Nodame Cantabile (TV 1)

Nodame Cantabile (TV 1)

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Ayako Kawasumi (Megumi "Nodame" Noda), Tomokazu Seki (Shinichi Chiaki), Hitomi Nabatame (Saiko Tagaya), Kazuya Nakai (Kouzou Etou), Mamiko Noto (Sakura Saku), Sanae Kobayashi (Kiyora Miki)

Synopsis

Shinichi Chiaki est élève dans une école de musique, très doué au piano mais surtout très imbu de lui-même. Son souhait : rejoindre son maître de musique en Europe. Sa peur : l'avion. Il reste donc au Japon à ambitionner sur sa chaise jusqu'à ce qu'il rencontre sa voisine, une élève elle aussi douée au piano mais très bordélique à l'opposé de Chiaki.

Synopsis soumis par Gemini no Saga

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#Par Izanami le 24/02/2011 à 18:01

Je tiens à défendre ma critique d’entrée de jeu en rappelant que le note maximale sur ce site est bien de 10, donc inutile de me lapider sauvagement parce que je n’ai pas mis plus : je suis innocent !
Si j’attribue la note extrême à ce machin que j’ai découvert par hasard en déambulant maladroitement sur le net à la recherche d’un anime un peu pas trop mauvais pour tuer le temps, c’est bien parce qu’il ma remué à un point suprêmement intranscriptible, superbement ineffable, bref j’en suis encore sur le cul.

A consommer sans modération, si vous remplissez ce qui semble être Ze condition sine qua non : être un adorateur de musique classique. Et quand je dis « adorer » c’est bien pour ne pas dire simplement « apprécier », puisque sinon l’anime pourrait finir par vous paraitre un peu longuet, répétitif parfois, car tout est basé essentiellement là-dessus. Il faut avoir un cœur constamment ouvert au répertoire immortel de nos ancêtres, un inépuisable goût pour les pianos et symphonies.
La musique classique n’est pas la tasse de thé de l’unanimité, c’est pourquoi je préviens : inutile de s’attarder là-dessus.
J’étais donc au centre de cette clientèle visée, puisque je baigne dans cet univers depuis mon enfance et fait du piano depuis pas mal de temps (l’atmosphère des concours, concerts, conservatoires, parlera donc beaucoup à des individus comme moi) (et à partir de là, cet anime nous parle, et nous convainc naturellement). C’est toujours agréable de reconnaître les morceaux qui sont proposés dans l’anime, au point de deviner à quel moment le personnage fait une faute ^^.

Duos pour pianos et violons, symphonies majestueuses, concertos pour hautbois, cet anime fait donc le tour de la question, et encore ce n’est que la première saison… Et ils n’hésiteront pas une seconde à consacrer la moitié d’un épisode à une symphonie de Rachmaninov pour nous éduquer et nous émouvoir : voilà le genre d’anime qu’est Nodame Cantabile.


Pourquoi ce titre : Nodame Cantabile ? « Cantabile » est un terme du jargon musical pour signifier « qui se chante » en parlant d’un morceau, pour souligner la souplesse, la légèreté et l'émotion créative que l’on doit donner à notre interprétation.
Nodame est tout simplement l’héroïne, une jeune femme très cruche et très naïve mais adorable, qui veut juste vivre sa vie de manière libre et amusante, en négligeant la rigueur des demandes de la société. Et cela se voit directement sur son jeu au piano : elle préfère interpréter à sa manière le morceau suivant ses émotions du moment, comme en le chantant (cantabile), plutôt que de respecter à la lettre les multiples indications trop strictes du solfège. A côté de cela, elle est ce qu’on peut appeler un génie : vous savez, ce genre de fille qui vous sort des Grands galops chromatiques et des Etudes d’exécutions transcendantes les yeux fermés, après les avoir entendu une fois. Non vous voyez pas ? Bon bah c’est un anime hein…
Elle est pour moi un peu come Liszt dans ses jeunes années : largement virtuose, sa technique est parfaite, mais n’allez pas lui demander d’aller respecter à la lettre une partition sans rajouter quelques rubato/tremolos par-ci par-là suivant son désir : elle fait ce qu’elle veut. Sinon le doublage de ce personnage est assez fou, dans le très bon sens du terme.
Chiaki, le héros, est quand à lui un beau jeune homme hautain tout aussi talentueux, mais bien plus « classique » en opposition à Nodame (il voit bien l’intérêt de respecter le désir du compositeur). Génie au piano comme au violon, son rêve est pourtant de devenir chef d’orchestre pour rejoindre la renommée et la passion des œuvres du mentor de sa jeunesse.


