Ouran High School Host Club, cette comédie est tout simplement un bijou de l’animation : complètement décalée et très drôle.
L’histoire débute par l’entrée de notre héros dans un cercle d’hôtes dédié aux plaisirs des jeunes demoiselles. Celles-ci se laissent chavirer par le moindre battement de cils. La narration quant à elle se déroule autour des activités exotiques du club où les personnages divertissent la gent féminine.
Et quels personnages justement ! Enfin, un héros qui sort des clichés habituels ! Il est innocent, intelligent et franc. On ne se lasse pas de voir ces différentes moues.
Les autres membres du club ont eux aussi une personnalité bien tranchée. On a le droit au personnage à l’apparence infantile et mignon, à celui froid et calculateur. Aux jumeaux espiègles (incestueux sur les bords) qui s’amusent d’un rien. Au taciturne et enfin au dernier, le plus exubérant de tous qui se prend pour un prince ! On pourrait le voir comme une version masculine de l’héroïne de Fruits Basket.
Tous ses personnages sont très caricaturaux et cela sert à merveille le côté comique de la série. Les auteurs se servent à outrance de leur personnalité pour créer des situations cocasses.
Les graphismes sont kitchs à souhait. Il repousse les limites du shojo avec par exemple des bâtiments roses à grand renfort de pétales de roses et de couleurs criardes. Il faut bien entendu voir cela au second degré et on ne peut s’empêcher de sourire. Ils utilisent aussi à merveille les visages déformés pour exprimer les sentiments des personnages. Et je dois dire que c’est réussi, on ne peut que rire en voyant leurs expressions.
L’aspect comique n’est pas en reste avec les personnages et le décalage entre notre héros boursier et les fils à papa. Ce fossé donne lieu à de nombreuses situations amusantes où l’on observe les préjugés des jeunes nantis sur le monde des « prolétaires ».
Le seul point faible se retrouve dans certains épisodes moins comiques qui cassent un peu le rythme fou de la série.
Pour conclure, cette série est vraiment rafraichissante. La série réussit donc son objectif de nous faire rire et se regarde sans voir le temps passé. Si vous aimez la comédie avec une once de shojo alors foncez !
Si Ouran High School Host Club est une énième comédie romantique se passant dans un lycée, cet anime vaut quand même le détour.
Le graphisme est déjà atypique en soit. Comme l'anime entier est une parodie de shojo, le design est de même. Les garçons ont donc des visages très fins et des grands yeux remplis d’étoiles scintillantes.
Mais même si c'est le style qui veut ça, j'avoue trouver ce chara design particulièrement moche. Il faut dire que je n'ai jamais été fan du style shojo...
Du coup, les garçons qui sont censés être beaux me paraissent incroyablement fades. C'est encore plus vrai pour Haruhi, soit-disant assez mignonne mais qui ressemble d'avantage à l'extra-terrestre de Roswell avec ses énormes yeux noirs vides de toutes émotions.
Les décors sont toujours du même style, c'est à dire avec beaucoup de fleurs et beaucoup de couleurs fluos.
Toutefois au bout de 26 épisodes, il faut admettre que l'on s'habitue à ce graphisme bien particulier. Ignorez donc votre haut-le-coeur et persistez, vous en sortirez gagnant.
Le scénario est quand à lui cousu de fil blanc. Les rebondissements sont inexistants, l'introduction de l'histoire est tirée par les cheveux, quand à la fin, on aurait souhaité un peu plus d'imagination.
Mais dans ce genre de série, c'est surtout l'humour qui compte. Heureusement, et c'est de loin le plus important, celui-ci est présent.
Alors certes, on n’explose pas vraiment de rire à chaque épisode, mais la plupart des situations prêtent à sourire. Cette bonne humeur est communicative et regarder cet anime provoque un bien être général.
Petit bémol : quelques épisodes sont franchement ennuyeux (comme celui inspiré d'Alice au pays des merveilles).
Par contre, il faut avouer que lorsque les auteurs essayent d'aborder des thèmes plus sérieux, ça devient vite barbant. Il est en effet assez difficile d'éprouver de la peine pour ces gosses de riches qui ont toujours eu la vie facile. La série aurait mieux fait de ne jamais s'écarter du rail de l'humour, heureusement c'est assez rarement le cas.
