcourent l'Amérique latine (le Brésil je crois?) à la recherche du père de la petite.

Beaucoup de qualités dans cette série, à commencer par la réalisation et le dessin, impeccable sauf peut-être vers la fin où le niveau baisse bizarrement pour quelques épisodes. Bon rythme, jolie musique. Du bel ouvrage quoi.

L'animé est un road movie, donc faut aimer le genre, c'est spécial. Ça se passe aussi en Amérique latine et on ne nous épargne pas l'aspect glauque de ce continent. Genre tout le monde est fauché, les gamins traînent dans la rue livrés à eux même, jouent au gangster avec de vrais flingues, etc. C'est quasi anarchique quoi.

Certains apprécieront cet aspect social du film, moi je me garderais bien de le commenter, puisque je n'ai jamais mis les pieds là-bas.

En fait ce que j'ai aimé dans cette série c'est la relation entre les deux personnages principaux. C'est plein d'émotion et finalement ça peut surprendre dans un animé où on aurait pu croire que le point fort était l'action, les bastons et compagnie.

Y'a aussi un coté très littéraire dans cette série, assez ambitieux je trouve. Les scénaristes cherchent à donner de la profondeur à leur histoire, et c'est assez réussi je trouve. Par moment ça m'a fait penser à des classiques de la littérature, comme le grand Meaulnes ou cent ans de solitude, surtout lors du passage du cirque.

Et puis le final était très touchant, et c'était un peu triste quand ça s'est terminé. J'aurais voulu en voir un peu plus, et en général je ressens ça avec les très bons animés.

Bref je recommande, et je mets une bonne note. Je mets 8, mais un 9 n'aurait pas été volé.

8/10

#Par le-crepusculaire le 09/07/2011 à 22:00

Introduction:

Très belle surprise, j'ai crus me voir une sorte de "Samurai Champloo" au Mexique!

J'était pas emballé du tout par le début, j'ai mis un long moment avant d'accrocher, car ce n'est pas aussi efficace que l'anime que j'ai cité plus haut... Néanmoins moi qui n’aime pas trop le genre "mafieux" et "guerre de gang" j'ai été étonnement surpris que cette partie là a été scénarisé super bien scénarisé. D'autant plus qu'un manga qui se passe au Mexique et qui parle de chose que plus de la moitié de la population Japonaise doit ignorer est vraiment intéressant à voir.

Graphisme:

Les décors sont géniaux, j'ai jamais eu à dire ça d'aucun anime mais vraiment dans Michiko e Hatchin" on voyage!
Même pour moi qui n'est pas du tout intéressé par ce pays au sud de l’Amérique et qui n'y connais pas grand chose, c'était un vrais régal pour les yeux, je n’oublierais pas la chose de ci tôt. Les personnages aussi sont sympa de par leurs design, et surtout par l’effort qui a été fait de changer de tenus les personnages à presque chaque épisodes, vraiment sympa.
Les animations sont aussi très belle et assez bien maîtrisés, des petits effets dans certaines scènes se la joue "Camera amateur" ou encore d'autres petites astuces pour bien nous faire vivre les passages ou ça bouge.
Les couleurs dans leurs ensemble se marient parfaitement à l'esprit et à l'ambiance de la série, ils s'adaptent aussi de part le fait qu'on ne se retrouve jamais dans des décors similaire c'est une véritable petite épopée très varié!

Alors à ce niveau là je n'ais qu'une chose à dire, à mes yeux c'était vraiment parfait, mes yeux en pleurent de ne plus pouvoir suivre ces aventures si belles et colorés!

Musique:

J'ai eu énormément de mal avec l'opening, il fait vaguement penser à de vieux animes, en entendant cette mélodie j'ai pensé à notre bon vieux voleur de "Edgar"... L'ending plutôt beau mais je ne vois pas non plus en quoi il reflette l'anime, de mon interprétation de la chose, j'ai l'impression d'avoir écouté deux gros Hors sujet musical!
Par contre les musiques d'ambiance sont justes sublimes je me permet de les comparer à un "Samurai Champloo" encore une fois car ils nous mettent vraiment bien dans l'ambiance, même quand tout en calme, après c'est pas non plus aussi bien que "Samurai Champloo" qui rajouté un petit quelque chose d'unique, mais c'est quand même de très bonnes pistes que nous avons là!