Autre point fondamental à côté de la musique : le degré d’humour dans cet anime est absolu, je me plie en huit à chaque épisode.
Et enfin, cet anime est une superbe romance dont les japonais ont le secret, délectable et bouleversante, qui évolue lentement mais sûrement (le manga a reçu un premier prix en 2004 je crois, en catégorie shojo).


Bref je ne m’étends pas plus, j’ai encore deux saisons à voir, à ma plus grande et rassérénante surprise, j’y cours donc de ce pas. Je vous dirais tantôt comment tout cela évolue !
Ah, je n’ai pas parlé de l’OST,… bon en fait ce n’est sûrement pas la peine. Parallèlement les génériques sont excellents, bref zéro défauts quoi.

10/10

#Par Michiko-kun le 05/09/2010 à 05:38

Après avoir passé à travers les 3 saisons de Nodame Cantabile (tout en étant en train de me farcir le drama, qui est très bien d'ailleurs), je dois dire que la première saison est, à mon avis, la meilleure. Je devais me retenir de ne pas me taper les épisodes les uns après les autres pour faire durer le plaisir. La première prise de contact avec les personnages est toujours celle qui reste le plus figée dans la mémoire, et ici, elle est franchement rafraichissante, comique et donc délicieuse. J'aime beaucoup les petites filles stupides, fouillez-moi pourquoi. Mais Nodame a un petit quelque chose de plus. Elle n'est pas qu'une nunuche, elle a un passé qui la hante, elle a des aspirations bien à elle, elle a une façon toute différente de percevoir la vie et la musique. Ce n'est pas Tsukamoto Tenma qui, à part tripper sur Karasuma et s'efforcer d'être une bonne grande-soeur, n'est pas grand chose en bout de ligne. Chiaki est le contre-poids de Nodame, et rien de plus il me semble. Il est le snob-sévère qui se laisse attendrir par moment, mais justement, il manque de consistance parfois, ses changements d'humeur ne sont pas toujours causés par quelque chose de concret. Milch est hilarant, tout comme les deux autres tarlas (soit le violoneux trop motivé et le timbalier super homo). Le scénario est intéressant et il surprend même par moment. Il ne suit pas toujours la ligne directrice qu'on aurait pu croire toute dessinée d'avance.

Oui, la chara-design laisse à désirer; oui, les bouts en simili 3D lors des moments musicaux sont pas terribles non plus (quoique j'ai l'impression que c'était nécessaire puisqu'il semble y avoir un souci certain pour la fidélité de la synchronisation avec les morceaux)... Mais bon, ce n'est pas non plus tout pourri, c'est acceptable. Enfin, c'est déjà mieux que les nez dans Escaflowne!

La musique est effectivement très très très présente dans la série, mais justement, c'est ce qui fait son charme. Ça donne le goût d'approfondir ces connaissances à ce sujet ou ça nous rappelle les morceaux qu'on n'a pas revisité depuis un certain temps. Ça m'a fait découvrir des compositeurs et des pièces que je ne connaissais pas. Ça m'a même redonné l'envie de jouer du piano!

Cet anime est très bien, surtout grâce à l'histoire, les personnages et la musique. Je l'ai préféré au drama, ne serait-ce qu'à cause du casting : les allemands ne sont pas des japonais déguisés en allemands... c'est du dessins donc tout le monde se ressemble! L'anime réussit à créer un forte ambiance qui vous enveloppe complètement. Il est aussi tout à fait impossible de résister au «Mukya» et au «Gyapo» de Nodame. C'est que ça s'intègre si bien dans le vocabulaire quotidien!

Moi je crois donc que ça vaut bien un 8, si c'est pas un bon 8,5. Les autres saisons sont un peu moins géniales, mais elles sont très agréables aussi, la différence reste minime.

8/10

#Par Papimoule le 09/07/2010 à 01:45

Je ne suis pas un connaisseur de musique classique ni un grand fan mais je l'apprécie énormément. D'où mon petit bonheur quand j'ai trouvé cet anime totalement consacré à la musique classique.

La série est donc basée sur la musique et qui plus est le classique! Lourd pari tout de même c'est surement le style le plus difficile à correctement interpréter. On est tout le temps baigné dans les symphonies de Beethoven! Des musiques de Bac! De Mozard! Et oui tout les grands classiques! Ils ne sont pas mal repris pour la plupart voir très bien pour certains (sauf un qui m'a vraiment vraiment déçus sur Beethoven, il méritait mieux que ça)
La majeur partie du travail est remplie quand vous avez réussi le côté sonore (d'ailleurs l'opening vu que c'est aussi le côté sonore. NON MAIS FRANCHEMENT!!!! Ils passent des auteurs grandioses et ils nous mettent une grosse daube en opening...)

