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Les animes du printemps 2021

Publié le 28/03/2021 par dans Anime - 12 commentaires

Les beaux jours reviennent et avec eux, les animes du printemps. Le staff d’Anime-Kun, qui avait manifestement beaucoup trop de temps libre, s’est donné à fond avec pas moins de quinze présentations de nouvelles productions à venir ces prochaines semaines. Même si nous sommes confiants en la justesse et la pertinence de nos choix, nous sommes ouverts à la diversité ; n’hésitez donc pas à nous faire part de vos attentes dans les commentaires ci-dessous. Bonne lecture et portez-vous bien !

Megalobox 2 Nomad Nagatoro Edens Zero
Tokyo Revengers Shaman King Shadows House
SSSS.Dynazenon Mars Red Yasuke
Zombie Land Saga Revenge Bishonen Tanteidan Vivy : Fluorite Eye’s Song
Gokushufudô Fumetsu no Anata e Gyoko no Nikuko-chan
LISTE DES ANIMES DU PRINTEMPS 2021

Megalobox 2 Nomad – The Last of Anime Part II

Déclaré Anime de l’année 2018 par le jury d’Anime-Kun, Megalobox fut une des perles de la dernière décennie. Cette réinterprétation du mythe d’Ashita no Joe dans un univers cyberpunk, servi par un style d’animation à l’ancienne que l’on pensait disparu, a démontré que la qualité n’était peut-être pas totalement morte dans cette industrie. Et les producteurs s’en sont probablement aussi rendu compte puisqu’une suite a rapidement été annoncée, et elle est désormais sur le point d’être diffusée cette saison.

L’histoire se déroule dans un monde où le divertissement le plus en vue est la Mégaloboxe, ce sport de combat où les adversaires s’affrontent à l’aide de prothèses mécaniques qui décuplent leurs capacités physiques. Gearless Joe a remporté le tournoi de Mégaloboxe sans aide bionique, démontrant la supériorité de l’organique sur le mécanique. Sept ans plus tard, Joe (qui se fait désormais appeler « Nomade ») revient pour défendre son titre, mais il n’est plus le même homme qu’autrefois.

Si la première saison s’intéressait à l’ascension de Joe vers les sommets, cette nouvelle série aura pour thème la déchéance. Épuisé par le combat, dépassé par la concurrence, Joe glisse vers la défaite et l’oubli. On espère que ce ne sera pas le cas pour le staff qui rempile pour cette deuxième saison, qui a la lourde tâche de succéder à un des meilleurs animes de ces dernières années. On retrouve Yô MORIYAMA à la réalisation, les scénaristes sont également de retour tout comme le compositeur Mabuana, et le studio TMS est de nouveau aux commandes.

Lorsqu’une œuvre parvient à s’accomplir parfaitement tant dans le fond que la forme, on a parfois envie d’en rester là plutôt que d’avoir une suite qui ne servirait à rien. Les premières images de NOMAD semblent indiquer que le staff n’a aucunement l’intention de trahir la qualité de la première série et cherche au contraire à aller encore plus loin. A n’en pas douter, Megalobox 2 sera la série « prestige » de ce printemps 2021.

Deluxe

Nagataro – Tsundere The TV Show

Bon, vu que Shiroi ne peut pas être des nôtres pour cette rentrée, on va essayer de couvrir son pré carré. Et je l’entends déjà qui aiguise ses couteaux car Nagataro n’est pas exactement une Tsundere. Pour les innocents qui sont parmi nous (fuyez tant qu’il est temps), une Tsundere est un trope assez classique des personnages de la manganimation : une jeune fille qui a un comportement de petite bourgeoise un peu violente sur les bords (tsun) qui cache en fait… une jeune fille aux sentiments à fleur de peau et ses véritables sentiments amoureux (dere). Mais comme les Pokémon, le trope a évolué et fait des petits : Nagataro est pour être pointilleux une hiyakasudere.

J’aurai tendance à dire que c’est une sous-classe mais je ne veux pas me faire embrocher sur une fourche par des weebs en colère. La particularité, c’est qu’au lieu d’être une hautaine, elle préfère taquiner celui dont elle est amoureuse, toujours sans avouer ses sentiments. Sentiments qui sont évidents pour tout le monde sauf pour le garçon et parfois même la -dere en question. Des exemples récents sont Holo dans Spice and Wolf ou encore Takagi dans Karakai Jôzu No Takagi-san. Pour cette dernière, je vous conseille même plutôt la suite, Karakai Jouzu no (Moto) Takagi-san, où on voit le couple marié en train d’élever leur fille.

