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The Anime-Kun Awards 2018

Publié le 05/01/2019 par et dans Editos - 5 commentaires

BILAN2018_01-1024x576Vous nous l’avez réclamée pour qu’elle soit reconduite, la parution du bilan de l’année arrive aussi sûre qu’une conjonctivite. Concentré de déceptions, mais également de pépites, ce bilan ne tend pas à casser les mythes, mais à présenter les animes pour lesquels votre cœur palpite, comme ceux à dégommer à la dynamite. Sans être hypocrites, mais assurément hétéroclites, les auteurs de ce billet vont vous décrire les animes qui le méritent ou qui irritent.

Le bilan d’Afloplouf Le top de Benja6910 Le palmarès Deluxe
Les lauréats de Down Le misérable bilan bâclé du retardataire GTZ La sélection de Minuit

Le bilan d’Afloplouf

avatar_12952_1539586281 Je me fais vieux. A quelques rares exceptions près, je n’arrive souvent qu’à contrecoup à suivre l’actualité. En bon vieux con, à l’heure du bilan, j’avais bien envie d’écrire Devilman Crybaby en police 60 et un mike drop en ascii art. Puis j’ai calmé mon aigreur et fait le point sur tout ce qui est sorti. Et me voilà bien embêté à devoir faire des choix. Néanmoins, ils se sont très rapidement imposés comme des évidences. J’ai vu de nombreux trucs chouettes. J’ai eu des déceptions et des bonnes surprises mais quand je penserai plus tard à 2018, seulement quelques uns me viendront en tête.

Ces souvenirs, ce sont d’abord de sacrés tranches de rigolade avec Grand Blue et Aggressive Retsuko. Deux rires de genres différents qui résonnent particulièrement avec deux périodes de ma vie. Bon, je ne me suis jamais retrouvé à poil bourré dans un club de plongée (en tout cas y’a plus de photo pour le prouver) et encore moins une jeune comptable qui chante du métal dans les toilettes pour se redonner du courage mais j’ai connu la libération des premières années en tant qu’étudiant et à l’inverse la difficulté d’adulter et de prendre ses marques au travail. Mais outre cet écho personnel (et en même temps universel), on est face à deux séries absurdes hilarantes qui n’en oublient pas de glisser quelques répliques qui touchent juste.

gOwCyQiComme je suis un cœur d’artichaut, cette année j’ai aussi eu l’occasion d’avoir plus que la larme à l’œil. J’étais curieux de Flavors of Youth. Bien sûr c’est un produit d’appel pour le marché chinois. Je m’attendais à un travail de commande un peu paresseux histoire de remplir les caisses de Comix Wave. Et il y a certainement de ça soyons honnêtes, on reste loin des trésors d’orfèvrerie dont SHINKAI nous a gratifiés mais ses petites mains ont eu un bon professeur. Outre une qualité technique très supérieure à la moyenne, cette série de courts métrages raconte quelque chose. Certes on ne s’éloigne pas des histoires romantiques et de la dualité passé/présent chers au studio mais on y perçoit bien leur sincérité.

En revanche, je ne m’attendais pas à A Place Further Than the Universe. Des lycéennes qui partent en ballade en Antarctique, vous le sentez le high concept à deux francs six sous ? Et pourtant, la série ne se cache pas. Elle aborde de front toute la folie de l’affaire mais surtout elle met à nu ses personnages. Métaphoriquement j’entends, bande de petits cochons et il faut vite consulter, si à la fin de la série, cette fenêtre sur la vie de ces personnages ne vous retourne pas. Pourtant il n’y a rien de bien neuf dans ce que cette série raconte mais elle le fait avec humilité.

