Nodame Cantabile

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2007
  • Titre original: Nodame Cantabile
  • Nombre d'épisodes: 23
  • Site officiel: http://www.nodame-anime.com/
  • Studio: J.C. Staff
  • Diffuseur: Fuji TV, Kansai TV, Toukai TV
  • Auteur: Tomoko Ninomiya
  • Directeur: Kenichi Kasai
  • Character-designers: Shuichi Shimamura
  • Musique: Suguru Matsutani
  • Doubleurs: Ayako Kawasumi (Megumi "Nodame" Noda), Tomokazu Seki (Shinichi Chiaki), Hitomi Nabatame (Saiko Tagaya), Kazuya Nakai (Kouzou Etou), Mamiko Noto (Sakura Saku), Sanae Kobayashi (Kiyora Miki)

Synopsis

Shinichi Chiaki est élève dans une école de musique, très doué au piano mais surtout très imbu de lui-même. Son souhait : rejoindre son maître de musique en Europe. Sa peur : l'avion. Il reste donc au Japon à ambitionner sur sa chaise jusqu'à ce qu'il rencontre sa voisine, une élève elle aussi douée au piano mais très bordélique à l'opposé de Chiaki.

Un duo marrant, une passion qui les lie et une histoire d'amour qui se profile.

Synopsis soumis par Gemini no Saga
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Par PanzerFaust le 24/08/2008 à 01:50

Les bons animes se font rares ces temps ci. Et un anime sur la musique classique, c'est exceptionnel.
Alors un bon anime sur la musique classique comme Nodame Cantabile, c'est quelque chose qu'il ne faut pas rater.

Ne vous fiez pas aux premières impressions, le graphisme médiocre n'est pas représentatif du reste de l'anime. Le charadesign est en effet plus que moyen, la coupe de cheveux étant le seul élément permettant de différencier les personnages. Les décors sont incroyablement fades, la faute en incombe sûrement à l'utilisation exclusive de couleurs pastelles.
L'animation est quant à elle plutôt réussie, du moins quand il y en a : la série regorge de plans fixes sur un personnage, lorsqu'il joue d'un instrument ou bien dans une situation comique. Utilisés à bon escient, cela permet de renforcer l'émotion d'une scène. Là, on a plutôt l'impression qu'ils ont voulu faire des économies de dessins...
Graphiquement, Nodame Cantabile fleure bon les années 90s. Et ce n'est bien sur pas un compliment.

Heureusement, la musique vient rattraper tout cela. Il faut dire qu'une BGM composée par Chopin, Mozart ou Beethoven ne souffre d'aucun reproche. C'est effectivement un défilé des plus grands titres des plus grands compositeurs qui vous bercera durant tout l'anime.
Ajoutez à cela, des versions intrigantes de ces morceaux (le Rachmaninov de Nodame est admirable d’étrangeté) et 2 génériques plutôt agréables, et vous obtiendrez une bande son parfaite.

En général, l'histoire est la base de toute série et la musique juste un accompagnement. Mais ici, la situation est différente : la musique EST l'histoire. Car ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'une comédie romantique avec la musique classique comme environnement, mais bien d'un anime sur la musique classique, du moins son apprentissage par les différents protagonistes.
Et c'est à la fois le point fort et le point faible de Nodame Cantabile.

C'est le point fort, car on ne trompe pas le spectateur : il voit (ou plutôt entend) ce qu'il est venu voir.
C'est le point faible, car on aurait apprécié un bon scénario pour englober le tout, un peu comme une cerise sur un gâteau. Saut que là, la cerise est industrielle, gavée de colorants et sans goût.
Je suis un peu sévère mais soyons francs : à part les 2 héros, aucun des autres personnages n'a le charisme nécessaire pour développer un tant soit peu l'histoire.
Alors certes, la psychologie de Nodame et de Chiaki est un peu plus touffue, leurs passés pas inintéressants et leurs évolutions correctes (la fin montre bien le léger changement de leurs personnalités). Mais 24 épisodes reposant sur seulement 2 personnages, c'est vraiment trop léger. De plus, les rebondissements du scénario sont franchement tirés par les cheveux…

Toutefois, malgré tous ses défauts, Nodame Cantabile est série qui à le mérite d'avoir un thème à la fois original et bien exploité. Et cela suffit pour passer un bon moment.

7/10

Par tengui! le 06/07/2008 à 19:01

Musique !
Vous l'aurez compris : sonates, rhapsodies et autres concertos feront de la musique classique le fil conducteur de cet anime. N'étant pas particulièrement fan de ce genre je dois reconnaître que Nodame Cantabile aura réussi à m'y intéresser, un peu comme Tokio Hotel incite certains à choisir l'allemand en seconde langue (mais la comparaison s'arrête là).