L'humour est respectable, au départ il nous fait beaucoup rire après on s'en lasse un peu il n'évolue pas suffisamment pendant la série.
Les personnages sont honorables surtout le héros qui va plaire à certains (caractère dur et froid mais humain tout de même), la fille est un peu gourdasse mais bon ça passe même si parfois c'est peut être un trop. Les secondaires sont très agréables. Je précise que c'est un anime où on montre que les personnages ont des rapports sexuelles (excusez moi pour la précision mais c'est tellement rare dans ce type d'anime...), il s'agit d'une série destinée aux adultes plutôt.

Bref une série mature, à voir pour se lancer dans la musique classique ou si on l'apprécie comme moi. (spécialement ça m'a donné envi d'en réécouter)

8/10

#Par bouba le 05/01/2010 à 13:59

J'ai moyennement apprécié cet animé. Prendre pour thème la musique classique, d'accord. Mais concentrer 90% des épisodes à ça... POUAH !!! Trop c'est trop. Si je voulais écouter Mozart, Chopin ou Beethoven, il me suffisait d'écouter leur album en boucle. Ici, la quasi totalité des épisodes sont consacrés à la musique classique. Du coup, le rythme est lent et le scénario n'avance pas ou très peu...
En plus, j'ai beaucoup de mal à apprécier les filles cruches, et dans le genre, l'héroïne remporte la palme d'or. Megumi est une crétine comme on n'en fait plus, qui piaille pour un rien. Dès qu'elle apparaissait à l'écran, je n'avais qu'une envie : lui foutre une baffe. Une vraie tête à claques, je vous dis ! Quant au héros, je le trouve limite inconsistant. Il est là juste pour jouer, basta. Heureusement qu'il a ce petit côté sombre et tourmenté qui donne un peu de saveur à l'histoire. Et puis, il y a quelques personnages secondaires qui étaient un peu plus drôles. Je pense notamment au prof séducteur, au travello...
Bon, rien que pour ça, je lui file 4.

4/10

#Par enigma314 le 13/12/2009 à 16:37

Appréciant énormément la musique classique, cet animé m'a tout simplement enchanté. Même si les mélodies classiques ne sont pas votre tasse de thé, laissez-vous tenter par l'humour quasi omniprésent, une galerie de personnages hauts en couleur, le changement de décor en lieu et place du traditionnel lycée.

L'histoire se centre principalement sur Chiaki et Nodame, 2 génies aux caractères diamétralement opposés. L'un assez pince-sec au début et l'autre complètement déjantée. Pour ma part, je trouve que la mangaka a préféré peaufiné le personnage de Chiaki. C'est, essentiellement, lui qui évoluera dans l'histoire. Nodame restera Nodame même si elle montrera un côté un peu plus sérieux dans le manga qui est fini. J'avoue que le premier épisode ne m'avait pas plu à cause du sale caractère de Chiaki, arrogant, voire détestable. A partir du 2ème, le contraste avec Nodame est tel qu'il m'a été impossible de décrocher par la suite. Difficile de ne pas succomber à ses « gyabo ».

Un des points forts de cet animé est le beau message sur le travail d'équipe. Eh oui, car aussi génie soit-il, Chiaki apprendra, que pour diriger un orchestre, il faudra s'ouvrir un peu aux autres. En cela il sera aidé, bien sûr par Nodame, mais aussi par des personnages secondaires qui valent leurs pesants d'or. A vous de les découvrir.

La musique (pas forcément classique) est universelle. Elle ne peut appartenir qu'à une seule personne ou se la garder pour soi. Justement, le principal point fort de la série, c'est que, contrairement à la Corda d'Oro, la musique apparaît comme un personnage à part entière, tellement elle est ancrée dans l'histoire du début jusqu'à la fin.

Néanmoins, quelques point négatifs feront baisser la note. Le chara design est pas génial mais bon en lisant le manga, on comprend pourquoi. L'auteure aurait pu éviter le fan service de Chiaki, donner un peu plus de profondeur au personnage de Nodame, à mon goût, un peu trop gamine par rapport à son âge. Maintenant, il ne me reste plus qu'à faire découvrir à un ami pianiste ce qu'il pense de l'animé, du moins pour le côté technique. Il m'a dit que les asiatiques étaient redoutés lors des concours à cause précisément de leurs niveaux techniques. Par contre niveau interprétation...Ne vous fiez donc pas à l'anime.

