Neon Genesis Evangelion

Neon Genesis Evangelion

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Neon Genesis Evangelion
  • Editeur: Dybex

Doublage

Megumi Ogata (Shinji Ikari), Megumi Hayashibara (Rei Ayanami), Yuko Miyamura (Asuka Langley), Mitsuishi Kotono (Misato Katsuragi), Yuriko Yamaguchi (Ritsuko Akagi), Koichi Yamadera (Ryoji Kaji)

Synopsis

Alors que Shinji arrive à Tokyo-3, appelé par son père Gendô Ikari, la ville est assaillie soudainement par un énorme monstre que même les Nations Unies ne parviennent pas à vaincre... C'est alors que la NERV, une organisation de défense uniquement conçue pour s'attaquer à ce type de monstres appelés "Ange", prend la relève en lançant à l'assaut son arme : l'Evangelion. Mais Shinji n'est pas au bout de ses surprises...

Synopsis soumis par grabouh

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#Par TheReQ le 23/10/2011 à 18:08

Evangelion est à l'animation japonaise ce qu'est Final Fantasy aux jeux vidéo : un incontournable. Que le verdict soit bon ou mauvais à la fin du visionnage, on en ressort grandi dans sa culture "animesque" et on obtient un élément de comparaison très intéressant pour les séries déjà englouties ou à venir.

L'aspect graphique et l'animation de 1995 peuvent rebutés aujourd'hui mais sont de bonne facture pour l'époque et l'on s'y habitue très vite. Là n'est pas l'intérêt de cette critique.

Le rideau se lève sur une mise en bouche des plus standard : un adolescent hagard, Shinji, débarque dans un Tokyo original et renversant (nommé Tokyo 3) afin de se battre dans un robot organique contre des monstres aux designs improbables, les Anges.
On fait alors connaissance avec la fine équipe de la NERV (l'organisation qui lutte contre les anges) lors de combats intenses servis par une musique classique (ou apparentées) du plus bel effet ; par ailleurs , aucun combat durant tout l'anime ne ressemble à un autre et c'est dès lors un vrai plaisir de découvrir la manière dont ils vont se développer. Toutefois on peut regretter que les stratégies employées lors de certaines batailles soient assez floues et une connaissance aigüe des arcanes du verbiage techno-futuriste est plus que recommandée pour vaguement comprendre le pourquoi du comment le combat s'est achevé...

Plus on avance, plus on se rend compte d'une part que les états d'âme des différents protagonistes sont prépondérants, et d'autre part que les différents partis engagés dans cette guerre cachent de lourds secrets : une réponse apportée, c'est 10 questions supplémentaires a se poser. Plus on découvre l'univers d'Eva, moins on comprend réellement ce qu'il s'y passe.
Et voilà qu'arrivent les fameux 2 derniers épisodes tant décriés : les auteurs semblent faire table rase du scénario et on se retrouve propulsé dans les méandres de l'esprit des personnages , surtout de Shinji. Les questions fusent, les réponses sont changeantes et les images qui défilent peuvent rapidement faire fumer nos pauvres petits cerveaux endoloris.

Mais voilà, c'est bien à la lumière de cette fin, d'une créativité artistique remarquable, que l'anime prend tout son sens et ce (presque) scène par scène !
Bien sûr, une lecture au premier degré est possible et permet d'apprécier certaines qualités déjà citées d'Eva : combats épiques, scénario alambiqué où le mystère est maître-mot mais alors le twist final risque fort de frustrer ignoblement le spectateur pragmatique.
Eva préfère se comprendre, de bout en bout , comme une analyse psycho-sociologique de ses protagonistes et pose alors ces questions : la solitude ressentie (des otakes en particulier, mais cette question s'applique à tout le monde à mon sens) et ses conséquences sur le comportement et sur le besoin d'identité sociale constituent-elles une fatalité partagée par le genre humain ? Peut-on lutter contre en appréhendant mieux, en acceptant les réelles intentions et le rôle de notre entourage ?

Cela explique tout d'abord le caractère initial des différents personnages, notamment, pour ne citer qu'eux :
- Shinji : Il préfère en général obéir bêtement aux ordres qu'on lui donne afin d'éviter toute confrontation ou même échange avec les autres.
- Asuka : Perfectionniste et orgueilleuse, elle ne compte que sur elle-même et ne supporte pas de ne pas être la meilleure.
- Ayanami Rei : Est une poupée obéissante (bien plus que Shinji) et apathique qui pourra avoir tendance à énerver certains spectateurs ; son rôle et son identité révélés très tard dans l'anime m'empêchent de trop en parler sans spoiler massivement.
Bien sûr, ces caractères évolueront de manière tout à fait pertinente au fil des évènements et révélations.

Plus important, la lecture psycho-sociologique de l'anime permet de faire totalement abstraction des (très) grosses zones d'ombre du scénario en les traitant comme des métaphores : ainsi la NERV est un révélateur de la psychée et des humeurs ; la Seele et ses dirigeants représentent l'autorité , celle qui voudrait nous astreindre à agir "comme il se doit" et à n'être que des professions ; la nature et l'objectif des Anges sont également des révélateurs des désirs et angoisses les plus enfouis des personnages .
On pourra me reprocher ici de surinterpréter , mais je l'assume complètement.

Finalement , si vous n'êtes pas allergiques aux animes portés sur une réflexion très poussée, Evangelion s'offrira à vous comme un eldorado, avec en point d'orgue les épisodes 25 et 26 qui m'ont , personnellement, enchantés.
C'est toutefois le genre d'animes dont l'appréciation finale est incertaine 3/4 épisodes avant le dénouement : je me demandais alors où tout cela allait bien pouvoir mener, c'était très agréable sans être incroyable et c'est donc seulement après la dernière seconde du dernier acte que j'ai compris que j'avais en fait adoré.
Je ne peux donc lui mettre 10 mais ce sera un très beau et mérité.

9/10

#Par El Nounourso le 05/04/2011 à 23:44

Alors que Gainax continuer de recycler ses fonds de tiroir à coups de longs métrages liftés, je me décide enfin à mater la série originale. Oui, 15 ans près. Pourquoi autant d'attente ? Bah les mechas n'ont jamais été ma tasse de thé, sans compter que toutes les polémiques ne donnaient pas forcément envie de s'y coller. Ceci étant dit, qu'est-ce qu'il a sous le capot le bestiau ?