Histoire:

Début très difficile, avec quelque incompris ou incohérences tout du long.
Bon encore pour la troisième fois c'est du "Samurai Champloo", deux personnes qui ne se connaissent pas doivent se suivre, sans vraiment avoir de raison, pour partir à la recherche d'un homme que tout le monde dit mort dans un accident!
Et tout ça pourquoi? Parce qu'une allumé, surement ex-junky s'échappent de taule c'est mis en tête que le fameux mort est encore en vie!
...
On aura d'ailleurs aucunes explication sur ce fameux coup de tête qui a permit de lancer l'aventure, le rythme est assez bon dans les trois premiers épisodes pour nous faire oublier ce détail.
Le tout deviens assez rapidement mou, avec des petites disputent chiante entre nos deux héroïnes, ainsi que de moins en moins de scène d'action... Puis passé l'épisodes 14 on passe dans une phase, ou on sent vraiment un début de dénouent avec de l'action à gogo. J'ai put supporter les débuts pour en arriver jusqu'ici et j'en suis très content, car j'aurais manqué une belle histoire avec une belle petite fin!
Je remarque quand même un bon nombres d'épisodes que je qualifierais d'inutiles, qui ne feront rien avancer, faisant presque penser à des Hors séries!

Les personnages aussi sont plutôt cool, que se soit ceux croisés sur le chemin (à quelques exceptions prêt), ou les personnages principaux... Certain évoluerons de par leurs façons de pensés et les rapports entres eux sont vraiment pas mal du tout. Durant cette folle cavalé j'ai pris beaucoup de plaisir à voir ces personnages dans leurs différentes scènes au calmes ou en action.
Même certains de leurs choix resterons un mystère je pense que ce n'est pas grave et qu'on passe à coté de pas mal de petites incohérences qui ne sont pas si grosses que ça...

L'ambiance et les personnages, voilà ce qui fait vraiment de récit, ce qui rend l'histoire vraiment pas mal à suivre... Les restes n'est pas non plus insupportable, mais plutôt optionnel.

Conclusion:

Avec cet anime j'ai vécu une véritable petite aventure que j'ai rarement apprécier de la sorte, avec quelque défauts par-ci par-là, je pense tout de même qu'il faut essayer la chose. Michiko e Hatchin mérite un peu plus de succès et d'attention, car on a là un petit bijoux de la Japanimation.
J'ai donc globalement apprécier, même si au niveau scénario ça ne vole pas bien haut...

7/10

#Par daisuke01 le 08/06/2011 à 22:09

Un anime de découverte des rues et des paysages brésiliennes, l'openning se marie bien avec l'anime, en inspectant l'opening de près je m'attendait à plus d'action et de délire, ah ben pour ça j'ai été rudement déçu et c'est pas un hasard, il y a des épisode ou partie d'épisode d'étonnante mais le problème est que l'action est plat.

C'est violent car on voie beaucoup de sang coulé des personnages se faire tabasser par des bandes bien remonter, il y a des épisodes qui sont inintéressant pour la suite de l'histoire même si que l'histoire parait inexistante ou mal comprise à certain moment.

On peut pas se forcer à comprendre l'histoire, heureusement qu'il y a une masse de personnage mafieux ou secondaire qui vont intervenir pour compliquer ce qui paraissait facile à comprendre.
Les personnages eux même ne sont pas très intéressent, entre un garçon manquer et une fugitif névrosé, ce duo pouvait pas aller bien loin, mais je trouve qu'ils s'en tire bien.
Je ne peux pas faire une longue critique car je trouve rien d'autre à dire, par contre le réalisme n'est pas vraiment bien établie, quand on voie 8 policier tirer sur une femme désarmé à 8 mètre d'eux et qu'elle arrive à tous les mettres par terre on se pose des questions.

Ola j'oubliait, les décors sont sublimes entre les rues qui fourmille de détail et les paysages reposant je peux que dire bravo, par contre l'animation souffre du scénario en fait, mais la gestuel des personnages est assez admirable.
Bon il y a autant de défault que de qualité, donc je donne une note qui les départage honorablement, surtout que la fin est assez rater.

