Tengen Toppa Gurren Lagann

Label Anime-Kun
  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2007
  • Titre original: Tengen Toppa Gurren Lagann
  • Nombre d'épisodes: 27
  • Site officiel: http://www.gurren-lagann.net/
  • Studio: Aniplex, GAINAX, Konami
  • Diffuseur: TV Tokyo
  • Directeur: Hiroyuki Imaishi
  • Character-designers: Atsushi Nishikiori
  • Musique: Taku Iwasaki
  • Doubleurs: Katsuyuki Konishi (Kamina), Marina Inoue (Yoko), Tetsuya Kakihara (Simon), Daiki Nakamura (Dayakka), Kana Asumi (Kiyal), Kana Ueda (Kinon), Kishô Taniyama (Kittan), Masaya Onosaka (Leeron), Mitsuki Saiga (Rossiu), Nobuyuki Hiyama (Viral), Rina Satou (Kiyoh), Shizuka Itou (Boota)

Synopsis

Tengen Toppa Gurren Lagann se déroule pendant une époque sombre pour l'humanité, condamnée à vivre sous terre dans des villages reclus et isolés. On suit le périple de Simon & Kamina deux habitants de Jehaa village, un des nombreux abris sous terrains. Leur destin est amené à changer alors que Simon découvre une étrange clé lors d'une fouille et qu'un mystérieux "monstre mécanique" fait son apparition dans le village.
Existe-t-il encore de la vie sur la surface ? D'où viennent ces monstres mécaniques ? Que deviennent les autres humains ?

Synopsis soumis par Boud
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Par Scalix le 15/04/2008 à 18:23

Difficile exercice que d’arriver au beau milieu d’une salve d’élogieuses critiques, toutes relativement denses, complètes et proches de mon opinion. Alors que dire de plus ? Répéter la même chose encore et encore ? Je prends le risque, mais rassurez-vous, je ferai court. Une telle série ne permet pas de développer l’intégralité de son opinion dans une simple critique, à moins de la rendre indigeste et repoussante.

Je commence d’office par LE point négatif de la série, qui a stoppé pas mal de monde bien avant qu’ils ne puissent réaliser la tuerie que représente TTGL dans l’univers de l’animation japonaise. Le début est beaucoup trop vague, beaucoup trop lent et peu engageant par rapport à l’accélération fulgurante de la trame que l’on constate très rapidement.
De fait, les sept premiers épisodes nous font découvrir l’aventure de nos héros en même temps qu’eux-mêmes réalisent la quête désespérément mortelle dans laquelle ils se lancent. Très bien me direz-vous, mais à ce moment là, il est relativement délicat d’être attiré par autre chose que le design concept des méchas et par le style visuel ultra dynamique de l’anime.

Alors parlons-en, de ce visuel. TTGL est absolument méga ultra stylé. Les personnages kitchs et radicaux bénéficient d’un charisme grisant, qui nous suscite parfois de violentes pulsions épiques. On monterait bien nous-mêmes dans un mécha stylé pour défoncer des hordes d’ennemis humanoïdes avec la quasi certitude de tout exploser et de revenir sans la moindre égratignure.
L’animation, pendant les combats, est tout simplement hallucinante. C’est ultra tonique, sans temps morts, et le style est parfaitement approprié au ton général de la série.
Les personnages gueulent, prennent des airs de branleurs sûrs d’eux avant de jeter des pluies de missiles sur des adversaires flippés par leur confiance en eux absolument hors-norme. Grisant, jouissif, jubilatoire, divin.
Les décors sont extrêmement travaillés, et pas mal de plans sont assez mémorables. Le tout dans un style vraiment propre à la série.
Le mecha-design est un élément à part entière de la série, chaque « Ganmen » ayant un style bien à lui, le dotant d’une personnalité proche de celle d’un être vivant à part entière. Bien entendu, ils s’accordent généralement à merveille avec leur pilote.
C’est le genre de chose qu’on pourrait développer, justifier et analyser sur des lignes et des lignes, mais je pense que pour le coup, il suffit de jeter un œil à la série pour directement comprendre de quoi on parle tous.
Seul petit bémol, au départ, le character-design peut apparaitre assez terne et bâclé. Mais il serait une grossière erreur que de se bloquer sur ce que les premiers épisodes veulent bien vous montrer.