1545654886-ak2Parlons maintenant un peu manga avant d’attaquer la conclusion déjà éventée. 2018 a vu la parution française de deux petits chouchous qui feront l’actualité de l’animation en 2019 : Promised Neverland et Dr Stone. La première série sera adaptée pas plus tard que ce mois-ci, tandis qu’il faudra attendre l’été pour la deuxième. Les deux me mettent en joie ; et d’autant plus que ces portages à l’écran devraient enfin permettre l’explosion de leur popularité. Sous ses dehors de dessins pour enfants, Promised Neverland ne manque pas de cruauté mais aussi de cœur. Mais c’est surtout Dr Stone que j’attends comme un gosse attend ses cadeaux de Noël. Les plus jeunes évoqueront Minecraft, pour moi j’y vois une vraie influence Civilization. En tout cas, une franche inspiration jeu vidéo imprègne cette œuvre. Porté par le trait toujours sublime de Boichi (qui n’en n’oublie pas d’être drôle), le manga a une vraie gueule et j’avoue craindre un peu le résultat une fois à l’écran donc je pars de ce pas allumer un cierge.

En parlant de cierge, il est enfin tant d’aborder le point d’orgue de 2018 : Devilman Crybaby. Si Netflix m’a pas mal déçu dans ses choix, celui était plus que pertinent. Bien sûr avec YUASA aux manettes, je perds toute objectivité mais ce n’est pas ma faute s’il reste aussi pertinent à chaque fois. Alors que la religion chrétienne sert souvent de prétexte en animation japonaise, Devilman Crybaby surprend en gardant une esthétique venue tout droit des films des monstres mais adopte un propos véritablement chrétien sans être franchement moralisateur. Surtout je doute que le Vatican donne son blanc seing à une œuvre aussi audacieuse sur le plan visuel : à la violence toute stylisée et à la sexualité débridée. Science SARU s’est fait plaisir. Et ils n’auront pas oublié d’apporter leur touche au propos en abordant l’impact de la télévision, d’internet et de la culture au sens large sur nos sociétés.

Afloplouf

Le top de Benja6910

46dnL’an de grâce 2018 prend fin et c’est en cette période de festivités que je prends la plume pour vous faire mon bilan de l’année.
Cette année est passée encore plus vite que les autres années. L’écriture d’un mémoire, la fin de mes études, un diplôme, un boulot ont fait que je n’ai pas pu apprécier le cru 2018 dans son entièreté. Mais j’ai quand même pris le temps d’en visionner quelques-uns, pour mon plaisir et pour également écrire un bilan, pour votre plus grand plaisir.

Hiver 2018. Période de blocus dit anime binging oblige. Violet Evergarden. Honnêtement, l’histoire en elle-même n’est pas fameuse ni exceptionnelle. Quelques scènes psychologiques d’éclats, rien de plus. Mais graphiquement, gros coup dans la gueule.

1545655601-ak4Ensuite, le truc controversé Darling in the Franxx. Une phrase du protagoniste principal m’a fait tressaillir. « I feel myself deeper inside you. » Sorti de son contexte, ça peut sembler bizarre. Je vous rassure, placé dans son contexte, c’est tout autant bizarre. Cet anime a tenté de faire une critique de la société en mettant des adolescents en scènes, le tout avec un fond de mécha et de fin de monde. C’était vraiment spécial. Je souhaite également parler de Death March to the Parallel World Rhapsody. C’est un peu une déception pour cette saison. J’ai découvert cet Isekai via son média d’origine et bien qu’il s’agisse d’une confirmation des codes de l’Isekai, les LN m’ont quand même bien plus transporté. Ok, c’est le début de l’histoire mais quand même. J’en ai marre des animes marketing. Donc c’est la déception de la saison. Juste par principe.

Place au Printemps. Pas vu grand-chose, mais Megalo Box est clairement le n°1 de la saison. Cette ambiance rétro, ce récit presque haletant, ces combats parfois épiques. Bref, du bon comme on n’en fait pas assez. Je me dois aussi de parler de Sword Art Online : Gun Gale Online. On pensait tous que ça allait être pourri. SAO n’est déjà pas apprécié, alors un récit parallèle prenant place dans l’arc le plus détesté de la série. C’était foupoudav. Que le contraire au final, une bonne petite histoire bien sympa, peut-être la réconciliation entre la franchise SAO et le public AKunien ? Affaire à suivre avec Sword Art Online : Alicization.
Je tenais quand même à faire une petite référence à High School DxD Hero pour m’avoir apporté cette petite dose d’ecchi et d’oppaï en formule concentré. Merci.

