Steins;Gate

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2011
- Titre original: Steins;Gate
- Nombre d'épisodes: 24
- Site officiel: http://steinsgate.tv/
- AKA:
- - シュタインズ ゲート, シュタインズ・ゲート
- - STEINS;GATE
- Relations: 2 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: WHITE FOX
- Production: AT-X, Frontier Works, Future Gadget Lab, Kadokawa Shoten, Media Factory, Movic, Nitroplus
- Réalisation: Hamasaki Hiroshi, Satô Takuya
- Chara-design: Sakai Kyûta
- Chara-design original: Huke
- Auteur: 5pb., Nitroplus
- Musique: Abo Takeshi, Murakami Jun
Doublage
Asami Imai (Kurisu Makise), Mamoru Miyano (Rintarō Okabe), Halko Momoi (Feliz Nyannyan), Kana Hanazawa (Mayuri Shiina), Saori Goto (Moeka Kiryū), Tomokazu Seki (Itaru Hashida), Yu Kobayashi (Ruka Urushibara), Yukari Tamura (Suzuha Amane)
Notes
Un épisode spécial, intitulé Oukoubakko no Poriomania, se déroulant après les évènements de la série, est présent en bonus dans le dernier volume de l'édition Blu-Ray japonaise.
Synopsis
L'histoire semble se dérouler un an après la série Chaos;Head. Okabe Rintarou est un "chercheur fou", comme il s'appelle lui-même, qui, avec un groupe d'ami, a développé des micro-ondes pouvant envoyer des messages dans le passé. L'organisation SERN, qui fait des recherches sur le sujet, traque les membres de ce groupes plus que mystérieux. C'est dans cette ambiance paranoïaque "digne" de Chaos;Head que les personnages de Steins;Gate vont tenter d'échapper au SERN.
Synopsis soumis par Ferokia
#Par Mokona_59 le 22/04/2013 à 04:16
J'ai lu les avis, et j'ai vu que cette série pouvait aussi bien plaire énormément pour certains qu'être une grande déception pour d'autres.
De mon point de vue, Steins;Gate est une très bonne série SF malgré quelques petites incohérences.
Je vais commencer par commenter la bande son. Je tiens à dire que j'apprécie énormément l'opening que je n'ai pas passée une seule fois sur les 24 épisodes. En effet, elle correspond parfaitement à l'ambiance de la série, et la musique est qui plus est géniale (de mon point de vue). Les musiques de fond pendant l'animé sont discrètes, mais collent parfaitement aux situations pour participer au "plongeon" dans cet univers. L'ending quant à elle est plus douce, et j'avoue ne pas l'avoir beaucoup écoutée.
Pour ce qui est de l'animation, je n'ai rien à redire.Le style de dessin me plait énormément: ce n'est pas trop enfantin comme on voit dans certains shônen, et ce n'est pas non plus trop gekiga (style que je trouve particulièrement affreux), tout en étant assez réaliste pour participer au sérieux de la série. Les mouvements sont fluides, même pendant les rares scènes d'action, donc aucun problème non plus de ce côté là.
Contrairement à certains, je ne pense pas que les personnages secondaires (autres que le personnage principal) soient inutiles: ils participent tous à l'histoire, et même les personnages tels que Feyris et Rukako qui ne sont pas très présents apportent quelques chose, que ce soit un exemple de l'effet papillon pour Feyris ou même un peu d'émotion. Je pense par contre qu'on aurait pu leur donner un peu plus de matière, mais ce manque peut s'expliquer par le fait que l'animé n'est pas une adaptation de l’œuvre complète. Je pense également que plus d'épisodes pour une série de ce genre n'auraient fait que la ralentir, ce qui n'est pas forcément un bon point ici, vu la vitesse à laquelle elle évolue.
Pour ce qui est de l'intrigue, c'est là que se trouve le bon et le moins bon. Je ne comprends pas comment ils ont pu se mettre à envoyer des D mails comme ils le font depuis n'importe quel téléphone (mais peut-être ai-je manqué une explication?). Ce point-là m'a turlupiné un bon moment. Je trouve également que le personnage principal met beaucoup de temps à comprendre des choses pourtant évidentes, ce qui agace légèrement quand on voudrait que le rythme s'accélère. Cependant, je trouve l'idée du micro-onde absolument ridicule, ce qui en fait, à mon avis, une idée géniale. Je pense que la boucle temporelle est très bien faite, et qu'elle est assez simplifiée pour faire en sorte que l'on ne se perde pas en cours de route. Cela nous permet de deviner certaines choses, car les indices se trouvent ça et là au cours de la série, ce qui la rend très agréable à regarder malgré une certaine lenteur parfois. Cette lenteur est cependant vite rattrapée par une bonne dose de suspens à la fin des épisodes. La première partie durant laquelle "il ne se passe rien" contient en réalité un très grand nombre d'informations qui permet de mettre la boucle en place: sur ce point-là, c'est très bien fait.
Je ne pense pas que l'on puisse critiquer scientifiquement la série, car on ne ferait que critiquer l'hypothèse des voyages dans le temps qui sont, comme on le sait tous, physiquement impossibles. Il est donc très facile de trouver de nombreuses incohérences à ce niveau-là. D'autant plus que l'écrivain n'est pas physicien, et je pense qu'il s'est malgré tout suffisamment renseigné sur le sujet pour réussir à nous faire croire à son explication, du moment qu'on ne creuse pas trop.
Finalement, tous ces voyages ont fait grandir le héros et ont servi à sauver le monde... Sur ce dernier point, je pense que l'ombre de cette organisation était suffisante et qu'il n'y avait pas non plus besoin de plus de détails, car ce n'est pas un shônen, et ce n'est pas le combat contre des "forces du mal" qui est mis en avant ici. Je pense que cela nous fait réfléchir sur les humains en général, et sur la façon dont ils se transforment avec le pouvoir (guerres, assassinats...). Je pense que cette organisation n'est qu'une représentation de tout ça, et qu'ils était donc judicieux de la laisser floue. Cependant, je trouve que le SERN n'était pas vraiment un bon exemple... Après, l'auteur a peut-être pris un acronyme au hasard, du moins je l'espère.
En conclusion, j'ai trouvé cette série très bien, malgré certaines petites choses, et je le recommande à tous ceux qui ne cherchent pas la petite bête en regardant des séries, mais qui les regardent pour se distraire. Je vous conseille également de ne pas trop attendre entre deux épisodes car on oublie vite certaines choses importantes. Je vais donc mettre la généreuse note de 9/10 même si je pense plus à un 8,5.
#Par soma86 le 16/02/2013 à 18:28
Une série qui me semble bien surévaluée sur ce site.
Je dois dire que le plot de départ m'avait pas mal emballé et que le personnage central Okabe Rintarô est sympa mais je sais pas, l'animé a beaucoup de défauts quand même... Comme les critiques précédentes ne parlent que de ses qualités moi je vais plus m'attarder sur ce qui ne va pas. Histoire de voir les deux parties de l'iceberg.