La musique est quand à elle plutôt désagréable. Si l'opening passe plutôt bien avec un air relativement prenant, l'ending est quand à lui franchement mauvais, tant au niveau de la musique que des images.
Quand à la BGM, Ouran fait partie de ces séries qui ont décidé d'économiser en recyclant souvent le même thème (l'un des personnages ne semblent savoir jouer qu'une seule mélodie au piano)
En conclusion, Ouran High School Host Club souffre beaucoup de la concurrence malgré d'indéniables qualités. Moins réaliste qu'un Azumanga Daioh, moins fun qu'un Suzumiya Haruhi, moins drôle qu'un School Rumble, cet anime réussit quand même à nous divertir et à passer un bon moment. Et n'est ce justement pas le but du cercle d'hôtes ?
Si la force de cet animé ne tient pas dans son scénario classique, elle l'est dans ses personnages aux multiples facettes.
En effet, l'histoire n'est pas le point central pour ce genre de série et on oublie très vite le pourquoi du parce que, sans jamais y revenir vraiment. L'énorme avantage de ce genre est qu'il ne s'embarrasse pas d'introduction à rallonge et l'on ne se demande pas si on va pouvoir arriver jusqu'au bout. Non, on rentre de plein pied dans l'univers aristocratique de ce lycée d'un autre monde. J'ai particuliérement aimé les moments où ces nantis se trouvent confrontés au monde "réel", loin du caviar, des mondanités et des codes de conduite. Bien que caricaturales, leurs réactions m'ont régalé, comme s'ils observaient un monde venu d'un autre temps, d'une autre dimension. Que de savoureux moments passés à les regarder faire des courses dans une superette qui prend des allures de safari pour aristocrates. Quel plaisir de voir des jumeaux incestueux faire tourner en bourrique les jeunes demoiselles, quel ravissement de voir l'intello sombre mais diaboliquement malin jouer les maitres, quel bonheur de voir le duo du géant et du nain de jardin, tous deux experts en arts martiaux, jouer au papa et au fils, quelle extase de voir le "king" draguant à la perfection malgré un Q.I. proche de celui d'une huitre.
Et au milieu de tout ce monde à part, Haruhi, jeune fille simple et ouverte qui se retrouve embarquée dans des aventures toujours plus rocambolesques les unes que les autres. Mais elle apparait comme une transition entre ces jeunes hommes de bonnes familles et le monde normal dont ils ignorent tout. Bien qu'elle fasse partie du cercle d'hote pour une dette, elle leur apprend finalement beaucoup et rembourse sa dette d'un point de vue moral. En effet, ils sont tous soumis à leurs démons et ne peuvent (ou ne veulent) pas s'en sortir seuls. Tous changeront en bien à son contact car elle leur apprendra ses valeurs qui forcent l'admiration et qui sont la clef, le salut que nos héros attendent. Considération, respect, compréhension, amour, Haruhi est la bouée de sauvetage qu'ils attendaient pour supporter et vivre enfin avec une certain paix intérieure. Haruhi apprendra aussi d'eux, comme par exemple, que malgré leur mode de vie facile et attrayant, ce sont peut-être eux qui souffrent le plus, coincés dans un monde qui les étouffe.
Par contre, le design est particuliérement affreux. J'ai développé une sorte d'allergie devant ce genre de chara-design, loin d'être esthétique. Haruhi, qui doit pourtant être jolie, est difficilement différenciable d'un homme et n'est pas spécialement kawai (pas du tout en fait). Les traits sont raides, grossiers, malgré des couleurs chaudes.
La musique n'a rien de vraiment inventive. En même temps, la musique n'est pas le point essentiel dans ce genre d'animé. L'opening est marrant pendant un temps mais est vite lassant. L'ending est raté par contre.
Ouran High School Host Club est un animé divertissant, drole et loin d'être vide de réflexion. Cependant, l'horrible design gache beaucoup le tableau car il faut d'abord passer outre ce qui n'est pas chose facile. Mais ca vaut un 8 tout de même.