Après le printemps, place à l’été, aux mini-jupes et aux décolletés, Olé ! Une bonne saison et dur fut le choix. Mon n°1 de la saison et de l’année fut Grand Blue. A peine mes études finies que je retombe sur un anime mettant en scène un cercle étudiant. Nostalgie quand tu nous tiens. A quelques exceptions près, c’est fidèle à ce que j’ai vécu. Sans oublier les fous rires que cet anime m’a fourni. Honnêtement j’ai rarement autant ri devant un anime. Il me faut également citer Isekai Maō to Shōkan Shōjo no Dorei Majutsu. Encore un Isekai que j’ai découvert via le LN, sauf qu’ici, c’est vachement mieux foutu. Un brin de ecchi comme j’aime, tout en restant assez fidèle au support d’origine. Que demande le peuple ? Bah une S2 connard !

1545654792-ak1La fin de l’année approche avec l’automne. Grosse saison pour conclure l’année 2018. Goblin Slayer. Assez fidèle au support d’origine, ce qui est important pour moi comme vous l’aurez constaté, bien que se permettant de modifier l’ordre des arcs. Je suis également obligé de citer Sword Art Online : Alicization. En bon Fan-Boy de la franchise, c’est compliqué de critiquer. Mais nous sommes obligés de constater que cette saison 3 envoie du lourd. Tant graphiquement qu’au niveau de l’histoire. L’arc Alicization étant le plus long de la série, il se devait d’être correctement adapté. Pour le moment, j’en suis ravi. C’est que du bonheur. Mais ne crions pas victoire trop vite. Il reste encore un paquet d’épisodes.

Cette année 2K18 fut une année riche en anime de bonnes et mauvaises qualités mais je n’ai malheureusement pas pu en voir beaucoup, juste assez pour pouvoir pondre ces quelques lignes vous donnant mon point de vue et mon ressenti.

Voilà qui conclue donc mon bilan de l’année 2K18. Je vous souhaite de joyeuses fêtes et vous dit à très bientôt pour de nouvelles aventures !

Benja

Le palmarès Deluxe

1535283679-00086Le thème de l’année 2018 est que ce sont dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Pratiquement tous les animes que j’ai le plus apprécié cette année sont des réadaptations, des remakes ou des reprises de vieilles licences, certaines datant d’il y a plus de cinquante ans. Est-ce à dire que l’animation japonaise n’a plus rien de neuf à raconter ? Peut-être, mais on peut également espérer que ce retour aux sources va permettre au public actuel de goûter à la Qualité et d’exiger mieux de cette industrie bouleversée par la mondialisation et la dématérialisation de son marché.

Le premier gros morceau de cette année est sans doute Megalobox du studio TMS. Après des années d’expérience sur la licence Lupin the Third, le studio reprend une autre licence culte avec cet hommage à Ashita no Joe dans un univers cyberpunk. Sa direction artistique exceptionnelle et son écriture simple mais efficace en font un anime de luxe, fruit de tout le talent d’un studio décidé à rendre le meilleur produit possible. Si l’on se demande quel anime pourrait émerger d’une industrie qui se concentrerait uniquement sur la qualité, Megalobox en est un parfait exemple.

[HorribleSubs] Golden Kamuy - 01 [720p].mkv_snapshot_11.27_[2018.04.12_04.20.01]Ce n’est pas la seule grosse cartouche qui aura été tirée durant cette saison de printemps. GeGeGe no Kitaro est la sixième série télé adaptée de l’œuvre culte de Shigeru MIZUKI, mais c’est peut-être celle-ci qui va permettre à la licence de conquérir le monde. Amusante, surprenante, intelligente et étonnamment bien réalisée par le studio Toei qui a mis les petits plats dans les grands, Kitaro 2018 est une belle découverte en plus d’être une grande réussite. Un autre retour gagnant de cette année est celui de Ginga Eiyu Densetsu avec la première partie de Die Neue These. Il ne s’agit que d’un remake de la monumentale série d’OAV des années 80-90, mais les moyens modernes fournis par le studio Production IG lui donnent un lustre nouveau. On espère que l’effort se maintiendra sur le très long terme, cette série étant partie pour durer.

