Eureka Seven

Eureka Seven

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Eureka Seven
  • Editeur: Beez

Doublage

Kaori Nazuka (Eureka), Yuko Sanpei (Renton), Keiji Fujiwara (Holland), Michiko Neya (Talho), Akio Nakamura (Matthieu), Fumie Mizusawa (Gidget), Kazuyuki Shimura (Jobs), Mamoru Miyano (Moondoggie)

Synopsis

Renton est un adolescent vivant dans un trou perdu, Belforest, sous l'œil sévère de son grand-père mécanicien. Grand amateur de Lift, qui consiste à surfer dans les airs, Renton admire un dissident particulièrement populaire, Holland, qui maîtrise à la perfection les arcanes de cet art, et passe son temps à tourner en dérision les forces gouvernementales qui tentent de l'arrêter pour ses actes considérés comme terroristes.
Un soir, l'un des LFO (Light Finding Operation) appartenant au groupe de Holland se crashe sur la maison de Renton, avec à son bord la jolie Eureka, jeune fille qui aura tôt fait de faire tourner la tête de l'adolescent. Celui-ci va décider de quitter Belforest et d'entrer dans le groupe de Holland, pour découvrir un mystérieux lien entre ce dernier et son père, disparu il y a longtemps déjà dans des circonstances quelque peu obscures...
L'aventure peut commencer...

Synopsis soumis par watanuki

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#Par Bonta kun le 26/06/2011 à 17:55

Production originale phare de Bones, plébiscitée par la critique, j'attendais beaucoup de Eureka Seven qui allait peut-être me réconcilier avec le genre shonen d'aventure . Malheureusement, plus j'en attends d'un anime, plus il s'avère décevant. Pour E7, cette règle s'est parfaitement appliquée.

D'abord après le visionnage des 2 premiers épisodes, un premier problème s'est posé : l'univers. Celui-ci n'est absolument pas présenté et du vocabulaire particulier à cet univers est sans arrêt utilisé. On ne sait donc absolument pas si on est dans un monde futuriste ou alternatif et on ne comprend rien aux dialogues. Je me suis dit qu'ils allaient être expliqués au fur et à mesure comme dans Darker than Black … Et ben non c'est à nous de deviner, ce qui est très désagréable d'autant plus que ce vocabulaire est important pour la compréhension de l'action.

Quant aux personnages, je crois que ce sont les plus boulets et énervants que j'ai pu voir. On trouve d'habitude toujours dans ce genre d'anime un héros « boulet » ultra indécis qui tape rapidement sur les nerfs mais il est compensé par d'autres autour qui compensent. Là Renton est effectivement un boulet, indécis au possible et qui a la talent ultime et génial de prendre pratiquement tout le temps la moins bonne solution après plusieurs épisodes (j'ai bien dit épisodes) de réflexion inutile. Il a une mentalité tellement atterrante que j'ai failli arrêter la série au bout de 20 épisodes (et j'aurai dû). C'est, en effet, après 20 épisodes durant lesquels il détruit en moyenne 2 ou 3 mechas, qu'il se rend compte qu'il tue des gens et qu'il participe à une guerre. Si on vous met dans un char de rebelles lybiens et que vous frôlez plusieurs fois la mort, il vous faut pas 30 secondes pour s'en rendre compte. Lui il faut 20 épisodes. Son entourage c'est pas mieux, on a la sensation qu'ils ne savent jamais ce qu'ils veulent que ce soit Eureka (mais on pourra dire qu'elle a une excuse), Holland (lui il en a pas) ou Talho (elle prend quand même infiniment plus de décisions que les autres mais c'est parce que 1 n'est pas divisible par 0). Les relations entre eux s'en ressentent et sont comparables à un shoujo manga de base.

Le scénario : l'histoire est lente à démarrer mais comme je l'avais lu partout, j'ai patienté tranquillement. Mais quand elle est censée avoir commencé et qu'il se passe rien, je commence à me poser des questions. On a alors affaire à un truc qui ressemble à du slice of life. Je suis un fan de slice of life mais là j'ai pas du tout vu l'intérêt : pourquoi du slice dans un shonen d'action ? La seule chose qu'il permet, c'est montrer à quel point les personnages sont pathétiques et indécis. Derrière ces scènes on se rend compte qu'il n'y aucun but, aucun objectif dans la tête des personnages et se demande encore où on va, quel est l'intérêt de tout ça ? Dans un vrai slice c'est pas grave, dans ce genre là c'est important. C'est finalement après 35 épisodes qu'un but clair se dessine et il est tellement atterrant que je vois pas pourquoi avoir attendu aussi longtemps à nous le pondre. L'autre énorme problème du scénario, à part l'absence de but, c'est le déroulement des combats de mechas. C'est très simple, aucun personnage ne sait ce qu'est une tactique ou une stratégie donc les combats c'est : on arrive, on dégomme avec grâce les ennemis au milieu des explosions roses et on repart. C'est du niveau des premiers combats de Gundam 00 (des premiers je dis bien parce qu'après dans Gundam ça s'améliore). Lorsqu'il y a trop de méchants, un petit Seven je sais plus trop quoi et tout le monde est mort. Youpi c'était intéressant et tous les combats sont comme ça. Dernier détail, les révélations faisant avancer le scénario sont balancées complètement n'importe comment. La plus importante concernant Eureka est envoyée comme ça, sans aucune raison valable et le pire c'est que tout le monde s'en fout. Deux épisodes plus tard, la même sauf que cette fois, on a droit à un flash back d'un épisode et là ça intéresse tout le monde.

