Baccano!

Label Anime-Kun
  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2007
  • Titre original: Baccano
  • Nombre d'épisodes: 16
  • Site officiel: http://www.baccano.jp/
  • Studio: Brains-Base
  • Diffuseur: WOWOW
  • Auteur: Ryohgo Narita
  • Directeur: Takahiro Omori
  • Character-designers: Takahiro Kishida
  • Musique: Makoto Yoshimori
  • Doubleurs: Chiwa Saito (Carol), Daisuke Sakaguchi (Jacuzzi Spot), Hiroyuki Yoshino (Filo Procenzo), Keiji Fujiwara (Ladd Russo), Kinryuu Arimoto (Szilard Quetz), Masakazu Morita (Young conductor), Masaya Onosaka (Isaac Dian), Mitsuru Miyamoto (Maizer Avarro), Norio Wakamoto (Gustave St. Germain), Sanae Kobayashi (Ennis), Sayaka Aoki (Milia Harvent), Yu Kobayashi (Nice Holystone)

Synopsis

*Note : la série originale compte 13 épisodes auxquels se sont ajoutés 3 épisodes sous la forme de bonus dans les DVD.*

1711 : lors d’une croisière, des alchimistes font un pacte avec le démon afin d’obtenir l’élixir d’immortalité.
New York 1930, Barnes découvre la formule de l’élixir mais est exécuté par Szilard Quates. Cependant, deux bouteilles contenant le précieux liquides ont été dérobées. De nombreuses personnes vont être liées à cette affaire : Firo et Maiza, membres d’une famille mafieuse ; Isaac et Miria, un couple de voleurs ; les frères Gandor et Dallas Genoard.
1931, on retrouve Isaac et Miria à bord le Flying Pussyfoot, un train transcontinental reliant Chicago et New York . Des bandes sans foi ni loi entrent en rivalité pour semer le chaos dans le train. De nombreux immortels sont présents, sans compter le célèbre Rail Tracer, un fantôme mystérieux réputé pour ses carnages sanglants.
1932, le vice président d’un bureau de renseignements et son assistante Carole cherchent à comprendre les événements qui se sont déroulés à bord du Flying Pussyfoot.

Synopsis soumis par Sirius
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Par Scalix le 28/06/2008 à 18:37

Inutile de revenir sur ce qui a été dit, Baccano! est l’une des rares séries faisant une quasi unanimité au sein de la communauté d’AK, voir au sein de la grosse majorité des communautés otakus, tous pays confondus. Etant donné que je rejoins, pour l’essentiel, mes confrères rédacteurs de critiques, je vais tenter de vous offrir un texte court, synthèse de toutes les choses dont j’aurais aimé parler en détails ici ; et je vous assure qu’elles sont nombreuses.

Pour être sincère, au départ Baccano! m’a plus désemparé qu’emballé. Et ceci pour une raison toute simple : le premier épisode est tout simplement incompréhensible pour qui n’a pas déjà vu au moins une fois les six épisodes qui le suivent. On se retrouve, ignorant, face à une ribambelle de protagonistes ; certes tous plus charismatiques les uns que les autres, mais sans liens apparent ni trame apparente. Alors bon, on ne sait plus trop quoi penser. Mais comme tout le monde autour de nous hurle au génie et au renouveau de la japanime, on garde ça pour sois en espérant ne pas être devenu un parfait décérébré.

Et c’est alors que la lumière fut.
Baccano! s’avère finalement être un anime puzzle plus tordu et sinueux que tout ce qu’il m’a été donné de voir jusqu’à ce jour. Ayant une appétence spontanée pour ce type de système narratif, j’ai adhéré totalement en l’espace de deux épisodes, une fois le traumatisme du premier passé.
Mieux encore, on découvre une ambiance jazzo-mafieuse des plus agréables, au milieu d’une guerre entre grandes familles italiennes, au début des années 30 américaines caractérisées par la fameuse prohibition.
Mieux encore ! Au beau milieu de ce tumulte incompréhensible et désordonné, où l’on se massacre dans la joie et la bonne humeur, un soupçon de fantastique apparait peu à peu, venant saupoudrer l’œuvre de la saveur lui étant nécessaire pour vraiment emballer le spectateur. On plonge alors dans une épopée grandiloquente, qui nous prend aux tripes et qui nous donne soif de de flashbacks et de backgrounds.