La note est plutôt 7,5

7/10

#Par Sirius le 08/08/2009 à 10:39

Je ne distingue pas un Mozart d’un Chopin, un hautbois d’une clarinette. Cela ne m’empêche pas d’aimer la musique. S’il est inutile d’avoir des notions pour regarder Nodame, il est conseillé d’apprécier la musique classique dans la mesure où récitals de piano et orchestres symphoniques forment l’essentiel de la série.

La réalisation n’échappe pas aux clichés du genre. L’héroïne se trouve parfois soudainement transportée en plein milieu d’une forêt pour représenter les sensations que lui procure la musique. Plus grave, des fleurs viennent décorer l’écran de manière totalement inopportune, tel un manifeste exagéré de la floraison musicale. Pire encore, le public ne connaît pas une des règles élémentaires de politesse : réserver ses remarques pour la fin. J’ai aussi peu goûté à la manière trop statique dont Chiaki est représenté quand il dirige. Heureusement, le mouvement des doigts sur le piano rattrape le coche.

Nodame Cantabile, c’est surtout la pétillante Megumi. Les cheveux en bataille, souvent habillée de manière désuète, toujours avec ses petites mimiques, je suis tombé raide dingue de la jeune fille. Et surtout, elle est doublée par la grande Kawasumi Ayako qui a notamment prêté sa voix à Kanako (Genshiken), Aoi (Bleu Indigo), Fuu (Samurai Champloo) et Saber (Fate). Avec Megumi, elle réalise une performance de premier plan : j’ai été séduit par sa voix, son rythme, son intonation, sa manière de scander les mots et de varier les tons, du plus burlesque ou plus amer. Ses onomatopées sont simplement irrésistibles : les « gyabo » et « mukya » pullulent sans avoir de valeur fixe.

Je me demande encore pourquoi j’ai dévoré les deux saisons de Nodame Cantabile. Peut-être l’effet de la romance sous-jacente ? J’avais envie de voir comment la relation entre Megumi et Chiaki évoluerait. Vous conviendrez qu’elle n’est pas banale : dès le départ, Megumi a un semblant de coup de foudre pour le jeune homme. Cela semble burlesque dans la mesure où son comportement est inédit : elle se déclare à Chiaki sans jamais se décourager devant son indifférence, lui colle sans arrêt aux baskets et squatte chez lui pour la popote. Elle s’affiche sans gêne avec celui qu’elle appelle « son fiancé » ou dont elle joue la parfaite mariée. La manière totalement décalée dont Megumi essaie de séduire Chiaki ne manque pas de surprendre et rompt avec tous les clichés romantiques.

Il n’y a pas de prises de tête romantique dans Nodame Cantabile et finalement il ne s'y passe pas grand chose. C'est juste une ode à la musique classique pure et dure qui met en scène une héroïne à laquelle on s'attache.

9/10

#Par beber le 14/12/2008 à 20:19

Allez zou, je me lance et je le dis bien haut et fort : Gyabo ! Nodame Cantabile est mon animé préféré en matière de production ayant pour thème la musique classique !! Hé oui !
Bon en même temps… c’est aussi le seul animé traitant de musique classique que j’aie jamais pu visualiser. Alors du coup en faire mon préféré n’est pas compliqué. Tout comme je pourrais dire l’inverse finalement.

Alors Nodame Cantabile, bien ou pas bien ?

J’aurai du mal à la cacher de toute manière, alors lâchons le morceau dés maintenant : j’ai beaucoup apprécié cette série. Finalement, cette série prenait d’énormes risques dans son postulat de départ. En effet, comment un thème qui passe si mal auprès des « jeunes », comme la musique classique, pourrait intéresser un audimat suffisamment conséquent tout au long de 23 épisodes ? Comment allait être traiter la bande son, et celle-ci serait elle à la hauteur des œuvres proposées ? Allions nous tomber dans une série usant et abusant des clichés car peu au fait du genre ?

Bien d’autre questions pourraient se poser, mais force est de constater que très vite, tout nos doutes (et Dieu sait qu’en ce qui me concernait, j’en avais beaucoup au départ) vont très vite se dissiper. Tout d’abord, Nodame Cantabile, est tout sauf chiante comme série. Grosso modo, l’on va suivre l’évolution de deux musiciens, Chiaki et Cantabile, dans leur conservatoire, pendant leurs 2 dernières années de cursus. L’intérêt principal va se trouver dans la relation entre un Chiaki très germanique dans le style (rigueur, intransigeance, ordonné) et Nodame (bordélique, peu porté sur l’hygiène, squatteuse émérite).