Golden Kamuy est un manga à succès, c’est désormais en plus un anime réussi. Une chasse au trésor dans les montagnes d’Hokkaido au début du XXe siècle, un décor inattendu pour une série incroyablement riche et palpitante. Le jeune studio Geno ne peut pas encore rivaliser avec les mastodontes du milieu mais avec cette licence ils sont déjà partis sur des bases solides.

[HorribleSubs] SSSS.Gridman - 08 [720p].mkv_snapshot_19.24_[2018.12.29_02.09.52]Après un été plutôt calme en termes de sorties intéressantes, l’automne débarque avec les deux derniers gros clients de l’année. JoJo Golden Wind est la cinquième partie de l’adaptation du manga de Hirohiko ARAKI est fait suite au génial Diamond is Unbreakable. Les personnages déjantés, les combats étranges et la violence extrême sont toujours de la partie, tandis que la direction artistique est poussée dans les retranchements de l’excellence, faisant de cette série un des plus beaux shônen jamais vus.

La palme de la surprise et de la réussite reviendra toutefois à SSSS.Gridman du studio Trigger. Librement inspirée d’un vieux tokusatsu oublié des années 90, cet anime sort de nulle part et fascine immédiatement par son esthétique stylisée, son écriture recherchée et son commentaire sur le genre. Une réussite qui permet pour la première fois au studio Trigger d’associer son nom à un anime réellement de qualité.

gegege-no-kitaro-145524Pour ce qui est des sorties cinéma l’année fut assez pauvre, mais on ne peut pas nier la surprise qu’a représenté Batman Ninja, un projet d’apparence stupide mais qui a bénéficié d’un effort et d’une recherche bien plus profonde qu’il n’y paraît, et qui a été injustement snobé par le public. Une autre production rescapée de 2017 est Vanishing Line, série du studio MAPPA qui démontre une nouvelle fois la domination de ce studio sur l’industrie mais aussi les vertus d’un anime qui s’ouvre à de nouveaux horizons créatifs.

2018 n’était donc finalement pas si mal si on se concentre uniquement sur l’élite et que l’on passe le reste sous le tapis. Heureusement des gens de bon goût veillent toute l’année pour vous orienter vers les meilleurs produits, c’est pour cela que je vous invite à consulter mes critiques pour savoir ce qui se fait de mieux, et de pire aussi. Bonne année et meilleurs vœux à tous.

Deluxe

Les lauréats de Down

KVwqtL0Mon année d’anime en 2018 a démarré autour de novembre, moment où j’ai enfin repris l’animation japonaise après l’avoir lâchée un ou deux ans. Autant dire que j’ai à peine fini de rattraper quelques-unes des séries de 2018 qui m’intéressent au moment d’écrire ce bilan. Néanmoins j’ai déjà fait quelques bonnes découvertes qui me laissent penser qu’il s’est agi d’une année assez qualitative, où il me reste encore pas mal de choses à explorer.

La première découverte, c’est A Place Further Than the Universe, série originale (!) produite par le studio Madhouse et réalisée par Atsuko ISHIZUKA, une réalisatrice à suivre car si elle n’a pas fait que des séries extraordinaire, loin de là, on y retrouve des choses assez intéressantes. A Place Further Than the Universe est une série d’aventure racontant le voyage de quatre adolescentes vers l’Antarctique, ainsi que la façon dont chacune s’est retrouvée à vouloir entreprendre un tel voyage et à y parvenir. L’originalité de la série, le voyage en Antarctique, complète très bien le thème développé beaucoup plus classique mais très bien traité de l’amitié. C’est une excellente série, bien racontée et très plaisante à regarder.

J’ai aussi beaucoup apprécié Yuru Camp, anime de tranche de vie « activité de club » tout ce qu’il y’a de plus classique, mais admirablement bien exécuté. Cette série qui suit un groupe de quelques lycéennes, comme d’habitude, porte sur le camping, et plus précisément le camping en hiver. Il y a des pointes d’humour, les personnages sont attachants, et surtout c’est très, très… relaxant (ou chill, comme disent les jeunes). Avec son atmosphère apaisante, Yuru Camp est la série parfaite à regarder avant de dormir ou quand on est fatigué.