C'est en effet un bon point que je me dois d'accorder à la série : autant la simple écoute d'un morceau classique peut être ennuyeuse, autant sa mise en images et dans un contexte scénaristique en fait tout d'un coup un pur moment de bonheur. Je veux dire par là qu'on nous montre aussi bien ce qui se passe en coulisses que sur la scène : la préparation, le travail, tous les enjeux qu'il y a derrière un concert. Du coup, on s'identifie beaucoup aux personnages, qui connaissent comme tout un chacun leur lot de peines et de joies.
Parlons-en justement de ces personnages : si ce que j'ai dit jusque ici pourrait vous faire croire que c'est un anime sérieux, ils sont heureusement là pour apporter énormément de fraîcheur à la série. La, euh, disons spéciale Nodame, tombée raide dingue du parfait Chiaki, le pervers Milch, le dynamique Mine et tant d'autres sauront vous faire rire et vous surprendre. Le pouvoir de la jeunesse ! C'est même intéressant en plus d'être drôle, puisque l'anime nous fait découvrir en trame de fond le fonctionnement du monde élitiste de la musique classique. Un monde qui apparaît finalement assez fermé sur lui-même, et on prendra donc d'autant plus de plaisir à découvrir comment les protagonistes vont tenter, à leur manière souvent exubérante, de s'y intégrer tout en en changeant les habitudes. Beaucoup de fraîcheur je vous dis !

Bon il y a quand même quelques trucs qui m'ont pas trop plu. Déjà il y a les dessins qui sont un peu trop simplistes et épurés, mais on aime ou on aime pas. Pour ne pas que les morceaux trop longs nous ennuient, ils sont souvent coupés ce qui est assez frustrant.
Mais surtout j'ai trouvé que l'animation des fréquentes scènes de concert était un peu ratée. Un gros manque de dynamisme : un vrai concert ça bouge, ça fuse, et le mouvement des musiciens accompagne la musique, mais là c'est trop fixe. Ils auront bien tenté de temps en temps de modéliser et d'animer en 3D untel musicien mais du coup ça paraît artificiel, sans doute parce que c'est difficile d'animer parfaitement un truc aussi compliqué que le mouvement des mains sur un clavier ou que le maniement subtil d'un archet. Finalement je pense que faire un anime, donc une série "dessinée" sur un tel thème ne sert pas l'action. En bref si c'est dessiné, ce n'est pas assez dynamique, et si c'est modélisé ce n'est pas réaliste. Je ne saurai donc que vous conseiller de préférer le drama à l'anime, qui reprend point par point le même scénario (sauf un épisode spécial).

Voilà donc en bref Nodame Cantabile, une série pleine de bonne humeur et de bonne musique. Foncez la regarder, mais plutôt le drama qui évite les défauts de l'anime liés à la technique. Donc 8/10 pour l'anime, mais j'aurais mis 9/10 au drama.

8/10

Par Nakei1024 le 06/12/2007 à 17:19

Ayant visionné il y a quelque temps "La corda d'Oro", qui traitait avec brio du monde de la musique, j'attendais beaucoup de cet anime. Le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu, et que cette série m'a vraiment plu, même si l'histoire était traitée de manière différente de l'anime susnommé.

Commençons par le scénario, signé Tomoko Ninomiya (également auteur de "Tensai Family Company"), qui reprend ici l'un de ses thèmes préférés, à savoir: un jeune homme surdoué (et particulièrement égocentrique) voit son existence bouleversée par une rencontre avec une multitudes de personnes au comportement assez peu conventionnel. Après une période de résistance, il va peu à peu commencer à changer et à s'ouvrir sur le monde et les autres. Voilà sans doute comment on pourrait résumer l'histoire en quelques mots. Malgré sa simplicité et son classicisme apparent, elle est néanmoins menée de manière extrêmement mature et réaliste, alors que la série citée plus haut laissait une grande place à la magie, aux coups de théâtre, et aux histoire romantiques entre lycéens. On n'est cependant pas à cours de surprises au fur et à mesure que l'histoire avance, et les personnages bien que parfaitement crédibles n'en restent pas moins hilarants de par leurs comportements parfois assez extrêmes. On peut donc dire, après avoir vu ces deux séries, que celles-ci traitent le même sujet de manière différente, mais toujours plaisante, avec dans les deux cas des morceaux de musique classique parfaitement exécutés et insérés dans les différents épisodes.