Faut le reconnaitre, une grande partie de la série basée sur l’humour repose sur ce duo. C’est ce couple improbable, lié par la musique qui va faire naitre nombreuses situations comiques et émouvantes tout au long de l’histoire. Faut aussi reconnaitre que Nodame est un personnage ultra attachant, et fait figure d’exception dans le monde de l’animation où les héroïnes doivent soit être grandes cruches ou grandes gueules. Tout en étant caricatural le personnage est tout à fait identifiable au commun des mortels (finalement très française dans le style de vie). A l’inverse Chiaki s’humanise petit à petit au contact des autres, et parvient à être sympathique à la fin de la série, ce qui était loin d’être gagné d’avance.
La relation entre deux caractères aussi antinomiques est en tout cas très rafraichissante, et si l’on ne rit pas aux éclats, l’on conserve un sourire quasi permanent en regardant cette série.

Autre aspect et non des moindres, me direz vous, s’avère être la musique. Alors là le risque était grandissime de nous sortir deux trois morceaux ultras connus, et joué par le pianiste du quartier. Grosso modo, c’est comme si l’on nous servait la Marche Turque joué par Benabar (pas un grand pianiste, quoi) ou la Lettre à Élise par … moi-même. Bref en résumant, grand était le risque de traiter la musique classique sans en accorder un minimum d’attention, comme si le thème ne méritait pas un minimum de connaissance artistique.
Alors je ne sais pas trop comment JC-Staff à fait cette série, mais sans nul doute, un travail de fond a été fournis, afin de déterminer quel instrument faisait quoi, les termes génériques employés (staccato, mezzo forte, les mesures…), le nom des compositeurs et de leurs œuvres. Un travail nécessaire pour offrir une production crédible. Et ça l’est au final. La musique est un thème bien traité, les ouvres proposées sont très variées, et ne se résument pas qu’aux auteurs les plus connus : pêle-mêle, nous avons droit a du Schubert, Beethoven, Schuman, Brahms, Haendel, Stravinsky, Debussy, … et j’en passe bien d’autre. Le sens du détail va juste à nous proposer les partitions adéquates aux œuvres lorsque les zooms sont fait dessus. En plus pour ne rien gâcher, c’est bien joué et très agréable à l’écoute (hé oui Nodame Cantabile fait partie de ces séries que l’on ecoute).

Je sais ça n’a l’air de rien, mais l’on est tellement habitués à ce que ce genre de détails soient passés par la fenêtre dans les productions nippones, que l’on ne peut que se satisfaire de leur existence.

Le point final qui fait de Nodame Cantabile une série à voir pour celui qui aime / pratique la musique classique, c’est l’animation. Je m’explique. Faire une série plaçant l’action dans un conservatoire, et dont le thème principale s’avère être la musique, c’est un réel challenge. En effet, soit l’on fait comme dans les films, c'est-à-dire que l’on passe sont temps à filmer le pianiste en gros plans pour que jamais la caméra ne s’arrête sur le merveilleux play-back que nous « joue » l’acteur, soit l’on décide de montrer les musiciens en actions.
Et là c’est, pour des raisons assez évidentes, loin d’être gagné d’avance, parce que d’une part, un musicien, ben ça joue vite, donc ça suppose beaucoup d’images à la seconde, et d’autre part, parce que, ben dans un conservatoire,…y a beaucoup d’instruments.
Alors si l’on peut déplorer la présence de plans fixes destinés probablement à alléger le travail artistiques, ceux-ci alternent avec des phases d’animations musicales assez remarquables. Remarquables déjà car animés de façon vive et en rythme avec la musique. Remarquable enfin, parce que – et ça rejoint le point développé préalablement – ça respecte en tout point la partition et la musique jouée quelque soient les instruments, avec toute fois une large part accordée au piano. Certains passage en sont pas loin d’être anthologique, car l’on sent, l’on perçoit tout le travail de dingue qu’il a fallut accumuler pour arriver à sortir 2 min d’un morceau de Schubert.
J’ai a titre personnel une tendresse particulière pour la scène du concerto pour piano de Serguei Rachmaninov, scene alliant la beauté de la musique, le rythme et l’animation. De ces moments qui vous font comprendre pourquoi l’on aime l’animation japonaise.