J’ai aussi vu Hanebado, anime de sport, de badminton plus précisément. Rien de particulièrement original cette fois : tout est relativement classique ici à part peut-être le fait qu’il s’agisse de sport féminin, chose qui s’est faite assez peu courante en manga ou en animation depuis… un bon paquet de temps en fait. C’est une série sympathique pour les aficionados du genre, malgré le fait qu’elle repose sur un événement de départ assez… étrange ? Un peu frustrant en tout cas.

[HorribleSubs] Asobi Asobase - 03 [720p].mkv_snapshot_12.20_[2018.07.23_03.36.36]J’ai envie de mentionner aussi Asobi Asobase, une comédie plus barrée qu’elle n’en a l’air de prime abord, un peu dans la veine de Danshi Koukousei no Nichijou par exemple, voire de Gintama dans un certain sens. Certains gags ne passent pas forcément mais c’est de l’humour un peu débile et pas mal absurde comme j’aime malgré tout, donc globalement c’est bien drôle (disons que si le concept d’un type qui tire des lasers avec son cul vous fait rire c’est bien parti, même si ce n’est pas forcément le gag le plus représentatif de la série).

Enfin nous avons eu droit cet automne à Bloom Into You, adaptation d’un manga qui est probablement le manga de yuri le plus populaire à l’heure actuelle. Je ne connais pas l’œuvre originale mais on comprend son succès, car Bloom Into You outre son excellent chara-design, est vraiment une série intéressante. Les personnages sont assez profondément développés et la façon dont leur relation évolue (contre leur gré, en fait) très intéressante à voir.

Voilà mon petit aperçu à travers une variété de genres de l’année 2018.

Down

Le misérable bilan bâclé du retardataire GTZ

untitled3_by_elverost-d8nky7g2018 la pire année de l’animation ? En tout cas pour moi. Rarement je ne me suis aussi peu intéressé au média, je l’ai si peu consommé.

Pourtant y semblait y avoir de quoi me sustenter.

Entre les deux animes Fate Apocrypha et Last Encore, apportant leur lot de tatannes et de fantaisies ou le retour de l’Attaque des Titans, la suite de My Hero Academiaou encore la deuxième saison des Seven Deadly Sins y avait de quoi faire niveau Fast Food de la baston. Tant bien même les gens n’ont pas forcément levé leur bouclier et entonner les chants guerriers, y avait l’air d’y avoir le minimum syndicale niveau bourre bouffe et bras coupés.

Et pourtant non, rien de tout ça, rien vu de tout ça. Non, non mes ami(e)s, c’était une débauche de tatanne cette année, car j’en oublie, y en avait pour tous les goûts, du méchas, des ninjas, des mongoles, des super ultra saiyans, des chevaliers et des gobelins et même des slims, et j’ai à peine léché une miette.

Damned suis-je passé à côté de l’année de la tatanne ultime ?! D’une orgie sans nom de violences ?! Une orientation de la production que j’ai toujours attendu et je ne me suis pas gavé ?

Fatigue de moi-même, du média peut être ? D’un manque de renouvellement du genre qui malgré toutes ses jolies pochettes ne m’a pas donné envie de flairer et de chasser gaiement avec mes camarades de meutes. Ou je suis un devenu un loup blessé, ne pouvant plus galoper ni charger. Il y a des vrais questions à soulever ici. En ce qui me concerne en tout cas.

Heureusement j’ai tout 2019 pour rattraper tout ça. L’année prochaine sera forcément moins giboyeuse.

Parlons maintenant plutôt des rares choses que j’ai vu ou lu, qui finalement donne un peu de valeur à 2018.

DevilMan Crybaby, à elle-seule représente la somme de mon année. Je passerai rapidement sur The Ancient Magus Bride qui a eu l’effet d’un pet dans l’eau pour ma part, adaptation trop lisse d’une œuvre qui aurait pu marquer son année plutôt que de livrer un produit esthétique et à côté. DMC, la première cité, pour faire plus court et plus courte, je l’ai vu au début de cette année, quand elle est sortie, et tellement c’était du bon que j’ai rien regardé d’autres. Marqué justement par un auteur qui m’a bousculé plutôt que me conforter.
Voilà. Il m’a trop bousculé et j’ai rien vu d’autre. C’est de sa faute !