La série s'est encombré à mon sens de beaucoup de personnages qui ne servent absolument à rien, il faudra vraiment qu'on m'explique pourquoi on a inclus des personnages comme Ruka ou Feyris. Ils n'ont aucun impact dans la trame scénaristique, aucun passé, qui plus est ces deux personnages sont assez agaçants (surtout Feyris avec ses "nyan" qui ponctuent chacune de ses phrases). Le rôle des autres personnages est assez limite lui aussi, hormis Okabe les autres persos n'ont qu'un rôle très secondaire dans cette histoire et on ne sait en définitive pas grand chose sur leur compte. Apparemment la série est tirée d'un visual novel et ne reprend qu'un seul des arcs, ça pourrait expliquer pourquoi on n'est pas plus avancés sur les personnages une fois le dernier épisode passé.
Je me demande aussi si je suis le seul frustré de n'avoir jamais vu la fameuse organisation malfaisante la SERN ? Qui étaient ces gens en définitive et quels étaient leurs objectifs ? Pourquoi n'avons nous pas plus de détails concernant le futur et sur les conséquences des actions présentes ? Suis je donc le seul qui aurait bien aimé voir nos protagonistes dans leur versions futures ? Au final, on ne voit pas trop le pourquoi de toute cette intrigue, le scénar me semble vraiment inabouti en fait et pourtant il y aurait eu matière à faire des grandes choses, j'aurais vraiment apprécié de voir les alter ego futuristes de notre petit groupe et découvrir le POURQUOI de tout ça. Honnêtement, l'anime met au moins dix épisodes à s’enclencher, dix épisodes où il ne se passe rien, presque de la slice of life. Ce n'est pas que la série ne se laisse pas suivre par manque de rythme, c'est juste que je déplore qu'on perde autant de temps en futilités tout ça pour terminer l'animé en se demandant "oui mais ça à servi à quoi tout ça finalement ?" En 26 épisodes, il y avait quand même moyen de présenter des points bien plus intéressants que ce que nous propose Steins;Gate.
Le concept du micro-ondes me semble assez... étrange. Tout comme le concept d'envoyer des SMS dans le passé pour le modifier me semble dénué de sens (notamment parce que dans le passé les téléphones portables n'existaient pas). Alors là le coup d'envoyer des D-mails pour en annuler d'autres ça me parait vraiment... grotesque. La série mène bien son histoire et ménage bien son suspense pour qu'on ait pas le temps de se poser de questions sur l'intrigue et je trouve qu'elle fait bien car quand on y réfléchit la série souffre vraiment de cette absence de logique.
#Par Ladyklochet le 19/08/2012 à 16:17
Steins;Gate semble plus ou moins faire l'unanimité sur AK : cela peut se voir à ses notes, aux gens qui le conseillent aux nouveaux-venus et aux membres réguliers qui chaque jour succombent un peu plus à l'engouement pour cette oeuvre.
Comme sûrement beaucoup d'autres, j'ai subi un véritablement harcèlement de certains membres pour me faire regarder cette "oeuvre de génie".
Ce que j'ai fait. Même si ça m'a pris un bon mois et que j'ai vraiment eu du mal à regarder plus de 5 minutes d'affilées.
Car oui, je vais une fois de plus me positionner en contradiction avec le reste de ce forum (mais bon, c'est bien, on acquiert ainsi un peu plus de diversité dans les points de vue) car je n'ai pas du tout apprécié cet anime.
Tout d'abord, parlons de la technique (parce que je n'y connais rien et que j'y attache pas tant d'importance) :
Point 1 : Les couleurs et effets spéciaux qui sont à vrai dire plutôt bons. Et par plutôt j'entends limite époustouflants. Ca doit être le seul point positif que j'ai à dire sur cet anime.
Au sujet de la musique : ma foi, je ne fais jamais vraiment attention à la musique. Je n'en ai aucun souvenir. Elle ne m'a donc pas arraché les oreilles ni transporté d'émotions. Donc rien à dire de ce côté là.
Au niveau du chara-design : Okarin est plutôt classe, mais... il a quel âge? Les dessinateurs ne se sont pas un peu plantés?
Et sinon, à part lui (et Daru), (les filles donc, car un VN a ses lois, à savoir qu'il 5 à 10 filles par mec) tous les personnages ont des yeux de dépressif. A un point hallucinant. Tellement qu'on aurait presque envie de se pendre après quelques minutes de visionnage.
Parlons ensuite du doublage : c'est simple, à l'exception d'Okarin (encore lui, le seul à réchapper à mes envies de meurtre) qui est passable (bien qu'il m'énerve par moments), tous les personnages ont une voix qui m'écorche les tympans, pénètre dans mon cerveau et cisaille les nerfs avec une planche hérissée de clous rouillés.
C'est simple; Mayushii parle beaucoup trop lentement avec une voix trop sifflante. Daru a un accent de gamin gâté geignard. Feyris a une voix beaucoup trop provocante et finalement, le "nyan-talk" est terriblement désagréable à écouter. Rukako a une voix juste trop tremblante pour être écoutée avec plaisir et Moeka, qui généralement brille par son silence, nous gratifie par moment de son chuchotis agaçant.
Bref, une belle tripotée de crimes contre l'ouïe. Ah oui, j'oubliais Kurisu. Elle ça va, en fait. Le problème réside plus dans le contenu de ses paroles.
Bien, à présent que j'ai déversé mon fiel de membre d'honneur du bancs des aigris (vous savez, il y en a un sur la place de chaque village. Généralement occupé par des petits vieux. Ben des fois, y'a moi aussi) sur le superficiel, passons au concret : l'histoire.
Déjà, pour commencer, il faut garder à l'esprit que Steins;Gate était à l'origine un Visual Novel. C'est à dire une histoire avec différentes routes qu'il faut toutes avoir vues pour comprendre réellement ce que ses créateurs voulaient montrer.
Un anime adapte une seule de ces routes : on a donc seulement une fraction de l'histoire. Ca se traduit de façon très évidente dans l'anime : on a une introduction qui ouvre plein de portes et soulève des mystères, et une fin qui en aura évité la grande majorité.
Ben oui, je trouve ça déplaisant, c'est tout.
Puis ça fait que les personnages manquent cruellement de profondeur. N'ayant exploré qu'une route, on ne développe pas tous les personnages, et pas complètement.
Illustration : Mayushi, son histoire avec Okarin, ce qu'elle fait là et ses motivations, en fin de compte, on en aura jamais rien su. Alors que l'histoire la plaçait comme un des personnages important et qu'on était a priori lancés sur sa route au début, avant de bifurquer vers celle qui a été choisie (demi spoiler).
Bon, une fois qu'on a dépassé le fait d'avoir affaire à un résumé d'une fraction d'une oeuvre qui n'a de sens que prise comme un tout, on peut s'intéresser à l'univers.
Un univers ma foi, fort intéressant. Avec de la science-fiction, des paradoxes temporels, des savants fous... tous les ingrédients pour faire une délice pour les Akiens.
Alors pourquoi n'y vois-je qu'une farce grotesque et une insulte à quiconque étant doté d'un peu de bon sens? Mon aigreur va jusque là?
Pourquoi est-ce que je reste bloqué sur le Fait qu'Okarin est un mineur qui passe son temps à jouer dans une imitation de labo à juste bricoler des trucs sans intérêts, à gaspiller l'argent de Mayushi et à ne jamais rien produire, ni publier de constructif. Et devant Makise, on réalise bien qu'il n'a, en plus, aucune culture ni connaissance scientifique.
Okarin est en fait un NEET de la pire espèce.