Bref, vous l’aurez compris, Nobame Cantabile est un coup de cœur. Bien entendu il a des défauts : Le charadesign est assez simple, sans doute trop, les personnages secondaires sont peu intéressants, et enfin, la série est une production nippone… et ça se sente quand ça part en vrille avec des envolées lyriques que seuls nos amis japonais sont capables de nous pondre (surtout sur ce thème…). Enfin, il ne faut pas se leurrer non plus, ce n’est pas un chef d’œuvre, le scenario quoique bon s’essouffle temporairement, en milieu de série, l’animation contraste avec une alternance de plans fixes et de passages animés, qui font dire, que si toute la série avait été comme ça tout du long, le chef d’oeuvre n’eut pas été bien loin.

Je me fends donc d’un dernier « Gyabo !!» et je file de ce pas écouter la bande son de la série !

8/10

#Par Faustt le 24/08/2008 à 01:50

Les bons animes se font rares ces temps ci. Et un anime sur la musique classique, c'est exceptionnel.
Alors un bon anime sur la musique classique comme Nodame Cantabile, c'est quelque chose qu'il ne faut pas rater.

Ne vous fiez pas aux premières impressions, le graphisme médiocre n'est pas représentatif du reste de l'anime. Le charadesign est en effet plus que moyen, la coupe de cheveux étant le seul élément permettant de différencier les personnages. Les décors sont incroyablement fades, la faute en incombe sûrement à l'utilisation exclusive de couleurs pastelles.
L'animation est quant à elle plutôt réussie, du moins quand il y en a : la série regorge de plans fixes sur un personnage, lorsqu'il joue d'un instrument ou bien dans une situation comique. Utilisés à bon escient, cela permet de renforcer l'émotion d'une scène. Là, on a plutôt l'impression qu'ils ont voulu faire des économies de dessins...
Graphiquement, Nodame Cantabile fleure bon les années 90s. Et ce n'est bien sur pas un compliment.

Heureusement, la musique vient rattraper tout cela. Il faut dire qu'une BGM composée par Chopin, Mozart ou Beethoven ne souffre d'aucun reproche. C'est effectivement un défilé des plus grands titres des plus grands compositeurs qui vous bercera durant tout l'anime.
Ajoutez à cela, des versions intrigantes de ces morceaux (le Rachmaninov de Nodame est admirable d’étrangeté) et 2 génériques plutôt agréables, et vous obtiendrez une bande son parfaite.

En général, l'histoire est la base de toute série et la musique juste un accompagnement. Mais ici, la situation est différente : la musique EST l'histoire. Car ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'une comédie romantique avec la musique classique comme environnement, mais bien d'un anime sur la musique classique, du moins son apprentissage par les différents protagonistes.
Et c'est à la fois le point fort et le point faible de Nodame Cantabile.

C'est le point fort, car on ne trompe pas le spectateur : il voit (ou plutôt entend) ce qu'il est venu voir.
C'est le point faible, car on aurait apprécié un bon scénario pour englober le tout, un peu comme une cerise sur un gâteau. Saut que là, la cerise est industrielle, gavée de colorants et sans goût.
Je suis un peu sévère mais soyons francs : à part les 2 héros, aucun des autres personnages n'a le charisme nécessaire pour développer un tant soit peu l'histoire.
Alors certes, la psychologie de Nodame et de Chiaki est un peu plus touffue, leurs passés pas inintéressants et leurs évolutions correctes (la fin montre bien le léger changement de leurs personnalités). Mais 24 épisodes reposant sur seulement 2 personnages, c'est vraiment trop léger. De plus, les rebondissements du scénario sont franchement tirés par les cheveux…

Toutefois, malgré tous ses défauts, Nodame Cantabile est série qui à le mérite d'avoir un thème à la fois original et bien exploité. Et cela suffit pour passer un bon moment.

7/10

#Par tengui! le 06/07/2008 à 19:01

Musique !
Vous l'aurez compris : sonates, rhapsodies et autres concertos feront de la musique classique le fil conducteur de cet anime. N'étant pas particulièrement fan de ce genre je dois reconnaître que Nodame Cantabile aura réussi à m'y intéresser, un peu comme Tokio Hotel incite certains à choisir l'allemand en seconde langue (mais la comparaison s'arrête là).