Le scénario est une merveilleuse surprise. Je m’attendais à un shônen type, avec l’ascension fulgurante du jeune « Simon le Foreur », considéré comme une vulgaire tâche nauséabonde dans son village de bouseux, mais d’hors-et-déjà respecté par la seule personne digne d’intérêt : Kamina le charismatique futur leader du plus grand mouvement que l’humanité n’aura jamais connu et ne connaitra plus jamais parce qu’il est trop balaise et qu’il fédère tout le monde parce que tout le monde l’admire et qu’il croit en tout le monde et que tout le monde croit en lui. Voila la démesure ostentatoire dont sait faire preuve TTGL ; démesure totalement caricaturale mais diaboliquement efficace. On rit, on s’esclaffe devant les prouesses du Gurren-Lagann, mécha ultime de la mort qui tue, dopé à l’énergie spirale, elle-même dopée par l’état-d’esprit des pilotes : le fameux fighting spirit.
Les épisodes s’enchaînent au rythme des victoires, jusque là rien d’inoubliable. Quand soudain on réalise que tout va très vite. Et là, on se surprend à se questionner : jusqu’où la série va-t-elle aller ? Quand pourront-ils s’arrêter ? Très vite, on reste bouche-bée devant l’audace des scénaristes, qui se moquent totalement de griller les trois quarts des étapes chiantes et rébarbatives de tout shônen qui se respecte, du moment qu’ils vont beaucoup, mais alors beaucoup plus loin que tout ce qui se fait dans le genre.
Vous aurez donc droit à un véritable exploit, celui de contempler un shônen boosté à l’audace, qui se moque perpétuellement de tous les codes du genre, et qui détruit tout sur son passage.
Seul petite déception, relativement moindre, l’épilogue, bien que stylé, vous apparaitra relativement limpide.

Concernant l’environnement sonore de ce monstre, rien à redire. Là encore, tout s’accorde à merveille au style de la série. Les musiques très baston, les cris réguliers des protagonistes, l’opening et l’ending….Tout est nerveux.

Je voulais faire court, je me suis loupé. Quoiqu’il en soit, TTGL est désormais une référence qui risque d’être vraiment, mais alors vraiment dur à égaler. Longue vie à Gainax.

9/10

Par beber le 14/04/2008 à 23:42

Allez je me lance.

Je préviens tout de suite, je n’ai pas lu les critiques précédantes, ne m’en veuillez donc pas, si par un quelconque hasard fortuit, certains de mes arguments feraient éventuellement doublons avec ceux de mes prédécesseurs.

Alors, alors, comment décrire Tengen Toppa Gurren Lagann ? Il faut savoir qu’il s’agit ici d’un exercice des plus délicats, car, nous avons face à nous l’un des OVNI les plus marquants qu’il nous fut donner d’observer depuis moult et moult années. Exercice difficile car il est très compliqué de ne pas tomber dans l’exagération et la grandiloquence. Mais finalement n’est-ce pas le but de cette série qui ne joue finalement que sur sa démesure ?

Bref , commençons par la fin.... ouais bon par le début, bande de conformiste ! Gainax nous livre ici un scénario étonnement génial. Partant dans la direction d’une série loufoque , mais bien loin de mériter tant d’éloges dans les premiers épisodes , l’histoire prendra un tournant assez remarquable au bout de 7 - 8 épisode. Point de possibilité de dire de quoi il s’agit, mais franchement c’est d’une audace assez remarquable de la part du studio, car outre l’effet de surprise indéniable que celui ci ne manquera pas de provoquer chez le spectateur, le scénario va pouvoir prendre une autre tournure, plus axée sur la quête du héros.
Et puis paf, vous croyez qu’une fois cette quête achevée vous avez tout vu ? Que nenni, bougres de félons, le meilleur est à venir. En effet , je pense que l’on clairement diviser la série en trois partie, et de mon point de vue, les 10 derniers sont de l’ordre de l’excellentissime, qu’il s’agisse de la relance de l’intrigue - et il fallait y arriver, c’était loin d ‘être évident - de son déroulement et de son intensité. Et là encore la surprise est au rendez vous à de nombreux passages.
Un scénario en béton donc. J’aurai du mal à le qualifier de chef d’œuvre, d’une part parce que la première partie n’est pas extraordinaire à mon goût, et puis parce que bon, on peut toujours trouver mieux ailleurs. N’empêche que si ça n’est pas extraordinaire, ça n’en demeure pas moins génial.