En vieillissant on devient une feignasse, on ’veut même pas écrire de bilan car on a honte du peu qu’on a mangé, famélique que je suis devenu, utilisant toujours sournoisement le « on » à la place du « je ».

Coté manga par contre c’est une année marquée par la fin de la publication de Prison School, qui aura livré de bout en bout une histoire délirante et prenante, qui s’est tout de même égaré et a eu bien du mal à se terminer. L’arrivé chez nous aussi du manga Kingdom, manga de tatanne de qualité retraçant l’histoire de la première unification de la Chine, ainsi que le manga Made In Abyss et il était temps.

2018 est aussi un retour de la publication de Berserk marqué par des événements majeurs dans sa trame narrative (je sais ça veut rien dire), annonçant une fin prochaine, d’ici 15 ans vu le rythme de l’auteur. Cela fait aussi deux ans que Bleach est terminé, et il est bon de le rappeler, que ce manga a existé.

Mon bilan est terminé, j’ai cherché, j’ai pu rien à vous raconter. Me reste une résolution : rattraper ce foutu retard !

GTZ

La sélection de Minuit

YOO2WBuL’année avait commencé à une vitesse folle. Yuasa. Netflix. Devilman Crybaby fut une claque : sa monstruosité, sa virtuosité, sa conclusion. Une claque comme on n’en prend pas tous les ans. Avec du sang, des tripes et de la philosophie. Sperme et religion. Le genre d’électrochoc que le format télévisé ne semblait plus capable de cracher depuis au moins dix ans. Je ne me remets toujours pas de cette fin, de la puissance évocatrice, de la force incroyable de la série. On avait bien poursuivi l’année avec une résurrection honnête d’Ashita no Joe ; moins de hargne certes, mais des personnages qui mordent la vie à pleines dents et qui arrachent leur ascension sociale à un monde ultralibéral et capitaliste dans lequel la technologie est autant un moyen de parvenir qu’un instrument de contrôle. Un genre de cyberpunk sale que l’on croyait impossible de notre temps. Lupin lui-même a cédé cette année à l’urgence technologique. Le vieux voleur, parce qu’il commence à dater un peu tout de même, a profité d’une véritable cure de jouvence, moyennant plongée dans les réseaux sociaux et la face sombre du web, pour donner un nouvel élan bienvenu à ses aventures facétieuses.

JbuOvm7On aurait pu continuer sur une belle lancée ; l’annonce de l’adaptation du manga Banana Fish de Yoshida Akimi m’avait fait rêver. Aux mains de MAPPA qui plus est ! Comment une telle collaboration a-t-elle pu à ce point échouer ? Le résultat est toujours supérieur à l’immense majorité de la production, mais le rendu est tellement lisse, fade, sans saveur ; la réalisation sans classe et la mise en scène apathique ; les personnages caricaturaux et les rebondissements sans surprise ; je n’ai pas de mots pour dire une telle déception. Il en va de même pour RErideD : on attendait la série depuis longtemps, mais elle n’en finit plus de se perdre dans son scénario à peine intéressant. Et c’est sans compter la platitude des personnages. Le seul espoir désormais repose en la suite spirituelle à Lain, promise depuis quasiment une décennie, Despera, tandis qu’ABe et Konaka se chagrinaient un peu plus tôt cette année de la disparition des circuits alternatifs aux comités de production.