En apparence, Neon Genesis Evangelion ressemble à un shônen de science-fiction assez classique avec son héros nullard qui, bien évidemment, est le seul à pouvoir sauver le monde. Comme prévu, il galère un max, s'apitoie sur lui-même, abandonne deux fois mais, à la fin, il s'accomplit. Devient-il un charismatique et invincible pilote pour autant ? Non, absolument pas. Néanmoins, évolution il y a bien, puisqu'il quitte son cocon, s'ouvre au monde, apprend à se connaître lui-même au contact des autres... Et elle est bien là la force de la série : décrire avec finesse le mal-être et les troubles existentiels de ses personnages, adolescents mais aussi adultes.

La qualité d'écriture des protagonistes et le soin apporté aux dialogues (en voilà une série qu'elle est bavarde, soyez prévenus !) offrent aux péripéties une charge émotionnelle très forte. Ce ne sont pas juste des armures organiques qui se battent avec de belliqueux géants humanoïdes... mais bien des ados qui risquent leur vie pour défendre l'humanité. La violence graphique de certains affrontements et les retombées psychologiques sur les héros ont vraiment de quoi émouvoir. J'ai par ailleurs bien accroché au design "agressif" des Evas et j'ai trouvé celui des Anges carrément dérangeant voire malsain.

Au menu des regrets qui n'ont sont pas vraiment : les zones d'ombres du scénario, certes frustrantes mais contribuant au charme de la série. J'imagine que c'est un choix : proposer un background géopolitique très riche et n'en explorer qu'une partie pour privilégier l'humain. Les touches d'humour débile offrent quelques respirations et évitent de tomber dans un excès de noirceur. Je ne le cache pas : même Pen Pen le manchot m'a fait rire. Pour ce qui est des épisodes 25 et 26, eh bien je les trouve réussis, dans la parfaite continuité du reste. Garder un flou sur les Anges et le NERV n'est pas dramatique puisqu'au fond, c'est l'évolution Shinji qui est vraiment essentielle.

Pour conclure, Evangelion mérite totalement le culte qui lui est voué. En alliant grand spectacle, profondeur psychologique et véritable réflexion sur le bonheur, cette série peut se targuer d'avoir une vraie identité. Et ça, de nos jours, ça n'a pas de prix.

9/10

#Par masterman le 02/11/2010 à 15:31

On ne peut pas dire que cet anime n'est pas original. il faut avouer que le scénario bat à plate couture la plupart des séries de mécha.
Malgré tout je n'ai vraiment pas aimé cet anime et ce pour plusieurs raisons:
- le scénario: il est complexe, c'est bien mais il a tendance à l'être trop ce qui fait que pour le comprendre il faut être bien accroché et avoir plusieurs tasses de café avec soi.
- le nombre incroyable de plans fixes: il est vrai que le réalisateur n'avait plus assez d'argent à la fin mais il ne faut quand même pas exagérer et on peut trouver des plans fixes de 1mn voire plus.
- le héros: je ne sais pas si c'est seulement moi mais je trouve que Shinji est vraiment une lopette qui ne mérite pas de vivre et bien qu'on peut comprendre qu'il ait peur, son comportement est vraiment agaçant et ce pendant tout le manga.

Bilan: une série qui faut voir au moins une fois mais une seule et qui a fait son temps. Regardez plutôt soukyu no fafner, c'est quasiment la même chose mais le scénario est compréhensible et les personnages meilleures. la peur de la mort y est aussi exprimée.
(ce n'est pas une publicité)

4/10

#Par Papimoule le 13/07/2010 à 16:43

Evangelion n'est pas un animé comme les autres, ça c'est une certitude et je pense que tout le monde sera d'accord au moins sur cela. Ce n'est pas un simple mécha. Au départ on a l'impression opposé, cependant il va nous prouver que les animés peuvent aller plus loin dans la réflexion humaine en nous proposant une étude psychologique de ces personnages et en laissant tomber l'histoire principale (du moins c'est la perception que l'on peut avoir mais je n'en suis pas si sur)

On commence l'animé avec un opening épique, entrainant, ce qui colle bien avec cet animé actif. Les graphismes sont excellent pour l'époque, l'animation aussi.
On nous propose des personnages avec des caractères plutôt classiques mais on s'aperçoit vite qu'ils sont mieux réalisés que d'habitude, en particulier le héros timide mais aussi avec du caractère (il n'est pas superflu comme c'est souvent le cas pour les personnages de son style). La fille (la first child) est le personnage avec le moins de consistance, c'est la marionnette sans sentiment qui ne sait pas réagir avec les autres, ce qui nous donne des phrases un peu niaise comme: "je ne sais pas comment réagir dans ces moments là" et le héros qui lui répond "souries"... ces moments là restent mineurs dans l'animé mais on aurait pu sans passer. Misato, la 3 child, le père du héros, la scientifique (et même tout les autres personnages secondaires) ne sont absolument pas négligés, justement c'est le point fort de l'animé qui a réussi à forger une conscience différente et réaliste dans chaque personnage. Du bon boulot à ce niveau là et heureusement vu la tournure que prend Evangelion il fallait que les protagonistes soient réussis.
Ensuite l'animé nous propose un scénario un peu bateau il faut le dire. Avec un garçon sorti de nulle part fait pour être dans une machine combattant des anges qui attaquent la planète on ne sait trop pourquoi. Finalement il prend les raines de son mécha et bat un ange par épisode environ. C'est un peu répétitif mais on ne le remarque pas trop grâce aux anges qui sont originaux et à l'arrivé de nouveaux conducteurs de mécha. On excusera les idioties du genre "son taux de synchronisation est de 400%" (je vois pas comment on peut dépasser les 100% en synchronisation mais bon...) ou encore l'an 2000 pour l'explosion, ça fait un peu trop le tournant quant on arrive au 21éme siècle (je chipote mais les trucs du style l'apocalypse arrive en 2012 je trouve ça un peu gonflant). Enfin rien de bien grave ni de très incohérent

Le dynamisme s'essouffle vers l'épisode 16-18. Néanmoins l'animé va prendre un tournant et ne va pas plonger dans le piège de l'ennui. Le passage est tout de même difficile on ne comprend pas tout de suite où veut en venir le réalisateur, il faut s'accrocher et passer outre les quelques erreurs de plan fixe, inutile, interminable, mal choisi et sans émotion pour le spectateur.