Parmis les nombreux atouts dont foisonne TTGL, l’un d’entre eux concerne sans nul doute les personnages. Bon, parfois ils braillent beaucoup (surtout deux en fait) et ça peut fatiguer, mais mis à part ça, on voit bien que même les personnage secondaires ne sont pas là pour faire tapisserie. Qu’il s’agisse du trio principale, ou des membres du Gurren Dan, rare sont ceux qui ne servent absolument à rien.
D’autre part, l’une des réussite de la série est probablement de nous faire oublier les grands poncifs de l’animation concernant les personnages. Ainsi paradoxalement, si Yoko est un monument de fan service , ce même fan service ne provoque pas l’hystérie d’une horde de quinze adolescents boutonneux a peine sortis du lycée. Je vous épargne certains détails, mais sachez que d’autre clichés sont bien heureusement évités.
Cependant....et oui le paradoxe est le ciment de cette série, les personnages sont des caricatures que rarement l’on peut être amené à admirer de la sorte. Qu’il s’agisse de Yoko à la poitrine raisonnablement proéminente, Kamina le beau gosse valeureux-courageux-qui-n’abandonne-jamais-mais-alors-là-vraiment-jamais, Viral le méchant sardonique au sourire d’un sardonisme mechantesque, ...etc. tout est exagéré.

Exagération, ou l’essence même de la série finalement. Les mechas sont ....enfin comment dire.... disons que le fan des Gundams voir d’Evangelion risquent d’être quelque peu désarçonnés. Les dialogues sont .... vraiment spéciaux, nous offrant des envolées lyriques, dignes des plus grand combat de Shonen. En fait, imaginez un mechas parlant comme un chevalier du zodiaque, et vous aurez un aperçu du volet « dialogue » de TTGL. A ceci prés, que, bon Gainax ne se prend pas au sérieux lui au moins, ce qui permet de suivre avec plaisir les élucubrations de Kamina et consorts.

Exagération enfin dans le style et la réalisation. Doté d’un charadesign pouvant faire débat - pas pour moi mais chacun voit midi à sa porte comme on dit - et de couleurs pastels très vives, la série dégage franchement un genre de série des plus banales. Ceci serait vrai si l’animation n’était pas un exemple en la matière, permettant ainsi d’offrir à ces dessins volontairement à la limite du grotesque une vie débordante. Que ce soit en terme de cadrage, de mouvements de caméra, de nombre d’image par minutes, Tengen Toppa Gurren Lagann est à mon sens une série référence. Toute la démesure qui ressort de l’ensemble voit sa source dans son traitement technique, qui s’il n’avait été un succès, eu fortement fait baisser l’intérêt de la série. Toujours est il que quelque grotesque que puisse être une scène, elle bénéficiera de la même qualité que l’ensemble.

Un point noir à mon goût : je n’ai pas aimé la musique, enfin disons surtout que je serai bien incapable d’en siffloter un seul morceau, ce qui est rarement un signe de satisfaction chez moi.
J’en arrive à l’un des derniers points de ma critique. J’ai beaucoup parler de loufoque, caricature, exagération... mais cela risquerait de cacher l’un des points clé de cette série. Au travers de couleurs éclatante, des robots ridicules, des personnages plus extravagants les uns que les autres, se cache l’un des point fort de TTGL, a savoir, la mélancolie.
Assez curieusement, Tengen Toppa Gurren Lagann n’est pas une série qui ne laisse qu’un sourire à la fin de son visionnage , de son 27eme épisode, d’autant plus que, si l’on se penche un peu plus sur les relations entre chacun des protagoniste, l’on apercevra quelque part la faillite de chacune d’entre elles ,ce pour diverses raisons. Mais mon bipper à spoil me dit de cesser immédiatement toute intrusion supplémentaire dans cette direction, donc je stopperais ici mon analyse.

Pour conclure, je reprendrai mes mots du début :TTGL est un OVNI sous toutes ses formes. Le seul vrai reproche que je puisse lui faire, c’est un léger manque de profondeur dans les premiers épisodes , manque qui pourrait peut être amener certains à stopper le visionnage.