Pour les férus du genre, je pense que vous pouvez deviner le scénario : Nagataro, une lycéene un peu garçon manqué et très sportive, aime bien taquiner son « senpai » bien plus timide et membre du club d’art. Et à moins que le studio Telecom Animation Film, plutôt habitué aux commandes, soit pris d’une envie folle, je peux déjà vous dire que la relation entre les deux n’aura pas bougé d’un pouce à la fin de la série. J’aimerais vous la vendre mieux que ça mais cette adaptation promet juste de porter à l’écran le manga de Nanashi. Une fois n’est pas coutume je vais donc mettre en avant les deux comédiens de doublage. Nagataro sera interprétée par Sumire UESAKA qui depuis le rôle de Shalltear dans Overlord a démontré un certain talent pour jouer les petites pestes. Plus surprenant, Senpai sera doublé par Daiki YAMASHITA – qui, fun fact, a un an de moins que UESAKA, l’exact inverse de la série – qui a explosé depuis son rôle d’Izuku dans My Hero Academia !

Instant confession : les Hiyakasudere sont mes plaisirs coupables. Et je ne dis pas ça parce que ça me rappellerait douloureusement mon propre passé adolescent. Go Senpai, te laisse pas faire !

Afloplouf

Edens Zero – Zero Piece

Edens Zero est le dernier manga de Hiro MASHIMA, actuellement prépublié au Japon dans le Weekly Shônen Magazine et dont les tomes reliés sont édités en France par Pika Edition. Je n’ai pas lu ou vu Fairy Tail mais l’œuvre de Mashima me fascine, c’est le genre de mangaka que personne ne respecte, tout le monde déteste mais pourtant tout le monde achète et ses mangas que personne ne défend sont systématiquement en tête des ventes. Il doit avoir un genre de pouvoir sur le public, celui de leur faire acheter les tomes et regarder la série juste pour qu’ils puissent cracher dessus après.

Quoi qu’il en soit Edens Zero a droit à son adaptation anime en 2021, en plus du jeu vidéo qui devrait arriver peu après. Une campagne marketing bien préparée donc, mais pour raconter quoi ? Shiki Granbell est un jeune garçon qui vit seul sur une planète habitée par des robots. Lorsqu’il rencontre l’aventurière Rebecca, il décide de quitter son monde solitaire pour voyager à travers l’espace et trouver Mother, la déesse de l’univers, afin qu’elle lui exauce son souhait de « se faire plein d’amis ».

Toute ressemblance avec un autre célèbre shônen d’aventure avec un personnage qui porte un chapeau de paille ne serait que fortuite, mais après tout ce n’est pas la pire des références. La série sera produite par le studio JC Staff, dont les dernières tentatives dans le genre se sont mal terminées ; toutefois l’équipe sera supervisée par le réalisateur Shinji ISHIHIRA qui s’était occupé de l’ensemble des adaptations télés de Fairy Tail, le style de Mashima n’a aucun secret pour lui. Le reste du staff ne contient aucune autre personnalité notable mais c’est assez normal dans ce genre de production hautement alimentaire, l’anime n’étant qu’un rouage de plus de la machine promotionnelle.

Cela dit, la bande-annonce laisse espérer une série d’action-aventure divertissante, et peut-être parviendra à proposer une alternative à la toute-puissance du Jump et de ses mangas formatés. Ou alors ce sera comme Fairy Tail et tout le monde va regarder juste pour dire à quel point c’est nul.

Deluxe

Tokyo Revengers – Ora ora ora

Il y a des choses qu’on ne s’explique pas. Moi par exemple, quand j’ai vu la bande annonce de Tokyo Revengers, je me suis tapé un gros fou rire. A en avoir les larmes aux yeux. Takemichi vit de petits boulots à la con. Un jour, il meurt percuté par un train et donc… oui dans le fond ? Il ressuscite dans un monde d’heroic fantasy ? Ah, dommage vous n’aviez pas l’indice à la maison : « il venait d’apprendre que son ancienne petite amie s’est fait tuer par un gang. » Oui forcément, avec cet indice, vous pigez tout de suite : il remonte à l’époque du lycée et va tout faire pour la sauver.