C'est en effet un bon point que je me dois d'accorder à la série : autant la simple écoute d'un morceau classique peut être ennuyeuse, autant sa mise en images et dans un contexte scénaristique en fait tout d'un coup un pur moment de bonheur. Je veux dire par là qu'on nous montre aussi bien ce qui se passe en coulisses que sur la scène : la préparation, le travail, tous les enjeux qu'il y a derrière un concert. Du coup, on s'identifie beaucoup aux personnages, qui connaissent comme tout un chacun leur lot de peines et de joies.
Parlons-en justement de ces personnages : si ce que j'ai dit jusque ici pourrait vous faire croire que c'est un anime sérieux, ils sont heureusement là pour apporter énormément de fraîcheur à la série. La, euh, disons spéciale Nodame, tombée raide dingue du parfait Chiaki, le pervers Milch, le dynamique Mine et tant d'autres sauront vous faire rire et vous surprendre. Le pouvoir de la jeunesse ! C'est même intéressant en plus d'être drôle, puisque l'anime nous fait découvrir en trame de fond le fonctionnement du monde élitiste de la musique classique. Un monde qui apparaît finalement assez fermé sur lui-même, et on prendra donc d'autant plus de plaisir à découvrir comment les protagonistes vont tenter, à leur manière souvent exubérante, de s'y intégrer tout en en changeant les habitudes. Beaucoup de fraîcheur je vous dis !

Bon il y a quand même quelques trucs qui m'ont pas trop plu. Déjà il y a les dessins qui sont un peu trop simplistes et épurés, mais on aime ou on aime pas. Pour ne pas que les morceaux trop longs nous ennuient, ils sont souvent coupés ce qui est assez frustrant.
Mais surtout j'ai trouvé que l'animation des fréquentes scènes de concert était un peu ratée. Un gros manque de dynamisme : un vrai concert ça bouge, ça fuse, et le mouvement des musiciens accompagne la musique, mais là c'est trop fixe. Ils auront bien tenté de temps en temps de modéliser et d'animer en 3D untel musicien mais du coup ça paraît artificiel, sans doute parce que c'est difficile d'animer parfaitement un truc aussi compliqué que le mouvement des mains sur un clavier ou que le maniement subtil d'un archet. Finalement je pense que faire un anime, donc une série "dessinée" sur un tel thème ne sert pas l'action. En bref si c'est dessiné, ce n'est pas assez dynamique, et si c'est modélisé ce n'est pas réaliste. Je ne saurai donc que vous conseiller de préférer le drama à l'anime, qui reprend point par point le même scénario (sauf un épisode spécial).

Voilà donc en bref Nodame Cantabile, une série pleine de bonne humeur et de bonne musique. Foncez la regarder, mais plutôt le drama qui évite les défauts de l'anime liés à la technique. Donc 8/10 pour l'anime, mais j'aurais mis 9/10 au drama.

8/10

#Par Nakei1024 le 06/12/2007 à 17:19

Ayant visionné il y a quelque temps "La corda d'Oro", qui traitait avec brio du monde de la musique, j'attendais beaucoup de cet anime. Le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu, et que cette série m'a vraiment plu, même si l'histoire était traitée de manière différente de l'anime susnommé.

Commençons par le scénario, signé Tomoko Ninomiya (également auteur de "Tensai Family Company"), qui reprend ici l'un de ses thèmes préférés, à savoir: un jeune homme surdoué (et particulièrement égocentrique) voit son existence bouleversée par une rencontre avec une multitudes de personnes au comportement assez peu conventionnel. Après une période de résistance, il va peu à peu commencer à changer et à s'ouvrir sur le monde et les autres. Voilà sans doute comment on pourrait résumer l'histoire en quelques mots. Malgré sa simplicité et son classicisme apparent, elle est néanmoins menée de manière extrêmement mature et réaliste, alors que la série citée plus haut laissait une grande place à la magie, aux coups de théâtre, et aux histoire romantiques entre lycéens. On n'est cependant pas à cours de surprises au fur et à mesure que l'histoire avance, et les personnages bien que parfaitement crédibles n'en restent pas moins hilarants de par leurs comportements parfois assez extrêmes. On peut donc dire, après avoir vu ces deux séries, que celles-ci traitent le même sujet de manière différente, mais toujours plaisante, avec dans les deux cas des morceaux de musique classique parfaitement exécutés et insérés dans les différents épisodes.