Ce qui serait, entre vous et moi, très dommageable.

9/10

Par El Nounourso le 24/03/2008 à 17:15

Les histoires de mechas, ça ne m’a jamais beaucoup attiré. Puéril et vaguement ridicule, ce sont les mots qui me venaient à l’esprit. Pour Tengen Toppa Gurren Lagann (TTGL), j’ai néanmoins fait une exception. 27 épisodes plus tard, j’affiche un sourire béat en me remémorant l’immense chemin parcouru par notre joyeuse bande de lurons.

Le grand nombre de protagonistes est d’ailleurs une des particularités de TTGL, et chacun a son petit « plus » qui le rend sympathique. Quel bonheur d’entendre beugler des persos comme Kamina ou Kittan, d’être témoin de l’incroyable destinée de Simon, d’apprécier les formes de l’attachante Yoko… Vraiment, on a là de très bons personnages, entourés par de nombreux alliés aux comportements parfois inattendus, je pense notamment au très intéressant Rossiu. Assez old-school, le chara-design reste soigné et chaque personne est immédiatement reconnaissable.

L’univers futuriste mettant en scène l’immémoriale lutte Spirales VS anti-Spirales possède lui aussi une incroyable personnalité. Les designers ont fait fort en plaçant l’action au cœur d’étonnants environnements allant des abymes de la Terre au milieu de l’espace intersidéraaaaaal. Les fameux combats de mechas ne m’ont pas déçu : ça explose de partout, les lasers et les roquettes fusent de toutes parts, les machines se combinent et « mutent » à l’envie… du grand spectacle ! Tout ceci étant bien évidemment accompagné des hurlements des pilotes qui ne manquent jamais de nommer leurs plus grosses « attaques » du style : GIGA DRILL BREAKEEEEEEEER !

Très prenant, le scénario ne casse pourtant pas trois pattes à un canard boiteux. On pourrait déplorer le déballage de discours philosophiques ou les inepties scientifiques (parfois en plein combat !), mais ils collent bien à l’ambiance grandiloquente de la série. Probablement classique pour une série à base de mechas, j’ai quand même bien aimé la relation homme / machine transformant les émotions humaines en énergie brute. Plus d’une fois cela a permis à nos héros de se sortir d’affaire, faisant immanquablement rebondir l’aventure.

Vous l’aurez compris, TTGL est avant tout un énorme divertissement qui bénéficie d’une excellente réalisation (à part peut-être quelques animations saccadées), d'une bande-son décoiffante, de personnages incroyables et d’une histoire aussi farfelue que prenante. Du grand art !

9/10

Par Jacen le 15/03/2008 à 13:10

Bon eh bien voilà, je fais désormais parti du clan des fans de Tengen Toppa Gurren Lagann et bien sur ce n'est pas grace au titre qui commercialement parlant doit être un pari risqué du point de vue occidental (je conseille de le licencier sous l'appellation BASTON ou ROBOTS).

Bref là n'est pas le propos, je suis venu apporter ma pierre à cet édifice critique après avoir avalé la série en une semaine. Le constat est sans appel: Du grand art! Bon alors là du coup on est tous d'accord mais pourquoi? ça ça veut dire encore du boulot pour bibi qui va encore se faire mal à la peau lisse et soyeuse du bout de ses doigts effilés (comment ça ça vous intéresse pas les détails de ma divine morphologie?... Jaloux!)

Bon alors d'un point de vue technique:
TTGL est de prime abord assez déconcertant: Un premier plan sur une bataille spatiale avec toute la mise en oeuvre technique qu'on est en droit d'attendre de GAINAX (traduction: explosions, effets de lumière,etc) et pouf on arrive dans un sous sol avec un dessin minimaliste et une animation digne de l'Alinéa.
Eh bien voilà en 3mn, on nous a présenté le paradoxe TTGL. C'est pas un modèle de conformité, ça refuse de se faire enfermer dans le classicisme, ça peut paraitre moche et pourtant ça accroche...
Bon en même temps ça peut PARAITRE moche, car en y regardant de plus près, force est de constater qu'en fait c'est beau, très beau même. Passons sur le design des persos volontairement décalé et auquel on finit en fait par s'y faire (sinon vous allez galérer remarquez...) mais alors les décors! What a foot!
TTGL c'est des apparences trompeuses d'autant plus que lorsqu'on regarde l'animation des combats, on est bon pour se baisser pour ramasser ses oeils... En définitive TTGL applique au plan technique le maître mot de la série: Anti-conformisme conforme. Et pourtant elle tourne!

