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The Anime-Kun Awards 2019

Publié le 07/01/2020 par dans Anime, Editos - 3 commentaires

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Le mois de janvier est arrivé ! C’est le moment de se tourner vers l’avenir, prendre de bonnes résolutions, imaginer la vie merveilleuse qu’on aura d’ici quelques mois puisque tout le monde nous le souhaite. Mais sur Anime-Kun, team #cétaitmieuxavant, nous avons encore une fois décidé de nous retourner vers le passé afin de dresser le bilan de l’année écoulée. Mais pour faire en sorte que cette rétrospective ne soit pas une redite de tous les autres blogs et sites du genre, nous vous donnons une nouvelle fois carte blanche, à vous public et fidèles habitués, pour mettre en avant ce qui s’est fait de mieux et de pire en mangas et animes en l’an de grâce MMXIX. La parole est à vous !

Le compte-rendu d’Afloplouf L’avis de Benja La rétrospective de Sacrilège
L’état des lieux de Deluxe Le méli-mélo de GTZ L’in-extremis bilan de sarthasiris
La conclusion de Dregastar BILAN DE L’ANNÉE 2018

Le compte-rendu d’Afloplouf

avatar_12952_1539586281Une fois n’est pas coutume, ma rétrospective sera presque chronologique. Avant de l’oublier, citons un des restes de l’année 2018 : Run with the Wind. Je ne pouvais pas décemment faire un bilan sans citer au moins une série sportive et je suis d’autant plus content de mettre en avant une aussi atypique. Les personnages sont sur le point d’entrer sur le marché du travail et le monde adulte – ce qui n’est pas sans rappeler le génial Honey & Clover – qui donne un souffle bien particulier à la série. Il ancre l’histoire dans la pesanteur du réel et en même temps lui offre une vraie légèreté.

Continuons avec ce que je n’espère pas être trop facilement oublié : peut-être parce qu’elle est sortie en début d’année mais Dororo devrait avoir fait beaucoup plus de bruit que cela. Parce que c’est une adaptation d’un manga d’Osamu TEZUKA. Parce que c’est réalisé par le meilleur studio à l’heure actuelle MAPPA qui une fois encore se surpasse et ose le crime de lèse majesté de moderniser le chara-design de l’homme au béret. Parce que c’est une tragédie dans tout ce qu’elle a de plus intemporelle et qu’en même temps elle est fait furieusement écho avec le présent en mettant en avant les réfugiés de guerre. C’est un cliché mais c’est la marque du Dieu du Manga : c’est une histoire profondément humaine dans ce qu’elle a de plus dégueulasse mais aussi de plus doux grâce à l’amour. Histoire d’être encore plus cliché : c’est la série d’animation que nous méritons même si c’est aussi celle dont nous ne devrions pas avoir besoin. Et ça ne mange pas de pain d’avoir de vraies fulgurances visuelles.

Je vais faire un lot dans la catégorie baffe artistico-technique avec Mob Pyscho 100 II et Rilakkuma et Kaoru. Pour le premier, Bones a encore élevé son niveau depuis la première saison et quand on voit comment l’autre adaptation de One a viré cette année, il faut applaudir ceux qui continuent les efforts. Pour Rilakuma et Kaoru, cette narration parfois bien trop innocente ne doit pas faire passer au second plan la prouesse incroyable du stop motion, surtout quand il est aussi bien animé.

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J’attendais trois adaptations cette année et aucune ne m’a déçu. Promised Neverland et Vinland Saga ont fait le boulot à la perfection. Elle se conjugue à l’excellence technique – bien que certains plans iconiques auraient mérité plus de soin – et remplissent parfaitement leur rôles de populariser deux séries qui le méritent. J’aurai déjà pu le dire l’année dernière dans mes anticipations pour 2019 : la conquête Viking a conquis sans compétition le titre d’animation of the year.