Enfin, sur l'aspect technique, pas grand chose à dire. La qualité graphique répond à ce qu'on attend d'une grosse production même si, personnellement, je n'ai pas trop aimé le chara-design. La bande son est pas mal mais pas marquante. L'animation est fluide durant les combats mais, à quoi bon, au vu de leur intérêt.

Eureka Seven est donc finalement pour moi un échec total qui n'aura jamais su me passionner par son univers obscur non expliqué et des personnages vraiment, vraiment, vraiment trop énervant (surtout Renton). Pour ma première critique, je lui attribue la note de 3,5/10.

3/10

#Par Soren le 28/12/2010 à 00:18

Attention, il paraît que cette critique pourrait contenir de vrais morceaux de troll et de fanboy. Lunettes, masque et gants sont obligatoires.

Marre que l'on vous rebatte les oreilles avec les dernières itérations télévisées à moitié loupées de Gundam? Fatigués du hype assourdissant autour de Code Geass? Agacés par la danse des moephiles autour de Macross Failure, euh pardon, Frontier? Lassés des ersatz sans saveur d'Evangelion? Si vous vous avisez de parler d'anime de mecha, on va sûrement vous bombarder avec les titres précités. Ne vous faites pas avoir, ceux qui vous en parlent ne vous veulent pas forcément du bien. Moi par contre, je sais ce qui est bon pour vous. Ce qu'il vous faut, c'est Eureka seveN.

Désolé pour cette introduction digne d'un marchand de tapis, je voulais la faire. Maintenant critiquons.

La première chose que l'on remarque lorsque l'on regarde Eureka seveN, c'est bien sûr l'aspect visuel. Le seul mot qui corresponde est magnifique. Tout est extrêmement soigné, des personnages dessinés avec brio par Kenichi Yoshida aux méchas de Shoji Kawamori(le Nirvash, le theEnd ou encore le vaisseau Gekko-Go sont sublimes) en passant par les décors. Eureka seveN bénéficie de l'une des meilleures directions artistiques de la décennie. Bones oblige, l'animation est au niveau, les méchas se meuvent dans les airs avec une grâce incroyable. Non seulement Eureka seveN humilie ses contemporains comme Gundam Seed(Destiny) mais en plus la série mettrait presque tout le monde à genoux si elle ressortait telle quelle aujourd'hui. Ici on est dans la catégorie poids lourds, une série qui comme un Stand Alone Complex resplendit toujours des années après. Chapeau.

Mais si Eureka seveN n'était qu'une jolie coquille vide, je ne prendrais pas la peine de vous en parler. Bien loin de vouloir cacher le vide derrière une belle façade, les artistes de chez Bones ont juste voulu créer un écrin digne de leur joyau. Détaillons.

L'utilisation faite du format de 50 épisodes est brillante. Au lieu de s'étaler inutilement, de grappiller en répétant plusieurs fois le même schéma comme peut le faire un Gundam
, l'équipe au commande fait le choix inverse: parce que l'on a 50 épisodes, alors on va en profiter pour varier les schémas, les genres, les tonalités. Ainsi on va trouver de l'aventure, de la comédie loufoque, du drame, de la tranche de vie, de la romance, sans oublier bien sûr les combats de méchas. Au lieu de se répéter, la série en profite pour être riche et variée, prenant le temps de nous dépeindre avec application les personnages et le monde dans lequel ils vivent. Aucun épisode n'est inutile ou gratuit. Bien loin du néant que recouvre aujourd'hui le terme, la tranche de vie d'Eureka seveN est un formidable outil au service du développement de personnages que l'on va petit à petit découvrir et aimer.

Les personnages, parlons-en. Le casting est riche et haut en couleur comme dans peu d'autres animés. Le héros Renton est le jeune garçon que nous avons tous un peu été à un époque. Vivant son train-train quotidien dans une bourgade tranquille, il rêve d'aventure et de lift, ce surf des airs que pratiquent son idole Holland et son groupe de dissidents, le Gekko-State. L'aventure viendra à lui lorsqu'il assistera au crash du Nirvash et de la jolie Eureka, membre du Gekko-State dont il tombera immédiatement amoureux. Grâce à elle, il va pouvoir rejoindre ce groupe qu'il admire tant, même si ceux-ci se révèlent assez différents de ce qu'il imaginait.

Renton est un personnage intéressant. Le suivre durant 50 épisodes va permettre de se lier à lui, à mesure qu'on le voit évoluer dans ses relations avec les autres personnages, et dans ses réactions vis à vis des évènements. On va ainsi voir son état d'esprit changer et passer de son état initial "je fais parti du Gekko-State parce que j'aime Eureka" à la désillusion "je fais parti du Gekko-State parce que je mène une guerre" et enfin à l'acceptation et à un nouveau choix "je fais parti du Gekko-State parce que je mène une guerre pour Eureka". Au contraire de certains héros d'animés qui terminent comme ils ont commencé, on voit vraiment Renton évoluer et devenir un adulte. Un procédé emprunté aux shonen et à Gundam, mais vraiment bien appliqué.

Pour faire la paire avec Renton, nous avons donc Eureka. Un peu étrange, mystérieuse et renfermée, la jeune fille n'est pas sans rappeler au premier abord Rei Ayanami, tant pour ces traits de caractère que pour certains détails physiques. Heureusement, elle va se différencier de son modèle pour se révéler un personnage à part entière. Son background fait l'objet d'un soin tout particulier et tient une place importante dans le scénario. Sa relation avec Renton, loin de me donner des boutons comme je m'y attendais, m'a touché. On peut dire que ces deux là forment un beau couple. De même l'amour maternel qu'Eureka porte à Maurice, Maeter et Link, 3 enfants qu'elle a recueilli sur un champ de bataille, donnera certaines des scènes les plus émouvantes de la série. On découvre peu à peu l'humanité et les sentiments derrière la froideur apparente de la demoiselle.