Ensuite, ce qui fait la valeur d'un univers de SF, c'est sa crédibilité. Ou plutôt la façon dont l'auteur réussit à nous peindre les lunettes pour nous faire avaler ses délires scientifico-magiques.
On a ici le plus gros échec du genre que j'ai jamais été donné de voir.
Un micro-ondes qui crée un micro-trou noir à cause des interférences d'autres appareils électriques? Un MICRO-ONDES? Je préférais le grille-pain d'Homer Simpson.
D'où il sort le trou noir? C'est de la matière comprimée! Comment un micro-ondes pourrait comprimer de la matière (et ici de l'air) au point d'en faire un trou noir? C'est pas un phénomène électro-magnétique un trou noir quand même! Soyez un peu sérieux.
Ensuite, revenons au fonctionnement du D-mail. A l'origine, ça avait marché parce que le téléphone était relié au micro-ondes pour pouvoir l'activer à distance (ce qui fait que le message était plus ou moins "passé" par le micro-ondes). Puis ensuite ça marche de n'importe quel téléphone vers n'importe quel téléphone du moment qu'on envoie en même temps que le micro-onde fasse des étincelles. Mais pourquoi? Comment?
Au début, ils le faisaient uniquement avec le téléphone relié au micro-ondes, là je ne me plaignais pas trop. Mais comment ça marche avec un téléphone piqué à quelqu'un lorsqu'on est hors du labo? Pourquoi ça marche avec ce message là, et pas avec tous les message envoyés en même temps sur la planète?
Bref, le concept est foireux.
Après, la gestion de l'effet papillon est complètement foireuse. Je veux bien qu'un simple texto envoyé depuis le futur change l'avenir. Bah oui, du moment que la personne ait pris 10 secondes à regarder son téléphone, elle pourra éviter l'accident qui aurait du la tuer, la crotte de pigeon qui allait salir son tailleur et la faire rentrer chez elle, ne pas croiser un ami d'enfance au coin de la rue et passer 2 heures à discuter avec... bref, ça peut TOUT changer. C'est beau la complexité et la théorie du chaos.
Mais après, dans Steins;Gate, on peut envoyer un texto 16 ans auparavant, changer la nature même d'une personne avant sa naissance et cette personne va se retrouver exactement au même endroit, avec la même apparence, les même habits et la même mentalité au moment présent?
Non mais sérieusement : le cas Rukako est le plus gros scandale de toute la SF.
Et puis la suite : renvoyer un D-mail pour en annuler un. Mais quelle blague encore une fois. Renvoyer un D-mail devrait encore plus changer l'avenir. Ca peut le rapprocher de ce qu'il était avant, mais c'est impossible de le remettre exactement pareil.
Tous les paradoxes de cette série sont complètement ratés. Une vraie honte, même. J'ai regardé Steins;Gate pendant que je lisais le cycle d'Hypérion. Je n'aurais pas du.
Et puis, l'histoire en elle-même, elle est terriblement vide! Il ne se passe rien pendant les deux premiers tiers de la saison. Juste les personnages qui font connaissance et s'amusent. Puis après, ils doivent réparer leurs erreurs. Fin de l'histoire.
C'est normal, c'est un VN, il faut des passages où l'on va passer 10 minutes à décrire le menu du soir. Mais bon, quand on arrive à la fin de l'anime, qu'on ne sait strictement rien sur l'histoire de la moitié des personnages et qu'on a passé la moitié de son temps à regarder des personnages ne rien faire, on est un peu sur les nerfs.
On se dit "et s'ils se bougeaient un peu plus, parlaient un peu plus vite, et passaient moins de temps à raconter n'importe quoi, pour le même nombre d'épisode on aurait pu avoir toutes les routes."
Et une dernière chose : Le SERN, organisation basée dans les Alpes, qui possèdent un Large Hadron Collider, essaye secrètement de fabriquer une machine à voyager dans le temps pour s'emparer du monde?
Pourquoi pas l'UNISEF, ONG internationale qui soulève des fonds, finance en réalité les armes des enfants soldats en Afrique dans le but de s'approprier toutes les mines de diamants?
(Enfin, c'est comique que je trouve cette transformation profondément insultante et que je n'ai pas tilté le moins du monde en lisant Hellsing et son vatican. On voit où sont les valeurs des gens.)
En conclusion : j'ai trouvé ça mauvais, lent, énervant, ennuyeux et une insulte envers toute oeuvre de SF qui se respecte. J'aurais bien gardé ma mauvaise humeur pour moi-même, mais vu que tout le monde sur AK semble vouer un culte à cette horreur, il me fallait prendre position.
#Par willsolve le 12/08/2012 à 03:57
Un beau bazar temporel… Cette animé m’a autant surpris qu’Haruhi Suzumiya ! En plus, le sujet du temps n’est pas très aisé, et malgré les paradoxes et quelques clichés, il arrive à sortir des sentiers battus pour s’approprier une conception du temps assez originale ! Et il le fait avec brio et efficacité !
Le scénario
Le scénario est maitrisé, du début à la fin. On peut alors découper l’animé en 3 phases (entremêlée mais visible), la première correspond à la mise en situation, on y découvre les personnages qui viennent au fur et à mesure peupler le labo. Le point de départ est la découverte quasiment par hasard de la capacité du téléphone à micro-ondes à envoyer des messages dans le passé, et la capacité de Okabe, le personnage principal, de garder en mémoire tous ses souvenirs lorsque le passé est altéré (Il nomme ce pouvoir le Reading Steiner ). Cette invention servira alors à aider les différents personnages à réécrire des moments traumatisant, à les libérer de leur complexe etc… Dans cet arc, l’humour est omniprésent, l’action est rapide, claire et on ne s’ennuie jamais de voir comment les D-Mails peuvent modifier le monde !
Néanmoins, toute action à une conséquence, et chaque conséquence devient une cause et ainsi de suite… C’est l’effet papillon… La seconde phase se fond avec la première pour ensuite s’imposer clairement avec le complot et les expériences du CERN, les avertissements du voyageur temporel John Titor et au final, par l’arrivé d’un tragique morbide destin. Ici, finis la rigolade, on passe sur un fond psychologique avec un drame inévitable. On fait face à une boucle interminable, à une fatalité puisant ces sources dans des explications scientifique (qui bien que bancale, ont le mérite d’exister), on ressent l’empêtrement temporel par une lenteur et par l’acharnement d’Okabe dans sa quête. Cet arc aborde donc un coté plus sérieux, on apprécie l’évolution du personnage qui sort de ses enfantillages pour faire face à la réalité, à une folie grandeur nature qu’il doit accepter.
Enfin après le désespoir et la fatalité, on retrouve un Okabe génial qui conclus la série par un subterfuge tout aussi génial, digne d’un mad scientist , bluffant le temps lui-même ! Ce sursaut épique est vraiment grisant après de long épisodes axés sur le tragique et il conclut en beauté une série qui a progressivement fais évolué les choses, nous entrainant avec, nous scotchant à l’écran… On ne voit alors plus le temps passé, effet garantie !
Voilà donc un scénario costaud, qui ne démérite pas et qui sait nous tenir jusqu’au bout, avec quelques lenteurs maîtrisés ! Il est vraiment appréciable et entrainant !