Et pourtant, j’ai envie de conclure sur un vrai coup de cœur : Dr Stone. A première vue, elle rate le coche. Le trait de BOICHI est un challenge mais le coup de crayon de YUKIMURA ou de DEMIZU ne sont pas moins des défis donc pan sur le bec pour TMS. Et pourtant. L’adaptation m’a fait retomber en admiration devant le message de cette inspiration de Civilization ou Minecraft selon votre génération. C’est une série qui met en avant la science. Elle rappelle que ça reste un outil qui peut être très mal utilisé mais elle l’aborde sous un aspect tellement ludique qu’elle ne peut que donner envie au jeune public auquel elle est destinée. Et dans cette époque de suspicions ou d’opinions, elle est salutaire. Ça serait suffisant mais elle ne s’arrête pas là. Elle est profondément collective dans le meilleur sens du terme. Nous sommes tous différents mais nous avons besoin de tous les talents, de tous les âges, de toutes les motivations pour réussir ensemble. Alors que notre individualisme craquelle de toute part, Mieux, le « méchant » de Dr Stone est réussi là où Disney a foiré son Thanos. Ses objectifs sont compréhensibles et on aurait envie de le suivre lui. Pourtant ses idéaux sont démontés brillamment pas tant par un discours grandiloquent que dans la structure même du récit.

C’est une histoire dix milliards de pourcents positive et je sais que j’ai déjà sorti cette réplique bien trop usée mais elle est encore à propos : ce n’est pas l’animation que nous méritons mais celle dont nous avons désespérément besoin. Restez optimistes les jeunes.

Afloplouf

L’avis de Benja

En ce début d’année 2020, en dehors des gueules de bois et autres joyeusetés, il est temps de faire le bilan de l’année passée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a mis peu de paillettes dans nos vies, Kevin !

Dans la fraîcheur hivernale de 2019, nous avons pu découvrir le très sympathique Magical Task Force Asuka. Un Magical Girl pas comme tous les autres. Ici, la base du genre est bien là mais avec un petit côté mature et gore en plus qui fait que cela rend vraiment les choses intéressantes, voire surprenantes. La bonne surprise de la saison. Notons également la fin de la saison 3 de ma madeleine de Proust, Sword Art Online. Une fin grandiose qui prédisait une suite incroyable. Grosse tarte dans la gueule, mais j’y reviendrai plus tard. Il faut également citer la très bonne adaptation du light novel éponyme The Rising of the Shield Hero. Simple, efficace. Pour booster les ventes du LN.

La saison suivante fut franchement pauvre. Mises à part les suites des désormais classiques Shingeki no Kyojin et One Punch Man, il n’y a que Kimetsu no Yaiba aka Demon Slayer qui mérite d’être mentionné. C’est très rare dans les animes aujourd’hui mais l’adaptation a littéralement transcendé le support d’origine. Ufotable nous signe ici une gifle graphique pour tout amateur de japanimation qui se respecte. En dehors de ça, bien que l’histoire soit sympathique, elle sort très peu des sentiers qu’est le Shônen Style.

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Râ, le Dieu Soleil, a probablement dû y mettre du sien car en cette période estivale, nous fûmes gâtés de quelques perles avec en tête Vinland Saga. Celui-ci se retrouve déjà clairement dans le top des meilleures adaptations de ces dernières années. Je tiens également à citer un petit coup de cœur littéraire adapté : Arifureta Shokugyô de Sekai Saikyô. Un Isekai moins classique avec un anti-héro comme MP, cet anime respecte son support d’origine bien qu’éclipsant quelques passages intéressants, mais c’est normal, ça reste une adaptation de LN. C’est ici que je crache ma haine et ma déception en mettant mon coup de gueule sur Cop Craft. Un mélange des genres fantaisistes et policiers pleins de promesses qui s’est retrouvé être ma plus grosse déception de l’année. Pour rester poli, c’est une grosse bouse et c’est dommage car il avait du potentiel.