Alors, à quand une critique cinglante et sans pitié pour Ouran High School Host Club ? Pas aujourd'hui en tout cas ! Je m’excuse d’avance, mais je vais me contenter d’ajouter un avis tout ce qu'il y a de plus conformiste, en parfait accord avec les éloges précédents.
L'histoire démarre sur un raccourci scénaristique douteux : le fameux vase brisé obligeant Haruhi à intégrer le club n’est en fait qu’une pirouette non dissimulée, et on retrouvera ce genre d'événements improbables tout au long de l'anime, avec le plus souvent un commentaire sarcastique d'un personnage ou un petit panneau dénonçant cette incohérence du scénario. En effet Ouran High School Host Club assume parfaitement son rôle de parodie critiquant habilement les ficelles éculées du shojo de base. Les coloris honteusement flashy et les pluies de roses ponctuant systématiquement le récit sont encore d'autres exemple de cette volonté des auteurs de se moquer gentiment des animes "pour filles".
Pour nous servir cette histoire déjantée voire farfelue, des personnages délicieusement caricaturaux nous sont présentés :
- le blondinet d'origine française se prenant pour un prince médiéval et s'exprimant avec une emphase ridicule
- les jumeaux si complices que leur intimité frise l'inceste
- le grand brun timide et renfermé qui ne gaspille jamais sa salive gratuitement
- le gosse tout mignon entouré de peluches et de sucreries
- le binoclard qui a la classe mais franchement calculateur à souhait, le "cerveau" du groupe
+ l'ingénu Haruhi, qui frisera la crise de nerfs à de multiples reprises devant l'odieux comportement de ces sales bourgeois.
A l'aide multiples flashback et d'épisodes qui leur sont consacrés, la personnalité de chacun de ces "héros" sera développée avec talent. Chacun est vraiment intéressant et on finit par tous les aimer pour ce qu'ils sont : des lycéens carrément attachants.
Pas besoin de trame de fond, les épisodes s'enchaînent à vitesse grand V, tissus de gags crétins et de vannes tordues... mais aussi d'émotion, de tendresse. Au passage la gestion des pancartes expliquant l'implicite des situations est une franche réussite, et je ne suis pas parvenu à me lasser du singe qui laisse ses peaux de bananes un peu partant à l'académie Ouran... On ne s'ennuie jamais, on est surpris, émerveilles, conquis du début à la fin. Et tout ça sans ecchi superflu, sans séquences "émotions" ratées, sans réel temps mort, bref... y'a rien à jeter. Même la réalisation (décors, personnages, animation) s'en sort avec les honneurs, une fois le choc "rose bonbon" surmonté ! En un mot comme en cent, Ouran High School Host Club est une comédie à ne manquer sous aucun prétexte.
Ouran High School Host Club, ou comment mélanger un scénario totalement déjanté avec une ambiance conte de fée à la Disney, le tout avec brio. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'une fois la saison 1 terminée, on redemande avec impatience une deuxième saison.
Les qualités de cette série sont nombreuses, tant au point de vue technique que scénaristique...
Premièrement, les personnages: à part Haruhi, ils sont tous plus ou moins cinglés, du manipulateur au prince charmant (le plus souvent à côté de ses pompes, sauf pour draguer, et encore), en passant par l'Otaku, chacun possède un caractère exagéré à l'extrème, et qui mène régulièrement l'ensemble du groupe dans des situations totalement absurdes et rocambolesque. Aucun cliché ne nous est épargné, et aucun personnage non plus, on a plus l'impression d'assister à une pièce de théatre à 200 à l'heure, tant les situations sont invraisemblables, et les personnages peu crédibles.
Il y a ensuite le "scénario" à proprement parler: même si l'on ne peut pas vraiment dire que les épisodes soient liés, chacun permet de découvrir une facette de ce monde si particulier qu'est l'école Ouran, ou même des personnages, quand on croit tout savoir sur un détail, on découvre en fait qu'il ne s'agit que d'une infime partie de la réalité. Cet impression de ne jamais être à court de surprises renouvelle sans cesse l'intéret du spectateur, et permet de faire qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Il y a également dans l'ambiance qui se dégage de chaque histoire une part de féérie qui donne l'impression que dans ce monde parallèle, rien n'est impossible, et que l'imagination des personnages peut se matérialiser dans le monde réel sans aucune difficulté. Comme le constate régulièrement Haruhi, ce monde est totalement incompréhensible et hors d'atteinte pour un "prolétaire", jusqu'à ses règles qui semblent tout sauf censées.