5/10

#Par nic la nique le 28/02/2011 à 18:00

Le générique donne le ton, musique cubaine/funky entrainante et couleurs flashy, avec des effets "cartoon" et impression papier, atmosphère un peu "a la detective", déja on se rend compte qu'on a pas affaire a une animation japonaise comme les autres.

Dés les premières secondes on se rend compte qu'on a vu juste, les graphismes sont très beaux , ça fait très "film".
Je ne sait pas si ils ont eu un enorme budget pour cette série, mais en tout cas c'est sublime.
Pour vous donner une vague idée, ça pourrait se situer un peu entre le grain " myasaki" et l'animation japonaise plus "traditionelle".
Les couleurs sont bien travaillées ainsi que les effets de lumière, et c'est sans parler des décors et de leurs textures qui sont plus que convainquantes.

Nous avons droit ici a une histoire très bien écrite, après une évasion de notre héroine on nous embarque dans une cavale ou différents thèmes sont traités, misère, adoption, violence, décadence, maltraitance, amour, en gros, c'est une petite leçon de vie.
Le scénario est cohérant et on a l'impréssion de regarder un film bien joué avec des prises de son étonantes de réalisme.

En fait, avec des mots simples, ça m'a foutu sur le cul. Michiko To Hatchin m'as un peu réconcilié avec les déssins animés "non-fantastiques" ou autres "tranches de vie" qu'en général j'évite, par gout.

Nous avons donc, au final, une oeuvre émouvante et prenante, avec un déssin excellent, une bande son hallucinante et une atmosphère "réaliste", la bonne note est donc inévitable et surtout, bien méritée.

8/10

#Par Alister le 19/12/2009 à 06:19

Il sera difficile de passer outre cet animé autant outsider qu'exceptionnel qu'est Michiko e Hatchin.
Et la toute première surprise, très agréable, de l'animé est bien entendu l'opening. Il illustre parfaitement tous les points marquants de l'animé, avec d'abord pour les images, une quasi impression d'une BD très colorée, mais je dirais plutôt très bien colorée.
Les dessins sont époustouflants, très travaillés et en même temps assez lisses et fluides pour ne pas faire trop mal aux yeux. Et pourtant la série pouvait risquer cet aspect trop éclatant avec l'avalanche de couleurs, mais bien au contraire elles se trouvent être parfaitement mesurées et servent très bien l'animé. Le chara design est lui aussi très intéressant, on retiendra surtout des personnages hauts en couleurs, à la hauteur du design global.
Autre point très bien rendu par l'opening de l'animé, la musique. Une véritable explosion de saveurs, autant on arrive à palper l'excitation du voyage de nos héroïnes grâce à l'opening, que les moments moins rythmés restent très bien accompagnés dans la série.
Le dernier élément de l'animé que l'on peut identifier à l'opening, son côté outsider. Cet animé bouscule l'univers traditionnel du manga pour nous amener dans l'ambiance très chaude de l'Amérique du sud. Ce qui donne lieu à certaines surprises très agréablement bien travaillées à ce niveau.
Pour enfin en venir à la trame de l'histoire, on suit le périple, non pas sans embuches, de nos deux héroïnes Michiko Malandro et Hatchin. Un voyage qui prend une réelle forme de road movie sur fond de mafieux, c'est ainsi qu'on nous laissera voir des paysages très différents et qu'on pourra ressentir des sentiments tout à fait différents tout au long de l'animé.
Mais même si la trame fondamentale de l'animé reste forte intéressante (quoique pouvant paraître bien trop décousue pour beaucoup), l'intérêt principal qu'on donnera au scénario se retrouve dans la relation et le comportement de nos héroïnes. A tel point, qu'elles sont devenues pour moi de réelles références dans ma vision de la japanimation. Qui plus est le doublage des personnages, renforce à bon goût la personnalité de chacun.