Derrière ce couple star on trouve bon nombre d'autres personnages tout aussi réussis. L'équipage du Gekko-Go est un regroupement d'individus hauts en couleur et au capital sympathie élevé. Certains bénéficient d'une développement qui n'a rien à enlever à celui de nos deux amoureux. Je pense particulièrement à un autre couple important, celui formé par Holland et Talho. Idole de Renton, Holland se révèle être un homme torturé, au caractère difficile et également moins classe et modèle que l'image que s'en faisait l'adolescent. Les raisons de cette personnalité troublée et le passé de Holland et de ses camarades joueront également un rôle important l'histoire. A ces côtés Talho, atout charme de la série, est un personnage beaucoup plus travaillé que ce que ses allures de bimbo peut donner à penser. Elle est indispensable par ses compétences et par le soutien qu'elle apporte à Holland. C'est un couple différent de celui formé par Renton et Eureka, moins fantasmé, plus réaliste mais avec aussi son lot de problèmes. La relation entre ces deux couples est également très intéressante.
Restons sur les couples et abordons le 3eme couple important. Le plus difficile et torturé, celui formé par Dominique et Anémone, qui font parti des adversaires du Gekko-State. Ici il s'agit d'un amour à sens unique, celui de Dominic pour Anémone, super soldate à la psyché instable, contrainte de se droguer pour échapper à ses crises, véritable psychopathe aux commandes du theEND. Ces deux personnages, si on les voit moins que le Gekko-State, ne manquent pas de captiver à chaque apparition. On se prend à admirer Dominique pour sa détermination à prendre soin de cette jeune fille qui ne peut pas lui rendre son affection, bloquée dans sa condition pitoyable pour laquelle on compatit. A l'image du couple principal, leur évolution est visible, bien écrite et marquante.

Il est difficile de parler de l'histoire sans se répandre en spoil, mais elle est très riche. L'une des prouesses d'Eureka seveN a été de résoudre enfin la question qui se posait depuis 1996: comment faire du Gundam/Macross tout en intégrant l'héritage d'Evangelion? Ainsi la série mixera ces influences tout en affirmant sa différence. Eureka seveN est l'une de ces séries qui s'inscrivent dans une tradition tout en ajoutant une pierre à l'édifice. L'histoire qui nous est contée ici est riche, parfois surprenante, variée, riche en émotion, en action et en rebondissements. Elle est à la fois honnête et intelligente, ne prenant jamais le spectateur pour en idiot tout en ne lui lançant pas du blabla pseudo-philosophique pour donner l'illusion de la profondeur. C'est une histoire d'aventure et d'amour, ni plus, ni moins, mais c'est déjà beaucoup, parce que c'est bien fait. L'idéalisme un peu fleur bleue qui parcourt la série fera peut-être grimacer certains, mais si vous aimez ça ou que vous passez outre, c'est un monde merveilleux qui vous attend. Parce que c'est l'un des meilleurs animés des années 2000. N'attendez plus. Get it by your hands, comme dirait Holland.

10/10

#Par Heain7 le 17/07/2009 à 04:04

Si je devais utiliser une seule expression pour décrire Eureka Seven, ce serait probablement celle-ci :«Un compte de fée des temps modernes». Parce que, si l’on s’y attarde d’un peu plus près, on y voit un univers de conte de fée. On y trouve entre autres le prince charmant, la douce et jolie princesse, le chevalier protecteur, mais aussi le seigneur maléfique n’ayant pour seul but que d’emporter le monde dans sa folie. Ça semble un peu bourru comme description, mais c’est ce que j’ai réalisé quand j’ai achevé de revisionner la série. Il va s’en dire que je ne m’arrêterai pas ici car ce ne serait pas rendre hommage à ce chef-d’oeuvre.

En fait, pour reprendre le cours de mes idées, je dois dire que dans cette histoire, la conception du conte de fée est tellement poussée et mélangée à une myriade d’autres éléments, que l’on arrive difficilement à saisir le récit sur le coup. Même qu’il m’a fallu le visionner une deuxième fois pour ne saisir qu’une seule partie des subtilités de cette série. L’histoire, par exemple, est plutôt vague au départ, mais elle tend à se mettre en place au fur et à mesure que le héro évolue. C’est en ce sens qu’il faut retourner à plusieurs reprises dans les derniers épisodes pour mieux comprendre ce que les dialogues signifient ou encore pour mieux saisir les événements. Et lorsque l’on arrive à la fin et que l’on regarde le récit sur son ensemble, on se rend compte que toutes les pièces de casse-tête se mettent finalement en place de façon à donner quelque chose de magnifique et d’intelligent.

Maintenant, les personnages. Chacun ayant une personnalité bien distincte, ils réussissent à se mettre facilement en place. Certains étant un peu laissés de côté que les autre, il faut tout de même prendre en compte qu’il aurait été difficile voire inutile de tous les développer au même niveau que Renton, Eureka, Holland, Talho ou encore Charles et Ray. À mon avis, chaque personnage tient parfaitement son rôle. Le plus intéressant reste tout de même la façon dont interagissent les personnages entre eux. J’ai particulièrement aimé la relation entre Renton et Holland ainsi que la façon dont celle-ci évolue tout au long de la série. J’ai ressenti la même chose pour ce qui est du lien entre Dominic et Anémone. Ces liens, mélangés avec une psychologie hyper développée donnent carrément une âme à chacun des personnages. C’est selon moi, la grande force de la série.