Et enfin, la saison actuelle qui prend doucement la route de la fin. Ici aussi quelques trucs sympas. La suite de SAO toujours en cours mais qui est une demi-déception. Un graphisme monstrueux encore jamais vu dans la série mais une adaptation en demi-teinte. Des passages clés mal développés pour finalement me laisser un goût amer dans le fond de la bouche. Mais heureusement un petit poucet du nom d’Hataage! Kemonomichi fut présent pour sauver mon petit cœur meurtri. Encore un Isekai mais avec un héros que ça n’intéresse pas vraiment de buter le Demon Lord. Dans la vie, l’important, c’est d’ouvrir une animalerie. Pour un avis plus détaillé, je vous invite à aller lire ma critique sur le sujet.

Il faut également citer Beastars qui ouvrira peut-être plusieurs débats quant à la signification derrière l’anthropomorphisme des personnages d’origines animales et de leurs relations malgré leurs différences. Un sujet so 2020 qui s’annonce intéressant et malheureusement nécessaire dans notre société actuelle.

Pour conclure, 2019 fut une année un peu pauvre si on regarde l’aspect quantité de bons animes mais la qualité de certains contrebalance le tout pour nous donner une des meilleures années depuis un sacré bout de temps. En espérant que 2020 soit encore meilleur !

Benja

La rétrospective de Sacrilège

sacrava01Ayant parcouru en dilettante l’année japanime 2019, je peux compter sur très peu de mains le nombre d’animes que j’ai eu l’occasion de regarder, ou simplement commencer avant d’abandonner, pour cette année. Suffisamment toutefois pour donner mon avis sur 2019, synonyme pour moi de son lot d’adaptations.

Bien qu’étant pleinement consciente des critiques négatives qu’il s’est attiré, j’ai été vraiment conquise par The Promised Neverland, bien que ne pouvant faire aucune comparaison avec l’oeuvre originale. Certaines ficelles de l’histoire étaient peut-être grosses comme des poutres, je me suis pourtant laissée surprendre à chaque fois, ce qui m’a fait apprécier cet aspect mêlant drame et rebondissements. Je prends justement le contre-exemple de Kabukichô Sherlock : les épisodes se suffisant chacun à eux-mêmes, je n’ai pas ressenti cette volonté de trouver les réponses à mes questions dans les épisodes suivants. Sherlock n’est pas une mauvaise série et je loue sa capacité d’avoir adapté une oeuvre classique avec un côté très coloré voire gay friendly sans que cela ne soit trop lourd, mais la série a encore des difficultés à capter mon attention, même après une dizaine d’épisodes. Je me suis également essayée à la deuxième saison de Gambling School mais je n’ai pas dépassé les trois premiers épisodes. L’aspect « jeux de hasard » passait de plus en plus au second plan et les rivalités estudiantines ne font pas partie de mes centres d’intérêt.

[HorribleSubs] Kabukicho Sherlock - 02 [720p].mkv_snapshot_03.03_[2019.10.19_08.17.42] maxresdefault

Le printemps m’a mieux servie avec l’Attaque des Titans (on dit ce qu’on veut dessus, je l’attendais tout de même de pied ferme) et 7 Seeds. Pour le premier, on reste dans la même veine que les épisodes précédents, avec beaucoup trop de longueurs sur des sujets peu intéressants, ce qui m’a occasionné beaucoup de frustration. Pour le second, c’était une découverte intéressante, bien que j’aie assez de recul pour deviner que c’était un joli navet : beaucoup de confusion et d’avancées qui n’avaient ni queue ni tête. Dommage, l’histoire originale est souvent vantée mais l’adaptation qui en a été faite n’a véritablement pas été à la hauteur. Elle l’a toutefois été un chouïa puisqu’une suite est pourtant prévue pour 2020.