Ensuite on rentre dans le domaine de la psychologie, de la folie, de la philosophie. On fini par comprendre que tout les personnages sont perturbés voir même fou pour certain (l'auteur n'est pas allé aussi loin je pense mais c'est l'impression que j'en ai eu, ces personnages ne se disent pas 'je m'en fou c'est comme ça" ils se torturent le cerveau pour trouver des réponses, moi je l'apparente à de la folie). Les individus sont tous bloqués par la recherche du bonheur qu'ils ne savent trouver. Ils pensent que le monde les déteste, qu'ils ne servent à rien (de la schizophrénie pour ma part). Le héros cherche des réponses à travers une musique inspirant la folie, des dessins plus abstraits montrant que rien n'est certain, que nos pensées sont flou. C'est extrêmement bien monté. L'auteur nous montre ces humains comme des poupées néanmoins dotées de la pensé et c'est quand on découvre la vérité que l'on s'accapare une conscience. Ça aurait puis être mieux posé, mieux fait, ce n'est pas digne d'une vraie réflexion philosophique mais je souris l'initiative. Je regrette juste que la question de la folie ne soit pas clairement posé, on reste trop cantonné à la question du bonheur. Le réalisateur nous montre d'ailleurs une vie classique pour ces jeunes de 14 ans à la fin de son animé et c'est la qu'on se rend compte (si ce n'était déjà fait) à quel point ces étudiants ont la vie dure et beaucoup trop chargée pour leur âge.
Finalement un animé qui est une référence du monde du manga. La fin est tellement attendu qu'elle peut décevoir mais elle répond bien à la question finale. On ne sait pas vraiment pourquoi les anges sont venu du ciel. Moi je pense que c'est juste que l'auteur est un peu croyant, d'où le nom d'ange, d'Adam etc et qu'ils viennent du ciel pour apporter la réponse que l'on cherche du bonheur. N'oublions pas que que Eva est la vivante, la mère de tous. Elle est porteuse d'espoir dans cet animé et aide à travers les combats contre les anges (qui sont humains) à trouver la réponse.

Voila, j'ai terminé, je remercie l'auteur et son équipe pour cet excellent manga. Il nous a même mis du Beethoven en musique de fond! En résumé, à part le passage dans les épisodes 16-19 qui sont un peu regrettable, le manga est excellent sur tout les niveaux! Prenez du plaisir autant que moi!
J'ai hésité à mettre 10 mais les quelques moments longs et inutiles mon empêchés de lui mettre la note maximal, dommage.

9/10

#Par luf le 28/04/2010 à 04:19

Dur de noter un anime comme celui-ci, car beaucoup ont apprécié mais c'est loin d'être mon cas.

Il faut avouer que le début est plaisant avec un scénario bien introduit et prometteur. Des jeunes adolescents combattant des sortes de monstres géants appelé anges. Un héros peu commun (ça change de certains shonen où le héros sait tout faire). Mais malheureusement on est vite déçus ! Des comportements irrationnels contradictoires, des combats qui se répètent, etc. Sans oublier un scénario qui traîne en longueur, des questions qui n'en finissent plus et surtout presque pas de réponses.

Mais bon passons ces quelques détails, ce qui m'a le plus affligé c'est la fin de la série, à croire qu'ils n'avaient plus le budget nécessaire pour bien finaliser les 4 ou 5 derniers épisodes. Et plus particulièrement l'épisode 25 et 26. C'est tout simplement du grand délire, l'auteur devait sûrement planer lorsqu'il a rédigé ça. On a droit à des pseudos réflexions sur les sentiments, les pensées, le cœur humain (je précise à la place des réponses si longuement attendues). Mais il est plus que clair qu'il a fini par s'emmêler les pinceaux. Lol...
Je me faisais une joie de presque finir la série pour pouvoir avoir des réponses à toutes mes questions, mais non à la place j'ai eu droit à ce ramassis d'âneries. (Imaginez la déception !!!°)


Les persos sont dans l'ensemble psychologiquement instable et naïfs. Mais on finit par s'attacher à certains, et surtout ne plus en supporter d'autres (le père du héros qui a un comportement assez bizarre, tout au long de la série).

Le chara-design est correct dans l'ensemble, pour une série vielle de quinze ans déjà. Il n'y a rien de formidable et des petites imperfections sont notables par ci, par là mais disons que l'ensemble est passable. Je tient a noté que je n'est pas trop apprécié les méchas. Mais bon chacun ses goûts.

La musique est par contre sympa. Certains morceaux ont retenu mon attention, l'opening aussi, j'ai trouvé ça pas mal. Bref dans l'ensemble c'est correct (surtout comparé à d'autres animes)

Au finale on ne retient que la fin qui estompe littéralement tous les bons cotés de cet anime! On pense vraiment avoir perdu son temps. Certes prometteur au départ, un peu lent mais on continu surtout quand on sait que c'est un culte! Et puis la grande chute libre à la fin, c'est tout simplement déplorable.


Donc voilà une série à éviter sauf si vraiment, vous avez vu tout le reste.

NB (mon point de vue sur le deuxième aspect de la série):
En ce qui concerne la pseudo réflexion sur la psychologie humaine, le rapport avec les otaku etc... Je trouve que c'est vraiment mal placé. La description faite n'a rien de réel. L’esprit humain n'est pas aussi simple, et surtout ne fonctionne pas du tout comme le propose l'anime. Mais passons après tout c'est un anime, ça ne reflète en rien la réalité. Ce que je pense c'est que le studio à essayer de sauver la mise en prétendant faire un anime psychologique. La fin a tout simplement été bâclée suite à un problème quelconque (probablement financier) on ne met pas 20 épisodes de côté pour changer sur une autre vision des choses. La preuve la plus flagrante : les nombreux plans fixe qui apparaissent en fin de série (les quelques dessins moins bien dessinés).

2/10

#Par Beck le 08/05/2008 à 10:55

Que dire sur cette série ? Beaucoup de choses, trop peut être. Elle est incontestablement sujet à débat car le mélange des genres qu'elle opère amène une certaine confusion. D'un côté, des méchas, des filles sexy, un peu de fan service et des combats à gogo. De l'autre, de nombreuses réflexions philosophiques. Entre les deux, un scénario qui n'apporte, au final, pas beaucoup de réponse. Il faut donc accrocher pour pouvoir apprécier cette série et j'avoue éprouver des difficultés pour me faire un avis précis.

Du point de vue graphisme et animation, pour une série qui a plus de dix ans, on ne peut rien lui reprocher. La réalisation est également très bien mené même si les auteurs abusent dans 2-3 scènes de très long plan fixes. Quant à la musique, à part le tout dernier thème au piano sur la dernière scène, je n'en garde aucun souvenir si ce n'est quelques morceaux de musique classique bien senti.
Mais ce qui fait la richesse d'Evangelion, c'est peut-être les personnages. Ces derniers deviendront le centre de la série au fur et à mesure des épisodes. Ce fait est le reflet de la spécificité de la série. D'un pur shônen, la série se mue en une œuvre "cérébrale" avec comme point d'orgue les derniers épisodes. Et comme le scénario n'éclaircit pas toutes les zones d'ombres, on peut ressentir une certaine frustration à la fin.