On en vient à vouloir tout connaître, tout savoir et tout découvrir. Les protagonistes sont nombreux, mais tous bons et dignes d’une série ne parlant que d’eux. Comment résister à ce raz-de-marée d’informations qui nous englobe totalement le temps de la série ? *question rhétorique*
Alors que les premières minutes nous assommaient, les dernières se dévorent compulsivement, au point que l’on en redemande, encore, encore et encore. Magique non ? *question rhétorique*

Alors attention, tout miracle peut s’expliquer, et Baccano! ne fait pas exception à la règle.
Inspiré de 14 nouvelles vraisemblablement somptueuses, l’anime n’offre qu’un condensé de la véritable histoire, plus complète, plus exhaustive et certainement encore plus grisante.
Cette adaptation, aussi réussie soit-elle, entraîne deux conséquences directes. La première, positive, est que cela donne un rythme tonitruant à l’anime, sans coupures, sans temps-mort, sans rien. La seconde est que malheureusement, on ressent comme un potentiel inexploité, et l’on ne peut s’empêcher de constater nombre d’évènements intéressants laissés de côté, ou trop survolés.
Cela dit, je pense que beaucoup se contenteront de ce shooter explosif, et ne râleront pas autant que moi.

Et plus encore, comme si cela ne suffisait pas, Baccano! nous offre un visuel enchanteur, cohérent avec l’époque et le pays. L’animation, inégale, est dans l’ensemble de très bonne qualité, au même titre que le character-design, aussi diversifié qu’élégant.

Pire encore ! La musique est elle aussi cohérente et colle merveilleusement bien au scénario. Imaginez un Chicago (ou autre ville mafieuse) glauque des années 30, avec une midinette japonaise nous murmurant sa J-pop laxative en long, en large et en travers.
Vous grimacez ? Rassurez-vous, l’erreur n’a pas été commise, et la BO, jazzy comme il faut, vous garantira une immersion maximale dans l’univers de la série.

Sur ce, il ne me semble pas nécessaire de conclure sur un « c’est énorme, voyez-le ! », car j’aurais l’impression d’enfoncer une porte grande ouverte.
Mais il est indéniable qu’au sein des productions qu’il m’a été donné de voir dans les dernières années, et malgré quelques excellentes séries, Baccano! parvient aisément, presque trop aisément même, à se frayer une place dans mon top 10 intemporel et inamovible, que je veux élitiste et irréprochable.

9/10

Par AngelMJ le 14/02/2008 à 13:12

Allelujah ! L’animation japonaise n’est pas encore morte. Ou du moins, elle tente tant bien que mal de prouver qu’elle peut encore nous réserver d’excellentes surprises, et l’une d’elle s’appelle Baccano!.

Baccano!, une série japonaise qui se veut originale par bien des aspects. Premier point qui saute tout de suite aux yeux : le générique. Sur une musique jazzy qui rappelle Cowboy Beebop, le générique nous présente les différents personnages importants de la série, à la manière d’un générique américain (comprenez que le nom des personnages apparaît durant le générique). Ce dernier conquis tout de suite le spectateur car sortant clairement du moule de l’opening Jpop rythmé comme un clip d’idol. Bref, tout de suite, Baccano! donne bonne impression et ce n’est que le début.

La série possède un mode de narration assez acrobatique mais terriblement efficace. On se balade entre trois dates clés, souvent de façon brutal mais le spectateur n’est jamais perdu car il y a vraiment une logique sans faille dans le procédé. Cela a pour but de dynamiser le récit, donnant un réel équilibre entre découverte (1930), action (1931) et révélations (1932). Le tout au service d’un scénario bien ficelé et original pour le genre, saupoudré d’une pincée de fantastique dans un New York des années 30 réellement crédible.