L’animation, quant à elle, est à la hauteur de tout ce que j’ai nommé précédemment. On voit que les efforts se sont particulièrement situés sur les combats entre LFO et KOF. Soit dit en passant, les méchas (LFO et KOF) sont vraiment d’un genre nouveau comparativement à tout ce qui s’est fait dans le passé et ça ne fait que mieux se fondre dans le caractère innovateur qui caractérise la série. Je dois aussi ajouter que j’ai particulièrement aimé les décors; que ce soit les nuages, les plaines, les tours ou le Gekko, c’est assez facile de voir que les dessinateurs se sont creusés les méninges pour faire quelque chose qui sort du lot.

Finalement, que serait Eureka Seven sans musique. S’il y a quelque chose qui m’a plu de celle-ci, c’est sûrement sa diversité et l’importance qu’elle prend dans la série. Selon les moments, on peu l’entendre sous forme symphonique et majestueuse, mais lorsque l’athmosphère change, elle devient rythmée et techno. Justement, je suis tombé particulièrement amoureux des trames technos de Eureka Seven; Get it By Your Hands, Trance Ruined et Niji sont des morceaux qui m’ont énormément marqué. En fin de compte, la musique n’ajoute pas seulement à l’ambiance de la série, elle va plus loin et va toucher ceux qui l’écoutent réellement.

Mais au final, Eureka Seven reste un conte de fée; un voyage qui va nous en apprendre sur l’amour, mais qui nous montrera aussi comment un petit garçon passera au travers des différentes étapes de sa vie pour finalement devenir un homme et réaliser tout son potentiel.

10/10

#Par animeTouriste le 19/05/2009 à 19:45

J'ai commencé à développer une phobie des anime ou le héros se bat pour protéger quelqu'un et il puise sa force dans l'amour. Et Eureka Seven en est le meilleur exemple. Si je l'ai regardé avec plaisir d'un bout à l'autre c'est parce que, en dépit d'une philosophie un peu trop usée dans l'univers shônen toutes les autres traits qui le caractérisent sont excellents. Chara-design de facture classique mais originel et surprenant. Animation de haute qualité. Bande son réussie. Scénario d'une maturité et complexité qui charment et nous incitent à penser, très bon travail de fiction qui se développe tout le long des 50 épisodes. Pour une fois, la clé de l'énigme de l'univers d'Eureka qu'on trouve en fin de série ne déçoit pas, elle clarifie sans simplifier. La plus grande partie des personnages sont bien mis en valeur d'un point de vue psychologique, même si Eureka, Renton et quelques autres deviennent un peu criards et abusifs par endroit.
Si vous cherchez la "mecha-powa!" et des batailles épiques, Eureka n'est probablement pas l'anime pour vous. Le recours à des machines de guerre, tout comme le lait-motif du surf sont des éléments de décor, qui contribuent à une atmosphère spécifique et qui définissent le monde sans prendre le dessus. Il y a bien des éléments en commun avec Full Metal Alchemist. Et tout comme pour lui, on est ici en présence d'une œuvre culte qui présente un univers à part, bien construit qui devient le fond d'une quête personnelle.

En conclusion, Eureka Seven est un anime à voir si vous aimez une belle histoire et si vous pouvez passer au-delà des moments pénibles, larmoyantes et abusives pour apprécier les personnages et l'intrigue.

9/10 -j'hésite entre 8 et 9...

9/10

#Par butcherx8 le 13/05/2009 à 15:18

SYNOPSIS :

Renton, jeune adolescent de 14 ans, mène une vie pour le moins monotone dans son patelin où il ne se passe jamais rien. Fils du légendaire Adrock Thurston qui perdit la vie lors du cataclysme appelé "Summer Of Love", il vit seul avec son grand père mécanicien qui veut que celui-ci suive ses traces. Cependant, Renton ne rêve que de reffing (sorte de surf aérien) et de devenir aussi fort que son idole Holland, célèbre leader du Gekko-State qui réunit une poignée de pilotes de méchas LFO qui sont des reffeurs d'élites.

Un jour, alors que Renton vit probablement la journée la plus ennuyeuse de sa vie, un LFO atterit en catastrophe près de chez lui. A son bord, une jeune fille aux yeux violets nommée Eureka. La fille n'est d'ailleurs pas la chose la plus intriguante, le mécha qu'elle pilote n'est autre que le LFO original, le Nirvash type ZERO qu'a construit le propre père de Renton. Malheureusement, elle attire par mégarde l'attention des militaires qui s'apprêtent à détruire toute la zone. Juste avant de s'enfuir, le grand-père demande à Renton de remettre à Eureka l'Amita Drive, un nouveau type d'interface qui va vite réveiller l'immense puissance cachée du Nirvash.

Ainsi Renton se retrouve malgré lui à bord de ce mecha surpuissant qui s'avère faire partie du Gekko-State. Ce jeune garçon va alors devoir faire ses preuves en côtoyant cet équipage hors norme et son chef pour le moins particulier, Holland. Néanmoins, l'illusion laisse vite place à une dure réalité, une réalité qui cèdera aux doutes, à la peur, mais également à la colère que peut représenter cette dure vie d'adulte. Une aventure pour le moins incroyable l'attend. Sera t'il capable de franchir toutes les épreuves ?