Du coup, il suffit de lire les précédentes critiques pour voir qu'Evangelion est une série qu'on aime ou qu'on déteste. Moi, je n'ai pas réussi à déterminer si je devais l'encenser ou la détruire. C'est pour cette raison que j'opte pour une notation "moyenne". Car, au final, j'aurai passé de très bon moment.

7/10

#Par Dodonpachi le 22/05/2007 à 14:02

Néon Génésis Evangélion... Une série qui a fait couler beaucoup d'encre et qui continuera à animer les débats tant il y a de choses à dire à son égard, en bien comme en mal. Pour ma part, je trouve que le fond et la forme sont bien inégaux et ce pour plusieurs raisons.

Commençons par les points positifs, c'est-à-dire la forme. A sa sortie, Néon Génésis Evangélion exhibait fièrement des graphismes et une animation en avance de cinq ans au moins par rapport à la concurrence et cette qualité se ressent encore aujourd'hui. Les graphismes sont fins, les couleurs bien choisies et les détails foisonnent. Rares sont les séries qui, meme aujourd'hui, peuvent se vanter de posséder un travail aussi abouti. Du bon boulot à ce niveau. Les musiques, quant à elles, collent bien à l'action, sont en adéquation avec l'animation mais aucune n'est vraiment exceptionnelle, sauf le thème d'ouverture et les rares moments qui mélangent des combats et des symphonies de musique classique, passages qui constituent l'apothéose de la série. Dans l'ensemble, la forme a donc été très travaillée et on ne peut que s'en réjouir car il n'en va pas de meme, à mon avis, pour le fond.

Le fond, en effet, constitue les points négatifs de cette série mais encore une fois, ce n'est que mon avis. La série est en effet très particulière. Elle commence par nous proposer une histoire évoluant dans un futur lointain et laissant une place très importante à la science-fiction avec des combats opposant des robots humanoïdes à des créatures venues de l'espace, les anges. Puis, petit à petit, la série s'attache à une analyse psychologique et philosophique très approfondie de tous les personnages principaux. Et là, la seule chose que je peux dire, c'est que tout le monde ne s'appelle pas Sigmund Freud et seules certaines personnes auront le courage de se plonger dans les méandres profondes ( mais alors pour le coup d'une profondeur abyssale ) de cette analyse. Et là ou le bas blesse, c'est que cette analyse finit par empiéter sur les autres aspects de l'histoire, laissant ainsi certaines questions sans réponses: qui sont les anges ? d'où viennent-ils exactement ? qui les envoie ? quelles sont leurs réelles motivations ( parceque la destruction de l'humanité, plus classique tu meurs ) ? Quel est le véritable but de la Nerv ? C'est à croire que les réalisateurs eux-meme se sont perdus dans le scénario qu'ils voulaient proposer. A vouloir trop bien faire, on fait parfois mal et c'est exactement le problème quant au fond de cette série. Du coup, plusieurs visionnages s'imposent ce qui est vraiment dommage car encore une fois seuls les fans purs et durs auront ce courage. J'aimerais aussi qu'on m'explique l'intéret de faire autant de fins différentes ( sept au total mais je ne suis pas sûr ).

Pour conclure, Néon Génésis Evangélion est donc agréable à regarder si on ne fait pas attention à l'analyse des personnages ce qui est vraiment dommage. C'est pourquoi je lui enlève la moitié des points et lui attribue un 5/10.

5/10

#Par psichic le 05/03/2007 à 20:40

Amateurs de psychologie, d’animes complexes et qui aiment réfléchir un peu, bonjour!!! :p
(Les autres bye bye ^^)
Evangelion est l'anime qui vous plaira, qui remontera à la surface de votre animethèque...Car c’est une série cultissime qui mérite son titre (en tout cas pour moi). Je m'explique :

Tout d'abord, commençons par l'histoire. En gros, très gros, Shinji Ikari a été "élu" pour piloter l'Eva 01, qui est un Evangelion, c'est-à-dire un être humain amélioré qui se fait piloter. Ce projet a été monté par la NERV, dont le but est de détruire les anges, d'éviter le 3ème impact, et aussi d'effectuer la complémentarité de l'être humain.
Durant les quinzes premiers épisodes, Shinji et Rei combattent les anges (créatures diverses cherchant à détruire l'humanité), puis le duo est rejoint par Aska. Cette partie n'est pas des plus passionnantes, mais n'est pas pour autant inintéressante. On va dire que ce petit bout de l'anime est la mise en place de l'histoire, il fait entrer celui qui le visionne dans ce monde, et lui en fait prendre connaissance, notamment pour que l'on cerne les personnages et leur caractère.

La deuxième partie commence vers l'épisode 15, le shonen banal s'arrête là, et on entre... dans le culte, à partir du treizième ange. On a ensuite le passage sur les chaises de verre (excellent !). Là on voit à quel point les personnages et le scénario ont été travaillés, des personnages creusés à tel point que l'on sort de l'analyse seul des persos, pour aller vers l'analyse de l'être humain, de ses peurs, et de ses sentiments.

Et enfin la troisième partie, le chef d'oeuvre, la cerise sur le gâteau : la fin !
Alors que tous les corps se réunissent (on peut appeler ça l'apocalypse, ou le troisième impact), un choix revient alors à Shinji, le choix, que tous partagent un même corps. Grâce à cela, plus personne n'aurait à souffrir des sentiments, de la peur, de la vie... ou que tous se séparent à nouveau pour reformer des corps différents. Acceptant que de ce choix résulte la souffrance et autres mauvais sentiments.
Que va-t-il choisir?...

Passons maintenant à nos chers personnages:

L’(anti-)héros, Shinji Ikari est plutôt le type de gars, pas trop sûr de lui qui à peur du contact avec les autres, et qui va, malgré lui, devoir piloter l'évangelion, pour essayer d'attirer l'attention de son père qui est au commande de la NERV. Il n’est pas vraiment charismatique, mais plutôt attachant.

Misato est celle qui héberge notre petit Shinji, et qui va plus ou moins lui faire office de maman. Elle cohabite avec un pingouin, (Pourquoi un pingouin ? Cela reste un mystère, on peut dire que c'est la mascotte !).