Au niveau de l'ambiance sonore:
Là aussi TTGL a frappé fort. En effet, ici on a droit à tous les poncifs de shonen de base avec des musiques qui boostent en fond de discours héroïques mais encore une fois c'est étrangement efficace. Tantôt parodique, tantôt plus dramatique, la musique est parfaitement expliquée dans le contexte par une autre composante sonore: le doublage.
Dans cette production, les doubleurs ont eu l'énorme responsabilité de rendre les scènes explicites au téléspectateur. Plus concrètement ce sont eux les référents qui permettent sans équivoque à ceux qui suivent l'action de définir si l'action prête à sourire ou si cette fois c'est le moment de réfléchir (attention ceci n'est qu'une explication schématique grossière qui ne saurait être entendue comme vérité réelle pour une scène particulière)
Ici également, le boulot est de qualité donc.

Pour ce qui est du scénario et des personnages:
Bon sang, c'est surement dans cette partie que TTGL prouve le plus que c'est une production réussie.
Les personnages, innombrables, sont plus ou moins détaillés et regroupent plus ou moins toutes les caricatures présentes généralement dans les shonens: le mentor infaillible un peu loufoque et bourrin, le héros qui se découvre au fur & à mesure des épreuves, la bimbo pas simplement belle, les faire-valoirs qui eux aussi ont une vie qui vaut la peine d'être vécue, la copine perchée du héros au passé incertain,... Enfin bref tous vous dis-je.
De fait on pourrait penser que
1° Ca va faire beaucoup de personnes à traiter pour pas beaucoup de temps.
2° Ca va peut-etre être indigeste autant de caricatures d'un coup.
3° Ca va nous apporter quoi de regarder évoluer des persos dont on pense déjà connaître l'histoire?
Oui ben non en fait là encore TTGL, sans vraiment prendre le genre à contrepied arrive encore à surprendre et, si ce n'est innover, du moins à donner ce qu'attend le spectateur sans le gaver de force.
Cette gestion des personnages est facilitée par un trait de définition particulier de TTGL, cet anime n'a pas peur de ses aînés et leur rend hommage maintes et maintes fois: De Albator à Goldorak en passant par Dragon Ball ou Evangelion, les clins d'oeil sont multiples et viennent donner une raison d'être à l'ensemble caricatural qu'est cette production.
Le scénario d'ailleurs n'est rien de moins que la quête habituelle fréquemment rencontrée dans le monde de l'animation: Un jeune héros à la rencontre de son destin. Néanmoins, TTGL la suit par des chemins un peu détournés à certains moments après avoir habitué le spectateur à prendre l'autoroute des scènes convenues. Bref TTGL nous décontenance gaiement par moment afin de mieux nous tenir en haleine quand bien même, le héros apparait pourtant infaillible.
D'ailleurs les attaques de plus en plus puissantes et monstrueuses s'enchainent sans vraiment de raison si ce n'est celle que le héros est de toute façon le meilleur. Alors ici soit on le prend au 2nd degré d'un anime qui tente de rassembler en un toutes les caricatures de ses prédécesseurs, soit on est quelque peu ennuyé de voir une telle simplicité d'enchainement.
De toute façon les ennuis vont finir par arriver et avec eux une ultime référence à Evangelion sans pour autant sombrer dans l'autisme primaire qu'avait connu le glorieux ancêtre (mais non je ne parle pas de moi voyons!).