Passons du côté des personnages
Les personnages
Chaque personnage à un rapport original avec le scénario, chacun s’intègre comme un engrenage essentiel à l’intrigue et au développement des choses. De plus la diversité des personnalité nous donne un panel sympathique, on y retrouve le scientifique fou Okabe, l’ingénue et attachante Mayuri, le geek/otaku stéréotypé Daru et Makise Kurisu, la génie un brin tsundere. D’autre personnage non moins important seront présent comme Ruka, le timide travestie, suzuha, la soldat, Feyris la riche excentrique fan de Rai-Net et moeka, associable et mystérieuse. On appréciera donc les différents rapports entre les personnages. Alors que les personnages secondaires dévoilent leur vraie nature, on remarque l’évolution de la relation Kurisu/Okabe, ainsi que la dévotion d’Okabe à Mayuri. De nombreuses surprises attendent le spectateur, sans cesse étonné par les personnages qui restent tous très attachant ! Les protagonistes sont ainsi très bien construit et font part du scénario à merveille, ils sont le théâtre d’une immense pièce montée absolument splendide !
L’animation
Parlant d’esthétique, le chara-design est superbe, cette animé rends compte parfaitement de l’âge des personnages, ce qui est rare dans l’industrie de l’animation japonaise. Leurs émotions sont tout aussi bien transmise, ce qui est essentiel pour un animé de ce calibre. En effet, les personnages ont un rôle de pivot, il est alors essentiel de pouvoir distinguer les subtilités ce qui est bien géré par l’animation ! Un sans-faute !
L’animation est super bien faite, les décors sont splendide, les angles de vue sont maitrisés pour collés au scénario, bref un régal pour les yeux… enfin, à part un tout petit détail… à savoir certains plans de fan service, quoique très peu présent et qui ne dérange presque pas, m’enfin bon !
La bande son
Les personnages sont très bien doublés, Okabe à une voix de savant fou parfaitement convenable, kurisu à une voix adaptée, Daru à la voix parfaite, celle du geek, bref en gros les voix sont très bien intégrées ! Rien à dire !
L’opening et l’ending sont bon, et parfois ils s’intègrent très bien à l’épisode, auquel cas je n’ai même pas songé à les passer comme à mon habitude.
Conclusion
Cette animé est vraiment valable et mérite qu’on y consacre son temps ! Que ce soit pour les férus de science-fiction, les âmes poétique, les amateurs d’ovni parmi les animés ou même les curieux, chacun sera satisfait et en tirera un bon souvenir ! Je ne mettrai tout de même pas la note maximale car je la réserve au chef d’œuvre absolus, ici l’animé est génial, mais pas parfait ! Il compte tout de même parmi les animés à voir, je lui donne la note de 9,5/10 !
#Par Cokea le 11/04/2012 à 20:16
Tutturu !
Je dois bien l'avouer, Steins;Gate ne m’intéressait pas, je savais qu'il venait d'un Visual Novel, le premier épisode m'avais l'air sorti d'un autre monde, et donc en bon crétin, j'ai laissé une perle, La perle de l'année pour me consacrer a mes daubes de la saison.
Mais comme tout bon animé, il se fit de la réputation assez rapidement, et puisqu'on cherchait un animé a regarder entre potes et que personne ne l'avais vu... Je me suis jeté dans l'expérience une seconde fois avec mes camarades de jeux.
Le premier épisode est certes bizarre, mais on comprend rapidement qu'il pose les bases :
Un scénario complexe avec des rebondissement imprévisibles, des personnages totalement déjantés et aux attitudes variés, et des blagues bien sympa et salaces pour saupoudrer le tout, tout cela tenu par une main de maître !
Tout cela devait être un plan de l'organisation !
Le scénario nous parle de machines a voyager dans le temps, de sauts dans différentes lignes d'univers, du fameux paradoxe temporel, tout ça dans une superbe ambiance
Ces propos sont connu grâce aux nombreux films se basant dessus, sauf que Steins;Gate ne se contente pas d'en parler, le scénario entier est basé dessus.
C'est a ce moment que le public est censé dire :
"Un scénario sur les sauts dans le temps pendant 24 épisodes, vous voulez que je devienne taré ?"
Taré, c'est bien le mot, le scénario va vous faire perdre la boule a de nombreuses reprises, pas car il n'a aucun sens, mais tout le contraire. Et pourtant vous ne pourrez pas prédire ce qui va arriver, j'ai moi même essayer a de nombreuses fois, j'ai du deviner une ou deux fois juste certes, mais c'est car
I am a mad scientist !
Les personnages quant a eux sont plutôt nombreux, mais a ma grande surprise, aucun n'a été inutile, ils trouvent tous leurs place dans l'histoire, certains d'une manière moins flagrante que d'autres, mais leurs présences est indispensable pour le bon déroulement du scénario, alors que sérieux, on aurait pas miser dessus au début.
On a par exemple, Daru, le gros hacker, le mec aux blagues salaces, et aux propos tendancieux, bref le mec qui fait rire, la petite pause cerveau pendant 20 secondes.
On a aussi, la petite Mayuri, qui est la pour ne servir a rien a part rajouter du mignon...mais on remarquera rapidement que c'est pas le cas.
Kurisu, mon personnage préféré, pour de nombreuses raisons (aucunes est louables, je ne dirais donc rien de plus la dessus), c'est une génie, une tsundere, et elle est tout a fait a mon gout (mais vous l'aviez compris déjà).
On a bien sur un personnage principal Okabe, d'un charisme effroyable, un savant, totalement paranoïaque, fou, mégalomane, totalement a l'Ouest la plupart du temps, mais avec un coeur d'or dont la psychologie sera bien visité durant tout l'animé.
Celui-ci sortira de nombreuses phrases cultes, de toutes sortes, a de nombreuses reprises, tel un lavage de cerveau, et a la fin, on se met aussi a les utiliser sans aucunes raisons...
Bien sur, tout ces personnages serviront, et pas qu'un peu dans ce scénario tordu que possède Steins;gate
El Psy Congroo
Graphiquement, c'est beau, c'est réalisé avec classe. Le chara-design est ce que je préfère, classe, beau sans trop en rajouté, en collant bien aux personnages/histoires, un sans faute, ça se regarde avec plaisir.
Niveau Ost, je noterai un Opening que j'ai adoré, de bons Ending, en revanche peu d'osts accompagne les scènes, même si les plus importantes en possèdent.
Si je devais trouver un point faible, ce serait l'accumulation d'informations a gérer, c'est dur, ça fais mal a la tête, et des fois, c'est pas assez expliqué et un peu brouillon pour deviner sur le coup, il faudra quelques minutes de réflexion pour comprendre le pourquoi du comment.
Mais vous l'aurez compris c'est un animé a voir absolument, tout simplement car
This is the choice of Stein's Gate!
#Par Silver Wolve le 04/03/2012 à 11:07
Chers amis et amies ! Quand on vous parle d'une série basée sur un Visual Novel comme oeuvre première, à quoi cela vous fait-il penser? Bien souvent à un pur navet ! En effet, comme démontré depuis des lustres, très peu de séries issues d'un VN arrivent à sortir de la tant déplorée spirale des navets (et je pèse mes mots).
Et pourtant, Steins;Gate est, je crois, une véritable exception à cette règle maudite !