Rei Ayanami, le personnage le plus énigmatique de l'histoire. Elle est l’une de ceux que j'ai le plus apprécié, elle est vraiment mystérieuse et ça rentre bien dans l'idée de cette anime. (je ne peux pas dire grand chose sur elle, sinon je rentre dans le spoil T_T)

Asuka, est une fille plutôt orgueilleuse, qui ne fait les choses que pour se suffire à elle-même. Elle a une carapace de fer qui cache un lourd passé. Pour elle, la seule personne digne de confiance est elle-même, même si parfois quelques sentiments transpercent cette coque : elle semble notamment apprécier Shinji.
Asuka est jolie et possède un certain charisme. Malheureusement, elle est détestable par son caractère (C'est pour ça que je l'aime bien, elle me rappelle des connaissances ^^).

Au niveau des graphismes, pour l'époque, je trouve ça pas trop mal. J'apprécie particulièrement l'originalité de la ville de Tokyo 3, avec les bâtiments qui rentrent dans le sous sol (je trouve ça cool ^^), mais aussi le design des anges et des Eva.

Pour ce qui est du son, la musique est loin d'être marquante, mais aussi loin d'être mauvaise. En fait, la musique, on s'en fout un peu ! ^^

Bref, vous l'aurez compris, c'est un anime à ne surtout pas manquer... en langage français on appelle ça un CULTE !
Tant que vous n'aurez pas visionner cet anime, vous ne pourrez pas être ce que l'on appelle un fan de mangas ^^. C’est une petite perle.
Je gratifierai cet anime d'un 9 bien mérité, le 10 étant quasi impossible à atteindre, et la perfection n’étant pas de ce monde... (le point en moins pour les certaines longueurs, et le léger manque de détails aidant à comprendre du premier coup :p )
Mais il est difficile d'expliquer un tel anime, alors voyez par vous même.

- Avant dernier point : ne regardez pas cet anime en version française, par pitié ça gâche vraiment tout!! Je l'ai expérimenté !

- Dernier point : je pense que pour vraiment comprendre, ou du moins pour comprendre la totalité de subtilités de cet anime, un second visionnage est presque obligatoire.

9/10

#Par Siquall le 05/12/2006 à 00:18

Evangelion ?

C'est tout simple, soit on adore, soit on n'aime vraiment pas, les plus jeunes (ou les plus faibles d'esprit (ironie)) auront du mal à comprendre certains passages de l'animé, il faudra regarder une nouvelle fois les épisodes pour comprendre ce qu'il en est réellement, ce qui peut décourager la première fois...

Mais voilà, que cela plaise ou non, cette série est devenue une série culte, et c'est aussi mon avis, qu'elle en vaut largement la peine, tant est qu'il faut aimer un minimum les méchas, vu que la série se base un minimum dessus.

Un des meilleurs animés qu'il m'ait été donné de voir, et qui mérite amplement la note maximale.
Rares sont les animés de cette qualité, mais une nouvelle perle de ce genre vient de naitre sous la forme d'un autre animé.

A regarder au moins une fois pour tout fan d'animés.

10/10

#Par Faustt le 04/12/2006 à 01:13

Je n'ai vu Evangelion pour la première fois qu'il y a seulement 3 ans. Et là quel choc !
Tout d'abord, c'est l'extraordinaire travail des doubleurs (japonais, bien sur) qui surprend : la voix de chaque personnage colle parfaitement à son caractère.

Le graphisme est lui aussi réussi : chaque personnage est identifiable au premier coup d'oeil et les décors sont magnifiques. En tout cas, cela ne fait pas trop "vieillot" pour une série datant de 1995. (Je vous conseille tout de même, les différentes versions remasterisées)

Ensuite le scénario est plutôt classique mais c'est son traitement qui est différent. Par exemple, on s'aperçoit vite que les robots n'en sont pas vraiment. Et qu'ils semblent d'ailleurs plus dangereux que les ennemis qu'ils sont censés combattre.
De multiples questions jalonnent toute la série ce qui lui donne un aspect mystérieux, les fans des théories du complot apprécieront. Des questions qui resteront d'ailleurs....sans réponse !

Car en réalité Evangelion n'est pas du tout une série de robot, c'est une série sur la psychologie humaine.
On se fiche complètement de savoir d'où viennent les ennemis (au graphisme volontairement bâclé) puisque ce n'est qu'un prétexte.
Ce qui faut savoir c'est que le studio Gainax, producteur d'Evangelion, est le tout premier studio d'animation crée uniquement par des Otakus pour des Otakus. Et Evangelion, selon le propre aveu du réalisateur, à pour mission de toucher les Otakus là où ça fait mal : leur isolement et leur peur des autres.
Shinji, le "héros" de la série représente l'Otaku moyen : enfermé sur lui même, vivant dans son monde (avec son walkman perpétuellement sur les oreilles), n'ayant que des rapports conflictuels avec les autres, sans amis etc...
Tout au long de la série, on observe donc son évolution, sa psychologie et ses doutes. Et les 2 derniers épisodes de la série servent d'électrochoc.
Les Otakus sont alors mise en face de leur double. Ils partagent le même côté pathétique de Shinji, ses mêmes questionnements.

Dans les derniers épisodes, la fausse toile de fond (les robots et les anges) est complètement mise de côté. On se contente de plonger dans l'esprit retord de Shinji, jusqu'à arriver au moment où il s'accepte enfin comme il l'est, avec tous ses défauts et son côté lâche finalement inhérent à tous les êtres humains. Durant ces 26 épisodes, il a longuement appris à s'aimer et à aimer les autres. L'otaku est sorti de son enfermement et tout est bien qui finit bien.
Les anges ? Si vous vous poser encore ce genre de question à la fin de la série, c'est que vous n'avez pas compris. Revoyez donc la série sous un autre angle.

En conclusion Neon Genesis Evangelion est sans nul doute le meilleur anime de la japanimation, le plus abouti, le plus recherché.
Il convient toutefois de préciser qu'il vaut mieux avoir une mentalité plutôt mature pour comprendre cet anime, il est vrai un, peu inaccessible à un public trop "jeune".

10/10

#Par kuchiki byakuya le 03/12/2006 à 21:21

En voilà un animé qu'il est culte!! Seulement culte ne veut pas dire forcément bon et Evangélion le prouve.

Soyons logiques et justes. Avant tout, cet animé est indéniablement long (bien qu'il n'y est que 26 épisodes) par un rythme mou du genou. C'est lent, très lent, trop lent. Mais ce que je trouve encore plus grave, c'est que les rares scènes d'action sont mauvaises, surtout à cause d'un design décevant (valable pour l'animé en général d'ailleurs). Ce qui m'a insupporté, ce sont les scènes statiques qui fixe une chaise, un verre, en entendant les persos parler derrière. Mais à quoi ça sert?? A rien sauf à faire perdre du temps et de l'argent pour remplir les trous d'un scénario minimaliste.