Pour l’automne, en plus de Sherlock, j’ai commencé deux autres séries que j’ai rapidement abandonnées : Special Crime Investigation Unit Special 7 et Babylon. Les pitches des deux m’intéressaient bien mais je n’ai pas été séduite par la façon dont l’histoire était amenée. J’accorde beaucoup d’importance au premier épisode et je vais facilement abandonner si je ne m’y retrouve pas. C’est un avis purement subjectif et il est possible que je sois passée à côté de quelque chose de bien mais mon temps étant précieux à ce moment-là de l’année j’ai préféré couper court.

Les animes d’horreur n’ayant pas été légion en 2019, j’ai toujours Kyochû Rettô sur ma wishlist, retard que je compte bien rattraper sous peu !

Sacrilège

L’état des lieux de Deluxe

1535283679-00086L’année 2019 de la japanime vient clore la décennie de manière contrastée. D’un côté on peut légitimement penser que la qualité globale de l’animation japonaise, sur le plan technique tout du moins, n’a jamais été aussi élevée avec de nombreuses séries qui élèvent encore les standards. De l’autre, certains évènements malheureux viennent nous rappeler à quel point cette industrie est fragile et repose sur des bases parfois malsaines.

La grande tendance de 2019, ce sont les adaptations de mangas à succès qui s’élèvent au-dessus du matériel de base. Autrefois considérées comme la partie la moins noble de la japanime, les adaptations de manga ont pourtant dominé la discussion sur cette année. C’est particulièrement vrai avec les shônen de l’écurie Jump qui ont centralisé les débats ; ainsi Neverland a surpris son monde en proposant un récit d’aventure et de suspense plus proche de ce que l’on trouverait dans les romans jeunesse occidentaux que dans le Jump. Un peu plus tard c’est Kimetsu no Yaiba qui est venu mettre tout le monde d’accord avec sa réalisation exceptionnelle et son script certes classique dans le genre mais tellement efficace dans l’exécution. Ajoutez-y l’adaptation de Dr. Stone et la quatrième saison du toujours aussi populaire Hero Academia et l’on comprend pourquoi le Shônen Jump est finalement le grand gagnant de 2019.

Cette généralisation de la qualité dans les adaptations a également touché le milieu du seinen, pourtant souvent délaissé par l’industrie. Vinland Saga est une série historique de très haut niveau narratif et technique, située dans l’époque peu familière des invasions Vikings en Europe et servie par une réalisation qui refuse les clichés visuels de l’animation japonaise pour préférer une direction artistique réaliste qu’il est devenu difficile de trouver dans une industrie où tout se ressemble. Toutefois mon anime de cœur de cette année sera Mugen no Jûnin – Immortal, adaptation du manga culte de Hiroaki Samura. Une série de samurai particulièrement sombre et violente, mais avec cet aspect cool et edgy qui la rend irrésistible (ainsi que le générique le plus hilarant de l’année). Pour ceux comme moi qui adorent cette esthétique et ne trouvent rien dans la japanime actuelle pour les satisfaire, Immortal est peut-être le meilleur représentant du genre depuis au moins une décennie.

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Le bilan est moins enthousiaste concernant les films d’animation. Les Enfants de la Mer parvient à sortir la tête de l’eau avec sa proposition esthétique radicale et une excellence technique qui fait plaisir à voir sur grand écran. On ne peut pas en dire autant du médiocre City Hunter Shinjuku Private Eyes, qui surfe sur la nostalgie d’une licence qui n’était peut-être pas si géniale que ça. Quant à Promare, qui devait signer le retour en fanfare de Hiroyuki Imaishi et son studio Trigger, on constate que la hype ne fonctionne pas à tous les coups.

On en vient maintenant aux points négatifs et le premier d’entre eux est un véritable drame puisque l’incendie criminel de Kyoto Animation cet été, lequel causa plusieurs dizaines de morts au sein du staff du studio, est l’évènement le plus dramatique ayant jamais touché l’animation japonaise depuis son existence. Un incident terrible dont le studio mettra des années à se relever si cela arrive un jour, et qui nous rappelle l’aspect humain de cette industrie que beaucoup ignorent ou oublient.