C’est donc auprès de projets plus modestes que j’ai dû trouver de quoi me nourrir. Après la pluie avait, sans prétention, réussit à me raconter une belle histoire d’amour ; juste ce dont j’avais besoin durant les longs mois d’hiver. Ce genre de séries qu’on regarde avec un chat et un feu ronronnant, sous un vieux plaid décrépi, une tasse de thé aux épices à la main. De même Nomura KAZUYA, après avoir montré combien il pouvait maîtriser le thriller historique il y a deux ans, a eu le bon goût avec Run with the Wind de remplacer KyoAni, décidément pas bon à grand-chose en ce moment, dans la veine beaux garçons sportifs, touche pathétique comprise avec supplément passé compliqué. On terminait l’année avec Bloom Into You, une romance comme on voudrait en voir plus souvent : celles qui savent raconter les papillons dans le ventre, le surgissement des sentiments, le rougissement dans l’aurore féconde ; ces sentiments que chaque fois l’on croit échappés pour toujours et qui surprennent à revenir sans cesse à la charge.

hEpBsupMais il reste la bizarrerie ; et vous savez comme j’aime la bizarrerie. J’aimerais mettre en lumière Agû, une série largement ignorée, et pour cause : son budget d’animation est presque inexistant, sa réalisation et son character design plus que déstabilisants. Mais je voulais souligner, outre l’absence désolante de moyens, l’intérêt que j’ai pu porter à cette série qui, malgré ses innombrables faiblesses, a su mettre en scène une histoire intelligemment avec une ambiance extrêmement intéressante. Je ne pouvais pas non plus ne pas mentionner Revue Starlight, série signée probablement par le plus grand fanboy, si l’on m’exclut évidemment, de dieu Kunihiko IKUHARA. Plus qu’un ersatz, c’était une véritable surprise. Si le réalisateur ne réinvente pas le style Ikuhara, il le complète d’une manière qui lui est propre ; les trois derniers épisodes sont d’anthologie. De quoi bien préparer à l’année 2019, qui outre les retours respectifs de Watanabe et — surtout — de dieu Kunihiko Ikuhara, semble autrement plus prometteuse.

Minuit

Anime-Kun Awards 2018

megalobox-6398-203Anime de l’année 2018 : Megalobox (3 nominations)

Benja

Deluxe

Minuit

 

 

 

devilman-crybaby-6353-417Première dauphine : Devilman Crybaby (2 nominations et demi)

Afloplouf

Minuit

GTZ

 

 

 

a-place-further-than-the-universe-6386-239Deuxième dauphine : A place Further Than The Universe (2 nominations)

Afloplouf

Down

 

 

 

 

grand-blue-6515-452Troisième dauphine : Grand Blue (2 nominations)

Afloplouf

Benja

 

 

 

 

Votre anime favori de l’année n’a pas été cité ? Le mauvais goût de nos contributeurs vous ulcère ? N’hésitez pas à déverser votre rage dans les commentaires ci-dessous. En attendant, le staff d’Anime-Kun vous souhaite une excellente année 2019.

5 commentaires

Je rejoins globalement GTZ: il y a eu quelques (très) bons trucs cette années, mais rien qui ne m’ait transcendé non plus. Faut dire qu’après le cru de 2017 (assez exceptionnel selon moi), il fallait vraiment envoyer du lourd.
Finalement, en terme d’animes, sur ce que j’ai vu, j’ai surtout retenu Grand Blue (j’espère voir le manga distribué rapidement chez nous) et SAO-GGO…

Grand Blue est ma déception de l’année. Je retiendrai plutôt Hinamatsuri et Asobi Asobase comme comédie. Ensuite, mon anime de 2018 n’est autre que March Comes in Like a Lion (TV 2) qui a commencé en 2017. Je me retrouve bien dans vos bilans car 6 des 7 animes restant de mon top 10 2018 y sont présents. Je ne rajouterai donc que Rascal does not dream of Bunny girl senpai, soit le dernier de mon classement x) Ne ratez pas Bloom Into You. Faut pas hésiter.

C’est bien d’avoir cité Grand Blue.
Maintenant, il nous faut le manga chez nous ! :o

[…] BILAN DE L’ANNÉE 2018 […]

[…] Déclaré Anime de l’année 2018 par le jury d’Anime-Kun, Megalobox fut une des perles de la dernière décennie. Cette réinterprétation du mythe d’Ashita no Joe dans un univers cyberpunk, servi par un style d’animation à l’ancienne que l’on pensait disparu, a démontré que la qualité n’était peut-être pas totalement morte dans cette industrie. Et les producteurs s’en probablement aussi rendu compte puisqu’une suite a rapidement été annoncée, et elle est désormais sur le point d’être diffusée cette saison. […]

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