Parlons enfin de l'aspect technique: les graphismes sont très beaux, dans un style pûrement shojo (tant que la situation reste normale en tout cas), et fait appel à un esthétique très conte merveilleux. On ne peut qu'admirer la beauté et la noblesse qui ressortent de l'architecture du lycée Ouran. Un bémol cependant: les graphismes tirent selon moi un peu trop vers des couleurs à la walt disney (rose bonbon et autres couleurs chatoyantes), de même que le trop plein de plans à la chateau de Versailles qui peuvent lasser à la longue. Mais heureusement, les différentes intrigues font vite oublier ce lèger détail.
La musique n'est pas en reste, et est parfaitement adaptée à la série: toujours raffinée et pleine de noblesse, elle fait appel à tous les clichés des musiques de films à l'eau de rose, mais les réalisateurs ont réussi ce tour de force de l'intégrer à des situations autres que les scène sentimentales (l'apparition des demoiselles de Lobelia reste pour moi l'exemple le plus marquant: une musique qui pourrait faire penser à une drame, mais qui annonce juste l'arrivée de trois folles en plus dans les couloirs du lycée, cela dit, ça peut être interprété comme une catastrophe imminente pour les différents membres du cercle d'hôte).
En conclusion, Ouran High School Host Club est pour moi une série que l'on pourrait mettre en parallèle avec School Rumble, de par son ambiance totalement décalée et déjantée (mais néanmoins présentée de manière beaucoup plus raffinée que son prédecesseur). Une réussite à tous points de vue.
(8,5/10)
Encore une série sur des lycéens déjantés, me direz-vous. Oui, néanmoins celle-ci n’est pas comme les autres. Car au lycée Ouran ne se croisent que les membres de l’élite et de la jeunesse dorée, avec les débordements et démesures que cela implique : escaliers majestueux, lustres de cristal, fêtes fastueuses et examen médical où les étudiants sont accueillis comme un prince saoudien au Crillon. Le Host Club est à l’image du lycée : extravagant, kawaii et délicieusement kitsch, sans oublier les pétales de rose qui se déversent par wagons entiers. Il faut dire que le nom du lycée – Ouran – signifie « cerisier et orchidée », on reste dans la botanique. La musique colle bien à l’ambiance avec une dominante musique classique entrecoupée de génériques du plus pur style shôjo.
Le fossé est d’autant plus grand entre cette bande de fils et filles à papa qui n’ont jamais rien fait de leurs dix doigts et Haruhi qui a réussi à entrer dans cette école uniquement grâce à ses bons résultats. Il faut voir ces richards s’extasier devant du café instantané ou un supermarché.
Là réside le potentiel comique : Haruhi, pour rembourser sa dette, doit participer aux activités du club en faisant la conversation avec les jeunes clientes (une floppée d’écervelées qui tombent en pamoison dès qu’un membre du club lui susurre un mot doux d’une voix de velours). Dans le même temps, les autres membres du club s’efforcent par tous les moyens de préserver le secret de Haruhi.
De plus, cet anime propose un certain nombre de trouvailles visuelles, dont le jeu des ampoules au premier épisode. Je pense également au bandeau informatif qui revient régulièrement pour présenter un nouveau personnage, mais s’émancipe ensuite en commentant la situation ou en ironisant même parfois sur les répliques des personnages.