Non mais c’est l’innovation de notre start-up nation ça ; il faut savoir se réinventer. Et alors sur ce scénario pété, la bande annonce démarre avec une musique de guitare électrique et de violons qu’on dirait sortie d’un blockbuster hollywoodien, mais ce qui m’a achevé c’est le look des Yankees. On le rappelle, Yankee c’est le surnom – péjoratif – des jeunes délinquants au Japon qui se battent en bandes. Le phénomène a surtout explosé dans les années 80-90 et alors ils sont bariolés avec des coupes de cheveux peroxydés pas possibles. Imaginez Young GTO. Alors ma culture sur la délinquance juvénile japonaise est plus que lacunaire donc ça pourrait très bien encore exister mais dans une série qui sort en 2021 (et le mec remonte pas 50 ans en arrière) je trouve ça horriblement anachronique.

Il n’empêche que le manga de Ken WAKUI a plutôt bonne presse et je me ferai bien un petit GTO-like pour me rappeler ma prime jeunesse. Surtout que Liden Films n’a semble-t-il pas fait les choses à moitié. Le trailer est ce qu’il est mais visuellement il a du caractère. Et si je me suis moqué de la musique de la bande annonce, faire appel au compositeur Hiroaki TSUTSUMI qui m’a plus que ravi sur Dr Stone est un bon gage de qualité. Bref, j’ai quand même envie d’y jeter un coup d’œil curieux mais prudent.

Afloplouf

Shaman King – Esprit Shônen, es-tu là ?

Que ce soit dans le monde des mangas ou celui de l’animation, le Shônen Jump domine sans partage. Les mangas de l’écurie Jump écrasent toute concurrence dans les ventes et leurs adaptation animées dominent la conversation. L’hégémonie est telle que le Jump est obligé d’aller chercher dans ses archives pour continuer à alimenter la machine. Après le retour de Dai no Bôken l’année dernière, c’est au tour d’une autre antiquité de revenir, Shaman King.

En vérité, Shaman King n’est plus exactement un manga du Jump, puisque l’éditeur Kodansha a acquis les droits du manga de Hiroyuki TAKEI en 2017. Nul doute que c’est pour entériner cette acquisition qu’une nouvelle adaptation a été lancée, vingt ans après la première série télé. On retrouvera donc le héros Yoh Asakura, shaman capable d’invoquer les esprits, et ses amis qui combattront lors du tournoi Shaman Fight qui se tient tous les cinq cents ans pour déterminer qui deviendra le roi des shamans, autrement dit le Shaman King.

La production de ce reboot échoue au studio Bridge, connu pour ses animes de haute qualité tels que… Yu-Gi-Oh Sevens ? Autant dire que ceux qui espèrent voir du shônen de baston au niveau des standards posés par Jujutsu Kaisen ou Kimetsu no Yaiba risquent d’être passablement refroidis. En revanche, certains des comédiens de doublage de l’époque sont de retour – manifestement sur demande de l’auteur du manga, en particulier Megumi Hayashibara dans le rôle de Anna (♥♥♥).

Une licence telle que Shaman King parviendra-t-elle à connecter avec le public d’aujourd’hui ? A l’époque de sa sortie originale le manga et son adaptation avaient été entraînés dans la grande vague du shônen Jump qui déferla sur le monde avec le trio Naruto/One Piece/Bleach en tête de gondole. L’industrie a depuis bien changé et le public est devenu beaucoup plus exigeant, seuls les produits vraiment exceptionnels parviennent à se démarquer. L’existence de cette nouvelle adaptation prouve que Shaman King a encore ses fans, dont on espère qu’ils répondront à l’appel des esprits.

Deluxe

Shadows House – La Maison de Chucky

Après une saison hivernale plutôt chargée avec pas moins de trois projets (Horimiya, The Promised Neverland 2 et Wonder Egg Priority), le studio CloverWorks ne s’accorde pas un instant de repos et démarre l’adaptation de Shadows House.

Il s’agit d’un manga seinen nous contant la vie, dans un immense manoir de type européen, de la société des « Shadows », des personnes aux contours humains mais qui, en dehors de ça, sont parfaitement obscures, des ombres quoi… Chacun est accompagné d’une « poupée vivante » qui s’occupe de nettoyer sa chambre, et en particulier d’enlever la suie que les Shadows émettent. L’histoire sera centrée sur deux jeunes enfants : Emilyko, une poupée vivante qui débute et irradie la bonne humeur et l’entrain avec une maladresse obligatoire et sur sa maîtresse, l’ombre Kate.
Naturellement, on voit immédiatement que les « poupées » ont tout d’êtres humains et que leur maître partage des similitudes frappantes avec leur poupée vivante. Ce qui laisse supposer des mystères cachés derrière le fonctionnement de cette société, en plus des éléments surnaturels présents.