Pour conclure en fait TTGL, c'est l'improbable cocktail réussi de tous les mauvais côtés de l'animation japonaise (du moins des idées les plus grossières et les plus exploitées) au service d'une production qui semble vouloir nous dire: " Vous voyez? Vous vous êtes encore fait avoir ;)"
Une grande et belle réussite de Gainax qui fait passer un très bon moment. Reste à savoir si elle marquera le temps autant qu'elle n'aura marqué mon début d'année 2008.
En attendant pour une série qui fait du neuf avec du vieux, une seule note s'impose: 9

9/10

Par miero le 26/02/2008 à 15:14

J'ai eu du mal à démarrer cette série mais une fois dedans j'ai eu du mal à m'arrêter. Les 27 épisodes (enfin 26 si on enlève le résumé inutile du 16ème qui lance la saison 2) m'ont procuré beaucoup de plaisir et de surprises. En fait cette série sort des "normes" habituelles tant par son dessin "taillé" à la serpe que par ses couleurs rappelant dans son ensemble un certain "Dead Leaves".

Je dirais que la série peut se découper en 3 parties :

1/ La présentation de l'ensemble des persos qui peuplent la série, ceci pendant 7 épisodes. Cette partie n'est certes pas la meilleure mais elle est nécessaire car il y a pas mal de persos, de plus ces derniers sont pour la plupart complètement déjantés et atypiques et pour ma part cela forme un gros point fort de la série car les persos sont vraiment attachants (leurs design y est pour beaucoup). Durant cette présentation, les épisodes sont très peu liés entre eux et chacun correspond à une petite histoire. Le scénario principal reste en retrait, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai eu du mal à rentrer dans la série, mais l'univers très particulier m'a intrigué au début pour au fur et à mesure m'envoûter.

2/ Cette 2ème partie commence avec un épisode 8 magnifique qui marque un premier tournant dans la série. On rentre de plein fouet dans le scénario principal et on file à la vitesse de la lumière, dans cette partie tout s'accélère et on enchaîne sans tant mort les combats ,tous plus fous les uns que les autres, et commence à entrevoir que le scénario ne tiendra pas la distance à cette allure. En effet, les scénaristes ont plus d'un tour dans leur sac et quand on croit que c'est fini (vers l'épisode 15), et non ça repart et encore plus fort SVP!!!

3/ Après le petit résumé, on attaque les choses sérieuses, on effectue un saut dans le temps et on retrouve tous nos héros avec quelques années de plus. Dans cette partie, l'aventure prend des proportions inattendues et complètement délirantes. Le ton est moins humoristique que dans le reste de l'anime, on a le droit à une réflexion sur la liberté qui est bien évidemment un peu naïve mais qui évite d'être barbante car finalement le rythme de l'anime reste très élevé. En effet, les combats sont encore de la partie (et quels combats!!) au milieu de cette lutte entre deux philosophies (bah oui les mots s'est bien beaux mais quand l'autre ne veut pas se taire il reste plus qu'a lui mettre des claques), de plus l'anime se termine vraiment (si si je vous assure) par une fin ma foi bien faite et ne traînant pas trop sur les sentiments à deux balles que l'on a habituellement.

En bref, TTGL est une magnifique série avec des persos classes et attachants, une histoire bien ficelée menée tambour battant, de l'action à gogo avec des combats titanesques et rajoutez à cela une bonne dose d'humour, un dessin très agréable et vous obtiendrez une des meilleure série de 2007!!

9/10

Par Nakei1024 le 21/02/2008 à 16:42

Depuis Evangelion, je n'avais pas revu de série de mécha qui m'ait vraiment marquée, c'est maintenant chose faite avec TTGL: normal me direz-vous, c'est le même studio qui est à la tête de cette production complètement déjantée. Je n'ai pas grand chose à rajouter par rapport aux critiques précédentes, et me centrerai donc uniquement sur les points qui m'ont le plus marqués.

Si sur le fond, la série ressemble à une histoire de méchas classique (un monde apocalyptique et une humanité au bord de l'extinction dans lequel un jeune homme prend le contrôle d'un robot géant pour aller combattre le mal...), la forme ne ressemble à rien de ce qui a été produit jusqu'à présent: avec de nombreux éléments (à commencer par le Lagann d'apparence peu convaincante pour un robot censé sauver le monde) de folies qui font qu'il est inutile de chercher à aborder l'histoire avec un esprit logique et raisonné. En repensant aux différents épisodes, la première pensée qui me vient est "plus c'est invraisemblable et irréaliste, mieux c'est" ou encore "plus c'est grand, plus c'est efficace", les développeurs ont du abuser de certaines substances pour trouver une tonne d'idées toutes plus originales les unes que les autres, et au final, il en ressort une des meilleures séries qui sont sorties à l'heure actuelle.