L'animation est fluide et bien menée, et les séquences de concert sont de toute beauté; mais le plus impressionnant reste sans aucun doute la manière dont les réalisateurs ont réussi à ajouter des gros plans sur les musiciens en train de jouer leur partition (pour un peu, on jurerait que les instruments sortent de l'écran, et plus particulièrement les pianos). Chacun des personnages bénéficie également d'un chara-design agréable (quoique assez inhabituel au premier abord, pour respecter le style de l'auteur), et d'une psychologie particulière, d'autant plus que sur ce point là, on a l'impression que le choix à délibérément été fait de mettre des caractères en opposition avec ce à quoi on s'attendrait normalement. Ainsi on trouvera un chef d'orchestre qui bien que mondialement connu ne perd pas une occasion de boire plus que de raison, et même de harceler toutes les jeunes filles qu'il croise (y compris les musiciennes; cette séquence restera gravée dans ma mémoire); un jeune homme aux allures de bad-boy, mais grand joueur de violon et un violoncelliste qui sous ses airs de binoclard légèrement coincé se révèle être un don-juan capable d'entretenir simultanément plusieurs histoires amoureuses (à condition de ne pas se faire prendre bien entendu). En fait, les seuls qui ont un comportement à peu près en accord avec leur apparence et leur statut sont finalement Shinichi et Nodame, pour cette dernière, on se demande d'ailleurs ce qui a pu lui arriver pour être aussi bordélique, et pour s'exprimer d'avantage par onomatopées que par un langage disons "normal"...Muki!!!

La série n'est cependant pas totalement dénuée de défauts, même si ceux-ci restent assez secondaires: tout d'abord, il faudra sans doute un léger temps d'adaptation pour le style graphique de l'auteur, qui à première vue tient plus de l'esquisse. Ensuite, alors qu'on a droit en début de série à une véritable multiplication des personnages secondaires, au fur et à mesure qu'on approche de la conclusion, ceux-ci semblent être passés à la trappe, pour ne plus faire que quelques apparitions de temps à autre, et l'action ne se concentre plus que sûr deux ou trois couples. Enfin (mais ce dernier point reste un avis personnel), quel dommage de faire disparaitre le personnage de Milch vers le milieu de la série, alors qu'il s'agissait quand même d'un de mes préférés, avec sa désinvolture naturelle et ses tendances de vieux pervers, alors qu'il s'agit tout de même d'un maestro mondialement reconnu.

En conclusion, Nodame Cantabile est un anime extrêmement plaisant, alliant humour et morceaux classiques de grande qualité (ainsi qu'une once de sentiments), que l'on peut comparer à "La Corda d'Oro", même si le ton adopté est différent de ce dernier. Gyabo!!!

8/10

Par Björn le 09/07/2007 à 22:36

Cet animé avait tout pour se planter ou être un parmi tant d'autres et pourtant, comme dirait l’autre, il «tourne».

Je sais, la formule est lapidaire, cela ne veut pas dire grand-chose, mais je crois que vous avez compris où je veux en venir. Nodame Cantabile nous propose une histoire classique, un homme, une femme, une passion commune et après maintes péripéties voilà-t-y pas que l’amour pourrait éclore. C’est tellement éculé que cela devrait être ennuyeux et pourtant les ingrédients ajoutés ça et là font de cette série un objet captivant.

Cela fonctionne parce que le duo Chiaki-Nodame est le plus improbable qui soit. C’est le premier de la classe typique, elle est l’élève anonyme par excellence, il est maniaque, elle est bordélique, il est méticuleux, elle joue à l’inspiration, il est soigné, elle est limite crade. Il a ce qu’il lui faut, elle a ce qui lui manque. A lui la rigueur du musicien quasi-professionnel, à elle la spontanéité qui fait la différence entre un bon et un grand musicien. Ils sont complémentaires, tout en étant à l’opposé.

Cela fonctionne parce qu’il n’y a pas véritablement de dramatisation. Cela reste léger, souvent invraisemblable, mais qu’importe. On prend un certain plaisir, alors pourquoi le bouder ?

Cela fonctionne parce que le chara-design, qui peut apparaître sommaire de prime abord, est en fait excellent. Si l’on y regarde de plus près, c’est même très détaillé. La 3D, qui peut paraître brute de décoffrage, presque maladroite, à chaque fois que l’on met en avant les instruments en action, devient au final indispensable. Regardez la fluidité du mouvement des doigts sur le clavier du piano, personnellement, je ne m’en lasse pas.

Cela fonctionne parce que l’OST est excellente. Je me garderai bien de poser un jugement sur l’interprétation des morceaux de Bach, Schubert et autres, je ne suis pas assez connaisseur pour cela. Cependant, force est de constater que Mozart, même joué par un musicien de studio que d’aucun considérerait comme moyen, reste bien supérieur à ce qui est généralement proposé pour accompagner un animé. J’ai également beaucoup apprécié le deuxième ending intitulé «Sagittarius» de SUEMITSU & THE SUEMITH.

Comme quoi, il n’est pas forcément besoin d’innover, de «chercher midi à quatorze heure», il suffit souvent que la qualité soit là pour qu’une série soit bonne et celle-ci l’est assurément.

9/10

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