De ce côté-là aussi, on est gâté, Ouran High School brosse une galerie de portraits très bien croqués : Tamaki le grand blond flamboyant et séducteur mais qui se fait toujours voler la vedette à la dernière minute, Kyôya qui sans avoir l’air d’y toucher tire toutes les ficelles dans l’ombre, Hikaru et Kaoru jumeaux espiègles qui ne ratent pas une occasion de faire monter au rideau Haruhi ou de planter un coup de couteau dans le dos de Tamaki, Honey le petit blondinet et son inséparable Usa-chan (un lapin rose en peluche) et Mori, grand brun taciturne qui suit Honey comme une ombre. Sans oublier d’autres personnages secondaires : le père de Haruhi (lequel vaut son pesant de cacahuètes), les filles de Lobelia concurrentes d’Ouran, Renge qui apparaît toujours dans les circonstances les plus invraisemblables ou encore le chef du club de magie noire et son chat marionnette.
Haruhi n’a pas fini de se demander dans quelle galère elle a mis le pied en entrant dans la salle de musique n°3 à la recherche d’un peu de calme.
Pour finir sur l’aspect humoristique d’Ouran, j’ajoute que cet anime verse nettement dans la parodie : le shôjo (vous reprendrez bien quelques pelletées de roses ?) en allant jusqu’à théoriser le kawaii pour rendre un yakuza plus sociable. De même Ouran excelle à reproduire des scènes variées au moyen de décors, d’accessoires, de costumes, de musiques : le Japon traditionnel, la noblesse française, Halloween, … .
Cependant, tout n’est pas aussi superficiel qu’il n’y paraît. En effet, Haruhi se construit peu à peu une place dans le cœur de cette belle brochette de séducteurs, au point que ceux-ci n’arrivent plus à se passer de leur nouvelle recrue. Petit à petit, leurs carapaces se percent et révèlent leurs troubles et leurs doutes.
Graphiquement, ce n’est pas l’Eldorado, mais ça colle bien à l’ambiance de la série : le chara-design accentue le côté séducteur des garçons et la SD (livrée à la tonne par épisode) fait particulièrement bien ressortir les mimiques des personnages, voir notamment la tête de Haruhi face au comportement de riches oisifs de ses compagnons.
Maybe, you’re my love !!
Bienvenue au club d'hôtes de l'académie Ouran, antre de l'humour sans limites et sans grossièretés. A l'heure où les shonens, Naruto et Bleach en tête, se vautrent dans un humour gras et faciles, à l'heure où les séries "romantiques" usent et abusent des blagues "coquines" à base de situations équivoques et de "panzu shots", il existe heureusement encore des studios capables de faire preuve d'auto-dérision mais également de rigueur dans l'humour présenté. Après School Rumble, voici Ouran High School Host Club.
Cette histoire d'une étudiante, pauvre au milieu de riches héritiers, enrôlée de force dans un club d'hôtes pour jeunes filles désoeuvrées et destinées à ne jamais rien faire de leur dix doigts fait mouche du début à la fin, fin qui arrive malheureusement beaucoup trop rapidement et laisse un sentiment d'inachevé.
Une série qui n'hésite pas non plus à s'auto-parodier, au cours d'un épisode qui, en exposant les clichés des jeux shojos dont se gavent Renge, met en abime les propres clichés d'une série dont les personnages sont déliciseusement caricaturaux.
Revue de détail : pour commencer je demande le beau gosse français, gentleman de ces dames qu'il charme à l'aide de phrases aussi profondes qu'un pédiluve mais qui font fondre ces filles de riches qui rêvent du prince charmant. Je demande également le génie calme et détaché, semblant tirer les ficelles dans l'ombre. Avec en prime l'effet "remise en place des lunettes d'un geste délicat". Je demande ensuite les jumeaux inséparables, représentants de l'amour interdit et des démons tentateurs, sorte d'équivalents masculins de Yuuko Ichiara dont ils imitent parfaitement les "touchés de menton". Je demande aussi le ténébreux, équipé de son monosyllabe en guise de langage dont elles rêvent de trouver la clé et je l'associe avec le fragile, lolita masculine flattant les instincts protecteurs de ces dames. Enfin je couronne le tout d'un effeminé prêt à faire craquer celles sensibles à la tentation lesbienne. Et tant qu'à faire je m'arrange pour que ce dernier personnage soit une fille, une vraie, histoire de pimenter le tout.