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CRITIQUE :

The Beginning

A l'heure où j'écris ces lignes, je viens juste de finir de regarder l'intégrale de la série. Eureka Seven, créée par les studios Bones - à qui on doit également Full Metal Alchemist et Rahxephon - se sont retroussés les manches pour nous faire en 2005, une grosse production qui doit être en mesure de satisfaire le public. De plus, cet anime fut adapté en jeux vidéo sur playstation 2, mais aussi en manga sous le même titre. Cette série s'inspire de certains classiques des animés de mechas comme Mobile Suit Gundam, Macross, Rahxephon et plus spécialement de The End of Evangelion sur quelques episodes. Qu'est-ce qui différencie Eureka Seven de ces derniers dans ce cas ? Tout d'abord, histoire de clarifier un peu la situation, elle ne fait pas partie du genre cyber & mecha pur et dur, vu que les combats sont trop rares et courts pour la caser dans cette catégorie qui ne manque pas de prétendants. Les mots "Aventure" et "Romance" seraient plus adaptés pour cette série qui peut sembler classique de prime abord. Heureusement, ça serait se tromper lourdement sur sa qualité globale. Explications.

Start it Up

Marre des pâles copies sans saveur qu'on nous sert depuis des années ? Marre de voir toujours la même chose sans grande inspiration ? Alors, cette aventure est faite pour vous. Certaines personnes disent qu'on peut reconnaître de grandes oeuvres quand elles rassemblent les éléments les plus classiques de leurs genres respectifs, tout en apportant une pierre importante à l'édifice. Cela peut faire la différence par rapport à l'ensemble de la masse. Voir une création se présenter sous un nouveau jour qui peut la rendre personnelle et de ce faite exceptionnelle, est toujours la bienvenue. Allons droit au but, Eureka Seven est non seulement pas un simple recopiage mais plutôt une oeuvre devenue une référence du genre. C'est bien évidemment assez présomptueux de ma part de déballer tout mon enthousiasme, car il faut voir si on peut la mettre au panthéon des immortels du genre ou si ça reste tout simplement une série à conseiller fortement ? Je ne peux pas répondre à cette question, c'est à vous de vous faire votre propre opinion et de confirmer (ou pas) ce que je vais dire.

Glorious Brilliance

Dès la première minute, on peut constater que la production s'est donnée beaucoup de moyens et de temps : 50 épisodes c'est plutôt long. Si beaucoup de productions se sont cassées les dents sur des projets qui dépassent de loin le quota dit "normal" d'une série (soit une moyenne de 25 episodes), ce n'est pas le cas ici. A noter aussi une animation particulièrement soignée pour un projet très ambitieux avec des qualités artistiques à la fois très variées. Il suffit de voir le look très improbable de certains protagonistes qui ne tombe jamais dans le vulgaire ou le mauvais goût. Mention spéciale aux rôles principaux. Pour toujours parler technique, l'animation est de toute beauté avec un montage adroit et des plans audacieux mais efficaces. Les combats pourtant ultra-rapides, ne sont jamais dans le bordélique et le déconcertant. Petit plus qu'il ne faut pas oublier, aucune scène n'est reprise d'un combat précédent pour étoffer artificiellement, comme les Gundam. Les génériques multiples répondent présents pour enfoncer définitivement le clou avec une OST exceptionnelle.

Comme je l'ai dis, avec deux fois plus d'épisodes qu'une série moyenne, Eureka Seven prend son temps. Initialement, c'est logiquement planter les personnages, le décor et poser ses bases. La narration est assez basique avec un rythme assez lent qui met en place beaucoup de personnages et d'actions assez prononcées dans le premier quart de l'aventure. Ainsi, le véritable début de l'histoire ne se présentera réellement que plus tard, vers l'épisode 13, portant le juste titre de "The Beginning" qui marque son ascension. Cette montée en puissance expliquera et développera l'intrigue dans un second temps. L'intrigue où plutôt devrais-je dire l'esprit, ne manque pas d'une certaine naïveté mais une naïveté pas si bon enfant que ça et qui malgré tout cadre assez bien avec les deux personnages principaux (Renton & Eureka).

Parlons des personnages, ceux-ci ne manquent pas de charisme. Je ne parle pas de quelques protagonistes qui tiennent le beau rôle et envahissent l'écran à eux tout seuls. Ca serait trop facile. Rôles principaux, rôles secondaires, aucun ne manque à l'appel. On voit que le réalisateur Tomoki Kyoda et son équipe n'ont laissé personne à la rue : Holland, Talho, Matthieu, Hilda, Charles, Ray, Dewey (etc), tous sans exception. La palme d'or reviendra selon moi à Eureka qui paraîtra froide et distante au départ mais qui gagnera énormément en sensibilité au fil des épisodes grâce à la présence de Renton, son opposé, qui sera au début en quelque sorte son canaliseur vis-à-vis du Nirvash, puis son confident. Ca ne serait pas spoiler si je vous disais qu'un lien très fort grandira entre eux. Magnifiquement mise en scène et interprêté, ces scènes très intimistes nous font le plus souvent sourire et nous proccurent quelques fois des émotions fortes. Cette romance entre deux êtres si différents est le point le plus remarquable et passionnant de l'histoire.

Planet Rock

Cette aventure ne cache pas qu'elle s'inspire dans son ensemble de styles et d'influences essayant paradoxalement d'être cohérent (ce qu'elle fait à merveille), rendant le tout très hétéroclite. Ce n'est pas sans rappeler l'illustre Full Metal Alchemist, ô combien classique dans sa narration mais terriblement original dans son déroulement. Mélangeant les genres avec culot et talent sur bien des aspects comme la comédie ou/et la tragédie. Eureka Seven se moque des conventions en mêlant la culture du surf, la J-Pop, l'aube du design automobile, et des styles vestimentaires bien retros pour ne citer que ça. C'est délibérément une oeuvre hors du temps. Si vous voulez connaître un animé qui n'hésite non seulement pas à emprunter quelques sources d'inspirations à ses aînés tout en rajoutant lui même sa patte avec un rythme soutenu qui ne faiblit jamais, j'aurai envie de vous dire de monter à bord du Gekko-State et de vous familiariser avec cet univers haut en couleurs pour le moins attrayant.