Certaines similitudes feront donc penser à la première saison de The Promised Neverland : des enfants vivant dans un lieu clos avec de sombre secrets en fond. Cloverworks ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a repris pour l’adaptation du scénario Toshiya ONO, qui a eu en charge l’adaptation des deux saisons de Neverland. Il faut espérer que ce ne sera pas autant une catastrophe que la saison 2, qui vient de s’achever. Au niveau du reste de l’équipe, ce seront surtout de nouvelles têtes qui feront leurs armes, en particulier le réalisateur, Kazuki OHASHI qui, après avoir dirigé des épisodes notamment sur Persona 5, démarre à ce poste. On notera tout de même la présence de Kenichirô SUEHIRO pour la musique, qui nous avait gratifié de belles compositions pour Re:Zero ou Golden Kamuy. Le trailer de la série semble déjà confirmer qu’il a répondu présent.

Difficile de juger où cela nous mènera mais je vais tenter l’aventure pour essayer d’oublier le naufrage Neverland au plus vite.

RadicalEd

SSSS.Dynazenon – Et pour quelques kaijus de plus

Diffusée en 2018, la série SSSS.Gridman fut une grande surprise pour beaucoup de spectateurs même parmi les plus avertis. Le studio Trigger s’échappait enfin de son cycle d’auto-référence pour aller piocher dans un autre culture, celle du tokusatsu et des séries de monstres, et le faisait en apportant quelque chose de distinctif. Et puis il y avait les cuisses de Rikka, ça a peut-être joué dans le succès de la série également.

Les rumeurs d’une suite allaient bon train, bien que la conclusion de Gridman ne s’y prêtait pas. On sait désormais qu’il s’agit moins d’une suite que d’un successeur, puisque SSSS.Dynazenon reprend plus ou moins le concept de la franchise (des robots géants qui se battent contre des streums encore plus géants) mais avec de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues. Aucun synopsis officiel n’a été publié donc on ne peut que spéculer sur le contenu de la série, mais la bande-annonce laisse voir une ambiance similaire à Gridman : des adolescents qui s’ennuient dans leur ville grisâtre jusqu’à ce que les kaijus gigantesques viennent tout raser et les forcer à l’action.

Le staff ne change pas également puisqu’on retrouve Akira AMEMIYA à la réalisation, Keiichi HASEGAWA au scénario et Shiro SAGISU à la musique. La production aura lieu au studio Trigger pour un résultat que l’on espère aussi plaisant que dans Gridman ; les animes de mecha ont été littéralement éradiqués des plannings saisonniers, les fans sont prêts à n’importe quoi pour une petite goutte de leur liqueur favorite.

A la grande question de savoir s’il faut avoir vu Gridman pour suivre Dynazenon, on ne peut que deviner mais mon sentiment c’est que là où Gridman s’adressait aux fans de tokusatsu, Dynazenon s’adressera lui aux fans de Gridman. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire d’ici la diffusion à partir du 2 avril.

Deluxe

Mars Red – Un mars et ça repart

Il semblerait que la popularité de Kimetsu no Yaiba ait fait des émules et que la période Taisho (1912-1926) bénéficie d’un regain de popularité pour mon plus grand plaisir. Elle se caractérise, en particulier, par le mélange entre occident et japon traditionnel plus poussé que durant l’ère Meiji, tout en précédant la militarisation du début de l’ère Showa. « Mars Red » se déroule donc en 1923, dans un Japon où les vampires existent et commencent à se multiplier grâce à du sang artificiel. Cependant, des meurtres plus fréquents résultent de leur présence et le gouvernement envoie alors sa propre unité de vampire appelée « Code Zéro » pour enquêter et résoudre le problème. Devant un tel scénario, je pense que personne ne criera à l’originalité…

Cependant, la particularité de cet anime est d’être l’adaptation d’une comédie musicale de 2013, écrite par  Bunô FUJISAWA sur des musiques composées par Toshiyuki MURANAKA. Je ne sais pas si ce genre d’adaptation est une première dans le milieu de l’animation (probablement pas), mais la musique sera naturellement du même compositeur et l’auteur interviendra en tant que directeur du son pour s’assurer qu’elle soit correctement utilisée. C’est d’autant plus rassurant car, au niveau de la réalisation, Kôhei HATANO sera aux commandes et débute à de telles responsabilités. Bien qu’ayant une longue expérience de directeur d’épisodes, sur Dragon Ball Super par exemple, je reste quand même assez dubitatif quant à ses capacités pour un tel projet.