Les personnages maintenant. Comme nous le présente le générique, ils sont nombreux, et les réalisateurs ont clairement pris la décision de ne pas donner à l’un d’eux le titre de « personnage principal ». En effet, chacun apporte son petit plus à l’histoire et chacun se rend très vite indispensable à l’avancement du scénario. Ils sont tous traités de manière plus ou moins équitable et possèdent tous un charadesign les rendant très charismatique. Chacun remplit parfaitement son rôle et le spectateur ne peut qu’apprécier de parcourir les 13 épisodes en leur compagnie.

Terminons sur l’aspect technique. Ce dernier est plus qu’honorable pour une série TV. Les couleurs sont crédibles, ainsi que le charadesign, permettant à la série de se dérouler en Amérique sans que cela ne soit trop choquant (ben oui, des américains qui parlent japonais :p). Le graphisme est clairement défini et reste de qualité tout au long de la série. 2D et 3D se marient fort bien sans que cela ne soit trop visible pour la plupart du temps, l’animation étant elle aussi d’une qualité constante et on s’en réjouit aux vues d’un nombre de scènes d’actions que contient la série. Enfin, la musique s’accordent bien avec les images avec des airs de jazz, clairement le genre le plus adapté pour une série se déroulant dans les années 30. Une réussite totale.

Donc si vous désespériez de trouver une série originale et prenante en ce moment, Baccano ! est clairement la série à voir. Elle se regarde très vite et l’envie de voir épisode sur épisode est là pour témoigner de l’addiction pour cette histoire. Seul reproche : c’est par moment très violent et très gore, ce qui ne permet pas de mettre non plus Baccano! entre toutes les mains. Mais si cet aspect ne vous gêne, allez y les yeux fermés, vous passerez un excellent moment ! En espérant que cette série restera dans les mémoires car elle le mérite !

9/10

Par Starrynight le 10/02/2008 à 23:24

Baccano! est un boucan du diable à travers les lieux et les époques, un déluge d’originalité et d’inventivité, un oasis de fraîcheur dans une production japonaise qui semble devenir de plus en plus commerciale et plate.

Tout commence par une scène se situant chronologiquement après la suite du récit qui serait donc un immense flash-back. Cet anime commence en fait par sa propre remise en question avec une jolie mise en abîme à la clef : quelle histoire vais-je raconter ou plutôt quelles histoires ? De quel protagoniste vais-je faire le personnage central ? La réponse est une absence de réponses : Baccano! a fait le choix de raconter plusieurs histoires entremêlées sans qu’une soit vraiment prépondérante par rapport aux autres. De plus, cet anime n’a pas un personnage principal, ni deux, mais une bonne quinzaine, sans parler des personnages secondaires qui ont parfois un rôle essentiel à jouer. Chacun est plus ou moins le héros d’une de ces histoires, mais encore une fois sans que l’un soit réellement mis en avant. Au lecteur de choisir, semble dire le scénariste : quelle histoire vais-je considérer comme centrale ? La quête de Szilard ? L’histoire du Rail Tracer ? La recherche de Dallas Genoard par sa petite sœur ? Les folles aventures d’Isaac et Milia, le couple de cambrioleurs le plus à l’ouest du XXème siècle ? Un conflit entre familles mafieuses à New-York en pleine époque de la Prohibition ? Autre chose ? Chacun son choix. Qui dit multiplicité de personnages principaux dit également multiplicité de points de vue : ainsi la même scène pourra apparaître plusieurs fois, mais vu par un personnage différent.

L’autre grande force de cet anime est son rapport à la chronologie, résolument brutal et tapageur. Au fil des épisodes, on ne cesse d’osciller entre 1711, 1930, 1931 et 1932. Ce maelström antichronologique est déroutant et vertigineux mais aussi enivrant et jouissif. En l’espace de deux secondes, on peut retrouver le même personnage à deux endroits radicalement différents, dans deux situations complètement déconnectées, car le compteur des années vient de changer. Baccano! invente ainsi le récit quantique : les personnages peuvent être dans deux états et dans deux endroits distincts quasi simultanément. C’est le récit et la vision qu’en a le spectateur qui vont déterminer la suite du traitement de ce personnage. Cette série abolit le temps : les quatre époques se renvoient sans cesse l’une à l’autre et finissent par se confondre, d’autant plus que l’ordre du récit n’a rien à voir avec l’ordre chronologique : certaines histoires commencent par la fin, d’autres en plein milieu et on en découvre petit à petit un événement antérieur ou postérieur à l’état de départ. C’est un immense cercle des karmas où chaque récit reboucle sur lui-même. L’action anodine d’un personnage va bouleverser le cours des événements d’un deuxième et influer sur celui d’un troisième … le tout en changeant sans cesse d’époque, de quoi donner le vertige.
Bien entendu, le récit en est d’autant plus difficile à suivre, ce qui pourrait décourager certains spectateurs, surtout dans les premiers épisodes assez abscons. Cependant, cette série sait susciter notre intérêt surtout grâce à son rythme qui reste soutenu du début jusqu’à la fin