A la vue de tous ces compliments on l'aura compris, je considère cet animé comme une référence incontournable dans le monde de la japanimation. Pourtant je me réserve une petite critique, que pas mal ont pu noter, l'inégale répartition des rythmes de la série. Les passages trop lents pourraient en ennuyer plus d'un, même si on peut tout à fait les savourer au moins pour baver devant le visuel et approfondir la relation des personnages. C'est d'ailleurs ce côté lent et sentimental qui résulte de l'ending, probablement moins impressionnant mais loin d'être mauvais, au contraire il rend compte de la fraicheur des rythmes lents de la série.

Un animé à ne surtout pas manquer !

9/10

#Par Scalix le 14/04/2009 à 11:33

Michiko to Hatchin est tel une bonne balade, à savoir un anime qui se parcourt tranquillement, sans jamais déplaire, mais sans jamais devenir haletant non plus. Description d’une promenade réussie sous le soleil d’Amérique latine.

C’est indéniable, la série se base en grande partie sur le charisme de son héroïne, peu conventionnelle sur bien des aspects. Parfois montrée comme une reine de beauté, parfois confondue avec les prostitués des quartiers chauds, Michiko est une héroïne comme il en existe peu.
Aux premières minutes de la série, ce que nous pouvons voir d’elle est on ne peut plus trompeur. Glissant le long des ventilations d’une prison glauque, gros plans sur ses seins démesurés. Courant pour fuir à la justice, gros plan sur une paire de fesse « muy caliente » (cf. le « caliente latino » de la production…). Bref, on se dit à juste titre qu’avant d’être l’histoire de l’héroïne, Michiko to Hatchin, ce sera surtout des gros seins qui se ballottent et des culottes qui volent. Erf..

Que nenni !
Car dans ce monde charnel de bombes latines se trouve la petite Hatchin, seconde héroïne de la série, dont la présence va tout changer. Littéralement dénuée de sex appeal, Hatchin compense son manque de glamour par une répartie acide qui donnera lieu à bon nombre de conflits entre elle et Michiko.
L’anime va donc, extrêmement vite et pour longtemps se focaliser sur la quête commune des deux demoiselles ; l’une voulant retrouver son ancien amour perdu, l’autre son géniteur. A l’instar d’un Cowboy Bebop, on suit le périple tumultueux des héroïnes de régions en régions, autant rythmé par les interventions des forces de l’ordre à la recherche de la criminelle fugitive que par les nouveaux indices lui permettant de poursuivre sa route.
A travers Atsuko, inspectrice poursuivant sans cesse sa rivale Michiko, nous plongerons ponctuellement dans le passé de l’héroïne. Alors une nouvelle dimension du scénario apparait, montrant les Monstro, gang sans pitié connaissant une ascension fulgurante dans le monde du banditisme.
Ce sera d’ailleurs l’un des points forts de la série. Ce passé dévoilé au compte-goutte va transformer peu à peu l’image que le spectateur possède de Michiko. D’abord montrée comme un vulgaire morceau de chair ambulant, le scénario la munit progressivement d’une personnalité forte et d’une histoire marquante. Capable d’endurer une quantité surréaliste de souffrances pour parvenir à ses fins, on commence vite, et bien malgré nous, à éprouver de l’affection pour cette femme de caractère.

Comme toute balade qui se respecte, le rythme de Michiko to Hatchin est relativement inégal. Le départ détonant ne tiendra que peu de temps, et laissera sa place à un milieu de série particulièrement mou, mais pas pour autant désagréable. La dernière ligne droite avant le dénouement sera par contre particulièrement décevante, avec quelques scènes ridicules donnant l’impression d’être totalement déconnectées de l’atmosphère précédemment installée.
Pour finir, le dénouement, même s’il ne surprendra pas plus que ça, saura satisfaire la plupart d’entre vous, j’en suis sûr.

Enfin, quelques mots sur l’ambiance et le visuel.
Bien que les villes de l’anime bénéficient d’un regard fabuleusement ethnocentrique (comprenez que vous ne verrez aucune ville réaliste, juste une interprétation japonaise de la culture latine), la musique et les personnages donneront un ton assez sympa à l’ensemble de la série.
Les doubleurs font quant à eux un très bon travail, et contribuent à donner une grande force de caractère tant à Michiko qu’à Hatchin.
L’animation de la série est de plutôt bonne qualité, et le character-design est de très bonne facture. Il y aura, inévitablement, quelques séquences ratées, mais cela, on le retrouve partout. Globalement, la série évite les plus gros écueils et s’offre une plastique plus que satisfaisante.