Par ailleurs, la réussite des adaptations cette année semble s’être faite au détriment des séries originales qui sont non seulement de plus en plus rares mais souffrent de conditions de production injustes. Une série telle que Obsolete, qui se réclame du real robot et propose une écriture thématique sur des sujets politiques et militaires, se retrouve reléguée à n’être qu’une mini-série en 3D sur Youtube car le genre est définitivement trop peu commercial. Autre déception, la série sportive Hoshiai no Sora était prévue par le réalisateur Kazuki Akane pour durer deux saisons mais n’en fera finalement qu’une seule à cause d’une trahison des producteurs qui ont retiré leur financement au dernier moment. L’anime se retrouve donc amputé de la moitié de son histoire, et les spectateurs démunis face à une industrie qui ne respecte plus ses créateurs les plus talentueux.

Ainsi se conclut 2019, qui aura connu le meilleur aspect de l’industrie ainsi que ses tendances les plus répulsives. Une manière appropriée de terminer la décennie, tout en vous rappelant que mes critiques sont à votre disposition pour des opinions et des discussions animées tout au long de l’année.

Deluxe

Le méli-mélo de GTZ

ddniubf-8043523d-f473-4b58-a386-3abd61d75f882019… Je m’étais promis fin 2018 de rattraper mon retard, finalement… Je l’ai peu rattrapé. Ici il est question de la dernière année de la décennie pas de l’année précédente, donc parlons de 2019.

2019 c’est la poursuite de grosses licences, la suite de l’Attaque des Titans et de My Hero Academy qui continue son petit bonhomme de chemin, mais passons sur ces deux titres que je n’ai toujours pas visionnés.

Une série m’a surtout marqué cette année, et ce n’est clairement pas celle à laquelle je m’attendais. C’est le retour à la comédie romantique en milieu scolaire avec We Never LearnPar retour j’entends pour moi, mon retour dans le genre. Cette série m’a enchanté. La première saison ou première partie dévoré en peu de temps, m’a directement lancé vers le manga qui me faisait de l’œil. Manga que j’ai gobé sans même mâcher. Une deuxième partie plus paresseuse dans son adaptation mais qui a le mérite d’avoir une conclusion, finira par me convaincre que dans le domaine, les japonais ont toujours du bon à raconter. Même quinze ans après, je reste toujours touché.

Comme je l’avais souligné dans mon bilan de l’an dernier, la tatane est toujours au beau fixe. Une ère qui n’est pas pour me déplaire, bien que le résultat fut décevant pour un One Punch Man saison 2. Une suite attendue qui finalement par son adaptation d’une qualité bien en dessous de la précédente fit perdre tout intérêt pour le public envers la licence. Reste qu’on a bien été gâté avec un Kimetsu no Yaiba d’Ufotable qu’en balançait plein les mirettes – la danse du feu mes aïeux, la danse du feu, et surtout un Vinland Saga adaptation d’un seinen renommé du même nom, ayant bénéficié d’un soin particulier. Mais pour cela je manque d’objectivité, c’est plutôt la première qui fut la plus peaufinée.

les-rodeurs-de-la-nuit-153396 [HorribleSubs] No Guns Life - 01 [720p].mkv_snapshot_21.55_[2019.10.12_05.49.40]

Je pourrai encore vous citer un Dororo apportant son lot de bastons mélo-dramatiques au kakana, ou un No Guns Life avec un récit classique de bagarres Scifi/CyberPunk/Hard Boiled Powa avec corporation maléfique comprise dans le forfait. De la bonne boustifaille niveau tatane encore cette année, et dans tous les râteliers.

Mais ce dont j’oublie de vous parler, et qui me revient à l’esprit en tapant ces mots, c’est l’arrivée sur nos écrans de PC de The Promised Neverland, ma petite claque de l’année. Nouveau shonen à débarquer dans nos contrées, en tout cas sous forme animée, avec son récit bousculant le genre, intense et prenant, tout en finesse, il s’impose comme une nouvelle référence dans le domaine. Cette année (2020) nous amènera surement sa suite et fin, vu que la parution du manga y tend.