La réalisation surprend également par son côté totalement non conforme, car on peut dire que cette série reprend tout ce qui jusqu'à présent était considéré comme le mauvais côté des animes (et plus précisément des shonens de base): fan-service, combat à répétition avec surenchère de coups dévastateurs, discours moralisateurs et pseudo-phylosophiques, personnages ne connaissant apparement pas la signification de l'expression limite de puissance, et surtout coups de théâtre et révélations peu crédibles (et inutile) à chaque épisode... Avec de tels ingrédients, le plat eut été immangeable que ça n'aurait surpris personne. Et pourtant il en ressort une pure merveille, une recette super épicée qui fait frétiller la rétine et agite les neurones du spectateur jusqu'à le placer dans un état totalement comateux tant le choc est violent mais agréable.
GAINAX oblige, on retrouve également ça et là de nombreux clins d'oeils à Evangelion, mais introduits de manière plus ou moins déjantée, preuve que TTGL ne cherche pas totalement à se démarquer de son grand frère, mais plutôt à en garder le meilleur.

En conclusion il s'agit d'une excellente série, à regarder à tout prix. Seul l'avenir nous dira si comme son prédécesseur elle réussit à rentrer dans la classe des animes cultes, capables de fasciner toute une génération.
"Par l'enfer, qui croyez vous que nous sommes!!!" me hurle Kamina dans les oreilles, à l'instant où je termine cette critique.

9/10

Par Sirius le 15/02/2008 à 17:38

En général, j’aime pas les méchas. Seuls Code Geass et Rahxephon sont parvenus à me plaire. Et pourtant, j’ai dû attendre 2-3 jours pour donner un avis sur la série : Gurren Lagann vous met un tel coup une fois l’aventure terminée qu’il est difficile de s’en relever.

Soyons brefs : TTGL est une série qui mise tout sur le fun. Le pari est risqué et pourtant, c’est réussi. C’est archi-classique dans le fond : on a un héros qui découvre un mécha, qui bizute des méchants à chaque épisode. Les méchas ressemblent à s’y méprendre aux vieux jouets de notre enfance et qui plus est, ils peuvent s’assembler, se métamorphoser, etc. Vous me direz : oui mais c’est quoi encore pour un shonen à deux balles ?

Et bien, Gurren Lagann a le mérite de présenter un scénario sérieux en béton armé sans pour autant prendre l’action au sérieux. Je m’explique. L’intrigue possède une belle évolution, des rebondissements, une trame de fond intéressante. Pour ceux qui connaissent, je dirai que TTGL, ça commence par Breath of Fire : Dragon Quarter et ça finit par Star Ocean 3 (vous m’avez pas capté ? pas grave !) Cependant, les combats sont purement burlesques : avec des explosions de partout, un héros surpuissant qui déchire tout, on est au cœur d’une parodie des combats méchas. Bref, on mise beaucoup plus sur le fun que sur la crédibilité.

Sinon Gurren Lagann, c’est une réalisation quelque peu atypique. Je retiens surtout un tas de couleurs pétantes, de belles explosions, et de belles musiques qui viennent vous transcender dans les grands moments. La série présente de nombreux et bons personnages et a surtout le mérite de leur donner à tous une certaine importance. Rarement les protagonistes d’un animé à la trame de fond sérieuse auront étés aussi classes et déjantés. Mention spéciale pour le héros, Simon, qui est beaucoup plus profond qu’il ne semble au premier abord. Attention : le chara-design est un peu spécial.

Je reproche à Gurren Lagann de nous endormir un peu durant les 7 premiers épisodes et de présenter un épisode-résumé (le 16) qu’il est inutile de voir. Mais la série inspire à la fois émotion et rire, ce qui n’est pas donné à toutes les productions de nos jours. TTGL est pour moi la série 2007, du très grand divertissement !

Gurren Lagann, who the hell do you think we are ?

10/10

Par watanuki le 25/01/2008 à 22:58

Comment faire la critique de cet anime sans faire de spoiler ? C'est impossible. Cette critique sera donc volontairement vague afin de garder le plaisir intact. Le seul conseil à donner au lecteur, c'est d'aborder la série sans chercher à se renseigner avant : les effets de surprise n'en seront que plus incroyables.