Donc le studio signal MD revient aux affaires ce printemps avec ce projet-ci et « Dragon, Ie o Kau. ». Après une année 2020 particulièrement calme, ce sera l’épreuve du feu pour savoir s’ils arriveront à repartir sur leur rythme de production habituel qui était assez soutenu. En attendant d’avoir la réponse, les amateurs de vampires pourront trouver ici leur dose de sang.

RadicalEd

Yasuke – Sword of the Stranger Things

Toujours dans les bons coups lorsqu’il s’agit de la production d’animes (ou pas), Netflix s’apprête à frapper fort avec Yasuke, une mini-série originale en six épisodes qui aura pour héros le légendaire samurai africain.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, Yasuke est le nom d’un esclave africain que des missionnaires jésuites auraient amené au Japon au XVIème siècle. Il aurait notamment été présenté au fameux chef de guerre Oda Nobunaga qui, intrigué par cet individu à la peau noire, l’aurait affranchi puis pris à son service. Il aurait même été anobli par son seigneur, faisant de lui le premier samurai étranger.

Même si l’existence de Yasuke est confirmée par des preuves historiques, une grande partie de son récit est faite de légendes. Le matériel idéal pour une fiction, et c’est ce que va produire la société (américaine) Netflix en collaboration avec le réalisateur (américain) LeSean Thomas. On sait également que le personnage Yasuke sera doublé en anglais par l’acteur (américain) Lakeith Stanfield, récemment nommé aux Oscars, et que la musique sera composée par le rappeur (américain) Flying Lotus. Quand bien même le récit de Yasuke est une légende japonaise, ce sont clairement les Etats-Unis qui mènent la barque sur ce projet.

Les Japonais ne sont toutefois pas absents, loin de là, puisque la série sera produite par le studio MAPPA, qui connaît son sujet aussi bien en matière d’anime de baston (Jujutsu Kaisen) que d’anime de samurais (Dororo). Le chara-design est signé par Takeshi KOIKE, responsable des récents OAV de Lupin The Third mais également connu pour ses nombreuses collaborations sur tout un tas d’animes célèbres, dont les génériques de Dororo et de… Samurai Champloo. Tiens donc.

Autant dire qu’avec MAPPA et Koike pour la partie technique et artistique, il y a moyen de se faire plaisir. Quant à ces américains qui viennent marcher sur les plates-bandes des japonais, bah on leur souhaite d’apporter quelque chose de neuf et d’interpréter la légende de Yasuke à leur sauce, car c’est à cela que servent les légendes. Rendez-vous donc sur Netflix à partir du 29 avril.

Deluxe

Zombie Land Saga Revenge – La série épidémique

Trois ans après la première saison de Zombie Land Saga (que j’avais pour ainsi dire détestée, bien que 7 membres d’AK ne semblaient pas partager mon avis), nous parvient la suite directe des aventures de nos idoles zombies. Le groupe Franchouchou étant parvenu à donner un premier concert réussi, nous ne sommes pas au bout de nos surprises pour déterminer quel pourrait être l’enjeu majeur de cette nouvelle salve d’épisodes.

Création originale du studio Mappa, du producteur musical Avex et de l’éditeur de jeux mobiles Cygames, ZLS premier du nom a tout de même été un succès. S’en est suivi une adaptation en manga (deux tomes à ce jour), voire même une pièce de théâtre avec sept représentations en mars 2020 à Tokyo, avant que … enfin vous savez quoi.

Nous retrouvons Munehisa SAKAI à la réalisation (qui s’est illustré notamment sur la série télévisée One Piece et Sailor Moon Crystal), Kasumi FUKAGAWA au chara-design, Yasuharu TAKANASHI à la musique (Boruto, Fairy Tail, Gantz, Ikkitôsen, Precure et plein d’autres) et Shigeru MURAKOSHI à la composition de la série, pour ne citer qu’eux. C’est globalement toute l’équipe de la première saison qui a été sollicitée à nouveau pour celle-ci. Les informations n’ont pas encore filtré concernant le nombre d’épisodes mais on devrait se diriger vers le même scénario que précédemment, c’est-à-dire une douzaine.