Loin de moi l'idée d'épiloguer, à vrai dire, je ne sais pas quoi dire de plus que mes confrères, mais je ne pouvais me résoudre à l'idée de ne pas rédiger de critique sur cette série, série qui m'a fait redécouvrir un sentiment que je croyais perdu dans les méandres de mon âme.
Pour être franc, le début de Steins;Gate m'avait en quelque sorte rebuté et ce, en raison de sa "lenteur" ! Bref, je n'avais pas accroché au premier abord. Pourquoi? Comment? Je ne sais plus... Du coup, j'avais attendu un certain moment avant de m'y mettre vraiment et c'est en avançant dans les épisodes que j'ai de plus en plus accroché au scénario jusqu'à ne plus vouloir lâcher mon écran du regard.
Il faut bien l'avouer, pour une série qui sort d'un VN, avoir un tel scénario est d'un rareté complètement exceptionnelle ! Si je dis ça, c'est à cause de cette foutue habitude à tomber sur des abominations.
Mais non, Steins;Gate nous présente un scénario complexe, des éléments perturbateurs, la série prend divers tournures, il est difficile d'imaginer ce qui va suivre, les éléments s'enchaînent, on se pose des questions, on doute, on attend des réponses,... Certes, si on y prête attention, le scénario ne doit pas être sans failles et cela va de soi avec le nombre d'éléments qu'on nous présente sur ce beau tapis rouge. Mais sur le vif, on passe outre, on est pris dans l'histoire et rien d'autre ne compte.
Quand je dis que cette série nous parle de divers éléments, je parle bien entendu de l'effet papillon, du changement de ligne d'univers, de dystopie, de paradoxe temporel,... Et bien entendu, de voyage temporel. Ce sont des éléments qu'on croise à la fois "souvent" dans divers séries et à la fois, pas si souvent que ça. Ce que je veux dire par là, c'est que ce genre d'éléments sont souvent très peu développés, Steins;Gate se base là dessus et construit son scénario tout autour de ces divers éléments ! Steins;Gate met aussi en avant des réflexions auxquelles tout le monde a déjà pensé au moins une fois dans sa vie, tel la phrase "si je pouvais remonter le temps, je ferais ça pour ne pas que ça arrive" et autres. De là, je trouve que cette série, bien que fantastique, pousse tout de même au frontières du réalisme et se crée une ambiance propre.
Parlons des personnages ! Encore une fois, dans un VN classique, nous avons 36.000 personnages dont 4 sont véritablement "utiles" (et encore), ici, je trouve que les personnages sont de choix, ils sont bien travaillés, chacun a son caractère, sa façon d'être, son côté "déjanté",...
Okabe est d'après moi le personnage le plus accrocheur, c'est le protagoniste mais celui-ci est assez spécial dans son genre, il est paranoïaque, mégalomane, "fou" et assez égocentrique et à lui seul il est la clé de l'univers de Steins;Gate. Tout au long de l'histoire on en découvre de plus en plus sur lui, on se retrouve face à son rire limite "démoniaque", on comprend que derrière sa personnalité imperceptible se cache un être au grand coeur qui passe du rire aux larmes en un rien de temps... Bref, quoi de mieux pour faire une bonne série qu'un personnage qui n'a pas des réelles "limites" !?
Ensuite nous avons Daru qui est l’informaticien aux blagues salaces et tendancieuses de l'équipe, Mayuri semble être assez "simple d'esprit" et donne l'impression de ne rien comprendre à ce qui se passe mais qui d'un côté donne le sentiment d'en savoir plus que ce qu'elle n'y parait, Kurisu qui se révèle être la "tsundere" de l'histoire, mais aussi, un personnage clé de l'univers de Steins;Gate,... On a donc assez bien le choix ! Je sais, certain diront que ça sens le VN tout de même, mais bon ! Je trouve qu'il y a moyen de se "retrouver" dans certains personnages. De plus, il ne faut pas oublier que chaque personnage contribue à la création et à l'avancement de l'univers de Steins;Gate et ce, grâce à leurs histoires respectives et à leurs désirs qui peuvent sembler égoïstes, mais qui sont au final tout ce qu'il y a de plus humain.
Côté graphique, je n'ai vraiment rien à dire ! C'est beau, c'est clair, c'est propre, c'est bien réalisé et c'est agréable à voir ! J'ai vraiment apprécié le chara-design, pour moi tout colle !
Niveau OP/ED, c'est pareil, un sans faute.
Maintenant si il faut relever les points noirs de la série, je dirais juste que malgré le fait que le scénario soit bien construit, malgré le fait qu'on soit plongé dans l'histoire,... J'ai eu l'impression d'avoir un certain "bourrage de crâne" avec les hypothèses et tout, mais cela fait son charme à la série.
Et d'autre part, on sent tout de même le côté VN qui est présent ! Par rapport à d'autres séries, on ne le sent que très peu, mais il est là et ça, c'est normal d'un côté.
Voilà ! Je n'ai que ça à dire ! Pour moi, Steins;Gate est une perle de l'animation ! C'est une série qui se doit d'être vue d'après moi, car elle le mérite bien.
D'ailleurs, si je devais la classer dans mon "TOP 5" des meilleurs séries que j'ai pu voir, je crois qu'elle pourrait facilement chopper la première place.
Je ne mettrai pas 10/10 car rien n'est parfait ! Ce sera donc un beau 9 pour une belle série.
#Par Cyann le 13/02/2012 à 22:50
Je suis passé dans le monde adulte... Ai-je la possibilité de revenir en arrière? Non... Comme tout bon adulescent je rêve avec nostalgie de ces temps d'insouciances que j'ai vécu étant enfant. Tout cela est finit à présent! Mais il m'arrive parfois de me retrouver comme un gamin après le visionnage d'une série qui aura su titiller ma mélancolie. A cet égard Steins:Gate (aussi appelé SG) m'a permis un petit bond dans le temps et m'a rappelé ces moments bénis, quand je jouais encore aux billes et qu'après un lancer raté, je souhaitais me transporter dans le temps. SG (à ne pas confondre avec Samurai Girl qui a la même abréviation), est de ces perles qui te baladent avec sérieux et qualité dans un univers mature, où le fantasmes de voyager dans le temps prend un aspect presque réaliste!
Steins;Gate est avant tout un Visual Novel (disons un roman interactif)! Quand on y pense les adaptations de VN ont souvent été plantées, ratées, massacrées (j'en veux pour preuve Fate/Stay Night)... S'il existe des adaptations réussie ici et là, on peut dire sans hésiter que Steins;Gate en fait partie. Et c'est les studios White Fox qui nous ont pondu ce petit chef-d’œuvre! Déjà à l'origine d'une autre série très réussie, à savoir Katanagatari, on peut dire sans hésiter qu'ils ont, ne serait-ce qu'avec deux œuvres, un capital fort et original, ainsi qu'un potentiel presque sans limite, au moins en ce qui concerne le genre du seinen! Mais point de confusion, cette série n'est pas seulement mise dans nos écrans par un studio, c'est bien sûr tous les créateurs qui ont contribués à la réalisation de cette série. Alors forcément le scénario était déjà écrit (et il s'agit là d'une grande partie du travail) mais comment ignorer la qualité de la réalisation menée avec brio par Hiroshi, à l'origine de Shigurui et Texhnolyze, deux magnifiques œuvres dans deux genres extrêmement différents, globalement applaudis par les connaisseurs! Chose assez rare s'il en est, une deuxième personne s'est joint à la réalisation et il s'agit de Takuya dont je ne connais aucune œuvre, excepté FSN) qu'il a réalisé (excusez l'inculture de votre humble serviteur).