Imaishi s'est lancé dans la réalisation de 27 épisodes qui font de Tengen Toppa Gurren Lagann l'un des chefs-d'oeuvre les plus incroyables de l'animation japonaise, une sorte de nouvel Evangelion qui, si la production n'était pas autant saturée à l'heure actuelle, aurait pu révolutionner le monde de l'animation à l'image de son prédecesseur.

On ne dira rien sur l'histoire, extrêmement riche, d'une inventivité sans précédent pour contourner tous les poncifs du genre, et d'une profondeur qui pourrait bien rivaliser avec les plus grands scénarios en dépit de son ton outrageusement provoquant. On n'insistera pas sur le charadesign au premier abord repoussant, sur les couleurs criardes de la série, sur son fanservice tapageur ou sur le second degré permanent, qui permet de livrer au premier abord un scénario totalement aberrant et volontairement minable (un gamin qui creuse des trous...). Tout cela fait partie de la perfection de Tengen Toppa Gurren Lagann, un anime qui est parvenu à incorporer tous les aspects les plus niais de l'animation japonaise pour en faire un monument de richesse.

Pour bien situer cette série, il faudrait la présenter comme une sorte d'anti-Evangelion : Hideaki Anno disait à propos d'Evangelion avoir eu envie de choquer les otakus à tel point qu'ils en soient déprimés et remettent leur façon de vivre en question ; de fait, Eva est une série extrêmement mélancolique. De ce passé à la fois glorieux et encombrant Gurren Lagann fait table rase en prenant le sens opposé : il s'agit en permanence de célébrer tout ce qu'il y a de plus positif dans le fait de vivre. Cette série nous présente une équipe de foux furieux prêts à tout pour vivre libres : on est emporté dans un souffle qui au passage n'épargne pas la relgion, et qui pourrait presque passer à l'occasion pour un manifeste anarchiste.

Pour ce faire, Gurren Lagann prend bien soin de montrer ses intentions, et il tient compte de la leçon d'Evangelion : explosions en forme de croix, techniques de mise en scène identiques (prise de vue réelle, dessin volontairement appauvri à la toute fin), mechadesign évoquant à deux trois reprises les prototypes de la Nerv, etc. Ces références ne sont pas que des clins d'oeil, elles sont la preuve que la Gainax sait où elle va, et qu'elle a l'intention de livrer une oeuvre capable de rivaliser avec ce qu'elle a fait de mieux par le passé.
La progression ne subit aucun temps mort, à tel point même que dès l'épisode 7 on se demande vraiment jusqu'où vont aller scénariste et réalisateur. La réponse est claire, ils vont là où jamais personne n'est jamais allé avant eux, pas même Evangelion : tout l'anime fonctionne comme une poupée gigogne, où tout s'emboîte, tout se répond en écho, du détail le plus infime au plus évident ; même un personnage aussi ridicule et inutile -au premier abord- que Buta, le microscopique animal du héros, trouve sa place dans un tout d'une harmonie parfaite : robots qui se combinent, situations passées/présentes, tout a une place soigneusement choisie. La fin est quand à elle magistrale, se hissant au niveau d'Evangelion, mais cette fois-ci sans tricher : aucun délire métaphysique, aucune volonté de faire dans l'abstrait, tout reste compréhensible.

La grande force de cet anime est de ne pas montrer à quel point il est intelligent : il emploie en permanence la caricature et la finesse simultanément, le rire et les larmes, l'hystérique et le mélancolique ; techniquement, cette série est absoluement incroyable, et son sens du rythme demeure époustouflant, jusque dans les cassures les plus monstrueuses - presque du jamais vu dans ce domaine. La logique de surenchère est telle que le spectateur n'a pas le temps de tout analyser, mais une chose est sûre, la Gainax vient de prouver avec cette nouvelle série qu'elle demeure l'un des studios les plus exceptionnels qui existe - quand elle le veut. Et au passage, elle a créé un personnage féminin qui aura répondu à toutes les attentes du fanservice sans tomber dans l'habituelle prostitution.

Entre grand public et oeuvre expérimentale, Tengen Toppa Gurren Lagann écrase tout sur son passage : c'est un authentique chef-d'oeuvre, l'une des rares séries faite par un "auteur".

10/10

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