La seconde qualité que l'on découvre en regardant cette série est qu'elle ose tout, vraiment tout. Blagues xénophobes, blagues contre les pauvres, blagues contre les riches, blagues salaces, blagues mysogines, blagues homos, tout y passe et sans jamais se planter ou tomber dans la vulgarité. Humour de répétitions ("Moteur !"), humour graphique (SD et roses volantes), humour sonore ("Lobeliaaaaa"), humour de sous-titres, tout y passe pour le plus grand bonheur du spectateur.
Sans oublier que cet humour sait aussi céder sa place aux sentiments et à l'introspection de jeunes soumis aux exigences d'excellence de leurs riches parents ou à leur mépris, en quête d'individualité et d'amitié. De nombreux épisodes de flash-back viennent donc nous expliquer les raisons de la formation de ce club si particulier qui semble être pour eux une étrange forme de catharsis.
Mais si ces épisodes forment un excellent socle d'intelligence au milieu de l'humour, ils souffrent malheureusement de l'abscence d'Haruhi, personnage central qui concentrent tous les regards et toutes les attentions des membres du club. Tour à tour attentionnée, complice, garce aussi, elle fera fondre le coeur de ces beaux gosses, séducteurs séduits par celle qui leur résiste.
On a alors l'impression d'assister à l'introduction, brillante il est vrai, d'une histoire qui laisse hélas un sentiment d'inachevé lorsque l'on arrive à la fin de ces 26 épisodes d'humour de haute volée.
Croisons les doigts pour qu'une saison 2 pointe bientôt le bout de son nez.
Tout comme un Fruits Basket ou un Kare Kano, Ouran High School Host Club (OHSHC) ne se prend jamais au sérieux et ne s'éloigne jamais de son objectif initial : nous faire rire et sourire. A première vue, le format de la série paraît mal choisit, étant donné qu'elle part souvent dans l'absurde et tente de maintenir un rythme rapide, adapté à son registre. Et pourtant, malgré ses 26 épisodes et quelques lenteurs dans la trame générale, la série parvient à nous séduire et il est difficile de l'abandonner en cours de route. Voyons un peu comment Tamaki-kun et son Host club parviennent à nous séduire, à nous accrocher et parfois, à nous émouvoir.
Comme toute série "comique" qui se vaut, la base de son scénario est extrêmement simple et rapide à mettre en place. En effet, toute la série va tourner autour d'Haruhi, nouvelle arrivante dans l'Ouran Academy, le campus des enfants de milliardaires. Cette dernière est parvenue, en partie grâce à ses excellents résultats, à intégrer cette école d'élite. Malheureusement, elle va rencontrer le Host Club de l'académie, destiné à divertir les étudiantes, et briser un vase excessivement cher. Pour le rembourser, elle va devoir rejoindre le Host Club et faire venir de nouveaux clients. Or, Haruhi est une femme, et les membres du club ne vont pas tarder à l'apprendre.
A partir de là commence une série d'épisodes relatant tantôt les diverses activités du club, tantôt le passé de ses différents membres. On aura aussi régulièrement droit à l'intervention de personnages "annexes", pour un épisode ou deux. Vous allez vous dire, et à juste titre : comment est-il possible de conserver un bon rythme sur 26 épisodes avec seulement "ça" ? Eh bien pour être honnête, je n'ai toujours pas compris ce qui m'a poussé à continuer cette série. Malgré ses allures répétitives, les gags sont variés, les histoires vraiment prenantes et drôles, et les personnages absolument géniaux. Chacun correspond aux héros que l'on trouve dans les différents shojos qui ont cartonné. Nous avons d'abord Tamaki, le romantique jovial qui, même avec des phrases bateau souvent débiles, parvient à séduire toutes les jeunes demoiselles de son établissement. En numéro deux, Kyoya ; le jeune génie du groupe, qui s'occupera plus de l'organisation et de la comptabilité qu'autre chose, mais qui malgré tout séduira. En troisième, Hikaru et Kaoru, deux jumeaux jouant sur l'aspect incestueux de leurs rapports qui rendent littéralement leurs camarades folles. La quatrième place est celle de Honey-kun, qui, à l'aide de sa petite taille et de la passion qu'il voue aux peluches, aux sucreries et au kawai, prend lui même des airs de petit garçon irrésistiblement attirant. Derrière lui, et toujours avec lui d'ailleurs, Mori-kun, qui pourrait être le "bad-boy" du groupe. Grand et lunatique, il ne parle pas mes son association avec Honey-kun lui donne un côté sensible qui marche très bien. Et enfin, la nouvelle star du Host Club, celui (celle) qui fait chavirer tous les coeurs : Haruhi. Son caractère et son physique très féminin la rendent irrésistibles pour toutes les femmes du l'académie.