Zombie Land Saga Revenge a beau être l’une des saisons les plus attendues de l’année, je pense que je passerai mon tour car ce n’est simplement pas ma tasse de thé. Pour ceux qui l’attendent, rendez-vous le 8 avril pour découvrir la suite des aventures des idoles zombies, via Crunchyroll en France.

Sacrilège

Bishonen Tanteidan – Le club des cinq, host edition

Il fut une époque où les séries du studio Shaft étaient attendues comme la seconde apparition du Messie devant nous autres pauvres mortels. Aujourd’hui c’est à peine si le public se souvient de ce studio, pourtant titulaire des plus gros succès commerciaux de la japanime avec Bakemonogatari et Madoka Magica entre autres. Leur dernier anime en date, Assault Lily Bouquet, était sérieusement moyen et le studio ne semble pas capable de sortir la tête de l’eau. Jusqu’à ce jour ?

Bishônen Tanteidan revient en effet à la recette qui a autrefois propulsé Shaft dans la stratosphère de l’industrie, puisqu’il s’agit d’adapter une série de romans de Nisioisin, l’auteur des Monogatari. On y suit un club de lycéens détectives, tous plus jolis garçons les uns que les autres, pour résoudre les mystères qui leur sont soumis. L’un d’entre eux concerne une fille de l’école, Mayumi, qui va donc se retrouver au milieu de ces beaux gosses aux cheveux fluos.

On est clairement ici dans une sorte de parodie de reverse-harem ou d’otome game, impression renforcée par le fait que Mayumi est doublée par l’actrice Maaya Sakamoto qui doublait Haruhi dans Ouran Host Club il y a… quinze ans (putain le temps ça passe). Au-delà de ces coïncidences, on imagine retrouver le style d’écriture spécifique à Nisioisin avec ces dialogues interminables qui ne mènent nulle part et pourquoi pas quelques twists ; on est censés être dans une série de détectives après tout.

L’inébranlable Akiyuki SHINBO est crédité en tant que superviseur, comme d’habitude, mais c’est bien le seul vétéran de Shaft a encore tenir la baraque. Aucune trace de Akio Watanabe ni de Noboyuki Takeuchi, les artistes qui avaient signé la patte visuelle du studio à l’époque de Monogatari et qui se sont depuis éloignés du studio. On retrouve toutefois Hiroki YAMAMURA, directeur de l’animation chez Shaft depuis plus de dix ans ; et la bande-annonce promet à tout le moins un retour en forme sur le côté technique, ce qui est toujours bon à prendre.

Deluxe

Vivy : Fluorite Eye’s Song – I’ll be back

Auréolé des succès que furent l’Attaque des Titans ou Vinland Saga, je fais partie des curieux qui suivent la trajectoire du studio Wit pour services rendus à l’industrie. Force est de constater que leurs choix sont assez étonnants car, au lieu de continuer à surfer sur la vague d’adaptations de novel/mangas (populaires), stratégie facile et moins risquée, le studio a opté pour des productions originales. Et c’est donc grâce à ce choix qu’on leur doit le sujet du jour : Vivy: Fluorite Eye`s Song

Peu d’informations ont filtré sur la production depuis son annonce. On sait qu’elle marque la rencontre des scénaristes de Re:ZERO (Tappei NAGATSUKI et Eiji UMEHARA) avec le studio sur l’écriture de l’histoire. A leurs côtés Shinpei EZAKI occupera la fonction de réalisateur et Satoru KÔSAKI (Beastars) celle de la composition musicale ; pour citer le beau monde qui figure sur ce projet.

Sans vouloir le résumer dans son intégralité, le pitch a des relents de Terminator (je viens du futur pour sauver le monde…) combinés aux artifices otaku dans un parc d’attraction « Nierland ». Y’a de quoi fuir ou retenir l’attention. D’ailleurs, la production a tellement voulu se la jouer « originale » qu’elle a repris une méthode de communication qu’on retrouve régulièrement dans le milieu du cinéma : faire du teaser hebdomadaire jusqu’à révélation de la bande annonce. Honnêtement je n’ai pas trop saisi l’intérêt…

Partisan des productions originales en animation, j’ai quand même peur d’une débâcle à la sortie avec les auteurs de Re: Zero (pas qu’il soit mauvais hein) au concept original. Le versant de clichés peut avoir raison de moi si sa part est prépondérante. Mais fichtre, tout cela est bien trop intrigant pour ne pas se laisser tenter.

Allbrice

Gokushufudo – Desperate Househusband

Pourquoi vivre en tant que criminel alors que le vrai danger se trouve dans la cuisine ? C’est tout le propos de Gokushufudo, dont l’adaptation s’apprête à servir vos écran cette saison.