Shout To The Top

La fin laisse place à notre imagination. Des êtres dont l'amour est plus fort que tout peuvent t'ils changer la face du monde ? Peuvent t'ils rendre ce monde plus beau et plus juste ? Réussiront-ils sans trop de sacrifices ? Un véritable hymne à la liberté et à l'égalité entre les humains et le reste du monde. Une saga pous le moins quasi-philosophique qui nous pousse à nous poser des questions et surtout à se remettre en question sur ce qui nous entoure, sans ne jamais tomber dans la mièvrerie. Eureka Seven le fait la plupart du temps de la façon la plus habile qui soit, comme une création arrivée à maturité. Il paraît que c'est aussi à ce genre de chose qu'on reconnaît un chef-d'oeuvre. N'est-ce pas ?


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Pour les fainéants

Les plus :

- Une saga mythique.
- Un anime très hétéroclite et riche.
- Grande qualité d'écriture.
- Un background très travaillé (Eureka !).
- Réalisation soignée de bout en bout.
- Sountrack exceptionnelle.
- Un rythme qui ne faiblit jamais.
- Un final poignant.

Les moins :

- Renton pourrait s'avérer trop pleurnichard et maladroit aux goûts de certains.
- Faut aimer un tant soit peu les histoires "romantiques".

La note :

9/10
CULTE

9/10

#Par Krokko le 13/11/2008 à 23:40

Tout d'abord, il faut que je dise que c'est mon animé préféré, des studio Bones (mon studio préféré!) qui ont fait des séries telles que RahXephon, Wolf's Rain ou en ce moment même Soul Eater. Donc mon avis n'est pas tout à fait objectif.

Eurêka Seven c'est quoi? C'est pas une histoire super originale tout de même: un jeune héros qui s'ennuie dans son village natal, une sorte de groupe dont on ne sait pas grand chose mine de rien mais dont le gamin est fan, le tout parsemé de méchas.
Bah ouais c'est ca mais faut pas se limiter à cette courte description! Deux éléments m'ont frappés dès le début: c'est beau, lisse et l'animation est super fluide, on dirait un film! Mais surtout l'élément qui m'a fait sauter au plafond: des méchas originauuuuux! Je m'explique rapidement : tout en courbes, ces machines peuvent se transformer en voiture en étant au sol, ou bien voler dans les airs en utilisant une planche, on remarque aussi que le mécha peut utiliser les roues qui sont à ses pieds pour simuler des rollers (donc pas de fuser a chaque membre pour assurer sa mobilité). Le premier mécha que l'on voit dispose de deux armes, un couteau et sa planche. Il n'y donc pas de canons a chaque extrémité, pas d'explosions qui embrouillent le combat par leur supériorité numérique et pas de stocks de munitions pharamineux.

Et tout ca rien que pour les deux premiers épisodes !!!

Les personnages maintenant. Tout d'abord il y a Renton Thurston, fils d'une célébrité dont on ne comprend pas bien les exploits au début, tout ce qu'on sait c'est que c'est un scientifique. Bah lui au début, il m'a totalement rebutté. Il a l'air très jeune, il arrête pas de se plaindre, il arrête pas de parler de ref (c'est quoi ca ? :o) et il est un peu énervant tout de même. Et pourtant ... on vient a l'aimer ce ptit bonhomme! Pourquoi? Parce qu'il est humain, il évolue tout au long de l'histoire, si bien que j'avais l'impression qu'il était plus vieux à la fin!
Ensuite vient Eurêka (minute bonhomme! C'est pas le nom de l'animé ca?). Bon elle arrive brusquement dans un mécha tombé du ciel qui attérit sur la maison de Renton. ON se dit: "Ah! Une grosse folle a gros nibards va sortir!". Eh bah non, c'est une jeune fille avec des cheveux bleus turquoise coupés courts, une barrette, des yeux violets en tourbillon, une salopette en plastique blanche et bleue: la bonne fille sage! Et pourtant, ses expressions, son comportement, la rendent mystérieuse; on a envie de la connaitre, elle et son histoire.
Puis il y a quand même une floppée de personnages plus ou moins importants mais sans encombrer l'histoire, ils apportent tous SANS exception une petite touche à la série. Il y a les méchants qui ont clairement un problème et qui parlent de choses bizarres tout de même! Puis il y a l'équipage du Gekko State qui forme un peu la Happy Family de la série mais dont tous les membres ont une petite histoire (on les aime bien, on s'amuse bien avec eux, on a des émotions et tout et tout)

Graphiquement, c'est beau et fluide, je l'ai déjà dit. Mais c'est aussi assez coloré tout de même: les explosions sont dans des nuances de violet et de jaune, les planches laissent des trainées vertes. Mais les combats, on a du mal a fermer la bouche devant. Ils ne sont pas bien nombreux, mais c'est très artistique, ils tournent dans tous les sens (ils ne peuvent pas battre 50 ennemis a la fois cf. Gundam Wing) aucune scène n'est reprise d'un combat précédent pour étoffer sans innover (cf. Gundam Wing xD) et la planche est utilisée a 100%.