Puisque j'en parle, je continue dessus. L'histoire est basique: des méchants débarquent sur Terre et des robots géants (moches qui plus est) doivent faire le ménage, conduits par des gosses. Mouai, bof, bof. Rien de très excitant. Pour compléter un vide flagrant au niveau du scénario, l'auteur a tenté l'introduction de la psychologie, ce qui, dans le fond, n'était pas une mauvaise. Oui mais voilà, on a le droit à une psychologie au rabais, sans la moindre profondeur. "Je suis un pauvre malheureux abandonné par ma famille" ou "Mais qui sui-je merde?". Voici un résumé, simplifié certes, mais pas si loin de la réalité. Et cette mauvaise psychologie influe sur les persos.

En effet, ils sont loin d'être géniaux. Shinji, alias le roi des chialeurs, a une particularité unique: celui d'être le héros le plus pathétique de la japanimation. Plus énervant, décevant, et antipathique, j'ai pas encore trouvé et pourtant, j'ai des dossiers. Asuka, jeune fille rebelle, se révèle aussi solide mentalement qu'un bonhomme de neige sous le soleil d'août. Et j'en passe. Seules Misato et Rei m'ont bien plu. Leur caractère respectif est bien fait et ce sont les personnages le plus intéressants.

Je finirai par la musique, franchement décevante elle-aussi. Aucun air ne vaut d'être écouter si on le sort de son contexte. Pour dire vrai, je n'ai retenu aucun thème, tellement ils sont insignifiants.

Bref, Evangelion est loin d'être culte pour moi. J'ai lutté pour regarder les 26 épisodes sans m'endormir et je sais que je ne regarderai probablement plus cet animé. La fin est nullissime, trop en décalage avec le reste de la série et on peut même dire qu'elle est incompréhensible. Raté du début à la fin. 3/10 car il ne vaut pas plus pour moi

3/10

#Par AngelMJ le 29/11/2006 à 01:13

Evangelion. Qu'est ce que l'on aura pu me bassiner les oreilles avec cette série. Un chef d'oeuvre, la référence de la japanimation, voilà comment les 3/4 des fans du genre la qualifie. Pour ne pas mourir idiot, et essayant tant bien que mal de me débarasser de ma mechaphobie, j'ai osé tenté l'expérience qu'est de visionner cette mystérieuse série. Douche froide.

Les premiers épisodes ne m'ont pas emballé. Graphiquement, ça accuse son âge, le charadesign n'est pas le plus original que j'ai vu et le scénario s'annonce peu convaincant. De plus, je n'ai pu voir l'anime que dans sa version française, et les doublages ne sont pas les meilleurs que j'ai entendu. Malgré tout, je prends mon courage à deux mains et, poussé par les conseils et les critiques, je continue. Les bonnes surprises commencent alors à pointer le bout de leur nez.

Déjà, deux choses fondamentales sautent aux yeux : la qualité de l'animation et la musique. Même si les humains bougent de façon relativement basique, les animations des mechas sont tout simplement superbes. Chacuns de leurs combats sont très biens animés et vraiment passionnant à suivre. La musique vient par la suite accompagné les mouvements des humanoïdes. C'est majoritairement de la musique classique et aussi étrange que cela puisse paraître, cela rend extrêmement bien et donne vraiment quelque chose de cohérent. De ce côté, je ne peux vraiment rien reprocher à la Gainax.
Les personnages sont intéressants mais tous ne se valent pas. Voyons d'abord les pilotes des Evas : j'ai détesté le héros, j'ai eu envie de le claquer du début à la fin. Rei est sympa au début mais devient vite lassante par son mutisme constant et son manque total de dynamisme (c'est le charme du perso certes, mais c'est gonflant au bout d'un moment). Quant à Asuka, je trouve que c'est la plus intéressante des trois. Même si elle prend la tête au début à meugler à tout bout de champ, l'évolution du personnage est la plus intéressante des trois et c'est le pilote qui m'a le plus touché. Au niveau des adultes, mon coup de coeur va à Misato, sans doute l'un des persos les plus fouillés et les plus intéressants de la série. Gros coup de gueule par contre pour le commandant Hikari qui me faisait grincer des dents à chaque apparition : pas d'expression, pas de sentiments, toujours la même sale pose (sisi! Je suis sûr que vous voyez très bien de quel pose je parle), un bide total de mon côté.

Donc, l'histoire suit son cours. Les personnages évolue, les combats entre les Evas et les anges (qui sont un peu ridicule graphiquement) s'enchaînent, le tout pour élaborer un scénario avant des bases philosophiques et religieuses assez intéressantes. Je regrette juste deux choses : le fait que chaque mission s'apparentent à une mission impossible mais qui au final tout finit toujours bien, et que de nombreuses questions susciter par le scénario ne trouvent au final aucune réponse. Vient alors les deux derniers épisodes et là... c'est le drame...

En deux épisodes, le plaisir (relatif) qui avait germer en moi durant une vingtaine d'épisodes s'est vu complètement foudroyé. Comprenez moi : alors que la série est majoritairement composé de combats de mechas, on se retrouve avec deux épisodes où les différents protagonistes se lancent dans de grandes questions philosophiques très profondes sur la vie, Dieu, les hommes, les sentiments, tout pleins de choses qui peuvent être simples mais qui dans Evangelion deviennent extrêment compliquées. Perso, cela m'a refroidi et frustré car ces deux épisodes, en plus d'être pompeux à mort, ne répondent à des questions auquelles ont attend des réponses à la fin du 24e épisode.

Perso, je ne comprends toujours pas le côté cultissime de la série. Si l'ensemble se regarde très bien, les deux derniers épisodes ressemblent plus à un trip de la part du studio qu'à une réelle conclusion (mais vu le sujet, il reste difficile d'en établir une). J'ai trouvé ça très frustrant, limite j'ai trouvé que l'on se foutait de ma gueule de me mettre de la philosophie aussi complexe à la fin d'un anime qui, même s'il traite de sujets pronfonds, s'enfoncent dans une complexité et un manque de proximité total.
Je me dis que peu être je suis quelqu'un qui ne pense pas assez, qui trouve toutes ces réflexions sur la vie bien trop poussées et qui, vu qu'elles n'ont majoritairement aucune réponse, sont plus un moyen de se cogner la tête contre les murs plutôt que d'apporter quoi que soit de constructif. Dans ce cas, vous fans, vous êtes des cerveaux et moi, simple spectateur, un simplet de la philosophie.
Je mets donc 5/10 à la fameuse série culte : 7/10 pour l'ensemble de la série, avec moins 2 pour chacun des derniers épisodes. Les fans peuvent me lapider maintenant...