Publié en France sous le titre « La Voie du Tablier » chez Kana, ce manga de Kôsuke Ono raconte l’histoire de Tatsu, surnommé L’Immortel, connu dans le monde de la pègre pour avoir décimé un clan rival armé d’un seul tuyau. Craint et respecté de tous, Tatsu décide cependant de quitter le monde du crime pour devenir… Homme au foyer. On imagine sans mal le potentiel comique de la situation, un yakuza dangereux qui doit s’accommoder des dangers d’un quotidien banal. Un ressort comique qui semble à la mode puisqu’il rappelle également un autre manga récent, Sakamoto Days, actuellement publié dans le Shônen Jump.

L’adaptation est produite par JC Staff et réalisée par Chiaki KON, connue pour de nombreuses séries destinées au public féminin que ce soit dans le yaoi (Junjou Romantica, Sekai-Ichi Hatsukoi) ou dans le conventionnel (Golden Time, Nodame Cantabile). Son dernier anime en date est l’hilarant Back Street Girls, on lui fait donc confiance pour ce qui relève de la comédie. Et la bande-annonce contient déjà pas mal de bons gags, ce qui est plutôt alléchant. Par ailleurs la production a eu la seule vraie bonne idée qui compte à savoir engager Kenjiro Tsuda pour incarner le personnage principal, certes cet acteur est dans pratiquement tous les animes du moment mais pour un tel rôle il n’y avait que lui qui était pertinent, et il est là, et c’est tant mieux.

Certes l’animation a l’air bien pourrave mais ce n’est pas là que l’on attend cette série – l’époque des animes comiques avec une animation incroyable façon Nichijou est depuis longtemps révolue. La série sera diffusée exclusivement sur Netflix Japon, qui a tendance à ne pas partager ses exclusivités même à l’international. Ce qui n’empêchera pas les fans de regarder, un vrai yakuza se contrefout des lois.

Deluxe

Fumetsu no Anata e – Etoile Filante

Disparu un peu des radars ces derniers mois, Brain’s Base est un de ces studios qui, sur la dernière décennie, avait de quoi attirer l’attention avec certaines de leurs productions : Baccano!, Kamichu! ou encore Kurenai. C’est donc une grosse surprise de les voir revenir avec la signature de l’adaptation en anime du manga To Your Eternity (Fumetsu no Anata e – de son nom original) de Yoshitoki OIMA (auteure d’A Silent Voice) quand on consulte leur récent historique.

To Your Eternity c’est la rencontre polaire d’un young boy et d’un loup dans une aventure ayant des reliefs de survie. Voilà pour ce qui est du contexte. A l’époque, j’avais lu les premiers chapitres et y avait trouvé un attrait réel de par son côté impitoyable. Hélas, mon côté animephile étant prédominant, le titre a été mis de côté, même si je continue de suivre son actualité du coin de l’œil. Pour donner vie à cette adaptation, la production a fait le choix de recruter Hikaru UTADA (rien que ça) pour son générique de début. A ses côtés l’accompagneront Masahiko MURATA à la réalisation, Shinzō FUJITA pour baliser le scénario et Koji YABUNO (Space Brothers) au chara design.

Le manga (édité chez Pika) ayant bon écho et ce retour de Brain’s Base m’enthousiasment assez. Il n’y a qu’à voir le soin apporté à la bande annonce. Si le staff ne décide pas de faire n’importe quoi, Fumetsu no Anata e a de grandes chances d’être un rendez vous hebdomadaire immanquable. J’y crois encore !

Allbrice

Gyoko no Nikuno-chan – Les Enfants de la Mère

Le cinéma d’animation japonais n’était déjà pas particulièrement vivace récemment, mais la pandémie mondiale n’a pas arrangé les choses avec des films retardés, lorsqu’ils ne sont pas simplement portés disparus. On attend donc chaque sortie avec prudence, comme ici avec Gyoko no Nikuno-chan.

Adapté d’un roman tiré au Japon à plus de 350.000 exemplaires, Gyoko no Nikuno-chan raconte la vie de Nikuko et sa fille Kikuko, qui vivent toutes deux sur un bateau. Le film suivra leur quotidien difficile, en marge de la société. Vue la thématique maritime, on ne s’étonnera pas de voir que le film est produit par la même équipe que le long-métrage Les Enfants de la Mer sorti en France il y a deux ans. La production est donc assurée par le Studio 4°C, avec le réalisateur Ayumu WATANABE et le directeur de l’animation Kenichi KONISHI. La bande-annonce laisse voir un film beaucoup moins stylisé que Les Enfants de la Mer, mais avec une patte artistique qui s’inscrit clairement dans les pas de Ghibli avec une référence explicite dans le trailer ; ce qui dénote une volonté de toucher un large public.