Pour conclure l’année, il est bon de rappeler que le manga Saotome Senshu a pris fin, qu’il n’y a eu que deux chapitres de Berserk de parus cette année, et que Bleach est fini déjà depuis trois ans. Mais de cela tout le monde se fout.

GTZ

L’in-extremis bilan de sarthasiris

kkg8Me concernant 2019 était une année assez généreuse. On commence donc avec Dororo, qui est une réadaptation d’un manga et d’une série sortis tous les deux 50 ans plus tôt. Voilà, c’est grosso-modo l’âge où votre père fumait ses premiers joints. On est donc sur une trouvaille archéologique de premier ordre. Ça se ressent d’ailleurs dans le design’ old school, sans 3D. C’est un parti pris qui ravira les inquisiteurs du bon goût.  On y retrouve également les sujets fétiches de leur auteur – le légendaire Osamu Tezuka -, des thématiques telles que l’anatomie, la mort, ou simplement le besoin d’affection. La série en elle-même n’a rien de révolutionnaire quand elle est vue en 2019. Mais je suppose qu’à sa sortie, dans les années 60, ce n’était clairement pas le même deal. En tout cas, si vous avez toujours rêvé de voir ce que donnait un mix entre Pinocchio et Highlander sous toile de fond d’époque Edo, cette série est faite pour vous.

Après, la mal-aimée saison deux de One Punch Man a débuté en juillet, pourtant, pour des raisons obscures on dirait que ça fait 5 ans qu’elle est sortie. Victime de la comparaison avec le joyaux surproduit qu’était la saison une, on constate plus que jamais que les fans de japanime sont des enfants pourris-gâtés qui ne savent pas se contenter de ce qu’on leur donne. Ouais, ça tire à balle réelle ici. Prise indépendamment de la saison une, cette saison deux possède une animation conforme aux standard de notre époque. Cette dernière saison a au moins le mérite d’apporter du corps au récit, en développant des personnages secondaires inédits, au détriment d’un Saitama qui se fait voler la vedette. On aime, on aime pas…

On a aussi eu le droit à l’adaptation animée d’un manga sur la science. Je parle bien évidemment de Dr. Stone qui a rapidement eu un petit succès grâce à son scénario assez attrayant. En effet, c’était audacieux de faire une série sur un génie scientifique qui doit se débrouiller à l’âge de pierre. Le tout est bourré de bonnes intentions, tout le monde brûle de la passion de la jeunesse. Même si on regrettera que la série ait eu un traitement relativement ludique – limite enfantin – d’un sujet aussi grave que le post-apo et la survie. Du coup, on a du mal à prendre cette série au sérieux. Mais bon, c’est si inoffensif, alors pourquoi s’en priver ?

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Sinon Vinland Saga s’impose comme mon coup de cœur de l’année. C’est tout ce qu’il y a de bon, de la vengeance, des guerres, de l’aventure. C’est le genre de série qui fait voyager. Mais plus important encore, les protagonistes ont une âme, une dimension mystique émane de leurs épopées. Les fans du manga étaient pas rassurés, le pari était risqué. Finalement, c’est loin d’être un raté.~~

Pour finir, Demon Slayer, celui qui détrôna l’indétrônable One Piece en termes de vente papier. Ça faisait douze ans qu’on avait pas vu ça. Et ça n’aurait sans doute jamais pu être possible sans l’adaptation animée d’Ufotable. Demon Slayer démontre encore une fois que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Le scénario tient sur une feuille de PQ, en gros il faut sauver la princesse. Les combats et les entraînements c’est du vu et revu. Et pourtant, ça fonctionne du feu de Dieu. On est face à un produit très académique qui sait réutiliser les codes du genre nekketsu avec brio.