PS : Au fait... il sert à quoi le pingouin? ^^'

5/10

#Par HanaiSenpai le 17/11/2006 à 04:36

Alors que que la Gainax s'apprête à relancer le "mythe Evangelion" avec la sortie prochaine des épisodes "Rebuild", il apparaît nécessaire de s'interroger sur les éléments qui ont fait d'une série animée de 26 épisodes (et 2 films) l'objet d'une véritable passion, au point que 11 ans après, les discussions se poursuivent entre ceux qui la vénèrent et ceux qui la considèrent commme une vaste supercherie. Culte est l'adjectif qui revient le plus souvent dans la bouche de ses fans, Incompréhensible est celui brandi par ses détracteurs.

Alors qui croire ?

Une tentation naturelle serait de dire, les deux.
Neon Genesis Evangelion est un anime extrêmement efficace, au design et à l'animation magnifiques pour l'époque (les Eva sont de toutes beautés et à mille lieux des canons du genre mecha), portée par une bande-son extraordinaire (n'hésitant pas à faire appel à la musique classique) et qui propose une réflexion philosophique poussée.
Neon Genesis Evangelion est un micmac philosophico-religieux, porté par un héros aussi apathique qu'une paramécie, cultivant l'ennui et qui se termine par deux épisodes finaux absolument incompréhensibles qui n'apportent aucune réponse aux questions posées (D'où viennent les anges ? Que cherchent-t-il dans Tokyo 3 ? Qu'est-ce que le plan de complémentarité de l'homme ? etc.).

Cette tentation de couper la poire en deux, je la refuse et voici pourquoi :

Quiconque regarde la série pour la première fois en ressort extrêmement frustré. Une réaction naturelle au vu des derniers épisodes. Cette frustration peut vous conduire vers deux attitudes.
Le rejet, constistant à crier à l'arnaque, au baclâge, à la manipulation du spectateur.
Ou la curiosité, consistant à revoir la série depuis le début, à se procurer les films, à s'ouvrir à ce que l'on regarde.
Est-il bien utile de préciser que la bonne attitude à adopter est la deuxième ?

Car il est certain qu'Evangelion est une série qui se prête à la relecture. Alors qu'au début de la série le scénario fait penser à un classique schéma de Monstres/Mechas qui se battent pour protéger la Terre, la deuxième partie semble accorder de moins en moins d'importance aux "Anges" qui n'apparaissent généralement qu'en toute fin d'épisode. Mais alors que voit-on ? Ceux qui ont fait l'effort de suivre y ont vu des vieillards obsédés par leur propre mort, des hommes manipulateurs, des femmes amoureuses, des femmes jalouses, des adolescents découvrant leur sexualité et tentant de construire leur propre monde dans celui des adultes. En un mot, les hommes. Un sujet simple mais universel. En tant que spectateur, nous sommes interpellés, secoués, bouleversés devant ceux qui nous ressemblent plus que nous ne voudrions l'admettre. Oui Shinji est lâche, mais qui ne l'a jamais été ? Qui n'a jamais refusé de fuir ses responsabilités, de s'engager, de prendre la bonne décision ? Qui n'a jamais suivi le troupeau plutôt que chercher sa propre voie ? Qui n'a jamais ressenti la solitude ? La bête qui crie moi au centre du monde, c'est Shinji, mais c'est aussi le spectateur qui est ici amené à redécouvrir ce qui définit son existence.

Certains ont trouvé étrange de livrer ce genre de réflexion au sein d'une série qui semblait "grand public" et après avoir alléché le spectateur grâce à des combats de robots géants et plusieurs héroïnes sexys. De même, on villipende régulièrement le traitement à l'américaine de l'après série, à base de goodies, de figurines, etc qui ont envahi les magasins spécialisés avant même le dernier des 26 épisodes. Mais peut-on réellement, au XXIème siècle, reprocher à un artiste de chercher à s'assurer un certain niveau de vie à travers le marchandage de son oeuvre ? D'autant que ce merchandising continue de contribuer en grande partie à la diffusion de cette même oeuvre à travers le monde. Qui n'a jamais croisé le regard triste de Rei Ayanami à travers une vitrine ou en tournant la page d'un magasine ?
De même, on villipende parfois Anno pour avoir repris certains mythes de l'Ancien Testament et de la Caballe et de les avoir mixé en sa propre soupe symbolique destinée à attirer le spectateur japonais féru de légendes occidentales. Mais il faudrait alors critiquer Léonard de Vinci pour avoir peint le Cène, Verdi pour avoir composer Nabuchodonosor, Hugo pour avoir écrit la Légende des Siècles. De tout temps, les artistes ont puisé dans les mythes de leur époque afin de livrer leur propre réflexion, se servant de la puissance des représentations religieuses (qu'il ne faudrait pas sous-estimer) comme vecteur de leur Art.

En allant jusqu'au bout de sa démarche, Anno a refusé la possibilité de n'apprécier sa série que comme un simple divertissement. "En élaborant un sublime mais élitiste Neon Genesis Evangelion, où l’expérience psychique, collective mais aussi individuelle, empiète sur tout le reste au détriment de nombreux spectateurs mais pour la plus grande victoire de l’art"(1). L'oeuvre d'Anno aura en tout cas modifié profondément la vision que l'on se faisait de l'animation, ce qui en soi est déjà la marque d'un chef-d'oeuvre.

A ceux qui n'ont pas su l'apprécier, je me permets de donner ce conseil : accordez une seconde chance à Neon Genesis Evangelion. Vous ne le regretterez pas.



Citations :
(1) Animeka, dosssier sur les mystérieuses cités d'or, par Ryoga

10/10

#Par beber le 14/11/2006 à 14:36

Non, non, mille fois non!

Neon Genesis Evangelion est certes un bon anime, mais de là à susciter un tel plebiscite, je m'insurge.

J'explique: Neon Genesis Evangelion est un anime parvenu au rang de serie culte. On est donc en droit d'en attendre beaucoup. Et c'est là que le bat blesse selon moi. Evangelion est un anime correct.... mais loin d'etre exceptionnel. En tout cas au regard de ce qui peut se faire en 2006.