Le ref et le trappa reviennent assez souvent dans le vocabulaire. Le ref est le surf des airs, pour faire simple, il permettra aux robots ainsi qu'aux humains de se déplacer dans les airs. Le trappa c'est un peu comme les vagues de l'océan: y'en a pas, tu surfes pas! Pas bien compliqué :p

L'histoire et puis j'vous laisse tranquille. Au début on sait pas bien où ça va nous mener, le héros est un peu catapulté et il continue de s'ennuyer. Pourtant un univers nouveau s'offre à lui avec plein de gens nouveaux. Renton et Eurêka se complètent tout au long de l'histoire, j'irai même jusqu'a dire pour ne former plus qu'un personnage: ils sont l'âme même de la série. Eh bien l'histoire est sympa, elle s'étale sur 50 épisodes et se développent au fur et a mesure. On finit par comprendre de quoi parlent tous ces gens, le suspens reste pourtant constant et l'animé nous plait jusqu'à la fin.
Un point top bonus! 50 épisodes et pourtant, un seul épisode résumé, 5 minute de flashbacks soit 6 secondes par épisode (pas comme Naruto, One Piece, Bleach ou autres :p), les épisodes pouvant sembler Hors-série servent tout de même au déroulement de l'histoire et on y fait plusieurs fois allusion.

Voilà, une bonne grosse tartine de caractères pour arriver à cette conclusion: Eurêka Seven est l'un des chefs-d'oeuvre des studio Bones, il a vraiment tout pour plaire (même si j'aurai aimé des décors un peu plus riches) et il a réussi (ce qu'aucun autre animé n'a pu, et j'en ai vu un paquet!) à me satisfaire sur TOUS les points. Il ne mérite peut être pas la note maximale, mais il ne mérite surtout pas une si mauvaise note.
Allez, 10/10 :)

10/10

#Par Sirius le 30/10/2008 à 17:50

Eureka 7 présente un univers futuriste dans lequel le lift, un sport de glisse fait fureur, de telle sorte que les archétypes de guerre sont équipés de planches géantes permettent de voler dans les airs. Dans ce monde existe une menace mystérieuse : le scab coral, une entité extra-terrestre.

Je n’irai pas plus loin dans la présentation de cette série car j’ai déjà la nausée : des robots qui volent sur des planches, des extra-terrestres ? Des notions de science-fiction que l’on nous fait avaler en un rien de temps et qui sont répétées tout au long de la série sans que l’on y comprenne grand-chose. Et pour couronner le tout on a l’immense honneur de suivre l’histoire du jeune Renton, fils d’un héros et évidemment fan de lift. Une tête ronde, d’immenses yeux bleus et une coiffure en pétard pour un des personnages les moins charismatiques qu’il m’ait été donné de voir.

Vous l’avez compris, je n’ai pas aimé Eureka 7, je n’ai pas accroché à l’univers présenté. Un monde désert dans lequel on ne peut observer que les figures dans le ciel des mechas et les couleurs qui suivent la planche (un peu à la manière d’un SSX.) Et surtout parce que la série nous enferme à bord du Gekko-Go, le vaisseau à l’équipage relativement déjanté mais dont tous les membres sont peu exploités. En 50 épisodes, on avait le temps mais l’équipage semble là juste pour boucher un trou dans l’entourage de Renton.

Je n’ai pas aimé le chara-design des personnages, parfois trop simpliste, parfois exagéré, le tout est d’une esthétique discutable et devient repoussant au fil des épisodes. En revanche l’animation est réussie et bien qu’il soit morne à souhait, l’univers présente de beaux panoramas aux couleurs soignées et on a peine à croire que la série date déjà. Les combats sont fluides mais agrémentés de notions techniques rébarbatives que l’on aimerait bien comprendre…

L’ennui c’est que le calvaire dure 50 épisodes. Cela représente une vingtaine d’heures durant lesquels on s’endort petit à petit tellement le rythme est lent, les informations se font attendre et les épisodes manquent d’intérêt. Mis à part les fameux « je te protégerai Eureka » de Renton, pas grand-chose à ce mettre sous la dent. Ce n’est pas le passé de Holland ni sa relation avec Tainho qui vient relever le niveau. J’ai néanmoins apprécié le passage avec Ray et Charles vers la fin de la première saison, deux personnages très réussis et bien plus travaillés d’un niveau psychologique que les autres. Reste que Charles a, à l’instar de Renton, une physionomie de nounours à faire vomir.

En dehors de cela, Eureka est un vide scénaristique sans précédent, durant lequel on se prend la tête à chercher une once d’intérêt à l’histoire, voire parfois à la comprendre. Avec FMA et Rahxephon, le studio m’a habitué à mieux, Eureka est un long ennui, une longue déception. Un mecha raté car s’il est bien réalisé, le scénario ne suit pas.

4/10

#Par beber le 01/09/2008 à 21:18

Ah je l’attendais celui là. Je l’attendais depuis longtemps d’ailleurs. Quoi donc ? La série de Bones qui me rappellerait l’univers de Full Metal Alchemist. Car reconnaissons le, la direction prise par Bones depuis sa série phare se sont révélés moins fameux. Quoique l’on puisse en discuter, mais qu’il s’agisse de Wolf’s Rain, Rahxephon, Kurau Phantom Memory, voir même plus récemment un Darker Than Black, aucune série ne semblaient pouvoir réussir à atteindre la popularité quasi indiscutable de son ainée. Bien entendu, il ne s’agit que d’un avis personnel et d’une analyse très peu objective (parce que je dois être un des seuls à émettre des réserves sur Rahxephon).

Comparer donc Eureka 7 à Full Metal Alchemist est-ce si « osé » finalement. Les similitudes entre ces deux œuvres existent pourtant bel et bien (couleur, animation, vision de l’enfance…). Mais finalement ce qui frappe le plus c’est la sensation de plaisir de découvrir un nouvel univers comme le fait E7, sensation éprouvée lors du visionnage de FMA.