En définitif, je n’ai pas de réelle grosse déception sur les sorties de cette année, parce que je suis pas masochiste au point de perdre mon temps à regarder des trucs qui ont l’air moisi de base, la vie est trop courte pour ça. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon rétablissement après ces houleuses fêtes de fin d’année. Des bisous.

Sarthasiris

La conclusion de Dregastar

muzdLe temps m’a tellement manqué en 2019 que j’ai dû trier dans le vif. À mes yeux c’était comme si Dame passion s’était vêtue de l’une de ses plus belles parures : celle de l’inaccessible. J’espérais retrouver un regain d’ébullition créatrice propice à stimuler l’industrie et par la même mon intérêt vacillant. En cette époque de fric et de toc j’essaie encore de garder espoir. Je guette le filet lumineux capable de transpercer ce ciel gris. Une japanime dont la déliquescence n’a d’égale que son indigence. Trop de trucs « Inutile-inutile-inutile!! » (dixit Giorno). J’en profite pour nommer Golden Wind qui s’achevait dans une espèce d’indifférence. Pourtant quel délice ! La confirmation depuis 2012 que Jojo est l’un des projets pharaonique en cours de l’animation Jap.

Le manga SNK m’aura rallié à sa cause. Après un « tournant » très déstabilisant l’auteur a démontré qu’il pouvait surprendre et qu’il savait où il allait. Tout comme il est honnête de reconnaître que ce prétendu nul en dessin a fait des progrès. Peu m’importe l’anime dont je me désintéresse, 2019 est une grande année. Le 30e tome paru au japon en décembre lui offre une place au firmament : 100 millions écoulés.

The Promised Neverland et Dr Stone : le premier aura vu son adaptation, au parti pris artistique et narratif différents de celui du manga, séduire bon nombre, notamment chez ceux qui découvraient le titre pour la première fois. Une belle vitrine, et pas que, mais bien en deçà du manga. Il m’a manqué une valeur ajoutée. En revanche le deuxième aura su m’éclairer jusqu’à m’en faire oublier le manga, mieux encore, ça m’a donné envie de poursuivre les deux supports. Un anime rafraîchissant et lumineux sur lequel je n’irai pas chipoter. Au contraire un bon compromis suffisamment attrayant pour les petits et grands.

Kimetsu no Yaiba, Blade of the Immortal, Dororo et Vinland Saga : le premier par le soin apporté à sa réalisation et son animation a quelque part pourvu à embellir la tendance qui se confirmait déjà via les dernières adaptations shonen. J’ai accroché sans pour autant tomber dans la hype. Pas non plus ressenti l’envie de me tourner vers le manga. Rien que la suite svp ! L’Habitant de l’Infini m’a plu sans vraiment me plaire. Les combats décevants combinés au fait que l’adaptation soit trop portée sur le duo Lin et Manji au détriment des autres personnages m’a contrarié. On perd deux des plus grandes forces du manga. Dororo a été également une bonne surprise malgré un ensemble à deux visages symbolisé par ses deux parties, la première meilleure que la deuxième. Avec encore la même erreur que que le titre cité juste avant, mais à l’inverse, c’est-à-dire en négligeant la relation Dororo/Hyakkimaru en voulant trop insister sur des personnages trop secondaires. On perd encore un point fort.

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Je me rends compte malgré tout qu’en plus d’être gâté avec des adaptations de mangas solides ou dont la réputation des auteurs n’est plus à faire, Berserk a pu être vengé de sa piteuse adaptation 2016. Merci à un Vinland Saga de gala qui n’a pas fini de nous surprendre. Les moyens, l’envie et le respect de l’œuvre s’y sont donné rendez-vous.