Nous avons donc le noyau dur de la série : des fondations ultra simplistes et des personnages farfelus. Maintenant, voyons l'ultime ingrédient qui fait prendre le tout : l'humour. Et OHSHC n'en manque pas, bien au contraire. Le premier aspect vraiment drôle (du moins pour les "puristes" de la japanime) est le fait de tourner en dérision les shôjos conventionnels. En effet, durant le temps d'ouverture du Host Club, les personnes jouent leur propre rôle, mais avec une grossièreté et des qualités d'acteurs digne de feux de l'amour qui rendent tous leurs textes monstrueusement poilants. Par ailleurs, leur manie de faire du cosplay et, une fois de plus, de caricaturer les personnages qu'ils incarnent rendent l'anime vraiment rafraîchissante. On finit par ne plus se lasser de Tamaki et de son extravagance, de Haruhi et de ses sarcasmes. Le Host Club fonctionne à merveille et nous séduit dès le premier épisode.
Cela dit, l'humour seul ne nous aurait pas permis de nous attacher aux différents personnages. C'est ainsi que nous voyons régulièrement des épisodes nous relatant les douloureuses épreuves rencontrées par les différents protagonistes. Ainsi, nous découvrons, petit à petit, sans grossièreté et sans exagération, les blessures secrètes qui se cachent derrière le sourire des personnages. On cerne rapidement leurs personnalités, toutes très développées et on finit pas bien les connaître. L'effet "relation intime" entre le spectateur et les personnages est vraiment efficace. Il s'installe dans la série une sorte de routine vraiment plaisante, au cours de laquelle on s'habitue au Host Club, sans jamais s'en lasser. La routine finie par être brisée lors de derniers épisodes, où tout s'accélère et où le "drame" prend une place bien plus importante que l'humour. Un régal du début à la fin. Bien loin des séries se voulant "intellectuelles et réfléchies", Ouran High School Host Club nous charme et accomplit sa mission avec une aisance surprenante. On notera tout de même certaines lenteurs en milieu de séries ; lenteurs que nous oublierons bien vite car l'action repart de plus belle très rapidement.
Côté animation, on a vu mieux. Malgré un générique qui annonçait un visuel prometteur et un charcter-design assez classique mais pas désagréable, on ressent une sorte de "non-profesionalisme" en regardant la série. Les personnages ne sont pas soignés, les décors le sont de moins en moins au fil des épisodes ; bref, on est déçu qu'une série si agréable ne puisse pas s'offrir un visuel plus soigné. L'animation quand à elle est très bonne ; les personnages bougent bien, vite et les mouvements ne choquent pas. Là dessus, on est très loin des horreurs commises dans un Naruto.
Les musiques collent à merveille à l'ambiance de la série. Majoritairement d'inspiration classique, elle renforce l'impression d'élite aristocrate qui émane de l'Ouran Academy. Certains morceaux sont d'ailleurs très agréables à écouter. Les mélodies au piano interprétées par simplistes au cours de la série sont vraiment surprenantes et parfois superbes. On est très loin des musiques inaudibles et répugnantes des séries humoristiques lambda. Là dessus, OHSHC surpasse tout ce que j'ai pu entendre dans le genre. Fruits Basket est très loin derrière, malgré deux ou trois excellents thèmes. On repense vaguement à l'OST de Kare Kano, elle aussi majoritairement classique, mais en matière de qualité, Ouran la surpasse largement.
Les doubleurs fournissent un excellent travail. Les voix collent parfaitement aux personnages et aucune ne sombre dans le conventionnalisme. Les personnages sont rafraîchissants, leurs voix aussi. Félicitations aux doubleurs de Tamaki, qui parvient à nous faire mourir de rire lorsqu'il est accompagné de dessins SD rendant le personnage particulièrement ridicule.