L'animation est fluide et bien menée, et les séquences de concert sont de toute beauté; mais le plus impressionnant reste sans aucun doute la manière dont les réalisateurs ont réussi à ajouter des gros plans sur les musiciens en train de jouer leur partition (pour un peu, on jurerait que les instruments sortent de l'écran, et plus particulièrement les pianos). Chacun des personnages bénéficie également d'un chara-design agréable (quoique assez inhabituel au premier abord, pour respecter le style de l'auteur), et d'une psychologie particulière, d'autant plus que sur ce point là, on a l'impression que le choix à délibérément été fait de mettre des caractères en opposition avec ce à quoi on s'attendrait normalement. Ainsi on trouvera un chef d'orchestre qui bien que mondialement connu ne perd pas une occasion de boire plus que de raison, et même de harceler toutes les jeunes filles qu'il croise (y compris les musiciennes; cette séquence restera gravée dans ma mémoire); un jeune homme aux allures de bad-boy, mais grand joueur de violon et un violoncelliste qui sous ses airs de binoclard légèrement coincé se révèle être un don-juan capable d'entretenir simultanément plusieurs histoires amoureuses (à condition de ne pas se faire prendre bien entendu). En fait, les seuls qui ont un comportement à peu près en accord avec leur apparence et leur statut sont finalement Shinichi et Nodame, pour cette dernière, on se demande d'ailleurs ce qui a pu lui arriver pour être aussi bordélique, et pour s'exprimer d'avantage par onomatopées que par un langage disons "normal"...Muki!!!

La série n'est cependant pas totalement dénuée de défauts, même si ceux-ci restent assez secondaires: tout d'abord, il faudra sans doute un léger temps d'adaptation pour le style graphique de l'auteur, qui à première vue tient plus de l'esquisse. Ensuite, alors qu'on a droit en début de série à une véritable multiplication des personnages secondaires, au fur et à mesure qu'on approche de la conclusion, ceux-ci semblent être passés à la trappe, pour ne plus faire que quelques apparitions de temps à autre, et l'action ne se concentre plus que sûr deux ou trois couples. Enfin (mais ce dernier point reste un avis personnel), quel dommage de faire disparaitre le personnage de Milch vers le milieu de la série, alors qu'il s'agissait quand même d'un de mes préférés, avec sa désinvolture naturelle et ses tendances de vieux pervers, alors qu'il s'agit tout de même d'un maestro mondialement reconnu.

En conclusion, Nodame Cantabile est un anime extrêmement plaisant, alliant humour et morceaux classiques de grande qualité (ainsi qu'une once de sentiments), que l'on peut comparer à "La Corda d'Oro", même si le ton adopté est différent de ce dernier. Gyabo!!!

8/10

#Par Björn le 09/07/2007 à 22:36

Cet animé avait tout pour se planter ou être un parmi tant d'autres et pourtant, comme dirait l’autre, il «tourne».

Je sais, la formule est lapidaire, cela ne veut pas dire grand-chose, mais je crois que vous avez compris où je veux en venir. Nodame Cantabile nous propose une histoire classique, un homme, une femme, une passion commune et après maintes péripéties voilà-t-y pas que l’amour pourrait éclore. C’est tellement éculé que cela devrait être ennuyeux et pourtant les ingrédients, ajoutés ça et là, font de cette série un objet captivant.

Cela fonctionne parce que le duo Chiaki-Nodame est le plus improbable qui soit. C’est le premier de la classe typique, elle est l’élève anonyme par excellence, il est maniaque, elle est bordélique, il est méticuleux, elle joue à l’inspiration, il est soigné, elle est limite crade. Il a ce qu’il lui faut, elle a ce qui lui manque. A lui la rigueur du musicien quasi-professionnel, à elle la spontanéité qui fait la différence entre un bon et un grand musicien. Ils sont complémentaires, tout en étant à l’opposé.

Cela fonctionne parce qu’il n’y a pas véritablement de dramatisation. Cela reste léger, souvent invraisemblable, mais qu’importe. On prend un certain plaisir, alors pourquoi le bouder ?

Cela fonctionne parce que le chara-design, qui peut apparaître sommaire de prime abord, est en fait excellent. Si l’on y regarde de plus près, c’est même très détaillé. La 3D, qui peut paraître brute de décoffrage, presque maladroite, à chaque fois que l’on met en avant les instruments en action, devient au final indispensable. Regardez la fluidité du mouvement des doigts sur le clavier du piano, personnellement, je ne m’en lasse pas.

Cela fonctionne parce que l’OST est excellente. Je me garderai bien de poser un jugement sur l’interprétation des morceaux de Bach, Schubert et autres, je ne suis pas assez connaisseur pour cela. Cependant, force est de constater que Mozart, même joué par un musicien de studio que d’aucun considérerait comme moyen, reste bien supérieur à ce qui est généralement proposé pour accompagner un animé. J’ai également beaucoup apprécié le deuxième ending intitulé «Sagittarius» de SUEMITSU & THE SUEMITH.

Comme quoi, il n’est pas forcément besoin d’innover, de «chercher midi à quatorze heure», il suffit souvent que la qualité soit là pour qu’une série soit bonne et celle-ci l’est assurément.

9/10