Hors de mes habitudes j’ai pu savourer d’une traite Kaguya-sama Love is War. Que de rigolade avec des personnages perchés. Réalisé par l’homme qui était déjà derrière l’un des derniers succès de 2016 et 2017, Hatakeyama Mamoru aka Omata Shinichi (Le Rakugo ou la Vie). La S2 de Mob Psycho était sublime, à la fois simple et très technique. Ce qui accouche de la meilleure adaptation d’un manga de ONE. Il court, il court Run With The Wind! Réalisé et narré avec justesse il a tutoyé les sommets. À travers duquel j’ai pu méditer sur les liens et les parallèles que l’on peut retrouver tant dans la vie que dans le sport.

2019 c’est plein de choses encore : Babylon qui surprend par son histoire, ses thématiques et ses personnages. No Guns Life qui fleure bon la vieille école cyber-punk. Fire Force classico déjà-vu qui par la grâce d’un David Production en feu assure le show. La joie de retrouver Takehiko Inoue sur son manga Réal (en espérant que suive Vagabond). Les éditeurs français avec chacun leur réalité comme à un moment donné ces communiqués alarmants (une pensée à Komikku, une autre à Kotoji disparu des radars). Les nouveaux venus qui font plaisir tels que Vega avec sa ligne éditoriale résolument adulte, ou Meian avec son système d’auto-diffusion et d’abonnement (Kingdom fêtait sa première année en France cette année). Un marché français aussi encombré que dynamique me donnant à la fois l’impression de saturer et de marcher sur l’eau. Plein de nouveautés annoncées tels que les retours de Karakuri Circus et Aria. La réédition reportée car en cours de peaufinage de Phénix l’oiseau de Feu. Le succès de Manga Plus et la mise à mal des scans illégaux. Et j’en passe et j’en oublie.

Des films j’en ai pas vus beaucoup mais saluons Eurozoom pour la distribution en salles sur l’hexagone et pour les sorties BR & DVD qui vont de paire. Il y a Liz et l’Oiseau Bleu qui aura su m’enchanter par sa délicatesse, sa qualité visuelle et auditive. Une histoire simple et mignonne en somme. Enfin une pensée pour les proches des victimes du drame KyoAni. Et une pour les animateurs freelance ou même en poste chez un seul studio, qui continuent de cumuler des heures inimaginables de travail. Sur ce, fans d’anime & de manga je vous souhaite une bonne année 2020.

Dregastar


Toute l’équipe du staff d’Anime-Kun vous souhaite une très belle année 2020, qu’elle vous soit heureuse dans tous les domaines. Comme l’an passé nous saurons vous apporter des articles variés, aussi bien sur les événements liés à la japanime que les nouvelles sorties mangas ou animes. Merci encore pour votre fidélité et votre participation au site et au forum, en tant qu’acteurs comme en tant que lecteurs.

Merci une nouvelle fois à Jonathanjo pour l’image d’en-tête

3 commentaires

Mince alors, dans le speed j’ai oublié Dorohedoro dont c’était la fin après environ 14 ans de parution, ainsi que dans une moindre mesure Bestiarius qui s’est terminé que j’ai également apprécié. Et l’annonce du retour de Cesare (Soryo Fuyumi) en France. Bref! Mes félicitations aux camarades pour leurs bilans. Mes remerciements au staff AK pour leur disponibilité et leur travail au cours de la dernière année et même de la décennie écoulée. Bravo encore et longue vie!

Merci pour vos bilans de 2019 ! Toujours aussi divertissant et instructif 😉

Je partage assez les sentiments de GTZ pour We are Learn, ma belle expérience de fin d’année (29/12 au 1/1). Je regarde des animes car j’ai croisé des œuvres identiques à celle-ci et avoir pu m’en délecter d’une nouvelle fut particulièrement riches en enseignements et carrément plaisant.

Par contre, j’ai lu 0 chapitre de mangas cette année. Mais bon, j’en lisais déjà pas énormément.

Sinon, l’année animesque 2019 fut bonne et il me reste du très bon en stock, tel que Vinland Saga ou Karakai Jôzu No Takagi-san (TV 2) !!

Merci pour les Bilans.

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