Quand on a un background tel que celui-ci, on part déjà avec de bonnes bases... Mais ce n'est pas tout : l'attrait principal de la série s'était révélé être, pour moi qui ne connaissait pas le scénario à l'époque, le chara-design. Il y a en effet deux chara-designer, l'un est celui qui s'est occupé d'adapter le design des personnages à la série. L'autre est dit "original" car il a créé le design des personnages, il se nomme Huke, et est bien connu de la communauté geek, puisqu'il est l'auteur entre autre du très vénéré (la communauté otaku à ses raisons, que la raison elle-même ignore) Black Rock Shooter...
Ainsi, j'encense cette série depuis le début, mais je ne fais que vous montrer combien les dispositions de départ étaient bonnes. Parlons un peu de la bête à présent, car après tout c'est de ça dont il s'agit. Le pitch est plutôt convaincant, et ce dès l'introduction : Okabe Rintarou, imbécile heureux, et savant fou, s'est lancé au côté de Taru et Mayushi dans la création d'une machine à remonter le temps. Contre toute attente, cette dernière va marcher, et va l'entraîner dans un complot à l'origine duquel se trouve la SERN, organisation tentaculaire qui veut maîtriser le temps.
Ce fameux pitch de départ va évoluer de façon dantesque nous entraînant dans des retournements de situation réguliers, sans ne jamais s’essouffler, ni perdre un rythme qui se maintiendra de façon constante tout au long de la série. Sur fond de conspiration et de fantasmes enfantins que hurlera à perte de voix notre héros, se déroulera une histoire on ne peut plus sérieuse, très bien orchestrée, et minutieusement montée. C'est assez rare pour être noté : une série d'animation japonaise qui réussit le défi de se faire comprendre relativement facilement tout en évitant les grandes incohérences, c'est déjà un exploit. Mais de surcroît, si cet animé est un seinen et que le scénario de base consiste en des voyages dans le temps, je peux vous dire, qu'il s'agit d'un accomplissement aussi important que l’ascension de l'Himalaya!
Et pour cause, les animés de qualité partant dans tous les sens, sont légions! Souvent cela provoque l'échec d'une série qui aurait pu devenir mythique, très rarement cela provoque l'ultime réussite d'une série que l'on consacre comme chef-d’œuvre! Steins;Gate n'a pas pris trop de risques! Le délire est contrôlé, l'histoire est maîtrisée, et on ne part pas dans toutes les directions. On a un commencement énigmatique et une fin claire qui sait habilement conserver certains mystères! On touche d'ailleurs à une subtilité ici : conserver un minimum d'énigmes et de questions à la fin d'une série n'est jamais aisé, et souvent on tombe dans l’écueil de la queue de poisson (sans obscénités). Steins;Gate réussit à nous maintenir intéressé dans sa conclusion et même après, encourageant la discussion entre les fans, et donc la vie de l'animé après sa mort temporaire signée par le mot "fin". Il réussit cela sans nous mettre dans l'embarras d'avoir de trop nombreuses questions fondamentales non-résolues.
La qualité principale de Steins;Gate se situe donc dans un scénario complexe et intriguant, et une réalisation claire. Les bonnes choses sont souvent les plus simples. Ici, c'est la simplicité d'une réalisation maîtrisée et d’un scénario inventif qui font de cette série, une œuvre culte.
La psychologie des personnages est également bien gérée. Profonde et plus complexe qu'il n'y paraît, chaque histoire personnelle est bien exploitée, ni trop, ni pas assez. On a suffisamment d'élément pour rentrer dans l'univers et en percevoir la complexité. Car encore une fois, si le secret est une narration simple qui ne s'emmêle pas les pinceaux, la complexité, lorsque l'on entre en contact avec des œuvres seinen, ne peut être évitée. Rien n'est simple, ni les événements relatifs à chaque personne, ni l'impact que ces derniers ont sur elle. Malgré tout, il est assez étonnant de voir le développement de caractères très clichés : la bécasse, la tsundere, la beauté mutique, le gros geek... Et pourtant, en dépit du choix de se baser sur des stéréotypes de l'animation japonaise, on parvient à être convaincu par l'individualité de chaque personnage. C'est plaisant et c'est intéressant. Si la complexité des personnes ne peut être évitée, celle des relations entre ces dernières, non plus. On esquive avec intelligence l'écueil du triangle amoureux, mais on fonce en plein dans le cliché de la timidité comme handicap relationnel. Ce n'est pas grave, car cela est montré avec intelligence et intensité. Deux nouvelles qualités qui s'ajoutent à la gestion déjà bonne des personnages.
Mention spéciale pour Okabe Rintarou! Il est la pièce maîtresse d’une série pourtant déjà bien étoffée. Sans lui cependant, force est d’admettre que l’aspect culte disparaitrait. Ce personnage dispose d'une force de caractère indéniable. Il nous entraîne dans son délire de NEET sans pour autant nous forcer la main. Si sa présence est un peu lourde au commencement, il suffit d'attendre que la série prenne forme pour voir apparaître les vrais tenants et aboutissants d'une personnalité qui ne verse jamais dans la simplicité. Okabe Rintarou c'est un peu un mythe à lui tout seul, sachant nous entraîner avec grâce dans ses frasques. C'est le héros des temps moderne, celui qui vous protège contre la folie de ce monde en devenant lui-même fou. Okabe Rintarou, c'est ce mec faible en apparence mais extrêmement fort et altruiste dans le fond. C'est l'icône de cette série et c'est le fer de lance des scénaristes. Mais comme je l'ai dit précédemment, les autres ne sont pas en reste. Qu'en serait-il d'Okabe Rintarou si son entourage n'était pas là pour renforcer sa stature et son charisme?
Je parle rarement des doublages, mais je crois qu'une autre mention spéciale se doit d'être attribuée. Ici ils sont parfaitement exécutés et l'on sent bien avec quel enthousiasme les acteurs-doubleurs se sont pris au jeu de l'aventure chronologique. Sans eux, la personnalité des différents personnages serait probablement moins profonde et donc moins intéressante. Pour continuer dans la veine de ce qui sonne et qui résonne, la musique est plutôt bonne sans jamais exceller au point de vouloir me faire réécouter la bande-son. Pour autant l'opening et l'ending sont parfaits et correspondent très bien à la dynamique de la série.
Les graphismes et le chara-design, pour conclure, sont beaucoup plus alléchants sur le papier et sur les affiches, qu'en pratique. Cependant, ils n'ont pas été bâclé, et le travail se révèle être très honnête. C'est beau mais ce n'est pas magnifique. L'environnement urbain est par ailleurs très bien représenté travaillant de concert avec une ambiance sonore bien rendue, créant une atmosphère très agréable et réaliste. Le chara-design est plutôt bon de son côté, mais encore une fois, rien de transcendant. Il est vrai qu'au regard de certaines productions qui valorisent la vulgarisation des faciès, Steins;Gate s'en sort particulièrement bien. Mais dans l'absolu, il ne s'agit pas d'une révolution. S'il suffisait cependant d'un chara-design exceptionnellement réussit pour faire une bonne série, ça se saurait et on en viendrait à ranger Black Rock Shooter au rang des séries excellentes (excusez l'oxymore, il est vrai que BRS et excellence, sonnent un peu comme un "soleil noir", ça n'a pas de sens)...