L’histoire en elle-même mélange un cadre historique réel (les États-Unis, la Prohibition) avec des éléments surnaturels (pacte avec un démon, élixir d’immortalité). Le mélange s’opère bien.
Concernant les lieux de l’action, une trouvaille est d’avoir pris comme colonne vertébrale un train transcontinental, le Flying Pussyfoot, où se déroule à peu près la moitié de l’anime et où se croisent et s’entrecroisent quasiment toutes les forces en présence, chacune ayant son propre objectif différent de celui des autres, auquel s’ajoute un personnage terrifiant et à moitié surnaturel, le Rail Tracer, psychopathe sanguinaire de la pire espèce.
En fait beaucoup de personnages sont avant tout caractérisés par leurs violences : mafieux impitoyables, tueurs fous, immortels assoiffés de pouvoir. Le sang et la brutalité sont omniprésents et créent une ambiance parfois un peu gore, ce qui risque de déranger les adeptes de la dentelle de Bruges et du point de croix. Il faut reconnaître que toute cette violence paraît parfois trop gratuite et inutile.
Mais … les scénaristes ont sorti un nouveau lapin de leur chapeau de magicien (ils avaient vraiment plus d’un tour dans leur sac) : j’ai nommé Isaac et Milia, le duo de cambrioleurs. Eux vivent dans le pays des Bisounours et font volontairement dans la plus grande surenchère en matière de naïveté, d’optimisme et de bons sentiments. Aussi idiots qu’ils puissent paraître (et c’est peu dire), ils servent de gigantesque contrepoids à cette atmosphère de violence et de crimes en tout genre. Comment prendre au sérieux une série qui voit les quatre cents coups de deux abrutis pareils ?

Baccano! est donc un anime résolument à part, de part sa construction narrative, son traitement des personnages, son cadre et son ambiance. A ne pas manquer, malgré une ambiance parfois un peu trop sanglante.

9/10

Par Svia le 04/02/2008 à 13:34

Attention : le visionnage de cet anime nuit gravement à la qualité de tous les autres...
Ah ben oui, il faudra vous y faire, après les 13 épisodes de Baccano, votre sens critique sera affuté comme jamais.

Voici ce que pourrait être votre réaction face au prochain anime que vous verrez après Baccano :

L'histoire : "Comment ? Mais c'est nul, les ficelles sont énormes, c'est complètement cliché. On comprend tout, ça donne pas envie de voir le reste.."

La musique : "Pff.. Toujours les 3 mêmes accords au piano, ça va on a compris. Y a pas de violon dans les scènes d'action, de trompette quand ça pète (oui, vous deviendrez poète aussi). C'est complètement ringard."

Les personnages : "Ah ben d'accord, ça tourne toujours autour des 2 mêmes et les autres sont fades comme tout.. *Bâillement*."

Le rythme : "Euh, c'est moi ou on est déjà au 5e épisode et il ne s'est toujours rien passé ?"

La mise en scène : "Mais c'est super moche ! C'est quoi ces effets de caméra tout minables ? Pas de plan saccadé, de travelling, de pigeons à la John Woo.. Ah puis qu'est-ce que c'est lourd ! Ca va les gros plans sur les petites culottes, on a compris.."

Oui, c'est dur.
Baccano met la barre extrêmement haut.