Au final, une série rafraichissante, exploitant une partie du globe originale pour l’animation japonaise, mêlant histoire gentille mignonne et guerre de gang, le tout dans une ambiance, je le redis, caliente ~
N’y cherchez par une œuvre d’art, vous serez forcément déçu, mais il est indéniable que cette série saura vous donner une bonne bouffée d’air frais.

7/10

#Par Nakei1024 le 07/04/2009 à 21:09

Un petit séjour en Amérique latine, ça vous intéresse ? Ne cherchez plus, cette série est faite pour vous et vous transportera dans plusieurs lieux pittoresques de cette région. Bien entendu, vous rencontrerez les populations locales aux mœurs et habitudes variées, mais toujours dépaysantes (et un peu rustres sur les bords). Veuillez embarquer pour cette fantastique aventure dans les bas fonds de continent, et accrochez bien vos ceintures, ça risque de secouer un peu.

Michiko to Hatchin, c’est avant tout une large gamme de personnages pittoresques et hauts en couleurs, travaillés de manière convaincante, et auxquels on finit invariablement par s’attacher, même lorsqu’ils ne sont présents que le temps d’un épisode.
Bien entendu, la grande vedette reste Michiko, jeune femme au caractère bien trempé et au physique n’ayant rien à envier à un mannequin (au contraire), dont on se demande comment elle fait pour rester aussi belle malgré les épreuves qu’elle affronte quotidiennement depuis son évasion. Mais malgré sa place apparemment imprenable de n°1, elle devrait peut-être ce méfier de la petite fille qui l’accompagne : la jeune Hatchin… Elle ne paie pas de mine du haut de ses 10 ans, et de sa petite taille, mais elle aussi à force de suivre sa « mère » commence à avoir un sacré tempérament, même si son passé fait qu’elle a tendance à se montrer plus mature et responsable lorsque la situation dégénère. A moins peut-être que l’on ne leur préfère la super flic dont la coiffure ferait pâlir d’envie Bernadette Chirac, j’ai nommé la belle Atsuko.
Et pour ceux ou celles qui auraient tendance à trouver que les femmes se paient volontiers la part du lion dans le classement des personnages, je ne saurais que trop leur proposer ce duo improbable tout droit sortis des bas fonds des grandes cités latinos : je vous demanderai d’applaudir messieurs Satoshi et Shinsuke. Attention tout de même, ces deux là font preuve d’un caractère assez violent et ont la gâchette facile, surtout le deuxième qui est en plus un vrai psychopathe.
Hormis ces personnages que vous croiserez régulièrement au fil des escales, je vous encourage quand même à rencontrer d’autres personnes certes moins facilement remarquables, mais tout aussi passionnantes : un vieux sexagénaire tueur en série, une sorcière marabout, un jeune garçon amnésique, un chanteur travesti dans un quartier tenu par la maffia ou encore une belle PDG dans une entreprise de production de tomates (je tiens à rappeler qu’une tomates de 50 cm de diamètre n’est pas considérée comme bio par la communauté internationale, mais que voulez-vous, le climat est doux et le sol particulièrement riche dans ces régions).
Oui tout à fait madame, vous avez remarqué (à juste titre) que malgré leurs origines, la plupart des protagonistes (et notamment les plus importants) ont un prénom à forte consonance Japonaise, c’est vrai qu’on a vu plus crédible mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir, donc on évitera d’être trop sévère avec l’équipe de développement.