Car Eureka Seven, c’est avant tout une série possédant une forte personnalité, laquelle s’exprime dans la diversité des lieux et éléments que nous sommes amenés à découvrir tout au long de ces 50 épisodes. Alors attention, car si cet univers est riche, il nous faut quelques épisodes pour en acquérir le vocabulaire. Cela force le spectateur à la concentration, mais renforce l’aspect crédible de la série. Il s’agit également d’un monde très complexe, avec énormément de zones d’ombres. En effet rapidement nombres de questions vont se poser à nous (Qu’est ce donc que le Scab Coral, d’où vient le Trappa, pourquoi n’y a-t-il pas de d’eau…etc.) L’une des forces de la série est de faire patienter progressivement l’auditeur, en répondant au compte goutte à ces interrogations, sans laisser retomber le parfum d’inconnu trop rapidement.

Le scenario quant à lui est intéressant sous bien des facettes, mais aussi difficilement développable ici car, très vite trop spoilant. Je me contenterais donc de l’évoquer sans entrer en profondeur. Le thème du jeune enfant qui voit sa vie basculer par un coup du hasard, et qui plus est va devoir piloter un robot, cela ne vous rappelle-t-il rien ? Et là je dis attention, car il y a un parallèle très rapidement faisable avec tout bon shonen qui se respecte ou bien tout bon Mecha comme seul Sunrise sait en faire.

Ce parallèle est il fondé ? A mon sens, non. Tout d’abord, simplement parce que les scènes de mécha sont loin d’être la ficelle principale de la série, et si l’on y fait bien attention, elles sont assez rare et qui plus est, rapidement expédiées. Quant à l’aspect Shonen, il va vite être effacé par la personnalité du héros, Renton, dont le traitement est plus subtil que ne laisse présager l’introduction.

L’histoire en elle-même est prenante. Passé les 4-5 épisodes d’introduction, l’histoire va définitivement prendre son envol par la suite. Avec en fil conducteur, le passage de Renton de la préadolescence à l’adolescence, et sa relation avec le monde l’entourant. Qu’il s’agisse d’Eureka – qui connait elle aussi une évolution drastique en 50 épisodes malheureusement non développable ici- des membres du GekkoGo, du couple Ray et Charles (d'assez loin les passages les plus touchant de la série), de son grand père…etc., chacune de ces pièces apporte une vision différente du monde aux yeux du jeune héros. Ce n’est pas pour rient que celui-ci évolue majoritairement dans un monde d’adulte (au même titre qu’un FMA), et s’en imprègne progressivement. C’est ainsi que les derniers épisodes nous offre un Renton « père de famille » alors qu’il n’était qu’un gamin au départ aux yeux des 3 « enfants » d’Eureka. Enfin, la relation amoureuse entre Renton et Eureka est assez amusante de part la personnalité des deux protagonistes, et du fait qu’ils soient également entourés d’adultes ayant forcément une vision « d’adulte » sur ce type de relation.

L’intrigue quant à elle est finalement assez simple, mais enrobée du parfum du mystère que j’évoquais au dessus, qui parvient aisément à nous faire oublier le temps qui passe.

Outre donc un scenario abordant des phases plus psychologique qu’il ne le laissait le présumer au préalable, 2 points sont à retenir dans cette série. Tout d’abord les personnages. Ceux-ci ont une particularité, ils sont charismatiques. Et ça se sent. Même si les personnages secondaire, comme certains membres de l’équipage du GekkoGo, ne sont pas vraiment utilisé à des fin scénaristique (en clair on pourrait les remplacer sans trop de problèmes) , d’autre comme le couple Holland – Tainho , personnages plus que complexes tout deux, ou bien Anémone, offrent à la série un visage plus riche de ^psychologies diverses . Il faut reconnaitre également une force d’Eureka Seven, à savoir le Chara-Design, qui rend à peu prés tous les personnages attachants et donc charismatiques.

Autre point, et sans nul doute LA grande réussite d’Eureka Seven : le graphisme et l’animation. Alors là, par moments c’est tout bonnement magistral. Certaines scènes d’actions sont d’une fluidité parfaite, les mouvements de caméras ingénieux. Il y a un véritable travail réalisé sur le cadrage et les couleurs. Bref on en prend plein les mirettes, et même lorsque l’action retombe, l’animation reste d’un niveau suffisamment élevé pour être signalé.

Alors bon ben tout est il parfait dans Eureka Seven, me demanderez vous. Hé bien hélas non. Tout d’abord la musique. Sans nul doute aurait elle gagné à plus de profondeur, et plus de diversité. C’est assez étonnant d’ailleurs, car Bones est plutôt maitre en la matière. Quant à l’histoire, elle n’échappe pas à certains cliché du genre avec un Renton parfois agaçant de par son « je te protégerais Eureka » qui gagnerait à être passé plus souvent sous silence. Mais bon je lui pardonne bien aisément ce petit défaut. Enfin comme je l’ai dit l’histoire est assez simple, sans doute certains points auraient mérités d’être développés. Mais il faut savoir qu’il s’agit visiblement d’un parti pris du staff, car, chose assez rare pour une série de ce format, les flashbacks sont rares et courts. Toujours éviter de trop en dire, laisser le spectateur en alerte, telle est la stratégie du studio.

Finalement, Eureka Seven n’est sans doute la production qui révolutionnera le paysage de l’animation japonaise, pas plus que ne l’avait fait Full Metal Alchemist. Mais il partage avec celui-ci bien des points communs, dont un sens du divertissement trop rare pour ne pas être signalé ici.

9/10