Pour conclure l'ensemble, je range facilement Steins;Gate au rang des séries à voir pour sa qualité peu habituelle et finalement sa grande maîtrise du scénario ainsi que de la narration. Encore une fois, il est suffisamment rare de voir ce genre de réussite pour ne pas s'en extasier. Il s'agit là d'une très bonne série qui ne réussit pas seulement par une belle technique de réalisation, mais également par un aspect artistique développé et qui est pourvu d'une recherche qui va au-delà du simple divertissement. Alors oui, Steins;Gate est aujourd'hui une série que l'on peut considérer comme classique. Mais malheureusement, il n'écopera pas du 10/10 tant au final, il manque un petit "je-ne-sais-quoi" pour faire de cette série, un véritable chef-d’œuvre du genre. Ne nous trompons pas cependant, nous en sommes très proche!
#Par Nekya le 27/12/2011 à 16:09
Quand j'ai regardé les premiers épisode de cet anime je doit dire que je l'ai trouvé ennuyant.
Mais au bout du troisième épisode j'ai commencé à trouver cela intéressant.
Et je n'ai pas du tout été déçue.
J'ai même été surprise de la contenance de l'histoire.
On peut dire qu'elle est vraiment pleine de rebondissements insoupçonnés.
L'histoire commence difficilement et lentement.
Mais je vous conseille de vous forcé à passer le barre des 3 premiers épisodes!
Après, vous allez être tenu en haleine!
Qu'est-ce qu'il se passe? Que vont faire nos héros? Qui vas-t-on rencontrer? Qu'est-ce qu'il va se passer?
Plein de questions auxquelles ont veut une réponse. Et à lesquelles vous aurez des réponses! Et ce, jusqu'au dernier des épisodes qui pour moi est très bien réalisé (sur les sentiments de Kyouma).
L'OST est quand à elle sublime! Elle colle parfaitement à l'univers de l'anime. Surtout celle de l'épisode 24!
On nous propose également une palette de personnages très différents mais néanmoins complémentaires.
En effet, cet anime nous détail et nous fait ressentir parfaitement les sentiments de tout les personnages. Et j'ai bien dis tous!
Aucun n'est laissé de coté!
En conclusion je conseil fortement cet anime qui nous apprend beaucoup de choses et qui nous offre un univers dans lequel on peut facilement s'identifier (rien à voir avec les heroic fantasy ou autre...).
Cette anime est un chef d'oeuvre!
#Par k-sam le 02/11/2011 à 12:16
Wow! un anime avec un scénario!!
Je suis un peu néophyte dans l'univers de l'animation japonaise, et je commençais à me faire à l'idée qu'il ne fallait rien attendre d'exceptionnel là dedans du point de vue scénaristique, et à m'efforcer d'apprécier le travail à d'autres niveaux... Mais là Steins;Gate vient de relever la barre et de me montrer qu'il y a moyen de développer une trame dense sur plusieurs épisodes sans trop embrouiller le spectateur (attention ne vous laissez pas décourager par le 1er épisode, on capte rien je vous confirme, mais c'est normal! ça s'arrange après!)... Et surtout capable de vraiment boucler un cycle, de donner l'impression d'une œuvre cohérente et achevée.
Je dis donner l'impression, car les incohérences ne doivent pas manquer si on s'attache aux détails. Mais à quoi bon les relever, évidemment sur une œuvre traitant du voyage dans le temps, faut pas s'attendre à un taux de crédibilité à 100%.
Il y a juste ce qu'il faut de réalisme et juste assez de dérision pour créer l’équilibre idéal d'une œuvre de science-fiction. L'anime évite de tomber comme beaucoup d'autres le font dans le délire total, malgré des personnages très marqués par les stéréotypes de l'animation japonaise, et il évite aussi de se prendre trop au sérieux: le larmoyant trop lourd ou la prise de tête métaphysique. On s'attache très vite au protagoniste et à la petite communauté qui se forme autour de lui. Quelque part mon seul regret sera que cet univers reste en vase clos et qu'on ne développe pas un poil le contexte extérieur. Lorsqu'on a pour thématique un complot international c'est quand même dommage... je m'y suis habitué au fil des animes dans le genre, et là malheureusement Steins;Gates ne fait pas exception.
Sinon dans la forme et le déroulement de l'intrigue, Steins;Gate s'apparente un peu à Dennō Coil: même ambiance glacée d'ère numérique sur le déclin, même univers ludique un peu naïf au début qui laisse planer longtemps de gros nuages avant d'enfin révéler ses conséquences dramatiques. Car il faut bien la moitié des épisodes pour poser les bases du scénario avant d'entrer dans la phase dramatique et d'empêcher le spectateur de déscotcher.
Donc vous êtes prévenu: au début du visionnage le doute plane sur ce que va donner cette série, mais si rien ne vous emballe, rien ne devrait non plus vous faire fuir étant donné qu'on a un équilibre entre une animation et des dessins de qualité, une petite dose d'humour, un personnage principal très intéressant, des personnages secondaires curieux, et la sensation qu'un truc va mal tourner, que ça va chauffer grave à moment donné... je pense que vous ne serez pas déçu si vous tenez jusque là.
La musique j'ai pas trop relevé, elle est quasi absente il me semble, peut être que c'est ce qui manquerait pour donner un peu de profondeur et d'intensité à la froideur de cet univers.
En tout cas voilà l'un des meilleurs animes qui m'ait été donné de voir jusqu'à maintenant, je le recommande vivement.
#Par Deluxe Fan le 14/09/2011 à 03:28
Steins;Gate : Forfait illimité
Il n’est pas compliqué aujourd’hui de programmer un appareil pour qu’il effectue une certaine tâche dans un futur proche. L’exemple le plus courant est celui du réveil que l’on programme pour nous réveiller le matin, par exemple. Ou encore la télé que l’on programme pour enregistrer le prochain épisode de sa série favorite.
Mais que se passerait-t-il si on pouvait demander à nos appareils de la vie courante de fonctionner… vers le passé ? Et si, par exemple, on pouvait envoyer un SMS quelques heures ou quelques jours en arrière ? Pour nous prévenir de faire quelque chose… ou de ne pas le faire ?
C’est sur ce pitch / cette idée / cette accroche que Steins;Gate a vu le jour. Il s’agit au départ d’un Visual Novel (roman illustré interactif, pour les deux nouveaux du fond) sorti sur PC et Xbox 360. Les studios à l’origine du jeu sont 5pb. Et Nitroplus, qui n’en sont ni l’un ni l’autre à leur coup d’essai. D’ailleurs, la collaboration entre ces deux studios avait déjà donné Chaos;Head, une série que je ne connais pas mais que mon entourage ne m’a pas vraiment recommandée. Il n’y a d’ailleurs pas de rapport entre les deux séries, en dépit de ce que raconte le synopsis de la fiche.