L'histoire est absolument dingue et fantastique, la vingtaine de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres, la réalisation (à ce niveau là parlons plutôt de mise en scène) et le chara-design sont absolument magnifiques.
Et la musique... Si ce n'était que l'opening (pas pu le passer une seule fois en 13 épisodes), mais non.. Elle colle à l'image à la manière d'un clip, donnant à l'action encore plus de saveur. L'utilisation qui en est faite est l'une des plus brillantes que j'ai vu pour un anime.

Visiblement inspiré par des cinéastes comme Tarantino, Ritchie, Woo, Soderbergh ou même Lynch (pour la narration non linéaire), Baccano réussit un tour de force incroyable en nous plongeant à un rythme effréné (pas une seconde n'est à jeter, on aurait plutôt tendance à en demander plus) dans une histoire absolument rocambolesque mêlant thriller, action et comédie burlesque, à bord du Flying Pussyfoot, le train de tous les délires et de tous les affrontements, le tout en seulement 13 épisodes ultra-condensés.
C'est beau, c'est drôle, c'est émouvant, c'est superbement joué. Bref, en un mot abusivement séparé par un tiret : GE-NIAL.

J'avais mis 9 à Death Note, espérant trouver mieux. C'est fait. Baccano est un pur chef d'œuvre, à voir et à revoir.

PS : attention, ça saigne pas mal. Je dirais plutôt que ça déchiquète sec même. Vous voila prévenus.

10/10

Par miero le 28/01/2008 à 19:12

EXCELLENTISSISME!!!!

Cette série est vraiment un coup de coeur (je l'ai dévorée en une après-midi). Tout dans cet anime est parfaitement intégré et cela donne un ensemble des plus réjouissant.

Pour commencer, je précise que cette série n'est pas pour le grand public, en effet elle s'avère extrêmement gore, malgré le ton plutôt léger qui est utilisé.

Entrons dans le vif du sujet, premierement : les persos
Très nombreux, une quinzaine, (surtout pour une série ausisi courte) mais pas négligé pour autant, en effet tous les personnages peuplant cet anime possèdent des caractéristiques propres, cela va du psychopathe sangunaire dont le seul plaisir est de tuer au voleur complètement barjo avec un grand coeur. Un détail intéressant également aucun des persos ne peut être considérés comme "gentils" car tous s'adonnent plus ou moins gravement à la délinquance (sauf Eve, sorte de lueur d'humanité dans ce monde de barbare). On pourrait légitimement penser que cette foule de persos, sur aussi peu d'épisodes, nuirait à la compréhension de l'intrigue, mais il n'en est rien car les auteurs ont réussi à tisser une toile entre les protagonnistes qui se dessine petit à petit, et ainsi sont parvenus à nous tenir en haleine jusqu'au dénouement.

Deuxiemement: l'intrigue
Comme vous l'aurez compris si vous avez lu le synopsis, l'histoire est multi-chronologique, encore une raison supplémentaire de penser que l'on va rien comprendre. Hé non! nouveau tour de force des auteurs qui ont créé une intrigue des plus captivante en s'appuyant sur la diversité des persos justement! Mais comment ont-ils fait? En fait les persos sont regroupés en plusieurs groupes, ces derniers ayant chacun des buts différents (obtenir l'immortalité, gagner de l'argent, retrouver quelqu'un...) ils sont donc amenés à se confronter. Parfois les raisons des confrontations paraissent obscures, mais avec les différentes chronlogies établies, on finit toujours par avoir la raison de celui-ci. On avance donc pas à pas vers la conclusion de l'intrigue sans savoir vraiment où on va nous emmener.

Troisiemement: la narration
Encore une fois la série sort des sentiers battus en nous proposant une narration, qui au premier abord est déroutante mais qui se revèle comme une des force de l'anime. En effet, les auteurs jouent avec les époques et les persos pour brouiller les pistes, de ce fait les premiers épisodes sont difficilement compréhensibles mais il prennent toute leur importance avec le déroulement de l'intrigue et alors ils servent d'incice pour comprendre l'ensemble.