Vous l'aurez compris, Ouran High School Host Club est une excellente série humoristique. Le temps semble s'arrêter lors du visionnage des épisodes, malgré quelques lenteurs sans grande importance. Visuellement, l'ensemble et de qualité. Le scénario séduira les néophytes et surprendra les puristes, habitués à des séries comiques autrement moins originales que celle-ci. Si vous n'avez pas encore tenté l'expérience, c'est le moment de vous lancer, vous ne le regretterez pas.
Kiss kiss Fall in Love !!
Souvenez vous bien de cette entame accrocheuse de l'opening car si vous démarrez Ouran High School Host Club, ce sera pour vous enchainer les 26 génialissimes épisodes qui la composent. Des gags, de la tendresse, des rebondissements et beaucoup de fous rire, c'est à cela que vous devez vous attendre !!!
Bref résumé de la situation initiale : par maladresse, Haruhi, modeste étudiant dans un lycée hupé, brise un vase d'une valeur inestimable appartenant à l'Host Club. Il devient alors "l'esclave" du groupe jusqu'à remboursement de sa dette. Ce groupe, dont l'activité principale est l'accompagnement et l'occupation de jeunes filles célibataires, tourne autour de plusieurs joyeux drilles. Tamaki, le prince charmant, a le talent de charmer n'importe quelle jeune femme, les jumeaux Kaoru et Hikaru émerveillent par leur amour fraternel, Honey-sempai est le plus kawaiiiiii des lycéens, étroitement protégé par Mori-sempai, le charme à l'état sauvage. Quant à Kyoya, qui est celui qui a recruté Haruhi, il se sert surtout de ses nombreux contacts pour l'animation et la gestion de l'Host Club. La série est principalement tournée sur l'intégration de Haruhi et son impact sur ces autres congénères.
Chaque personnage possède une personnalité dont le potentiel comique est exploité à merveille. Ma préférence s'en va vers les jumeaux et leurs stratagèmes machiavéliques pour avoir la plus grande place dans le coeur d'Haruhi. Mais tous sans exception sont très drôles. Comique de situation, comique de répliques, et même toute nouveauté "comique de sous titres" se succèdent pour donner un cocktail détonnant où se mêle rire et bonne humeur.
D'autres personnages plus secondaires apparaissent au cours de l'évolution de l'histoire et possèdent également une puissance comique assez hallucinante : je pense particulièrement au type pratiquant la magie noire, au père d'Haruhi et à Renge, dont l'entrée théatrale vient ponctuer bons nombres d'épisodes.
L'avancée de l'intrigue principale ( le remboursement dudit vase) n'est que le prétexte pour montrer les aventures surréalistes de Haruhi au milieu de la joyeuse bande. Chaque épisode (quasiment) propose une histoire indépendante où le gag récurrent est tout de même notre pauvre Haruhi exprimant son dépit au milieu de ces $&*§ de riches !!! Le contraste entre pauvreté et richesse est très bien amené, jamais choquant, toujours au 2ème degré. Et le spectateur adhère très facilement à ce spectacle qui lui fait travailler les zygomatiques.
Et même l'OST est d'une pure beauté !! Des thèmes renforçant cette atmosphère très précieuse, très BCBG. On se croirait revenu au temps de Louis XIV et de sa cour. Valses et menuets défilent et viennent ravir nos oreilles attentives. Quant au couple Opening / Ending, j'adore aussi :).
Bref Ouran High School Host Club est un succession de très bonnes choses. De l'humour à gogo, des histoires rafraîchissantes avec des personnages attachants, tout cela pour un spectacle son et images convaincant. L'unique regret que l'on pourrait avoir, est un léger manque de fil directeur entre les épisodes mais qui ne viennent pas du tout choquer le visionnage de l'anime. (simplement je crois que le manga possède plus de cohérence scénaristique)
Et bien voilà, il ne vous reste plus qu'à courrir acquérir ce petit bijou de l'animation comique. En calèche et c'est parti !!