Parlons maintenant du programme : contrairement à d’autres, nous avons pensé que les clichés type samba, carnaval, plage, jeunes filles en bikini et football… tout cela était dépassé. C’est pourquoi dans l’optique de donner au spectateur de vraies sensations et une immersion la plus totale possible, nous avons décidé de vous faire visiter les quartiers les moins prestigieux d’Amérique du sud : au mieux vous aurez un petit cirque ambulant, au pire vous irez directement vous abritez dans un bidonville, peut-être même dormirez vous dans les rues malfamées… Vous devrez également être prudent dans vos rapports avec les personnes que vous rencontrerez : dans la plupart des cas nous avons essayé de trouver des gens charmants pour peu qu’on sache regarder au delà des apparences, mais il y a quand même dans le tas bon nombre de membres affiliés à des cartels maffieux, très peu soucieux de l’éthique ou des droits de l’homme (et de l’enfant). Si vous verrez des notes d’espoir et une ambiance assez optimiste et explosive (notamment grâce à Michiko), nous vous présenterons régulièrement des faces plus sombres de cet univers : trafics de drogues ou d’enfants, prostitution, règlements de comptes entre gangs rivaux, torture… c’est un monde extrêmement violent qui s’ouvrira à vous, peut-être même serez-vous tentés d’abandonner en cours, je vous encourage à n’en faire rien pour profiter au maximum de l’expérience.
Shinsuke a d’ailleurs préparé plusieurs petits jeux dans certaines étapes… Bien que nous lui ayons demandé de faire preuve de retenue, je tiens à vous prévenir qu’il faudra courir si vous ne voulez pas avoir quelques problèmes de santé par la suite, mais le mieux est peut-être simplement de ne pas s’inscrire : seuls les membres officiels de l’équipe sont obligés de participer, et ils savent à quoi ils s’exposent.
La jeune Hatchin (et quelques autres) ont également travaillé quelques sketchs comiques visant à détendre l’atmosphère. Sans entrer dans les détails, vous aurez notamment la chance de découvrir en avant première son numéro où elle finit totalement ivre après avoir bu… un verre de jus d’orange (faudrait quand même vérifier si elle n’a pas confondu avec un bon rhum ou toute autre forme d’alcool, nous ne voudrions pas avoir d’ennuis avec les autorités sanitaires).

Maintenant, abordons l’un des points les plus délicats de cet anime : son scénario. Il est plutôt intéressant et laisse bon nombre de possibilités quant à la manière de traiter chaque épisode (explosif façon Michiko, tendre façon Hatchin, malsain façon Satoshi…). Mais avec autant de liberté, il devient difficile de garder un fil liant les épisodes entre eux autre que celui de la recherche de Hiroshi (lequel soit dit en passant n’est finalement qu’un abruti de première zone coureur de jupons qui n’hésite pas à sacrifier ses connaissances lorsqu’une nouvelle aventure se présente à lui), et l’ensemble devient de suite beaucoup plus fragmenté et ardu à suivre. De ce point de vue, la série fait penser à Cowboy Bebop ou Trigun et leurs épisodes relativement indépendants les uns des autres.
De plus, les épisodes traitant de la poursuite du bellâtre par ses petits camarades ont très vite tendance à adopter le même schéma narratif : on trouve une piste, on fouille un peu, et après quelques péripéties, on tombe sur une impasse, puis une nouvelle piste apparaît… Au final, on a très rapidement l’intention de tourner en rond, voire de reculer et c’est bien dommage. Heureusement que l’ambiance, les personnages et la lente évolution de leurs relations sont là pour faire oublier cet état de fait.
Et la fin me semble un peu poussive : alors que les épisodes ne manquaient pas de rythme (à une ou deux exceptions près), je trouve que cette conclusion tranche de manière un peu trop brutale avec le reste. Et j’avoue que je n’imaginais pas que la rencontre avec Hiroshi se passerait ainsi. Finalement, c’est bien Hatchin qui avait raison, et Michiko qui se berçait d’illusions.