Quatriemement: l'ambiance
Les années 1930 sont agréablement retranscrites à travers l'univers mafieux, les décors et les persos sont parfaitement fussionnés ce qui fait que l'immersion est encore plus grande. La touche de mysticisme est tout à fait crédible et donne à l'anime une dimension supplémentaire. La musique jazzy est tout à fait en accord avec l'époque et s'intrègre très bien dans l'action. Rajoutons à cela la classe de l'habillement des années 30 (costard, chapeau...) et vous retrouvez un ensemble harmonieux agréable à visionner.

Vous l'aurez compris Baccano est une série à voir et à revoir pour tout comprendre (bien que certains points resteront toujours mystérieux), je la conseille au personnes appréciant les anime plus "adultes" en quête de série où la compréhension demande un effort. Quoiqu'il en soit , moi, J'ADORE!!

9/10

Par Sirius le 25/01/2008 à 10:37

La série commence en 1932 dans un bureau de renseignement où le directeur parle avec sa très jeune assistante des évènements étranges qui se sont produits récemment. Durant la conversation, on discute pour savoir qui serait le personnage principal s’il fallait en faire le récit? et par où commencer?

Baccano est une série plutôt insolite. Quel en est le personnage principal ? En fait, on est surpris par la présence des nombreux protagonistes participant à des évènements parallèles qui finiront par se recouper. La grande force de la série vient de sa narration : on aborde les évènements de manière tout à fait aléatoire en jonglant entre 3 années : 1930 (les prémisses), 1931 (l’épisode central du train) et 1932 (l’enquête.) On change d’année, de lieu et de faits environ 5 fois par épisode pour raconter chaque élément de l’intrigue de manière furtive et décousue, reprenant parfois les mêmes évènements avec un point de vue différent. C’est la principale originalité de Baccano. Ce parti-pris s'avère tout simplement jouissif car on apprécie l'intrigue d'une façon rarement égalée. Je connais peu de série qui auront pris un tel risque : même Higurashi et Haruhi avaient une certaine linéarité en comparaison.

Venons-en au scénario lui-même. C’est terriblement décousu (oui l’adjectif convient bien à cette série) et il faut au minimum avoir fini de visionner les 13 épisodes pour comprendre où on veut en venir. Le point de départ est un épisode central où on assiste à une croisière qui s’est déroulée deux siècles auparavant : des alchimistes ont fait un pacte avec un démon pour obtenir l’immortalité. Ils ne pourront être tués qu’en se faisant littéralement dévorer par leurs semblables et ne pourront mentir au sujet de leur identité auprès d’autres immortels. Cet épisode un peu à part dans l’intrigue explique une grande partie du scénario. Le reste de la série est plongée dans la mafia new-yorkaise du début du 20e siècle. Ce qui est assez rare dans un animé : c’est bon un peu d’originalité ! (quoi j’ai pas encore dit que Baccano est original ?)

Dans Baccano, tout est bon à prendre. On a une narration originale attachée à un bon scénario. Une réalisation impeccable du chara-design aux décors. Il faut aussi noter que Baccano est un triller avec beaucoup d’hémoglobine à la clé, ce qui peu paraître parfois choquant mais quand on sait que les 80% des protagonistes sont immortels, cela devient un peu redondant. Chaque personnage possède un intérêt propre et se révèle toujours très travaillé. Bref dans Baccano on suit avec passion un mystère qui a pour centre l’épisode du train (que s’est-il passé dans le train?), on apprécie l’horreur qui est véhiculée par les méthodes atroces que l’on prend plaisir à inventer pour tuer de la plus douloureuse des façons (autant que ce soit douloureux si ça ne sert à rien) et le tout dans une ambiance bon enfant avec la présence de 2 protagonistes à la fois géniaux et comiques : Miria et Isaac viennent apporter un peu d’humanité dans le tableau. On a aussi droit à un générique d'opening très sympa qui m'a fait penser à celui de Cowboy Bebop.

Bref ne passez pas à côté : Baccano est une série courte qui apporte une grande dose de mystère, d’horreur et de comédie tout en prenant le pari de miser sur une narration au style sans précédent dans un animé. Une des meilleures séries du moment. Comme quoi, il existe autre chose que des animés tournant autours de l'héroïc-fantasy ou des lycées japonais^^ 9

9/10

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