Steins;Gate se déroule à Akihabara, Tôkyô - la location exacte est précisée dans le premier épisode, mais on s’en passera ici. C’est là que vit et travaille Rintarô Okabe, étudiant à la fac et chef d’un « laboratoire » où lui et ses amis travaillent à concevoir la prochaine révolution scientifique. Accidentellement, il parvient à mettre au point une machine permettant d’envoyer de courts messages électroniques vers le passé. Le jeune homme et son équipe mesurent à peine les possibilités offertes par leur découverte, qu’ils vont devoir se confronter à divers ennemis dont le plus implacable est le cours du temps lui-même…
La série se veut un mélange entre science-fiction, suspense et mystère. Le côté science-fiction est fourni par le principe de voyage temporel, qui sera plus qu’exploité. En effet, le SMS envoyé vers le passé (D-Mail, dans le jargon) n’est qu’une accroche qui va permettre d’introduire d’autres utilisations de la manipulation temporelle, comme la possibilité d’envoyer sa mémoire vers un certain point dans le passé (Time Leap, dans le jargon). Le tout avant bien sûr le voyage physique dans le temps, élément obligatoire de tous les récits de voyages temporels.
De plus, les concepts de timeline, effets papillons, paradoxes seront de la partie pour complexifier un peu plus l’affaire et transformer le scénario de Steins;Gate en véritable toile d’araignée, comme le veut le genre.
Toutefois, le cachet « hard SF » que veut se donner la série s’avère assez bancal, puisque peu d’explications sont réellement données sur les bases rationnelles de l’univers de Steins;Gate. Ce que je veux dire, c’est que l’histoire de la série fonctionne très bien dans l’univers inventé pour l’occasion, mais ne trouve selon moi pas vraiment de correspondance avec une quelconque vérité scientifique. De la même manière, il est véritablement difficile de constamment garder le fil de la narration, celle-ci jouant avec la notion d’espace-temps de manière intensive. Il sera peut-être parfois nécessaire de revisionner un passage ou un dialogue pour bien saisir le cours des évènements, la mise en scène n’étant pas toujours très claire à certains moments (ceux qui ont survécu au premier épisode comprendront). Toutefois, si la série exploite efficacement son concept - au point qu’elle deviendra certainement une référence de ce genre-là – on notera çà et là quelques « raccourcis » (euphémisme pour ne pas dire « incohérences ») qui tombent au moment le plus opportun pour relancer l’intrigue et les personnages. Le derniers tiers de la série est à mon sens assez emblématique de cela, avec des nouveaux éléments qui prennent quelques libertés avec ce que l’on nous avait promis au départ. Cependant cela n’a rien de particulièrement gênant si on considère comme moi que la série ne se base pas entièrement sur son récit de SF, mais fait également la part belle aux personnages.
Comme dit plus haut Steins;Gate est une adaptation d’un VN et cette série en reprend une des histoires. On connaît la réputation des VN pour ce qui est de nous servir des personnages stéréotypés et vulgaires. Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas ce que l’on trouve dans Steins;Gate… du moins pas ouvertement.
Pas besoin d’être doué en maths pour s’apercevoir qu’il y a plus de filles que de garçons dans Steins;Gate. De plus, si vous regardez l’opening, l’ending ou encore la jaquette du jeu original, vous constaterez que Makise Kurisu, le second rôle féminin, a bien plus de visibilité que le reste des personnages (ce genre de détail est très révélateur, on n’y prête que trop peu d’attention). Et si vous demandez aux gens qui aiment cette série la raison de leur intérêt, vous tomberez sans doute sur des louanges à la gloire de cette chère « Christina ». Enfin, la construction même de la série, à partir d’un certain moment, rappelle les routes d’un VN avec les différentes demoiselles à conquérir (Mayuri, Suzuha, Ruka, Feyris, Moeka, Kurisu).
Je donne l’air ici d’un spectateur soupçonneux et aigri, mais je ne reproche absolument pas à Steins;Gate le côté harem qui en transparait. D’une part, la série ne contient pas de vulgarité mais surtout, et c’est le point principal de cet argumentaire, l’accent n’est pas mis sur les filles mais bien sur le protagoniste.
Personnellement, c’est le personnage de Rintarô Okabe qui m’a fait accrocher à la série. Paranoïaque, mégalomane, maniaque et arrogant, il est superbement interprété par le comédien Mamoru Miyano (rôle principal de Death Note, Ôran High School, Vampire Night, Gundam 00 etc.) et lui seul tient à bout de bras l’univers et l’intrigue de la série. Tout au long des épisodes il ne cesse d’inventer des mèmes et des catchphrases, que ce soit son rire caractéristique, ses malheureuses tentatives d’anglais (« I am a mad scientist, sonuvabitch »), ou encore ses élucubrations en une langue inconnue. Le scénario le fait passer du rire aux larmes très rapidement, mais sa personnalité insaisissable le rend polyvalent et il conserve son intérêt tout au long de la série. Croyez-moi : s’il y a bien une chose que j’ai retenu à force de regarder et de critiquer des animes, c’est qu’un bon personnage principal est souvent la clé de la réussite. Steins;Gate illustre très bien ce propos en cassant toute la routine médiocre à laquelle les adaptations de VN nous avaient habitué.
Les autres personnages ne sont pas en reste et chacun à son petit « truc » qui le détermine. Mayuri « Kana Hanazawa » Shiina a son petit « Tu~tu~ruuu » ; Daru a ses blagues tendancieuses ; Kurisu a son caractère tsundere, etc. D’ailleurs, l’anime ne manque pas de faire un appel du pied aux otakus avec tout un tas de références diverses et variées à la culture geek, que les amateurs apprécieront.
Je ne vous l’ai pas encore dit mais l’autre point qui a attiré les foules auprès de Steins;Gate est son chara-design. Il n’a rien de spécial mais le nom de celui qui l’a réalisé est plus que connu puisqu’il s’agit de Huke, créateur de la franchise Black Rock Shooter. Il faut admettre que le monsieur a du talent, les personnages sont plutôt bien faits et son tous très stylés, notamment les filles, on s’en serait douté. En dehors de cela le studio White Fox ne m’a pas éclaté les yeux avec une quelconque prouesse technique ; je dirais même que j’ai trouvé l’animation assez raide. La mise en scène hachée parvient à cacher la misère heureusement. Les couleurs sont généralement ternes, ce qui convient tout à fait à la fois au caractère urbain de l’univers, mais aussi à l’intrigue complexe et sombre, pleine de suspense. Musicalement c’est le néant, hormis peut-être l’opening sympa sans plus.
Pour conclure passons en revue les atouts de Steins;Gate listés jusque-là : un concept intéressant et bien exploité, un intrigue fournie qui a le temps de s’étaler, un protagoniste excellent, de bons perso secondaires avec une identité pour chacun d’eux, un chara-design réussi… ça fait pas mal, non ? Les défauts ne pèsent pas lourd dans la balance. Steins;Gate est donc un anime que je conseille, et va sans difficulté rejoindre les deux-trois animes un tant soit peu intéressants de cette année (si si, il y en a !). On se retrouve bientôt pour le film Steins;Gate qui vient d’être annoncé : j’ai reçu un mail du futur et il paraît que ça va être bien. El Psy Congroo. 7,5/10
Les plus
- Un bon petit scénario de SF
- Personnages savoureux
- Ambiance très intéressante
- Okabe Rintarô
Les moins
- Ça sent quand même le VN
- Un peu brouillon parfois