En conclusion, MtH est une excellente série de 2009, qui place la barre assez haut même en cette période de vaches maigres, notamment grâce à ses personnages et son ambiance ; mais pêche quand même un peu si on s’attarde sur le synopsis de base et son traitement au fil des épisodes. J’avoue avoir longuement hésité entre 7,5 et 8 mais après tout, je me suis dit qu’il ne fallait pas bouder son plaisir, surtout en ce moment. Donc un anime à regarder « les yeux fermés » ; enfin, je me comprends…

8/10

#Par Kenji Endo le 03/04/2009 à 01:04

Bonjour,

Pour ma première critique, j'ai choisie une série sans prétention et qui selon moi ne laissera personne indifférent. (Ma vocation est d'interpeller et de conseiller les rodeurs, comme moi, en quête d'une bonne série)
Si vous aimez le parfum musical de Cowboy Bebop, une bomb-shell aussi bourrine qu'un Onizuka (GTO) accompagnée d'une enfant attachante à sa manière (loin des designs kawai prévisible), dans une Amérique du Sud atemporelle et peut être fictive, vous vous souviendrez de Michiko et Hatchin.
L'histoire est très bien inspirée, le but du scénario (à la recherche d'une personne) n'est qu'un prétexte pour nous intéresser considérablement à la relation évolutive entre les deux personnages. Chaque épisode est un OAV qui nous surprend sans cesse. (À condition d'être un contemplatif indulgent certes)
L'animation, le character design et la réalisation restent de bonne facture, beaucoup plus fluide et mieux mise en couleur qu'un samouraï Champloo ou qu’un Cowboy Bebop. On sent l'expérience et la dextérité! Je conseille surtout cette série pour sa fin, qui conclut la saga comme on ne s'y attendrait pas, sans pour autant être déçu, bien au contraire!

Sans en dire plus, qu'est ce que vous attendez, foncez!

9/10

#Par Starrynight le 28/03/2009 à 14:16

Après l’original Samurai Champloo et le décevant Ergo Proxy, Manglobe nous propose un anime décapant qui fleure bon le soleil et la poussière. Ce qui est incroyable dans cet anime, c’est le nombre de fois où l’on peut se dire que ça va partir en cacahuète et où l’on est agréablement surpris à l’arrivée. Un road-movie mettant en scène deux personnes que tout oppose – dont une jeune fille à l’air un peu passive – avec un script qui tiendrait sur un post-it, un vrai « déjà vu » comme on dit outre-atlantique, et on est en droit de s’attendre au pire (pense très fort à El Cazador).

Cet anime rappelle Samurai Champloo par sa recherche-prétexte d’un homme dont on sait finalement peu de chose et qui a toujours déserté les lieux à l’arrivée des héros. Ici aussi, on oublie rapidement que le scénario est plus bref que l’état-civil du soldat inconnu pour se concentrer sur la véritable richesse de la série : les personnages. Ceux-ci sont hauts en couleur, de fortes personnalités, tout en gouaille, un peu fêlés, râleurs, tapageurs, grandiloquents, parfois héroïques, souvent mélancoliques. On peut penser ici à Cowboy Bebop par ce spleen de beaucoup de protagonistes qui ont jeté leur passé et leur avenir au sani-broyeur et n’ont depuis plus rien à perdre. Deuxième motif de rapprochement entre ces deux animes, le fait de présenter un personnage féminin qui fait de l’équilibrisme entre érotisme suggéré et fan service, aidé en cela par le fait que Michiko a sensiblement les mêmes goûts vestimentaires que Faye Valentine, tout en « discrétion » et en « sobriété » (les guillemets sont importants).

Le premier épisode fait penser à l'histoire de Cosette et on peut craindre de virer dans le misérabilisme ou le moralisme à deux yens avec une petite blonde qui subit sans broncher ; ah que le monde est cruel. Mais la fin de cet épisode donne le ton : non Hatchin ne se laissera pas faire, oui elle veut fuir et croquer la vie et les emmerdeurs à pleines dents et cette leçon vaut bien un pain dans la gueule sans doute. Alléluia, enfin un dipôle équilibré, où chacun a son mot à dire et ne se gênera pas pour l’exprimer, quitte à claquer une porte imaginaire et à prendre la route opposée. De plus, si une relation mère-fille se développe bien, elle est très fluctuante au point que les rôles en sont parfois inversés, ce qui donne des moments savoureux.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, tant les bandits – Shinsuke délicieusement décérébré, un papy tueur à gage des plus tenaces ou encore Satoshi Batista qui ne manque pas de ressources et n’est pas facile à cerner – que quelques autres cas pathologiques croisés au détour d’un chemin tels une voyante ou un médecin psychédéliques. Et que dire d’Atsuko, tout droit échappée d’un concert de Boney M et sa relation de je t’aime moi non plus avec Michiko.