Tout d'abord le scenario. Il est très très déconcertant. Déconcertant, car rempli de trous. Est-ce volontaire ou non, toujours est-il que bon nombre d'evenements ne sont pas expliqués, ou ne sont pas approfondis. A titre d'exemple, les relations entre Shinji et son père sont très etonnantes, parfois dérangeantes, mais finalement peu d'élements explicatifs vont nous renseigner sur le pourquoi de cette relation. Quant à la trame du scenario, c'est simpliste. Pour résumer, des "Anges" (espece de monstre venus d'ailleurs - pas plus de renseignement- qui sont d'une mocheté graphique, qu'ils en deviennent plus droles qu'effrayants) attaquent notre bonne planete, au fur et a mesure cherchant à tuer Adam, un autre Ange captif des humains. On ne sait vraiment pourquoi, d'ailleurs.
Entre references religieuses, mythologie japonaise, et effervescence d'un cerveau depressif, l'on se perd un peu dans les méandre de la symbolique scenaristique.

Les personnages sont ennervants au possible, Shinji, une espece de gamin traumatisé par sa mission (on peut le comprendre, note) mais apathique au possible, Rei plus inexpressive , tu meurs, la scientifique obsédée par sa mission, le pere despotique, dont on se demande parfois s'il lui reste un brin d'humanité...

La ou l'anime remonte dans mon estime, c'est dans l'utilisation faite de la musique classique dans sa bande son, puis dans l'animation des Eva. Je m'explique... là ou l'anime est lent en generale, les scene d'action sont d'une fluidité impressionante pour une serie de 1996, et contraste bien avec ces passages lents.

Enfin, on ne peut pas ne pas citer cette fin, ces 2 episodes pseudo psycho-metaphysique, qui firent scandale au Japon à l'epoque. Certains accrocheront, d'autre comme moi seront totalement insensible à ces deux episodes, totalement inutile à l'histoire (à mon gout).

Bref, beaucoup de bruit pour pas grand chose à mon avis. Il faut etre amateur de séries introspectrices pour apprecier.

5/10

#Par Jacen le 14/09/2005 à 01:23

Bon que dire d'innovant pour complimenter cette magnifique série? Ben pas grand-chose mais il est évident que cet anime a atteint un niveau inégalé dans la popularité qu'elle rencontre ET IL Y A DE QUOI! Des persos ultra-charismatiques (même Pen-Pen le pingoin d'eau chaude), un scénario ficelé par un génie (bien qu'un peu dérangé de la cafetière sûrement, au vu des derniers épisodes), des graphismes ahurissants pour l'époque (10 ans déjà!) et pour le format (26 épisodes de cette qualité de production, ben chapeau)... Enfin bref un must qui ne peut se définir ou se ranger dans une catégorie particulière, il faut juste le regarder et apprécier par soi-même. 

Pour ma part la perfection n'existe pas mais Evangelion s'en rapproche tellement qu'il mérite bien un 10 et tant pis pour les convictions!

10/10

#Par stephyhp le 08/03/2005 à 23:22

PAROLE D'UNE FAN DE NEON GENESIS EVANGELION...   
   
D'abord, on tombe sur le premier épisode sur Ab1, puis on matte le deuxième par curiosité, puis on les matte tous car elle est trop bien cette série! Puis ENFIN, on finit par trouver les films tant recherchés et là, c'est l'apothéose, le summum, le zénith. Pour rester connecté à la planète Evangelion, on collectionne les animes.   
   
Sachez qu'Evangelion n'est pas qu'un simple manga de plus avec des combats de mecha, etc. NON!   
Cette série, c'est beaucoup plus que cela! Hideaki Ano, le créateur, nous montre à travers les personnages et l'histoire même, une vision du monde, de différents aspects (religieux, psychologique, méthaphysique et philosophique).   
Ne vous inquiétez pas, cette oeuvre n'est pas barbante, l'évolution des personnages principaux, adoslecents, s'accompagne d'une grande dose d'humour et il est aisé de s'identifier à eux. Pour peu qu'on ait l'esprit un peu "ouvert", la trame de la série permet une réelle et intéresssante réflexion sur le monde qui nous entoure et sur tous les domaines abordés [la science, la psychologie, les relations entre les enfants, le personel de la Nerv, les questions d'éthique, le plan de complémentarité de l'homme) sont traités sérieusement.   
  
Neon Genesis Evangelion est LA série, immanquable monument de l'animation japonaise.

10/10

#Par Fremen le 04/01/2005 à 00:54

Oh mon dieu merci pour cette anim.   
   
Outre le début où on trouve les robots cool, cette série apporte une réelle réflexion philosophique sur le monde et le rôle de Dieu (prévoyez un peu d'aspirine).   
   
Très vite on entre dans le thème de la religion et de l'armageddon. En effet le monde dans lequel se déroule l'action aurait été détruit après le contact des hommes avec une entité appelée "Adam".   
Depuis les hommes essaient de survivre mais des monstres attaquent les villes et cherchent à provoquer une nouvelle catastrophe. Notre "héros", un jeune homme qui ne prend pas son rôle très à coeur, est obligé de les combattre à bord d'un robot appelé Eva 01.   
  
Les combats sont impressionnants mais la violence n'y est pas gratuite, les sentiments des persos sont très bien traités et les chara-design d'une rare qualité.   
Mais les combats ne sont pas au coeur de l'intrigue, ils sont surtout là pour donner du rythme à la série, brillante réussite.   
De plus le perso principal (Ikari Shinji) est carrément un anti héros qui se passerait bien de son rôle de sauveur du monde.   
   
Outre le scénario, la musique (Beethoven, Vivaldi,...) est magnifiquement incorporée à l'image (je me comprends) et est une pure merveille à écouter.  
C'est cette anim qui m'a fait tomber amoureux des mangas.   
Je vous la conseille plus que fortement.  

10/10

#Par grabouh le 17/12/2004 à 22:25

Bon, pour moi, Neon Genesis Evangelion (NGE) est le messie : c'est cette série qui m'a fait découvrir le monde des manga & anime. Pourquoi ai-je d'un coup adhéré à cet anime ? Parce que j'y ai trouvé une histoire bien différente de celles des autres animes, avec des personnages à la psychologie se développant en même temps que les péripéties avancent.

L'animation se porte très bien, surtout l'animation des mechas qui pouvait s'avérer complexe vu le boulot énorme du mecha-designer. Le chara-design est super (raaaahhhhh !!! Misato !!!). Le doublage japonais est nettement meilleur que le doublage français, surtout pour la voix d'Asuka. Les musiques sont de très bonne facture, même si elles ne sont pas super en elles-même, puisqu'elles servent à accompagner des scènes qui ne sont pas dans le ton de la comédie (c'est le moins que l'on puisse dire...).

Mais bon, le studio Gainax a mené ce projet de très belle manière et je pense que NGE est un mythe de l'animation (oui, oui, c'est pas trop fort comme mot, pour moi...). Comme tout a commencé par Evangelion pour moi, cet anime restera éternellement une référence.

10/10