Le film y parviendra-t-il en ces temps troublés ? On a tous besoin d’une bonne petite tranche-de-vie surtout si on nous emmène vers la mer et le soleil. Pour le Japon le voyage s’effectuera en salles à partir du 11 juin… Si le bateau débarque comme prévu.

Deluxe

LISTE DES ANIMES DU PRINTEMPS 2021

12 commentaires

J’attends très impatiemment la voix du tablier, même si l’animation est pourrie. Surprise de voir un article sur les bishonen détective, j’attends de voir.

Merci AK.

Merci pour l’article très complet. Il est clair que Megalobox fait envie et que La voie du tablier risque d’assurer son quotas d’explosions de rire.

Concernant Nagatoro au vu du manga adapté je rassure Aflo, leur relation aura grandement évolué à la fin de la série s’ils font bien leur travail. Deluxe m’a fait rire pour Mashima mais on connait tous en vrai le secret de son succès ^^.

Pour l’instant je note Nagatoro et Zombieland Saga. Pour le second, maintenant que je sais à quoi m’attendre je veux bien laisser une nouvelle chance à cette suite.

Y’a aussi la saison 2 de Hiruma-kun qui devrait sortir sur cette saison (si je ne me plante pas). Ayant bien aimé le premier opus découvert dernièrement, j’ai hâte de voir la suite.

Moi ce sera du shônen avec Shaman King et Edens Zero, et peut être Yasuke qui m’intéresse.

Je reste sur To Your Eternity, B : The Beginning Succession et Shadows House, mais l’article a attiré mon attention sur Gokushufudo, ça semble assez drôle comme concept.

Merci pour l’article ! :) Gokushufudo et Shaman King obligé je teste. Tokyo Revengers et Megalobox s2 suivront surement.~~

Enfin une saison avec des trucs qui font envie, ça fait plaiz’.

Cette saison je vais avoir pas mal de chose à voir, entre Megalobox, Nagatoro et La Voie du Tablier ça va être très varié :)

« Tant de mystères jamais dévoilés
Tant de chemins qu’il faut explorer
Est-ce donc ta destinée ?
D’être Shaman, Shaman King !
D’être Shaman, Shaman King ! »

*tousse* pardon… ^^

Une autre saison plutôt sympa avec un autre article, qui l’est tout autant, de la team… Vous gérez comme d’hab’, « AK-san » !

Ahalala… Yasuke, Tokyo Revengers, Eden Zero, To Your Eternity, BnHA S5, Shaman King (off course), Sayonara Watashi no Cramer + quelques autres… Ça promet !

Merci pour cet article,

plusieurs animés cette saison dont je suis convaincu de regarder au moins les premiers épisodes grâce à ces infos : Nagataro – Tsundere The TV Show, yasuke et Fumetsu no Anata e.

Si j’ai le temps : Vivy : Fluorite Eye’s Song et Bishonen Tanteidan

Merci pour l’article :)
Pas mal de trucs qui me font de l’œil cette saison, ça va être fun :)

Je suis à la bourre.

Je ne regarderai rien en simulcast mais l’article est over the top évidemment. Après une absence en hiver, je suis ravie que vous en ayez écrit et publié un ! Merci !

Cet article me conforte dans l’idée de voir Megalobox et Dynazenon (et de revoir Gridman… mais aussi l’autre).

Quelque chose qui se rapproche d’un Karakai Jôzu No Takagi-san alors que je suis en manque de Hiyakasudere (merci pour le rappel culturel) est plus que le bienvenu ! Viens ici petit Nagataro. Miam, je te mange.

Shadow House… le concept est séduisant et j’ai envie de découvrir ce qu’il cache car il est également intriguant. Puis, mes aïeux, y’a de la Gothic Lolita là-dedans non ???!???

Pour finir, comme Sacrilège, je n’ai pas aimé Zombie Land Saga mais, comme je suis masochiste, je vais non seulement revoir cet anime mais également enchainer sur Revenge quelque soit l’issue de la revanche avant l’heure.

Merci pour ce bel article! Une jolie saison mine de rien, ça fait plaisir. =D

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