Sur le plan technique, le studio a mis le paquet et nous offre une très bonne qualité visuelle (décors, habillements, look du scooter) et musicale. On regrettera simplement quelques ratés de chara-design, en particulier dans les derniers épisodes, qui déforment certains personnages et nuit à leurs charismes.

A mes yeux, une des très bonnes surprises de 2008.

9/10

#Par El Nounourso le 28/03/2009 à 01:31

Michiko & Hatchin est un anime hors-norme, ne serait-ce que par l’univers qu’il dépeint. Ce road-movie se déroule en effet dans un pays fictif, une grande péninsule proposant divers climats allant du désert aride à la jungle tropicale. Bien que les doublages soient en japonais, les chansons, pancartes et autres supports d'écriture présentent le portugais comme langue dominante. L’environnement proposé ressemble donc fortement à notre Brésil contemporain, sans pour autant abuser des habituels clichés concernant ce pays. Mais l’ambiance y est : c’est coloré, exotique... et l'on est bercé par une superbe bande-son composée par un zikos brésilien. Au fil des pérégrinations de nos deux héroïnes, on ressentirait presque la chaleur étouffante de la ville basse ou l’agréable brise venant du large…

Revenons sur les protagonistes qui constituent la force motrice de la série. D’un côté, on découvre Michiko Malandro, une criminelle en cavale, à la fois sauvage, sexy et touchante ; de l’autre bord, Hatchi « Hatchin » Morenos, une fillette rebelle et sensible déterminée à retrouver son père, Hiroshi, ex-petit ami de Michiko. Au fil de l’aventure, elles apprennent à se connaître, s’engueulent, se réconcilient, se séparent, se retrouvent… Quels fichus caractères ! Finalement, leur relation prendra maladroitement la forme d’un amour mère-fille très fort et assez poignant. Parmi les personnages secondaires, Atsuko et Hiroshi apparaissent comme très réussis mais j’aurais apprécié davantage de flash-backs pour les mettre en valeur et, surtout, pour tenter d'expliquer leur comportement dans le présent.

La recherche de Hiroshi constitue donc le fil rouge du scénario mais la plupart des épisodes peuvent être regardés indépendamment. Associée à la course-poursuite avec la police, cette quête sert surtout de prétexte pour nous faire voyager et pour dresser le portrait de nombreux personnages atypiques, qu’ils soient adjuvants, ennemis ou simples figurants. A chaque étape nos héroïnes découvrent de nouveaux problèmes à résoudre, des défis à relever, des fausses pistes à écarter, etc. L’électricité des rapports Michiko / Hatchin apporte d'ailleurs d’épineuses complications, mais une bonne dose de débrouillardise doublée d’une certaine propension à l’insulte voire à la violence physique suffisent généralement à se tirer d’affaire. En général, les scènes d’actions mettent en scène des courses-poursuites (à pied, en scooter ou en voiture) des gunfights et quelques coups de chaussures à talons bien placés.

Au niveau technique, la série souffre parfois d’une certaine rigidité au niveau de l’animation, ce qui implique des mouvements peu naturels car trop saccadés. Mis à part ce détail qui ne concerne que certaines scènes, la série est magnifique et très dynamique visuellement : multiples valeurs de plans, cadres mouvants, effets de flou, vues subjectives… autant de techniques empruntées au cinéma et réemployées avec brio. Assez classique, le chara-design reste convaincant car très expressif. Enfin, chose assez rare, les personnages changent constamment de vêtements, ce qui apporte une appréciable variété graphique et permet de jouer sur l’ecchi... de façon modérée, rassurez-vous.

Navigant entre comédie et drame, Michiko & Hatchin est un surprenant road-trip qui met en scène deux des personnages les plus attachants qu’il m’ait été donné de voir. On pourra sans doute regretter la relative finesse de la trame scénaristique (que l’on peut nuancer avec la multiplicité des flashbacks) mais l’incroyable fraîcheur de l’ensemble impose à tous les curieux d’y jeter un oeil.

8/10